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  • il y a 2 semaines
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Télématin reçoit le comédien Frédéric Bouraly, à l'affiche du la pièce "Les grands enfants", à partir du 22 janvier au théâtre de Passy à Paris.

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Transcription
00:00Il vous émeut et vous fait rire tous les soirs dans scène de ménage, et bien le hasard fait que sur scène, dans sa nouvelle pièce, il va être question de scène de ménage.
00:08Bonjour M. Bourali.
00:10Bonjour, je suis très content d'être là, pour l'instant.
00:14Ça se passera très bien Frédéric, vous êtes à l'affiche des grands enfants avec Eric Logéria, c'était au théâtre de Passy.
00:21On va tout vous expliquer, le pourquoi de la scène de ménage, etc. dans un instant, mais on commence par une séquence qui s'appelle du tac au tac.
00:28Une minute de question pour mieux vous connaître, Frédéric, vous répondez de manière courte, s'il vous plaît.
00:34Oui, très bien.
00:34On y va ? Allez, Frédéric, il arrive que des gens dans la rue vous appellent José du nom de votre personnage télé.
00:39Oui.
00:40Ne me dites pas que des gens dans la rue pensent que vous êtes aussi bête que lui.
00:43Si.
00:45Non, ce n'est pas vrai, les gens sont très bienveillants, non, non, ce n'est pas vrai, les gens sont très gentils.
00:49Vous êtes dans quel état d'esprit ce matin ?
00:50Ce matin, je suis très content, je vous dis, pour l'instant, tout va bien, mais il ne faut pas.
00:55Ah si, au contraire, parfait.
00:56Si vous n'étiez pas venu nous voir, vous vous seriez réveillé à quelle heure ?
01:00À peu près à cette heure-là, peut-être plutôt que je fais du sport tous les matins.
01:04Cette heure-là, c'est à 9h ?
01:05Là, je serais réveillé par là.
01:08Mais ça veut dire quoi par là ?
01:099h10 ?
01:09C'est plutôt 7h ou 9h ?
01:118h.
01:12D'accord, 8h.
01:13Bordelique ou ordonné ?
01:16Bordonné.
01:17D'accord.
01:18Stressé ou cool avant d'entrer en scène ?
01:21Ah la vache !
01:23Bah là, on l'a joué pas mal de fois.
01:26Oui, les premières stressées.
01:27Oui, j'ai plus le stress de ce que j'avais quand j'avais 20 ans.
01:31C'est une tension, je dirais.
01:32Très bien.
01:32C'est plus le même stress qui me coupait les jambes.
01:34Hyper actif ou hyper feignant ?
01:36Comme tous les feignants, je suis très actif.
01:39C'est-à-dire que, oui, j'ai remarqué, j'ai plein d'amis qui sont feignants,
01:42qui font beaucoup de choses pour s'organiser, pour avoir rien à foutre,
01:45quand il y a le moment où on est libre.
01:47Et enfin, dernière question, dans quel domaine pourriez-vous dire
01:49que vous êtes resté un grand enfant ?
01:52Est-ce qu'il y en a un ?
01:54Bah, c'est mon métier, en fait.
01:57Vous allez jouer.
01:58Le but, c'est ça, c'est de rester l'enfant qu'on a été il y a…
02:03Hier matin.
02:04Voilà, la semaine dernière.
02:07Mais oui, c'est ça le but.
02:09J'ai la chance de faire le métier où on me demande
02:11de garder la part d'enfance que j'ai eue.
02:14Après, on en fait ce qu'on peut.
02:15C'est formidable.
02:16Les grands-enfants, donc côté à deux passées avec Éric Legérias.
02:19On va voir l'histoire en deux mots, il va y avoir des images.
02:20Donc, vous êtes, Éric Legérias et vous, amis depuis l'enfance.
02:24Très longtemps, ouais, depuis l'enfance.
02:25Vous êtes potes depuis toujours.
02:26C'est ça.
02:26Vos enfants respectifs, votre fille et le fils d'Éric,
02:30sont tombés amoureux, se sont mis en couple.
02:32C'est formidable pour l'instant.
02:33On se dit, on est heureux, on va être grand-père certainement.
02:36Ils doivent venir nous annoncer une nouvelle.
02:38On va être grand-père, donc on en imagine un peu ce que c'est.
02:40Et puis, pas du tout.
02:41Pas du tout.
02:41Il y a peut-être une scène de ménage dans l'air.
02:43Et du coup, comment préserver tout ça ?
02:45Regardez quelques images.
02:468, 2, 1, 2, 3 !
