00:00de quoi s'agit-il ?
00:01Alors c'était effectivement un discours majeur
00:03qui était attendu par nos partenaires
00:06européens dans un contexte
00:07d'aggravation de la menace, de turbulence
00:09géopolitique. C'est un discours qui
00:11fera date, qui est au fond fidèle à la tradition
00:14stratégique française.
00:15La dissuasion nucléaire, elle doit être crédible
00:17face aux menaces, elle doit
00:19rester bien sûr autonome à la main
00:21du président de
00:23la République et
00:25elle doit protéger les intérêts vitaux
00:27de la France. Et il y a une tradition
00:29en France depuis le général de Gaulle qui a été
00:31réitéré par tous les présidents de la République
00:33ensuite, que les intérêts
00:35vitaux qui sont
00:37à l'appréciation du président de la République, ils ont bien sûr
00:39une dimension européenne. On ne peut pas
00:41ignorer ce qui se passe au-delà
00:43de nos frontières. C'est un peu nouveau, d'ailleurs
00:45c'est vrai qu'il a dit, quels sont nos intérêts vitaux
00:47ils n'ont pas été vraiment définis, pas le seul
00:49tracé de nos frontières nationales, a-t-il dit
00:51est-ce que ça signifie qu'on va
00:53abriter les autres pays européens sous
00:55notre parapluie nucléaire ? Qui pourrait
00:57bien sûr imaginer que
00:59la sécurité de la Pologne
01:01de l'Allemagne, de nos partenaires
01:04stratégiques en Europe
01:05n'auraient pas un impact sur les intérêts vitaux
01:07Oui mais alors, quelles sont les conséquences ?
01:09Il y a 8 pays, 8 pays pour la société 2
01:11Fondamentalement, nous avons
01:14mené un dialogue stratégique
01:15avec un certain nombre de pays pour définir
01:18ce qui pourrait être la dissuasion
01:19avancée, qui est le fait de pouvoir
01:21associer certains
01:23de ces pays à des
01:25des exercices, par exemple, à
01:28contribuer de façon conventionnelle à la
01:29dissuasion nucléaire française, à pouvoir avoir
01:32des déploiements de
01:33circonstances de nos forces stratégiques aériennes
01:36par exemple, chez nos pays
01:38partenaires. Au fond
01:40il faut le rappeler parce que ça a fait
01:41l'objet de beaucoup de caricatures
01:44de beaucoup d'attaques politiciennes
01:46on le sait, en amont de ce discours
01:48en particulier venant de l'extrême droite
01:50il ne s'agit en aucun cas
01:51de partager la décision
01:54de la dissuasion nucléaire
01:56celle-ci restera bien sûr
01:58toujours indépendante, souveraine
02:01autonome, française
02:02de bout en bout
02:03mais d'opérationnaliser
02:06de façon concrète
02:07le fait qu'il y a une dimension
02:08européenne dans les intérêts vitaux de la France
02:10Mais est-ce que très concrètement
02:11si un des pays que vous avez cités
02:13la Pologne, l'Allemagne, je ne sais pas
02:14quels sont les 6 autres pays
02:16vous pouvez peut-être nous le dire d'ailleurs
02:18est-ce que s'ils sont attaqués
02:20on considère que ce sont nos intérêts vitaux
02:22et on peut déclencher l'arme atomique
02:24sur une attaque d'un pays étranger
02:25Alors, les pays dont on parle là
02:27avec lesquels il y a eu ce dialogue
02:28et d'ailleurs je souligne que ces pays
02:30on voit les dirigeants qui s'expriment aujourd'hui
02:32qui saluent ce discours du président de la République
02:35il y a la Pologne, l'Allemagne, la Belgique, la Grèce
02:39le Danemark, la Suède et les Pays-Bas
02:42Bon, ça c'est des pays
02:44avec lesquels il y a eu ce dialogue pour l'instant
02:48Sur la question que vous posez
02:50vous savez que ça relève toujours
02:51de l'appréciation souveraine du chef de l'État
02:54et qu'il y a à ce sujet
02:56en France, depuis le général de Gaulle
02:58une forme d'ambiguïté stratégique
03:00sur ce qui relève des intérêts vitaux
03:02même si, une fois de plus
03:03la dimension européenne de ces intérêts vitaux
03:05a été rappelée depuis le général de Gaulle
03:07par les présidents de la République
03:08Quand on discute avec ces pays
03:09on doit bien leur donner une garantie
03:10on va travailler ensemble
03:11est-ce qu'on va vous protéger ?
