- il y a 1 an
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Télématin reçoit Élodie Bouchez et Laurent Lafitte, à l'affiche de la comédie "Classe moyenne" au cinéma le 24 septembre.
Télématin reçoit Élodie Bouchez et Laurent Lafitte, à l'affiche de la comédie "Classe moyenne" au cinéma le 24 septembre.
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00:00Bonjour à tous les deux, Elodie Bouchard et Laurent Lafitte à l'affiche après-demain de Classe Moyenne.
00:06Vraiment c'est jubilatoire, on en parle dans un instant, vous allez voir la bande annoncée évidemment,
00:09mais on commence par la chronique qui s'appelle du tac au tac.
00:13Je vous bombarde tous les deux de questions du tac au tac, vous répondez s'il vous plaît le plus sincèrement et le plus rapidement possible.
00:19Je commence par vous Laurent et je ne répète pas et vous enchaînez s'il vous plaît Elodie pour répondre.
00:24C'est clair à peu près ?
00:25Ouais c'est très clair.
00:26Allez c'est parti, ça vous ennuie ?
00:28Non il est tôt mais allons-y, tac au tac, allez, tac au tac.
00:31Justement, justement, nous avons dit ça.
00:32C'est vrai, c'est bien.
00:33Ça a l'air avec.
00:33Allez c'est parti, votre surnom quand vous étiez enfant ?
00:35Pruneau.
00:37Je ne crois même pas que je vous ai dit ça.
00:38C'est pas grave, Elodie ?
00:40Aucun.
00:41Aucun, vous avez le droit.
00:43Si vous ne deviez pas être chez nous ce matin, vous vous seriez levé à quelle heure ?
00:46Entre 13h et 14h.
00:498 et 9.
00:51Il vous est déjà arrivé de devoir faire la promo d'un film que vous n'avez pas aimé ?
00:54Euh...
00:55Oui.
00:56On fait semblant en ce cas-là.
00:58Oui mais pas ce matin.
00:58Je vous le dis tout de suite.
01:00Euh...
01:01Non, ça m'est rarement arrivé.
01:03Votre plus grande phobie ?
01:05J'ai le vertige.
01:07Ah, les serpents.
01:09Votre principal défaut ?
01:12Euh...
01:13Mon principal défaut...
01:14Euh...
01:15Ne pas en avoir.
01:17Le contentement de soi.
01:19Ah, ok.
01:21L'impatience.
01:23Plus grande qualité.
01:24La persévérance.
01:24Persévérance.
01:27Euh...
01:27La gentillesse.
01:29Complétez, s'il vous plaît.
01:30Pour décrocher un rôle, je serai prêt à...
01:31À faire ce qu'il faut.
01:38Élodie.
01:40À rien et à tout.
01:43Oui, voilà.
01:44Très bien, ça je crois.
01:44Oui, oui, c'est bien ça.
01:45Est-ce que vous avez déjà craqué pour de vrai sur un ou une partenaire sur un tournage ?
01:51Un crush pour un partenaire ou un tournage ?
01:52Ah, un crush ?
01:52Un crush, ouais.
01:54Non.
01:54Non ?
01:55Non.
01:56Oui.
01:57Ça vous a marqué ?
01:59Ah, c'est vrai ?
02:00C'est mignon.
02:01C'est mignon.
02:03Ah, c'est mignon.
02:04J'ai forcé ça.
02:05Regardez si la transition est parfaite puisque vous formez un couple dans ce film.
02:09Ça s'appelle Classe moyenne d'Anthony Cordier.
02:11Ça sort après-demain.
02:12Et notamment avec Ramzi Bédia et Laure Calami.
02:15Alors, c'est vrai qu'on a adoré parce que c'est...
02:16Alors, quelques adjectifs.
02:17Moi, je dirais que c'est acide, c'est méchant, c'est cruel.
02:20C'est hyper pas politiquement correct.
02:22Vous diriez quoi en plus ?
02:24Oui, c'est ça.
02:25C'est drôle.
02:26C'est une satire sociale.
02:28Il y a Samu Talbali aussi qui joue Mehdi dans le film qui, lui, représente le transfuge de classe.
02:33Donc, c'est le fiancé de votre fille, le petit copain, qui, lui, est le mieux de tous.
02:38Franchement, lui, il est propre, il est nickel, il n'est pas...
02:40Oui, c'est vrai que...