02:52Qu'est-ce que c'est que cette commande ?
02:54Le divorce.
02:56Jules, je te rappelle que je connais ton père depuis longtemps que je te connais.
02:59Puis toi, mes amis, j'aime Thomas depuis plus longtemps que je t'aime, toi.
03:04On veut défendre notre amitié.
03:06C'est leur divorce, c'est pas nous.
03:07Nous, on reste à vie et on se calme.
03:09Ah, j'ai mal, vous divorcez.
03:13Ils ont raccroché.
03:14La décision est prise.
03:19Fin de l'histoire.
03:20Pas de la montre.
03:22Effectivement, tout est de ta faute.
03:23Reprends du modèle que tu m'as transmis.
03:27Vous n'allez pas vous regarder ?
03:29Non.
03:30Vous êtes nombreux comme ça ?
03:31On est nombreux comme ça, on n'aime pas se regarder.
03:33Mais bon, c'est trop tard.
03:35Oui, là, c'est trop tard.
03:35C'est foutu.
03:36Il paraît que, puisqu'on était en train de parler d'amitié, vous cherchiez avec Eric
03:40Logerias une pièce à jouer tous les deux depuis des années, c'est ça ?
03:44Et Eric, qui a un amour de mec depuis des années, je dis bien depuis des années, on cherchait
03:49une pièce, lui, il me voit souvent pour poser des pièces qui sont faites, qui ne sont pas
03:51faites.
03:52Bref, ça a été compliqué.
03:54Et puis, celle-là, parce qu'en plus, il les mettait en scène.
03:56Donc, il m'a mis en scène dans la pièce que j'ai jouée avant, qui était une pièce
03:59géniale, qui s'appelait « Avec César ». Et là, bingo ! Et en plus, c'est deux
04:03auteurs que j'adore, parce que j'ai déjà joué deux pièces d'eux avec Lionel Astier,
04:06qui s'appelait « Deux mensonges et vérités » et « Le Muguet de Noël ». Deux auteurs
04:11pour moi merveilleux, qui sont Nicolas Poiré, qui est le fils de Jean Poiré, bien sûr,
04:15et Sébastien Blanc, qui sont deux auteurs, et puis mis en scène.
04:19Alors évidemment, c'est toujours pénible, des acteurs, je travaille avec des acteurs
04:23formidables, la métaise en scène, Anne Gouvier, qui est génial, c'est chiant d'entendre
04:26ça, sauf qu'on c'est vrai.
04:27C'est vrai, il faut le dire.
04:28Je veux bien faire semblant de dire que ça ne va pas, mais c'est vrai.
04:31Mais si ça va, dites que ça va.
04:33Je suis désolé.
04:35Ce qui est pratique avec vous, Frédéric, vous nous faites les enchaînements.
04:39Vous nous parliez de ces deux auteurs formidables, évidemment Nicolas Poiré et Sébastien Blanc,
04:44donc nous on les a contactés.
04:45Pourquoi avoir choisi M. Borali ? Ils m'ont l'air d'être un peu perché tous les deux,
04:49ils sont drôles, ils sont dans leur univers.
04:51Ils font peur des fois.
04:52On est d'accord. Regardez les auteurs qui parlent de Frédéric.
04:54Ah merde.
04:55Oui Fred, on m'a demandé de faire une vidéo pour toi, et instantanément ça m'a donné
05:00envie de filer au marché pour aller acheter des huîtres et des choux de Bruxelles.
05:06Parce que je crois que tu es la symbiose entre l'huître et le choux de Bruxelles.
05:12Déjà vous n'êtes pas un acteur si bien que vous le pensez, mais bon, voilà, vous êtes,
05:20si vous êtes quand même pas mal, ce qui est très pénible, c'est que vous êtes une bonne personne,
05:27quelqu'un de bien, et puis gentil, et puis drôle, vous êtes assez pénible pour ça d'ailleurs.
05:34D'accord, je les déteste, de toute façon, je les ai toujours détestés.
05:37C'est mutuel, ça se voit.
05:39Non, c'est des gens formidables, vraiment, vraiment.
05:41Ben merci les gars, enfin merci, je vous rappelle après.
05:44Voilà, c'est ça.
05:45Et du coup, le fait qu'ils vous connaissent bien, ils vous écrivent du sur-mesure, vous
05:48avez le sentiment que…
05:49Oui, mais c'est un luxe extraordinaire, c'est le rêve pour un acteur, c'est le rêve,
05:56parce qu'en plus, bon, ils me mettent en danger, c'est-à-dire que ce que j'ai à jouer,
06:00c'est pas… la pièce, il dit… ce qui est très beau dans cette pièce, c'est que
06:05c'est l'histoire d'amitié, c'est aussi l'histoire d'éducation.