03:12Mais ces pays sont nos alliés
03:13sont nos alliés dans le cadre de l'OTAN
03:15avec l'article 5 de l'OTAN
03:16ce sont des pays aussi partenaires
03:18et d'ailleurs on peut y rajouter aussi
03:20la Grande-Bretagne
03:20qui n'est pas membre de l'Union Européenne
03:22mais qui est un pays évidemment allié, partenaire
03:24avec qui nous avons resserré aussi
03:25les liens stratégiques l'an dernier
03:27à Northwood
03:29et ces pays
03:30et c'est, bien sûr
03:31et ces pays, bien sûr
03:34sont des alliés de la France
03:36Alors qu'est-ce qui change concrètement ?
03:38Ah mais ce qui change de façon très concrète
03:40alors d'abord
03:41c'est un durcissement de notre posture
03:43et un rehaussement de la crédibilité
03:45de notre posture
03:46avec l'augmentation du nombre d'ogives nucléaires
03:49on ne communique pas sur le nombre d'ogives
03:50mais face à...
03:51On savait combien on en avait avant
03:53mais face à la menace
03:55c'est une question aussi de crédibilité
03:57il y a eu cet investissement
03:58d'ailleurs de modernisation
03:59déjà depuis plusieurs années
04:00dans le cadre de la loi de programmation militaire
04:02c'est-à-dire l'augmentation
04:03du budget de défense de la France
04:04je le rappelle
04:05le budget de défense en général
04:07le budget de défense de la France
04:08aura doublé
04:09sur les deux mandats d'Emmanuel Macron
04:11et après dans le cadre de la dissuasion avancée
04:13ça peut se concrétiser de façon très concrète
04:18par des exercices conjoints
04:21par du signalement en commun
04:25parce qu'on peut positionner des lanceurs
04:27sur ces pays
04:28par des déploiements de circonstances
04:31en effet de forces stratégiques
04:33comme des avions sur le territoire
04:35dans la profondeur du continent européen
04:39c'est-à-dire pour participer aussi
04:41à la réassurance de ses partenaires
04:43voilà et encore une fois
04:44ça, ça fera l'objet d'un dialogue
04:46qui continuera d'être approfondi
04:47avec ses partenaires
04:48le président a dit aussi
04:49que c'est une arme stratégique
04:51l'arme nucléaire
04:52il n'y a pas de réponse graduée
04:54ça signifie qu'il n'y a pas
04:56de petites attaques nucléaires
04:57on ne peut pas s'en servir
04:58sur un champ de bataille
04:59quand on déclenche l'arme atomique
05:01c'est pour y aller extrêmement fort
05:03alors vous avez raison
05:03ça a toujours été d'ailleurs
05:04le cœur de la doctrine nucléaire française
05:06ce n'est pas une arme normale
05:08d'une certaine façon
05:09et d'ailleurs dans la relation
05:11que nous avons avec nos partenaires
05:12et dans le cadre de ce dialogue stratégique
05:16il faut voir aussi la façon
05:17dont les armements conventionnels
05:21aussi de nos partenaires
05:22peuvent contribuer
05:23à la dissuasion collective
05:25du continent européen
05:27par exemple quand on parle
05:28de défense anti-missiles
05:29quand on parle de capacité
05:30de signalement
05:32de détection avancée
05:34quand on parle de capacité
05:35de frappe en profondeur
05:36donc l'articulation aussi
05:38de façon très concrète
05:38des armements conventionnels
05:40de nos partenaires
05:42peuvent aussi contribuer
05:43à la dissuasion
05:43et donc à la sécurité de la France
05:44parce que fondamentalement
05:46ce qu'il faut dire
05:47dans cette situation
05:47c'est que c'est un instrument
05:49de puissance et de défense
05:51de l'intérêt national
05:52et de la sécurité de la France
05:53la France tient son rang
05:55de puissance majeure en Europe
05:58qui prend ses responsabilités
06:00dans ce moment
06:01de basculement géopolitique
06:03et d'égravation de la menace
06:04et le discours
06:05qui est un discours majeur
06:06du président de la République
06:06c'est un discours de puissance
06:08c'est un discours
06:08pour être respecté
06:09pour être craint
06:10il faut être fort
06:11pour dissuader la menace
06:12c'est précisément pour cela
06:14que nous renforçons
06:15notre posture
06:15puisque vous parlez
06:16de prendre ses responsabilités
06:17est-ce qu'on l'a fait
06:18avec l'Iran ?
06:19Déjà on a mis
06:20beaucoup de temps
06:21à réagir
06:21notamment réagir
06:22avec les autres Européens
06:23avec l'Allemagne
06:24et la Grande-Bretagne
06:26il a fallu attendre
06:27hier après-midi
06:28pourquoi ?
