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Qui sera couronné ce jeudi 26 février 2026 lors de la 51e cérémonie des César ? Les pronostics de Laurent Delmas, journaliste et critique à France Inter, et d'Ariane Allard, critique de cinéma à la revue Positif. Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-debat/le-debat-de-la-grand-matinale-du-jeudi-26-fevrier-2026-4165435

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00:03Qui mérite le César du meilleur film ? Pour le parisien aujourd'hui en France qui a fait son
00:08palmarès ce matin, c'est l'attachement de Karine Tardieu. Pour le Figaro qui invente
00:12ses propres catégories, il s'agirait plutôt de décerner le César du meilleur film sans
00:17Bastien Bouillon ni Laurent Laffitte ou celui de la meilleure comédie non snobée par l'Académie.
00:23A la une de Télérama, on se demande même où les nouvelles têtes seront dans le cinéma français.
00:27Les Césars sont toujours une photographie du 7e arrêt de la société. Qu'est-ce qui s'en
00:32dégage cette année pour la 51e cérémonie des Césars ? Avec Camille Cotin présidente,
00:37Benjamin Laverne directeur de cérémonie et Jim Carrey en invité d'honneur.
00:47Et à qui remettons-nous le splendide ? César du meilleur film ce matin, qui le mérite ? Absolument.
00:54France Inter, la grande matinale, Mathilde Serrel.
00:59On va en décider et en débattre avec Laurent Delmas, journaliste et critique à France Inter.
01:05Bonjour. Bonjour Mathilde. Et Ariane, à l'art critique de cinéma à la revue Positif.
01:10Bonjour. On vous écoute aussi régulièrement dans le masque et la plume.
01:12Alors, une question pour démarrer. Que représentent les Césars quand même ?
01:17Parce qu'il y a un côté policier, il y a un côté peut-être que ça n'intéresse pas
01:20spécialement tout le monde,
01:21dans le paysage audiovisuel français. Qui va regarder ce soir ?
01:25Il récompense toujours une certaine photographie assez restreinte de ce qui sort chaque année.
01:30ou est-ce que ça se démocratise un peu, Laurent Delmas ?
01:34En tous les cas, c'est un spectacle. La meilleure preuve, c'est que pour la première fois de son
01:38histoire,
01:39le jour de la soirée a été décalé au jeudi et non pas au vendredi pour ne pas faire concurrence
01:48avec un autre spectacle qui draine les foules, qui sont les enfoirés.
01:52De ce point de vue-là, le côté spectaculaire est acté par tout le monde, le côté télévisuel.
01:57C'est d'abord, effectivement, un spectacle pour dépasser précisément, je pense, le côté un petit peu
02:03la famille qui regarde la famille, quoi. C'est-à-dire qu'on est quand même dans une petite bulle.
02:07Il faut juste rappeler à nos auditeurs qu'il y a 4 951 votants. C'est tout. Il y a
02:134 951 personnes.
02:16Et je ne dis pas juste, ce ne sont pas des votants, c'est des inscrits.
02:20Combien de votants il y a là-dedans ? Il y a une certaine opacité. On ne sait pas trop.
02:24Bon, il y en a un peu plus d'un ou deux, rassurons-nous.
02:28Mais chaque année, on ne peut pas le remettre en question, finalement. On fait avec.
02:31On fait avec. Mais tout ça ne fait pas bien lourd par rapport aux millions de spectateurs
02:36que drainent certains films. Mais il faut juste relativiser en introduction.
02:41Et puis après dire que c'est toujours plaisant. De toute façon, la compétition, elle est là.
02:46Elle est là toutes les semaines au box-office.
02:49Ça fait partie du cinéma. Ça fait partie du jeu qui, comme chacun le sait, est aussi une industrie.
02:53Donc c'est une façon d'envisager les choses. Il ne faut juste pas oublier l'artistique dans ces cas
02:58-là.
02:58Oui. Et puis le César du meilleur film snobé par l'Académie dans les trophées qui sont décernés par le
03:05Figaro ce matin.
03:06C'est une manière de dire que ça ne s'est pas encore assez ouvert, en tout cas dans la
03:09sélection,
03:10par rapport aux entrées en salle.
03:12Oui, la petite réserve, c'est que je pense que le Figaro vise, par exemple, un ours dans le Jura
03:17de Franck Dubosc.
03:19Eh bien, il est nommé. Il est nommé parmi les cinq retenus au second tour pour le prix du meilleur
03:24scénario.
