- il y a 2 jours
DB - 21-02-2026
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01:45Oh, cette pièce, cher monsieur, cette pièce, chère madame,
01:53s'il vous était possible, dans le cas où vous verriez le propriétaire de cette maison,
01:57de la conserver dans cet état, vous me rendriez un grand service.
02:02Ah bon ? Et pourquoi ?
02:07C'est ici que nous imprimions Vengeance de la Patrie, dès 1942,
02:13au plus noir de la nuit, qui tomba sur la France en 1940.
02:17C'est ici que le colonel Hildegard passa sa dernière journée,
02:23avant que la trahison n'eût accompli sa besogne infâme.
02:27Oui, et alors quel est votre dernier prix ?
02:29350.
02:30C'est trop cher. Vous vous rendez compte des travaux qu'il y a à faire ici ?
02:36Le preneur à 30 millions.
02:38Oh, une maison historique, vous n'y pensez pas.
02:40Oh non.
02:41A 30 cas, je vous la laisse.
02:43Oh non, ça ne vaut pas ça. 30 millions, c'est imprisionnable. J'ai l'habitude.
02:47Oui, si c'était une maison normale.
02:49Écoutez, dites 33.
02:51Bon, 33, mais c'est mon dernier prix.
02:53Mais il faut que je réfléchisse tout de même.
02:5533 bruits, c'est une somme.
02:56Mais c'est un placement épatant, surtout par les tankiers courent à toute vitesse vers l'inflation.
03:00Réfléchissez.
03:01Enfin, vous savez où me joindre ?
03:03Monsieur Beaufumé ?
03:04Madame, monsieur ?
03:06Hein ?
03:06Le rez-de-chaussée, il fait 74 mètres carrés.
03:09Voilà.
03:15Attention, mais faites attention.
03:16Tenez-vous tranquilles, les enfants.
03:17Tu vas voir une fessée rentrant, tu vas voir.
03:20Nerve pas, ça ne sert à rien de les broussiller.
03:23Ce qu'il nous faudrait, c'est une maison de campagne.
03:25Oui, oh, tu sais, moi, la campagne.
03:27Ça te ferait pourtant du bien pour te relaxer.
03:29Et puis pour les enfants, la nature, les animaux, c'est indispensable.
03:32Au zoo, ils viennent d'en voir, des animaux.
03:34C'est pas pareil.
03:36Je lis les petites annonces.
03:37Eh bien, pour 30, 35 millions, on trouve des petites barraques pas mal.
03:40Les ruines, oui.
03:41Ça se retape, c'est ça qui est super.
03:43Où veux-tu que je les trouve, les 35 millions ?
03:46Dans les banques ?
03:47Dans les banques.
03:48Oh, dis donc, c'est pas si facile.
03:50Et puis, non, je voudrais un peu m'arrêter.
03:54Ouais.
04:03Cette besogne de gratte-papier macabre.
04:06Quand je pense aux années d'après-guerre, avec le baron Georges.
04:11On se doute, Boralès.
04:12C'était le bon temps ?
04:13Non.
04:15Non, croquant.
04:16Le temps du bonheur.
04:18Le bon temps, c'est une notion pour épicier.
04:23Faut encore que je trouve au moins 30 bâtons.
04:26Norbert, les femmes vous perdront.
04:28Les femmes et les enfants ?
04:30Si je les avais noyés, on ne serait pas là.
04:32Et les femmes, hop, à la cuisinière.
04:35Comme papa Landru.
04:36T'as sensé.
04:38Deux ménages, quatre gosses.
04:40Comme un arabe.
04:42J'y pense.
04:43Si on refaisait le coup de la fosse mornif.
04:45Ça ne s'est pas fait depuis longtemps.
04:46Je suis sûr que ça prendrait à nouveau.
04:48En quoi consiste cette friponnerie rétro ?
04:53Mais encore, faut-il trouver un pigeon bien dodu.
04:56Comment ?
04:57Comment vous dites le marqué ?
04:59Ding.
05:00Marqué-ting.
