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  • il y a 4 heures
Christine Kelly revient, de 11h30 à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:05Musique
00:07Bonjour André, vous êtes le fondateur du groupe Ramos
00:10et vous venez nous parler de votre nouveau projet au royaume du Maroc, Casa Dora.
00:15On rend accessible la résidence secondaire à tout le monde.
00:18Nous créons un décor de vacances idéal.
00:21Beaucoup d'activités de loisirs et beaucoup de services sans limite.
00:24Je suis né dans ce pays merveilleux.
00:26C'est un pays d'histoire, merveilleuse culture.
00:28Plus d'infos sur casa-dora.fr
00:31Casa Dora, vous allez adorer.
00:4312h33 sur Europe 1, craignez-vous l'escalade.
00:47Et puis le rôle de la France, on se posera toutes les questions dans cette dernière partie jusqu'à 13h
00:52sur Europe 1
00:53avec notamment Guillaume Lagan, enseignant à Sciences Po Paris,
00:59mais aussi Farid Vaid qui est cherché en relations internationales et qui est avec nous dans le studio.
01:05Thomas Bonnet.
01:06Et bien sûr, c'est Bidé Farsi qui va nous quitter.
01:09Peut-être un dernier mot.
01:10Vous êtes réalisatrice iranienne.
01:11Vous avez dit depuis le début de cette émission à quel point, oui, vous êtes pour la chute du régime
01:17des Mullah,
01:18mais non au bombardement, oui, à la discussion diplomatique, mais non à toute cette tension et cet embrasement.
01:26Voilà.
01:26Vous avez le mot avant de nous quitter, c'est Bidé Farsi.
01:29Un petit rappel de mon enfance que j'ai passé dans un quartier multiconfessionnel à Téhéran,
01:34Yusuf Oboad, avec des camarades de classe de confession juive, chrétienne,
01:40donc chrétienne, assyrienne, arménienne, puis des musulmans.
01:46Vous voyez, le peuple iranien peut débarer des orastriens.
01:50Le peuple iranien sait vivre cette complexité.
01:54Il faut lui laisser, il faut lui en laisser la possibilité.
01:58Le chemin le plus direct et le plus court n'est pas forcément le meilleur.
02:04Donc je redirais que je pense qu'il faut trouver une autre voie que l'escalade.
02:09Il faut désescalader.
02:10Je salue l'appel de Jean-Noël Barraud.
02:12J'espère qu'il y aura une cessation des bombardements
02:17et qu'on trouverait une autre manière d'isoler le régime
02:20et de le faire chuter avec la voix du peuple.
02:24Je rappelle aussi qu'il y a beaucoup plus de victimes qu'on le dit,
02:27ne serait-ce que dans la frappe sur l'école Aminob,
02:30il y a 165 écolières qui sont mortes.
02:33Donc je veux dire, ça va très très vite en fait, les victimes, les dommages collatéraux.
02:37Il faut vraiment éviter ça.
02:39Et j'espère qu'on y arrivera.
02:41Merci infiniment, Sylvie Farsi, d'être venue en direct dans le studio d'Europe 1.
02:46Merci pour votre regard.
02:48On va se demander effectivement, est-ce que la France doit s'impliquer ?
02:52Nous avons aussi Rina Bassit qui est journaliste israélienne.
02:56D'abord, je voulais vous faire écouter Emmanuel Macron
02:58qui a organisé deux conseils de défense ce week-end à l'Elysée
03:01et s'est exprimé hier soir avant le conseil.
03:04Écoutez-le.
03:05Nous avons dès les premières heures pris nos responsabilités,
03:08en effet pour protéger nos ressortissants, nos intérêts,
03:11être aux côtés des pays de la région et nous continuerons de le faire.
03:13Et je souhaite que ce conseil nous permette d'examiner l'option,
03:16regarder aussi la cinétique des opérations et des frappes,
03:20l'évolution en Iran, l'évolution dans la région.
