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  • il y a 5 minutes
Une "dissuasion avancée", associant huit pays européens mais "sans aucun partage de la décision ultime" : Emmanuel Macron a proposé lundi une coopération nucléaire inédite pour la défense de l'Europe, avec l'Allemagne comme "partenaire clé", assortie d'une augmentation de l'arsenal français, tout en martelant que la France resterait souveraine dans l'emploi de la force.
Regardez L'invité d'Anne-Sophie Lapix du 02 mars 2026.

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Transcription
00:00de quoi s'agit-il ?
00:01Alors c'était effectivement un discours majeur
00:03qui était attendu par nos partenaires
00:06européens dans un contexte
00:07d'aggravation de la menace, de turbulence
00:09géopolitique. C'est un discours qui
00:11fera date, qui est au fond fidèle à la tradition
00:14stratégique française.
00:15La dissuasion nucléaire, elle doit être crédible
00:17face aux menaces, elle doit
00:19rester bien sûr autonome à la main
00:21du président de
00:23la République et
00:25elle doit protéger les intérêts vitaux
00:27de la France. Et il y a une tradition
00:29en France depuis le général de Gaulle qui a été
00:31réitéré par tous les présidents de la République
00:33ensuite, que les intérêts
00:35vitaux qui sont
00:37à l'appréciation du président de la République, ils ont bien sûr
00:39une dimension européenne. On ne peut pas
00:41ignorer ce qui se passe au-delà
00:43de nos frontières. C'est un peu nouveau, d'ailleurs
00:45c'est vrai qu'il a dit, quels sont nos intérêts vitaux
00:47ils n'ont pas été vraiment définis, pas le seul
00:49tracé de nos frontières nationales, a-t-il dit
00:51est-ce que ça signifie qu'on va
00:53abriter les autres pays européens sous
00:55notre parapluie nucléaire ? Qui pourrait
00:57bien sûr imaginer que
00:59la sécurité de la Pologne
01:01de l'Allemagne, de nos partenaires
01:04stratégiques en Europe
01:05n'auraient pas un impact sur les intérêts vitaux
01:07Oui mais alors, quelles sont les conséquences ?
01:09Il y a 8 pays, 8 pays pour la société 2
01:11Fondamentalement, nous avons
01:14mené un dialogue stratégique
01:15avec un certain nombre de pays pour définir
01:18ce qui pourrait être la dissuasion
01:19avancée, qui est le fait de pouvoir
01:21associer certains
01:23de ces pays à des
01:25des exercices, par exemple, à
01:28contribuer de façon conventionnelle à la
01:29dissuasion nucléaire française, à pouvoir avoir
01:32des déploiements de
01:33circonstances de nos forces stratégiques aériennes
01:36par exemple, chez nos pays
01:38partenaires. Au fond
01:40il faut le rappeler parce que ça a fait
01:41l'objet de beaucoup de caricatures
01:44de beaucoup d'attaques politiciennes
01:46on le sait, en amont de ce discours
01:48en particulier venant de l'extrême droite
01:50il ne s'agit en aucun cas
01:51de partager la décision
01:54de la dissuasion nucléaire
01:56celle-ci restera bien sûr
01:58toujours indépendante, souveraine
02:01autonome, française
02:02de bout en bout
02:03mais d'opérationnaliser
02:06de façon concrète
02:07le fait qu'il y a une dimension
02:08européenne dans les intérêts vitaux de la France
02:10Mais est-ce que très concrètement
02:11si un des pays que vous avez cités
02:13la Pologne, l'Allemagne, je ne sais pas
02:14quels sont les 6 autres pays
02:16vous pouvez peut-être nous le dire d'ailleurs
02:18est-ce que s'ils sont attaqués
02:20on considère que ce sont nos intérêts vitaux
02:22et on peut déclencher l'arme atomique
02:24sur une attaque d'un pays étranger
02:25Alors, les pays dont on parle là
02:27avec lesquels il y a eu ce dialogue
02:28et d'ailleurs je souligne que ces pays
02:30on voit les dirigeants qui s'expriment aujourd'hui
02:32qui saluent ce discours du président de la République
02:35il y a la Pologne, l'Allemagne, la Belgique, la Grèce
02:39le Danemark, la Suède et les Pays-Bas
02:42Bon, ça c'est des pays
02:44avec lesquels il y a eu ce dialogue pour l'instant
02:48Sur la question que vous posez
02:50vous savez que ça relève toujours
02:51de l'appréciation souveraine du chef de l'État
02:54et qu'il y a à ce sujet
02:56en France, depuis le général de Gaulle
02:58une forme d'ambiguïté stratégique
03:00sur ce qui relève des intérêts vitaux
03:02même si, une fois de plus
03:03la dimension européenne de ces intérêts vitaux
03:05a été rappelée depuis le général de Gaulle
03:07par les présidents de la République
03:08Quand on discute avec ces pays
03:09on doit bien leur donner une garantie
03:10on va travailler ensemble
03:11est-ce qu'on va vous protéger ?
