- il y a 7 semaines
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00de ce conseil de défense ce soir, qui devrait se dérouler autour de plusieurs ministres,
00:06autour des forces de l'état-major français également.
00:09La réponse militaire a adopté d'abord un sujet essentiel.
00:13Dès hier, Emmanuel Macron a appelé à rehausser la posture militaire de la France dans le Golfe.
00:19On le sait, il y a déjà entre 4000 et 5000 militaires français qui sont stationnés dans le Moyen-Orient,
00:25notamment avec cette base militaire navale à Abu Dhabi qui a subi les débris d'un missile déjà avec le
00:32Royaume-Uni et l'Allemagne.
00:34La France s'est d'ailleurs dite prête à participer à des actions défensives nécessaires et proportionnées
00:40pour répondre aux attaques iraniennes et pour défendre les pays alliés dans la région.
00:45On le rappelle, la France a un accord de défense avec les Émirats.
00:50Arabes Unies, deuxième enjeu ce soir important, évidemment, on l'a évoqué tout à l'heure avec Eleonore Karouat,
00:57c'est le rapatriement des ressortissants français.
00:59Le Quai d'Orsay a recensé 400 000 Français dans la région.
01:03Beaucoup ont demandé à pouvoir être rapatriés.
01:06Des premiers vols reprennent ce soir à Dubaï, mais il reste pour le moment limité.
01:12Merci Corentin Alonso, en direct de l'Elysée, en tout cas devant le palais de l'Elysée.
01:18Nous sommes ce soir avec Gilles-William Golnadel, Vincent Hervouet, Georges Fenec-Yohannousaï.
01:21On écoutera évidemment ce qu'a dit le président de la République à Lille-Longue aujourd'hui.
01:24Mais une image a frappé, bien sûr, une image a marqué, c'est une image mise en scène.
01:28Mais d'ailleurs, pourquoi pas cette image du président de la République dans son avion présidentiel
01:34est entourée par quatre rafales.
01:37Et évidemment, quand je parle de mise en scène, il y a aussi une caméra qui filme.
01:41Et ça, c'est une caméra de l'Elysée, des services de l'Elysée,
01:45qui a filmé cette arrivée du président de la République pour donner...
01:48On sait bien que tout est communication aujourd'hui.
01:51Alors certains en ont souri sur les réseaux sociaux, mais cette image a existé.
01:55Et puis, nous avions dans l'avion un de nos correspondants, un de nos journalistes,
02:02qui était dans un autre avion.
02:04Et vous avez peut-être vu l'image, dans un autre avion,
02:07où on voyait cette débauche, comment dire, de force.
02:12Vincent Hervouet, qui vient rarement nous voir le soir.
02:14Mais tout fait sens ? La politique, c'est aussi de la communication ?
02:17Et la communication, c'est parler aux gens ?
02:19En espèce, ce n'est que de la communication.
02:20Vous n'imaginez pas que ces appareils soient en configuration pour mener une opération de guerre ?
02:27Les images de Maxime Leguay, celle-ci, qui était dans un autre avion.
02:30Vous en avez pensé quoi ?
02:31C'est flatteur, cet étalage.
02:34Je crois qu'on devrait être le seul pays, la seule démocratie à organiser,
02:38tous les 14 juillet, un défilé militaire.
02:42Donc voilà, on sait sonner du clairon, défiler au pas,
02:46et étaler nos blindés et nos appareils.
02:50On fait une très belle démonstration qui fait l'envie de tous nos voisins.
02:55Troisième jour, je vous perçois une manière d'ironie dans vos propos.
02:58Ah non, et vous n'êtes pas habitué à Vincent Hervouet.
03:00Le matin, il vient...
03:01Je le connais plus que vous, M. Hervouet.
03:02Il vient le matin, et il faut parfois décoder.
03:05Ah !
03:05Je vais vous décoder.
03:07Le théâtre aux armées, ça existe depuis toujours.
03:09Le président vient d'ouvrir, ça c'est une chose très sérieuse,
03:14la discussion sur le nucléaire et sur la façon d'ouvrir le nucléaire à nos voisins,
03:20notre force de frappe, les associés,
03:23et il a mis ça en scène en arrivant avec grand équipage.
03:28Voilà, c'est ça la vérité.
03:29En même temps, on est dans un temps guerrier.
03:31On l'écoutera tout à l'heure, moi j'ai eu le sentiment
03:33qu'il se vivait comme un chef des États-Unis d'Europe,
03:37qu'il voulait être cette parole-là.
03:39Par quoi ?
03:40C'est moi qui suis ironique ?
03:41Ah non, mais là, il n'y a pas d'ironie dans ce que...
03:44Le chef des États-Unis d'Europe, c'est un...
03:46J'ai eu ce sentiment qu'il voulait prendre le leadership sur l'Europe.
03:50Vraiment, il n'y a pas d'ironie du tout.
03:51Moi, sans ironie, je n'ai pas l'impression qu'on le vive ainsi.
03:56Je parle de lui.
03:57D'accord.
03:57Non, mais il y a une vraie guerre.
03:59Il y a une vraie guerre qui est à l'œuvre.
04:01Il y en a une en Ukraine depuis 4 ans.
04:02Il y en a une depuis 3 jours au Moyen-Orient
04:05qui est lourde de toutes sortes de menaces
04:07qu'on a refusé de voir au début,
04:09puis maintenant à laquelle on adhère plus ou moins.
04:11On se pose des vraies questions.
04:13Il y a une basse française qui a d'ailleurs été bombardée.
04:15Donc il y a une vraie guerre.
04:16Et à côté de ça, vous avez un exercice,
04:19une sorte d'exhibition assez...
04:23Le théâtre aux armées existe depuis toujours.
04:26Vous avez une opération en relation publique.
04:28Ce rendez-vous a été prévu avant ce qui s'est passé cette année.
04:31Oui, l'accompagnement militaire avec des jets.
04:33Non, ça ne me fait pas.
04:34Et avec l'avion de déjeuner pour filmer.
04:35Moi, ça ne me fait pas, franchement.
04:36C'est un chef d'État, un chef de guerre en ce moment, on peut dire.
04:39Vous n'êtes pas un fanatique du bilan carbone.
04:41Oui, mais enfin, bon.
04:43Bon, alors, comment dire ?
04:47L'arme nucléaire, j'ai envie de dire, elle est égoïste.
04:49Elle n'est pas altruiste.
04:50Elle ne se partage pas, l'arme nucléaire.
04:53Elle est dans la décision du seul président de la République.
04:57Oui, bien sûr.
04:58La force de dissuasion, c'est un des principes mêmes.
05:00Il n'y a pas besoin d'avoir lu le général Calois.
05:03Il a fait bouger la doctrine aujourd'hui, quand même.
05:05Non.
05:06Il a fait bouger.
05:07Alors, puisque vous voulez, on avait prévu de parler de ça un petit peu plus tard.
05:09Mais pourquoi pas ?
05:10C'est-à-dire qu'il y a eu ce mot de dissuasion avancée.
05:13Avancée.
05:13Donc, dissuasion avancée.
05:15Au-delà de nos frontières.
05:15Qu'est-ce que cela signifie ?
05:17Alors, on va l'écouter.
05:18Écoutons-le, puisqu'on avait prévu d'écouter le président Trump.
05:21Mais écoutons le président Macron.
05:23Pour être libre, il faut être craint.
05:25Et c'était à l'île longue, dans le Finistère.
05:28C'était prévu, je le répète, avant ce qui s'est passé samedi.
05:32Écoutons le président de la République, et notamment sur la dissuasion nucléaire.
05:36Dans ce monde dangereux et instable, comme vous m'avez déjà entendu le dire à plusieurs reprises, pour être libre,
05:43il faut être craint.
05:45J'en ai la conviction.
05:49Notre pays détient cette arme hors du commun, qu'est l'arme nucléaire, et il en fait le socle de
05:57sa sécurité.
05:58La chaîne de commandement est d'une clarté totale, et la décision ultime revient au seul président de la République.
06:08Et devant la nation, dans ces temps d'incertitude, je le redis aujourd'hui avec force, en ma qualité de
06:18président de la République,
06:20je n'hésiterai jamais à prendre les décisions qui seraient indispensables à la protection de nos intérêts vitaux.
06:32Si nous devions utiliser notre arsenal, aucun État, si puissant soit-il, ne pourrait s'y soustraire.
06:41Aucun, si vaste soit-il, ne s'en remettrait.
06:46Un seul de nos sous-marins, tel que celui derrière moi, emporte avec lui une puissance de frappe
06:52qui équivaut à la somme de toutes les bombes tombées en Europe pendant la Seconde Guerre mondiale.
06:59Ça, c'est une déclaration assez classique d'un président de la République.
07:02Oui, il n'y a rien d'extraordinaire.
07:03Mais celle que vous allez entendre, elle est peut-être moins avec le mot « dissuasion avancée ».
07:07C'est là que je vous disais, j'avais le sentiment qu'il se positionnait comme un leader de l
07:12'Europe
07:12et un rôle qu'il pourrait endosser, soit pour la France, soit même pour lui.
07:16C'est-à-dire qu'on sait que dans un an, son mandat est terminé.
07:19Donc peut-être, peut-être, pense-t-il déjà à ce rôle-là.
07:23Écoutez ce mot de « dissuasion avancée » qui fera parler ces prochaines heures.
07:28Aujourd'hui, une nouvelle étape de la dissuasion française peut donc se concrétiser.
07:37Nous entrons sur le chemin de ce que j'appellerais la « dissuasion avancée ».
07:45Je préfère le dire tout de suite, il n'y aura aucun partage de la décision ultime,
07:52ni de sa planification, ni de sa mise en œuvre.
07:57En vertu de notre Constitution, elle appartient au seul président de la République,
08:03comptable devant le peuple français.
