- il y a 23 heures
Chaque jour, Marc Fauvelle vous accompagne de 19h à 20h dans 60 minutes Fauvelle sur BFMTV.
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00:01Générique
00:07...
00:11Emmanuel Macron a convoqué une réunion ce matin à l'Elysée
00:13pour mieux lutter contre ces groupes violents, ces groupuscules
00:17qui ont des liens, dit le chef de l'Etat, avec les partis politiques quels qu'ils soient.
00:21Tout groupement qui appelle à la violence, qui appelle à la discrimination, à la haine
00:24est susceptible de faire l'objet d'une procédure de dissolution.
00:27Aucune structure n'y échappe.
00:29On apprend après cette réunion qu'il y a en fait 4 associations visées par une procédure de dissolution.
00:34Une qui est affiliée à l'ultra-gauche, 3 qui sont affiliées à l'ultra-droite.
00:39Pour ces groupes d'extrême-droite, la procédure de dissolution a déjà commencé.
00:44Ces groupuscules d'où qu'ils viennent qui se complaisent dans cette violence, je la dénonce.
00:50Nous condamnons la violence, nous condamnons les groupuscules d'ultra-droite, d'extrême-droite et d'extrême-gauche.
00:55Nous ne renierons pas nos amis et nos camarades de la jeune garde.
00:58N'essayez même pas.
01:00Même dissoute, la jeune garde a continué finalement à, j'ai envie de dire, fonctionner ou à communiquer entre eux.
01:06Ça ne suffit pas, il faut aussi poursuivre les individus, mais ne rien céder, ne rien lâcher.
01:10La vérité c'est que c'est extrêmement difficile de dissoudre et lorsque vous avez dissous, ça ne veut pas
01:14dire que les gens ne se réunissent plus.
01:19Les images du jour signées Elisa Tranin, Simon Théraffier pourront parler ce soir dans 60 minutes.
01:24Neila Latrousse, éditorialiste politique à BFM TV, bienvenue à vous.
01:28Guillaume Tabard, éditorialiste politique au Figaro, soyez également le bienvenu.
01:31Frédéric Lohse, bonsoir.
01:32Vous êtes secrétaire général du syndicat des commissaires de la police nationale et auteur d'insécurité stop à la descente
01:39aux enfers.
01:40Nora Busini, bonsoir.
01:41Journaliste d'investigation, vous avez signé le livre en quête d'une infiltrée dans les rangs de l'ultra-gauche.
01:47Chez Albain Michel et Romain Ruiz, bonsoir maître.
01:50Bonsoir.
01:50Au barreau de Paris, vous avez défendu, je le signale pour la clarté de nos échanges dans les minutes qui
01:55viennent,
01:55plusieurs membres de l'ultra-gauche.
01:57C'est donc la première réponse pénale du gouvernement, dix jours après la mort de Quentin.
02:01Cette réponse vise la jeune garde, ce mouvement officiellement dissous l'an dernier,
02:05mais dont plusieurs membres sont aujourd'hui mis en examen et placés en détention provisoire.
02:10Le gouvernement saisit donc la justice pour une possible reconstitution de ligues dissoutes.
02:14Guillaume Tabard, est-ce que c'était la bonne réponse ?
02:16En tout cas, cette réponse était attendue, puisque depuis une semaine maintenant,
02:20la question c'est quelle est la nature réelle de l'action de la jeune garde.
02:24Et puis une question politique qui lui est liée, qui est quel lien entre le jeune garde et la France
02:30insoumise ?
02:30Et Jean-Luc Mélenchon a apporté hier encore une réponse assez claire sur le lien qu'il maintenait avec ce
02:36groupe.
02:37Après, le gouvernement, il est là pour agir effectivement par rapport à un certain nombre de critères précis
02:41lorsqu'il s'agit de dissoudre ou non un certain nombre de groupuscules,
02:45qui relèvent de l'appel à la violence, ce qu'on a entendu dans la bouche de Laurent Nunez,
02:49mais de tous les ministres de l'Intérieur avant lui.
02:51Donc voilà, d'une part, il y a le débat politique, par rapport aux liens entre la France insoumise, la
02:56jeune garde, etc.
02:57Et d'autre part, il y a la décision de l'exécutif qui, elle, relève du maintien de l'ordre
03:02public
03:03et du souci de la tranquillité du débat public et des rues.
03:09Romain Ruiz, c'est une évidence pour vous qu'il faut dissoudre ces groupes violents ?
03:13Alors non. Pourquoi ?
03:14Pour plusieurs raisons. D'abord, la première chose, vous parlez depuis tout à l'heure de reconstitution de ligue dissoute.
03:20Moi, je tiens à le dire parce qu'il y a beaucoup de glissements sémantiques aujourd'hui un peu partout
03:24en France.
03:25L'infraction n'est pas une reconstitution de ligue dissoute, mais d'association ou de groupement dissout.
03:30Et le terme ligue est évidemment un terme qui est connoté.
03:33Je crois que lorsqu'on tire aujourd'hui des signes égales comme le fait Aurore Berger entre la gauche et
03:37la droite,
03:38eh bien, il faut savoir être précis, vous l'avez dit.
03:40Et donc, ça n'est pas une reconstitution de ligue, mais d'association et ou de groupement dissout.
03:44Sur le fond, ma question était, est-ce qu'il faut bien dissoudre ces mouvements-là ?
03:48Bien sûr que non. Je pense que la dissolution est une mesure de police politique
03:53qui existe depuis 1958, depuis que la Ve République est la Ve République.
03:59Et il faut comprendre quand même une chose, c'est qu'il y a eu 131 dissolutions depuis que cette
04:03infraction existe,
04:04que cette mesure de police administrative existe.
04:06sur ces 131 dissolutions, il y en a 48, c'est-à-dire un tiers, qui ont été prononcées sous
04:12Emmanuel Macron.
04:1429 d'entre elles par Gérald Darmanin.
04:16Et je crois que quand on en est, si vous voulez, à utiliser de façon aussi endémique cette pratique,
04:22qui est une pratique dont je tiens à dire qu'elle se fait sans contradictoire,
04:25qu'elle se fait sur la seule volonté politique de l'exécutif,
04:30et sans qu'on puisse, à moins d'un recours administratif, en discuter,
04:33est une procédure qui est totalement anachronique et exorbitante du droit commun et du droit pénal notamment.
04:39Je vais donner la parole à Nora Bussini qui fait nom de la tête tout en vous écoutant.
04:41Expliquez-nous pourquoi.
04:42Bien sûr, je vous écoute évidemment.
04:44Alors déjà, il y a un contradictoire.
04:46Les associations dissoutes ont 15 jours pour pouvoir répondre à un contradictoire après la mesure de dissolution.
04:52Cette loi date précisément de 1936, pas 58, dans le cadre du Front populaire à l'époque,
04:57qui visait justement des milices.
04:59Et en l'occurrence, au contraire, elle est extrêmement importante, cette loi.
05:01On l'a vu notamment, la semaine prochaine va se tenir, le 3 mars prochain,
05:05une audience du CCIF, Collectif Compte Islamophobie en France, CCIE,
05:08qui avait été dissous dans le cadre de l'assassinat Samuel Paty,
05:10et qui va être jugé justement pour reconstitution, et ça vous avez raison de le préciser, d'associations dissoutes.
05:14Donc je reviens à la question du jour.
05:16Pour vous, il faut dissoudre, même si un an après, ça n'a pas servi à grand-chose.
05:20Oui, on le voit avec des groupuscules d'ultra-droite, à l'instar de générations identitaires,
05:23on voit justement un affaiblissement, par le biais des réseaux sociaux,
05:27mais aussi d'autres collectifs, Palestine vaincra, etc.
05:29On voit qu'il y a un affaiblissement de leurs réseaux sociaux,
05:31même si, évidemment, tout n'est pas si efficace que ça, et je suis d'accord là-dessus.
05:35Ça, vous l'entendez ?
05:36Moi, ce que j'entends, c'est que nous avons, en France, des dispositifs qui existent
05:41et qui ne sont pas la dissolution de groupes politiques.
05:44Donc comment on met fin à ça, par exemple, si on ne dissout pas ?
05:46Alors comment on met fin à la violence, c'est ça votre question ?
05:48À la violence de ces groupes-là, pas à la violence en général,
05:51sinon il nous faudra un peu plus que 60 minutes.
05:53Voilà, effectivement, je pense qu'il nous faudra...
05:55À la violence de ces groupuscules qui s'affrontent les uns les autres
05:58et qui sont, semble-t-il, des deux côtés, pas forcément dans les mêmes proportions,
06:01mais des deux côtés du spectre politique.
06:03On ne fait rien ?
06:04Bien sûr, non, on ne fait pas rien, mais on arrête de penser
06:07que la loi et la justice peuvent résoudre tous les maux de la société.
06:10Mais on ne fait pas rien, on fait quoi ?
06:12Alors, si on ne fait pas rien, on fait quoi ?
06:14Moi, je suis avocat, je suis là pour savoir si les outils juridiques
06:18qui sont aujourd'hui mises à disposition de l'exécutif sont, un, viables,
06:22et deux, s'ils sont exécutés de façon démocratique,
06:24utilisés, pardon, de façon démocratique et républicaine.
06:26Ma réponse à ces deux questions, c'est non.
06:29Je ne suis pas en charge de la sécurité publique, heureusement pour moi,
06:31et donc je n'ai pas de réponse à votre question.
06:34Je vais donner la parole au commissaire qui est autour de cette table.
06:37Quand vous entendez les arguments des uns des autres, vous dites quoi ?
06:39Ça ne sert à rien de dissoudre puisqu'il vaut revenir,
06:42il faut dissoudre tout de même ou c'est une atteinte aux libertés ?
06:45Il faut dissoudre absolument et tout de même et sortir du juridisme,
06:50de la vision technicienne.
06:51Sortir de l'État de droite, comme d'habitude.
06:52Je peux parler ?
06:53Il faut défendre l'ordre public et il faut défendre aussi les droits de l'homme.
06:57L'État de droit ne doit pas servir de paravent
07:00à une forme de violence explosive comme on le voit.
07:04Monsieur le commissaire, est-ce que ça fonctionne vraiment ?
07:06Oui, ça fonctionne.
07:07On peut dissoudre ces groupes, mais on ne peut pas dissoudre les hommes
07:12et on ne peut pas dissoudre les idées.
07:14Donc il y aura forcément, après coup, une continuité.
07:16Donc il change des piquettes et il y a un autre, un autre pompuscule qui arrive six mois après ?
07:20Ils vont muter, mais on a une organisation, parfois son financement,
07:25qui va être atteint, qui va être mis à bas.
07:28L'État se défend.
07:29Alors évidemment, on ne peut pas dissoudre, je l'ai dit,
07:32les hommes et les idées, mais c'est un premier pas.
07:35Et c'est un éternel recommencement pour défendre, justement,
07:40pour défendre nos libertés et éviter la violence en politique,
07:45l'hyperpolarisation qui a mené à la mort d'un homme, d'un manifestant.
07:49C'est quand même quelque chose de catastrophique.
07:51On est dans un pays, en plus, où on a une tradition de violente,
07:55ce qui est beaucoup plus forte qu'en Scandinavie ou dans d'autres pays.
07:59On a également eu le groupe Action Directe, mais également les Brigades Rouges,
08:04on a également la bande à Bader, comme on a des groupuscules d'extrême droite,
08:07extrême gauche ou extrême droite, oui, il faut dissoudre.
08:10Ce n'est pas assez, mais il ne faut pas faire de juridisme pointilleux.
08:14Ça ne veut pas dire qu'après, il ne faut pas continuer à s'attaquer aux idées
08:19qui font le berceau, qui nourrissent la violence,
08:23qui sont la matrice de la violence, et les services de renseignement.
08:26C'est ce que j'allais vous demander.
08:27Est-ce que, quand on dissout un groupuscule,
08:29on ne se prive pas de moyens de les infiltrer plus facilement ?
08:33C'est le bilan coût-avantage.
