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  • il y a 8 minutes
Des propos homophobes et des saluts nazis ont été détectés samedi, lors de la marche en hommage au militant identitaire Quentin Deranque, à Lyon. "La préfecture a eu 100 fois raison de saisir la justice", a réagi Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France (LR). Plus d'info : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien/l-invite-de-8h20-le-grand-entretien-du-lundi-23-fevrier-2026-5821330

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00:01...
00:20France Inter, Benjamin Duhamel, Florence Paracuelos, la grande matinale.
00:26Dans le grand entretien ce matin, nous recevons donc le président des Républicains de la région des Hauts-de-France.
00:31Vos questions et réactions aux chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France.
00:38Bonjour Xavier Bertrand.
00:39Bonjour.
00:39Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter après un week-end marqué par la marche organisée à
00:44Lyon pour Quentin Deranque.
00:46Le meurtre du militant d'extrême droite radical continue de fracturer la classe politique.
00:50On va en parler.
00:51On évoquera aussi le salon de l'agriculture qui a ouvert ce samedi dans un contexte de crise.
00:56Et puis la prochaine présidentielle est la multiplication des candidatures pour 2027.
01:01Mais d'abord Xavier Bertrand, ces militants d'ultra-droite qui ont défilé samedi dans les rues de Lyon.
01:07On y a vu un certain nombre de personnalités issues de mouvements pétainistes, racistes, antisémites.
01:14Patrick Cohen l'a raconté tout à l'heure.
01:15La préfecture du Rhône a saisi la justice au sujet de slogans racistes et de salut nazi.
01:21Comment est-ce que vous qualifieriez cette manifestation ?
01:25Qu'est-ce qu'elle dit ?
01:26Est-ce qu'elle dit quelque chose en tout cas du climat politique ?
01:30Il y a eu deux choses.
01:31Il y a eu ce qu'a demandé la famille et c'était le plus important après cette tragédie.
01:36Et puis il y a eu notamment en marge de cette marche des choses qui sont inacceptables dans notre République.
01:41Et la préfecture a eu cent fois raison de saisir la justice pour poursuivre ceux qui sont rendus coupables à
01:48la fois de ces propos homophobes, de ces salut nazis.
01:51On doit être intraitable en la matière.
01:53Et il n'aurait pas fallu l'interdire cette manifestation ?
01:56Écoutez, ça a été le choix du ministre de l'Intérieur que j'ai entendu la semaine dernière qui expliquait
02:01que bien évidemment il doit y avoir la liberté de manifester.
02:04Mais qu'on doit être absolument intraitable quand il y a des violations des valeurs républicaines, de l'esprit républicain
02:12et de la loi.
02:13Maintenant, ce qui est pour moi le plus important, c'est qu'il faut qu'on sorte aujourd'hui de
02:19cette logique mortifère qui voit le débat public envahi par la violence.
02:26Le débat public, il est envahi par la violence verbale.
02:28Mais attention, les mots précèdent toujours les actes.
02:31Vous avez vu le drame qui s'est produit.
02:33Mais il y a eu un autre drame qui s'est produit maintenant quelques années.
02:37C'était ce jeune qui est mort sous les coups de l'ultra-droite.
02:41Clément Méric.
02:41Clément Méric, en 2013.
02:43Et là, aujourd'hui, c'est l'ultra-gauche.
02:45Et je l'ai dit, notamment dans une tribune que j'ai publiée hier, dans la tribune dimanche,
02:50il faut bien voir que ce qui est en train de se passer, c'est ce que nous verrions quasiment
02:56toutes les semaines en France
02:58si jamais l'un des extrêmes emportait l'élection présidentielle.
03:02Et la classe politique dans son ensemble, les partis dits gouvernements, même s'ils ont déçu,
03:07doivent se réveiller et ne pas rentrer dans cette spirale de la guerre des extrêmes l'un contre l'autre.
03:13C'est important ce que vous dites, Xavier Bertrand, et on va dérouler tous les enjeux qu'il y a
03:18autour des conséquences politiques de la mort de Quentin de Ranque.
03:20Mais vous citez ce texte que vous signez hier dans les colonnes de la tribune dimanche,
03:24où vous écrivez notamment la banalisation des extrêmes a altéré notre discernement.
03:28Il y a quelques instants, vous citiez la mort de Clément Méric tué par des militants d'ultra-droite, c
03:33'était en 2013.
03:34Ça veut dire que, au fond, la conclusion que vous tirez de cette séquence politique,
03:38c'est de renvoyer dos à dos la violence d'ultra-gauche et la violence d'ultra-droite.
03:41Toutes les violences.
03:42Oui, sauf que là, dans le cas d'Espèce, Quentin de Ranque, il a été tué par des militants d
03:47'ultra-gauche.
03:47Ce que je vous dis, non mais attendez, il ne s'agit pas de...
03:50Ce sont deux enfants qui sont morts, deux enfants, des jeunes.
03:54Et que ce soit l'ultra-gauche ou l'ultra-droite qui est tué, on ne doit pas s'habituer
03:58à ça.
03:59Et on doit combattre ça.