02:42Oui, c'est vrai.
02:43C'est vrai que c'est lui qui est un peu le plus neutre, on va dire, dans le conflit qui oppose.
02:46Donc, c'est ces deux bourgeons en vacances et le couple de gardiens qu'ils essaient de licencier.
02:51Exactement.
02:52Donc, vous êtes un grand avocat.
02:53Vous la pétez un maximum.
02:54Très méprisant.
02:55Vous, comédienne, un peu dans son monde, Élodie.
02:58Oui, un peu entre deux, quoi.
03:00C'est ça.
03:00Et donc, le couple de gardiens, à côté, il va rentrer en conflit avec vous.
03:04Mais vraiment, c'est la guerre des roses, quoi.
03:06Ça se tape dessus, limite.
03:08Et c'est hyper jubilatoire.
03:10Regardez, bonne annonce.
03:12Ah, Philippe, installez-vous, faites comme chez vous.
03:15Ah, c'est marrant que vous disiez ça parce que, justement, il se trouve que cette maison est à moi.
03:20Et que vous ne payez pas de loyer.
03:22Étant donné que vous nous employez depuis sept ans au black.
03:26Pourquoi vous n'utilisez pas l'appareil à vapeur si ça laisse pas de trèfle ?
03:30Puis ben, ce serait moins fatigant pour vous.
03:35Que vous nous avez versé 800 euros par mois, soit bien moins qu'un SMIC.
03:41Du coup, on n'a pas pu cotiser pour la retraite.
03:43Et non.
03:44Donc, si on va devant un juge, ça pourrait vous coûter un redressement.
03:49150 000.
03:52C'est quoi l'objectif ?
03:54Ramener des ploucs à la raison.
03:55En chiffres.
03:56Ça, c'est 150 000.
03:58Et ça, c'est la raison.
04:00Mais quel enfoiré !
04:04Vous n'aurez jamais votre argent.
04:09On va trouver un accord ici et maintenant.
04:12La géance est une limite.
04:13Et cette limite a été franchie deux fois aujourd'hui.
04:16Vous arrêtez de foutre de notre gueule.
04:19Ça va partir en couille, là !
04:21Donc, vous croyez que vous pouvez nous congédier comme ça, comme des bonniches ?
04:33On vous a simplement demandé de faire votre travail.
04:36Après, si vous n'aviez pas envie d'être gardien, il fallait y penser plus tôt.
04:39Ce qui est formidable dans ce film, c'est que rien n'est manichéen.
04:46C'est-à-dire qu'à la fois, on pourrait se dire que c'est les riches, les méchants et puis les prolétaires qui subissent.
04:51Chacun en prend pour son grade, en fait.
04:53Oui, c'est vrai.
04:54Le film est assez équilibré comme ça.
04:55Il n'est pas manichéen.
04:57Il n'est pas dans les clichés.
04:58C'est ça qui est intéressant.
04:59Et puis, ça provoque évidemment beaucoup de rire.
05:01Et puis, des discussions aussi, après.
05:03Oui, on se met à tous les endroits.
05:05Et en tant que spectateur, on est balancé.
05:09On se met à la place des uns, des autres.
05:11On se reconnaît chez les uns, chez les autres.
05:13Donc, c'est assez troublant.
05:15Quand vous avez lu le scénario, tout de suite, vous vous êtes dit, c'est super bien écrit.
05:18Ça va être quelque chose de formidable à l'arrivée.
05:21Ah oui, la lecture déjà.
05:23Oui, c'était très réjouissant déjà la lecture.
05:26Et puis, dès qu'on a su aussi qu'on serait entouré par nos collègues respectifs,
05:34c'était très enthousiasmant.
05:35Et puis, le tournage a été super.
05:38Et on est très, très content du résultat.
05:40Et puis, c'est rare, c'est vrai, les comédies qui en même temps fonctionnent à fond dans le rire.
05:44Et en même temps, un second niveau de lecture, un peu plus social, même plus politique,
05:49à certains moments, surtout en ce moment, c'est bien.
05:52Et pour déclencher les rires, il faut vraiment jouer les situations vraiment au premier degré.
05:56C'est ça, on est d'accord ?
05:57Oui, je pense qu'il faut…
05:58En tout cas, moi, c'est l'humour qui, moi, en tant que spectateur, me fait rire.
