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  • il y a 20 heures
Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00R.M.C. Estelle dit le zapping R.M.C.
00:04Voilà le meilleur de l'actu sur R.M.C.
00:07Le zapping et on va démarrer tout de suite avec Anaïs Matin hier sur R.M.C.
00:10Faut-il s'attendre à une flambée des prix au supermarché ?
00:13Si les industriels et la grande distribution ont signé un accord au 1er mars
00:17qui fixe les prix sur l'année, le conflit au Moyen-Orient va forcément changer la donne.
00:21Le géant Lactalis a ainsi déjà annoncé qu'il allait devoir répercuter l'impact du conflit sur ces prix.
00:26Alors quelles conséquences pour notre pouvoir d'achat ?
00:29Écoutez tout de suite Grégory Carré, il est directeur de l'Observatoire de la consommation à l'UFC Que Choisir.
00:35L'expérience 2022-2023 doit nous servir de toute façon à nous prémunir face à cette très forte hausse.
00:42On a rencontré quelques professionnels et les professionnels nous disent
00:45qu'ils sont en train de face à des surcoûts très importants.
00:48Et on s'attend du coup à une hausse des prix, probablement 4 à 5% de hausse dans les
00:53mois à venir dans les prix en rayon.
00:55Ça va être lissé sur plusieurs mois.
00:57À court terme, ça va être les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc.
01:02Et après, ça va être les autres rayons, tout ce qui est aussi hygiène, beauté,
01:06parce qu'il y a beaucoup d'hydrocarbures dans ces produits, des emballages et même dans la fabrication de ces
01:11produits.
01:11Si le prix des engrais flambe, si le prix de l'énergie, on doit réouvrir les négociations et ça doit
01:17être répercuté dans les prix.
01:19Alors bien sûr, 4 à 5%, Pierre Rondeau, ce n'est pas les 15 à 20% qu'on a
01:23pu avoir en 2022-2023,
01:25mais les Français vont forcément s'en apercevoir.
01:27Oui, parce qu'il va y avoir un effet de propagation, un effet boule de neige.
01:29Il faut comprendre qu'actuellement, ceux qui en souffrent le plus du conflit et de l'augmentation des cours,
01:35c'est les industriels et l'agriculture.
01:37Parce qu'ils doivent payer, effectivement, toutes les matières premières et tous les produits énergétiques.
01:40Mais si leurs coûts augmentent aujourd'hui et se cumulent, et c'est vraiment cumulatif à ce niveau-là,
01:46forcément, il va y avoir un effet de roulement et ça va se répercuter d'ici quelques semaines, quelques mois,
01:51sur directement les consommateurs, sur les produits de consommation courante.
01:54Il y a un rapport de l'OFCE, rédigé par Eric Ayer, qui vient souvent dans cette émission,
01:58qui intervient souvent dans cette émission, qui estime qu'on ne peut pas s'attendre à un retour à la
02:03normale d'ici 2027.
02:05C'est-à-dire qu'aujourd'hui, parce qu'on a le conflit en Iran,
02:08et que ce conflit en Iran, en plus de bloquer à court terme le détroit de Dormuz
02:13et de provoquer une flambée des cours, ferme certaines infrastructures, bloque certains trafics.
02:19Et donc, tous ces éléments mis bout à bout, fait qu'au final, on va avoir une inflation,
02:24alors peut-être pas équivalente à celle de 2021, 2022, 2023.
02:28Oui, sauf qu'on n'est jamais revenu à la normale.
02:29Sauf qu'on n'est jamais revenu à la normale.
02:31Donc, on va avoir une inflation qui va continuer à se propager et qui va durer.
02:34Même si demain, Donald Trump trouve un accord avec l'Iran,
02:37et même si demain, le détroit rouvre, on n'est même pas certain qu'on ait d'ici quelques semaines
02:42un retour à la normale.
02:43Je vous le répète, l'OFCE estime un retour à la normale si, aujourd'hui, tout s'arrête en 2027.
02:48Et on rappelle qu'en fait, le prix du pétrole monte et le pétrole, ça sert à faire du plastique.
02:52Et du plastique, eh bien, il y en a absolument partout dans nos vies.