08:07En conséquence, il n'y aura pas non plus de partage de la définition des intérêts vitaux
08:12qui restera d'appréciation souveraine pour notre pays.
08:17Et pour cette raison, comme dans les autres alliances nucléaires,
08:22y compris lorsqu'elles ont des plans et des procédures,
08:26il n'y aura pas de garantie au sens strict du terme.
08:30On est tout à fait dans ce que certains appellent la pensée complexe d'Emmanuel Macron,
08:34c'est qu'à la fois, il avance le terme de « dissuasion avancée »,
08:38donc tu pourrais imaginer une sorte de partage,
08:40et puis tout de suite, il vous dit « oui, mais c'est nous qui déciderons quand même ».
08:43Oui, c'est-à-dire qu'on est à la fois dans le solennel,
08:46et on a entendu la façon dont il scandait son discours,
08:48la gravité qu'il affiche,
08:50et en même temps, on est dans le flou total.
08:52Parce qu'il n'y a pas que les intérêts vitaux.
08:54C'est normal que les intérêts vitaux, on ne les définisse pas à l'avance.
08:57C'est normal qu'on garde une certaine réserve.
09:00Mais qu'est-ce que ça veut dire ?
09:02Concrètement, ça veut dire quoi ?
09:03On avance sur le chemin de la dissuasion partagée.
09:05Ça veut dire qu'on va avoir plus d'ogives nucléaires,
09:10et qu'on va éventuellement les prêter,
09:12les faire porter par des armées voisines et amies.
09:16Ça veut dire que les intérêts vitaux de la France
09:18ne seront plus simplement l'hexagone,
09:21mais ce sera toute l'Union européenne,
09:24ou l'Union européenne et le Royaume-Uni,
09:26ou l'Ukraine, on ne sait pas où on va.
09:30Or, il faut que ce soit clair, la dissuasion.
09:32C'est le William Gonnadell.
09:33Mais bon, Gilles William va nous dire
09:34qu'il prête peu d'intérêt à ce que dit le président Macron.
09:37Oui, oui, parce que...
09:40C'est votre entierne.
09:41Pardon d'être un peu terre à terre
09:42et de revenir sur la terre de France.
09:44Il y a toujours, pour moi, un aspect un peu matamorique
09:48chez M. Macron.
09:51Il faut être craint.
09:52Est-ce qu'on est craint par les Algériens ?
09:55Est-ce qu'on est craint par les Iraniens ?
09:57Est-ce qu'on est craint par ceux qui violent nos frontières chaque jour ?
10:01Alors, c'est bien gentil de parler de tout ça.
10:03Mais pardon, moi, je ne peux pas.
10:05Je ne peux pas entendre.
10:06Bon, Donald Trump, qui a pris la parole aujourd'hui.
10:09Je suis fier.
10:10Tout le monde, dit-il, était d'accord pour la faire,
10:12mais personne ne l'a fait.
10:13Et c'est moi qui l'ai fait.
10:14Donald Trump.
10:17Tout le monde était derrière nous.
10:23Ils n'ont juste pas eu le courage de le faire eux-mêmes.
10:26Les missiles de longue portée,
10:27qui étaient une menace pour le Moyen-Orient,
10:30mais également pour notre pays.
10:35Je suis très fier d'avoir pu mettre un terme à cette menace
10:38et en finir avec l'accord qui avait été développé sous le mandat d'Obama
10:47qui aurait été terrible si le régime iranien avait eu l'arme nucléaire.
10:53Vous posez la question ce matin, que veut Donald Trump ?
10:55Quels sont pour lui les critères de victoire ?
10:58Et ça, c'est vraiment intéressant de savoir jusqu'où il va.
11:01Est-ce que c'est la démocratie qu'il veut rétablir
11:03ou est-ce que c'est simplement arrêter le nucléaire iranien pour faire court ?
11:06Écoutez le deuxième passage de Donald Trump qui nous donne un indice.
11:17Je vous assure que nous allons mettre un terme à cette menace,
11:20car menace, il y a.
11:22Mais nous sommes la nation la plus forte.
11:24Nous avons l'arme la plus forte au monde et de loin.
11:30Nous allons donc avoir la main haute
11:32et gagner cette guerre quel que soit le temps qu'elle prenne.
11:37Nous avions projeté déjà 4 à 6 semaines,
11:41mais nous pouvons aller bien plus loin si c'est nécessaire.
11:51Ce que je comprends, c'est que la menace iranienne, c'est l'objectif.
11:54La démocratie iranienne, c'est au peuple iranien de s'en charger.
11:58Il le dira plus tard d'ailleurs et ses collaborateurs peuvent le dire aussi.
12:01C'est vrai que les buts de guerre ne sont pas si clairs que ça.
12:05Mais ce qui est frappant, c'est que là encore, vous avez le discours du chef.
12:08C'est le deuxième que vous nous passez ce soir.
12:10C'est le discours du chef de guerre, du commandant en chef,
12:13avec toute son autorité, sauf que son autorité l'est laissée
12:16parce qu'il a déjà mis au tapis 45 dirigeants iraniens avant-hier
12:20et que son armée, sa formidable machine militaire est à l'œuvre au Moyen-Orient.
12:27Il a un discours, là aujourd'hui, parce qu'il a beaucoup communiqué,
12:30New York Post, CNN, déclaration officielle,
12:33il a beaucoup communiqué et on sent qu'il y a une accélération.
12:36On sent, alors qu'il s'est beaucoup tué pendant le week-end,
12:39ce qui n'est pas si habituel que ça.
12:40Il y a une sorte d'accélération.
12:43Mais répondez à ma question.
12:45Qu'est-ce qu'il veut ? Où est-ce qu'il va aller ?
12:47Moi, la première chose à retenir, c'est qu'il dit,
12:49il ne parle plus de 30 jours au moins, ce qu'il avait dit.
12:5430 jours, 4 semaines.
12:55Mais on reste sur la menace, c'est ça que je veux dire.
12:57Ce n'est pas une bataille de civilisation pour rétablir la démocratie.
13:01Parce que le régime iranien a été décapité, mais il vit encore.
13:05Il vit toujours.
13:06Et il vit, on le sait, la preuve, c'est qu'il tire.
13:09Et il tire beaucoup.
13:11Il tire de manière intense.
13:12De nombreux missiles, de nombreux drones.
13:14Donc, il représente encore un danger.
13:16Je vais vous faire écouter,
13:17Pete Exept, je ne sais pas si je le dis bien,
13:21qui est le secrétaire à la défense américaine.
13:23Et lui-même nous donne encore un indice
13:27qui va dans le sens de simplement arrêter la menace iranienne
13:33et puis de laisser la population iranienne,
13:35j'allais dire, se débrouiller avec sa révolution.
13:38Écoutez.
13:40Cela fait 47 ans que le régime essaye d'anéantir les Etats-Unis.
13:51Si vous tuez des citoyens des Etats-Unis,
13:54si vous menacez les Etats-Unis,
13:56où que vous soyez, sachez à présent que nous vous poursuivrons,
14:02où que vous soyez, et nous vous tuerons.
14:04Le Président a toujours été très clair.
14:08Les régimes se foutent que celui de l'Iran
14:12ne peuvent pas disposer de l'arme nucléaire.
14:16L'opération Führer et Pique vise à détruire les missiles iraniens,
14:21leurs productions, leurs marines, leurs infrastructures,
14:25afin qu'ils ne possèdent jamais l'arme nucléaire.
14:29Ceci n'est pas l'Irak.
14:32Cette opération est claire, précise, décisive.
14:37Nous détruisons les armées nucléaires, la marine,
14:43et c'est tout.
14:44On essaye de décrypter avec, évidemment, la marge d'erreur qui peut exister,
14:49mais lorsque j'entends « ceci n'est pas l'Irak »,
14:52j'entends un signal très clair de ce que veulent faire les Etats-Unis.
14:56– C'est-à-dire que Trump a dit, là, ça va durer peut-être plus d'un mois,
15:00et il a dit aussi qu'il n'est pas exclu d'avoir des hommes au sol.
15:04– Oui, qui est un peu contradictoire, d'ailleurs.
15:06– Alors là, on se dit, mais de quoi il parle ?
15:07Parce que d'abord, déployer des hommes au sol,
15:09c'est une logistique effarante qui prend des mois à être mise en œuvre.
15:13La guerre du Golfe dont vous parliez, la première,
15:16ça commence à l'été 90, et l'offensive, elle commence en janvier.
15:20Il a fallu tout ce temps-là pour amener le match d'aériel.
15:22Et ça ne dure qu'un mois, cinq semaines, je crois, si je me souviens bien.
15:25– Bon, là, ils nous disent, tout d'un coup, rien n'est exclu, en fait.
15:30Moi, je ne crois pas aux troupes au sol,
15:31mais je crois qu'il peut y avoir des forces spéciales, des commandos,
15:35des gens qui viennent épauler une résistance,
15:39une éventuelle hypothétique résistance aux rébellions iraniennes.
15:45Donc, ils sont prêts à couvrir des risques.
15:47Ce qu'ils disent, c'est un discours de chef.
15:49Le discours de chef, c'est de dire, ayez confiance, tout va bien,
15:53et on a raison de faire la guerre.
15:54– Je n'ai pas le trac en matière de troupes au sol.
15:56Vous découvrez ce qu'il a donné, je crois que c'est au Washington Post,
16:00comme tous les présidents qui disent, il n'y aura pas de troupes au sol.
16:04Je ne dis pas ça, je dis que nous en avons probablement besoin.
16:08– Yoann Ozaï.
16:09– Cette guerre, elle est menée conjointement avec Israël, n'est-ce pas ?
16:12– Ce sont d'ailleurs les habitants d'Israël qui subissent aujourd'hui les conséquences.