04:00Et ce que je dis, ce que je dénonce dans cette tribune, et ce que je viens d'énoncer aussi
04:04à votre micro,
04:05c'est que la classe politique accepte, d'une certaine façon, de rentrer dans cette forme de spirale mortifère,
04:11comme nous sommes en train de nous résoudre à une forme de duel absolument incontournable
04:15qu'il y aurait entre M. Mélenchon d'un côté, ou Mme Le Pen et M. Bardella.
04:19Mais vous ne faites pas de différence entre la violence d'ultra-droite et la violence d'ultra-gauche ?
04:22Je condamne les deux extrêmes, je condamne toute violence, vous savez, c'est le drame de ces jeunes.
04:26Mais quand même, les idées politiques ne doivent pas conduire à un cercueil.
04:30On est en France, on a eu des précédents dans l'histoire.
04:32C'est ça qu'il faut regarder.
04:33Ce sont nos enfants qui meurent.
04:35Et quelles que soient les idées, quels que soient les engagements,
04:38on ne doit pas aujourd'hui mourir pour ces idées.
04:40Parce que vous savez, ce sont aujourd'hui des jeunes, des militants.
04:43Vous aurez un jour, comme dans d'autres pays, un influenceur,
04:46ou ça peut être aussi un responsable public ou politique.
04:48Toutes ces morts, on doit les éviter.
04:51Mais ça veut dire aussi une chose.
04:52C'est qu'aujourd'hui, la lucidité, c'est de dire très clairement, très clairement,
04:58qu'on doit refuser le fatalisme.
05:00Parce que tout le monde nous dit, circulez, il n'y a rien à voir.
05:02C'est déjà écrit la prochaine présidentielle.
05:04Parce qu'il y a beaucoup de candidats sur la ligne de départ.
05:07On va avoir forcément le duel entre les deux extrêmes.
05:09Absolument pas.
05:10Ce duel, il est évitable.
05:12Mais il faut juste, clairement, que chacun se ressaisisse
05:15et qu'on arrête d'être comme des somnambules
05:17en ne voyant pas que ce que nous faisons, c'est le jeu des extrêmes.
05:20Alors, vous, vous mettez les extrêmes sur le même plan.
05:23Ce qui n'est pas le cas dans votre parti,
05:26où il y a une hiérarchie de plus en plus assumée.
05:29François-Xavier Bellamy dit aujourd'hui,
05:31le combat contre le pire, c'est le combat contre l'extrême gauche.
05:35Bruno Retailleau dit, l'extrême gauche,
05:37c'est la principale et la pire menace politique.
05:40Ça veut dire que vous n'êtes pas d'accord avec eux ?
05:41La pire menace, ce sont les extrêmes.
05:44Que ce soit l'extrême gauche et les filles,
05:46que ce soit l'extrême droite, le Rassemblement national,
05:49qui n'a pas changé.
05:50La seule chose, c'est que, ce qu'il faut bien comprendre,
05:53et je le dis, tiens, vous me parlez de certains,
05:56des membres de LR, j'entends dire,
05:58mais attendez, il vaut mieux avoir le RN,
06:00parce qu'avec le RN, on va empêcher LFI.
06:03Mais jamais de la vie.
06:04Ce que j'ai voulu montrer dans ce texte,
06:06c'est que si vous avez l'un au pouvoir,
06:07l'autre dira qu'il rentre en résistance
06:09et vous aurez des affrontements.
06:11Des affrontements parlement,
06:13mais des affrontements dans la rue.
06:14C'est-à-dire la guerre civile ?
06:15C'est ce que je veux éviter, moi.
06:16Vous dites, Xavier Bertrand,
06:17si demain, le Rassemblement national
06:19ou la France insoumise sont au pouvoir.
06:21L'un des extrêmes l'emporte,
06:21vous aurez des affrontements
06:23et vous aurez des drames.
06:24Mais je vais plus loin.
06:25Donc c'est quoi ?
06:25C'est un sort de chantage à la guerre civile ?
06:27Il y a, aujourd'hui,
06:27si on accueille dans les fondages,
06:29les Français sont suffisamment responsables
06:30pour ne céder à aucun chantage.
06:33Ceux-là même qui voteraient pour un candidat RN ?
06:35Mais attendez, je vais aller jusqu'au bout
06:36parce que c'est vraiment important ce que vous dites.
06:38Ceux qui sont mes amis,
06:40qui disent qu'il vaut mieux le Rassemblement national.
06:42Tiens, on a parlé tout à l'heure
06:43dans la chronique internationale
06:44des Etats-Unis et de M. Trump.
06:46Certains disent
06:47qu'il vaut mieux le RN que le FI.
06:49Vous aurez les deux.
06:50Les deux à la fois dans une opposition,
06:52dans la rue au parlant,
06:53mais vous aurez aussi autre chose.
06:54Quand M. Trump a été élu,
06:56qu'est-ce qui s'est passé à New York ?
06:59Vous avez eu l'extrême inverse de M. Trump.
07:01M. Mamadi qui a été élu.
07:02M. Dany, oui.
07:03M. Dany, pardon, qui a été élu.
07:05Donc ça veut dire que
07:06quand vous avez l'un,
07:06vous avez l'autre.
07:07Et la seule façon aujourd'hui,
07:09c'est que les partis de gouvernement
07:11se dégagent un candidat
07:12qui permettra de dire
07:13voilà les valeurs républicaines
07:14et je ne transigerai pas,
07:16qui cherchera à rassembler,
07:17mais qui surtout sera aussi capable
07:19d'inspirer confiance et de l'espoir
07:21parce que de chercher à faire rempart,
07:23ça n'est pas ça la clé de la victoire.