05:03Alors là, si vous me parlez comme ça, moi...
05:07Madame la baronne ne désire que des produits naturels.
05:11Mais je n'ai que des produits naturels.
05:13Ah bon ?
05:14Des oies, ça ne se fabrique pas.
05:16Adutile, couillon.
05:17Oh, excusez, Madame la duchesse.
05:20C'est que j'ai plutôt l'habitude, moi, de parler aux joies qu'aux grandes dames.
05:24J'apprécie votre franchise, bravo.
05:26Ah, mais je ne blague pas, mon duchesse.
05:28Mais non, non.
05:29Je parle vraiment avec mes joies, mes canards.
05:33Ah oui ?
05:33Quoi, quoi, quoi, quoi.
05:37Ils me comprennent, hein, vite fait.
05:40Mais dites-moi, mon cher ami, sur le plan de la productivité,
05:43quelles sont vos perspectives de quotas ?
05:46Quotas ?
05:47Alors là, si vous me parlez comme à la télévision, moi, je ne peux pas vous répondre, quoi.
05:52Mais oui, cher Gaëtan, ce brave homme ne peut pas vous comprendre.
05:57Et votre foie gras.
05:59Ah, mon foie gras.
06:00Alors là, on m'en achète de partout.
06:03Oh, des Anglais, des Allemands.
06:06C'est le meilleur foie gras de toute la région.
06:08Bien plus savoureux, couillon, que celui du Gers.
06:14Le Pichon est apprivoisé.
06:16Il ne vous reste plus qu'à le plus, mais moi, je vais égosser les petits pois.
06:19Les petits pois, je n'en fais pas.
06:22Moi, je fais presque uniquement de l'élevage.
06:24Oui, à l'autre époque, il faut se spécialiser.
06:34Oh, putain, dis-donc.
06:36Non, non, non, il ne faut pas prononcer ce mot-là ici.
06:40Oh, carré-couc.
06:43Oh, là, là.
06:44Bon, on va se mettre là.
06:47Oui.
06:47Asseyez-vous.
06:49Alors, dis-donc.
06:50C'est chic ici, hein.
06:53Il est plus confortable, hein.
06:54Ah, ben.
06:54C'est-donc.
07:07Je pense.
07:09Oh, Roch, c'est ouvert à une brique.
07:123,5 millions.
07:13Je passe.
07:16Oui.
07:20Oui.
07:21Mon quart.
07:23Une.
07:25Deux.
07:29Servi.
07:32À l'ouvrant.
07:34Parole.
07:37Trois bric et demi.
07:41Caffi.
07:43Je passe.
07:45Oui.
07:49Qu'est-ce que t'as ?
07:51Caridace.
07:54Ta graine.
07:56T'as arrêté un 25?
08:00Je t'en dois à combien ?
08:0230?
08:16Tu peux patienter 8-10 jours.
08:17J'attends sur une affaire à la fin du mois.
08:19Tu ne tombes pas en route, hein.
08:24Bon, 1er avril, ça te va ?
08:25Ça va.
08:27Tention, hein.
08:28Je n'aime pas les poissons.
08:35S'il vous plaît, s'il vous plaît.
08:38S'il vous plaît, s'il vous plaît.
08:40Non, non, non, non.
08:43Non, non, non, non.
09:08Dis-donc, t'as pas encore flambé ?
09:14Dis, Fredo.
09:15Non, tu ne vas pas me dire.
09:17Et alors ?
09:18Avec Scordi.
09:20Quand je flambe avec les caves en général, je ne me fais pas secouer mon oseille.
09:24Et tu lui dois combien au Gino Scordi ?
09:2929 et des bricoles.
09:3030 briques ?
09:31Non, mais t'es pas bien, dit Fredo.
09:33Tu ne te rends pas compte ?
09:33Avec l'URSSAF, la patente, la TVA, le redressement de la rue de Rivoli,
09:37il ne manquait plus que la bande à Scordi sur les bretelles.
09:42L'image suffit, baisse le son.
09:43Non, mais t'es malade.