06:07Donc, les amis entre eux, on a tous vécu ça, plus ou moins, quand un ami vous dit
06:11« t'as mal éduquer ta fille ou ton fils », déjà dans un coup, c'est le bordel.
06:16Mais entre amis, un ami qui nous dit ça, c'est pas bon, parce qu'on sait que comme
06:22c'est un ami, il nous connaît, et en général, ils vont là où il ne faut pas aller.
06:29Et oui, un ami, c'est quelqu'un qu'on connaît et qu'on aime quand même, c'est la
06:31fameuse phrase.
06:32Et quand un ami, il vous dit… alors la pièce, c'est génial pour ça, parce que
06:36les gens, après le spectacle, nous disent « on a beaucoup, beaucoup ri », mais par
06:40rapport à l'éducation, on se pose des questions quand même, c'est parfait, c'est formidable.
06:44C'est ça, les grands auteurs.
06:45Absolument.
06:46Vous réagiriez comment si ça vous arrivait dans la vraie vie ?
06:49Ah bah, pas bien.
06:50Non mais dans la vraie vie, évidemment, ça ne se passe pas bien.
06:53Tu l'as compris, les deux, ils ne s'entendent plus, ils veulent se divorcer.
06:56Les deux potes, les deux parents, ils veulent préserver leur amitié, mais il y a aussi
07:00les gamins, les enfants…
07:02On a un doute, c'est-à-dire, chacun, pour soi, on se dit « est-ce que j'ai mal éduqué
07:06ma fille ou son fils ? » puis après, on se dit « non, attends, c'est peut-être
07:08toi qui as mal éduqué ». Donc, la pièce, le vrai intérêt de la pièce, c'est ça,
07:12c'est vraiment… et ça parle vraiment à tout le monde, vraiment, vraiment…
07:16Rire et réfléchir, quoi.
07:18Ouais.
07:19Bah ouais, c'est la grande qualité de ces deux auteurs que je connais bien pour ça,
07:24de faire rire sur des choses où…
07:26Et en plus, ça switche vite, Frédéric, c'est-à-dire qu'on est vraiment dans le burlesque,
07:29après, d'un seul coup, il y a des réflexions beaucoup plus frappeuses qu'on est du bon
07:32sens, c'est vrai, ils ont cette capacité à passer d'un registre à l'autre, ce qui
07:35n'est pas évident, en fait.
07:35Oui, et c'est toujours ancré dans une réalité, c'est-à-dire qu'entre amis, on
07:38se connaît tous, entre amis, on s'autorise des choses qu'on ne s'autoriserait pas sur
07:41ce plateau, bien évidemment, on fait l'écho, on s'amuse, on… voilà.
07:47Et puis, quand on se met à se parler, justement, de l'éducation des enfants, ça n'arrive
07:50plus du tout.
07:51Et comme dans la vie, ça bascule tout de suite.
07:52– C'est-à-dire qu'on en a fait des soirées tous, enfin, pas ensemble, je vois.
07:56– Non !
07:57– Et pourquoi pas ? Qui empêcherait ce projet ?
08:01– Bien sûr, bien sûr, à part Donald Trump qui oserait interrompre…
08:05– On a d'autres soucis pour lui.
08:06– Non, mais c'est vrai, mais c'est ça l'intérêt de ce truc, c'est-à-dire que
08:10dans la vraie vie, entre amis, il y a une folie qu'on s'autorise, entre nous, en cercle
08:15privé, et dès qu'on parle de choses de sa femme ou de ses enfants, ça ne rigole plus,
08:20en gros.
08:20Allez découvrir donc notre invité, Frédéric Bourrali et Éric Logerias, c'est au Théâtre
08:25de Passy, dans Les Grands Enfants.
08:26– On va continuer à parler de vous en archive avec Mathilde.
08:28– Oui, ce matin, je vous propose de retrouver dans les années 80, plus précisément en 81,
08:33Frédéric, c'est la première fois qu'on vous découvre à la télé, n'ayez pas peur,
08:37je vois que…
08:37– Non, j'ai pas peur.
08:38– Regardez, vous n'en avez même plus la bouche.
08:39– Ça me fait mal quand on dit « on va parler de Frédéric, on va parler d'archive », tout
08:42de suite, ça me prend un fou.