06:01C'est quand les comédiens jouent très droit et qu'ils ne prennent pas en charge la comédie,
06:05qu'ils laissent ça aux situations.
06:06Et quand les scénarios sont bien écrits, ça se passe malgré nous.
06:09Mais il faut accepter de ne pas être plus fort que les situations.
06:12Il faut juste les servir.
06:13Il ne faut pas forcer.
06:14Non, je ne pense pas.
06:16Vous diriez que vos personnages n'ont plus du tout le sens des réalités sociales
06:19parce que sans révéler au début, les gardiens sont en train de fêter l'anniversaire de leur fille à côté.
06:24Vous avez des idées de la tuyauterie qui est bouchée.
06:26Vous allez le déranger, il est en plein anniversaire.
06:28Et vous en foutez, vous, c'est qu'on vient de réparer votre problème de bouchon dans les tuyaux.
06:32Oui, c'est ça. Ils n'ont pas les mêmes impératifs, on va dire.
06:37Et puis, je les dérange.
06:38Et après, pour me faire pardonner, j'offre à leur fille un iPhone tout neuf.
06:42Sachant que lui, son père n'a eu les moyens de lui offrir qu'à un reconditionné.
06:47Donc, ça raconte bien.
06:48Mon intention, elle est bonne.
06:49Mais il y a un tel décalage social.
06:52Nous, on est tellement hors sol que même si l'intention est bonne,
06:55la perception ne sera pas là où on l'imagine.
06:59Et ça, c'est intéressant.
06:59Ça raconte le décalage, vraiment, qui se crée, même quand les intentions sont bonnes.
07:05Exactement.
07:05Il y a des scènes d'une violence verbale assez inouïe.
07:08Est-ce que c'est stimulant, amusant de jouer les engueulades ?
07:12Est-ce que même quand on dit couper, on a envie de continuer ?
07:14C'est vrai que c'était super de pouvoir rentrer dans des joutes comme ça
07:22et puis de recevoir ce que nous donnaient nos partenaires
07:26et de rester dans les situations, mais avec quand même l'œil qui frise assez souvent.
07:32Donc ça, dans les comédies bien écrites, c'est vrai que c'est très jubilatoire.
07:36Est-ce qu'on n'a pas envie de sortir un peu du texte quand on s'engueule ?
07:40Justement, et d'improviser ?
07:43Pas forcément.
07:44Là, ce n'était pas le cas.
07:45Quand c'est bien écrit, franchement, parfois on rajoute et ça devient un peu une répétition.
07:50Il faut faire confiance au scénariste.
07:52Vos personnages sont persuadés d'avoir le monopole de l'intelligence, du bon goût.
07:56Vous en avez croisé dans la vraie vie, des gens comme ça, comme vos personnages ?
08:00Ah oui, bien sûr.
08:00Moi, j'ai même l'impression d'avoir été un peu comme ça à certains moments.
08:03Il faut savoir aussi se connecter à ses propres défauts pour incarner des personnages qui en ont.
08:07C'est honnête de reconnaître.
08:07Non, mais je pense qu'on est tous, à un moment, le connard de l'autre.
08:10À des endroits différents, à des endroits qu'on maîtrise plus ou moins.
08:13Et puis, en l'analysant, on progresse.
08:16Donc, c'est important d'être connecté à ses défauts quand même.
08:19Vous êtes allé chercher le connard en vous.
08:21Oui, sûrement.
08:23Ce qui est le cas, c'est que tout le monde tente de bien faire.
08:26C'est-à-dire que les propriétaires tentent de bien se comporter avec leur personnel.
08:32Et puis, le personnel tente de bien accomplir leurs tâches.
08:36Mais en fait, à un moment, ça déraille.
08:39Mais il y a quand même des intentions très sincères.
08:42Oui, c'est ça.
08:43Chacun pense être dans son bon droit.
08:45Et en fait, il commet des erreurs.
08:46C'est ça qui est drôle.
08:46La maison, elle est magnifique.
08:48Elle est très belle.
08:48Et dans le sud de la France ?
08:49Oui, elle est dans le Gard.
08:50Une maison toute en escargots avec une vue panoramique, la piscine à débordement.
08:54C'était dur, les conditions de tournage, non ?
08:56C'était très pénible.
08:58D'accord ?
08:58Oui, c'était très pénible.
09:00Allez au cinéma.
