00:00Dernier passage d'Emmanuel Macron, c'est l'augmentation du nombre de têtes nucléaires, et ça c'est une annonce.
00:05J'ai ordonné d'augmenter le nombre de têtes nucléaires de notre arsenal.
00:13Pour couper court à toute spéculation, nous ne communiquerons plus sur les chiffres de notre arsenal nucléaire,
00:23contrairement à ce qui avait pu être le cas par le passé.
00:27Pour être libre donc, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant.
00:35Cette augmentation de notre arsenal en témoigne.
00:39Mais pour être puissant, et c'est le deuxième temps de mon propos aujourd'hui, il faut être plus uni.
00:48Qu'est-ce qu'il veut dire plus uni en Europe ?
00:50Oui, c'est toujours le sous-entendu fédéraliste derrière.
00:54Mais en soi, ce n'est pas faux, d'imaginer que...
00:57Ce n'est pas faux, mais...
00:59En tout cas, c'est une possibilité qu'on peut entendre,
01:03que, André Vanini nous dit ça régulièrement autour de la table lorsqu'il est avec nous,
01:07qu'une défense européenne s'organise et mutualise, c'est quelque chose qu'on peut entendre.
01:13On a essayé d'en parler d'ailleurs pendant des années, mais on nous disait que c'était l'OTAN
01:16qui faisait le travail,
01:17donc il n'y avait pas besoin de défense européenne.
01:19Et aujourd'hui que l'OTAN est en train, est devenue moribond par défaut du leadership américain,
01:25ou en tout cas par effacement du leadership américain,
01:28qu'il y a d'autres préoccupations et d'autres orientations,
01:30on commence à se dire finalement entre Européens,
01:32et c'est un peu ce que nous encourage Donald Trump en disant,
01:35débrouillez-vous et faites votre défense vous-même.
01:37En fait, pas faites votre défense vous-même,
01:39mais il dit, augmentez vos budgets de défense,
01:41et c'est à vous de vous défendre,
01:44ce qui est quand même assez paradoxal quand on y réfléchit.
01:47Mais là, oui, chez Emmanuel Macron, il y a une volonté, à mon sens,
01:51d'utiliser la guerre en Ukraine,
01:52on le voit bien avec des formules comme la coalition des volontaires,
01:55des choses comme ça,
01:56pour montrer qu'on est plusieurs et qu'on fait tout ensemble.
02:01Le vrai problème aujourd'hui, c'est la pertinence de la France dans tout ça,
02:05la pertinence de la nation française,
02:08ce qu'elle a à dire, ce qu'elle a à donner,
02:09sa projection dans le futur.
02:11Là, moi, ça me semble, on va dire, hypothéquer un futur,
02:15on va dire, avec...
02:16Qu'on fasse l'Europe des nations,
02:18moi, c'est mon souhait le plus cher,
02:20mais qu'on s'aventure dans l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui,
02:24autour de cette espèce de superstructure
02:26qui déplait à tous,
02:29je pense que c'est pas vers là qu'il faut s'orienter.
02:32Georges Fenech va réagir dans une seconde,
02:34mais il est à 16h26.
02:36Je n'arrive pas à imaginer une armée unique,
02:40avec le même uniforme,
02:42qu'on soit serbe, qu'on soit italien.
02:45Alors, vous avez vu, pour la coalition des volontaires,
02:46il y en a beaucoup qui ont dit non.
02:48Donc, il ne faut quand même pas rêver.
02:50La défense, c'est national.
02:54Marquons une pause et nous allons dire cela.
02:55J'avais une anecdote,
02:56c'est le général Pierre de Villiers qui m'avait dit
02:59« On peut convaincre toujours un homme d'aller mourir pour la France,
03:02en revanche, c'est beaucoup plus difficile de lui dire
03:04qu'il va mourir pour Bruxelles. »
03:05Mais bien sûr.
03:06Et dit comme ça, voilà.
03:08C'est évident.
03:09Je ne suis pas sûr aujourd'hui
03:10que vous auriez même des jeunes Français
03:11qui veulent mourir pour la France.
03:13Pour la France.
03:13Il y en a encore.
03:15Ce temps-là me paraît bien passé.
03:17Il est 16h26, on marque une pause.
03:19C'est vrai que le sujet est particulièrement aride
03:22et nous sommes autour de la table
03:26plein de sérieux et de gravité.
03:28Mais c'est l'actualité qui commande.
03:29A tout de suite.
03:30Pascal Proulx et vous,
03:31c'est votre rendez-vous entre 16h et 18h sur Europe 1.
03:34Dans un instant, nous ferons un point
03:35sur les informations avec Emilie Dazor.
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