08:43– Ah bah écoutez, regardez, j'ai trouvé la captation d'une pièce, ça s'appelait
08:46les deux orphelines, alors pour ceux qui auraient du mal à vous reconnaître, vous
08:50êtes à gauche avec un beau chapeau.
08:52– Vous avez trouvé ça, Gélin ?
08:53– Mais comment ça fait-il que nous nous trouvions sur cette place ?
08:55– C'est qu'ici descend le coche d'Evreux, et que dans ce coche se trouve…
08:59– Quelques belles voyageuses, précisément, une jeune fille adorable, un trésor, un trésor
09:05de grâce, de charme et de beauté.
09:08Je l'ai vu quelques minutes à peine dans son petit costume de provinciale, et j'en suis
09:13amoureux fou, un bar !
09:17– Qu'est-ce que ça vous fait de revoir ces images ?
09:19– Ça me touche beaucoup, parce que c'est un spectacle, évidemment, quand on voit un
09:23extrait comme ça, c'était un spectacle extraordinaire, magnifique, mis par la scène
09:27par un mec, Jean-Louis Martin Barbas, qui était un mec génial.
09:31– Et c'est ton tout début ?
09:32– C'est tous mes débuts, c'est mes débuts, j'ai changé de costume depuis.
09:35– Et de coiffure et de chapeau ?
09:37– Oui, parce que je ne rentre plus dedans, c'est la seule raison.
09:39– Ça va, ça va, ça va, je fais gaffe.
09:42– Et si, comédien, ça n'avait pas marché, est-ce qu'à l'époque, vous pensiez
09:46à un plan B, ou pas du tout, c'était…
09:47– Je n'avais pas de plan B, non.
09:48Non, c'était une vraie passion depuis l'âge de 15-16 ans.
09:52Et puis surtout, mon plan A, c'était le théâtre, qui est resté ce plan A.
09:57Il n'y a pas eu d'autre plan que ça.
09:58Alors, c'est facile à dire, parce que j'ai eu la chance de travailler beaucoup,
10:02c'est facile à dire après, de faire le malin, de dire « Ah, moi, je n'ai pas de plan B ».
10:05– Bah oui, parce que j'ai eu la chance de travailler.
10:08Mais j'ai eu des tas d'amis qui ont beaucoup de talents, beaucoup plus que moi,
10:10qui n'ont pas eu la chance de travailler autant que moi, c'est sûr.
10:14Mais je n'avais pas envisagé une seule seconde faire autre chose que ce métier.
10:17– Alors, il y a eu le théâtre, mais il y a aussi les séries.
10:20Alors, on vous retrouve en 2006 aux côtés de Jacques Gamblin,
10:22sur le tournage de la série « Les oubliés ».
10:24– Comme vous pouvez le voir, elle a beaucoup de difficultés à me maquiller
10:28quand j'ai un visage parfait.
10:30C'est la difficulté des maquilleuses.
10:34– Les acteurs, eux, rejoignent le plateau.
10:36Pour Frédéric Bourrali, un des comédiens de la distribution,
10:40c'est le premier jour de tournage.
10:41– 95 mètres.
10:43– Ce qui est génial, quand on tourne à l'extérieur,
10:45c'est qu'il y a toujours des accidents.
10:46C'est-à-dire qu'il y a peut-être un gamin qui va crier,
10:48ou je ne sais rien, un bateau qui passe, qui fait…
10:50– Vous avez d'autres souvenirs comme ça d'un tournage
10:54qui ne s'est pas vraiment passé comme prévu ?
10:58– Comment ?
10:58– Là, vous parlez d'un tournage en extérieur
11:00qui ne s'est pas passé vraiment comme prévu,
11:02où le bateau passe.
11:03Est-ce qu'il y a d'autres souvenirs ?
11:04– Oui, c'est souvent, ce sont les principes de l'extérieur,
11:06on est tributaires des intempéries, c'est souvent…
11:09Ce tournage-là, c'était assez extraordinaire,
11:11avec Jacques Gamblin, c'était un très, très…
11:13Et puis Hervé Ademar était un grand réalisateur.
11:15Enfin bref, c'est des grands souvenirs.
11:16Je vous remercie d'avoir trouvé ça.
11:17– C'est touchant parce que vous êtes hyper ému,
11:20enfin j'imagine que c'est votre carrière
11:22qui redéfile sous les yeux.
11:23– Oui, c'est émouvant parce que les deux trucs
11:27que vous avez retrouvés là, c'est des étapes
11:30dans ma carrière d'acteur,
11:32et surtout dans ma carrière d'homme.