07:25Xavier Bertrand,
07:26comme la dernière fois
07:26que vous étiez venu dans ce studio,
07:28on souligne une forme de décalage
07:30qu'il peut y avoir
07:30entre vos prises d'opposition
07:31et celles de vos camarades des Républicains.
07:33Laurent Wauquiez,
07:33dans le journal du dimanche,
07:35parle de la responsabilité
07:36de la France insoumise
07:37en disant que la France insoumise
07:39est toxique pour notre vie démocratique.
07:41Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
07:42Mais je combats les deux.
07:43Je le dis,
07:45vous connaissez ma cohérence,
07:46on dit que seuls les imbéciles
07:47ne changent pas d'avis.
07:48Alors vous avez un imbécile au micro
07:50parce que je ne changerai pas d'avis.
07:51Je ne changerai pas là-dessus
07:52parce que je les connais.
07:53Je connais la France insoumise
07:55dans ma région
07:55et je connais le Rassemblement national
07:57dans ma région.
07:58Pardon Xavier Bertrand,
07:59mais là on parle depuis une semaine
08:00de la mort d'un militant
08:02qui a été tué sous les coups
08:04de militants d'ultra-gauche
08:05pour certains anciens membres
08:06de la Jeune Garde,
08:06Jeune Garde, mouvement
08:07qui est lié à la France insoumise.
08:08C'est quand même pour ça
08:09qu'on vous pose des questions
08:09sur la France insoumise.
08:10Et moi je n'oublie pas
08:11parce qu'on a le droit également
08:12de se souvenir
08:13de ce qui s'est passé en 2013.
08:15Et personne n'oublie
08:16ce qui s'est passé en 2013 ?
08:16Voilà, mais personne n'en a parlé
08:18cette semaine.
08:19Donc il n'est pas aujourd'hui admissible
08:21qu'un jeune tombe sous les coups
08:23de l'ultra-gauche
08:24ou de l'ultra-droite
08:25pour ses idées.
08:26Ça c'est impossible.
08:27Mais ce qui veut dire également
08:28c'est qu'on ne doit pas à chaque fois
08:30cibler l'un
08:31parce que ça arrange l'autre.
08:32Je vous l'ai dit,
08:33ceux qui disent
08:34il vaut mieux le Rassemblement national
08:35que les filles
08:36ils auront les deux.
08:37Voilà ce qui se passera.
08:38Il suffit de regarder encore une fois
08:39je le redis, je le répète
08:40ce qui s'est passé aux États-Unis.
08:42Il y a une autre voie que cela.
08:44Mais ça veut dire aussi
08:45résister
08:46à cette facilité ambiante.
08:48Et puis ne nous racontons pas l'histoire.
08:50C'est une façon pour certains
08:51de préparer
08:52l'effacement de la droite républicaine
08:55derrière l'extrême droite.
08:56Moi je crois qu'il y a toujours
08:57la place pour une droite gaulliste
08:58pour une droite républicaine.
09:00Et à partir du moment
09:01où on l'oublie
09:01où on refuse de se battre
09:03pour cette conception
09:04de la droite républicaine
09:05alors on a déjà perdu.
09:05Mais ça veut dire
09:06Xavier Bertrand
09:06que quand vous entendez
09:07Jordan Bardella dire
09:08il faut un cordon sanitaire
09:10autour de la France insoumise
09:10qui dit
09:11moi si je suis chef du gouvernement
09:12je dissous immédiatement
09:13les milices d'ultra-gauche
09:14et les milices d'ultra-droite.
09:15C'est quoi ?
09:16C'est une forme de tentative
09:17de blanchiment
09:20de respectabilisation ?
09:22Évidemment.
09:22Et puis excusez-moi.
09:23Et il n'est pas de bonne foi
09:24quand il dit ça ?
09:24Des décisions d'interdiction
09:26vous n'avez pas besoin
09:27des extrêmes
09:27pour savoir ce que vous devez faire.
09:28Vous n'avez pas besoin
09:29d'entendre M. Bardella.
09:30Les mesures elles sont prises
09:31par des ministres de l'Intérieur
09:32qui sont courageux.
09:33La République elle doit
09:34jamais faillir.
09:36Elle doit jamais trembler.
09:37Et de rétablir justement
09:38cette autorité républicaine
09:40pour moi ça va de soi
09:41tout simplement.
09:42Mais on n'est pas obligé
09:43de se laisser abuser
09:44par les sirènes des extrêmes
09:46qui disent
09:46moi je vais combattre l'autre.
09:47Encore une fois
09:48les deux
09:49moi je les combats
09:49et je ne cesserai
09:50jamais de les combattre.
09:52Raphaël Arnaud
09:52il peut rester parlementaire ou pas ?
09:54Vous pensez qu'il va démissionner lui ?
09:56Vous avez vu les déclarations
09:57de LFI ?
09:58M. Arnaud
10:00à éthique personnelle
10:01à mon avis
10:01ça ne va pas de pair.
10:03Donc est-ce que vous considérez
10:04qu'il voulait poser
10:05un constat politique
10:05et dire qu'il ne démissionnera pas ?