09:44Va te faire psy canaliser.
09:52Répète jamais des choses pareilles, t'as pas intérêt.
10:02Les maisons de la culture, ça lui ferait pas de mal non plus.
10:06Les montagnards, les montagnards, les montagnards, les montagnards sont là.
10:11Les montagnards, les montagnards, les montagnards, les montagnards sont là.
10:21T'as une belle voix, tu sais.
10:23T'aurais dû te lancer à t'entendre la sari.
10:25Moi, je préfère être producteur.
10:27Tu es dans le cinéma ?
10:28Non, non, non, je suis producteur de foie gras.
10:29Ah oui, je vous en ai envergé le foie gras.
10:31Je ne peux pas vous dire de venir à manger à la maison.
10:35Mais là-dessus, la patronne, elle est jalouse.
10:37Mais moi aussi, je suis jalouse.
10:38Oui, ça va bien, ça va bien.
10:40Oui, merci, je m'occupe.
10:42Alors, c'est pour moi.
10:42Vous êtes sur mes terres.
10:44Vous avez déjà pris le restaurant et le taxi ?
10:46Non, non.
10:47Écoutez, laissez-moi au moins parler.
10:48Non, non, allez.
10:50Non, non, allez.
10:51De toute façon, c'est défaut.
10:53Défaut quoi ?
10:57Défaut billet ?
10:58Chut !
10:58Il ne faut pas changer ça sur les toits.
11:00Vous vous bouquez de moi, vous, non ?
11:02Non.
11:03Non, ça n'est pas l'exemple, ce n'est pas l'hier.
11:05Eh bien, on dit que les gens du milieu exagèrent, mais pas l'exemple.
11:08Non, mais vous moquez de moi, oui, non.
11:21Dis-moi, ça sort d'où, ça ?
11:35La Banque de France, c'est pas Léon Lauvergnat qui nous fabriquait des choses aussi artistiques.
11:41T'es sûr ?
11:43Si c'était des balours, on pourrait s'en acheter pour sans briques et les placer sur l'emprunt-bar
11:46sans prendre de risque.
11:49Non, non, mais, est-ce que je vous le dis ?
11:51Si je suis trop, il faut me le dire.
11:53Eh, mais non, mais non, ma petite canette, nous parlons de nos affaires.
11:56Oui, mais moi, je suis crevée, je vais me coucher.
11:58Alors, alors, nous n'allons pas, nous quittez-ci.
12:02Du cochon, hein.
12:04Ah non, du cochon, j'en fais pratiquement pas, moi, j'ai plutôt le confit de boire à l'oeil.
12:10Ah, à l'anglaise ?
12:12Ah non, non, non, non, non, non, non, la française, du jambon.
12:17Oui, oui, je sais pas, moi, une omelette, hein, c'est ça, oui, avec une bonne petite bouteille de Bordeaux.
12:26Pour moi, c'est juste un café noir avec un croissant, hein.
12:29Ah oui, et un café noir avec des croissants, il faut manger le matin.
12:34Mais Gaston, tu vas pas me faire becquer ton foie gras au petit déjeuner.
12:38Et pourquoi tu m'appelles Gaston ?
12:40Tu t'appelles pas Gaston ?
12:42Marcia, ma petite canette.
12:44Oh, tu as déjà oublié.
12:46Mais c'est pareil, Marcia et Gaston.
12:47Et non, couillon, Gaston, c'était mon père, hein.
12:50Oui, un bravo, mec, il ne reboutait pas à la tâche.
12:53Oui, ça, je m'en doute.
12:58Alors ?
12:59Quoi alors ?
13:00Et comment ?
13:01Comment ?
13:06Le septième ciel !
13:11C'était super, tu m'écoutues à plat.
13:14Ah, ça, nous sommes de...
13:15Sans tenter que tu peuses, hein.
13:18Nous sommes de rude gaillard, nous autres, dans le biarn.
13:22Il est chaud la fin, hein.
13:24T'as vu ça, hein.
13:26Ah, sacré couillon !