16:17Mais pourquoi est-ce que vous pensez qu'ils acceptent précisément d'avoir autant de morts,
16:21qu'ils acceptent autant de sacrifices depuis deux ans ?
16:23Parce qu'ils savent aujourd'hui qu'ils doivent éradiquer le régime.
16:26Et je suis convaincu que Donald Trump a cela en tête
16:30et a bien dit ça avec Benjamin Netanyahou.
16:32Pourquoi est-ce qu'ils ont attendu aussi longtemps avant précisément d'intervenir
16:35pour qu'Israël soit prêt, pour que tout soit en place, pour renverser le régime ?
16:39Ça n'est pas dit en ces termes-là, bien sûr, parce que ça lui serait reproché
16:42par une partie de la communauté internationale de vouloir intervenir à ce point-là.
16:46Mais je suis persuadé que c'est bien le but de guerre le plus important,
16:49de renverser le régime.
16:50– Les analyses, évidemment, elles nous intéressent, les analyses en France.
16:53Et on voit un changement d'ailleurs de positionnement,
16:56notamment d'Emmanuel Macron, disons-le, entre ce qu'il disait samedi et ce qu'il dit aujourd'hui.
16:59– C'est très différent.
17:00– Mais je voulais qu'on écoute…
17:01– Il y aura peut-être demain.
17:02– Oui, alors je voulais qu'on écoute Dominique de Villepin,
17:05parce que, et c'était vrai aussi, tout à l'heure,
17:07on entendait Marine Tourdelier sur Europe 1,
17:09si vous étiez iranien, si vous viviez dans ce régime de théographie
17:15moyenâgeuse, sanguinaire depuis 47 ans,
17:18est-ce que vous regretteriez que le droit international ait peut-être été bafoué
17:22et que vous soyez libérés, effectivement, d'une certaine manière ?
17:25Et c'est ça qui me frappe dans les témoignages des uns et des autres,
17:28c'est l'absence d'empathie.
17:29Derrière ce régime, il y a des hommes, des femmes qui souffrent.
17:32Écoutez Dominique de Villepin.
17:34– C'est le franchissement de tous les seuils.
17:38Une guerre ouverte, une guerre qui risque de devenir régionale,
17:43une guerre impériale dont les buts sont imprécis
17:46et une guerre qui est marquée par beaucoup de contradictions.
17:48On le voit quand on écoute les responsables israéliens et américains.
17:54Quant aux motivations, quant aux objectifs,
17:57et l'on sait tous que quand les objectifs ne sont pas précis,
17:59quand ils ne sont pas clairs, eh bien, il y a le risque de l'enlisement,
18:05il y a le risque de conséquences tragiques.
18:08Imaginez que des figures plus modérées du régime
18:10puissent prendre le pouvoir comme au Venezuela,
18:13mais une fois de plus, c'est un pari,
18:15et entre-temps, il y a de nombreux pièges possibles.
18:17Je trouve que mettre en avant le peuple iranien face à un régime
18:21qui a tiré contre lui avec les drames que nous connaissons tous,
18:25c'est un peu facile aujourd'hui dans le discours de Donald Trump.
18:29Et Donald Trump va devoir assumer les conséquences
18:32de ce qui est en train de se passer dans la région.
18:34C'est un peu facile de dire que ces gens qui ont été tués par le régime iranien,
18:40c'est un peu facile comme argument pour justifier l'intervention de Donald Trump.
18:46C'est fascinant quand même, comme ce que dit M. Villepin.
18:49Ou sidérant.
18:51Chez M. Villepin, je ne sens pas une immense empathie pour les Israéliens et pour les Américains,
18:59mais une chose est certaine, je l'ai entendu dans son intervention sur France Inter,
19:04il était très peu contredit, mais venir expliquer qu'en vérité, ce n'est pas vrai,
19:09il n'y avait pas de danger en matière d'armes balistiques et d'armes nucléaires,
19:16c'est invraisemblable.
19:18Non mais c'est complètement invraisemblable.
19:20Il y avait, croyez-moi, ce n'est pas un plaisir pour les Israéliens d'intervenir.
19:25Mais il y avait, il y avait, c'est une guerre existentielle
19:30qui a commencé dès l'arrivée de M. Khomeini au pouvoir.
19:34C'était dans l'ADN de la République islamique de détruire l'État juif.
19:39Et bien, ils étaient dans la possibilité de le faire.
19:43Et d'ailleurs, on pourrait écouter ce matin, je l'ai passé, mais on peut le repasser,
19:48vous faire entendre en 1979, l'Ayatollah Khomeini reçu à Neuf-le-Château,
19:56adossé à un chêne avec des tapis de prière,
20:00et ce qu'il disait, avec le recul et puis la prise de position de tous les intellectuels
20:04qu'on a cités ce matin.
20:05L'article merveilleux de Guillaume Perrault.
20:06Mais on l'a reçu ce matin.
20:08On l'a reçu, Guillaume Perrault.
20:09Formidable.
20:09Il y a eu le veille, le vendredi, le précédent samedi,
20:13il a tout dit sur l'attitude des intellectuels de gauche.
20:16On rappelle que le président Giscard l'a accueilli à bras ouverts,
20:18alors qu'il aurait dû aller chez Kadhafi,
20:21et qu'ensuite on a mis à sa disposition un Boeing pour le ramener à Téhéran,
20:27gratis.
20:28Georges Fenech.
20:29Georges Fenech.
20:30Ce que je voudrais dire, c'est qu'on retrouve là Dominique de Villepin,
20:33son discours contre la guerre en Irak,
20:35mais la situation est complètement différente.
20:37En Irak, effectivement, il y avait eu un mensonge.
20:39Le mensonge des armes chimiques, etc.
20:41Mais là, la menace existentielle que rappelle Gilles William,
20:45elle est réelle.
20:46Il y a une réelle volonté des Iraniens,
20:49enfin du régime des Mollahs,
20:51de faire disparaître Israël.
20:53Donc cette action, elle était nécessaire.
20:56Elle ne fait pas l'ombre d'un doute.
20:58Il faut que M. de Villepin fasse attention quand même,
21:00parce qu'on va finir par penser qu'il n'aime pas
21:02que les islamistes soient malmenés,
21:04parce qu'il s'est opposé à la guerre contre le Hamas.
21:06Il s'oppose maintenant à la chute d'un régime terroriste islamiste.
21:11Donc oui, qu'il fasse attention,
21:12parce qu'il y a un peu d'ironie dans ce que je dis,
21:14mais on va finir par penser ça.
21:16Il n'y avait pas sans aucune ironie.
21:17Non, sans aucune ironie,
21:19je ne vais pas me faire de l'avocat Dominique de Villepin,
21:21mais il fait référence, il fait allusion au fait que le président Trump
21:28semble pousser les Iraniens à se rebeller.
21:31Et il met en garde sur la responsabilité qu'il prend.
21:34Et ça, il faut avouer que c'est illustré par l'histoire.
21:38C'est-à-dire que pendant la guerre de 91,
21:41la première guerre du Golfe, tempête du désert,
21:43on se souvient de George Bush père lançant les Irakiens
21:48à l'assaut de Saddam Hussein en disant « Rebellez-vous ».
21:51Et ça s'est terminé comment ?
21:53Les Américains se sont repliés,
21:54les chiites et les Kurdes se sont fait massacrer,
21:58taillés en pièces.
22:00Et donc ça, c'est quelque chose qui doit hanter la mémoire des Iraniens.
22:04Ça se passe à leur porte, ils s'en souviennent.
22:06Jean-Luc Mélenchon a pris la parole
22:07et c'est intéressant de l'écouter
22:09et de voir comment lui aussi,
22:11il est quasiment sur la position de Dominique de Villepin
22:14ou Dominique de Villepin est sur la sienne.
22:16Écoutez ce qu'il a dit sur cette guerre,
22:18qui pour lui, il n'a pas d'amis.
22:20Et ce qui est formidable là aussi,
22:22c'est de renvoyer ou de mettre dos à dos
22:23M. Kamenai, si j'ose dire,
22:26et Donald Trump.
22:28C'est la première fois qu'il y a une guerre
22:30où il n'y a pas de gentil.
22:32C'est la première fois qu'il y a une guerre
22:34avec que des gens qu'on n'aime pas.
22:36Je veux dire des gouvernements qu'on n'aime pas.
22:39Le gouvernement de l'Iran
22:40ne nous suscite aucune sympathie.
22:43Pour ma part, je le combats depuis la première heure.
22:45J'ai l'âge pour ça.
22:48Et puis,
22:50quand meurt son dirigeant Ali Khameni,
22:54je suis obligé de dire
22:56que je n'éprouve pas de tristesse
22:58parce que je pense aux milliers de victimes
23:00qu'il a fait,
23:01à la lutte implacable qu'il a menée
23:03contre le peuple iranien.
23:05Et je ne peux pas éprouver de sympathie
23:09pour le gouvernement
23:10ni pour les actions de M. Netanyahou,
23:12qui est le chef d'État génocidaire.
23:16Et je ne peux pas éprouver de sympathie
23:18pour M. Trump.
23:19Mais qu'est-ce que ces gens ont en commun ?
23:23Nous sommes donc entrés dans une ère
23:25d'affrontement des suprémacismes.
23:27On a connu une ère de montée des suprémacismes
23:30dans le passé.
23:32Par exemple,
23:33le fascisme est un suprémacisme.
23:35Il proclame que le nazisme est un suprémacisme.
23:38Il proclame qu'une race est supérieure aux autres.
23:42Mais maintenant, nous les voyons
23:43non seulement monter,
23:45mais s'affronter entre eux.
23:47Et c'est ce qui se passe.
23:48Bon, cette séquence est extraordinaire.
23:51Parce qu'elle est révélatrice.
23:52Et tout le monde, peut-être, ne l'a pas observé.
23:54Il cite trois noms.