03:25Donc, comme quoi, les idées reçues, tout ça, le fait que l'Académie ne s'ouvre pas, ce n'est
03:30pas si simple que ça.
03:31Justement, Ariane Allard, vous voyez les lignes bouger, vous, dans cette édition ?
03:34Moi, j'ai l'impression que, quand même, c'est beaucoup de ce qu'on a appelé un temps,
03:37enfin, c'est Pascal Ferrand qui avait trouvé la définition, ce qu'on a appelé les films du milieu.
03:42C'est-à-dire que c'est à la fois des films...
03:43Comme il y a des livres du milieu.
03:45Voilà, exactement. Et je pense qu'on reste toujours dans cette constante.
03:47Alors, peut-être expliquer ce que c'est que les films du milieu.
03:49C'est-à-dire que c'est des budgets qui sont quand même relativement conséquents,
03:52mais qui n'ont rien à voir avec les budgets hollywoodiens, par exemple,
03:55mais qui tournent entre 3 et 10 ou 15 millions d'euros.
03:58Ça baisse, hein ?
03:59Oui, ça baisse, bien sûr.
04:00Mais la moyenne...
04:01Malheureusement, ça baisse.
04:03Et puis, qui se situent entre eux, enfin, c'est autorisant,
04:06mais en même temps, ça se destine quand même à un public plus large
04:09que le seul créneau des cinéphiles hardcore.
04:12Voilà. Et on les retrouve, je trouve, hardcore.
04:15On peut traduire, vénère.
04:16Oui, en tout cas, exigeant.
04:18Exigeant.
04:19Exigeant.
04:20Voilà, exactement.
04:22Alors, il y a 5 films sélectionnés dans la catégorie Meilleur Filme.
04:25L'Attachement, Dossier 137, Nouvelle Vague, La Petite Dernière et Un Simple Accident.
04:29Parmi la liste, quel est votre film favori ?
04:31À l'un comme à l'autre, on peut peut-être commencer avec vous, Laurent Delmasque.
04:34Je crois savoir que c'est le grand favori.
04:37J'aurais volontiers de donner la parole à l'arrière.
04:39Ah bah là, on doit être très long.
04:40Non, mais non, je plaisante.
04:41Non, non, non.
04:42Non, pour moi, c'est...
04:42Le grand favori, celui qui a le plus de nominations.
04:44Alors, oui, mais je ne vole pas au secours de la victoire,
04:46qui n'aura peut-être pas lieu, d'ailleurs,
04:47parce qu'il faut se garder de tout pronostic hasardeux.
04:50Je suis en tous les cas d'accord avec les 4951 votants
04:55pour mettre très en avant Nouvelle Vague de Richard Linklater.
04:59Vous nous rappelez ce qu'est Nouvelle Vague ?
05:00Mais oui, bien sûr, c'est un film sur un film.
05:02D'abord, voilà.
05:03C'est un film sur un chef-d'oeuvre qui s'appelle À bout de souffle,
05:07dont on ne mesure pas bien peut-être en France le poids qu'il a,
05:11par exemple aux Etats-Unis.
05:13Il n'y a pas un cinéaste américain qui ne cite à bout de souffle de Godard.
05:17J'ai l'impression qu'Ariane Allard peut faire une incise.
05:19Oui, en fait, on ne mesure pas le poids d'A bout de souffle.
05:22Attends, il est enseigné dans toutes les facs,
05:24dans toutes les écoles de cinéma en France.
05:25Oui, il faut entendre bien, oui, oui.
05:26On en parle, on en reparle.
05:28Non, mais c'est un américain qui le fait, c'est pour ça.
05:30C'est un film qui est sorti en 1960.
05:31C'est signé Jean-Luc Godard avec Jean-Paul Bellemandeau.
05:34Et effectivement, ça a complètement révolutionné,
05:36notamment le montage des films, l'art du montage, mais pas que.
05:40Non.
05:40La façon de filmer aussi.
05:42Présente ce film comme étant l'entrée dans la nouvelle vague.
05:45Il y a eu quand même juste avant Truffaut et ses 400 coups,
05:48Chabrol qui avait fait deux films,
05:49et Anu Svarda en 1955 qui avait fait la première courte.
05:52Non, non, non, non, qui ne portait pas du tout.
05:54Donc tous ces films ont quand même annoncé,
05:56si ce n'est ancré déjà la nouvelle vague.
05:58Godard a révolutionné la forme, mais il fait partie.
06:02Je dirais que c'est un des chaînons forts de cette nouvelle vague,
06:05mais il faut arrêter.
