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  • il y a 2 heures
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Dernier passage d'Emmanuel Macron, c'est l'augmentation du nombre de têtes nucléaires, et ça c'est une annonce.
00:05J'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal.
00:13Pour couper court à toute spéculation, nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire,
00:23contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé.
00:27Pour être libre donc, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant.
00:35Cette augmentation de notre arsenal en témoigne.
00:39Mais pour être puissant, et c'est le deuxième temps de mon propos aujourd'hui, il faut être plus uni.
00:48Qu'est-ce qu'il veut dire plus uni en Europe ?
00:50Oui, c'est toujours le sous-entendu fédéraliste derrière.
00:54Mais en soi, ce n'est pas faux, d'imaginer que...
00:57Ce n'est pas faux, mais...
00:59En tout cas, c'est une possibilité qu'on peut entendre,
01:03que, André Vanini nous dit ça régulièrement autour de la table lorsqu'il est avec nous,
01:07qu'une défense européenne s'organise et mutualise, c'est quelque chose qu'on peut entendre.
01:13On a essayé d'en parler d'ailleurs pendant des années, mais on nous disait que c'était l'OTAN
01:16qui faisait le travail,
01:17donc il n'y avait pas besoin de défense européenne.
01:19Et aujourd'hui que l'OTAN est en train, est devenue moribond par défaut du leadership américain,
01:25ou en tout cas par effacement du leadership américain,
01:28qu'il y a d'autres préoccupations et d'autres orientations,
01:30on commence à se dire finalement entre Européens,
01:32et c'est un peu ce que nous encourage Donald Trump en disant,
01:35débrouillez-vous et faites votre défense vous-même.
01:37En fait, pas faites votre défense vous-même,
01:39mais il dit, augmentez vos budgets de défense,
01:41et c'est à vous de vous défendre,
01:44ce qui est quand même assez paradoxal quand on y réfléchit.
01:47Mais là, oui, chez Emmanuel Macron, il y a une volonté, à mon sens,
01:51d'utiliser la guerre en Ukraine,
01:52on le voit bien avec des formules comme la coalition des volontaires,
01:55des choses comme ça,
01:56pour montrer qu'on est plusieurs et qu'on fait tout ensemble.
02:01Le vrai problème aujourd'hui, c'est la pertinence de la France dans tout ça,
02:05la pertinence de la nation française,
02:08ce qu'elle a à dire, ce qu'elle a à donner,
02:09sa projection dans le futur.
02:11Là, moi, ça me semble, on va dire, hypothéquer un futur,
02:15on va dire, avec...
02:16Qu'on fasse l'Europe des nations,
02:18moi, c'est mon souhait le plus cher,
02:20mais qu'on s'aventure dans l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui,
02:24autour de cette espèce de superstructure
02:26qui déplait à tous,
02:29je pense que c'est pas vers là qu'il faut s'orienter.
02:32Georges Fenech va réagir dans une seconde,
02:34mais il est à 16h26.
02:36Je n'arrive pas à imaginer une armée unique,
02:40avec le même uniforme,
02:42qu'on soit serbe, qu'on soit italien.
02:45Alors, vous avez vu, pour la coalition des volontaires,
02:46il y en a beaucoup qui ont dit non.
02:48Donc, il ne faut quand même pas rêver.
02:50La défense, c'est national.
02:54Marquons une pause et nous allons dire cela.
02:55J'avais une anecdote,
02:56c'est le général Pierre de Villiers qui m'avait dit
02:59« On peut convaincre toujours un homme d'aller mourir pour la France,
03:02en revanche, c'est beaucoup plus difficile de lui dire
03:04qu'il va mourir pour Bruxelles. »
03:05Mais bien sûr.
03:06Et dit comme ça, voilà.
03:08C'est évident.
03:09Je ne suis pas sûr aujourd'hui
03:10que vous auriez même des jeunes Français
03:11qui veulent mourir pour la France.
03:13Pour la France.
03:13Il y en a encore.
03:15Ce temps-là me paraît bien passé.
03:17Il est 16h26, on marque une pause.
03:19C'est vrai que le sujet est particulièrement aride
03:22et nous sommes autour de la table
03:26plein de sérieux et de gravité.
03:28Mais c'est l'actualité qui commande.
03:29A tout de suite.
03:30Pascal Proulx et vous,
03:31c'est votre rendez-vous entre 16h et 18h sur Europe 1.
03:34Dans un instant, nous ferons un point
03:35sur les informations avec Emilie Dazor.
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