13:35Donc, tu sais, le mec d'air soir.
13:38Et ?
13:39Oh, un homme qui sait se débrouiller, couillon, moi, je te le dis, hein.
13:42Ah ouais ?
13:43Oui.
13:44Et dans quoi il se débrouille ?
13:46Eh bien, il a sa tante, hein, une duchesse qui va m'acheter presque toute ma production de foie gras.
13:55Ah, hein.
13:55Oui.
13:57Et puis, ah non, ça, ça, je ne peux pas te le dire.
14:02Même à moi ?
14:04Eh, même à toi.
14:08Alors, tu ne veux plus qu'on se revoie ?
14:09Ah, mais si, mais si, ma canette, ça, tu sais bien que je reviens au mois prochain.
14:13Bon, pfff, tu m'auras oublié.
14:15Ah, ça, non, ça, non.
14:16Dès que je serai à la gare, je te téléphonerai.
14:19Bah, alors, à couche.
14:21Sans ça, au téléphone, tu ne trouveras pas, mon petit Gaston ?
14:25Martial !
14:26Oh, toi, tu as lui aimé un homme qui s'appelait Gaston, hein.
14:31Bon, puisque c'est comme ça.
14:34Mais écoute, écoute-moi, ma canette.
14:38Voyons, je vais te revoir, tu le sais bien, voyons.
14:41Je t'installerai dans un bel appartement et tu seras tout à moi.
14:47Je vais gagner de l'argent, tu sais, beaucoup d'argent.
14:49Non, laisse-moi faire ma toilette, hein.
14:52Non, mais, justement, l'argent, c'est grâce à ce...
14:59à ce jeune homme, tu sais bien, là, monsieur Fournier, qui s'appelle, oui.
15:03C'est grâce à lui que je vais gagner de l'argent.
15:08Nelly, écoute, ouvre enfin, Nelly !
15:11Allez, allez, sois gentil.
15:13Je vais te le dire.
15:17Tout ?
15:18Allez, viens dans le lit, ma petite canette.
15:22Viens dans le lit.
15:23Allez, viens, viens.
15:26Alors ?
15:40Mais qu'est-ce que tu me racontes ?
15:42Comment qu'est-ce que je te raconte ?
15:43Parce qu'il m'a dit
15:45que le jeune homme allait lui fourguer des faux billets de zambal
15:48au vin Bric.
15:51Et tu le connais, ce mec-là ?
15:52Non.
15:55Tu sais comment le retrouver ?
15:57Ben, Gaston doit revenir le voir le mois prochain.
16:01Dis donc,
16:02il paraît que tu t'en croumais avec ce qu'on dit.
16:04Ben dis donc, ça corvite les nouvelles, Rue Franchot.
16:09Ah, deux secondes.
16:12Le jeune homme, là, celui qu'il faut que les bifetons.
16:14Oui.
16:15Il faut que tu me le retrouves le plus vite possible.
16:17Moi, je ne sais pas comment faire.
16:18Ben, démerde-toi.
16:20Oui, viens.
16:22Allez,
16:23tu auras ta récompense quand tu m'auras ramené ce bronc.
16:26Ben, qu'est-ce qu'il y a, Fred ?
16:27Fred, tu t'en vas ?
16:29Ben, qu'est-ce qu'il y a, Fredo ?
16:30Et douce.
16:32Lorsque vous voulez sortir une grosse somme comme ça,
16:34M. Loubanaire, il vaut mieux nous prévenir la veille.
16:37Au chat, vous pouvez être tranquille, ça ne m'arrivera plus.
16:42Au revoir.
16:42Au revoir.
16:42C'est l'amour qui flotte dans l'air à la ronde.
16:48C'est l'amour qui console le pauvre mort.
16:52C'est l'amour...
16:54Oh!
16:55J'ai frôlé.
17:00Oh, putain.
17:02Ça a changé ?
17:03C'est l'amour, hein ?
17:05Mais dites-donc, vos joies, elles vont plus vous reconnaître ?