06:06Donc le culte de Godard en France, tout va bien pour lui.
06:09Et en plus, c'était une espèce de dieu quand il était vivant.
06:11Aujourd'hui, c'est un mythe.
06:12Donc tout va bien.
06:13Donc tout va bien.
06:13Donc on parle suffisamment, Laurent Delmas.
06:16C'est exagéré.
06:17On parle de tout.
06:18Je veux dire, on mesure bien la portée.
06:20Mais oui, mais ce qui est très intéressant,
06:22c'est que c'est fait par un Américain.
06:24Un Texan.
06:25Alors en ce moment, je trouve qu'on a besoin
06:26de beaux dialogues franco-américains,
06:28vu ce qui se passe par ailleurs.
06:29Donc moi, je trouve ça très très bien
06:31qu'un cinéaste américain se retrouve
06:33parmi les cinq films nommés au César.
06:36Alors produits certes par des producteurs français,
06:40Laurent Pétain et Michel Albert Stad,
06:41avec des acteurs françaises.
06:43En langue française.
06:44C'est vrai, en langue française.
06:45Tout ça est très bien.
06:45Mais quand même, la dimension américaine,
06:47moi, elle m'importe.
06:48Et par ailleurs, je trouve que c'est
06:50un formidable hommage à ce film
06:53qui, je trouve qu'Ariane relativise
06:56quand même un petit peu son importance
06:58par rapport au film de Truffaut
07:00et au film de Chabrol
07:00qui était classique dans leurs propos
07:03et dans leur forme,
07:04alors que le film de Godard...
07:05Non, Chabrol n'était pas classique.
07:06Non, non, les mêmes femmes,
07:08les cousins, c'est un classique.
07:10Non, non, mais ça n'a rien à voir
07:10avec ce que fait Godard à l'époque.
07:11Rien.
07:12Et chacun le sait bien,
07:13mais après, on peut adorer Chabrol comme moi.
07:15Mais c'est un film sur un film
07:16et une déclaration d'amour
07:17que vous trouvez réussir.
07:18C'est la déclaration d'amour au cinéma
07:19mais qui donne aussi, je trouve,
07:21un peps, un allant.
07:24Moi, j'étais dans un état d'euphorie
07:25après avoir vu ce film
07:26parce que c'est vrai que c'est beau
07:28de voir à quel point les choses
07:31peuvent marcher d'un projet
07:33brinque-ballant,
07:34fait de briquet de broc
07:35avec des talents émergents,
07:37avec des gens qui n'y croient pas.
07:38Belmondo, il disait à sa femme
07:39en rentrant chez lui...
07:40Donc là, vous parliez du premier
07:42film, pas de Nick Letters.
07:43Oui, mais tout ça infuse
07:45sur le film de Nick Letters.
07:46C'est ça qui est formidable,
07:47c'est qu'il a réussi
07:48Nick Letters à revivifier ça,
07:51à remontrer ça.
07:52C'est très compliqué
07:53d'aller dans les souvenirs,
07:54d'aller dans la nostalgie
07:55et de la faire émerger
07:57sans l'ombre, évidemment,
07:58de pathos, n'en parlons même pas,
07:59mais sans l'ombre d'une facilité.
08:01Et moi, ça, ça m'a énormément plu,
08:03ça m'a énormément touché.
08:04Ariane Allard, pas du tout, il me semble.
08:06Non, non, non.
08:06Vraiment, j'ai trouvé
08:07que c'était un film sympathique,
08:08agréable à regarder,
08:09que je trouve assez anecdotique.
08:10Vous avez parlé de carte postale.
08:12Oui, alors peut-être pas de carte postale,
08:13mais anecdotique.
08:14C'est un film qui est sur l'image
08:16et surtout sur l'imagerie.
08:18C'est un film qui se reste
08:19juste à la surface de l'image et de l'imagerie.
08:21Le problème de ce film,
08:22à mon sens,
08:23c'est que ces images,
08:24on les connaît par cœur
08:25et qu'elles sont tout le temps là.
08:27C'est plus que des images,
08:28d'ailleurs, originelles.
08:29C'est des images totem
08:29pour tous les cinéphiles.
08:31Parce qu'il faut quand même
08:31être très lucide.
08:33Ce film s'adresse essentiellement
08:34aux cinéphiles.
08:35Il y a des nouveaux cinéphiles, Ariane ?
08:35Il y a des gens qui naissent
08:36qui n'ont pas vu aux cinéphiles.
08:37Quelqu'un n'irait pas voir
08:38justement à bout de souffle
08:39après cette foule.