23:55Et ce qui m'intéresse,
23:56ce n'est pas ce que dit Jean-Luc Mélenchon,
23:58c'est comment réagit la salle.
23:59Il cite Kamenai,
24:01qui n'est pas sifflé.
24:02Il cite Netanyahou,
24:04qui est sifflé.
24:05Et il cite Trump,
24:07qui est hué.
24:08Donc, pour la France insoumise,
24:10pour les gens qui écoutent Jean-Luc Mélenchon,
24:13Kamenai, on ne siffle pas.
24:15C'est ça qui me sidère.
24:16Donc, vous avez des gens,
24:17comme vous et moi,
24:18français, comme vous et moi,
24:19qui regardent ce régime,
24:21ils entendent le nom d'Ali Kamenai,
24:23ils ne sifflent pas.
24:24Et ils ont une forme de sympathie.
24:25Ce qui est sidérant.
24:26Disons-le, c'est sidérant.
24:27Et les deux autres noms
24:28sont sifflés fortement.
24:30Eh bien, c'est peut-être
24:31le plus intéressant de cette séquence.
24:33Isabelle Piboulot à 20h32.
24:35Et après, vous avez la parole,
24:36Gilles William.
24:37Oui.
24:40Bonsoir, Pascal.
24:41Bonsoir à tous à la Une.
24:42Toutes les options sont sur la table,
24:43y compris celle d'une offensive
24:45terrestre d'Israël au Liban
24:47contre le Hezbollah pro-iranien.
24:49Le général de brigade,
24:51Efi Défrine, l'a confirmé.
24:52Au troisième jour de l'offensive en Iran,
24:54Israël a par ailleurs frappé
24:56des bureaux des services
24:57de renseignement militaire à Téhéran.
25:00L'Iran accuse Israël
25:01et les États-Unis
25:02d'avoir de nouveau attaqué
25:03le site nucléaire de Natanz,
25:05le chef de l'organisation iranienne
25:07de l'énergie atomique,
25:08dénonce deux attaques brutales.
25:11Le site avait déjà été ciblé
25:12en juin lors de la guerre des 12 jours.
25:14D'après la IEA,
25:16à ce stade,
25:17il n'y a pas d'indication
25:18que des installations nucléaires iraniennes
25:20aient été touchées
25:21depuis le lancement
25:22de l'offensive samedi.
25:24Enfin, le ministre français de l'Intérieur
25:26craint des répercussions possibles
25:27sur notre territoire.
25:29Selon le Parisien,
25:30Laurent Nunez veut se focaliser
25:32sur la sécurité des intérêts juifs en France
25:35et celle des opposants politiques
25:37au régime iranien.
25:38Des mesures de protection policière
25:40ont été mises en place.
25:41Les patrouilles vont être renforcées
25:43autour des lieux en lien
25:44avec l'opposition au régime iranien,
25:47notamment kurde.
25:49Merci Isabelle.
25:50Ça vient de tomber à l'instant
25:52dans le procès Samuel Paty
25:53entre 6 et 15 ans d'emprisonnement
25:54prononcé contre les 4 hommes.
25:56Dans le procès,
25:57donc en appel du meurtre de Samuel Paty,
25:59l'accord d'assises spéciales de Paris
26:01a rendu son verdict.
26:02Entre 6 et 15 ans d'emprisonnement
26:03ont été prononcés
26:04contre les 4 accusés.
26:05Je ne sais pas si c'est plus ou moins
26:07que dans la première instance
26:10pour tout vous dire.
26:11Et j'ai l'impression que c'est...
26:12C'est voilà.
26:13Ils ont été reconnus coupables
26:14et les peines sont élevées.
26:15Bon, je vais demander à Benjamin Aneau
26:18précisément de me donner
26:20des indications là-dessus.
26:22Vous vouliez parler ?
26:22Oui, j'ai deux choses à vous dire.
26:23Et réagir ?
26:24Deux choses à vous dire.
26:25La première, c'est vrai,
26:25il n'a pas tort.
26:26Dans cette guerre-là,
26:28il n'aime personne.
26:29Il n'aime ni Israël,
26:30ni les Etats-Unis,
26:32ni, paraît-il,
26:33ni Patil Khamenei,
26:34que dans la précédente
26:35entre le Hamas et Israël,
26:37il aimait bien le Hamas.
26:38Donc ça le change un peu.
26:41C'est juste...
26:41Mais surtout,
26:42on n'a pas montré ça,
26:43mais il a eu un passage merveilleux
26:45sur le droit international.
26:47C'est un grand respectueux du droit,
26:51M. Mélenchon.
26:53C'est extraordinaire.
26:54Il en veut aux flics
26:56qui sont des tueurs.
26:58Il n'accepte pas
27:00qu'on fasse une perquisition chez lui.
27:03Il prend une condamnation.
27:05La jeune garde,
27:06il fait l'éloge
27:08de la jeune garde assassine.
27:10Et là,
27:10l'extrême-gauche
27:11nous fait le coup
27:13du respect de l'extrême-droit.
27:15C'est extraordinaire.
27:17C'est la manière
27:17de penser de l'extrême-gauche.
27:19On va ouvrir le chapitre Israël
27:20avec Régine Delfour
27:21qui est en direct
27:22d'Israël ce soir.
27:24Bonsoir Régine.
27:25L'armée israélienne
27:26qui a annoncé ce n'a dit
27:26avoir mené une série
27:27de frappes au Liban
27:28contre la société financière
27:30Al-Kard Al-Hassan
27:32et au Hezbollah
27:33lors de l'offensive déclenchée
27:34dans la nuit
27:34contre le mouvement
27:35libanais soutenu
27:36par l'Iran.
27:37Je pense évidemment
27:38à nos compatriotes
27:39qui vivent en Israël,
27:41qui nous écoutent
27:42d'ailleurs régulièrement.
27:43Je pense également
27:43à tous les Israéliens
27:45ce soir
27:45qui sont dans l'inquiétude
27:46parce qu'il y a beaucoup
27:47d'alertes
27:49et ils doivent rejoindre
27:52régulièrement
27:53des endroits protégés.
27:55Je voulais savoir Régine
27:56dans quel climat
27:57vous êtes arrivée
27:58en Israël
27:59et comment vous sentez
28:00l'atmosphère
28:01qu'il y a aujourd'hui
28:01dans le pays ?
28:04Oui, bonsoir Pascal.
28:05Eh bien écoutez,
28:06nous sommes arrivés
28:06avec Sacha Robin
28:08en début d'après-midi
28:09après un très long périple
28:11puisque vous le savez
28:12que l'espace aérien
28:13est fermé.
28:14Alors c'est étrange
28:15puisque les rues
28:16sont désertes.
28:18C'est veille de fêtes,
28:19c'est veille de pourries
28:21mais il y a très peu
28:22de personnes
28:23dans les rues.
28:24Nous sommes à Tel Aviv.
28:26Nous avons donc dû
28:27nous réfugier
28:28nous aussi
28:28dans un souterrain,
28:30dans un parking
28:31plus exactement
28:32puisque nous étions dehors.
28:33Alors c'est vrai
28:34que la première chose
28:35quand vous sortez Pascal,
28:37vous devez repérer
28:38l'endroit
28:38où vous allez pouvoir
28:39vous mettre à l'abri.
28:40Heureusement,
28:41sur le téléphone,
28:41vous avez une application
28:42qui vous alerte
28:44dès qu'il y a un tir
28:46de missile
28:47et vous avez à peu près
28:48cinq minutes
28:49pour vous rejoindre
28:50un abri
28:51et après,
28:52entre 30 à 40 secondes,
28:53une fois l'alerte déclenchée.
28:56Donc il y a évidemment
28:57cette ambiance.
28:58Mais il y a aussi
28:59le fait que
29:00le peuple israélien
29:01est vraiment,
29:03je l'ai entendu
29:04sur le plateau,
29:05c'est vraiment
29:05une guerre existentielle,
29:07Pascal,
29:07puisqu'on sait
29:08que l'Iran
29:08n'était pas très loin
29:10de cette arme atomique
29:12et que le but de l'Iran
29:13était de détruire Israël.
29:14Et puis,
29:14les Israéliens nous disent
29:15qu'ils veulent absolument,
29:17évidemment,
29:17que le peuple iranien
29:19soit libéré.
29:20Donc ils savent
29:20ce qui va se passer.
29:22Il y a cette guerre terrestre
29:24qui va se faire
29:25avec le Liban.
29:26Beaucoup d'inquiétudes aussi
29:27à ce niveau-là.
29:28Mais pour la première fois,
29:29Israël n'est pas seul
29:29puisque les Américains
29:31et plusieurs pays
29:31sont à leur côté.
29:33Merci beaucoup,
29:34Régine.
29:34Et je crois
29:35qu'Israël
29:36n'exclut pas
29:36une intervention terrestre
29:40au Liban.
29:41Au Liban.
29:42Au Liban.
29:42Au Liban.
29:44Au Liban.
29:45Pardon ?
29:4650 morts aujourd'hui
29:47au sud de Liban.
29:48Parce que la guerre
29:49a recommencé avec le Liban.
29:51Parce que le Hezbollah
29:51n'a jamais été désarmé.
29:52Les supplétifs
29:53des Iraniens,
29:54vous savez,
29:55au Liban,
29:55qui ont tenu l'État
29:57à leurs mains
29:59et dans leur ligne de mire
30:00et qu'on n'a toujours
30:01pas réussi
30:02malgré le fait
30:04que les Israéliens
30:06sont justement décapités
30:07en tuant
30:08le cher Nasrallah.
30:11Malgré tout,
30:11deux ans après,
30:14le Hezbollah
30:14a gardé ses armes
30:16et s'en est servi
30:17déjà
30:17depuis le début
30:18du week-end
30:18contre Israël
30:20et donc a suscité
30:21des représailles.