02:56Emmanuel Dancourt, est-ce que vous êtes inquiète pour votre pouvoir d'achat ?
02:58Je suis surtout inquiète, bien sûr, forcément,
03:00mais je suis surtout inquiète pour les gens qui ont moins de pouvoir d'achat que moi.
03:03Il y a des sujets, en ce moment, qui tombent sur la précarité hygiénique, notamment.
03:07Un des premiers budgets qui saute dans les courses, c'est tout ce qui concerne l'hygiène des Françaises et
03:12des Français.
03:13C'est grave, quand on n'a même plus de quoi se payer des produits d'hygiène.
03:17Alors, évidemment, il y a des opiceries solidaires, mais il n'y en a pas assez.
03:20Et puis, bien sûr, la nourriture.
03:22Donc, je suis plus inquiète pour les gens qui sont déjà en grande précarité aujourd'hui, bien évidemment.
03:29Jean-Philippe Doubs ?
03:29Alors, moi, je suis inquiet, oui, évidemment, pour ce que j'achète, moi.
03:33Et d'ailleurs, il suffit de regarder, quand vous faites vos courses,
03:35regardez tout le plastique qu'il y a, parce que tout est emballé par du plastique.
03:40Et la pétrochimie, c'est ça aussi.
03:42Donc, peut-être, comme on voit que le prix du pétrole engendre plus de voitures électriques,
03:49peut-être que le petit cadeau caché, ce serait qu'on trouve des alternatives avec le carton, etc.
03:56Mais bon, donc, ça veut dire qu'évidemment, ça va augmenter.
03:58Puis moi, en tant que libraire, par exemple, tout va augmenter.
04:01Tous mes frais, toutes mes charges vont augmenter.
04:03Le transport des livres jusqu'à la librairie, etc.
04:05Mais moi, je suis coincé, parce que les livres, c'est un prix fixe.
04:09Donc, il y a quelques années, au moment de la guerre contre l'Ukraine,
04:12en fait, tous les livres avaient un peu augmenté à cause du prix du papier, etc.
04:15Et c'est une catastrophe, déjà, que les gens n'achètent pas le livre.
04:18Et que le livre, et c'est vrai, on en parle souvent, Estelle,
04:21le livre est un produit assez cher, quand même.
04:23Là, en fait, on est bloqué, on ne va pas pouvoir augmenter.
04:26Donc, je sais que moi, mon commerce va en pâtir.
04:30Mais tout va en pâtir, même ceux qui font des travaux.
04:32J'en parlais avec un électricien.
04:35Les gaines électriques, c'est de la pétrochimie.
04:38Donc, au-delà du cuivre qui est à l'intérieur.
04:41Donc, en fait, tous vos devis, si vous devez faire des chantiers,
04:43là, tous vos devis vont augmenter.
04:46Tout va augmenter, de toute façon.
04:47Donc, je ne sais pas comment on fera, en fait.
04:49Je pense qu'il y a plein de projets qui vont se reporter.
04:52Et puis, en effet, les plus précaires, qui vont vraiment, vraiment avoir du mal.
04:56On espère une fin rapide de ce conflit.
04:59Enfin, on dit ça tous les jours.
05:00Et à chaque fois, c'est reporté.
05:03Le morning RMC.
05:04Nos enfants sont-ils accros à leur téléphone portable ?
05:07Pour lutter contre l'addiction aux écrans,
05:08le président de la République a appelé à instaurer, tous les mois,
05:11une journée sans connexion.
05:12Une mesure qu'ils jugent nécessaire, alors que nos ados passent en moyenne
05:16entre 3h30 et 5h par jour devant les écrans
05:18et qu'ils n'arrivent parfois plus à s'en détacher.
05:21Écoutez ces témoignages recueillis par notre reporter Louise Salé.
05:25Même quand je prends les transports en commun, je suis dessus.
05:28Quand je n'ai rien à faire, je suis dessus et voilà.
05:30Ça peut aller jusqu'à 2h du matin ou plus.
05:33Mon temps d'écran, le week-end, il peut monter jusqu'à 16h par journée.
05:37J'ai plusieurs exemples très précis avec parfois des jeunes filles
05:42ou des jeunes garçons qui ont pleuré avec beaucoup de colère,
05:45de l'agressivité, des élèves qui refusent de lâcher l'objet
05:49et en disant je ne peux pas le faire, je n'y arrive pas, c'est trop dur.