08:40Mais bien entendu.
08:41Il l'a peut-être déjà vu avant
08:42et toutes ces images,
08:43on les connaît par cœur.
08:44Et moi, pendant tout le film,
08:45en tout cas une grande partie du film,
08:47j'avais envie de faire le point
08:48sur ces images
08:49parce que je les trouvais
08:49un peu flous,
08:50un peu approximatives,
08:51un peu cheap aussi
08:52par rapport à toutes les images
08:53qui existent qu'on connaît
08:54d'à bout de souffle
08:55mais aussi de la bande
08:57des cahiers du cinéma
08:58et de tout ça.
08:58C'est des images
08:58qu'on connaît vraiment très très bien.
09:00Moi, je pense que ça reste
09:01un film agréable à regarder
09:03qui s'oublie assez vite,
09:05qui n'a absolument pas
09:06ni la vibration,
09:07ni la transgression,
09:07ni l'insolence
09:08des images de Godard.
09:09Moi, j'adore la façon
09:10dont positif,
09:11à travers les siècles
09:13et les siècles,
09:15revisite
09:15et l'histoire du cinéma
09:16et la chœur.
09:16Tu ne le représentes pas
09:17positif à moi toute seule ?
09:18Non, d'accord,
09:19mais la chœur,
09:19moi j'adore ça.
09:19Ce serait un peu plus somptueux.
09:21En tout cas,
09:22Ariane Allard ne remet pas
09:24son César du Mère film,
09:25on l'aura bien compris.
09:26A nouvelle vague
09:27de Richard Dinkletter
09:28et vous, oui,
09:29Laurent Delmars.
09:29Alors, passons aux autres favoris.
09:31Il y a aussi
09:31Dossier 137
09:32de Dominique Molle,
09:33l'attachement de Karine Tardieu.
09:35Je disais qu'il y a le César,
09:36en tout cas,
09:36dans le palmarès du Parisien.
09:39Et donc,
09:39Dossier 137 raconte
09:41une enquête IGPN
09:43sur une bavure policière
09:44en marge
09:44d'une manifestation
09:45de Gilets jaunes.
09:46Il s'inspire de faits réels
09:47survenus en 2018.
09:48Il y a une dimension
09:49très documentaire
09:51et ce qui mérite
09:52un César du meilleur film
09:53malgré tout.
09:55Je commence peut-être
09:55par voir,
09:56il y en a l'art.
09:57Oui.
09:57Je vous sens motivée.
10:00J'aime pas qu'on m'attaque.
10:02Oui,
10:03non,
10:03après,
10:04je trouve que
10:05tous les films
10:06qui sont dans cette catégorie
10:08méritent de toute façon
10:09pour une raison
10:10ou pour une autre.
10:11Les cinq de vagues
10:11pour le meilleur film.
10:12À part Nouvelle Vague,
10:13on l'a compris,
10:13je vais pas venir là-dessus,
10:14on va pas s'attarder là-dessus.
10:15Ça devient nerveux.
10:16Mais voilà,
10:17donc,
10:17moi,
10:18je trouve que chacun
10:19de ces films
10:19a une raison
10:20de recevoir ce...
10:21Il n'y en a pas un
10:22qui se distingue forcément
10:23de façon absolument
10:26définitive
10:26par rapport aux autres.
10:27Pourquoi j'aime
10:28le film de Dominique Molle ?
10:30Parce qu'il a choisi
10:31d'abord de revenir
10:33sur un sujet
10:33extrêmement contemporain
10:35contrairement à l'autre.
10:36D'ailleurs,
10:37ça se voit
10:37au niveau des chiffres d'entrée.
10:39Le film de Linkalter
10:41a fait 130 000 entrées.
10:43C'est le côté passéiste.
10:45Bien sûr.
10:46Les gens vivent
10:47dans une société
10:48extrêmement complexe,
10:49chaotique,
10:50brutale,
10:50violente.
10:51Et on leur parle,
10:52c'est très bien,
10:52d'un temps
10:53où c'était
10:54la légèreté,
10:55l'innocence.
10:57Le film de Dominique Molle,
10:59c'est quoi ?
11:00C'est un sujet
11:00sur les violences policières
11:02lors d'une manifestation
11:03des Gilets jaunes
11:04en 2018.
11:05Et c'est l'enquête
11:06d'une policière
11:07qui fait partie
11:08de l'IGPN,
11:09donc de la police,
11:09des polices.
11:10Voilà, c'est le sujet.