30:22Je voudrais dire
30:23un mot sur,
30:23si je puis me permettre,
30:25si vous en prie,
30:25je voudrais revenir
30:26sur Mélenchon.
30:27La France doit être
30:28le seul pays arabe
30:29où on n'acclame pas
30:30aujourd'hui Donald Trump.
30:31Parce que c'est ça
30:32qui est le plus frappant
30:33depuis 48 heures
30:35qu'il a commencé.
30:36Oui,
30:37non,
30:37pardon,
30:37pas le pays arabe.
30:39Depuis 48 heures,
30:41vous avez...
30:43Tout le monde
30:44ne comprend pas
30:45cette ironie
30:46parfois
30:46et cet humour
30:47au troisième degré
30:49que vous avez.
30:50Je précise,
30:51monsieur Herouet,
30:52que c'était
30:53de l'esprit.
30:54C'est un crime ?
30:56Non,
30:56vous êtes un crime.
30:56Pour certains,
30:57oui, monsieur.
30:59Vous ne vous sentez pas
31:00personnellement insulté
31:01quand on fait de l'esprit ?
31:02Non,
31:02je ne me sens pas insulté,
31:03je pense à l'ARCOM
31:04et accessoirement
31:05à CNews.
31:06L'ARCOM n'a rien à dire
31:07sur ma considération.
31:08Si,
31:09effectivement,
31:10je pense que l'ARCOM
31:11a souvent des choses
31:12à dire sur nos émissions.
31:13Est-ce que l'ARCOM
31:13se formalisera
31:15si je dis que
31:16depuis 48 heures,
31:17ce que l'on voit
31:18dans le monde arabe,
31:19c'est une sorte
31:20d'applaudissement général
31:22à la chute de Raménaï ?
31:24C'est ça qui est extraordinaire.
31:25Ces gens qui se veulent
31:28pro-arabe
31:28ne sont pas du tout
31:29à l'unisson
31:30de ce qu'on appelle
31:31en général
31:32la rue arabe.
31:33Actuellement,
31:33tout le monde applaudit
31:35Abu Ivanka.
31:36Vous savez qui est
31:36Abu Ivanka ?
31:37Abu,
31:38c'est le père.
31:39Ben,
31:39c'est le fils,
31:40Abu,
31:40c'est le père.
31:40Le père d'Ivanka,
31:42c'est Donald Trump.
31:43Eh bien,
31:43tout le monde applaudit
31:43dans le monde arabe
31:44en ce moment,
31:45Abu Ivanka.
31:46C'est étonnant
31:47que la France insoumise
31:48ne soit pas à l'unisson
31:49de cette clameur générale.
31:50Alors, écoutez un témoignage
31:52d'une jeune femme
31:52qui s'appelle Laura Simon.
31:53C'est une Française.
31:54Elle est expatriée
31:55à Tel Aviv
31:56et son témoignage
31:57est intéressant
31:57parce qu'il est représentatif
31:58de beaucoup de Français
31:59et Françaises
32:00qui sont aujourd'hui
32:02à Tel Aviv
32:03ou dans les villes israéliennes.
32:05Toute la journée de samedi
32:07a été des enchaînements
32:08d'alertes,
32:09beaucoup,
32:09beaucoup de missiles envoyés.
32:11Donc,
32:11on a couru
32:12dans les abris
32:13à chaque fois.
32:13On est prévenus,
32:14on a de la chance
32:14d'être prévenus
32:16entre 5 et 10 minutes
32:17avant
32:17en nous disant
32:19attention,
32:19il y a bientôt une alerte
32:20et quand l'alerte sonne,
32:21on a une minute trente
32:22pour nous protéger,
32:23pour rentrer dans des abris.
32:24Et ça,
32:25depuis samedi,
32:26on est lundi,
32:27ça fait deux jours
32:28que c'est constant,
32:30même dans la nuit.
32:31C'est stressant,
32:31on dort peu,
32:33on garde notre portable
32:34à portée demain
32:35et on sait
32:36à tout moment
32:36qu'on peut être appelé
32:38pour se mettre aux abris.
32:40Donc oui,
32:40c'est un stress constant
32:42mais on garde le moral
32:43et c'est malheureusement
32:44que le début.
32:45Au-delà
32:46de l'aspect diplomatique
32:47et on en a parlé
32:47avec Vincent
32:49et d'imaginer
32:50combien de temps
32:50peut durer la guerre,
32:51comment elle peut se dérouler,
32:53il y a cette opération
32:53qui a frappé les esprits
32:55parce qu'elle ressemble
32:56à un film hollywoodien,
32:57disons-le.
32:58C'est-à-dire que vous avez
32:58des gens qui sont frappés
32:59à une frappe chirurgicale
33:01en un minimum de temps
33:02et tous disparaissent.
33:04Alors ce matin,
33:04on était avec le général
33:05Clermont
33:05et je lui posais la question
33:06comment les avions américains
33:09sont-ils entrés
33:11sur le sol d'Iran
33:12sans être repérés ?
33:15Écoutez sa réponse.
33:22Écoutez sa réponse,
33:23le général Clermont.
33:25Les Américains ont attendu
33:26l'arrivée du porte-avions
33:28géant Ford
33:29qui emmène avec lui
33:30une vingtaine
33:31d'avions spécialisés
33:32dans le brouillage
33:33et la guerre électronique.
33:34C'est-à-dire qu'au début
33:35de l'opération,
33:36ce qui est exceptionnel
33:36à cette opération
33:37est qu'ils ont tout fait
33:38en même temps.
33:39Quand je dis tout fait
33:39en même temps,
33:40ils ont à la fois
33:41brouillé les radars,
33:42détruit les systèmes solaires,
33:45de casser la chaîne
33:46de commandement,
33:47commencer à frapper
33:47les missiles,
33:49les sites de missiles
33:49et détruire
33:51l'Ayatollah Roménie.
33:53Tout ça a été fait
33:53en même temps
33:54mais la priorité
33:55était de brouiller
34:01les radars
34:03et de détruire
34:03les systèmes solaires.
34:04C'est le seul pays
34:05avec Israël
34:06qui ont des moyens,
34:07des capacités spécialisées
34:08pour faire ce genre de choses.
34:09Quand on parle
34:10d'Europe de la défense,
34:11on a plein d'avions,
34:12on a plein de capacités
34:13mais on n'a pas ça.
34:13Ça fait partie des manques
34:14et même dans l'OTAN
34:15ne l'a pas,
34:15l'OTAN compte sur les Américains
34:17pour amener ce type de capacités.
34:18Donc les Américains
34:19et les Israéliens
34:20ce sont les deux meilleures armées
34:21du monde.
34:22Quand les deux meilleures armées
34:23du monde se mettent ensemble,
34:24je ne parle que du point de vue militaire,
34:25je ne parle pas
34:26de l'intérêt stratégique
34:27de l'opération,
34:28ils font des choses incroyables
34:29que personne d'autre
34:30n'est capable de faire.
34:31C'était passionnant
34:32et il sera avec nous demain
34:33une nouvelle fois
34:33le général Clermont
34:34parce qu'il a une expertise
34:35et une connaissance
34:36sur ces dossiers
34:36qui est tout à fait passionnante.
34:38Alors on va écouter
34:38Jean-Noël Barraud.
34:39Pourquoi ?
34:40Parce qu'il va parler
34:41de l'Arabie Saoudite,
34:42du Qatar
34:42et les positions françaises
34:44ont été attaquées.
34:46Elles ont été attaquées.
34:47Nous avons des positions françaises
34:49aux Émirats Arabes Unis.
34:51Donc la question
34:51que je vais vous poser,
34:52c'est...
34:52On n'a même davantage que ça.
34:53On a non seulement
34:54un bout de la base navale,
34:57une base aérienne
34:58et des éléments de la Légion
34:59qui sont déployés sur place,
35:01mais on a aussi
35:02un accord,
35:03un accord de défense,
35:05un accord de coopération.
35:06Oui, mais c'est pour ça
35:06que je vais vous poser la question.
35:08Est-ce que...
35:08Vous allez écouter
35:09Jean-Noël Barraud.
35:10Est-ce que nous sommes en guerre ?
35:11Est-ce que nous pouvons dire ça
35:12puisque nous avons été attaqués ?
35:13C'est une question toute simple.
35:15Est-ce que nous sommes en guerre ?
35:16Écoutez Jean-Noël Barraud.
35:19Aux pays amis
35:20qui ont été ciblés délibérément
35:22par les missiles et les drones
35:23des gardiens de la révolution
35:25et entraînés dans une guerre
35:27qu'ils n'avaient pas choisie.
35:29Arabie Saoudite,
35:30Émirats Arabes Unis,
35:32Qatar,
35:33Irak,
35:34Bahreïn,
35:35Koweït,
35:36OAN
35:37et Jordanie,
35:38la France exprime
35:40son soutien entier
35:42et sa pleine solidarité.
35:44Elle se tient prête
35:46conformément aux accords
35:48qui la lient à ses partenaires
35:49et au principe
35:50de légitime défense collective
35:52prévue par le droit international
35:54à participer
35:55à leur défense.
35:57Donc si on n'est pas en guerre,
35:58on est au moins sur le pied de guerre.
36:00Georges Venec.
36:00On est sur le pied de guerre
36:01et c'est ce qu'il vient de nous dire.
36:03Nous sommes prêts.
36:04Non mais c'est pas ma question.
36:06Parce que sur le pied de guerre,
36:07on est toujours sur le pied de guerre.
36:09Est-ce que le fait
36:10qu'on ait été attaqué
36:11fait de nous
36:13qu'on entre en guerre ?
36:14C'est ça la question.
36:15L'attaque n'est pas suffisamment importante,
36:16je dirais,
36:17pour entrer dans une guerre.
36:18Elle est bombardée.
36:20Non, non, non.