11:33Dans ma carrière d'homme, mais qu'est-ce que…
11:34– Oui, dans votre vie.
11:36– Mais qui imite ma voix, putain, t'es connerie pareille ?
11:39Non, c'est pas sympa de faire ça.
11:42– Alors j'ai découvert qu'avant de monter sur scène,
11:44par contre, là vous rigolez beaucoup,
11:45mais vous ne plaisantez pas du tout,
11:47vous avez même une nutritionniste qui vient chez vous vous coacher.
11:50– Bénédicte !
11:51– Donc l'idée, c'est évidemment,
11:54on ne saute pas de repas,
11:55le petit-déjeuner, on le continue,
11:56on va jouer sur les index glycémiques.
11:58– Avant de péter la gueule à Teddy Riner,
11:59je vais attendre un petit peu,
12:01par rapport à un sportif, il peut se reposer,
12:02moi je ne peux pas m'imposer,
12:04je n'ai pas le temps.
12:05Donc grâce à mon équilibrage alimentaire,
12:08j'ai pu tenir.
12:09– Est-ce que pour les grands enfants,
12:11vous avez comme ça, vous continuez ce coaching ?
12:13– Oui, Mélédicte Lepan,
12:16c'est une nutritionniste assez exceptionnelle,
12:19qui travaille beaucoup de grands sportifs,
12:22et d'acteurs aussi, bien sûr,
12:23pour se tenir en forme.
12:25L'idée, c'est de…
12:26parce que le théâtre,
12:28c'est vraiment un match de foot qu'on fait tous les soirs,
12:30il faut être en forme,
12:31il faut être enfant, en bonne santé,
12:33et voilà, à partir d'un certain âge,
12:36disons qu'il faut faire gaffe,
12:37et si on peut se…
12:39voilà, il faut faire attention à ça,
12:41c'est très important,
12:42c'est essentiel.
12:43Voilà, c'est assez malade ce que je dis,
12:45mais…
12:45– Non, mais vous avez raison,
12:46on ne fait pas de théâtre ici,
12:48mais souvent les gens disent,
12:49ils sortent un peu rincés normalement,
12:50si la pièce est…
12:51En plus, on voit que la pièce,
12:52elle y va, elle en voit.
12:52– Oui, quand on sort,
12:53et puis Eric Logeria,
12:54c'est un putain d'acteur extraordinaire,
12:57et ça demande…
12:59– Donc il faut envoyer.
12:59– En fait.
13:00– Et ça demande…
13:01ce spectacle-là demande une énergie,
13:02mais tous les spectacles,
13:03de toute façon,
13:04demandent une énergie,
13:04une vraie étape d'énergie,
13:06et que c'est une grande intensité émotionnelle aussi.
13:09Et l'intensité émotionnelle
13:10est aussi fatigante que de courir.
13:12– Ah ben, c'est sûr.
13:13– Merci Mathilde.
13:14Alors, dans la pièce,
13:16il est question d'amitié,
13:17Frédéric,
13:17on aime bien faire des surprises
13:18à nos invités.
13:20– Déjà, ce n'est pas mal
13:21ce que vous avez fait là.
13:21– Ah non, évidemment,
13:22mais là encore plus, regardez.
13:25Ami d'enfance,
13:26si je vous dis Christian,
13:29regardez,
13:29normalement,
13:30vous n'oubliez vous souvenir.
13:31– Oui, mon tout.
13:31– Regardez, regardez,
13:32il est là pour vous ce matin,
13:33– Bien sûr.
13:33– Ah, Christian !
13:35– Un bonjour de Moulin,
13:36Fred, c'est Christian,
13:38ton copain d'enfance
13:39des petites classes
13:39du lycée Benville.
13:41On en a fait des choses.
13:42On courait partout,
13:43on faisait des batailles de marrons,
13:44et puis,
13:45tu débordais déjà d'imagination.
13:47Pourtant, on était deux timides.
13:49Je t'ai retrouvé en 2021
13:50pour la pièce
13:51Le Muguet de Noël,
13:52et puis tu m'as dit une chose,
13:54c'est,
13:55le temps ne passe pas
13:56si on le décide.
13:57Voilà.
13:58Je te donne le bonjour encore.
14:01– Oui, mais ça,
14:01c'était l'époque
14:02où j'étais intelligent.
14:02– Je faisais des citations.
14:05– J'ai des phrases
14:05que j'avais apprises par cœur,
14:07certainement.
14:08J'avais une oreillette
14:08à cette époque-là.
14:09Non, c'est pas vrai.