10:06Est-ce que vous
10:07comme responsable politique
10:08vous considérez qu'il va partir ?
10:09Vous croyez que Mme Pannot
10:10elle va m'écouter ?
10:11Le vrai sujet
10:11c'est que tout ça
10:12c'est du commentaire politique.
10:13Moi si je veux être candidat
10:14à l'élection préhentielle
10:15ce n'est pas pour commenter
10:16c'est pour agir.
10:17Et déjà en rappelant
10:17ce que sont les principes républicains.
10:19Parce que je continue
10:20à y croire dur comme fer.
10:22Et parce que je pense
10:22vous voyez M. Duhamel
10:23c'est qu'en politique
10:24vous devez chercher
10:25à rassembler
10:26sans exception.
10:27Mais ça veut dire aussi
10:28chercher à rassembler
10:29avec la force
10:30de ce que sont
10:31les conceptions républicaines.
10:33C'est ça qu'on est en train
10:34d'oublier aujourd'hui.
10:35On se bat sur l'écume.
10:36On se bat aujourd'hui
10:38sans voir que
10:38le respect de la loi
10:39le consentement à l'impôt
10:40le respect de l'état
10:41de droit
10:42j'ai bien dit l'état de droit
10:43pas l'état du droit.
10:45Tout ça
10:45le pluralisme
10:46de l'information
10:47tout ça ça compte.
10:48Et nous sommes dans un pays
10:49où l'affaissement
10:50de ces valeurs républicaines
10:51c'est la responsabilité
10:52de tous ces partis
10:53de gouvernement
10:55qui clairement
10:56ne se battent plus
10:57pour l'essentiel.
10:58Qu'on habite la maison
10:59qu'on habite dans la pièce
11:00de gauche
11:01dans la pièce du centre
11:02ou de droite
11:02c'est pas le sujet.
11:03C'est une maison commune
11:04qui s'appelle
11:04la France et la République.
11:05On va revenir sur 2027
11:07mais d'ici là
11:08on a des élections municipales
11:09dans moins d'un mois
11:10dans ce contexte
11:12que l'on connaît
11:12et dont on parle
11:13depuis le début
11:14de cet entretien
11:14est-ce que vous ne craignez pas
11:15qu'un certain nombre
11:16de membres de votre famille politique
11:18comme certains le font déjà
11:19soient tentés
11:20de se rapprocher
11:20du Rassemblement National
11:22pour faire barrage
11:24à la France Insoumise
11:25en l'occurrence
11:25ou à la gauche
11:26plus largement.
11:26Soyons intraitables.
11:29Christophe Gomart
11:29député européen
11:31il va à Nice
11:32soutient M. Ciotti
11:33ah
11:34il essaye de s'acheter
11:35un sauf-conduit
11:36quelques jours après
11:36il dit je soutiendrai
11:37Bruno Retailleau
11:38à l'élection présidentielle
11:39il n'a rien à faire chez nous.
11:40Bah oui
11:40sauf que vous avez demandé
11:41à Bruno Retailleau
11:42de prendre des mesures
11:43elles n'ont pas été prises.
11:44Eh bien écoutez
11:44je regarde tous les jours
11:45mon courrier
11:45pour avoir cette réponse
11:46parce que cette réponse
11:47de Bruno Retailleau
11:48pour moi
11:48elle est indispensable.
11:50C'est-à-dire qu'il a été
11:51élu à la tête du mouvement
11:53pour remettre notre parti
11:54en ordre de marche
11:55et pour définir
11:56une ligne politique
11:57et stratégique
11:58qui soit claire.
11:59Donc très clairement
12:00sur ces élections municipales
12:02on doit déjà
12:03être très clair
12:04sur ces questions
12:05ni les équipes
12:07de M. Mélenchon
12:07ni celles de Mme Le Pen
12:09et de M. Bardella
12:09mais aussi autre chose
12:10et qu'on s'entende
12:12bon sang.