03:23Et enfin, nous ferons le point sur la situation nationale,
03:26les risques tels que nous les évaluons
03:28et évidemment les conséquences économiques de ce conflit.
03:33Les conséquences économiques de ce conflit,
03:35je vous fais écouter Jean-Noël Barraud,
03:37ministre de l'Europe et des Affaires étrangères,
03:40qui a tenu une conférence de presse ce matin,
03:41après une réunion qui a eu lieu tôt ce matin.
03:44Nous avons aux Émirats arabes unis un hangar de notre base mitoyenne,
03:47de la base émirienne qui a été...
03:48La France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité.
03:53Elle se tient prête, conformément aux accords qu'il allie à ses partenaires
03:58et au principe de légitime défense collective
04:01prévue par le droit international à participer à leur défense.
04:06La France doit-elle t'impliquer ?
04:08D'abord Thomas Bonnet.
04:09Ce qui est frappant, je trouve, c'est l'évolution du discours d'Emmanuel Macron
04:12entre le samedi, premier conseil de défense,
04:14il dit que la France n'a ni été prévenue, ni impliquée,
04:17et puis le lendemain, autre conseil de défense,
04:19la tonalité est totalement différente.
04:20Alors ce qu'il faut dire, c'est qu'entre-temps, la donne a changé,
04:22une base navale aux Émirats arabes unis a été touchée,
04:25sans dégâts humains, mais quand même, ça montrait que
04:27la France était impliquée, de fait.
04:29Je trouve que la réaction d'Emmanuel Macron d'hier
04:31est quand même plus à la hauteur de ce qu'on attend
04:33de nos dirigeants français.
04:36Après, en effet, on sent qu'ils sont embarrassés
04:37dans les propos de Jean-Noël Barraud ce matin.
04:39Il y avait un certain embarras, parce qu'on ne sait pas très bien
04:42de quel côté penche la France, ce n'est pas très clair,
04:44et je pense justement qu'il y aurait la nécessité
04:46de clarifier la position de la France,
04:48est-ce qu'on soutient ou non cette offensive
04:51américaine et israélienne,
04:52ou est-ce qu'au contraire, on la condamne ?
04:54Mais là, pour l'instant, je n'ai pas de réponse à cette question
04:56qui est fondamentale, parce qu'elle dit ce qu'est la France.
04:58Elle dit avec qui la France, demain,
05:00a envie de partager justement
05:02des offensives diplomatiques ou même opérationnelles.
05:05Thomas Bonnet, en direct sur Europe 1.
05:07Guillaume Lagan, vous êtes enseignant
05:08à Sciences Po à Paris.
05:10Selon vous, la France doit-elle s'impliquer ?
05:12Votre livre « Géopolitique de l'Europe » aux éditions PUF ?
05:16Alors justement, dans mon livre,
05:17j'évoque, si vous voulez, la position des Européens
05:19sur le Moyen-Orient, et je rappelle qu'elle a énormément
05:21varié dans l'histoire. Je rappelle par exemple
05:23que la France, elle était une partie prenante,
05:25si vous voulez, de la géopolitique de la région,
05:27puisque la Syrie et le Liban, après la Première Guerre mondiale,
05:29ça a été des mandats français, c'est nous qui avons
05:31dessiné la géographie administrative,
05:34l'État, les institutions
05:35de ces pays.
05:37Et je dirais que jusque dans les années 50, on a gardé
05:39une politique très proactive. Par exemple, quand
05:41M. Nasser, qui était le leader
05:43de l'Égypte, vous savez, il a nationalisé le canal de Suez,
05:45la France, l'Angleterre et à l'époque Israël
05:47ont agi contre l'Égypte
05:49et ont voulu procéder à un changement de régime,
05:51ont voulu renverser le président Nasser
05:53et puis finalement, la pression des Russes
05:55et des Américains nous a chassés de la région.
05:57Depuis, on est quand même beaucoup plus prudents,
05:58mais on est quand même loin d'être absent du paysage.