14:10C'est pas vrai.
14:11Ah oui,
14:11c'est des amis d'enfance.
14:12– Vous avez gardé
14:12quelques amis
14:13vraiment de l'école.
14:14– Oui, l'amitié,
14:15pour moi,
14:15c'est la base de ma vie,
14:17en fait.
14:18Le théâtre et l'amitié,
14:19c'est des choses…
14:20Et puis,
14:20je suis toujours considéré
14:21que l'amitié,
14:22c'est ma longueur.
14:22– Regardez, c'est vous,
14:23les deux petits.
14:23Alors, vous êtes où ?
14:24– Sans déconner.
14:25– Vous êtes où, vous ?
14:26– Je suis à droite.
14:27– Vous êtes à droite, hein ?
14:28Et donc,
14:28votre pote Christian,
14:29il est à gauche.
14:31Vous n'avez à peine changé ?
14:32À peine.
14:33– Oui.
14:34– Merci à lui
14:35pour la petite surprise.
14:36– Merci beaucoup.
14:37– Adrien,
14:37vous avez envie
14:38d'explorer
14:39une autre facette
14:40de la personnalité
14:41de notre invité ?
14:42– Oui, j'ai envie
14:42qu'on chante ensemble.
14:44Il paraît que vous chantez bien.
14:45Moi, j'ai lu ça.
14:46– Oui, j'aime ça.
14:46– En tous les cas,
14:47vous jouez de la guitare.
14:48– D'accord, je vous écoute,
14:49je vous écoute.
14:49– Vous n'êtes pas où
14:50que j'ai de chanter,
14:51je vous rassure,
14:51mais j'ai convoqué
14:52pour vous ce matin
14:53des grandes voix.
14:55Il y en a cinq,
14:57elles sont là.
14:58De grandes voix féminines,
15:00c'est la chorale
15:01de Télémathol.
15:01– Qui sont là ?
15:03– Derrière chacune d'elles
15:06se cache une chanson
15:07et cette chanson
15:08va nous permettre
15:08d'en dire un peu plus
15:10sur vous,
15:11sur des éléments
15:12de votre vie.
15:13Alors, je vous demande
15:13de choisir entre
15:14Dalida, Shimen Baddy,
15:16France Gall,
15:16Carla Bruni
15:17ou Nolwenn Leroy.
15:18Qui voulez-vous écouter
15:19en premier ?
15:20– J'adore Nolwenn,
15:21enfin, je ne sais pas,
15:22Nolwenn le roi ?
15:23– Nolwenn ?
15:24Allez, on écoute.
15:25– J'entends le loup,
15:25le renard et la belette,
15:27j'entends le loup
15:28et le renard chanter,
15:29j'entends le loup,
15:30le renard et la belette,
15:31j'entends le loup,
15:32le renard et la belette,
15:33version Nolwenn.
15:34Donc, on entend
15:35le loup, le renard
15:36et la belette.
15:38C'est qui pour vous
15:39la belette ?
15:39– Mais c'est fou
15:40le travail que vous avez fait.
15:42La belette,
15:43c'est quelqu'un d'important
15:43dans ma famille.
15:44– Oui, alors c'est qui ?
15:45– C'était un cousin
15:47qui était cascadeur
15:48et quand j'étais gamin,
15:50j'allais le voir
15:50faire les cascades
15:51le week-end,
15:52mon papa participait
15:53de temps en temps,
15:54mon papa qui était ouvrier,
15:55qui est décédé depuis,
15:57mais qui était ouvrier
15:58et tous les week-ends,
15:59on l'a assisté
16:00et moi,
16:00je me suis retrouvé
16:01dans les bagnoles.
16:02Vous savez,
16:02quand on fait du deux-roues
16:03comme ça,
16:03je me suis retrouvé,
16:04j'avais, je ne sais pas,
16:0510-12 ans,
16:06j'étais dans la bagnole.
16:07À cette époque-là,
16:07il y avait les ceintures
16:08wallou,
16:09la sécurité,
16:10c'était des bottes de paille
16:11et ça a été un miracle.
16:12Bon, mon cousin,
16:13il en est mort de ça,
16:14il est mort de cascade,
16:16mais je me souviens,
16:18il y avait mon papa
16:18qui faisait des cascades
16:20sur des voitures enflammées,
16:21il sortait de la voiture
16:22avec son casque,
16:23il sortait de la bagnole,
16:24il disait,
16:24t'as fêté de voir ?
16:25C'était particulier.
16:28– C'était une enfance
16:28particulière.