08:35Si vous laissez faire, vous avez une organisation qui grossit,
08:37qui se renforce, avec des ramifications et l'horizontalité,
08:41aujourd'hui, des réseaux sociaux et la dimension transfrontière.
08:46On voit bien qu'on a des groupes, sur la plupart des manifestations,
08:49où viennent des groupes souvent d'ultra-gauche,
08:52qui sèment le trouble et la violence.
08:54Il est important, évidemment, non seulement de les suivre,
08:57parfois les dissoudre, et après, nos services de renseignement,
09:00en amont, pendant et après, sont les gardiens de nos libertés,
09:05les suivent en permanence.
09:07Ça ne s'arrête pas.
09:08Ce n'est pas la solution miracle.
09:10Évidemment, renoncer à la violence et avoir des débats politiques apaisants
09:13est la solution.
09:14Mais, néanmoins, il faut passer par là à un moment donné.
09:17Je redonne quelques chiffres globaux depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée en 2017.
09:23Donc, il y a une petite décennie maintenant.
09:2424 groupes violents dissous, 19 d'ultra-droite, 5 d'ultra-gauche.
09:29Est-ce qu'il faut en déduire que le gros de la violence, aujourd'hui,
09:32est à l'ultra-droite, même si une violence existe à l'ultra-gauche ?
09:36Naïla Latrousse, est-ce que c'est vous qui répondez à cette question,
09:38qui est un peu au centre des débats ces derniers jours ?
09:41Ou est-ce que vous passez votre tour pour l'arrivée ?
09:43Il y a deux façons d'analyser ces chiffres.
09:44Soit de se dire qu'effectivement, sous Emmanuel Macron,
09:47il a été considéré que dans un premier temps,
09:49la violence la plus dangereuse,
09:50celle sur laquelle les efforts devaient se concentrer,
09:52veuillez d'extrême droite.
09:53Et donc, il y a une priorisation qui a été faite.
09:56Soit, je ne suis pas experte de la question,
09:59les chiffres montreraient qu'il y aurait plus de violence
10:01d'un côté que de l'autre,
10:02au regard du 19 versus 5.
10:07J'ajoute juste un point tout de même au débat,
10:09c'est que dans ce débat sur la dissolution ou pas de dissolution,
10:12c'est à considérer que les collectifs soient constitués
10:14sous forme d'associations reconnues auprès de la préfecture
10:17et qu'il y ait des infractions constatées.
10:18– Pas trois copains dans la rue qui descendent le samedi soir.
10:21– Mais au-delà même de trois copains,
10:23les soulèvements de la terre,
10:24et c'est la question qui a été posée devant le Conseil d'État,
10:26il y a eu une volonté de dissoudre de la part du gouvernement,
10:28sauf que précisément, c'est un collectif
10:30qui n'est pas constitué sous forme d'organisation
10:32déposée en préfecture.
10:33Donc cela ne résout pas la question de l'association de fait
10:36quand elle n'est pas une association de droit.
10:39– Nora Bussigny, le risque principal, il est où pour vous ?
10:42Alors vous, vous avez infiltré l'ultra-gauche.
10:43– Oui, mais je connais aussi l'ultra-droite.
10:45– Il y a peut-être un autre livre à écrire.
10:46– Oui, c'est important de le rappeler, je travaille justement
10:48en ce moment sur les mouvements d'ultra-droite,
10:50même si je les suivais déjà depuis longtemps,
10:51et je montrais justement cette convergence des luttes
10:53autour de deux extrêmes, notamment autour d'un ennemi commun,
10:56on l'a vu notamment depuis le 7 octobre.
10:59Le souci, et vous avez tout à fait raison de le souligner,
11:01c'est qu'il y a quand même plus de mouvements d'ultra-droite
11:03en France que d'ultra-gauche, en tout cas c'était les chiffres
11:05qui étaient donnés en me disant qu'il y avait à peu près
11:075 000 membres appartenant à l'ultra-gauche et à l'ultra-droite,
11:11avec selon les dernières annonces du gouvernement,
11:13plus à l'ultra-droite.
11:14Le gros problème, ça va être justement la question de la milice.
11:17Je cite Jem Yoldas, qui est un membre de la Jeune Garde
11:19et qui est candidat au municipal à Strasbourg.
11:22Il avait dit à l'époque, quand il y a eu la dissolution,
11:23dans le cas de Bruno Rétailleau, il a dit
11:25« On vous apprendra à faire la différence
11:27entre Jean Boulin et Klaus Barbie. »
11:29On est là, on est dans ce souci où il y a des milices,
11:31qu'elles soient à l'ultra-droite ou à l'ultra-gauche,
11:32qui se substituent aux forces de l'ordre,
11:34qui se substituent à la justice et qui estiment,
11:36elles-mêmes, et je l'ai vu, je l'ai constaté moi-même,
11:40se agir justement sous la forme de milices.
11:42Et c'est l'essence même de cette question de la dissolution de groupe.
11:44Je sais que vous les défendez, Romain Ruiz,
11:46c'est le job d'un avocat de défendre des gens
11:48avec qui on est d'accord ou pas, mais c'est un métier,
11:50il faut défendre tout le monde, quelles que soient les choses commises,
11:53mais ils disent effectivement ça,
11:54c'est-à-dire ce que vient de décrire Nora Bussigny ?
11:57Alors, est-ce qu'ils disent ça ?
11:59Est-ce que cette déclaration existe ?
12:01J'en sais rien, je vous fais le crédit de penser qu'elle existe.
12:04Mais quand même, elle existerait.
12:05Nous sommes dans un pays où il existe encore
12:08une forme de liberté d'expression,
12:10voire une liberté d'outrance.
12:11Et je tiens à le dire parce que c'est aussi la loi,
12:14c'est pas du juridisme pointilleux comme j'entends le dire,
12:16parce que, pardonnez-moi, mais le rôle d'un avocat,
12:19c'est aussi de dire, quand il entend ce genre de choses,
12:21quand il entend dire que faire du droit,
12:23rappeler la loi, rappeler les limites d'ailleurs de notre droit à tous,
12:27c'est faire du juridisme pointilleux,
12:28moi j'y vois une dérive sécuritaire terrifiante.
12:30Et je vous le dis, je trouve ça terrifiant, monsieur.
12:32Je vous le dis.
12:33Pour autant, parce que...
12:34Je laisse répondre et vous reprenez la parole après.
12:36Non, moi je vois peut-être de votre côté une dérive marchande,
12:40parce que moi je suis payé de la même façon,
12:42et je défends l'intérêt...
12:44Donc les avocats sont payés par l'argent du crime, on connaît.
12:46Non mais pas non, je dis simplement, je défends l'intérêt général.
12:48D'accord.
12:49Et moi l'intérêt du crime, bien évidemment.
12:53Quel rapport ?
12:53Je travaille à charge et à décharge,
12:55et mon traitement est connu.
12:58Bon, maintenant, quel rapport ?
13:00Bien évidemment.
13:00Non, il faut lutter contre la légitimation de la violence qui s'installe,
13:04il faut aucune complaisance vis-à-vis de l'extrême droite,
13:07jusqu'à avant-guerre.
13:08On avait des groupes d'extrême droite qui étaient très nombreux,
13:11quand on avait des groupes anarchistes.
13:13Il faut être honnête, aujourd'hui,
13:14on a focalisé davantage sur les groupes d'ultra-droite.
13:18Est-ce que ça veut dire qu'il y a plus de violence d'ultra-droite
13:20que d'ultra-gauche ?
13:22Je ne crois pas.
13:23Je pense qu'en réalité, on a davantage polarisé
13:25et fait preuve d'une trop grande complaisance
13:27vis-à-vis de l'ultra-gauche.
13:29Alors, il faut lutter contre toutes les formes de violence.
13:31L'islam radical, l'ultra-droite et l'ultra-gauche.
13:35Ça, c'est indispensable.
13:36C'est un peu une évidence, non ?
13:36C'est une évidence.
13:38Oui.
13:39Mais ce discours,
13:40qu'est-ce qui fait que dans les violences,
13:42dans les manifestations aujourd'hui,
13:45systématiquement,
13:46on a à 90%,
13:47on n'a pas des groupes d'ultra-droite.
13:48On a des groupes d'ultra-gauche qui viennent,
13:51qui cassent, qui pillent,
13:52qui disent aux policiers « suicidez-vous »,
13:54qui appellent à la violence.
13:56Et si les forces de l'ordre ne faisaient pas preuve
13:58d'un très grand professionnalisme,
14:00je peux vous le dire, dans ce pays,
14:01on aurait des dizaines de morts.
14:03Chaque maintien de l'ordre qui dérape.
14:05C'est pour ça qu'il faut arrêter la complaisance
14:07vis-à-vis de l'ultra-gauche,
14:08continuer à lutter contre la menace de l'ultra-droite.
14:11Mais voilà, c'est tout.
14:12Et puis, il faut défendre les citoyens.
14:15Et la liberté d'opinion
14:17ne doit pas être, bien sûr,
14:18la liberté de proférer des appels
14:20au meurtre, à la violence.
14:22Et certainement, au nom de l'autodéfense,
14:24de qualifier de fasciste tout le monde.
14:26Celui qui ne pense pas comme vous est un fasciste.
14:28Ça concerne une forme de terrorisme intellectuel.
14:30Vous prononcez le mot qu'on prononce
14:32à peu près toutes les dix minutes
14:33depuis dix jours,
14:34sur tous les plateaux télé de France
14:35et peut-être même dans certaines familles
14:37à l'heure du dimanche.
14:39Et même à l'étranger,
14:40je voudrais qu'on s'intéresse
14:41à l'aspect politique
14:42de ce qui se passe en ce moment en France.
14:44Hier, Jean-Luc Mélenchon a eu des mots
14:46qu'on va qualifier de très durs
14:47sur le traitement médiatique
14:49de la mort de Quentin.
14:51Critique relayée quelques heures plus tard
14:53par la candidate insoumise
14:54à la mairie de Paris,
14:56Sophia Chiquérou,
14:56je vous propose de l'écouter.
14:58Peut-être que s'il y a un antifasciste,
15:01et nous tous, les insoumis antifascistes
15:03dans l'Assemblée,
15:03c'est qu'il doit y avoir des fascistes
15:04dans ce pays.
15:05Et si on commençait par dire
15:07venez, désolidarisez-vous des fascistes.
15:11Virez les fascistes de l'Assemblée.
15:14Virez les fascistes des conseils municipaux.
15:19Virez les fascistes des médias
15:21parce qu'on n'en peut plus
15:22délaquer des fascistes sur les plateaux télé.
15:25Vous nous dégoûtez.
15:27Vous n'êtes pas journaliste.
15:29Vous n'avez rien de journaliste.
15:31Rendez la carte.
15:33Vous êtes des petits agents.
15:35C'est ce que Simone Weil appelait
15:36les nazis à petits pieds.
15:38Voilà ce qu'ils sont,
15:39des nazis à petits pieds
15:40qui portent la cravate,
15:42se font beau,
15:43se maquillent sur les plateaux télé
15:44et nous donnent des leçons.
15:46Guillaume Tabard,
15:47est-ce que c'est un propos de tribune,
15:48comme on dit,
15:49un propos de meeting,
15:50même si l'assistance est assez peu fournie,
15:52ou est-ce que c'est plus que ça ?
15:54Non, parce que qui dit propos de tribune,
15:55dit allez, on se laisse emporter
15:56par l'ambiance, etc.
15:57Non.
15:57Mon adversaire, c'est la finance.
15:58Oui, là, c'est un propos...
15:59Dans d'autres cas.
16:00C'est un propos...
16:01C'est mon projet, c'est notre projet.
16:02Allez, on pourrait en faire ça,
16:03comme ça, on vient.
16:03C'est un propos clairement délibéré,
16:05un propos assumé
16:06avec un objectif politique
16:07qui est très clair.
16:10Quel est l'objectif ?
