00:00 Mais l'arme nucléaire continuera d'appartenir à la France.
00:03 D'ailleurs, les Etats-Unis,
00:04 quand on dit qu'on bénéficie du parapluie américain,
00:07 c'est exactement la même logique.
00:09 Personne ne remet en cause la souveraineté américaine.
00:12 C'est toujours le président de la République
00:14 qui, si besoin, appuiera sur le bouton.
00:17 On ne va pas appuyer à 27
00:18 ou on ne va pas laisser nos collègues grecs
00:21 appuyer sur le bouton nucléaire.
00:23 -Quelle est l'idée ? -L'idée, c'est de redire,
00:25 un, les intérêts vitaux de la France
00:29 dépassent les frontières nationales.
00:31 Deux, il faut se poser la question
00:33 et engager un débat sur la manière dont nos partenaires européens
00:37 peuvent bénéficier de la dissuasion nucléaire.
00:39 Mais la décision, le financement resteront français.
00:42 C'est un élément de souveraineté.
00:44 Je suis assez consternée par la polémique autour de ça.
00:47 Chaque année, Marine Le Pen s'est documentée,
00:50 depuis 2019, chaque année,
00:52 elle aborde le sujet, elle met le sujet sur la table.
00:55 Soit elle n'y comprend rien,
00:57 c'est problématique pour quelqu'un qui prétend aux hautes fonctions,
01:01 soit elle ment pour essayer de susciter des inquiétudes
01:04 du côté des Français.
01:05 Cette question-là, elle est extrêmement sérieuse
01:08 et je déplore les polémiques.
01:10 -Il y a une troisième option.
01:11 Soit elle n'y comprend rien, soit elle ment.
01:14 Il y a une proposition qui revient dans ces derniers temps,
01:17 le rapport Verhofstadt,
01:18 l'idée d'une relative fédéralisation de l'Europe,
01:21 l'idée d'en finir avec l'unanimité,
01:23 l'idée d'en finir avec le droit de veto des États,
01:26 des exécutifs européens sur les questions de politique étrangère,
01:29 et la voie de la France ne serait qu'une voie parmi d'autres.
01:32 Ca traîne dans le débat public.
01:34 -Avec une présidence de Mario Draghi.
01:36 -C'est différent de la question de la dissuasion nucléaire,
01:40 qui reste un élément, évidemment, de la souveraineté française.
01:43 Les propos du président de la République
01:46 sont différents de la question que vous évoquez.
01:48 S'agissant de l'intégration européenne,
01:51 on a besoin d'avancer et de remettre en cause
01:53 la règle de l'unanimité,
01:55 des retards inutiles qui donnent des opportunités
01:58 à des gouvernants qui n'ont pas la volonté d'avancer ensemble
02:01 de poser des droits de veto et de faire du chantage.
02:04 Victor Orban est le maître chanteur par essence et absolu.
02:07 Je veux que l'Union européenne fonctionne de manière efficace.
02:11 La remise en cause du vote à l'unanimité
02:13 qui donne autant de capacités de blocage aux uns et aux autres,
02:16 doit être nécessaire pour être plus efficace en européen.
02:20 -Il faut aller, selon vous,
02:21 pour faire plus de fédéralisme, plus d'intégration européenne.
02:25 -Je veux une Europe qui est utile pour les Français.
02:28 Et ça veut dire une Europe plus intégrée.
02:30 -Ca veut dire une Europe fédérale ?
02:32 -En France, quand on parle de libéralisme et de fédéralisme,
02:35 c'est des gros mots.
02:37 Mais on peut mettre à peu près tout.
02:39 Il y a mille formes de fédéralisme
02:41 et mille formes de libéralisme et de fédéralisme.
02:44 Moi, ce que je vous dis,
02:45 c'est que je veux que l'Europe soit plus efficace
02:48 au service des Français.
02:50 Et si ça veut dire une Europe plus efficace
02:52 et plus intégrée,
02:53 avec davantage de compétences,
02:55 décidée à la majorité qualifiée,
02:57 je le suis favorable,
02:58 car c'est comme ça qu'on aura une structure européenne
03:02 plus efficace pour les Français.
03:04 -Mais vous voyez...
03:05 [Musique]
03:07 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
Commentaires