03:12Mais ces pays sont nos alliés
03:13sont nos alliés dans le cadre de l'OTAN
03:15avec l'article 5 de l'OTAN
03:16ce sont des pays aussi partenaires
03:18et d'ailleurs on peut y rajouter aussi
03:20la Grande-Bretagne
03:20qui n'est pas membre de l'Union Européenne
03:22mais qui est un pays évidemment allié, partenaire
03:24avec qui nous avons resserré aussi
03:25les liens stratégiques l'an dernier
03:27à Northwood
03:29et ces pays
03:30et c'est, bien sûr
03:31et ces pays, bien sûr
03:34sont des alliés de la France
03:36Alors qu'est-ce qui change concrètement ?
03:38Ah mais ce qui change de façon très concrète
03:40alors d'abord
03:41c'est un durcissement de notre posture
03:43et un rehaussement de la crédibilité
03:45de notre posture
03:46avec l'augmentation du nombre d'ogives nucléaires
03:49on ne communique pas sur le nombre d'ogives
03:50mais face à...
03:51On savait combien on en avait avant
03:53mais face à la menace
03:55c'est une question aussi de crédibilité
03:57il y a eu cet investissement
03:58d'ailleurs de modernisation
03:59déjà depuis plusieurs années
04:00dans le cadre de la loi de programmation militaire
04:02c'est-à-dire l'augmentation
04:03du budget de défense de la France
04:04je le rappelle
04:05le budget de défense en général
04:07le budget de défense de la France
04:08aura doublé
04:09sur les deux mandats d'Emmanuel Macron
04:11et après dans le cadre de la dissuasion avancée
04:13ça peut se concrétiser de façon très concrète
04:18par des exercices conjoints
04:21par du signalement en commun
04:25parce qu'on peut positionner des lanceurs
04:27sur ces pays
04:28par des déploiements de circonstances
04:31en effet de forces stratégiques
04:33comme des avions sur le territoire
04:35dans la profondeur du continent européen
04:39c'est-à-dire pour participer aussi
04:41à la réassurance de ses partenaires
04:43voilà et encore une fois
04:44ça, ça fera l'objet d'un dialogue
04:46qui continuera d'être approfondi
04:47avec ses partenaires
04:48le président a dit aussi
04:49que c'est une arme stratégique
04:51l'arme nucléaire
04:52il n'y a pas de réponse graduée
04:54ça signifie qu'il n'y a pas
04:56de petites attaques nucléaires
04:57on ne peut pas s'en servir
04:58sur un champ de bataille
04:59quand on déclenche l'arme atomique
05:01c'est pour y aller extrêmement fort
05:03alors vous avez raison
05:03ça a toujours été d'ailleurs
05:04le cœur de la doctrine nucléaire française
05:06ce n'est pas une arme normale
05:08d'une certaine façon
05:09et d'ailleurs dans la relation
05:11que nous avons avec nos partenaires
05:12et dans le cadre de ce dialogue stratégique
05:16il faut voir aussi la façon
05:17dont les armements conventionnels
05:21aussi de nos partenaires
05:22peuvent contribuer
05:23à la dissuasion collective
05:25du continent européen
05:27par exemple quand on parle
05:28de défense anti-missiles
05:29quand on parle de capacité
05:30de signalement
05:32de détection avancée
05:34quand on parle de capacité
05:35de frappe en profondeur
05:36donc l'articulation aussi
05:38de façon très concrète
05:38des armements conventionnels
05:40de nos partenaires
05:42peuvent aussi contribuer
05:43à la dissuasion
05:43et donc à la sécurité de la France
05:44parce que fondamentalement
05:46ce qu'il faut dire
05:47dans cette situation
05:47c'est que c'est un instrument
05:49de puissance et de défense
05:51de l'intérêt national
05:52et de la sécurité de la France
05:53la France tient son rang
05:55de puissance majeure en Europe
05:58qui prend ses responsabilités
06:00dans ce moment
06:01de basculement géopolitique
06:03et d'égravation de la menace
06:04et le discours
06:05qui est un discours majeur
06:06du président de la République
06:06c'est un discours de puissance
06:08c'est un discours
06:08pour être respecté
06:09pour être craint
06:10il faut être fort
06:11pour dissuader la menace
06:12c'est précisément pour cela
06:14que nous renforçons
06:15notre posture
06:15puisque vous parlez
06:16de prendre ses responsabilités
06:17est-ce qu'on l'a fait
06:18avec l'Iran ?
06:19Déjà on a mis
06:20beaucoup de temps
06:21à réagir
06:21notamment réagir
06:22avec les autres Européens
06:23avec l'Allemagne
06:24et la Grande-Bretagne
06:26il a fallu attendre
06:27hier après-midi
06:28pourquoi ?