16:11En fait, les insoumis,
16:12d'une certaine manière,
16:13ils veulent le beurre
16:13et l'argent du beurre
16:14parce que, d'une part,
16:15on les entend critiquer
16:16le traitement médiatique
16:19qui est fait de la mort de Quentin
16:21depuis une semaine
16:23et la manière dont ils sont traités,
16:24mais sur tous les plateaux,
16:26y compris ici,
16:27et c'était normal,
16:28qui on voit depuis une semaine,
16:29on voit Manuel Bompard,
16:31on voit Mathilde Panot,
16:31on voit Jean-Luc Mélenchon,
16:32tous les dirigeants
16:33de la France Insoumise
16:35sont sur tous les plateaux
16:36pour s'expliquer,
16:38pour se justifier,
16:38pour répliquer aux critiques
16:39qui sont faites.
16:40Et c'est normal
16:41puisque le débat démocratique,
16:42c'est bon.
16:43Mais donc, à la fois,
16:43ils sont présents
16:45dans les médias qu'ils critiquent
16:46pour exprimer
16:47ce qu'ils ont envie de dire
16:48et en même temps,
16:49ils jouent du registre traditionnel
16:51et ça, pour le coup,
16:54révélateur de partis
16:55qui ont plutôt un problème
16:56avec la démocratie
16:57qui considèrent
16:57qu'en gros,
16:58on vous ment.
16:59Ce qu'on vous dit à la télé,
17:01on vous ment.
17:01C'est suspecter
17:02que ceux
17:03qui ne pensent pas comme vous
17:05sont forcément
17:05au service
17:06d'un mensonge.
17:08Et c'est ça
17:09qui peut être inquiétant.
17:10Mais quand je dis
17:11que c'est une stratégie délibérée,
17:12c'est qu'ils savent clairement
17:14qu'en tenant ces propos,
17:15ils vont consolider
17:18un électorat
17:18qui, effectivement,
17:19lorsqu'ils regardent
17:20BFM ou d'autres,
17:21ils disent,
17:22à partir du moment,
17:22dès qu'on ne relaie pas
17:23ce qu'ils pensent,
17:24eux,
17:24ils disent,
17:24« Vous voyez, on nous ment ».
17:25Et donc,
17:26ce genre de discours
17:27qui consiste à attiser
17:28la haine,
17:29comme on vient de voir
17:30avec Sophia Chico,
17:30la haine contre les médias,
17:32vise à consolider
17:33ce socle électoral.
17:36Eux-mêmes
17:36étaient les premiers
17:37à dénoncer
17:38Jean-Marie Le Pen
17:39lorsqu'il faisait ça.
17:40Jean-Marie Le Pen
17:41qui a progressé
17:42à un moment
17:43où, pour le coup,
17:43lui,
17:44il était,
17:45pour le coup,
17:47ostracisé
17:47ou critiqué
17:47par les médias.
17:48Ce qui n'est pas le cas
17:49de la France insoumise,
17:50je veux dire que,
17:50en termes de représentativité,
17:54je ne suis pas sûr
17:54que ce soit la gauche,
17:56notamment la gauche insoumise,
17:57qui est le plus
17:57à se plaindre
17:59de l'opinion des journalistes.
18:00On pense à Olivier Perroux,
18:02il avait enrichi Olivier Perroux.
18:03Ce sont les auteurs
18:04de Lameute,
18:04le livre qui avait décrit
18:05« Elle est fille comme une fèque
18:06qui n'ont pas eu le droit
18:07d'assister hier
18:08au meeting
18:08de Jean-Luc Mélenchon,
18:09ce qui provoque
18:10l'indignation aujourd'hui
18:11de Reporters sans frontières.
18:12Les propos que vous venez d'entendre,
18:13est-ce qu'ils vous inquiètent ou pas ? »
18:14Oui, ils m'inquiètent,
18:15mais parce qu'en fait,
18:16ils sont vraiment
18:16dans une logique de dire
18:17« Nous, nous représentons
18:18le plus grand bien
18:19et nous agissons contre le mal. »
18:21Et ça, c'est purement manichéen
18:23et c'est l'essence même
18:24de ce qui représente aujourd'hui
18:25la violence.
18:26C'est d'être persuadé,
18:27quand on agit pour le bien,
18:28d'être capable
18:29de commettre les pires exactions.
18:30Et c'est ce qui vient entraîner
18:31des violences
18:38à Quentin.
18:39On a vu des salu nazis,
18:40quand même.
18:40C'est absolument hallucinant.
18:41Mais c'est aussi à l'ultra-gauche
18:42quand ils vont s'en prendre
18:43à ce qu'ils qualifient...
18:43On n'a pas vu de violences physiques.
18:44Pardon ?
18:45On n'a pas vu de violences physiques
18:46et c'est important de le finir.
18:47Et là aussi, il faut rappeler.
18:47Mais dans le cas,
18:48un salu nazi est une violence
18:50et condamné par la loi.
18:51Mais en tout cas,
18:52on l'a vu aussi à l'ultra-gauche
18:53quand ils vont s'en prendre
18:54à ce qu'ils qualifient
18:55de sionistes, de fascistes.
18:56Parce qu'on est fascisés,
18:57on est sionistisés en permanence.
18:59C'est ce qui nous met aujourd'hui,
19:01on est beaucoup à être menacés
19:02pour cela.
19:03Et c'est ça qui est le plus grave
19:04aujourd'hui.
19:04Comment on sort du fasciste-antifasciste
19:06là qu'on se bat tous à la figure ?
19:08Pas nous, évidemment,
19:09parce que pas nous sur ce plateau,
19:10mais qu'on entend
19:11à longueur de journée aujourd'hui ?
19:12Ça va être difficile
19:13puisque tout l'enjeu
19:14de la campagne de 2027
19:16tel que théorisé
19:16par l'intégralité
19:17des partis politiques
19:18à l'exception
19:19de ceux du Bloc central
19:20et encore j'en exclue
19:21Édouard Philippe,
19:22c'est le retour
19:23à une traditionnelle
19:25bipolarisation
19:26de la scène publique
19:28avec une droite d'un côté,
19:29une gauche d'un côté.
19:31Édouard Philippe,
19:32il dit à la droite,
19:32il y a la gauche.
19:33Jean-Luc Mélenchon,
19:33il le traduit différemment,
19:34il dit à les fascistes
19:35et à les antifascistes.
19:36Mais l'objectif est bien
19:37d'obtenir une forme
19:39de retour
19:40à ce duopole
19:42en politique.
19:43Juste d'un mot
19:44sur Sophia Chikirou,
19:46au-delà du fond,
19:47sur la méthode
19:47et la stratégie.
19:48D'abord, ne pas oublier
19:49que Sophia Chikirou
19:50est l'une des cofondatrices
19:51du Média,
19:52c'est-à-dire qu'en réalité,
19:53depuis un certain nombre
19:54d'années,
19:55fidèle à son idée
19:56qu'il y aurait
19:57les gros versus
19:58les petits,
19:59les gros,
20:00c'est-à-dire nous,
20:00les médias de masse,
20:02les petits étant
20:04les journalistes citoyens,
20:05etc.
20:06Elle a été l'une
20:07des cofondatrices
20:08de Média Alternatif
20:09et donc,
20:09de ce point de vue-là,
20:10c'est extrêmement cohérent
20:11qu'elle fasse en quelque sorte
20:12le distinguo entre les deux.
20:14C'est en réalité
20:14ce qu'elle pense
20:15depuis un certain nombre de temps.
20:17Quant à Jean-Luc Mélenchon,
20:19là encore,
20:20ce n'est pas nouveau.
20:20J'ai le souvenir
20:21de Campagne
20:22il y a très longtemps,
20:23au moment même,
20:23la création
20:24de la France Insoumise
20:25où il prenait à partie
20:26des journalistes
20:26qui le suivaient,
20:28où il interpellait la foule
20:28autour de lui
20:29en regardant
20:29« mais regardez
20:30cette question idiote
20:30que m'a posée
20:31tel journaliste,
20:32etc. »
20:32Cela fait complètement
20:33partie de son récit
20:34qu'il y aurait
20:35en quelque sorte
20:36un système médiatique.
20:38Ils sont nombreux
20:39les candidats
20:40à la présidentielle
20:41ou les prétendants
20:42à avoir évoqué
20:42ce système médiatique.
20:44La vérité étant
20:45qu'il n'est pas
20:46totalement dupe non plus.
20:47Il fait ça devant
20:48un public choisi
20:50de celui des médias
20:51alternatifs.
20:52Mais Jean-Luc Mélenchon,
20:52lorsqu'il était invité
20:53dans des médias
20:54et notamment
20:54lors des campagnes,
20:55il vient et il sait
20:55que les journalistes
20:56font leur travail
20:57et c'est important
20:57de le rappeler
20:57parce que pour ceux
20:59qui regardent ce discours
21:00en se disant
21:01qu'il y a une forme
21:02de manichéisme
21:03et qu'il faut avaler
21:04ces paroles
21:04sans les remettre
21:05en question,
21:06regardez dans les prochaines
21:07semaines,
21:07vous verrez des insoumis
21:08dans tous les médias
21:09y compris sur BFM TV
21:10et ailleurs.
21:11Ils seront traités
21:11comme...
21:11Et ils y sont déjà.
21:12Merci à tous les cinq
21:14d'être venus ce soir
21:14sur ce plateau
21:15à s'écouter,
21:16à s'entendre,
21:17pas surtout,
21:18mais à s'écouter.
21:18En tout cas,
21:19merci beaucoup
21:19d'être venus ce soir
21:20dans 60 minutes.
21:21Tout de suite,
21:22l'invité du jour,
21:23il est vice-président
21:23de l'Assemblée nationale,
21:25vice-président également
21:26justement du Rassemblement national
21:28puisque c'est Sébastien Chenu
21:30qui nous rejoint à présent,
21:31député du Nord.
21:32Le temps que la place
21:34se fasse un peu devant vous,
21:35M. Chenu,
21:36bonsoir,
21:36soyez le bienvenu.
21:37Bonsoir.
21:38On va parler dans quelques instants
21:39de ce qui s'est passé
21:40à l'Élysée aujourd'hui,
21:42ces dissolutions,
21:44le gouvernement
21:44qui saisit la justice
21:45sur la Jeune Garde.
21:46Mais vous avez peut-être
21:47entendu les mots
21:48du chef de l'État aujourd'hui
21:50qui a dit
21:50je m'inquiète un peu
21:51du climat global
21:52et je m'inquiète
21:53notamment pour la campagne électorale
21:55qui est censée battre son plein,
21:57même si on parle
21:57un peu moins des municipales
21:58en ce moment
21:59et beaucoup plus
22:00de ce qui s'est passé
22:00et de la mort de Quentin.
22:02Est-ce que vous aussi,
22:03ce soir,
22:03vous voulez peut-être
22:05débuter cet entretien
22:06par un appel au calme ?
22:07Oui, enfin,
22:08moi je pense que
22:10le climat politique
22:11qui s'est beaucoup détérioré,
22:14il est dû à plusieurs éléments.
22:15Effectivement,
22:16une extrême gauche violente,
22:17c'est ce qui saute aux yeux
22:18de tous les Français
22:19depuis le meurtre de Quentin.
22:21Mais aussi un pouvoir politique
22:23avec Emmanuel Macron
22:24qui n'a pas pris la mesure
22:25de cela
22:26et qui même,
22:27d'abord a permis
22:28de faire élire
22:29cette extrême gauche violente,
22:30mais lorsque nous l'avons alertée
22:31sur la nécessaire dissolution
22:33des mouvements violents,
22:35qu'ils soient d'extrême gauche
22:36ou d'extrême droite,
22:37Je rappelle que Marine Le Pen,
22:38il y a plusieurs années,
22:39c'était Elisabeth Borne
22:40qui était alors Premier ministre,
22:42a demandé,
22:42Jean-Philippe Tanguy
22:43avait co-signé d'ailleurs
22:44ce courrier,
22:45à dissoudre
22:46ces mouvements violents
22:47qu'ils soient
22:48d'extrême gauche
22:48ou d'extrême droite.
22:49Évidemment,
22:50de cela,
22:51rien n'a été fait.
22:52Le gouvernement
22:53nous a regardés
22:54et puis a continué.
22:55En l'occurrence,
22:56la jeune garde
22:57a été dissoute
22:57par Bruno Rotailleau.