05:51J'avais envie de rien faire d'autre. Je ne voulais faire que ça.
05:55On était à un tel point qu'on devait faire appel à quelqu'un d'autre
05:57que la famille pour s'occuper de ça.
05:59Est-ce que tu t'es dit je suis addict et j'en prends conscience ?
06:02Oui, complètement.
06:04Des témoignages qui font froid dans le dos.
06:06Jean-Philippe Doubs, vous avez dos à dos.
06:09Justement, est-ce que vous trouvez que c'est une bonne chose
06:10cette journée sans connexion ? Est-ce que c'est suffisant ?
06:13En tout cas, c'est le moment d'en parler justement avec les enfants.
06:17Mais bon, c'est vrai que moi aussi, je ne suis pas à 16h.
06:20Mes enfants, j'ai le décompte de leur temps de portable.
06:24Mais les jours de lycée, par exemple, il y a quand même plus de 6h.
06:28Je me dis mais où est-ce qu'ils les trouvent ces 6h ?
06:32En fait, ça prend la place du sommeil aussi
06:34parce qu'ils finissent sa journée sur le portable et ils se lèvent avec le portable.
06:38Mais en même temps, quand moi-même, je me regarde dans le miroir,
06:41je me dis je suis un peu pareil.
06:43Donc, j'essaye pour les sortir de leur portable de faire des choses.
06:47Et moi aussi, du coup, je me prive de mon portable.
06:49En fait, on doit être dans une espèce de cure, de sevrage, mais général.
06:54On ne peut pas dire aux enfants, arrête de regarder ton portable et la voir à côté de soi.
06:58Donc, moi, maintenant, à table, il n'y a plus de portable.
07:00Là, j'ai ressorti à la table de ping-pong.
07:02Je disais, venez, venez, on va jouer.
07:03Il faut les intéresser à autre chose.
07:06Mais bon, c'est tellement compliqué parce que le portable est tellement attractif
07:09pour tout le monde que moi-même, dès que la partie de ping-pong est terminée,
07:13on ne l'arrange même pas à la table.
07:15Eux, ils se précipitent sur leur portable et moi aussi.
07:18On leur donne le mauvais exemple, en fait, Emmanuel.
07:20Moi, je suis la plus addicte de la famille.
07:22C'est mes gamins qui me disent, maman, on est en train de manger ton portable.
07:24Oui, mais j'ai ci, j'ai ça.
07:25Non, mais là, on mange, maman.
07:27Je me fais engueuler par mes enfants.
07:28J'ai de la chance.
07:29Alors bon, clairement, le petit dernier, je surveille via une appli.
07:32Il a droit à deux heures par jour et pas plus.
07:34Mais il a quel âge ?
07:35Il a 13 ans.
07:36C'est déjà beaucoup.
07:37C'est déjà beaucoup, je suis bien d'accord.
07:38Mais en fait, ils ne les utilisent pas.
07:40Ils ne les utilisent pas.
07:41Au moins, je sais que je bloque ça.
07:43Mais très clairement, je ne suis pas un exemple.
07:45Et exactement ce que tu dis, j'ai la chance d'avoir des enfants qui sont musiciens,
07:48qui s'intéressent aussi à d'autres choses, beaucoup au dessin, à la poterie, au modelage,
07:51à tout ce que tu veux.
07:52Voilà, donc arrive à s'occuper autrement.
07:53Et le fait, honnêtement, d'habiter à la campagne, je trouve que ça change les choses aussi.
07:57D'après, c'est là, tout le monde pose des portables dehors.
07:59Je ne sais pas si il pleut.
08:02On n'est pas en sucre.
08:03Nous, on va au cinéma, tu vois.
08:04On va sur un autre écran.
08:09Attendez, il y a aussi des parcs pour enfants.
08:11Il y a des jardins publics à Paris.
08:13Des parcs pour enfants.
08:14Mais si on parle des enfants.
08:15C'est pas la même chose.
08:16Mais si on parle des enfants, je veux dire, à la campagne, il y a des choses à faire.
08:19Désolé.
08:20Pardon, Emma, à Paris, il y a des jardins publics.