12:13Il y a encore
12:14avant
12:15les dépôts définitifs
12:16des listes
12:16quelques jours
12:17je ne perds pas
12:19d'idée
12:19que l'on peut
12:20encore faire l'union
12:21et au deuxième tour
12:22il ne faudra pas se tromper
12:22j'entends notamment
12:23sur Paris
12:25M. Bournazel
12:25la vérité
12:26c'est que la seule
12:27qui peut gagner Paris
12:28face à l'héritage
12:30de Mme Hidalgo
12:30c'est Rachida Dati
12:31M. Bournazel
12:33devra s'entendre
12:33avec Rachida Dati
12:34c'est une évidence
12:35et derrière
12:36on dit oui
12:36mais M. Attal
12:37M. Edouard Philippe
12:38ils ont peut-être
12:38d'autres idées
12:39et ça va bien
12:40la question clairement
12:41aujourd'hui
12:42c'est de savoir
12:42si on veut faire l'union
12:43et si on doit faire l'union
12:44je suis étonné
12:44de vous entendre
12:46ce matin faire l'éloge
12:46de Rachida Dati
12:47Rachida Dati
12:48qui quand on lui demande
12:48si Sarah Knafo
12:49est d'extrême droite
12:49refuse de répondre
12:50en ce qui me concerne
12:51c'est clair
12:51oui elle est d'extrême droite
12:52une question encore
12:53sur les municipales
12:54la candidate que vous soutenez
12:55en tout cas
12:56que votre parti soutient
12:56à Marseille
12:57Martine Vassal
12:58s'est illustrée
12:59lors d'un débat jeudi soir
13:00organisé par BFM TV
13:01en disant que ses valeurs
13:02c'était notamment
13:02dans cet ordre
13:03travail famille Patrice
13:04qui fait évidemment référence
13:05au slogan
13:07de la révolution nationale
13:07de Philippe Pétain
13:08est-ce qu'elle peut rester
13:14elle a précisé ses propos
13:16maintenant je veux aussi
13:16vous dire une chose
13:17comment on se retrouve
13:17à dire ça à la télévision
13:18écoutez posez-lui la question
13:20je suis le porte-parole
13:21aujourd'hui d'aucun candidat
13:23et je pense quand même
13:23être assez clair
13:24monsieur Duhamel
13:25dans les réponses
13:25que je suis en train
13:26de vous faire
13:26par contre ce qui est vrai
13:28aujourd'hui
13:29c'est que Martine Vassal
13:31elle est candidate
13:32elle doit rester candidate
13:33elle doit rester candidate
13:34et à ceux qui diraient
13:36oui mais qu'est-ce qu'elle doit
13:37faire au deuxième tour
13:38elle doit rester
13:39parce que je n'ai pas envie
13:40je vais être très clair avec vous
13:41je vais expliquer aussi
13:42comment fonctionne la politique
13:44parce que je n'ai pas envie
13:45qu'un certain nombre
13:45de ses électeurs
13:47rejoignent au deuxième tour
13:48monsieur Alizio
13:49si elle n'était pas candidate
13:50et il y a un autre enjeu
13:51qui s'appelle
13:52l'élection de la métropole
13:53pardonnez-moi d'avoir fait
13:54ce que l'on appelle
13:54de la poloche
13:55pour vous expliquer les choses
13:56mais moi qui ne veux
13:57l'élection
13:58ni de LFI
13:59ni du RN
14:00je vous explique aussi
14:01les raisons pour lesquelles
14:02qu'elles soient
14:03et en plus
14:03vos électeurs peuvent être sensibles
14:05à cet argument
14:06du cordon sanitaire
14:08contre la France
14:09c'est pour ça que je vous expliquais
14:10tout à l'heure
14:11certains sont sensibles
14:12parce qu'ils sont aussi
14:13dans une logique
14:13mais c'est peut-être
14:14la seule façon d'éviter LFI
14:16certainement pas
14:16la seule façon d'éviter LFI
14:19c'est que
14:19la droite républicaine
14:21soit à nouveau elle-même
14:22qu'elle ait confiance en elle-même
14:23et là on retrouvera
14:25la confiance clairement
14:26de nos électeurs
14:27et de nos soutiens
14:29Xavier Bertrand
14:29il faut qu'on parle
14:30du salon de l'agriculture
14:32qui s'est ouvert ce week-end
14:33dans un contexte de crise
14:35une nouvelle fois
14:35il n'y a pas de bovin
14:36à cause de la dermatose
14:38vous allez y aller tout à l'heure
14:39il reste deux jours
14:40toujours complet comme chaque année
14:41comment on fait
14:42Xavier Bertrand
14:43pour rompre ce cycle
14:45de crise
14:46de visite
14:48du personnel politique
14:49faisant des annonces
14:50d'urgence
14:50de loi d'urgence
14:51et de crise sans fin
14:53comment on fait pour rompre avec ça ?
14:54déjà il faut reconnaître une chose
14:55c'est que ces 10 ou 15 dernières années
14:58ont été des années ratées
14:59pour l'agriculture
14:59ratées
15:00il ne faut pas se raconter d'histoire
15:02le fil de la confiance
15:03n'est pas distendu
15:04depuis maintenant 12 mois
15:05ça fait des années
15:06et des années
15:06on dit qu'on aime nos agriculteurs
15:08mon Dieu
15:09qu'on les traite mal
15:10donc déjà
15:11la première chose
15:12on est dans une année
15:12avant la présentielle
15:14et les agriculteurs
15:14ne croient plus grand chose
15:16moi je suis un président de région
15:17qui est à leur côté
15:18depuis longtemps
15:19ils le savent
15:19mais ça ne suffit pas
15:20parce qu'ils savent pertinemment
15:21que c'est à la tête de l'état
15:23qu'on prendra les bonnes décisions
15:24l'urgence
15:26on a voté des lois
15:27alors qu'on publie les décrets
15:29mon ami Julien Diff
15:31qui est spécialiste
15:31de ces questions agricoles
15:32me le disait encore
15:33les décrets c'est
15:34je ne sais pas
15:35je ne sais pas ce qui se passe
15:35dans les ministères
15:36je ne sais pas ce qui se passe
15:37mais ça doit clairement sortir
15:39pour rendre les lois votées
15:41effectives
15:41deuxièmement
15:42les trésoreries
15:42elles sont au plus mal
15:43il y a des professions agricoles