22:58Oui, mais c'est contesté,
22:59vous voyez bien
22:59que ce n'est pas efficient aujourd'hui.
23:01Vous dites que c'est contesté,
23:02il y a eu un recours
23:03non suspensif
23:03devant le Conseil d'État
23:04et aujourd'hui,
23:05le gouvernement saisit
23:05donc la justice
23:06pour savoir
23:07s'il y a une reconstitution
23:08de ligue dissoute.
23:09Est-ce que ça,
23:10vous le saluez ?
23:11Que le gouvernement
23:12saisisse
23:14qui de droit,
23:15bien entendu,
23:15mais il y a bien entendu
23:16ce que nous,
23:17nous appelons à nos yeux
23:18une reconstitution
23:19de ligue dissoute
23:20même si le terme
23:20fait un peu ancien
23:22puisqu'il y a aujourd'hui
23:23une structure
23:24qui s'appelle,
23:25je crois,
23:25éteigner la flamme,
23:26éteindre la flamme,
23:27quelque chose comme ça,
23:28qui regroupe
23:28les gens de la jeune garde
23:29et les jeunes de LFI.
23:30Donc,
23:31de toute façon,
23:32c'est les mêmes
23:32qu'on retrouve là.
23:33Mais vous voyez,
23:34c'est devenu la difficulté,
23:35on en parlait notamment
23:35avec le commissaire
23:36qui était avec nous
23:37il y a quelques instants,
23:37de la difficulté
23:38à dissoudre ces groupuscules
23:40sans qu'ils reviennent
23:41six mois ou un an après
23:42juste en changeant
23:43la couleur de leur capuche.
23:43Bien sûr,
23:44mais...
23:44Est-ce que notre arsenal
23:45aujourd'hui législatif
23:46est suffisant ?
23:47Est-ce que dissoudre,
23:49c'est assez ?
23:49Avec quelques inconvénients aussi,
23:51que soulignait ce commissaire,
23:52c'est que c'est moins facile ensuite
23:53pour les infiltrer,
23:54par exemple,
23:55quand ils n'ont plus
23:55d'existence légale ?
23:56Oui, ce qu'il faut,
23:57c'est peut-être aussi
23:57adapter l'échelle de peine
23:58et que les peines
23:59soient efficientes.
24:00Quand on a vu
24:01tous les dingues
24:02de...
24:02C'était quoi ?
24:03Révolution,
24:04je ne sais plus
24:04qui était à Sainte-Soline,
24:06le groupe...
24:06Les soulèvements de la terre.
24:07Les soulèvements de la terre
24:08ou révolution permanente.
24:09Je laisse le terme de dingue,
24:10mais je donne le nom.
24:11Oui, je l'assume parfaitement
24:12ou de voyou.
24:13On peut avoir plusieurs termes
24:16qui frappaient des policiers
24:18à Sainte-Soline.
24:19Et la dissolution a été annulée.
24:20La dissolution a été annulée.
24:22On peut se dire
24:22que risquent ces gens-là
24:24à terme ?
24:24Ont-ils été poursuivis,
24:26inculpés ?
24:26Qu'est-ce qu'ils ont pris
24:27comme punition ?
24:29Oui, il y a effectivement
24:30dans notre pays
24:33différentes formes
24:34de violences politiques.
24:35Il faut toutes les condamner.
24:36La dissolution n'empêche pas
24:36par ailleurs
24:37un processus judiciaire
24:38et d'éventuelles condamnations.
24:39Il faut toutes les condamner.
24:40Il faut toutes les sanctionner.
24:41Mais en ce qui concerne
24:42la contestation
24:43de la dissolution
24:44de la jeune garde,
24:46LFI conteste
24:47cette dissolution.
24:48Donc ça veut dire
24:48que Jean-Luc Mélenchon
24:49ne s'en cache pas.
24:50Il a redit il y a quelques heures
24:51que la jeune garde,
24:52des amis,
24:53qu'il est fier
24:53de les compter comme tels.
24:54Mais je note
24:55que des associations
24:56comme la Ligue des droits de l'homme
24:57contestent la dissolution
24:58de la jeune garde.
25:00C'est quand même inquiétant
25:00que des associations
25:01de cet acabit
25:03contestent la dissolution
25:04de mouvements politiques violents.
25:06Vous parliez
25:07de la jeune garde justement.
25:08On sait que deux collaborateurs
25:09ou ex-collaborateurs
25:10du député insoumis
25:11Raphaël Arnault
25:12sont mis en examen
25:13pour meurtre
25:14et complicité de meurtre
25:15dans l'affaire.
25:16Quentin,
25:17du haut du perchoir
25:18de l'Assemblée nationale,
25:19est-ce que vous avez vu
25:20Raphaël Arnault
25:20ces derniers jours ?
25:21Non,
25:22je n'ai pas vu Raphaël Arnault.
25:23Alors,
25:23il faut dire que ce n'est pas quelqu'un,
25:24ce n'est pas un député
25:24très actif.
25:26On ne peut pas dire
25:26que Raphaël Arnault
25:27se soit illustré
25:28par un investissement
25:31parlementaire
25:32très important
25:33depuis qu'il a été élu.
25:34Est-ce que vous souhaitez
25:35qu'il revienne
25:36parce qu'il est député,
25:37qu'il doit sécher
25:37ou est-ce que vous lui demandez
25:38de se tenir à l'écart ?
25:39Non,
25:39mais je pense que Raphaël Arnault,
25:41d'abord,
25:41la première chose
25:42qu'on aimerait entendre
25:43de Raphaël Arnault,
25:44c'est le son de sa voix
25:45pour dire quelque chose
25:47de tout cela,
25:48mais c'est surtout,
25:48c'est un chef de milice,
25:49Raphaël Arnault.
25:50On a bien compris
25:51que la jeune garde
25:51était la milice
25:53de la France insoumise,
25:54c'était son espèce
25:55de service d'ordre fantomatique
25:57destiné à corriger
25:58tout ce qui n'était pas
26:00dans leur ligne politique,
26:02à aller faire le coup de poing
26:03et Raphaël Arnault
26:05est le chef de cette milice
26:06et Jean-Luc Mélenchon
26:07a choisi
26:08d'en faire un député.
26:10Donc,
26:10si vous voulez,
26:10ça pose quand même
26:11de vrais problèmes,
26:13de vrais questionnements.
26:14La France insoumise
26:15que vous avez sans doute
26:15entendu sur ces plateaux
26:17ou ailleurs,
26:17Sébastien Chenu dit
26:18un employeur
26:19ne peut pas être
26:21responsable
26:22de ses employés
26:23et donc
26:24de ce qu'ils ont fait
26:25à Lyon à Tantin-Branc.
26:26Ce n'est pas ça,
26:26c'est que là,
26:27ce n'est pas le fait
26:28que ce soit ses employés
26:29uniquement,
26:29c'est que ce sont
26:30des militants
26:31d'une milice,
26:32des adhérents,
26:33je ne sais pas si on adhère
26:33ou en tous les cas
26:34des membres
26:35de cette milice
26:36qui a tué
26:37un jeune garçon,
26:39un jeune patriote
26:40qui a tué
26:40le jeune Quentin
26:41et que Raphaël Arnault
26:42est le fondateur,
26:45président,
26:45je ne sais pas comment
26:46on peut l'appeler ça
26:46en tous les cas
26:47la figure de proue
26:48de cette milice
26:49et que la France Insoumise
26:50non seulement
26:51l'a fait élire députée
26:52mais nous dit
26:52nous sommes solidaires
26:53de ces miliciens.
26:55Donc si vous voulez
26:55c'est quand même
26:56très problématique
26:57dans une démocratie
26:58pour faciliter des voyous
26:59et qu'une fois même
27:00que ces voyous
27:01ont débordé
27:02tout ce qui est possible
27:03comme cadre
27:03au point de tuer quelqu'un
27:04la France Insoumise
27:05s'en déclare encore solidaire.
27:07Est-ce qu'il peut revenir
27:07à l'Assemblée ?
27:08Est-ce qu'il y a encore
27:08sa place Raphaël Arnault ?
27:09Je pense que
27:10lui-même devrait d'ailleurs
27:12démissionner,
27:13rendre son mandat
27:13et peut-être d'ailleurs
27:15provoquer en cela
27:16une partielle
27:16et se représenter
27:17devant les électeurs
27:18et si la France Insoumise
27:19veut le soutenir
27:20et bien ils le soutiendront.
27:21Mais ils nous ont déjà
27:22fait le coup
27:22avec Adrien Quatennens
27:23qui cognait sa femme
27:24qu'ils ont mis sous cloche
27:27pendant 4 mois
27:27et qui est revenu.
27:28Ils nous ont fait le coup
27:29avec Andy Kerbrat
27:30député de Loire-Atlantique
27:31qui achetait de la drogue
27:32à des mineurs.
27:33Là aussi,
27:34ils ont toujours été solidaires.
27:36Donc finalement,
27:36ils sont solidaires
27:37de toute la voyoucratie.
27:38Il n'y a que M. Cotineau
27:39qui était le candidat
27:41LFI pédophile
27:41en Loire-Atlantique
27:43qui visiblement
27:43n'est plus très fréquentable
27:45mais il n'a pas été élu,
27:46il faut dire.
27:46Mais sinon,
27:47il siégerait probablement
27:47dans le groupe des Insoumis
27:49entre ceux qui connaissent
27:49leurs femmes,
27:50ceux qui dealent,
27:51ceux qui consomment de la drogue,
27:52ceux qui sont à la tête
27:53de milices
27:54et ceux qui sont poursuivis
27:57pour pédophilie.
27:58Un mot Sébastien Chenu
27:59sur ce qui s'est passé
28:00samedi dernier à Lyon,
28:02ce défilé qui a réuné
28:03un peu plus de 3000 personnes
28:05sans heurts
28:06et ça a été dit
28:07mais avec des salu nazis,
28:10des cris racistes,
28:11homophobes
28:12qui ont été prononcés.
28:12La justice s'est d'ailleurs saisie.
28:14Est-ce que vous diriez
28:15comme Mathilde Panot
28:16que c'était l'Insoumise
28:17que c'était un défilé
28:18de ligue fasciste ?
28:19Non mais n'importe quoi.
28:20Enfin je veux dire,
28:21la ficelle est un peu grosse.
28:22Ils essayent de déplacer
28:23les contre-feux.
28:24C'est des gens
28:24qui venaient pour se recueillir
28:26en mémoire de Quentin.
28:28Dans ce rassemblement,
28:29il y avait effectivement
28:30quelques gens,
28:31trois,
28:31je crois qu'il y a eu
28:32trois signalements
28:32et elle a bien fait,
28:33la préfète du Rhône,
28:34de faire ces signalements.
28:35Trois personnes
28:36qui se sont comportées
28:37à travers les propos
28:38que vous venez de,
28:39ou les signes
28:40que vous venez d'expliquer.
28:41Ils doivent être sanctionnés
28:42évidemment.
28:43Durement ?
28:43Ça ne le fait pas durement,
28:44bien entendu.
28:45On ne fait pas de signes nazis
28:46dans une démocratie.
28:50Dans l'enceinte de l'hémicycle,
28:51M. Réberot avait été sanctionné
28:53pour avoir fait un signe nazi
28:55dans l'enceinte de l'hémicycle.
28:56Donc il faut les sanctionner.
28:57Ça n'en fait pas
28:58un rassemblement de fascistes.
28:59Il y avait beaucoup de familles,
29:00de gens honnêtes
29:01qui venaient.
29:02Mais il y a toujours
29:02effectivement des gens
29:03qui se croient malins
29:05de pouvoir pousser,
29:07repousser les limites
29:08de l'acceptable.
29:09Le Rassemblement national
29:10avait demandé à ces cadres
29:11de ne pas y aller.
29:12Vous n'y étiez pas.
29:12Il n'y avait pas d'élu
29:14de votre parti.
29:14En revanche,
29:15plusieurs collaborateurs
29:16ou ex-collaborateurs du RN
29:17étaient présents
29:20Vincent Claudin,
29:21qui est assistant parlementaire
29:22de l'une de vos députés.