36:21On est lié par des
36:23crétés, c'est ça qui est important.
36:25On est censé aider nos alliés
36:26attaqués.
36:27C'est ça.
36:53La mobiligérance,
36:54on va voir si elle est envisagée.
36:57Est-ce qu'elle se met en place ?
36:59De toute façon,
37:00on a un accord de défense.
37:01Si vous voulez,
37:02si les Émirats arabes unis
37:03nous achètent des Rafales,
37:05et plusieurs dizaines,
37:0570 Rafales,
37:06si je me souviens bien,
37:07c'est bien parce qu'ils comptent
37:09sur l'assurance vie
37:10que la défense
37:12pourrait leur apporter la France
37:13face à ce géant
37:15qui est à leur côté,
37:17ce géant menaçant
37:18qui s'appelle l'Iran.
37:19Écoutez l'analyse de Pierre Lelouch
37:21précisément sur
37:22d'abord la déclaration
37:23de M. Barrault,
37:25la position française,
37:26et écoutez ce qu'il dit.
37:28Il y a un moment
37:29où il va falloir s'assumer.
37:30On ne peut pas continuer
37:31à faire des communiqués
37:32qui ressemblent
37:33aux déclarations du pape
37:35du Manche au Vatican.
37:36On est complètement hors sol
37:37jusqu'à ce qu'on soit attaqué.
37:39Et là, quand même,
37:40il se passe quelque chose.
37:41D'abord parce qu'on est attaqué,
37:42deuxièmement parce qu'on est engagé
37:43vis-à-vis des Émirats,
37:45donc il faut réagir.
37:47Et donc on est entraîné
37:48dans le titre du livre,
37:49l'engrenage.
37:50Et on voit très bien
37:52comment ce cercle de flammes
37:54est en train de gagner
37:55toute la région.
37:56Ça veut dire quoi ?
37:57Ça veut dire qu'il faut
37:58qu'on se prépare
37:59à des moments difficiles.
38:00C'est-à-dire ?
38:02D'avoir des soldats
38:04qui meurent à l'extérieur,
38:06d'avoir des attaques
38:07terroristes chez nous.
38:09Mais ça veut dire qu'il faut...
38:10Et là, c'est probablement
38:12la question la plus difficile.
38:13C'est allouer les fonds nécessaires
38:16au réarmement de la France.
38:17Alors que nous n'avons plus
38:19un centime.
38:20On en doit.
38:21Alors,
38:22ce qui est extraordinaire
38:23et paradoxal,
38:24c'est qu'on va être entraîné
38:25dans la guerre
38:26parce qu'il y a un pays
38:26de 700 000 habitants
38:28qui risque de se faire taper dessus
38:30par un pays
38:30de 90 millions d'habitants.
38:32C'est ça la réalité
38:32entre les Émirats arabes unis
38:34et l'Iran.
38:35Mais si vous remontez
38:36un tout petit peu
38:37le fil de l'histoire,
38:38vous réalisez que
38:39la République islamique,
38:40depuis sa fondation,
38:41n'a jamais cessé
38:42de nous faire la guerre.
38:43Ça a commencé
38:44avec les tentatives
38:45d'assassinat
38:46de Chabonbactyre à Paris
38:47qui a coûté la vie
38:48à une voisine
38:49et à un policier
38:50jusqu'à aujourd'hui
38:51où vous avez Cécile Collère
38:52et son amie
38:54dont j'ai oublié le nom
38:55qui se retrouvent
38:57coincés
38:58à l'ambassade de France,
39:00j'imagine,
39:00dans la cave.
39:01Ils ont fait un règle
39:02de sabotage
39:03à Villepinte.
39:04Oui,
39:05le dernier attentat
39:06c'était à Villepinte.
39:07Il y a eu
39:08les attentats
39:09contre le Dracar,
39:10l'attentat de la rue de Rennes,
39:12l'a-t-on oublié,
39:13c'était quand même
39:13quelque chose de massif,
39:15les enlèvements
39:15d'otages à Beyrouth,
39:17les tentatives
39:18contre les Moudjahidines
39:19dont parle Gilles William,
39:22et puis le recrutement
39:23de toutes sortes d'agents
39:24sur le territoire,
39:26etc.
39:27Donc la République islamique
39:28n'a jamais été
39:28un pays ami
39:29avec lequel on a eu
39:30des relations pacifiques.
39:32Mais aujourd'hui,
39:33c'est parce qu'il faut
39:33défendre les Émirats Arabes Unis
39:35et non pas défendre
39:36les Français,
39:36défendre les Émirats Arabes Unis,
39:38notre client
39:39qui achète chez Dassault,
39:41qu'on va risque
39:42de se retrouver en guerre
39:43sans en avoir vraiment voulu
39:44parce qu'on n'était pas
39:44impliqué au début
39:45et on n'était même
39:46pas au courant.
39:47Bon, la présence française,
39:48en tout cas au Moyen-Orient,
39:50vous allez voir le sujet
39:50de Julia Ferrand
39:52qui est extrêmement instructive.
39:53Regardez ce sujet.
39:55C'est la plus importante
39:57présence militaire française
39:58en dehors du territoire national.
40:014000 militaires français
40:02se trouvent au Moyen-Orient,
40:03à Djibouti,
40:051500 sont stationnés
40:06selon le ministère des Armées.
40:07Ils interviennent
40:09en appui au Proche-Orient
40:10avec 7 hélicoptères,
40:115 avions de chasse Mirage 2000,
40:134 canons César
40:14et 3 vedettes rapides.
40:16L'autre présence militaire française
40:18importante de la région
40:19se trouve aux Émirats Arabes Unis.
40:21900 militaires sont déployés
40:23sur 3 bases à Abu Dhabi,
40:25celles d'Al-Salam,
40:26touchées hier par une attaque
40:28de drones,
40:28la base navale de Minas Aïed
40:30et la base aérienne d'Al-Dafra,
40:32plus connue sous le nom
40:33de BA-104.
40:34La France y dispose
40:35d'avions Rafale et A400M,
40:37des chars Leclerc
40:38et des canons César.
40:40700 militaires français
40:41sont également en opération
40:43au sud du Liban,
40:44à la frontière avec Israël.
40:45Il contribue à la force
40:47intérimaire de l'ONU,
40:49une présence militaire
40:50que le général Bruno Clermont
40:52confirme sur notre antenne.
40:53La France est le pays
40:54le plus présent dans cette région.
40:56Nous avons les accords de défense
40:57qui nous lient avec les Émirats,
40:59mais également le Qatar et le Koweït.
41:01Donc ces pays sont attaqués
41:02et quand ces pays sont attaqués,
41:04l'accord de défense dit
41:04qu'on doit venir à leur défense.
41:06Nous avons une dizaine de Rafales
41:07sur place qui peut l'intervenir
41:08très vite.
41:09Nous sommes déjà présents
41:10dans le centre d'opération
41:11de cette opération
41:12qui est au Qatar,
41:14dans la base d'Al-Uden.
41:14Nous sommes présents
41:15depuis 2014.
41:16Au Levant,
41:17la France participe en effet
41:19à la coalition internationale
41:21anti-djihadiste
41:22depuis 2014 en Irak
41:23et 2015 en Syrie
41:25à travers l'opération Shamal
41:27qui mobilise 600 militaires
41:28et 10 Rafales.
41:29Un nombre qui peut grimper
41:30à 1100 militaires
41:32en comptant les bâtiments
41:33et frégates en patrouille
41:34dans le Golfe
41:35et en mer rouge.
41:36Les forces françaises
41:37sont également présentes
41:38à Doha au Qatar
41:39dans la base américaine
41:41d'Al-Uden
41:41régulièrement prise pour cible.
41:43Et puis si vous allez
41:44sur les réseaux sociaux
41:45vous avez vu
41:46beaucoup de témoignages
41:47de français
41:47qui sont à Dubaï.
41:49J'ai observé d'ailleurs
41:50une forme de joie mauvaise
41:51de certains
41:52qui se moquaient
41:54de la présence
41:55de ces français
41:55à Dubaï.
41:56Des influenceurs.
41:56Voilà, des influenceurs
41:57ils ont le droit
41:58d'aller en vacances
41:59là où ils veulent.
41:59Ils ont le droit
41:59d'être influenceurs.
42:00Bien sûr,
42:01ils ont le droit
42:01d'être influenceurs
42:02mais il y avait
42:03une joie mauvaise
42:04sur le thème
42:05au fond
42:05ce qui leur arrive
42:07ne nous concerne pas
42:08ou on peut s'en moquer.
42:09J'ai trouvé ça dommage.
42:10Surtout vis-à-vis
42:11de ceux qui crachaient
42:11sur la France aussi.
42:13Oui, mais je ne pense pas
42:15qu'il y avait
42:15beaucoup d'influenceurs
42:16qui crachaient sur la France.
42:17Ah, il y en avait une en tout cas.
42:19C'est toujours la même.
42:21Mais en revanche,
42:21il y a des français
42:22qui sont bloqués.
42:23Ces français,
42:24on pense à eux.
42:24Je pense que la France,
42:26je ne sais pas ce qui est prévu
42:26d'ailleurs,
42:27Yoann Ozaïe,
42:27est-ce qu'il y a un avion
42:28qui est envoyé ?
42:30Non, dans la mesure
42:31où tout l'espace aérien
42:31est bouclé,
42:32il n'y a pas de possibilité
42:33d'affrêter des vols
42:34de rapatriement pour l'instant.
42:35Donc le seul message
42:35du gouvernement,
42:36c'est de dire
42:37attendez là où vous pouvez,
42:38mettez-vous en sécurité
42:39là où vous pouvez,
42:40mais attendre,
42:41c'est la faiteur d'affaires.
42:41On sait quand est-ce
42:42que l'aéroport sera rouvert ?