08:22Il y a des parcs.
08:23On peut aussi avoir un retour à la nature.
08:25Dans les jardins publics, tu ne vas pas construire des cabanes dans les arbres.
08:28Ça reste un retour à la nature avec des arbres.
08:30On n'est pas sur une faune et une flore préservées.
08:33Tu ne fais pas de la rando, tu ne vas pas voir les animaux, tu ne fais pas des cabanes
08:35dans les arbres.
08:35Oui, mais ce n'est pas une question parce que tu es à la campagne ou tu es en ville.
08:38C'est surtout une question générationnelle.
08:39Les jeunes des villes sont tout autant dépendants que les jeunes des campagnes.
08:42Il n'y a pas une opposition comme ça entre les uns et les autres.
08:45Mais c'est intéressant.
08:46Parce qu'à la campagne, si tu t'ennuies, tu dois être enclin à prendre ton portable.
08:49Mais ce serait intéressant justement de voir si les petits citadins utilisent plus ou moins leur portable que les petits
08:53roues, on va dire.
08:54Oui, globalement, je pense que les jeunes, de manière générale, sont très présents sur leur téléphone portable.
08:59Et la part d'Emmanuel Macron, tel que je le ressens, pour moi, c'est un aveu d'échec.
09:04De dire simplement, oui, voilà, on sait tous, on a tous témoigné ici, on a tous des études en tête
09:09qui démontrent que
09:10la trop grande consommation de smartphones est néfaste au bien-être de l'enfant et de l'adolescent.
09:16On sait qu'il faut l'imiter, même pour les adultes, on sait qu'il faut l'imiter, on n
09:19'arrête pas de se dire, voilà, je suis trop longtemps sur mon écran, il faut que je réduise.
09:22On le sait tous, c'est le président, il a une décision à prendre.
09:25Pourquoi n'interdit-il pas les portables au lycée ou au collège ?
09:29Pourquoi ? Là, il dit, on fait une journée.
09:31Ça, il va l'annoncer sur les réseaux.
09:33Au collège, c'est déjà le cas.
09:34Au collège, c'est l'école.
09:35Mais qu'il l'implique réellement.
09:37C'est-à-dire que réellement, on sache qu'au lycée, au collège, c'est terminé.
09:40Au collège, c'est fait.
09:42Mais on pourrait peut-être faire un jour férié.
09:45On peut pas dire que c'est de la faute d'Emmanuel Macron.
09:52Je ne dis pas que c'est de la faute d'Emmanuel Macron, je dis simplement que son action, on
09:57l'apprend d'une oreille et de l'autre.
09:59Il y a un truc qui s'appelle les parents, en fait.
10:00Exactement, quand j'entendais qu'il y avait des jeunes, le week-end, 16 heures par jour sur leur téléphone,
10:05je me demande où sont les parents, 16 heures par jour.
10:07Ils sont sur leur portable, on n'arrête pas de nous dire.
10:10C'est pas normal.
10:10C'est ce qu'il dit Romain sur WhatsApp, il faut que les adultes se responsabilisent pour protéger leurs enfants.
10:14C'est pas Macron qui va dire qu'on fait une journée sans téléphone portable.
10:16Et ça, il va l'annoncer sur TikTok, on va le voir sur TikTok sur les écrans, on va dire
10:20ok, on s'arrête.
10:21Mais au bout d'un moment, bref, voilà.
10:24Les GG ce matin sur RM, des jeunes avec le MEDEF.
10:27Le RN est-il devenu un parti comme les autres ?
10:29L'organisation patronale enchaîne les rencontres avec les chefs de partis politiques dans la perspective de 2027.
10:34Et aujourd'hui, c'était le président du RN qui était reçu, notamment pour discuter de son programme économique.
10:39Une réunion légitime pour la fonctionnaire des GG, Zora Bitton.
10:44Mais ça fait longtemps qu'ils sont dédiabolisés, il faut atterrir.
10:47Ça fait longtemps, parce que lorsque le peuple vote en masse et massivement pour le RN,
10:53tant que la gauche et les autres se seront jamais posés la question de leurs propres échecs sous leurs yeux
10:58et de tout le temps courir avec un thermomètre dans les fesses pour savoir si ça monte ou pas du
11:03côté du RN,
11:04on n'aura jamais avancé.