15:46entières
15:46qui n'y arrivent plus
15:47donc vous devez avoir
15:48si on veut
15:49qu'on garde nos agriculteurs
15:50un plan d'urgence
15:51sur la trésorerie
15:52deuxièmement
15:53le gouvernement nous a dit
15:54qu'il y aurait une loi d'urgence
15:55enfin la loi d'urgence
15:55ça l'a pris quelques mois
15:56dans la vue
15:57pourquoi va-t-on contrôler
15:58les exploitations agricoles
16:00avec des règles
16:00qui vont changer
16:01qu'on mette un terme
16:02au contrôle existant
16:03sur ce qui va changer
16:04et qu'on contrôle
16:05tous les produits
16:06qui viennent
16:07de l'extérieur
16:08notamment de l'Union Européenne
16:09un moratoire sur les contrôles
16:11mais en attendant
16:11qu'on mette le paquet
16:12pour voir si les produits
16:14qui vont arriver dans nos assiettes
16:15sont conformes
16:16à ce qu'on veut
16:16ou ne veut pas
16:17en France
16:18voilà des exemples très concrets
16:19voilà des exemples très concrets
16:20un autre exemple concret
16:21le sénateur
16:22là encore de votre parti
16:23le sénateur Duplomb
16:24a déposé une nouvelle proposition de loi
16:26qui vise à réintroduire
16:27ce qu'on appelle
16:27l'acétamipride
16:28qui est un type de pesticide
16:31notamment à la demande
16:32des producteurs
16:32de betteraves sucrières
16:33qui disent
16:34ne pas avoir d'alternative
16:35la FNSEA
16:36la coordination rurale
16:37souhaite et soutienne
16:38la réintroduction
16:39de l'acétamipride
16:40la ministre de l'écologie
16:41Monique Barbudy
16:42moi j'en veux pas
16:43est-ce qu'il faut
16:44réintroduire l'acétamipride
16:45est-ce qu'il faut soutenir
16:46la proposition de loi
16:47du sénateur Duplomb ?
16:48Dans quel pays
16:49ce produit
16:50est autorisé
16:51hormis la France ?
16:52Tous les autres
16:53Voilà
16:54Alors il y a un sujet
16:55soit c'est l'Europe
16:56qui n'a pas vu
16:57ce qu'il fallait
16:57et donc on doit mettre
16:58ce dossier à l'Europe
16:59ou alors je ne vois pas
17:00pourquoi il n'y a qu'en France
17:01mais ce produit
17:02c'est l'exemple type
17:04on est en République
17:05en France
17:05non on est plus royaliste
17:07que le roi
17:08c'est-à-dire qu'on surcharge
17:09nos agriculteurs
17:10de normes
17:11qui sont des normes
17:11franco-françaises
17:12c'est pas de la faute
17:13à l'Europe
17:13sur ce produit-là
17:15moi je le vois
17:15je suis une région
17:16qui est plus importante
17:18productrice de betteraves
17:19c'est qu'ils n'ont pas
17:20d'autre solution
17:21ce qui veut donc dire
17:22que si demain
17:23nous produisons moins
17:24de betteraves
17:24on va les importer
17:25les betteraves
17:25d'où deux pays
17:27qui utilisent ce produit
17:28il faut de la cohérence
17:29plus de 2 millions
17:29de signataires
17:30d'une pétition
17:30qui s'oppose à la loi
17:31du plomb
17:31quand par ailleurs
17:32il y a
17:33et là encore
17:33il faut être très scrupuleux
17:34sur ce que disent
17:34les études sur l'acétamipride
17:35non pas des risques
17:37de cancer
17:37comme ça a pu être dit
17:38mais des risques
17:39sur la toxicité
17:40de ce pesticide
17:41tout ça vous balayez
17:42tout ça d'un revers de main
17:43au nom de l'accent
17:44je ne viens pas de vous dire
17:45que je balayais ça
17:46je vous dis juste
17:47que tous les autres pays
17:48vous dites qu'il faut
17:48réintroduire
17:49vous voyez c'est ça
17:51l'exemple type aujourd'hui
17:52toutes les choses sont complexes
17:54et on n'est pas obligé
17:54quand on fait de la politique
17:55de simplifier outrance
17:57et en clair
17:59de caricaturer
18:00ou devenir une caricature
18:01non ce que je vous dis
18:02caricature pas
18:02ce que je vous dis
18:03si c'est autorisé
18:04dans les autres pays européens
18:05c'est qu'il y a un problème
18:06de toxicité
18:06visiblement non
18:07donc arrêtons en France
18:09de chercher
18:10à les
18:10comment dirais-je
18:11à les faire disparaître
18:13aux agriculteurs
18:13vous êtes favorable
18:14à la provision de loi
18:15du sénateur
18:16je viens de vous le dire
18:17oui très clairement
18:17parce que derrière
18:19non mais
18:19allez on va quand même
18:21au bout du raisonnement
18:21on va au bout
18:22de votre raisonnement
18:23c'est à dire que
18:24en France
18:24on ne les produira plus
18:25les betteraves
18:25très bien
18:26elles vont venir
18:27d'autres pays
18:27qui utilisent ce produit
18:29et on ferme les yeux
18:30je ne ferme pas les yeux
18:31voilà
18:31et si le débat
18:32doit être posé
18:33au niveau européen
18:33c'est au niveau européen
18:34qu'il doit l'être
18:35ça veut dire aussi
18:36une France qui se bat
18:37vraiment pour ses agriculteurs
18:38y compris à Bruxelles
18:39ce qu'on ne fait pas assez
18:40Xavier Bertrand
18:41vous nous avez répété
18:42que vous voulez être candidat
18:43pour 2027
18:44je ne vous l'ai pas dit
18:4536 fois
18:46Bruno Retailleau
18:48a annoncé sa candidature
18:50il y a 10 jours
18:50ça veut dire quoi
18:51que vous allez lui laisser
18:52la place
18:53c'est le patron
18:53de votre famille politique
18:55bon déjà
18:55je ne comprends pas
18:56sa précipitation
18:58vous même
19:00non mais moi
19:00ça fait bien longtemps
19:01puis il y a une petite différence
19:02c'est que moi
19:03je n'ai pas souhaité
19:04être à nouveau candidat
19:05à la tête
19:05de mon mouvement politique
19:06ma famille politique
19:07je l'ai été
19:08pourquoi vous ne comprenez pas
19:09sa précipitation ?