09:00Vous allez vous régaler après-demain.
09:02Donc, ça s'appelle Classe moyenne.
09:03Laurent, une petite surprise pour vous.
09:05Alors, on a enquêté.
09:06Vous nous confirmez…
09:06Non, il n'y a pas peur.
09:07Non, je n'ai pas peur.
09:08Je suis sur…
09:08Vous êtes dans l'impatience.
09:10Oui.
09:11Vous nous confirmez que vous avez suivi des cours de théâtre à la Guilford School of Acting
09:15au Royaume-Uni.
09:16Oui, absolument.
09:17Une école de théâtre.
09:18Oui.
09:19Si je vous dis Ben Duke.
09:21Ben Duke, oui, oui.
09:23On était ensemble à cette école-là et après, il avait fait une mise en scène dans laquelle
09:27j'ai joué, oui.
09:28Alors, Ben Duke, à l'époque où il était élève à vos côtés dans cette école de théâtre
09:33au Royaume-Uni, il se souvient de vous et de votre immense talent.
09:36Il paraît que vous étiez le seul à faire quoi ? À faire ça.
09:40J'ai rencontré Laurent le deuxième jour de ma formation d'acteur.
09:43On nous avait demandé de faire un exercice, traverser une piscine imaginaire sans heurter
09:48les murs invisibles.
09:49J'ai été mauvais, nous l'étions tous.
09:52Sauf Laurent.
09:53Lui a traversé cette piscine imaginaire, a gravé des escaliers invisibles jusqu'à
09:57se retrouver en haut d'un plongeoir tout aussi imaginaire.
10:00D'où il a contemplé le Gid.
10:02Ses jambes se sont mises à trembler, puis il l'a fait demi-tour par les mêmes escaliers
10:05invisibles.
10:06C'était hilarant.
10:07Et je me suis dit, mais qui est ce gars ? Comment peut-il être aussi doué ?
10:11Et surtout, comment puis-je devenir son ami ?
10:12Ça me fait plaisir parce que Ben, je n'ai pas vu depuis très très longtemps.
10:18Mais je ne me souviens pas du tout de cet exercice.
10:20Apparemment, lui, il s'en souvient.
10:22Montier les marches imaginaux.
10:23Est-ce qu'on vous appelait Pruno aussi à l'époque ?
10:25Non, arrêtez.
10:26Écoutez, c'est venu comme ça.
10:28Je ne sais pas ce qui s'est passé.
10:29Laurent, on vous a demandé d'être sincère.
10:32On vous en sait gré.
10:33Merci d'avoir été sincère.
10:34Mais Pruno, ce n'est pas gênant.
10:35Mais pourquoi ?
10:36Parce que j'avais la peau très très très mat quand j'étais petit.
10:41D'accord.
10:41Donc voilà.
10:42Et sèche.
10:43Mon parent trouvait que je ressemblais à un Pruno.
10:44Et fripé.
10:47Bienvenue dans Télématin.
10:49Vous êtes content d'être venu.
10:50C'est très sympa.
10:52Et d'avoir joué avec Pruno, vous êtes contentes, Elodie, franchement, dans le film.
10:55C'est bien.
10:55Pardon ?
10:55D'avoir joué avec Pruno, c'est...
10:56Nous t'ouvres, Laurent.
10:58Merci d'avoir été sincère, Laurent.
11:00Merci beaucoup.
11:01Alors, Mathilde est avec nous ce matin.
11:03Je n'ai pas d'archive de Pruno.
11:05Non.
11:05Vous fouillez dans le passé pour dénicher des pépites.
11:08Oui, alors, Laurent Lafitte, est-ce que vous vous souvenez de ce générique ?
11:11C'est comme un livre...
11:13Oui, bien sûr.
11:14C'était quoi ?
11:15Classe mannequin.
11:15Classe mannequin.
11:16C'est dans cette sitcom qu'on vous découvre en 93 à la télévision.
11:19Vous en gardez un bon souvenir ?
11:21Oui, le tournage, super.
11:22C'était très marrant.
11:23Et puis moi, c'était un de mes premiers boulots d'acteur.
11:25Je gagnais ma vie.
11:26Je commençais à...
11:27J'ai pu m'installer et tout.
11:28Non, c'était un bon souvenir.
11:30Après, bon...
11:31On va voir qu'à l'époque, vous n'étiez pas vraiment tendre avec la série.