06:29Alors déjà
06:30il faut rappeler
06:31de façon très concrète
06:33qu'aujourd'hui
06:34on a une situation
06:35dans la région
06:36qui est au fond
06:38le fait
06:38d'un régime iranien
06:40qui s'est soustrait
06:42à ses responsabilités
06:43dans le cadre
06:44par exemple
06:45du dialogue
06:45sur le nucléaire
06:46qui a continué
06:47la fuite en avant
06:48sur le nucléaire
06:49alors que
06:50les Européens
06:50les Américains
06:51ont fait des propositions
06:52de négociation
06:52qui ce régime
06:54a soutenu
06:55les proxys
06:56terroristes
06:57du Hezbollah
06:57du Hamas
06:58qui déstabilise
06:59la région
07:00qui a développé aussi
07:01son programme
07:02de missiles balistiques
07:03et donc la France
07:03a eu toujours
07:04un discours
07:05extrêmement ferme
07:07qui est d'ailleurs
07:07aussi constante
07:08je n'ai pas compris
07:08est-ce qu'on a condamné
07:10l'attaque israélo-américaine ?
07:12vous avez vu
07:12le discours très clair
07:13du président de la République
07:14qui a dit
07:15qu'il y avait un risque
07:17d'escalade
07:17parce que quand on commence
07:18ce type d'opération
07:19on ne sait pas
07:19généralement
07:19quand elle se termine
07:21quand elle se termine
07:22et donc fondamentalement
07:23nous avons dit
07:24attention à l'escalade
07:26attention au risque
07:28d'embrasement régional
07:29nous nous tenons
07:30aussi à la disposition
07:31de nos partenaires
07:32dans la région
07:32nous avons des partenaires
07:33stratégiques
07:33pour assurer aussi
07:35de façon proportionnelle
07:36dans le cadre
07:37du droit international
07:37leur défense
07:38vous voyez toute l'ambiguïté
07:40c'est qu'on dit attention
07:41mais on ne condamne pas
07:42je pense aux états du Golfe
07:42mais il faut
07:43reconnaître aussi
07:45tout de même
07:47le régime iranien
07:49qui une fois de plus
07:50par son comportement
07:51déstabilisateur
07:52par ses activités
07:54de prolifération nucléaire
07:55par son soutien
07:55à ses proxys
07:56dans la région
07:58qui a une responsabilité
08:00écrasante aujourd'hui
08:01dans cette escalade
08:02d'ailleurs dans l'escalade
08:03aussi contre les voisins
08:03et il faut le rappeler
08:04puisqu'on a eu
08:06d'ailleurs
08:07beaucoup de commentaires
08:08hier après
08:09la disparition
08:10de l'ayatollah
08:11Khamenei
08:12il faut rappeler
08:12lui
08:13sa responsabilité
08:14dans les crimes
08:16de ce régime
08:17dans le soutien
08:18au terrorisme
08:18dans l'oppression
08:20de sa population
08:21les jeunes
08:21les femmes
08:22les minorités
08:23dans le soutien
08:24au proxy terroriste
08:25du Hamas
08:26et du Hezbollah
08:27dans la répression
08:27sanglante
08:28qui a fait des dizaines
08:29de milliers de morts
08:30il y a deux mois
08:32des jeunes
08:32qui courageusement
08:33venaient simplement
08:34demander de s'exprimer
08:35demander la liberté
08:37le peuple iranien
08:38a le droit de choisir
08:39librement son destin
08:41et donc la France
08:41ne peut que se satisfaire
08:42de la disparition
08:43de la littérature
08:43je le dis parce que
08:45certains que l'on a
08:46beaucoup entendu
08:47dans d'autres situations
08:47à l'extrême gauche
08:48comme la France insoumise
08:49on ne les a pas entendus
08:50quand il y a eu
08:51des dizaines de milliers
08:52de morts en Iran
08:52on ne les entend pas
08:53aujourd'hui pour condamner
08:54la brutalité de ce régime
08:56et la brutalité
08:56Merci beaucoup
08:57Benjamin Haddad
08:58ministre en charge de l'Europe
08:59d'être venu dans RTL Soir
09:01dans un instant
09:02on fait une pause
09:02dans cette actualité brutale
09:04avec notre équipe
09:05de chroniqueurs
09:06du 18-20
09:07on va retrouver
09:07la tentation du soir
09:09et l'info
09:09qu'on a failli manquer
09:10et puis une surprise
09:11une petite nouvelle
09:12rejoint notre bande
09:12Emma Guessel
09:13qui nous présentera
09:14le petit phénomène
09:15chaque jour
09:16à tout de suite
09:17Anne-Sophie Lapix
09:20RTL Soir
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