42:45Alors, j'ai vu que ce soir,
42:46quelques vols allaient pouvoir
42:49repartir de Dubaï,
42:50mais seulement quelques vols
42:51au compte-gouttes.
42:52Et sinon, non,
42:53l'espace aérien de Tel Aviv
42:54est fermé au moins
42:55jusqu'à jeudi.
42:56Mais voilà,
42:57c'est difficile à dire,
42:58mais ça va être long.
42:59C'est clair quand même.
43:00C'est-à-dire qu'ils sont
43:01à la merci d'un tir de missiles.
43:03c'est très dangereux.
43:05Le problème,
43:06le problème de tout ce qu'on raconte
43:07depuis dix minutes,
43:08c'est qu'on peut passer
43:09des accords de défense,
43:10on peut déployer,
43:12faire venir avec leur escorte
43:15des navires de guerre,
43:17on peut avoir des troupes au sol,
43:19mais on assure théoriquement
43:20une protection.
43:22Le problème que vont avoir
43:24les Américains,
43:24mais que nous-mêmes déjà
43:25Français aux Émirats arabes unis,
43:27on a,
43:28c'est que ces gens
43:29nous ont accueillis chez eux
43:30pour qu'on les protège.
43:32Et on n'arrive pas à les protéger.
43:34Et tant que la République islamique
43:36n'aura pas été mise à bas,
43:38ils seront sous la menace
43:40des tirs iraniens.
43:41Écoutons quelques témoignages.
43:42M. Macron préférait s'en remettre
43:46à une négociation de bonne foi,
43:48c'est extraordinaire,
43:49avec le leader iranien.
43:51C'est merveilleux, ça.
43:53Écoutons des témoignages,
43:54parce qu'ils ont toujours
43:55la force de l'émotion,
43:56ces témoignages.
43:56C'est des Français,
43:57ils sont là-bas,
43:58il y a leur famille qui est ici,
44:00les familles nous écoutent
44:01peut-être ce soir.
44:02Évidemment,
44:02il y a de l'inquiétude
44:03et de l'incertitude.
44:04Écoutez ce premier témoignage.
44:06– L'ambassade française aux Émirats
44:08a transmis un numéro de téléphone
44:10d'urgence qui ne répond pas.
44:12On ne peut appeler personne,
44:14on n'a pas de contact de la France,
44:16c'est une situation très compliquée.
44:18Donc vraiment,
44:19c'est un appel entre guillemets à l'aide,
44:21pas que pour moi,
44:22pour toutes les familles
44:23que je vois dans le lobby de l'hôtel.
44:24Comme vous l'avez dit,
44:25on a dû dormir dans un parking.
44:27On a passé toute la nuit
44:28dans un parking,
44:29au moins un.
44:30C'est une situation très compliquée.
44:32Il y a des familles,
44:33des enfants en bas âge
44:34qui, je vous l'assure,
44:35ne méritent pas du tout
44:36de vivre des situations comme ça.
44:38On entend des missiles,
44:39je ne sais pas si ça se voit
44:40à mon visage,
44:41mais on n'arrive pas à dormir.
44:42La situation est très compliquée.
44:44Il y a des explosions.
44:45Alors évidemment,
44:45c'est les missiles
44:46qui se font intercepter
44:47parce que les Émirats
44:49ont quand même
44:50un système anti-missiles.
44:51Mais que fait la France ?
44:52C'est ce que je vous demande.
44:54Que fait la France ?
44:55J'ai vu que Air France
44:57ont réouvert des vols
44:59pour la fin de la semaine.
45:00Ils ont été annulés.
45:01Là, j'ai reçu un message
45:01à 30 minutes.
45:02Tout a été annulé.
45:04On ne comprend pas
45:04ce qui se passe.
45:05On appelle.
45:07Le numéro,
45:08ça ne répond pas.
45:09Ça ne fait même pas un bip.
45:10J'ai envie de vous dire
45:11que fait la France.
45:11La situation est très compliquée ici.
45:14Même si, encore une fois,
45:15je veux le dire,
45:16les Émirats font un travail remarquable.
45:18Déjà grâce à leur anti-missile.
45:20Mais surtout,
45:21le staff des hôtels,
45:22tout le monde est vraiment
45:24au quai-lif
45:25pour faire attention
45:26à ce qu'on fait
45:27et pour nous mettre en protection.
45:28Mais voilà,
45:29ce n'est pas normal.
45:30comme vous voyez
45:30sur les images
45:31que j'ai transmises,
45:32on a dormi
45:33toute une nuit
45:34dans un parking
45:35avec très peu d'eau.
45:36C'est très compliqué.
45:38J'ai envie de vous dire
45:39mais que fait la France ?
45:40Voilà, vraiment.
45:41Le chiffre est important.
45:42Il y a 400 000 Français
45:42bloqués au Moyen-Arient.
45:44Aux Émirats Arabes Unis,
45:45on dit qu'il y en a
45:46à peu près 65 000.
45:48À Dubaï,
45:48je ne sais pas combien
45:49il y en a.
45:49Mais que peut faire la France ?
45:50Moi, je comprends,
45:51ce jeune homme.
45:52Vraiment, je comprends.
45:53Je serai à sa place,
45:54je dirai la même chose.
45:55Mais que peut faire la France ?
45:56Qu'est-ce que la France fait,
45:57ce qu'elle doit faire
45:59pour les récupérer ?
46:00Qu'est-ce qu'elle peut faire ?
46:01On pourrait peut-être
46:01répondre au téléphone
46:02si je peux me permettre.
46:03Oui, et puis il y a
46:03des autorités consulaires
46:04quand même.
46:05Lundi, c'est la de samedi.
46:06Vous êtes fous, quoi.
46:07C'est-à-dire ?
46:08Vous pensez que la France
46:09est le Père Noël ?
46:10Oui, mais qu'est-ce que je vous dis ?
46:11On va dire stop !
46:13Stop, coup de sifflet !
46:14On va faire poser un avion.
46:16Vincent, c'est ce que je vous dis.
46:17Je comprends ce jeune homme,
46:18mais je ne vois pas
46:19ce que la France peut faire.
46:20Vous avez complètement raison.
46:21Elle peut affrêter un avion
46:23et puis obtenir un corridor.
46:25Elle ne peut pas affrêter d'avion.
46:26Il vous dit que c'est la guerre.
46:28Monsieur Gué,
46:28ça peut se négocier, ça.
46:32Corridor aérien.
46:33S'il y a vraiment un danger physique
46:35pour nos compatriotes,
46:36il faut y aller.
46:37Il faut aller chercher.
46:39Enfin, on l'avait fait en Afghanistan
46:41avec les taboules, rappelez-vous.
46:43On est sérieux en Afghanistan.
46:46Comment ça s'est passé ?
46:47On n'est pas sérieux.
46:48On est sérieux.
46:49Il y a 400 000 personnes.
46:52Il y a 400 000 personnes.
46:53Vous avez répatrié 400 000 personnes
46:54sur le sol de France en 48 heures.
46:56Non, mais au moins, non.
46:58Qui courent un danger.
46:59Tout le monde court un danger.
47:01Tous les gens qui sont à Dubaï.
47:02Je sais bien que c'était le samedi et le dimanche,
47:04mais ils auraient peut-être pu répondre au téléphone.
47:07Oui.
47:07Si c'est possible.
47:09Le téléphone.
47:09Alors, écoutez le deuxième témoignage,
47:11c'est Ralph Atlan,
47:12qui est un touriste bloqué
47:13que nous connaissons
47:14puisqu'il fait partie de notre maison.
47:17Ralph Atlan.
47:19Actuellement, on est confiné dans nos hôtels
47:21selon recommandation des Émirats Arabes Unis.
47:25On a à disposition toutes les facilités d'hôtel,
47:30la nourriture,
47:31tout ce qui est traditionnellement disponible dans un hôtel.
47:35Les gens vivent normalement.
47:37C'est plutôt calme.
47:38On entend quelques fois des bouts
47:41qui sont plus ou moins proches.
47:44J'aurais tendance à dire que ça ne semble pas inquiétant.
47:48Je dis si on entend quelques hélicoptères voler au-dessus de nous.
47:51Et on est tous à peu près rivés sur nos téléphones
47:54pour essayer de trouver des vols-retours,
47:56ce qui n'est pas chose aisée.
47:59On a été très surpris.
48:00J'étais avec mon fils.
48:01On marchait sur la marina de Dubaï.
48:04On a vraiment vu au-dessus de notre tête
48:05une explosion très concrète d'interception d'un missile
48:09ou d'un drone.
48:10Je ne sais pas ce que c'était.
48:10Mais vraiment, ça semblait très proche
48:12avec beaucoup de fumée
48:14et un bruit assez fort.
48:16On n'a pas compris tout de suite.
48:18Puis, en se remémorant la situation actuelle géopolitique de la région,
48:22on s'est dit que ça pouvait être dangereux.
48:24Il y a eu une deuxième explosion.
48:26Et là, on s'est mis à rapidement converger vers l'hôtel.
48:29Les gens étaient plus abasourdis, attentistes,
48:34un peu sidérés, mais pas inquiets.
48:36Raj Fatlan, je le répète,
48:38qui travaille à la direction technique de Canal+.
48:40On pense à lui, on pense à sa famille.
48:42Et il a l'air calme et serein.
48:44Il est philosophe.
48:45Et comme il faut prendre les choses,
48:46mais ça peut durer peut-être quelques jours.
48:48Ah oui, bien sûr.
48:49Avant que...
48:50Vous avez une lutte à mort.
48:51Vous avez un régime qui est dos au mur.
48:53Qui vient de perdre ses 50 principaux dirigeants
48:56et qui est menacé par une invasion.
49:00C'est évidemment être juste à la porte.
49:03Ce n'est pas une très bonne idée.
49:05Ce n'était pas le moment.
49:06Mais bon.