29:24Il était d'ailleurs
29:24l'un des organisateurs
29:25de cette manifestation de Lyon.
29:28Et on a appris
29:29qu'il était membre
29:29d'un groupe d'ultra-droite
29:31dissous en 2025,
29:33il y a moins d'un an,
29:34dissous pour violence
29:35et pour apologie
29:37de la collaboration.
29:38Est-ce que vous étiez au courant
29:39de ce passé
29:40qui ressurgit aujourd'hui
29:41dans des enquêtes de presse ?
29:42Non, nous n'étions pas au courant
29:44et si nous avions été au courant,
29:45eh bien il n'aurait pas été embauché.
29:47Parce que nous,
29:47à la différence de LFI,
29:48c'est qu'on fait le ménage.
29:50Mais il est toujours embauché.
29:51Mais aujourd'hui,
29:52il n'y a pas de...
29:53Visiblement, cette structure,
29:54elle a été dissoute.
29:55Donc il est adhérent
29:56de rien du tout.
29:56Et il n'a pas commis de crime.
29:57Il n'a tué personne.
29:58Il a organisé
29:59un rassemblement en mémoire.
30:01Donc je pense que...
30:02Apologie de la collaboration,
30:03on parle d'un an.
30:04Non mais ça,
30:04ça a été dissous.
30:05Donc aujourd'hui,
30:06au moment où on se parle,
30:07ce type-là n'est adhérent
30:08de rien du tout.
30:09Il n'est adhérent
30:10d'aucune structure
30:10puisque la structure
30:11n'existe plus.
30:12Mais parce que la justice
30:13l'a dissous.
30:14Il va rester assistant parlementaire.
30:17Il réglera ça
30:18avec son employeur.
30:19Mais je crois
30:19qu'il n'est pas poursuivi
30:20pour quoi que ce soit.
30:22Mais nous,
30:23je vous le redis,
30:24quelqu'un qui n'est pas
30:24dans notre ligne,
30:25nous lui indiquons la porte
30:27parce que nous considérons
30:28que si vous n'êtes pas
30:28dans la ligne...
30:29On peut avoir participé
30:31jusqu'à il y a un an
30:32à un groupuscule dissous
30:33en même temps
30:34que la jeune garde.
30:35Eh bien non,
30:35on ne peut pas.
30:36Et rester assistant parlementaire.
30:38Non, on ne peut pas.
30:38Et c'est pour ça que je vous dis
30:39si effectivement
30:40il est prouvé
30:41que ce garçon
30:42n'est pas dans la ligne
30:42que nous défendons
30:44et probablement
30:45ne l'est-il pas,
30:45alors nous en tirerons
30:46les conséquences.
30:47Mais ça, j'allais dire,
30:48c'est une relation
30:48d'employeur à employé.
30:50Mais en revanche...
30:52Les articles sont sortis
30:52il y a plusieurs jours.
30:53Vous êtes forcément
30:54tourné vers cette députée.
30:54Non mais M. Fauvel,
30:55il ne faut pas faire
30:56un parallèle
30:57avec ce qui s'est passé.
30:58Il n'y a aucun parallèle.
30:59Non, parce qu'on parle quand même
31:00d'un parallèle
31:01qui ne sera tenable
31:02avec rien du tout
31:03puisqu'il y a des gens
31:04qui ont lynché,
31:05tué à terre,
31:06à coups de pied,
31:06à coups de poing
31:07un jeune homme de 23 ans.
31:12La mort de Cantin
31:13est épouvantable.
31:14On en a parlé
31:14dans un premier temps
31:15et là, on parle
31:16dans un deuxième temps
31:17de ce 7 assistants
31:17parlementaires.
31:18Nous, des gens comme ça,
31:19on ne les fait pas élire.
31:20Je viens de vous dire
31:21qu'on prend les sanctions
31:22lorsqu'elles doivent être prises.
31:23On ne les fait pas élire
31:24contrairement à la France insoumise.
31:25Mais ce n'est pas d'aujourd'hui.
31:26C'est même la rupture
31:29manifeste de Marine Le Pen
31:30lorsqu'elle a été élue
31:32présidente à l'époque
31:33du Front National.
31:34Le premier acte
31:35qu'elle a pris
31:36en tant que présidente
31:37du Front National à l'époque,
31:38c'était de virer
31:39tous ces types du GUD
31:40et des mouvements
31:41d'extrême droite
31:42qui, à l'époque,
31:43étaient infiltrés
31:44dans le Front National.
31:45La première mesure
31:47qu'elle a prise,
31:48la première rupture
31:49qu'elle a prise,
31:51rupture avec son père,
31:52a été celle-ci.
31:53Donc, nous, on sait...
31:54Je reviens d'un mot
31:55sur le cas
31:55de cet assistant parlementaire.
31:58Vous allez le voir
31:59et vous envisagez
32:00de vous en séparer.
32:01Mais tout est envisagé.
32:02Tout est envisageable,
32:03bien entendu.
32:04On le rencontrera probablement
32:06et les choses
32:07seront mises au clair.
32:07Mais ceci n'a aucune
32:09commune mesure.
32:10Vous le voyez bien
32:11avec le drame...
32:12Et aucun parallèle
32:13n'a été fait entre les deux.
32:15On essaie quand même
32:15de garder un petit
32:17degré de nuance.
32:19Oui, bien sûr.
32:20Mais il n'est pas poursuivi
32:20Votre parti, aujourd'hui,
32:22le Rassemblement National
32:23réclame un cordon sanitaire
32:24contre la France insoumise.
32:25Une partie de la droite,
32:26d'ailleurs,
32:27Bruno Retailleau,
32:28Laurent Wauquiez,
32:28a repris cette idée.
32:29Et hier,
32:30c'est la ministre
32:32Aurore Berger
32:32qui vous a interpellé.
32:33Je vous propose
32:34d'écouter exactement
32:35ce qu'elle demande
32:35aujourd'hui
32:36au Rassemblement National.
32:38Moi, j'ai toujours mis
32:39un signe égal
32:39entre les deux.
32:40Je l'ai dit
32:40dès le premier tour
32:41des élections législatives
32:42en 2024.
32:43Je le maintiens.
32:44C'est ni RN
32:44ni LFI.
32:45Par contre,
32:46je pense qu'aujourd'hui,
32:47il y a beaucoup de Français
32:47qui considèrent
32:48que Jean-Luc Mélenchon,
32:49que la France insoumise,
32:50est bien plus dangereux
32:52que ne l'est
32:53le Rassemblement National.
32:54Donc, j'adresse
32:54la même chose,
32:55y compris à Jordan Bardella.
32:56Si vraiment,
32:57il veut mettre en place
32:57le cordon sanitaire,
32:58il y a une chose
32:59très simple à faire.
33:00C'est retirer ses candidats
33:01dans les villes
33:01où LFI peut gagner
33:02et où il sait pertinemment
33:03que le Rassemblement National
33:04n'a aucune chance.
33:05Retirer vos candidats
33:06là où la France insoumise
33:08pourrait l'emporter
33:09à tous les scrutins,
33:09d'ailleurs.
33:10Peut-être pas à l'élection présidentielle,
33:11mais est-ce que vous êtes prêts
33:12à le faire ?
33:12D'abord, il y a une différence
33:13que vous dites
33:14à tous les scrutins.
33:14J'ai enlevé
33:15l'élection présidentielle.
33:16On imagine mal
33:17Jordan Bardella
33:17ou Marine Le Pen.
33:18On n'est pas dans les législatives.
33:19C'est-à-dire qu'au municipal,
33:20lorsque vous présentez
33:21des candidats
33:21qui le font plus de 10%
33:22au premier tour,
33:23vous avez des élus
33:24au second tour.
33:25En législative,
33:26il n'y a qu'un élu,
33:27il n'y a qu'un député
33:27par circonscription.
33:28Donc, on n'est déjà pas
33:29exactement dans la même chose.
33:30Ensuite, c'est peut-être
33:31plutôt au mouvement
33:32entre guillemets
33:33de droite
33:34ou au macroniste
33:34de se poser la question
33:35parce qu'il me semble
33:36que dans un certain nombre
33:37de villes,
33:37c'est nous qui allons
33:38être en tête.
33:39Donc, c'est peut-être
33:39la question qu'il faut
33:41qu'ils se posent eux-mêmes.
33:42Est-ce qu'ils vont retirer ?
33:43Nous, on fera au cas par cas.
33:45Donc, il y a des villes
33:46où vous pourriez,
33:47au soir du premier tour,
33:48là où vous êtes qualifiés,
33:49vous retirer pour qu'une ville,
33:51il y en a assez peu,
33:51mais pour qu'une ville,
33:52il y en a assez peu,
33:53mais on pourra regarder
33:55et on pourra demander
33:56aussi aux autres
33:56ce qu'ils comptent faire
33:57parce que nous,
33:58nos électeurs
33:59veulent être représentés,
34:00veulent des idées.
34:01Donc, est-ce que les autres
34:03veulent juste nos voix
34:04et pas nos gueules ?
34:05Ça, c'est quand même compliqué.
34:06C'est-à-dire que nous,
34:07on veut des élus.
34:08Donc, on verra
34:09qui nous tendra la main.
34:11Mais nous, vous savez,
34:12on a toujours été
34:14assez libres
34:14J'entends que vous n'excluez pas
34:16dans certains cas
34:17sur une ville
34:18qui pourrait devenir
34:18une ville symbole
34:19gagnée par la France insoumise.
34:21Nous n'excluons rien
34:22jamais par principe.
34:24Nous sommes des gens libres
34:26et nous rendons compte
34:27à nos électeurs.
34:28C'est exactement
34:29ce que nous avons
34:29toujours fait,
34:30y compris à l'Assemblée nationale.
34:32Donc, les autres
34:33sont plus dans une source
34:34de difficulté
34:35parce que ce qu'ils voudraient,
34:36c'est qu'on retire nos candidats
34:38pour faire élire eux-mêmes
34:39qui ont appelé à voter
34:40pour LFI.
34:41Je rappelle que Mme Berger,
34:42elle nous dit
34:43« Ce serait bien que le RN retire ses candidats
34:45dans des villes menacées
34:46d'être gagnées par LFI. »
34:48Mais enfin,
34:48elle, non.
34:49Mais M. Attal,
34:50qui est quand même
34:50le président de son parti,
34:51je le rappelle,
34:52a appelé à faire voter LFI.
34:54Les socialistes ont appelé
34:55à voter LFI.
34:56Tous ces gens-là
34:56ont appelé à faire voter
34:57pour LFI
34:58lors des présents scrutins.
35:00Et maintenant,
35:00il serait presque à pleurer
35:01le Rassemblement national
35:03de les aider
35:03à sortir LFI.
35:05Le cordon sanitaire
35:05que vous réclamez aujourd'hui,
35:06c'est pour les autres.
35:07Mais non, non.
35:08Ça ne change pas
35:09la stratégie du RN aujourd'hui.
35:11M. Fauvel,
35:11la question,
35:12c'est peut-être de se poser
35:12la question,
35:13c'est peut-être de savoir
35:14que fait le PS
35:15avec LFI dans 60 villes.
35:16C'est ce que je dis,
35:17c'est pour les autres.
35:18Bah oui,
35:18parce que nous,
35:18on n'a rien à faire.
35:19Vous, ça ne changera rien pour vous.
35:20Non, mais nous,
35:20on n'est pas allié de LFI.
35:22Nous, on est tombé.
35:23Vous auriez pu vous dire
35:24oui,
35:25puisque nous appelons
35:26tous les partis aujourd'hui
35:27à faire barrage
35:28contre la France insoumise,
35:29nous ferons tout également
35:30à tous les scrutins
35:31où c'est possible.
35:31Nous regarderons,
35:32nous regarderons au cas par cas,
35:34mais nous,
35:34nous ne sommes pas alliés
35:35et moi, je pense que
35:36ceux qui sont aujourd'hui
35:37les plus ambigus,
35:38les plus faux-culs,
35:39c'est les socialistes.