11:05Parce que le RN, c'est devenu le miroir de leurs propres échecs.
11:09Donc la question, ce n'est pas est-ce que Jordan Bardella est crédible ou pas ?
11:13Non seulement il l'est, mais en plus il est légitime.
11:16Et troisièmement, ils n'ont jamais été au pouvoir.
11:18Donc eux, c'est open bar pour eux.
11:20Jordan Bardella, c'est le symptôme d'une gauche qui a tout abandonné depuis des décennies.
11:25Voilà, donc le problème, ce n'est pas Jordan Bardella, c'est l'échec des doutes.
11:29Jean-Philippe Doubs, est-ce que c'est normal que le MEDEF discute avec le RN ?
11:32Évidemment, à partir du moment où le RN a un suffrage comme on le connaît,
11:37ça veut dire que les salariés des patrons votent RN et qu'il faut les écouter.
11:41De toute façon, le MEDEF, comme les CPME un peu partout en France, dans tous les départements, c'est apolitique.
11:46C'est apolitique.
11:47Donc évidemment, il faut consulter tous ceux qui auront peut-être un jour des responsabilités
11:51et qui en ont déjà de toute façon dans les instances nationales.
11:54Et de toute façon, les salariés des patrons votent pour beaucoup RN.
11:59Donc on ne va pas diaboliser ceux pour qui nos employés votent.
12:06Donc non, non, bien sûr, ils font partie de l'échiquier politique, je ne vois pas.
12:09Puisqu'ils consultent tout le monde, consultons aussi le RN.
12:12Mais maintenant, je ne suis pas persuadé que le RN puisse s'afficher pro-business avec cette rencontre.
12:17J'ai plutôt le sentiment que ça va aller à leur rencontre dans le discours et dans leur ligne programmatique.
12:22Il faut quand même rappeler que le RN, c'est au moment du vote du projet de loi de finances
12:27plus de 30 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.
12:31C'est un parti qui est pour le retour de la retraite à 62 ans.
12:35C'est un parti qui est pour une augmentation de la réglementation et de la contrainte anti-européenne.
12:41Pro-France, donc contraignant au niveau de la réglementation européenne et du marché européen.
12:47Donc je ne suis pas persuadé que les patrons soient partisans de la ligne programmatique du RN.
12:51Et je ne suis pas persuadé que ce repas, ce déjeuner en l'occurrence, soit positif pour le RN.
12:56En tout cas, le RN est dédiabolisé aujourd'hui par le patronat.
13:00Les GG ce matin sur RMC.
13:02Faut-il déprogrammer Patrick Bruel, visé par plusieurs plaintes et accusations pour viol et violences sexuelles ?
13:07Patrick Bruel maintient pour l'instant ses concerts et ses spectacles.
13:09Depuis plusieurs semaines, des collectifs féministes tentent d'annuler la venue du chanteur à des événements.
13:14Des démarches restaient sans réponse.
13:16Et pour l'avocat des GG, Charles Consigny, Patrick Bruel peut continuer à chanter sur scène tant qu'il n
13:20'a pas été condamné.
13:21Écoutez.
13:22Je pense qu'on a une justice.
13:24On peut déplorer qu'elle soit lente.
13:26C'est vrai qu'elle l'est.
13:27La justice française est extrêmement lente, singulièrement lente par rapport à d'autres justices.
13:33On a une justice qui est très dysfonctionnelle.
13:36Néanmoins, on est un état de droit, donc on doit s'y tenir.
13:39Et moi, je ne peux pas une seconde soutenir qu'on censure qui que ce soit sur la base de
13:45quelque chose qui n'a pas été établi par la justice.
13:48Donc voilà, je suis désolé pour les femmes qui accusent Patrick Bruel.
13:52Peut-être le font-elles à raison, mais on ne sait pas.
13:54Peut-être le font-elles à tort.
13:55Peut-être certains faits sont-ils prescrits.
13:57En tout cas, on est obligé, je pense, dans un état de droit, de laisser faire la justice.
14:02Et on verra après ce qu'il en est.
14:06Faut-il déprogrammer Patrick Bruel ?