06:01Par exemple, en Irak, on a combattu
06:03l'État islamique aux côtés de l'État irakien,
06:05en Syrie, on a également appuyé les Kurdes.
06:07Nous sommes présents dans la Finule, au sud du Liban,
06:09nous avons une base militaire aux Émirats arabes unis.
06:11Donc la France est une puissance qui pèse dans la région,
06:13mais c'est vrai qu'au regard du droit international,
06:15elle est quand même plus prudente que ne le sont
06:17les États-Unis et Israël. Je pense que
06:19la position qu'elle va prendre, à mon avis, va ressembler
06:21à celle de la guerre des 12 jours l'année dernière. Rappelez-vous,
06:23la France avait participé
06:25aux opérations militaires de manière défensive,
06:27c'est-à-dire en réduisant le nombre
06:29de missiles ou de projectiles
06:31qui allaient vers Israël, mais elle ne s'était
06:32évidemment pas impliquée dans les attaques offensives.
06:35Et cette position de la France,
06:36c'est intéressant aussi de le relever, elle est assez
06:39proche de ce que les autres Européens apparemment veulent faire
06:41aujourd'hui. Les Anglais ont pris une position un peu
06:43similaire, les Allemands également.
06:45Maintenant, dernier rebondissement,
06:47la Chypre, on a parlé de ce
06:49missile qui est allé sur Chypre. Ça c'est intéressant
06:51parce que si le conflit s'élargit, et si
06:53Chypre est impliquée, et Chypre c'est l'Union Européenne,
06:55ça pourrait faire évoluer effectivement la position
06:57des Européens. Effectivement, et on pensait
06:59effectivement que ce serait peut-être l'entrée de l'Ukraine
07:01au sein de l'Union Européenne, mais là ça serait peut-être
07:03effectivement Chypre qui
07:05pourrait être le point
07:07d'accélération
07:08et de l'entrée de l'Union Européenne.
07:11Farid Ravid, votre
07:13regard, peut-être Vahid, votre regard
07:15chercheur en relations internationales. Ensuite,
07:17je vous donne la parole, Rina
07:19Bassit.
07:21Alors ce qui est sûr, et ça peut être
07:23et ça laisse sans doute, c'est frustrant,
07:25c'est que nous Européens, nous sommes des
07:27observateurs, nous ne sommes plus des acteurs de ce qui
07:29se passe dans la région. Alors les
07:30Américains sont acteurs. Alors c'est bien ou c'est pas bien ?
07:32Justement le fait d'être observateur et pas
07:35acteur de ce qui se passe ? Alors ça dépend
07:36de notre philosophie. Les Norvégiens,
07:38les Autrichiens, ils assument complètement de ne pas avoir
07:40des ambitions planétaires et ils s'occupent
07:42de leur économie et de leur bien-être.
07:44Alors ce qui est un peu paradoxal, c'est que nous
07:46Français, nous avons quand même des grandes ambitions
07:49internationales, nous avons, nous nous
07:50sommes tant quand même investis de cette mission
07:53de, voilà, de peser sur les affaires du monde
07:54et nous ne donnant pas les moyens de le faire.
07:57Aujourd'hui, les Américains, ils sont acteurs
07:58en Iran par leurs moyens militaires,
08:01par les sanctions économiques,
08:02par les moyens technologiques, comme
08:04Starlink. Les Israéliens,
08:06je ne vous en parle pas, par la domination des
08:08renseignements israéliens, par leur puissance
08:10militaire, mais nous, Français
08:12ou les Britanniques ou les Allemands,
08:14franchement, je vais être tout à fait honnête avec vous.
08:16Quand vous parlez à des Iraniens, je pense que c'est la même chose.
08:18Quand on parle à des Israéliens, personne ne vous parle
08:20aujourd'hui des Européens. Alors on parle
08:22des Américains, on parle des acteurs régionaux,
08:24mais personne n'attend une soi-disant réaction.