11:34Ah bon ?
11:35Le sitcom est maltraité par la presse parce qu'il n'est pas bon, tout simplement.
11:39On est jeunes, on sait qu'il n'y a pas beaucoup de boulot.
11:41Et là, c'est peinard.
11:41Tous les jours, on est au studio, on est dans un cadre professionnel, on se fait de l'argent.
11:45Et puis après tout, on fait son métier puisqu'on joue.
11:47Et je ne voulais pas rentrer dans ce circuit-là.
11:49Alors, vous comprenez, le bal, ces milliers de notes qui font danser des centaines de pieds.
11:54Quand on arrive avec des textes de sitcom où il y a forcément moins de choses que dans
11:58du Molière ou du Shakespeare ou des grands auteurs inoubliables dans le genre, on se
12:01dit « Merde, qu'est-ce que je vais mettre là-dessus ? »
12:04C'était visiblement compliqué comme quoi, vous voyez, les souvenirs évoluent.
12:08Bon, au bout d'un an, vous quittez la série.
12:10Je crois que vous avez bien fait.
12:11Je ne sais pas.
12:12Oui, mais c'est au début de votre carrière.
12:14C'est pour ça aussi que j'ai pris un peu peur, comme ça ne ressemblait pas à ce
12:20que j'avais envie de dire.
12:20Ça m'a permis aussi de savoir ce que je voulais vraiment faire.
12:23Trouver son chemin.
12:24Alors, Elodie, vous aussi, j'ai trouvé une archive en 93.
12:27Alors, cette fois-ci, vous êtes invité pour la promo des baisers volés sur FR3 Grand
12:31Est.
12:33Vous êtes la fille qui dérange parce que fascinante finalement.
12:36Ben oui, je l'ai, oui.
12:39Tout simplement.
12:41Désolée pour cette exprès, mais c'est vrai.
12:43Je n'étais pas une bonne cliente.
12:46Ce n'était pas évident, l'interview pour vous, c'est vrai, ce n'était pas évident.
12:49C'était hyper intimidant.
12:50C'était hyper intimidant.
12:51Ça vous fait quoi de revoir ces images ?
12:52Moi, c'est attendrissant.
12:55Alors, j'ai découvert qu'avec Laurent, vous avez un point commun.
12:57Donc, vous avez une passion pour le théâtre et ça vous a laissé de sacrés souvenirs.
13:02On me demande de sortir dehors, de bien me concentrer, de rentrer, de m'asseoir sur une
13:07chaise devant eux et vraiment de ne faire passer aucune émotion et de dire bonjour.
13:13J'arrive, je m'assois tellement concentrée pour essayer de rien faire passer comme
13:18émotion et je rate la chaise et je tombe à côté de la chaise.
13:22Puis, je me relève un petit peu contente d'être tombée quelque part.
13:27Et je les regarde, les trois, ils faisaient la gueule.
13:33Un moment de solitude lors d'une audition.
13:35Vous avez un souvenir comme ça, Laurent ?
13:37Une audition qui ne s'est pas vraiment bien passée ?
13:39Ah mais j'en ai des.
13:42Ça a l'air terrible.
13:43On a beaucoup en stock.
13:44Non, non, c'est horrible.
13:45Mais on le sait sur le coup que ça ne s'est pas bien passé, une audition ou pas forcément ?
13:48Il y a des petits indices quand même.
13:49Oui, mais parfois, les personnes qui nous reçoivent ratent aussi le rendez-vous.
13:56Moi, je pars de ce principe-là aussi.
13:57Par exemple.
13:58Qu'on ait deux bords à auditionner finalement.
14:02Oui, bien sûr.
14:03Oui, c'est une bonne manière de voir les choses finalement.
14:06Alors, j'ai remarqué, Laurent, qu'au début, on n'a pas arrêté de vous comparer.
14:10Écoutez bien les noms.
14:11Certains de ses sketchs sont limites, mais ça passe, car l'artiste a la classe.
14:16Dominique Farouji a l'a compris, qui tout de suite l'a produit.
14:19Je n'étais pas sûr qu'il plaise à tout le monde, mais pour moi, j'avais en tête, je ne sais pas pourquoi, Valérie Lemercier.
14:24On peut encore un petit peu en parler, de votre ressemblance avec Michel Leb.
14:28Oui.
14:28Parce qu'on vous le dit tout le temps.