14:08Je rappelle que vous êtes aussi la présidente de MeToo Media.
14:12Et on a une victime de Patrick Bruel à l'association.
14:15Le fameux « il faut laisser faire la justice ».
14:17Et en fait, c'est fou parce que tout le monde parle de la présomption d'innocence sans savoir de
14:21quoi on parle.
14:22Ça devient un parangon pour laisser les mises en cause.
14:27de faire ce qu'ils veulent.
14:28C'est-à-dire faire des concerts.
14:30Donc Bruel, il est à la fois sur sa tournée et en même temps, il est au Théâtre Édouard 7
14:32actuellement où il joue.
14:34Et je vois bien que les gens, il y a beau avoir 19 personnes, 19 femmes qui ont parlé,
14:40alors les gens n'en ont rien à faire parce qu'il faut laisser faire la justice.
14:42Mais d'abord, la justice pénale dont on parle.
14:45La présomption d'innocence, ça existe dans le droit pénal uniquement.
14:48Elle va mettre 10 ans à passer.
14:50Donc, ça veut dire que pendant ce temps-là, on ne protège pas les femmes
14:52qui sont dans l'entourage de Patrick Bruel ou qui sont dans le public ?
14:56C'est ça qu'on est en train de dire ?
14:56Et en fait, le problème avec cette notion d'il faut laisser faire la justice
14:59et présomption d'innocence à tout bout qu'on ne maîtrise pas,
15:02c'est que pendant ce temps-là, on ne protège personne.
15:04Or, il y a d'autres droits que le droit pénal qui est en cours, on est bien d'accord.
15:08Et la présomption d'innocence est une notion absolument cardinale du droit pénal.
15:12Et il ne faut pas y toucher, mais là, je crois que tout le monde est d'accord avec ça.
15:14Mais il y a d'autres droits, en fait.
15:16Il y a le droit du travail, il y a le droit des affaires, il y a le droit des
15:19contrats.
15:19Et les salles, par exemple, admettons, les salles qui programment ou les festivals qui programment Patrick Bruel
15:24mettent en danger les femmes qui sont autour de lui.
15:27Non, mais tu plaisantes, là.
15:28Non, ce n'est pas une plaisanterie, c'est exactement ce qui est en train de se passer, ce qu
15:31'on défend.
15:31Non, attends, c'est un truc qui existe.
15:32On peut aussi imaginer que quelqu'un qui est visé, là, Patrick Bruel ou un autre, d'ailleurs,
15:36qui est visé par plusieurs plaintes, a priori, la personne ne va pas recommencer.
15:40Enfin, j'ose imaginer, ça sert aussi à ça.
15:43Alors, c'est assez mal connaître le...
15:45Pardon, écoute, je ne sais pas, mais ça me paraîtrait très...
15:47C'est assez mal connaître la manière dont ces gens-là sont montés.
15:48Ça me paraît très étrange.
15:49Oui, oui, bien sûr, parce que toi, tu es quelqu'un d'aligné, de...
15:53De normal, j'ai envie de dire.
15:54Non, oui, de normal, oui.
15:55Mais ces gens-là ne fonctionnent pas du tout comme ça.
15:57Mais ces gens-là, on ne sait pas encore.
15:59Alors, tu as dit en préambule, une des victimes de Patrick Bruel est dans l'association.
16:04Une des victimes, tu n'as pas dit présumée, une des victimes de Patrick Bruel.
16:07C'est-à-dire que tu as déjà fait le procès.
16:08Alors, attends, je n'ai pas fait le procès.
16:10Moi, je sais juste les chiffres qui sont que...
16:13Parce qu'on soupçonne toujours une femme de mentir dès qu'elle parle de violences sexistes et sexuelles.
16:17Non, non, attends, tu me dis victime présumée.
16:19Moi, j'ai un point de vue militant et qui connaît aussi les victimes.
16:24Oui, mais juridiquement, c'est victime présumée.
16:25Attends, je parle d'un point de vue militant.
16:27Je crois les victimes, puisqu'il se retrouve que dans la façon dont le droit français est fait,
16:31tu n'as aucun avantage à porter plainte.
16:35Surtout contre quelqu'un de connu.
16:36Maintenant, je ne m'appuie pas là-dessus, moi.