06:29Alors déjà
06:30il faut rappeler
06:31de façon très concrète
06:33qu'aujourd'hui
06:34on a une situation
06:35dans la région
06:36qui est au fond
06:38le fait
06:38d'un régime iranien
06:40qui s'est soustrait
06:42à ses responsabilités
06:43dans le cadre
06:44par exemple
06:45du dialogue
06:45sur le nucléaire
06:46qui a continué
06:47la fuite en avant
06:48sur le nucléaire
06:49alors que
06:50les Européens
06:50les Américains
06:51ont fait des propositions
06:52de négociation
06:52qui ce régime
06:54a soutenu
06:55les proxys
06:56terroristes
06:57du Hezbollah
06:57du Hamas
06:58qui déstabilise
06:59la région
07:00qui a développé aussi
07:01son programme
07:02de missiles balistiques
07:03et donc la France
07:03a eu toujours
07:04un discours
07:05extrêmement ferme
07:07qui est d'ailleurs
07:07aussi constante
07:08je n'ai pas compris
07:08est-ce qu'on a condamné
07:10l'attaque israélo-américaine ?
07:12vous avez vu
07:12le discours très clair
07:13du président de la République
07:14qui a dit
07:15qu'il y avait un risque
07:17d'escalade
07:17parce que quand on commence
07:18ce type d'opération
07:19on ne sait pas
07:19généralement
07:19quand elle se termine
07:21quand elle se termine
07:22et donc fondamentalement
07:23nous avons dit
07:24attention à l'escalade
07:26attention au risque
07:28d'embrasement régional
07:29nous nous tenons
07:30aussi à la disposition
07:31de nos partenaires
07:32dans la région
07:32nous avons des partenaires
07:33stratégiques
07:33pour assurer aussi
07:35de façon proportionnelle
07:36dans le cadre
07:37du droit international
07:37leur défense
07:38vous voyez toute l'ambiguïté
07:40c'est qu'on dit attention
07:41mais on ne condamne pas
07:42je pense aux états du Golfe
07:42mais il faut
07:43reconnaître aussi
07:45tout de même
07:47le régime iranien
07:49qui une fois de plus
07:50par son comportement
07:51déstabilisateur
07:52par ses activités
07:54de prolifération nucléaire
07:55par son soutien
07:55à ses proxys
07:56dans la région
07:58qui a une responsabilité
08:00écrasante aujourd'hui
08:01dans cette escalade
08:02d'ailleurs dans l'escalade
08:03aussi contre les voisins
08:03et il faut le rappeler
08:04puisqu'on a eu
08:06d'ailleurs
08:07beaucoup de commentaires
08:08hier après
08:09la disparition
08:10de l'ayatollah
08:11Khamenei
08:12il faut rappeler
08:12lui
08:13sa responsabilité
08:14dans les crimes
08:16de ce régime
08:17dans le soutien
08:18au terrorisme
08:18dans l'oppression
08:20de sa population
08:21les jeunes
08:21les femmes
08:22les minorités
08:23dans le soutien
08:24au proxy terroriste
08:25du Hamas
08:26et du Hezbollah
08:27dans la répression
08:27sanglante
08:28qui a fait des dizaines
08:29de milliers de morts
08:30il y a deux mois
08:32des jeunes
08:32qui courageusement
08:33venaient simplement
08:34demander de s'exprimer
08:35demander la liberté
08:37le peuple iranien
08:38a le droit de choisir
08:39librement son destin
08:41et donc la France
08:41ne peut que se satisfaire
08:42de la disparition
08:43de la littérature
08:43je le dis parce que
08:45certains que l'on a
08:46beaucoup entendu
08:47dans d'autres situations
08:47à l'extrême gauche
08:48comme la France insoumise
08:49on ne les a pas entendus
08:50quand il y a eu
08:51des dizaines de milliers
08:52de morts en Iran
08:52on ne les entend pas
08:53aujourd'hui pour condamner
08:54la brutalité de ce régime
08:56et la brutalité
08:56Merci beaucoup
08:57Benjamin Haddad
08:58ministre en charge de l'Europe
08:59d'être venu dans RTL Soir
09:01dans un instant
09:02on fait une pause
09:02dans cette actualité brutale
09:04avec notre équipe
09:05de chroniqueurs
09:06du 18-20
09:07on va retrouver
09:07la tentation du soir
09:09et l'info
09:09qu'on a failli manquer
09:10et puis une surprise
09:11une petite nouvelle
09:12rejoint notre bande
09:12Emma Guessel
09:13qui nous présentera
09:14le petit phénomène
09:15chaque jour
09:16à tout de suite
09:17Anne-Sophie Lapix
09:20RTL Soir
Commentaires