16:28– C'était un moment de…
16:30Mais il n'y a pas
16:31beaucoup de gens
16:31qui le savent.
16:32– La belette,
16:33on l'appelait.
16:33– Une autre chanteuse,
16:34qui voulez-vous écouter ?
16:36– Dalida.
16:37– Allez, Dalida.
16:40– Vous avez un point commun
16:43avec Dalida
16:45et avec cette chanson.
16:46Vous avez failli mourir
16:47sur scène.
16:49Vous êtes littéralement,
16:51vous êtes tombé dans un trou.
16:52– Oui.
16:52– Ça arrive dans mes carrières.
16:54– Oui, c'est ça.
16:56Alors, racontez-nous.
16:58Qu'est-ce qui s'est passé ?
16:58C'était au Splendide.
17:00– Oui, j'étais au Splendide.
17:01J'étais avec mes potes
17:01des darons que j'embrasse
17:03et avec qui je joue
17:04assez souvent.
17:06Et j'avais une scène
17:07où je devais tomber
17:08dans une trappe
17:09dans le noir.
17:11D'accord ?
17:11Et il y avait un système
17:12de…
17:13Vous voyez,
17:13la trappe,
17:14elle est comme ça.
17:15Il y a un système
17:15de levier
17:16et elle se retourne
17:17comme ça
17:18et le décor change.
17:19– Ah oui, d'accord.
17:19– Voilà.
17:20Je ne devais pas tomber dedans
17:21parce que je ne comprends pas du tout.
17:22Mais voilà,
17:22le décor se changeait.
17:23Et à un moment donné,
17:24dans le noir,
17:25je devais marcher sur ce truc
17:26et je ne sais pas,
17:27il y a un truc…
17:28C'est-à-dire,
17:28je crois que c'est ma fausse,
17:29je l'ai mal enclenché.
17:30Je suis tombé
17:31dans le noir.
17:32Quand on est dans un trou…
17:33– Mais de haut ?
17:34– Quand vous tombez dans le…
17:36Moi, je ne savais pas.
17:37Vous savez,
17:38les gens qui ont des accidents,
17:40ça dure une demi-seconde
17:41mais on a l'impression
17:42qu'il s'est passé 5 heures.
17:43Vous avez le temps de réfléchir.
17:44Quand je tombe dans le noir,
17:45je ne sais pas si c'est profond.
17:47Je ne sais pas
17:47dans quoi je vais tomber.
17:49Je tombe vraiment.
17:51La lumière se fait,
17:52c'est en plein spectacle.
17:53Parce qu'il y avait un noir
17:54dans ce spectacle.
17:54La lumière se fait
17:55et je suis dans le trou.
17:57Et moi, en tombant,
17:58je me mets comme ça
17:58en disant
17:59je ne sais pas
18:00ce qui va se passer.
18:00– Position de sécurité.
18:01– Oui, j'ai eu très peur.
18:02J'ai eu très, très peur.
18:02Et en fait,
18:03après ce spectacle,
18:04on s'est rendu compte
18:05parce que vous savez,
18:06le truc comme ça,
18:07c'était deux vérins en acier
18:08comme ça qui tenaient
18:09et qui reculaient
18:10pour le faire.
18:10Et en fait,
18:11je suis tombé au milieu des deux.
18:12Si j'avais touché
18:13à des deux vérins en acier
18:14qui sont des points comme ça,
18:15je m'ouvrais entièrement en deux
18:17comme une boîte de sardines.
18:18– Oui.
18:19– C'est sympa le matin.
18:20Allez, bon appétit.
18:22Et en fait,
18:22je suis assez miraculé.
18:23– C'est ça.
18:24– Et les copains,
18:25on a fait des gags, etc.
18:31Quelques temps après,
18:32j'ai eu peur après.
18:33– Et là, vous en parlez
18:34même encore aujourd'hui.
18:35– Oui, oui.
18:35C'était impressionnant.
18:36– Une dernière chanson ?
18:39– France Gall.
18:40– France Gall.
18:41On écoute France Gall.
18:45– Là, il cherche.
18:46Il se dit,
18:46qu'est-ce que j'ai fait ?
18:47– Qu'est-ce qu'il va me faire encore, lui ?
18:48– J'ai su cette chanson
18:49à double sens, évidemment,
18:50écrite par Gainsbourg.
18:52– Oui, c'est cette chanson
18:52qui me fait peur.
18:53– Non, c'est le prénom
18:55qui m'intéresse.
18:56Le prénom d'Annie.
18:57Quelle Annie
18:57a changé votre vie ?