16:38Je m'appuie sur le droit.
16:39Je suis en train de vous parler de droit.
16:40Oui, mais on dit victime présumée.
16:42Le droit dit que ce n'est pas une victime, pour l'instant.
16:44À 19 ans, le droit ne dit pas que ce n'est pas une victime.
16:47Ce n'est pas ça, Jean-Philippe.
16:48C'est une victime présumée.
16:49Tu vois, on connaît mal le droit.
16:50Le droit dit qu'il est pris hominocent jusqu'à preuve du contraire.
16:53Accusatrice.
16:54En attendant, on l'entend, on entend ce qu'elle dit.
16:57Oui, mais dans victime présumée, vous entendez que présumée, il faut entendre victime.
17:00Non, victime présumée.
17:01Et donc, je reviens au droit, pardon, mais un festival, admettons, une salle de théâtre,
17:05ils sont dans l'obligation de protéger les femmes qui sont dans la salle.
17:09Et en faisant ça, c'est le droit du travail.
17:12Oui, mais qu'est-ce qu'il faut qu'il fasse ?
17:13Je veux dire à un moment, lui ou à un autre.
17:15Le suspendre, en fait.
17:16Les victimes n'ont pas l'appliqué ?
17:17Parce qu'ils ne l'appliquent pas, parce qu'ils ramènent du fric.
17:18Mais attendez-le.
17:20Mais imagine, tu dis toi-même, la justice met énormément de temps.
17:25Elle met, mettons, 10 ans.
17:26Facilement 10 ans.
17:27Ça paraît long, mais...
17:28Ça paraît long.
17:29Charlotte Tarnou contre Depardieu, elle a porté plainte en 2018.
17:31D'accord, mais quand tu vois Stéphane Plathas, elle a été traité en un an, par exemple.
17:33Parce que c'est du non-prescrit.
17:35Mais bon, en tout cas, admettons.
17:36Parce que c'était autre chose.
17:37Mais même si c'est 2 ans, tu vas dire à Patrick Bruel, alors qu'effectivement,
17:41et j'entends ce que tu dis sur la présomption d'innocence,
17:43bon, ben, tu t'arrêtes pendant 2 ans.
17:45Et si jamais il y a non-lieu, ou acquittement, ou tout ce que tu vois, au bout de 2
17:48ans...
17:48Mais est-ce qu'il risque d'arriver, puisque la justice française ne condamne pas ?
17:51Mais donc, tu le punis à la place de la loi, en fait.
17:54Mais on ne le punit pas.
17:55Attends, c'est marrant, parce que toi, tu es en train de parler du point de vue du mise en
17:59cause.
17:59Non, non, pas du tout.
17:59Et alors, les femmes, tu les protèges comment, en fait ?
18:02Mais bien sûr que oui, mais est-ce que...
18:03On les écoute l'année dernière.
18:05Mais l'année dernière, il protège les femmes.
18:06Pas du tout !
18:07De facto, une plainte protège.
18:09Mais absolument pas.
18:09Aucun homme normalement constitué, alors qu'il est visé par une plainte, va aller refaire la même chose ?
18:13Eh bien, pas du tout.
18:14En fait, une plainte ne protège pas du tout.
18:16En réalité, ce n'est pas comme ça que ça se passe.
18:18Et pendant ce temps-là, sortons du Cabriel, on parle du LFES.
18:21L'année dernière, on programmait des gens dangereux et sur scène.
18:24Quand on les prévient, ils disent, nous, on a tous un système qui s'appelle le LK.
18:27Alors, le LK, en fait, ça ne fonctionne pas, en réalité.
18:30Et donc, on a quand même encore des agressions.
18:32Parce que, pourquoi ça ne fonctionne pas ?
18:33Parce que ces gens-là ne se rendent pas compte.
18:35Ils sont tellement passés à autre chose qu'ils pensent qu'ils sont complètement dans leur droit de faire ça
18:40et que c'est de la drague et que machin, machin.
18:41Voilà.
18:42Et donc, ils n'ont pas ton cerveau.
18:44Alors, en tout cas, pour l'instant, pas de déprogrammation prévue pour Patrick Gourel.
18:49Mais on verra si c'est le cas dans les semaines à venir.
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