14:29On me le dit tout le temps, depuis que j'ai 15 ans.
14:31Je fais en fait un sosie officiel de Michel Leb.
14:36On continue encore Michel Leb ? Non.
14:38Non, non, quand même.
14:39Non, non.
14:40Et la comparaison avec Valérie Lemercier ?
14:42Non plus, non.
14:44On ne compare pas souvent Valérie Lemercier.
14:45Dominique, oui.
14:47Dominique Farouji, ah oui, parce que c'est vrai que, oui, dans l'humour, il y avait un petit lien.
14:53Dans One Man Show, il faisait référence, c'était votre One Man Show.
14:55Oui, avec Dominique Aproté.
14:56On vous a déjà comparé, il a dit, à quelqu'un comme ça ?
14:59Ou confondu ?
15:00Ou confondu ?
15:01Avec Michel Leb ?
15:02Non.
15:04Personne ?
15:05Non, je ne m'en souviens pas, là, comme ça.
15:07Mais sans doute que oui.
15:08Puisqu'on a décidé de vous torturer ce matin, c'est Adrien qui va vous proposer un petit jeu.
15:14Une sorte de torture.
15:15Alors, c'est une torture extrêmement gentille qui va nous permettre de vous plonger dans vos anecdotes et vos souvenirs.
15:23Et on va jouer au jeu de la vérité.
15:24On va voir si vous vous connaissez bien l'un l'autre, ou en tous les cas, si vous avez des intuitions efficaces l'un sur l'autre.
15:30Alors, j'ai préparé des petites anecdotes.
15:32J'émérite du jeu de la vérité ?
15:33Absolument.
15:34Hommage aux gens qui étaient nés en 1985.
15:37Ça va, Damien ?
15:39Moi, je ne ratais pas le jeu de la vérité.
15:41J'adore ce mot.
15:42Jamais, bien sûr.
15:43On ne peut pas faire une chanteur de Goyard ?
15:45Non.
15:45Petites anecdotes.
15:47Vous concernant, vous allez les lire à votre partenaire.
15:50Et votre partenaire va devoir trouver laquelle est la vraie parmi les deux.
15:53Essayez d'être, bien sûr, le plus convaincant possible.
15:56Alors, Laurent, des anecdotes vous concernant d'abord.
16:00Alors, Laurent doit lire.
16:01Vous lisez ça.
16:03Une des deux est vraie.
16:04Alors, quand j'étais petit, je voulais être médecin légiste.
16:08Mon premier job étudiant était guide au Père Lachaise.
16:12Alors, Élodie, quelle est la vraie, à votre avis ?
16:15Guide au Père Lachaise ?
16:16Non.
16:16Et non.
16:17Médecin légiste.
16:19Et j'ai lu, en me plongeant dans votre bio, à quel point vous aviez, à l'époque,
16:23une fascination pour la mort, pour le morbide, et vous aviez envie de faire ce métier.
16:27Oui, oui, oui.
16:27Enfin, la mort, pas spécialement, mais plus comprendre les choses, comment ça fonctionne.
16:31Et j'aimais bien disséquer et comprendre comment les choses…
16:34Oui, la dissection, notamment.
16:35J'ai arrêté.
16:36Oui.
16:37Ça me fait passer.
16:37Vous ne disséquez plus.
16:39Non, je ne dissèque plus.
16:40Vous dissertez parfois, mais vous ne disséquez plus.
16:42Bien sûr.
16:42Je dissèque mes personnes.
16:43Bien sûr.
16:44Élodie, même punition, même motif, deux anecdotes vous concernant.
16:47Il est bien votre jeu, Adrien.
16:47Il n'est pas mal.
16:48Ah oui, il est bien.
16:50Je mange au moins une raclette par moi-même l'été, ou j'aime tremper des biscuits dans
16:55du vin sucré.
16:57Alors ?
16:58Ah, c'est drôle, parce que dans le film, il trempe un petit morceau de sucre dans
17:01la mousse du café.
17:02Oui.
17:03Laquelle est vraie ? La raclette ou le biscuit ?
17:05Je te vois faire ni l'un ni l'autre, c'est fou.
17:07Le biscuit ?
17:09Oui.
17:09Oui.
17:10Racontez-nous.
17:10Ma grand-mère, quand j'étais petite, les fins de repas, ma grand-mère me faisait
17:19tremper des petits biscuits dans du vin sucré.