49:06Bon, il nous reste quelques minutes pour évoquer tout à l'heure.
49:10Je parlais de Jean-Luc Mélenchon.
49:12Et ça sera des rares thèmes que nous développerons en dehors
49:16de ce qui s'est passé ce week-end en Iran.
49:18C'est la nouvelle prise de parole de Jean-Luc Mélenchon
49:21sur Raphaël Glucksmann.
49:23Et là, évidemment, il n'y a pas de possibilité de se tromper deux fois.
49:29C'est une volonté, manifestement, de faire rire la salle
49:32en jouant avec des prénoms ou des dons.
49:35D'ailleurs, de consonance juive.
49:39Donc écoutez ce qu'a dit M. Mélenchon
49:40et après, je vous donne la parole.
49:43C'est le moment que choisit l'incomparable et inimitable Mme Delga
49:51qui va se présenter devant vous
49:53avec des saboteurs professionnels de la gauche
49:56comme M. Glucksmann.
49:58Et je ne sais qui encore.
49:59Glucksmann, pardon.
50:01Après, j'en ai pour des heures.
50:04Bon, il y a Clémence Guettet derrière.
50:06Elle ne rit pas du tout, d'ailleurs.
50:08Clémence Guettet a la raison, d'ailleurs.
50:09Il ne faut pas rire.
50:10Mais qui est capable aujourd'hui de dire à Jean-Luc Mélenchon quelque chose ?
50:13Mais pourquoi voulez-vous qu'on lui dise quoi que ce soit ?
50:15Vous trouvez qu'après deux calembours épouvantablement antisémites,
50:21vous trouvez qu'il y a eu des réactions extraordinaires
50:23pour Durafour crématoire ?
50:25Alors que M. Durafour n'était pas juif, si je peux me permettre.
50:27Il y a eu mille fois plus.
50:30Là, il n'y a pas vraiment une diabolisation complète.
50:33De M. Mélenchon.
50:35On en parle assez peu, finalement.
50:38En vérité, c'est quoi son système ?
50:40Il est dans la preuve publique.
50:43C'est-à-dire que tout le monde comprend, et notamment son public,
50:47il n'est pas forcément très filosémite,
50:49qui fait une grosse blague sur les Juifs.
50:51Mais malgré tout, il ne l'avoue pas.
50:53Parce que de nos jours, même Hitler ne dirait pas qu'il est antisémite.
50:56Ce n'est pas possible.
50:58Donc, voilà.
50:59Donc, ça continue.
51:00Et ce qui est très drôle aussi, enfin, très drôle,
51:03il a trouvé le moyen en plus, le luxe formidable,
51:06comme il voit que ça marche, de s'excuser.
51:08Il a dit finalement, je suis désolé.
51:10Il est au troisième degré, le Mélenchon, maintenant.
51:13Il dit maintenant, je suis désolé.
51:15C'est-à-dire qu'il a fait sa blague,
51:17et il fait semblant de s'en excuser.
51:19Mais de toute façon, il joue sur du velours.
51:21Donc, continuons comme ça.
51:22Les socialistes, je vous signale,
51:24ils ont décidé quand même de présenter des listes,
51:26et ils n'excluent pas, malgré tout,
51:29de se désister au second tour.
51:30C'est formidable.
51:32Il y a 60 listes communes entre le PS et la France Insoumise
51:36au premier tour des élections municipales.
51:37Dans 60 villes, le PS est allié à la France Insoumise,
51:40et c'est souvent la France Insoumise qui est tête de liste.
51:43En tout cas, je vous ai souvent parlé de Nantes.
51:46Il y a des premiers sondages de Nantes qui sortent.
51:47Madame Roland, au premier tour, elle sort à 35 points.
51:50Monsieur Chambard de l'eau, des Républicains,
51:52il sort à 34 parce qu'il a fait l'alliance à droite
51:55avec le centre, Modem, etc.
51:56Donc, 35-34, vous me suivez.
51:58Et monsieur Ocanc, qui est de LFI, il sort avec 12 points 5.
52:02C'est-à-dire que si Madame Roland ne s'allie pas
52:06au deuxième tour avec la France Insoumise,
52:07elle perd sa mairie de Nantes.
52:09A votre avis, qu'est-ce qu'elle va faire ?
52:10Elle va s'allier avec la France Insoumise, il n'y a aucun doute.
52:13A votre avis, qu'est-ce qu'elle va faire ?
52:14Non, ça c'est de faire un grave procès d'intention
52:16à Madame Roland, dont on connaît la rigueur morale.
52:20Qui est la deuxième, je le rappelle,
52:22qui est la vice-présidente, je crois, du PS.
52:24C'était elle qui était la directrice de campagne
52:26d'Anne Hidalgo, avec le succès qu'on connaît.
52:28Donc, c'est une personne très importante du PS.
52:31Je crois qu'elle est deuxième, elle est vice-présidente
52:32derrière M. Faure. Mais elle s'alliera.
52:34Elle ira, évidemment, parce qu'autrement, les personnes...
52:36Mais si j'ai bien compris...
52:38Puisque je rappelle qu'au deuxième tour,
52:40c'est la liste qui arrive
52:42en tête, qui prend 50% des voix.
52:45Donc, elle s'alliera.
52:46Mais la gauche est en net recul, l'Agnante au premier tour, n'est-ce pas ?
52:49Non, mais elle est haute quand même, la gauche.
52:51Oui, mais elle est en recul par rapport à l'élection de 2020.
52:53Mais je suis d'accord.
52:53Et oui, mais quand vous faites 35 plus, comment dire, 12,
52:58ça fait déjà 47 au premier tour,
53:01plus 5 à un dissident PC, visiblement,
53:05vous arrivez, et je ne vous parle pas, de Rennes.
53:07À Rennes, le candidat LFI au premier tour, il fait 18%
53:10et Mme Apéret fait 42%.
53:1218% à Rennes.
53:14LFI.
53:15Donc, c'est des sondages qui sont sortis aujourd'hui.
53:18Les masques vont tomber.
53:20Oui, mais quel est le prix ?
53:22Moi, ce que je ne sais pas, c'est...
53:23Isabelle Piboulot.
53:24Isabelle Piboulot, parce qu'il est 9h.
53:28Et nous vous écoutons, chère Isabelle,
53:29et après, ce sera Gauthier Lebalt.
53:34Avertissement des gardiens de la révolution,
53:36les États-Unis ne seront plus en sécurité,
53:39ni chez eux, ni dans le monde.
53:41Je cite, l'ennemi doit savoir que ses jours de gloire sont révolus,
53:44a déclaré l'unité d'élite des gardiens
53:47qui supervise les opérations extérieures
53:49dans un communiqué diffusé à la télévision d'État.
53:52Un pétrolier dans le détroit d'Hormuz,
53:54attaqué par les gardiens de la révolution,
53:56justement, le navire Athénova,
53:58lié aux Américains, a pris feu
54:00après avoir été touché par deux drones.
54:03Et puis, au troisième jour de l'offensive,
54:05Israël a frappé à Téhéran
54:06plusieurs bureaux du renseignement iranien
54:09et des centres de commandement.
54:11De plus, face au Hezbollah,
54:13toutes les options sont sur la table,
54:14y compris celles d'une offensive terrestre d'Israël au Liban.
54:18A noter que les États-Unis, eux,
54:20ont attaqué plus de 1250 cibles
54:22dans les premières 48 heures du conflit en Iran.
54:25Merci beaucoup, Isabelle Piboulot.
54:28On va terminer avec peut-être des dernières informations
54:31qui sont arrivées pendant cette émission.
54:33Je vous ai vu très attentif à votre portable.
54:38Rien n'est arrivé qui puisse...
54:40Non, c'est des coups de fil personnel.
54:42...qui soient susceptibles de nous intéresser.
54:45Je vais chercher, mais je ne l'ai pas trouvé.
54:46Bon, vous serez là demain matin, à 9h,
54:48sur l'antenne de CNews.
54:50Je suis heureux de l'apprendre.
54:51Vous avez dressé un lipico, peut-être ?
54:53Mais non, mais je...
54:56Écoutez...
54:56Merci d'être ponctuel.
54:57Non, mais ce sont des...
54:59Comment dire ?
55:00Ce sont des matières, des sujets
55:02qui demandent une expertise très grande
55:03que vous avez.
55:05Non.
55:06Ah, si.
55:06La fausse modestie.
55:08Est-ce que c'est pas beau ?
55:09Est-ce que c'est pas beau ?
55:11Je n'ai pas...
55:11Donc, effectivement, nous avons besoin de clés.
55:14Et ces clés, vous nous les donnez
55:15pour mieux comprendre la situation.
55:17Oui, mais quand je suis un peu sceptique,
55:19vous me dites, vous ironisez.
55:21Non, mais non.
55:22C'est son style.
55:23Je vous connais.
55:24J'ai le petit Vincent Hervouet illustré
55:27et je sais décoder et dire les choses
55:31et les mettre en perspective, parfois.
55:34Vous n'avez pas besoin de vous border, non ?
55:36Non, non, non.
55:37Il ne l'exclut pas.
55:38Nicolas Baillet a été à la réalisation.
55:41Merci à Jules qui était à La Vision.
55:43Au son, c'était Paul.
55:44On participait à cette émission.
55:46Benjamin Noeud, Lucas Busutil et Tess.
55:48La fête terre.
55:50La fête terre, plus exactement.
55:52La fête terre.
55:52Et c'est Gauthier Lebrette dans une seconde.
55:55Jusqu'à 23h.
55:56Nous serons là, évidemment, demain matin.
55:58Nous serons là, évidemment, demain soir également.
56:01Merci de votre confiance.
56:02Et bonne soirée à tous.
56:04Bonsoir.
56:04Bonsoir à tous pour la suite de cette édition spéciale.
56:06On serait donc évidemment...
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