35:40Est-ce qu'ils vont nous dire
35:41ce qu'ils font dans les 60 villes
35:42où ils sont alliés
35:42avec la France insoumise ?
35:44Est-ce qu'ils vont nous dire
35:45M. Payant
35:45ce qu'il va faire avec LFI
35:46au second tour à Marseille ?
35:48Est-ce que M. Grégoire
35:49va nous dire
35:50ce qu'il va faire
35:50avec Mme Chikirou à Paris ?
35:52Il va falloir que les socialistes
35:53sortent de cette ambiguïté
35:55qu'ils aiment tant.
35:56Ce parti,
35:56historiquement parti de collabo
35:57qu'est le parti socialiste
35:59va devoir nous dire
36:00ce qu'il fait avec LFI.
36:01Pardon,
36:02historiquement parti de collabo
36:03qu'est le parti socialiste ?
36:04Oui,
36:04François Mitterrand,
36:05la Francisque,
36:06c'est ce que j'appelle
36:06la collaboration,
36:07c'est l'incarnation
36:08du parti socialiste.
36:10Nous,
36:10nous les avons mis à distance.
36:11Et même plus que ça.
36:13Les amitiés de M. Mitterrand,
36:14mais c'est toujours bien
36:15de tout rappeler.
36:15Est-ce que voyez-vous,
36:16c'est dans ces moments-là
36:17que tout remonte.
36:18Et les amitiés de M. Mitterrand
36:19avec M. Bousquet, etc.
36:21Les aternoyements
36:22du parti socialiste
36:23qui donnent des leçons
36:23à la terre entière.
36:24Là,
36:25on va voir ce qu'ils font
36:25avec LFI pour les municipales.
36:27Un mot sur le lapin
36:28posé par l'ambassadeur américain
36:30à Paris
36:31qui était convoqué hier
36:32par le ministre
36:32des Affaires étrangères
36:33pour s'expliquer
36:34sur ses messages
36:35après la mort de Quentin.
36:36Il a fini aujourd'hui,
36:37nous dit-on,
36:37par rappeler Jean-Noël Barrault.
36:40Est-ce que vous considérez
36:41que l'incident est clos ?
36:42S'il a appelé Jean-Noël Barrault,
36:44on peut considérer
36:44que l'incident est clos,
36:45mais un ambassadeur
36:46doit se rendre
36:48aux convocations,
36:49aux invitations,
36:49on peut appeler ça
36:50comme on veut,
36:51d'un ministre en exercice
36:53dans l'État
36:54dans lequel...
36:54Et sinon,
36:55il se passe quoi ?
36:56Sinon,
36:57ça dégrade la relation.
36:58C'est le moins qu'on puisse dire.
36:59Ça, c'est la première chose.
37:00L'ambassadeur des États-Unis,
37:01s'il est convoqué
37:02par le ministre des Affaires étrangères,
37:03à tort ou à raison,
37:05eh bien,
37:05il doit s'y rendre.
37:06Et ne pas s'y rendre,
37:06c'est un manquement,
37:07je trouve,
37:08qui est pour le moins
37:10désinvolte
37:10et qui abîme la relation.
37:12La seconde chance,
37:13c'est que j'aimerais
37:13que Jean-Noël Barrault
37:14convoque aussi un jour
37:15l'ambassade d'Algérie,
37:17enfin l'ambassadeur d'Algérie
37:18ou l'ambassadeur d'Iran.
37:19Il y a peut-être des choses
37:19à leur dire aussi
37:20à ces gens-là.
37:21Je veux dire,
37:21à un moment,
37:22il ne faut pas simplement
37:23avoir une espèce d'indignation
37:24à géométrie variable.
37:26Mais effectivement,
37:27si l'ambassadeur des États-Unis
37:28l'a appelé,
37:29on peut considérer
37:29que l'incident est clos
37:30et tant mieux,
37:31un incident de moins.
37:32D'un mot,
37:33vous avez déposé cette semaine
37:34une motion de censure
37:35pour renverser le gouvernement.
37:36Cette fois,
37:36c'est sur la politique énergétique
37:37de la France.
37:38La France Insoumise
37:39a déposé également
37:40une motion de censure.
37:41Est-ce que vous la voterez
37:42puisque vous avez voté
37:43les précédentes ?
37:44Non, nous ne la voterons pas.
37:45Ça, c'est nouveau.
37:46Absolument.
37:47De façon assez exceptionnelle.
37:48Il est là le cordon sanitaire.
37:49En fait, il est juste
37:50sur les motions de censure.
37:51Non, parce que de façon,
37:52vous l'avez dit,
37:53nous avons toujours voté
37:53les motions de censure
37:54visant à censurer le gouvernement.
37:56Nous déposons nous-mêmes
37:57notre motion de censure
37:58que LFI n'a jamais voté.
37:59LFI n'a jamais voté
38:00aucune de nos motions de censure.
38:02Mais compte tenu
38:02de l'émotion actuelle,
38:04compte tenu du climat politique,
38:06il ne nous est pas possible
38:07aujourd'hui de voter
38:08une motion de censure de LFI
38:09qui n'a pas de chance
38:10de pouvoir passer
38:11puisque les socialistes,
38:12et LR évidemment,
38:13mais les socialistes
38:14ont déjà annoncé
38:15qu'ils ne la voteraient pas.
38:16Donc en plus,
38:16il n'y a aucune chance
38:17qu'elle passe.
38:17Donc on se concentre
38:18sur notre motion de censure
38:20du gouvernement.
38:21Nous souhaitons censurer
38:22le gouvernement
38:22et nous disons au LR
38:24en particulier,
38:25mais aussi aux socialistes
38:27et aux écolos
38:27voter notre motion de censure
38:29si vous voulez faire tomber
38:29le gouvernement
38:30puisque celle de LFI
38:31n'a plus aucune chance
38:32de pouvoir passer.
38:33Voilà, je note quand même
38:33cette inflexion
38:34depuis des années maintenant.
38:36C'est donc tout nouveau.
38:37Vous votiez, le RN votait
38:38en tout cas comme un seul homme
38:39les motions de censure
38:40de la France insoumite
38:41et ça n'est plus le cas aujourd'hui.
38:42On ne votait pas
38:42la motion de censure de LFI
38:44par rapport au texte de LFI.
38:46On censurait le gouvernement
38:47et Marine Le Pen
38:48ça n'est plus le cas.
38:49On utilisait cette motion de censure
38:51comme un instrument
38:52pour percuter le gouvernement.
38:54Aujourd'hui,
38:54il n'y a aucune chance
38:55que ça marche
38:55avec la motion LFI.
38:56On ne la votera pas.
38:57De toute façon,
38:59les socialistes ont été achetés
39:01il y a bien longtemps.
39:02Merci.
39:02Merci.
39:03Sébastien Chenu d'être venu ce soir
39:04sur le plateau de 60 minutes.
39:05Tout de suite, absolument rien à voir,
39:07une plongée dans l'enfer
39:08de Jeffrey Epstein.
39:09BFM a pu se procurer
39:10l'ensemble des photographies
39:12de son appartement parisien,
39:13des clichés qui ont été pris
39:15au moment de sa mort en 2019.
39:17On va en parler ce soir,
39:18notamment, et des autres volets
39:20également de cette affaire Epstein
39:20avec Raphaël Grabli
39:21qui suit depuis la publication
39:23de ses fichiers l'affaire Epstein.
39:25Maxime Brandstetter
39:26qui suit également
39:27en tant que journaliste
39:28police-justice à BFM TV.
39:29Soyez les bienvenus tous les deux
39:31avec Maître Mathias Darmon.
39:32Bonsoir, avocat d'Innocence en danger
39:34qui est l'association
39:35qui est en pointe
39:36de ce combat
39:37depuis une dizaine d'années maintenant
39:40pour faire éclater la vérité
39:41dans le volet français
39:42de cette affaire Epstein.
39:44Maxime, vous vous êtes donc procuré
39:45avec le service police-justice de BFM
39:47les photos de ce fameux appartement
39:49dont on parle beaucoup,
39:50800 mètres carrés,
39:51pas très loin de l'Arc de Triomphe
39:53à Paris, pas très loin des Champs-Elysées,
39:56photos prises.
39:57C'est important.
39:58Il y a quelques années maintenant,
39:59on est en 2019
40:01lors d'une perquisition de la police.
40:03Exactement, une perquisition de la police
40:04qui intervenait dans l'enquête
40:06sur Jean-Luc Brunel.
40:08Vous vous souvenez, en 2019,
40:09l'affaire Epstein éclatait.
40:11D'ailleurs, Jeffrey Epstein
40:12se donnait la mort le 10 août 2019.
40:15Et en parallèle,
40:16la police française ouvrait une enquête
40:17sur Jean-Luc Brunel
40:18qui est un ami,
40:20un proche de Jeffrey Epstein.
40:21Certains diraient peut-être
40:22un subordonné
40:23qui était soupçonné
40:24d'avoir commis des viols
40:26sur des mannequins,
40:26mais aussi d'en fournir
40:27à Jeffrey Epstein.
40:28Et donc, dans le cadre
40:29de cette enquête,
40:29la police française,
40:31l'OCRVP,
40:31l'Office Central
40:32de la Répression
40:33des Violences Faites
40:33aux Personnes,
40:34était allée dans son appartement.
40:35Ils ont tout pris en photo.
40:37C'est quelques 320 fichiers
40:39auxquels on a eu accès.
40:40Ce qui frappe d'abord,
40:41c'est le nombre de photos
40:43de femmes nues,
40:44femmes,
40:45ou plus jeunes que ça.
40:47Exactement.
40:48On a compté
40:49le nombre de cadres photos
40:50qu'on voyait
40:51dans cet appartement
40:52de 800 mètres carrés.
40:53Il y a presque
40:54150 cadres photos disposés.
40:56Parmi ces 150 cadres photos,
40:5998 représentent
41:01des jeunes femmes
41:01et 65 sont nues.
41:03Vous en voyez certaines
41:05qui sont affichées
41:06dans divers endroits,
41:07que ce soit
41:07la chambre à coucher,
41:09dans des couloirs,
41:10aussi dans la fameuse
41:12salle de massage
41:13auxquelles on sait
41:13qu'ils recevaient
41:14des mannequins.
41:15Voilà, énormément
41:15de femmes nues
41:16qui étaient un petit peu partout.
41:18Des photos de célébrités,
41:19également,
41:20c'est ce qu'on découvre.
41:21Exactement,
41:21des photos de célébrités.
41:24Alors ça,
41:24c'est dans d'autres pièces.
41:25On découvre
41:26Donald Trump,
41:27Michael Jackson
41:28que vous voyez à l'écran.
41:29Il y a aussi
41:30Jackie Chan qui est là.
41:31Il y a Bill Clinton.
41:32On voit aussi
41:33Woody Allen,
41:34un certain nombre
41:35de célébrités.
41:36Et on a remarqué
41:37que les photos
41:38de célébrités
41:39de femmes nues
41:39étaient disposées
41:40à des endroits différents.
41:41C'est-à-dire ?
41:42L'entrée principale
41:44ou le salon,
41:44vous avez des photos
41:45de célébrités.
41:46Il y a la photo
41:47avec Donald Trump
41:47que vous voyez
41:48qui trône dans le salon.
41:50Michael Jackson,
41:50c'est dans l'entrée.
41:51En revanche,
41:52si vous prenez des couloirs
41:53pour aller aux chambres,
41:54si vous allez dans les chambres,
41:55si vous allez dans le fameux
41:55salon de massage,
41:57là,
41:57vous n'avez que des photos
41:58de femmes nues.
41:59On a l'impression
42:01que selon les pièces,
42:02selon peut-être
42:02les personnes
42:03qui le reçoivent,
42:04parce que quand on invite
42:04quelqu'un,
42:05on l'invite dans le salon.
42:06Quand il invitait
42:07des jeunes femmes
42:08qui faisaient passer
42:09pour des assistantes,
42:10il les emmenait
42:10dans le salon de massage.
42:11Selon les personnes,
42:12elles n'avaient pas accès
42:13à la même décoration
42:13aux mêmes photos.