19:10parce qu'il a mis la charrue
19:11avant les bœufs
19:12il a été élu
19:13quand même à l'époque
19:14pour
19:14un
19:15remettre le parti
19:16en état de marche
19:17il ne l'est toujours pas
19:18et définir clairement
19:19la ligne politique
19:20et stratégique
19:21ce n'est toujours pas le cas
19:22on vient de passer un long moment
19:23à votre micro
19:24pour montrer justement
19:25que ce n'est pas le cas
19:26au moment de ces élections municipales
19:27donc derrière
19:30il y a des candidats
19:31et puis on verra
19:32à un moment donné
19:33qui les français
19:34veulent voir
19:35sa candidature
19:36elle n'est pas légitime
19:38il a tout à fait le droit
19:39de se présenter
19:40la seule question
19:41qui se pose
19:41s'il a le droit
19:41de se présenter
19:42pourquoi il s'est précipité
19:43pour le faire maintenant ?
19:45voilà
19:45posez-lui la question
19:45une question sur son programme
19:48puisqu'il a déjà esquissé
19:49un certain nombre
19:49de propositions
19:51il veut réformer
19:51la constitution
19:52pour pouvoir consulter
19:53les français sur l'immigration
19:54il veut inverser
19:54ce qu'on appelle
19:55la hiérarchie des normes
19:56considérer que les lois nationales
19:57doivent être au-dessus
19:58du droit européen
20:00je cite
20:00dès lors que nos intérêts
20:01fondamentaux sont menacés
20:03il dit aussi
20:03on a noté cette expression
20:04il veut lutter
20:05contre les dérives
20:06de l'état de droit
20:07est-ce que vous partagez
20:08ces orientations ?
20:09vous avez été attentif
20:10à ce que j'ai dit tout à l'heure
20:11moi j'ai dit que je suis
20:12attaché à l'état de droit
20:13et non pas à l'état du droit
20:15qui serait fluctuant
20:16en fonction
20:17à la fois des actualités
20:18ou des intérêts politiques
20:20la démocratie
20:21vous savez
20:21c'est un socle
20:23et on ne s'en accommode pas
20:24au gré de ses convenances
20:25la démocratie
20:26on la respecte
20:27et l'état de droit
20:28on le respecte
20:29et donc quand on dit
20:30qu'on veut lutter
20:30contre les dérives
20:31vous avez compris
20:31pourquoi ma candidature
20:32est différente
20:33parce que moi
20:35qu'il soit uniquement
20:36les républicains
20:37si vous voulez gagner
20:38une élection présidentielle
20:39et si vous voulez
20:40changer la trajectoire
20:41de notre pays
20:43redonner confiance
20:43apaiser les français
20:45il faudra être
20:46dans une logique
20:47de rassemblement
20:47au-delà des républicains
20:48est-ce que c'est votre droite ?
20:50c'est la raison pour laquelle
20:51clairement je suis candidat
20:52sur une ligne
20:53qui est différente
20:53donc c'est pas votre droite ?
20:54la droite gaulliste
20:55la droite républicaine
20:56c'est celle que j'incarne
20:57et bien évidemment
20:58c'est pour ça que je veux
20:58porter mes idées
20:59et mes convictions
21:00évidemment
21:01ce qu'on ne comprend toujours pas
21:02c'est ce que vous faites
21:03dans un parti
21:04qui semble si peu
21:06vous représenter
21:06et bien c'est parce que
21:07je m'exprime
21:08et j'exprime la voix
21:09de nombreux adhérents
21:10de nombreux électeurs
21:12qui disent très clairement
21:13qu'il n'est pas question
21:14de s'effacer
21:15ou de rejoindre
21:16l'extrême droite
21:17et c'est à l'intérieur
21:18de ma famille
21:19que j'entends
21:20le dire
21:21et le faire
21:21alors Xavier Bertrand
21:22si on essaye de faire le point
21:23sur les candidatures
21:24Bruno Retailleau
21:25la vôtre
21:26celle d'Edouard Philippe
21:27celle d'Adélie
21:33moi la primaire
21:34jamais de la vie
21:34alors là il faut nous donner
21:35le mode d'emploi
21:36quand il y a autant de candidats
21:37pour ne pas se retrouver
21:38éliminé au premier tour
21:39on est 15 mois
21:40avant la présidentielle
21:41il y a une impatience
21:42journalistique
21:43qui est assez coutumière
21:44vous savez 15 mois
21:45avant la présidentielle
21:46j'étais à peine né
21:47le général de Gaulle
21:49il n'y a pas de balotage
21:5015 mois avant
21:51Jules Valéry Giscard d'Estaing
21:52était réélu en 81
21:5315 mois avant
21:54c'était Édouard Balladur
21:55qui était présent
21:56et 15 mois avant
21:57Emmanuel Macron
21:58n'était même pas testé
21:58dans les centres
21:59là il y a deux sujets
22:00là vous soulignez
22:01l'impatience est un vilain défaut
22:02vous avez tout à fait raison
22:03parfois l'impatience
22:04est partagée par les responsables politiques
22:05là vous soulignez le fait
22:07que 15 mois avant
22:08c'est difficile de prédire le résultat
22:09et là-dessus vous avez tout à fait raison
22:10et de prédire aussi
22:11qui sera candidat
22:12c'est que là
22:12vous avez à droite
22:13dans votre famille politique
22:14votre espace d'idées
22:16une petite dizaine de candidats
22:17comment est-ce qu'on fait
22:19pour qu'à la fin
22:20vous ne vous retrouviez pas
22:21éliminé au premier tour
22:22si vous ne voulez pas de primaire
22:23comment ça marche ?