08:28Alors oui, l'Europe a une influence culturelle très importante,
08:31l'Europe a un poids, on va dire,
08:33d'une autre nature, un soft power
08:34important dans la région,
08:36mais je ne pense pas que là, dans l'immédiat,
08:38nous sommes quand même dans une guerre,
08:39avec des avions de chasse
08:41sur le ciel iranien,
08:43et je ne pense pas que dans cette configuration-là,
08:46la France soit capable de changer
08:47les équilibres dans la région.
08:51Farid Vaid,
08:51cherche en relation internationale sur Europe 1.
08:54Quel est votre regard,
08:55Rina Bassiste ?
08:56Vous êtes journaliste israélienne,
08:58correspondante pour la radio publique israélienne Cannes.
09:00Oui, je pense qu'il y a une certaine hypocrisie
09:04dans la position française,
09:06parce que c'est exactement ce que Farid a dit.
09:08Les ambitions sont énormes,
09:10et la France se cache d'une certaine façon
09:12derrière cette façade,
09:14qu'il faut absolument avoir
09:15une résolution du Conseil de sécurité
09:18pour que Paris soutienne ce genre d'action.
09:22Or, M. Barraud,
09:23le ministre des Affaires étrangères,
09:25il a admis,
09:26dans son allocation aujourd'hui,
09:29que c'est impossible, en fait,
09:31d'arriver dans la configuration actuelle
09:34avec la Russie et avec la Chine.
09:37Jamais il n'y aura
09:38une telle résolution.
09:41Ce qui explique, en fait,
09:43cette opération conjointe
09:45américano-israélienne
09:46sans demander
09:48en aval l'approbation de l'ONU.
09:51Donc, il y a
09:52les ambitions,
09:53d'un côté,
09:54de l'autre côté,
09:55il y a les intérêts français.
09:57Il est clair que la France
09:59essaie de garder ses bonnes relations
10:01avec tous ces pays
10:04très riches du Golfe.
10:06C'est ça, en fait,
10:07qui intéresse Paris le plus.
10:10Je ne crois pas
10:11qu'on va voir la même chose
10:12qu'on a vu
10:12dans la guerre de juin
10:14où il y avait quand même
10:16la France a aidé
10:18d'une certaine façon Israël.
10:19Là, je pense,
10:20ce côté-là est complètement exclu.
10:22Et que la France
10:23reste en retrait par rapport à Israël.
10:24Voilà, je ne vois pas du tout.
10:26C'est là,
10:27il y a des relations
10:29extrêmement compliquées
10:30entre M. Macron
10:31et M. Netanyahou,
10:33des relations aussi
10:33très compliquées
10:34entre M. Macron
10:36et le président américain.
10:38Il n'y a aucune volonté
10:40de Paris, justement,
10:42d'être aperçu
10:43comme si la France
10:46s'arrange
10:46côté israélien.
10:47On marque une pause,
10:48on revient
10:49avec Rina Bassiste
10:51que vous avez entendue,
10:52journaliste israélienne,
10:53correspondante
10:54pour la radio publique israélienne,
10:55avec Guillaume Lagan,
10:57enseignant à Sciences Po Paris,
10:59et Farid Vaid,
11:00chercheur en relations internationales,
11:02et bien sûr,
11:02Thomas Bonnet.
11:03pour ce dernier quart d'heure,
11:05nous nous demanderons
11:05effectivement
11:06quel est le rôle
11:06de la France.
11:07Est-ce que la France
11:08a un rôle un peu trop timide ?
11:10Est-ce qu'elle veut
11:11trop préserver
11:12ses relations ?
11:13Quel rôle
11:13la France peut-elle
11:14encore jouer
11:15dans la région ?
11:16On marque une pause,
11:17on revient sur Europe 1.
11:1711h30-13h,
11:18vous écoutez Christine
11:19Pélie et vous sur Europe 1
11:20et vous réagissez aussi,
11:21bien sûr,
11:21chers auditeurs,
11:2201-80-20-39-21.
11:24Il est 12h44,
11:25à tout de suite sur Europe 1.
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