17:07Oh, je n'ai quitté pas, couillant, mes joies, elles me connaissent à la voix.
17:10Oui, oui, ça va, ça va.
17:11Que voulez-vous, cette barbe, ça faisait un homme des cavernes.
17:14Ça ne lui plaisait plus, la petite, ça l'a gratouillé, ça l'a picoté de partout.
17:16Puis maintenant que je suis riche, ça m'est mis, il est.
17:20Il n'y a pas le compte.
17:21J'ai confiance.
17:24Regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez, regardez.
17:29Oh là là, oh, permettez, je vous en prie.
17:57Et le service, alors ?
17:59Oui, excusez-moi.
18:04La place à deux, c'est plus cher.
18:07On a, on a, on a, oui.
18:15Voilà, ça.
18:19Dites-moi, vous croyez que c'est plus d'un, de laisser autant d'argent là-dedans ?
18:22Vous, vous pensez ? On y a même mis une femme coupée en morceaux.
18:26Vous ?
18:27Non, non, ce n'est pas moi. Un assassin, un Allemand.
18:30Une députée. On a envoyé le courrier, c'est six Allemands, c'est pas des gens comme nous.
18:46Baronnesse, à vous les honneurs du pied.
18:48Dépêchez-vous.
18:48Il ne s'agit pas de laisser repartir avec nos 20 briques.
18:51Vite !
19:07À Duchesse, tu aurais dû venir avec nous.
19:09Oui, oui, mais les voyages, la fatigue beaucoup.
19:12Non, on n'a pas préféré rester.
19:13Mais j'ai tout pouvoir.
19:33Elle ne sait rien du tout.
19:35Vous pensez, avec ses principes, elle ne comprendrait pas.
19:39Tout le monde ne peut pas être des malins comme nous.
19:42Vous savez, avec elle, vous allez faire de très bonnes affaires.
19:45Elle est très honnête.
19:46Oh, je n'en veux pas.
19:47Oh, ben, c'est ça.
19:54Oh, dis donc, vous ne voulez pas boire quelque chose ? Une petite bière ?
20:05Oh, oui, ça ne serait pas de refus.
20:06Je vais vous la chercher.
20:07Oui, mais attention, dépêchez-vous.
20:08Non, vous inquiétez pas. Pardon, excusez-moi.
20:10Pardon.
20:16Police, ne bougez pas.
20:18Où est l'autre ?
20:18Mais quel autre ?
20:19Mais qu'est-ce que vous faites, monsieur ?
20:20Ah, mais non, non, non, non.
20:22L'autre, il vient de descendre, monsieur.
20:23Mais vous étiez avec lui, vous, je l'ai bien vu.
20:26Des millions de faux billets ?
20:27Votre compte est bon, mon vieux.
20:28C'est vous, salopard.
20:29C'est pas moi, monsieur.
20:30C'est pas moi.
20:31Vous vous expliquerez tout à l'heure, levez-vous.
20:33Venez là, donnez-moi votre poignée.
20:34Oui.
20:34Vous expliqueront au commissariat.
20:36Voilà.
20:36Allez, maintenant, allons.
20:38Il était avec lui, monsieur, j'en suis sûr.
20:39Vous l'avez vu ?
20:40Ah oui, ah oui.
20:41Montrez-le-moi, montrez-le-moi.
20:42Oh, le voilà, c'est celui-là.
20:43Le petit boulot, il le reconnaît.
20:45Il est à sa côté de moi.
20:45Ne bougez pas, tous les deux.
20:46Votre témoignage me sera précieux.
20:47Ah bon ?
20:48Oh là là.
20:50Ah, c'est bien lui, ça, j'en suis sûr.
21:03Tiens, ne pose pas de questions.
21:04C'est toi, je m'étais endormie.
21:07Oui, mon chéri, c'est pour moi que tu as fait ça.
21:10C'est pas toujours un commencement pour la maison de campagne.
21:12Chéri, j'espère que tu n'as pas pris trop gros risques.
21:15Ça va.