42:14Il y avait quasiment
42:15les deux,
42:15Jeff Repstein,
42:16celui qui fait des affaires
42:17et celui qui a des activités
42:18pédocriminales.
42:19Vous les connaissiez,
42:21ces photographies,
42:22ou vous les découvrez aujourd'hui ?
42:24Nous les découvrons aujourd'hui.
42:26Vous avez reçu ma consoeur
42:27hier, Cathy Richard,
42:28et je pense que vous l'avez évoqué,
42:29mais l'association
42:30de l'assurance en danger
42:31n'a jamais eu accès au dossier.
42:32On a fait plusieurs demandes
42:33auprès des magistrats instructeurs
42:34dès l'ouverture
42:35de l'information judiciaire
42:36en 2019
42:36pour le dossier Brunel.
42:38Tout ça,
42:38ça vient du dossier Brunel,
42:39de ce que je comprends.
42:40Vous saviez qu'il y avait
42:41toutes ces photos
42:41quelque part dans les cartons
42:42de la police,
42:43mais vous ne les aviez jamais vues ?
42:44Je n'avais jamais vues ces photos.
42:45Je les découvre là,
42:46ce soir,
42:47en même temps que vous.
42:49Mais en même temps,
42:50ce n'est pas très surprenant
42:51parce qu'on sait très bien
42:51qu'il avait mauvais goût
42:53au monsieur Epstein
42:54et que là,
42:55il expose avec ces photos...
42:56Ce qui n'est pas un délit,
42:57ce n'est pas ça qu'on lui reproche.
42:58Il expose deux types.
43:00Ce n'est pas les animaux empaillés
43:00du tout.
43:02Non, mais c'est par rapport
43:03aux photos, en fait.
43:03Il y a deux types
43:04de trophées pour lui.
43:05Il y a à la fois
43:05les célébrités,
43:06Donald Trump,
43:07Michael Jackson,
43:07tout ça,
43:08et les femmes
43:09ou jeunes femmes.
43:10Pour lui,
43:11c'est ces deux obsessions,
43:12être extrêmement connues
43:14et fréquenter des personnes
43:15qui le sont
43:15et les femmes,
43:16parfois très jeunes.
43:19On ne peut pas imaginer
43:20ce qui se passait
43:20dans cet appartement,
43:21de toute façon.
43:22Ce qui est intéressant,
43:23c'est que cette mise en scène,
43:25quand on regarde les photos,
43:27c'est quasiment
43:27de l'ordre de la mise en scène.
43:29C'est la même
43:29dans les différents domiciles
43:32d'Epstein.
43:32C'est-à-dire que ce qu'on voit
43:33dans son domicile français
43:35à Paris,
43:36on le retrouve aussi
43:37dans son domicile
43:39new-yorké,
43:40on le retrouve aussi
43:41sur sa fameuse île.
43:42C'est aussi un message
43:43qui est envoyé en permanence
43:44à celles et ceux
43:45qui entrent dans ce domicile
43:46et je parle.
43:47Alors, il y a évidemment
43:47le volet sur les femmes nues,
43:50mais il y a notamment
43:50les photos de personnalité.
43:52C'est une façon de dire
43:53à chaque personne qui entre,
43:55je suis un homme puissant.
43:56Soit crains-moi
43:58si tu es une jeune femme,
43:59mais soit aide-moi
44:01éventuellement
44:02à tisser de nouveaux liens
44:04situer quelqu'un
44:04de potentiellement intéressant
44:07qui a un peu
44:08de pouvoir politique,
44:11culturel.
44:11Et ça,
44:12c'est vraiment récurrent.
44:13On le retrouve
44:13exactement
44:14de la même façon
44:16dans ses domiciles
44:17aux États-Unis.
44:18Est-ce qu'on a une idée
44:19aujourd'hui
44:20du nombre de femmes
44:21ou de jeunes filles
44:22qui ont pu passer
44:23dans cet appartement,
44:24maître ?
44:25Beaucoup.
44:26Compte tenu
44:28du nombre de voyages
44:29que M. Epstein
44:30effectue en France
44:30chaque année.
44:31170 voyages en France.
44:32C'est vertigineux
44:34et possiblement
44:36des centaines
44:37de femmes
44:38et jeunes femmes
44:38sont passées
44:39dans cet appartement
44:40avenue Foch.
44:41Donc possiblement
44:42des centaines
44:42de victimes aussi.
44:43Oui, potentiellement
44:44que ce soit
44:44des agressions sexuelles,
44:45des viols
44:46avec un volet
44:47soumission chimique aussi
44:48qui n'a pas forcément
44:49été beaucoup abordé
44:50pour l'instant.
44:50Mais on sait
44:51que c'était des soirées
44:53absolument insoutenables
44:53pour ces jeunes filles
44:54avec beaucoup d'alcool,
44:55beaucoup de drogue,
44:56avec parfois aucun souvenir
44:57de ce qui s'était passé.
44:59Et c'était
44:59d'une atrocité
45:01immense qui se passait.
45:01Récemment,
45:02une femme a porté plainte
45:04en voyant le visage
45:05d'un homme
45:06qui s'appelle
45:06Daniel Siad
45:07en voyant la télévision
45:09en disant
45:09j'ai reconnu
45:11celui qu'elle présente
45:12aujourd'hui
45:12comme un rabatteur.
45:13Est-ce que vous pensez
45:13que la diffusion
45:14de ces images aujourd'hui
45:15peut faire la même chose
45:16chez d'autres victimes ?
45:17Oui, ça peut déclencher
45:18une forme de flashback
45:19pour les victimes
45:21parce que c'est
45:21la mémoire traumatique,
45:22c'est comme ça
45:23que ça se nomme.
45:24Quand des jeunes femmes
45:25sont conscientes
45:26quand même de ce qui se passe,
45:27parfois le cerveau
45:27a tendance à faire exprès,
45:29d'oublier ce qui s'est passé
45:30pour se protéger,
45:31pour favoriser la résilience.
45:33Et là,
45:34en voyant ce type de photo,
45:35c'est tout à fait possible
45:36qui est tout à coup
45:37un flash
45:38où la jeune femme se dit
45:39j'étais là,
45:40je me souviens de cette pièce,
45:41je me souviens
45:42de tel ou tel visage
45:42et ça peut évidemment
45:44aider l'enquête
45:45et ça peut aider
45:46la parole aussi
45:46à se délivrer.
45:48Raphaël Grabli ?
45:49Non, juste,
45:50quand on regarde
45:51les photos,
45:52alors évidemment
45:52pour la diffusion
45:53à l'antenne,
45:54évidemment que les visages
45:56sont floutés,
45:57mais la question
45:58qu'on se pose
45:58quand on voit les photos
45:59telles qu'on les a reçues,
46:00c'est qui sont
46:01ces jeunes femmes en fait ?
46:02Forcément,
46:03il y a des dizaines,
46:04des centaines de visages
46:05et forcément,
46:06la question qu'on se pose,
46:07c'est qui sont-elles ?
46:08Est-ce que ce sont forcément
46:09des jeunes femmes
46:10qui ont été prises en photo
46:12par Jeffrey Epstein
46:13ou est-ce que ce sont
46:13des photos
46:14d'autres jeunes femmes,
46:15des modèles ou autres ?
46:17Mais forcément,
46:18la question de l'identification
46:20de ces jeunes femmes
46:21et c'est peut-être
46:22la prochaine étape
46:23de l'enquête
46:24à l'écociale.
46:25Elles sont entre les mains
46:26de la justice ces photos
46:27qui, à l'heure actuelle,
46:28depuis qu'on sait
46:29que des enquêtes
46:29ont été ouvertes en France,
46:31on soupçonne
46:32qu'on est en train
46:32de chercher des correspondances.
46:34Aujourd'hui, peut-être,
46:35je ne sais pas,
46:36avec l'intelligence artificielle,
46:37peut-être,
46:38en les cherchant aujourd'hui
46:39sur Internet
46:41pour essayer de les retrouver,
46:42toutes ces femmes.
46:42Oui, mais c'est extrêmement complexe.
46:44Déjà, à l'époque,
46:45les policiers
46:46qui avaient enquêté
46:47sur l'affaire,
46:47ils avaient essayé
46:48de contacter des jeunes femmes,
46:49ils avaient lancé
46:49des appels à témoins.
46:51On imaginait le chiffre,
46:53combien il y a pu y avoir
46:54de jeunes femmes.
46:55Il y a des interrogatoires,
46:57des personnes
46:57qui travaillaient pour lui
46:58dans ce domicile.
46:59Alors, il y passait dix jours
47:00tous les deux mois
47:01d'après son majordome.
47:03Mais il y en a plus en plus.
47:03Il y allait de plus en plus
47:05et les meilleurs disaient
47:07deux à trois par semaine,
47:08les pires disaient
47:09deux à trois filles par jour.
47:11Donc, vous imaginez
47:11le nombre de personnes
47:12que ça représente.
47:13Et on sait que les policiers
47:14à l'époque qui ont travaillé,
47:15ils ont été confrontés
47:16à une certaine difficulté,
47:17c'est qu'un,
47:17il faut les identifier
47:18et deux, même quand on
47:19les a identifiés,
47:20ce n'est pas toujours facile
47:21pour elles, un,
47:22de reconnaître qu'elles sont victimes,
47:23d'accepter d'aller comme ça
47:25contre Jeffrey Epstein
47:26dans une affaire
47:27où il y a énormément
47:28de célébrités,
47:29où il y a beaucoup de craintes,
47:29beaucoup ont peur,
47:30beaucoup sont persuadés
47:31qu'on pourrait attenter
47:32à leur vie,
47:33qu'ils sont face
47:34à des puissants,
47:35certains ont une mémoire
47:36traumatique qui font
47:37qu'elles oublient
47:38volontairement des choses.
47:40C'est extrêmement compliqué
47:40pour la police
47:41de retrouver toutes ces victimes.
47:43Il faut bien comprendre
47:44que les femmes,
47:45parfois jeunes femmes
47:46de l'époque,
47:46sont aujourd'hui des adultes
47:49qui ont parfois
47:4935, 45 ans,
47:51qui sont tout à fait,
47:53qui ont un parcours
47:53de vie classique
47:54et qui n'ont pas forcément
47:55envie de se replonger
47:56dans une procédure judiciaire
47:57avec une instruction
47:58qui risque de durer
47:595 ans, 6 ans, 7 ans,
48:00ça peut être très long
48:01et ça peut être douloureux
48:02avec des femmes
48:04qui aujourd'hui
48:04ont reconstruit leur vie,
48:05qui ont des enfants,
48:06un travail,
48:06et c'est compréhensible aussi
48:08de se dire
48:08je n'ai pas envie
48:09de me replonger
48:10dans cette atrocité,
48:12j'ai envie d'avancer,
48:13d'aller vers le positif.
48:13– Ça c'était pour
48:14le volet appartement
48:15d'Epstein en France
48:16qu'on découvre également
48:17Raphaël Grabli,
48:18cette fois c'est dans le monde
48:19sous la forme
48:20d'une longue enquête
48:20signée Ivan Trippenbach
48:21et Raphaël Baquet,
48:22ce sont les relations
48:24très proches
48:25entre Jeffrey Epstein,
48:27Caroline Lang,
48:28la fille de Jack Lang
48:29et presque toute la famille Lang
48:31finalement
48:32qui était très très proche
48:33du milliardaire.
48:33– Oui, c'est clairement
48:34ce qui ressort
48:35de cet excellent papier
48:36qui dresse en fait
48:38on va dire
48:38une sorte de bilan
48:39de cette relation
48:41extrêmement longue
48:42qui est difficile à dater,
48:43alors Caroline Lang
48:45le disait notamment
48:46sur ce plateau,
48:47elle l'a daté
48:48au début des années 2010,
48:51après bon,
48:52il y a aussi
48:53ce fameux carnet noir
48:54d'Epstein,
48:55c'est-à-dire
48:55un carnet d'adresse
48:56qui avait été retrouvé
48:57où le nom de Caroline Lang
48:58apparaissait en 2009,
49:00mais ce n'est pas
49:01parce que des noms
49:02étaient sur ce carnet
49:03que les personnes
49:04connaissaient à l'époque
49:05Jeffrey Epstein
49:05et surtout
49:06une forme
49:08d'intimité,
49:09d'entrée
49:10de Jeffrey Epstein
49:11vraiment dans le cercle familial.