18:59– Il n'a pas changé ma vie,
19:01mais Danny Boone,
19:02vous parlez d'Annie Boone ?
19:02– Non, non, Annie.
19:02– Ah, j'ai compris, Danny Boone.
19:03– Non, non, Annie.
19:04– Annie.
19:05– Annie Girardeau.
19:06– Annie Girardeau, bah ouais, ouais.
19:08Bah, on dépend des autres
19:10quand on fait une carrière.
19:11Moi, je trouve ici, tous,
19:13je pense qu'on a toujours dépendu
19:14des autres à un moment donné.
19:15Il y a des trains qui passent.
19:17J'ai 17 ans, 18 ans,
19:19je ne connais rien au théâtre.
19:20Je ne sais pas ce que c'est.
19:21Je suis passionné par ça,
19:22parce que grâce à un prof de français,
19:24merci l'éducation nationale pour moi.
19:26Je suis dans un milieu
19:26qui n'est pas du tout
19:27au milieu artistique.
19:28Je suis très à mon papa ouvrier,
19:29maman qui vend des vêtements
19:30dans les magasins,
19:31tout va bien,
19:32mais bon,
19:32ce n'est pas mon monde.
19:33Et un jour,
19:34passionné par le théâtre,
19:35je vais essayer de faire vite,
19:36les gens me font…
19:37Il y a Annie Girardeau
19:38qui joue un spectacle.
19:39– Madame Marguerite.
19:39– Oui,
19:40qui joue Madame Marguerite,
19:40où elle faisait une institutrice
19:42extraordinaire spectacle.
19:44Et il me dit,
19:44si tu veux,
19:44tu peux aller la voir
19:455 minutes dans sa loge.
19:47Je suis à Mâcon
19:47et je reste 2 heures dans sa loge.
19:50Elle devait s'emmerder à Mâcon,
19:51je ne savais pas quoi faire.
19:51Elle a vu un jeune gamin
19:52passionné par le théâtre.
19:54– Et quel âge vous aviez ?
19:54– J'avais 16 ans,
19:5516-17 ans.
19:56Et moi qui étais tellement timide,
19:58j'étais plus passionné que timide.
20:00C'est pour ça que j'ai eu
20:01le courage de y aller.
20:02Et elle me raconte sa vie,
20:03elle me dit,
20:03va voir tel prof,
20:04elle me dit,
20:05tiens,
20:05je connais telle personne
20:06à communiquer.
20:06Enfin, Annie Girardeau.
20:07– Et elle vous a donné
20:08plein d'adresses,
20:09de noms,
20:09de contacts,
20:10et vous le savez gré,
20:10justement,
20:11Annie Girardeau,
20:11d'avoir aidé un petit jeune.
20:14– Et comme un con,
20:14et ça, je le dis,
20:15comme un imbécile que je suis,
20:18je l'ai rencontré plusieurs fois
20:19dans ma vie après,
20:20et je n'ai jamais osé lui dire.
20:21– Mais non !
20:22– Mais j'étais un imbécile,
20:23un crétin,
20:24parce que par timidité,
20:25je ne sais pas.
20:25Et puis après,
20:26l'Alzheimer,
20:27tout ça,
20:27et je suis allé
20:28sur mon entièrement.
20:29Et devant son circle,
20:30je vous assure que c'est vrai,
20:32et c'est comme ça,
20:33et je le dis
20:33parce que ça sert de leçon,
20:34il faut dire aux gens
20:35qu'on aime,
20:35qu'on les aime.
20:36Je ne l'ai pas fait.
20:37Par timidité,
20:38par…
20:39dites-le,
20:40toujours,
20:40et peut-être
20:41que ça ne serait pas souvenu,
20:42mais je regrette toute ma vie
20:43de ne pas avoir dit ça,
20:45de ne pas avoir dit merci.
20:45– Merci Adrien.
20:47On remercie notre invité.
20:49– Bravo pour le travail.
20:49– Merci Frédéric Bourrelli
20:50d'être venu nous voir avec vous.
20:51– C'est moi qui vous remercie.
20:51– Allez applaudir Frédéric
20:52et Eric Legérias
20:53dans cette pièce
20:54Les Grands Enfants,
20:55c'est au théâtre de Passy
20:56et retournez,
20:57je dis re,
20:57parce qu'il y a déjà eu une tournée,
20:58à partir de janvier 2027
21:00dans toute la France,
21:00il vient chez vous.
21:01Merci Frédéric.
21:02– C'est moi qui vous remercie.
21:03– Merci.
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