21:16C'est-à-dire qu'avant, je ne sais pas, je ne t'estimais pas ta juste valeur.
21:20Je te prenais pour un petit bourgeois.
21:22Eh bien, tu vois, tu te trompais.
21:23Et ton livre ?
21:24Je suis en panne.
21:26Je n'arrive pas à pousser mes personnages au bout d'eux-mêmes.
21:28Bon, attendons-nous.
21:30On va aller un peu au bout de nous-mêmes.
21:44Oh, dis-donc, il est trois heures et demie.
21:46Oh, ben, dis-donc.
21:49Oh, je suis crevé.
21:52Si tu rentrais pas si tard.
21:53Ah oui, mais ça, avec les missions importantes, on n'a jamais d'heures.
21:59Bon, c'est tout de même extraordinaire, hein, tout cet argent-là que t'as rapporté d'un seul coup.
22:07Tu ne ferais pas des bêtises ?
22:09Bon, écoute, que tu veux que je fasse comme bêtise ?
22:12Je ne sais pas, moi, que tu te laisses tenter par des propositions, plus ou moins.
22:18Ah, c'est ça. Tu me prends pour un agent double, maintenant.
22:20Mais non, mais écoute, tu fais des trucs tellement bizarres.
22:24Ah, viens, le petit chocolat.
22:26Ah, non, non, non.
22:28Et voilà, et voilà, tu te laisses encore tenter.
22:30Oh, moi, j'aime bien ça, moi.
22:32Le petit chocolat, la liqueur, après l'amour, c'est bon.
22:34Et la ligne, tu as vu ta ligne, elle en prend un coup.
22:37Et en plus, avec les plats exotiques que tu mijotes sans arrêt, ben dis-donc.
22:40Non, non, justement, moi, dans les plats exotiques, il y a beaucoup d'ananas.
22:43Les ananas, ça ne fait pas grossir.
22:45Oui, et les bananes, le riz, la naïve de coco et les dates que tu mets, ça, ça ne fait
22:48pas grossir.
22:49Allez, on dort.
22:52Mani, qui va faire un petit bisou à sa petite femme ?
22:55Un petit bisou.
22:58Un seul, parce que je suis gravé.
23:01Un seul bisou.
23:06Recouvre-toi.
23:09La main gauche, là, la maison.
23:19La main gauche.
23:22Et le pognon.
23:34Allô ?
23:37Oui, j'arrive.
23:39Deux secondes.
23:59Tu vois le mec là-bas, dans la niche à droite ?
24:01Il n'est pas coiffé pareil, mais c'est lui.
24:04Eh bien, va remplacer Martine.
24:06Ben, il roule.
24:07T'occupe, fais ce que je te dis, et retiens-le le plus longtemps possible.
24:11Ok, Mano.
24:17Bonsoir.
24:19Votre ami Martial va bien ?
24:22Ah oui, oui.
24:23Ah oui, il va bien.
24:25Je vous présente monsieur Van Sternbrück.
24:28Bonsoir.
24:34Vous êtes de passage à Paris.
24:37Ah ben oui, je suis venu pour le match.
24:39Ça ne reprendra pas une micheton à Nelly.
24:41Et pourquoi ?
24:43Pourquoi c'est une tarte dans la gueule ?
24:45T'es peut-être au courant.
24:49Tu me trouves aussi bien, Nelly ?
24:52Eh ben, oui.
24:56Mais pourquoi elle est...
24:56Il ne faut pas demander pourquoi.
24:58Il paraît que ce n'est pas poli.
25:00Votre ami, là.
25:01Pourquoi elle est partie comme ça ?
25:03Pour me faire plaisir.
25:05Parce qu'elle sait que je préfère les grands blancs aux yeux bleus.
25:15Salut Fadot.
25:17Salut Gino.
25:21Tu as l'air soucieux ?
25:23Non, non, je surveillais la clientèle.
25:25Qu'est-ce que je t'offre une petite coupe ?
25:27Oui.
25:28Excusez-moi.
25:32Tu as raison de surveiller la clientèle.