11:11Évidemment qu'on est concerné,
11:12évidemment qu'on a envie
11:13de le voir.
11:14Et d'autant plus...
11:14Et avec un César
11:15peut-être à la clé
11:15pour Léa Dériquerre
11:16en meilleure actrice
11:17parce qu'elle est formidable.
11:18Parce que c'est un film
11:19qui sonde ce qu'on appelle
11:20le point de vue au cinéma,
11:21c'est hyper important.
11:22C'est-à-dire que cette femme,
11:23elle va recueillir
11:23un maximum de documents,
11:25d'enregistrements,
11:26elle va recevoir des témoins
11:28qui chacun vont donner
11:29leur version des faits.
11:30Et ça, c'est quelque chose
11:31qu'on voit si peu aujourd'hui
11:32dans une société
11:33si polarisée.
11:34Et je pense que c'est aussi
11:35pour ça que ce film
11:36est intéressant.
11:36Alors, il nous reste très peu temps.
11:37Ce serait un problème,
11:38en tout cas,
11:39si Linklater l'emportait
11:40ou Jafar Panaï,
11:41par exemple,
11:42dans la catégorie
11:44du César du meilleur film.
11:46C'est un débat un peu compliqué.
11:49Ce qui est intéressant quand même,
11:50je crois que c'est ça
11:51qu'il faut noter,
11:51c'est qu'effectivement,
11:52cinq films nommés,
11:53deux films réalisés
11:55par des étrangers.
11:56Ça veut dire quoi ?
11:56Ça veut dire que l'influence
11:59économique du cinéma français,
12:00de la production française,
12:02elle est si importante
12:03qu'au bout du compte,
12:04dans les meilleurs films,
12:05on retrouve deux films
12:06faits par des étrangers.
12:07Ça, c'est extrêmement important.
12:08Et deux films réalisés
12:09par des femmes aussi.
12:10Il faut le y aller
12:10parce que ce n'est pas
12:11si souvent que ça arrive.
12:12Il y a un moment
12:12où le cinéma
12:14reçoit des coups de butoir,
12:16et c'est toujours important
12:17de dire la façon
12:18dont le cinéma français
12:19envisage la production
12:21de façon aussi internationale.
12:23D'un mot quand même,
12:24il faut qu'on parle
12:25de Karine Tardieu
12:26avec l'attachement
12:27qui dépend avec tendresse
12:28une nouvelle manière
12:29de faire famille
12:29entre voisins.
12:31Notamment,
12:31c'est un film très grand public
12:32qui pourrait avoir ses chances
12:33à rien à l'art.
12:34Oui, moi je pense,
12:34oui, vraiment.
12:35Je pense parce que d'abord,
12:36c'est un film
12:37qui est toujours
12:38dans la délicatesse,
12:40dans la retenue,
12:41qui parle de sujets
12:42qui sont très forts,
12:43qui sont le deuil,
12:44qui sont aussi le lien.
12:45Comment faire famille,
12:46c'est-à-dire choisir sa famille,
12:48pas nécessairement
12:48les liens du sang.
12:49C'est fait avec beaucoup
12:50de finesse,
12:52avec de grands acteurs.
12:53Pio Marma
12:54et Valéria Bruni
12:54sont remarquables
12:56parce que Karine Tardieu
12:57a toujours été,
12:58quoi qu'on pense
12:59de son cinéma,
12:59une grande directrice
13:00d'acteur.
13:01Elle le prouve
13:02une fois de plus.
13:03Et puis,
13:04voilà,
13:04c'est un film émouvant
13:05mais qui n'est jamais
13:06dans le pataud.
13:07C'est un film
13:07où il y a du cinéma,
13:09il y a de la mise en scène,
13:10mais qui s'appuie
13:11effectivement sur un scénario
13:12que je trouve
13:12très solide
13:13et très subtil.
13:14Merci Ariane Allard.
13:15On vous lit donc
13:15dans les colonnes de Positif.
13:17Quant à vous,
13:17Laurent Delmas,
13:17on vous retrouve
13:18en Critique et Journaliste
13:19sur France Inter.
13:20Ariane Allard,
13:20vous faites aussi
13:21quelques incursions
13:22dans le masque
13:23et la plume
13:23chez l'ami Rebecca Manzoni.
13:25Bon,
13:26on regarde ce soir,
13:27on en saura plus en tout cas.
13:28Il sera peut-être question
13:29d'absence de nouvelles têtes
13:30aussi dans le cinéma français.
13:32Autre débat.
13:33Merci à tous les deux.
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