17:21Vous aviez quel âge ?
17:22Petite.
17:23Donc, vous buviez de l'alcool, petite, ce qui évidemment n'est pas recommandé à
17:27tous les gens qui nous regardent, bien sûr.
17:28Voilà.
17:28C'est votre matin.
17:29C'est votre matin.
17:29C'est votre matin.
17:30Voilà, exactement.
17:31Allez.
17:32Ça continue.
17:32C'était du Paracid, d'ailleurs.
17:33Vous n'avez pas vu, ça ?
17:34C'était du Paracid.
17:35Il y a des manuscrits de Proust qui ont été vendus, là.
17:37Ah, pardon.
17:38Et on a vu qu'il avait rédigé plein de versions.
17:40Une fois, c'était une biscotte, une autre fois, c'était du Paracid.
17:43Ce qu'il voulait, c'était trompé.
17:44Il voulait…
17:45Il est trop tôt, Damien, pour ce genre de…
17:50Mais non, mais il n'y a rien d'une malle.
17:52Allez-y, dis-moi.
17:53D'accord.
17:54Je te dis.
17:55Quand j'étais ado et sans permis, je volais la voiture de ma mère.
17:59Oui.
17:59Je me suis retrouvé sur la moto de Johnny Hallyday à Los Angeles.
18:03Laquelle est vraie ?
18:05Ta maman ?
18:09Oui.
18:09Oui.
18:09Alors, ça aussi, ça m'a fasciné.
18:12Une fois de plus.
18:13Fasciné.
18:14C'est incroyable.
18:15Vous étiez ado, vous n'aviez pas le permis.
18:17Vous voliez la voiture de votre mère pour rouler sur le périph'.
18:19C'est un canard.
18:20Mais c'est dangereux.
18:22Je faisais des tours de périph'.
18:23Pour t'entraîner ?
18:24Non, pour être adulte.
18:26J'avais 15 ans et je faisais…
18:27J'avais ma clope.
18:29Et vous écoutiez quoi ?
18:30J'écoutais Aznavour.
18:32Je me voyais déjà.
18:33Voilà.
18:33Et je faisais des tours de périph' et je me sentais adulte.
18:36Mais pardon, la maman s'appelle ou pas du tout ?
18:40Non, non, non, non.
18:41Ah, l'insule.
18:42L'insule.
18:42Je lui piquais les clés dans son sac.
18:43Ah, vous étiez rebelle ?
18:44Rebelle.
18:45Oui.
18:46Allez, une petite dernière pour vous.
18:47Alors, je me suis produite sur la scène du Club Med en Corse où j'ai dansé derrière
18:54Madonna au Wembley Stadium en 93.
18:58Alors, une des deux est vraie.
19:01Peut-être pas celle qu'on croit.
19:03Ah, vous aidez.
19:04Non, c'est dur.
19:11Envoyez un magnéto, un truc.
19:12J'aime bien que tu penses que ce soit dur.
19:19T'as dansé derrière Madonna.
19:22Tu avais envie qu'il tombe dans le piège.
19:24C'est ce que tu méritais en tout cas.
19:25Oui, c'est vrai.
19:26Non, mais j'ai dansé devant Michael Jackson.
19:29Ah bon ?
19:30Sans le savoir.
19:32J'étais à son concert, à l'un de ses concerts, et j'étais sur les épaules d'un ami
19:39et ils ont capté des images du public.
19:43À un moment, il y a eu un plan sur moi.
19:45C'était le moment.
19:45Et donc, la proposition qui était bonne, c'était…
19:47C'était le Club Med qui vous a donné envie, quand vous étiez petite, évidemment, de monter sur scène.
19:51C'est vrai ?
19:52Il y a beaucoup de gens qui ont commencé là-bas.
19:54On remercie nos invités.
19:56Merci à vous.
19:56Exactement.
19:56Merci à nos invités, Lodi Boucher, Laurent Lafitte, que vous retrouvez à l'affiche de Classe Moyenne
20:00à partir de mercredi, notamment, également, aux côtés de Ramzy Bédia et Laure Calamy.
20:04Vous allez vous régaler.
20:05C'est jubilatoire.
20:06C'est vraiment, vraiment une réussite.
20:08Merci d'avoir été sur notre plateau ce matin.
20:10Merci beaucoup.
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