22:25Déjà la primaire
22:26il faudrait m'expliquer ce que c'est
22:27parce que là vous avez vu
22:29il y a une démarche
22:30qui est engagée par les républicains
22:32en disant aux candidats potentiels
22:34dites-nous ce que vous voudriez
22:37et nous au final
22:38on choisira le système
22:39le plus favorable
22:40à Bruno Retailleau
22:41vous savez je ne suis pas dupe
22:42je vois bien le manège
22:42c'est pour ça que vous le boycottez d'ailleurs
22:44ce groupe de travail
22:46c'est pas que moi je ne suis pas
22:47un adepte du boycott
22:47j'ai demandé deux choses
22:49j'ai demandé qu'on clarifie
22:50la ligne politique et stratégique
22:52c'est toujours pas le cas
22:52parce que je vais aller donc
22:54avec des candidats
22:55ils ne partagent pas
22:55les mêmes convictions
22:56c'est comme si justement
22:57vous aviez
22:58un sport
22:59et chacun vient avec
23:00un équipement différent
23:01un match de foot
23:01ou certains viennent avec
23:02des balles de pétanque
23:03des boules de pétanque
23:04d'autres avec des ballons de rugby
23:05des ballons de foot
23:05non mais ça
23:06ça ne ressemble à rien
23:08ça ne ressemble à rien
23:08donc déjà cette clarification
23:10qu'au moins on sache
23:11avec qui on se retrouverait
23:13c'est toujours pas le cas
23:14donc c'est sans moi
23:15ce groupe de travail
23:16et j'ai toujours pas compris
23:17si d'aventure ce groupe de travail
23:18dit par exemple
23:19voilà il faut une primaire interne
23:20vous dites
23:20c'est un dispositif
23:21mon dieu
23:22qu'est-ce qu'on a fait de politique ce matin
23:24non je crois pas
23:25on a parlé des sujets
23:26on a parlé de l'agriculture
23:27mais on n'a pas assez parlé
23:28des sujets
23:28si le parti désigne Bruno Retailleau
23:31comment est-ce que vous faites vous
23:32pour à la fin
23:33ne pas vous retrouver
23:34à être plusieurs
23:34sur la ligne de départ
23:35monsieur Duhamel
23:36vous savez en plus
23:37ce qu'on entend
23:37c'est qu'une fois qu'il y aurait
23:39une primaire propre à LR
23:40il y aurait une grande primaire
23:41de la droite et du centre
23:42non mais ils vont faire
23:43combien de tours là
23:43moi je vous dis
23:44le retour de manège
23:45le manège
23:46je ne suis pas dupe
23:47donc la présidentielle
23:48c'est une rencontre
23:49entre un homme
23:50une femme
23:50et les français
23:51c'était ma conviction
23:52il y a 5 ans
23:53j'ai eu tort
23:54de ne pas être
23:54dans la cohérence
23:55de cette conviction
23:56vous savez
23:56aujourd'hui
23:57chose est certaine
23:58je suis beaucoup plus à l'aise
24:00avec mes convictions
24:01parce que je les défendrai
24:02jusqu'au bout
24:03et je ne rentrerai pas
24:04jusqu'au bout
24:05et je ne rentrerai pas
24:07dans une logique
24:08qui consiste à dire
24:09que ce sont les partis
24:10qui sélectionnent
24:11et enfin
24:12je vous le redis
24:13je l'ai déjà dit
24:14à différentes antennes
24:15je pense même
24:16vous l'avoir dit
24:16à vous
24:16je pense que je vous l'ai dit
24:17c'est que
24:18vous verrez dans quelques mois
24:20les français diront
24:21quel profil
24:22ça les intéresse
24:23de voir sur la ligne
24:24de départ
24:25avant l'heure
24:26c'est pas l'heure
24:26et après l'heure
24:27c'est plus l'heure
24:28merci Xavier Bertrand
24:29d'avoir été au micro
24:30de France Inter ce matin
24:31d'avoir été au micro
24:31d'avoir été au micro
24:32d'avoir été au micro
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