49:12Il y a
49:13un parmi les nombreux éléments
49:15évoqués
49:15mais qui est intéressant,
49:16c'est le fait
49:17que Jeffrey Epstein
49:17allait déjeuner le dimanche
49:19chez Jack Lang
49:20par exemple
49:21qui accompagnait
49:22Caroline Lang
49:23alors parfois lui-même
49:24était...
49:24– Réciproquement.
49:25– Oui, exactement
49:26et en fait
49:26elle-même
49:28se rendait aussi souvent
49:29chez Jeffrey Epstein,
49:30enfin s'est rendue régulièrement
49:31chez Jeffrey Epstein
49:32aussi parfois
49:33avec ses filles
49:34qui étaient hébergées
49:35dans des appartements
49:36appartenant à Jeffrey Epstein
49:38mais c'est vrai
49:39qu'il y avait un...
49:40ce qui ressort
49:41de cette enquête
49:41c'est une intimité
49:42parfois presque familiale
49:45voilà
49:45et Jeffrey Epstein
49:46qui venait le dimanche
49:48chez la famille Lang
49:49parfois d'ailleurs
49:50lui-même
49:50accompagné d'assistantes
49:52puisque c'est ce mot
49:53qui revient en permanence
49:55et une relation
49:56et ce qui est aussi
49:57quand même
49:57ce qu'il faut noter
49:58une relation
49:59qui se maintient
50:00jusqu'à quelques jours
50:02quasiment
50:03avant l'arrestation
50:04de Jeffrey Epstein
50:05c'est-à-dire qu'on est
50:05au printemps 2019
50:08soit quand même
50:09quelques mois
50:10après la publication
50:11dans le Miami Herald
50:12fin 2018
50:13d'une longue enquête
50:14sur Jeffrey Epstein
50:15et sur 80 victimes potentielles
50:17âgées de 13 à 16 ans
50:19Jeffrey Epstein
50:20qui appelle
50:20mom and dad
50:21papa et maman
50:22les parents
50:22de Caroline Lang
50:24qui offre des cadeaux
50:25à ses filles
50:26qui l'emmène également
50:26faire du shopping
50:28en 2014
50:29Caroline Lang
50:30écrit à Jeffrey Epstein
50:31Jeffrey tu vas sur ton île
50:33pourrais-tu m'emmener
50:35quelques jours
50:35avec toi
50:37je veux partir au soleil
50:38elle s'est expliquée
50:40il y a quelques semaines
50:41sur ses plateaux
50:41sur sa relation
50:42avec Jeffrey Epstein
50:43écoutez
50:45je pense qu'il avait
50:46de l'affection pour moi
50:48il voyait que j'étais
50:49une mère seule
50:50avec deux enfants
50:52que je passais tout mon temps
50:54entre mon travail
50:55que j'aimais beaucoup
50:56mais je travaillais énormément
50:57et j'élevais seule
50:58mes deux filles
50:59c'était un ami
51:00ce n'était pas un intime
51:02il n'était pas du tout
51:03dans mon cercle
51:05proche d'amis
51:06il vous a écrit
51:07dans un mail
51:08je fais partie
51:08j'ai l'impression
51:09de faire partie
51:10de votre famille
51:10c'était son sentiment
51:12à lui
51:13en quoi ça nous regarde
51:14et qu'est-ce que nous apprend
51:15qu'est-ce que ça nous apprend
51:17éventuellement de cette affaire
51:17le degré de proximité
51:18il est essentiel
51:20ne serait-ce que déjà
51:21par la quantité des échanges
51:22on voit bien que
51:23Caroline Lang
51:24alors après le terme
51:26cercle proche
51:27cercle d'amis
51:27intime
51:28ce sont des termes
51:29qui sont difficiles
51:30à interpréter
51:31mais clairement
51:32c'est une relation
51:33qui est extrêmement
51:35extrêmement fréquente
51:36c'est des centaines
51:37de messages
51:38et on comprend bien aussi
51:40vraiment
51:40enfin cette notion
51:41de liens
51:42avec la famille
51:43elle est importante
51:43et puis par ailleurs
51:45le volet financier
51:46dont on a déjà parlé
51:47sur les investissements
51:48communs
51:49dans des fonds
51:49qui leur vaut
51:50une mise en examen
51:50pour le changement
51:51de fraude fiscale
51:52exactement
51:52on voit par exemple
51:53qu'au moment
51:54où la famille Lang
51:56traverse une tragédie
51:57avec la mort
51:59de Valérie Lang
52:01en 2013
52:02Jeffrey Epstein
52:03semble être là
52:04pour elle aussi
52:05donc c'est-à-dire
52:06qu'il y a une forme
52:07clairement
52:07de lien
52:09extrêmement fort
52:10qui semble se nouer
52:11et qui semble expliquer
52:12si on lit entre lignes
52:13et si on écoute
52:14ce que disait Caroline Lang
52:16le fait de ne peut-être
52:17pas vouloir regarder
52:18ce qui est alors écrit
52:19dans la presse
52:20on a l'impression
52:20qu'on ne sait pas
52:21qui utilise qui
52:22avec Jeffrey Epstein
52:23service rendu
52:24on ne sait pas
52:25qui rend le plus
52:25de services
52:26lui il donnait
52:27beaucoup d'argent
52:27mais on ne sait pas
52:29qui utilise qui
52:29on a surtout l'impression
52:31que c'est lui
52:31qui vient en France
52:33et qui arrive
52:33à tisser sa toile
52:34pour que ça soit
52:35lui le bénéficiaire
52:36principal
52:37après c'est
52:39compte tenu
52:39de ses velléités
52:40il y a des dommages
52:41collatéraux
52:42qui arrivent de toutes parts
52:43je pense que
52:44monsieur Epstein
52:44est venu en France
52:46pour son bien personnel
52:48et pour tisser
52:48son propre réseau
52:49et après
52:49il y a d'autres personnes
52:51qui ont participé
52:51au réseau pédocriminel
52:53qu'on évoque
52:54donc je pense que
52:56c'est quand même lui
52:56le principal intéressé
52:58dans son propre réseau
52:59c'est une certitude
52:59deux informations
53:00à vous donner encore
53:01ce soir sur ce dossier
53:02Epstein et ses ramifications
53:03on apprend désormais
53:04que Jeffrey Epstein
53:05a fait l'objet
53:06Raphaël
53:06d'une enquête
53:07de l'agence américaine
53:08anti-drogue
53:09expliquez-y
53:09ce qui lui a reproché
53:10cette fois-ci
53:11je dois admettre
53:12que c'est assez
53:13comment dire
53:14court comme information
53:15mais effectivement
53:16une enquête
53:17de 69 pages
53:18qui est datée
53:18de 2015
53:20une enquête
53:21sur Jeffrey Epstein
53:21et 14 autres personnes
53:23au suspect
53:24de transfert d'argent
53:25qui peuvent être
53:26liés à un trafic
53:28de stupéfiants
53:28voilà ça a été révélé
53:29par CBS News
53:31après
53:32dans quelle mesure
53:33est-ce que
53:34ce réseau présumé
53:35ce trafic présumé
53:37est majeur
53:38et important
53:39le cadre en fait
53:40de cette information
53:41pour tout vous dire
53:41il est assez succinct
53:43d'autant plus succinct
53:45que le nom
53:45des 14 autres personnes
53:46a été caviardé
53:47exactement
53:48et en fait d'ailleurs
53:49c'est un peu
53:49toute la difficulté
53:51avec ce document
53:51c'est-à-dire qu'on a
53:52des bribes d'informations
53:53qui sont en tant que telles
53:55évidemment extrêmement intéressantes
53:56mais qui sont en fait
53:57probablement plutôt
53:58le point de départ
53:59d'enquêtes
54:00notamment journalistiques
54:01qui vont permettre
54:02ensuite d'en savoir davantage
54:03mais effectivement
54:04il y a ce nouveau volet
54:06qui s'ouvre
54:07de soupçons
54:08de participation
54:09en trafic de drogue
54:10mais là sur les bribes
54:11d'informations
54:11le caviardage
54:13que vous évoquez
54:14je pense qu'il y aura
54:14un vrai travail à faire
54:15de toute façon
54:16de la part de la justice française
54:17avec la justice américaine
54:18pour essayer
54:19de décaviarder
54:21si j'ose dire
54:21tous ces noms-là
54:22Et vous êtes sûr
54:23que la justice américaine
54:24va accepter de livrer
54:25les documents originales ?
54:27Espérons
54:27il faut une collaboration
54:28de toute façon
54:29il y a beaucoup trop
54:29de zones d'ombre
54:30et de zones floues
54:32dans ce dossier
54:32et donc la justice française
54:34va absolument se saisir
54:35de données beaucoup plus précises
54:36parce que là
54:37on ne va pas réussir
54:38à aller beaucoup plus loin sinon
54:39Et puis Raphaël
54:40la toute dernière information
54:41qui nous vient là encore
54:42d'un média américain
54:43qui concerne Donald Trump
54:44Oui NPR
54:45donc la radio publique américaine
54:48qui affirme effectivement
54:50que Donald Trump
54:52alors je précise
54:53Donald Trump
54:53qui est accusé
54:54par une fille
54:56une jeune fille
54:57à l'époque
54:57qui a 13 ans
54:58qui est accusée
54:59d'agression sexuelle
55:00cette jeune fille
55:01elle est entendue
55:02à 4 reprises
55:04par le FBI
55:04en 2019
55:05elle témoigne 4 fois
55:07donc en 2019
55:07je précise que Donald Trump
55:08il est président des Etats-Unis
55:10il y a 4 témoignages
55:11le premier témoignage
55:12porte sur Jeffrey Epstein
55:14parce qu'elle le rencontre
55:15via Jeffrey Epstein
55:16c'est pour ça que c'est dans ce dossier
55:17et il y a 3 autres témoignages
55:19qui concernent Donald Trump
55:20or ce que révèle NPR
55:21c'est que le premier témoignage
55:23figure bien dans les fichiers
55:25mais que les 3 autres témoignages
55:27qui évoquent Donald Trump
55:28n'ont eux
55:29pas été publiés
55:30en fait ils sont basés
55:31sur les numéros de série
55:33des affaires du FBI
55:34qui sont inscrits
55:35sur les documents
55:36pour comprendre
55:37qu'il y a en fait
55:37une cinquantaine de pages
55:39qui manquent
55:40et cette cinquantaine de pages
55:41ils sont passées où ?
55:42on ne sait pas
55:44j'aurais aimé que vous me donniez
55:45la réponse
55:45non malheureusement
55:46je n'ai pas la réponse
55:46je peux vous dire
55:47que le département
55:48de la justice américaine
55:49a répondu en disant
55:50de toute façon
55:51Trump est innocent
55:51il n'a rien à cacher
55:53mais sans répondre
55:53à cette question
55:54et évidemment
55:55que ça risque
55:57on va dire
55:57de faire rebondir l'affaire
55:58notamment
56:00politiquement
56:00aux Etats-Unis
56:01parce que
56:02tout ce fichier Epstein
56:03et toute cette affaire Epstein
56:04est basée aussi
56:06sur ce qui n'est pas visible
56:07sur ce qui manque
56:08et donc ça
56:08cette fois ça concerne
56:09directement Donald Trump
56:10et il y a peut-être
56:11quelqu'un qui utilisera
56:11cet argument
56:12dans les jours qui viennent
56:12c'est Hillary Clinton
56:13qui va être entendue
56:14mais à huis clos
56:15oui
56:16malgré ses demandes
56:16par le Congrès américain
56:1726 alors Bill et Hillary Clinton
56:19seront entendus
56:20respectivement le 26
56:21et le 27 février
56:22donc dans les tout prochains jours
56:23ils avaient demandé
56:23une audition publique
56:25a priori pour le moment
56:26ce sera à huis clos
56:27merci beaucoup
56:28à tous les trois
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