25:34Il y a tellement de gens malhonnêtes à présent.
25:37Eh ben aux gens honnêtes.
25:40À ceux qui payent leur dette.
25:44Gino, sois sans crainte.
25:46Oh, je suis sans crainte, Fredo.
25:48On a eu tellement de bons souvenirs ensemble.
25:50Ce serait dommage de les gâcher.
25:56À la gare du... du Nord.
25:59Oui, oui, oui.
25:59Ah oui, il prend le train de Bruxelles à 12h50.
26:02Oui, oui.
26:03Alors là, je te rappelle de demain matin.
26:05Ciao, fermement.
26:06Oui, ciao.
26:10Qu'est-ce que c'est que ces vitons que tu essayes de passer ici ?
26:12Qu'est-ce...
26:13Mais...
26:13Là, je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
26:15Je ne joue pas au con avec moi à couche.
26:17Non, non, alors là, je vous assure que ce ne sont pas des faux billets.
26:21Et ça, tu me prends pour une truffe ou quoi ?
26:23Non, non, non, il est vrai, je vous assure.
26:26Explique-moi pourquoi tu les fourgue à 50 balles.
26:28Ah oui, non, non, ça c'est...
26:31Oui, c'est ça.
26:32Arrête tes singeries.
26:33Oui.
26:33Où tu les as ?
26:34C'est un type, un artiste, c'est un ami.
26:39Oui, à combien il te les fait ?
26:40À 25.
26:41Eh bien, c'est bien, je suis preneur.
26:43Ah.
26:43Oui, et puis je ne rigole pas, t'entends ?
26:45Ah.
26:45Il m'en faut pour 30 briques avant mardi.
26:48Oh là là, ça, je sais pas, parce qu'il faut le temps.
26:51On est les artisans.
26:52Eh bien, tu laisses tomber le Belge.
26:53Hein ?
26:54Ah.
26:54Nelly va s'occuper de lui, tu t'occupes plus de lui, toi ?
26:56Bah oui, oui, ça c'est bien comme ça, parce que, comme ce que j'avais prévu pour lui, ça
27:00va être pour vous.
27:01Eh bien voilà, tu piches vite, c'est bien, petit bonhomme.
27:03On va faire des affaires ensemble.
27:05Ah.
27:05Eh oui, t'auras plus besoin d'aller à la pêche aux provinciaux.
27:08Bon.
27:09Où tu perches ?
27:11Près de la place des fêtes.
27:12Eh bien, je vais t'accompagner.
27:14Oh, bah non, j'ai pas payé de champagne.
27:16Oh, bah ça fait rien, je te l'offre.
27:18Oh, ça vous êtes vraiment gentil.
27:19Oui, c'est ma nature, on peut pas se refaire.
27:22Oui.
27:31Merci.
27:34Dis donc, j'ai soif.
27:36Tu m'invites à prendre un verre ?
27:38Ah bah, ça aurait été avec plaisir, mais j'ai mon ami, là-haut, alors c'est embêtant de la
27:42réveiller et tout.
27:43C'est toi qui pisse contre le mur, non ?
27:45C'est bon, ah mais, oui, oui, bien sûr.
27:48Eh bah alors ?
27:49Oui, non, attendez un peu.
27:51C'est un peu plus loin.
27:53Hein ?
27:54Oui, je voulais marcher à pied.
27:56Je voulais un petit peu prendre l'air avant de rentrer.
27:58Ah bon, je vais tout droit, alors ?
28:00Euh, vous deux, un petit peu à vous.
28:10Un type un jour a essayé de me faire marron.
28:13Tu sais où il est ?
28:15Oh ouais, je...
28:16Je me doute.
28:19Bah tu te cours.
28:21Il est chez les handicapés physiques, à Garch.
28:25Il peut plus parler, il peut plus manger, il peut plus faire un geste.
28:30Mais on s'occupe de lui.
28:32Il manque de rien.
28:35Il a une belle mombe pour le pousser dans son fauteuil de paralytique.
28:51Dis donc, mais c'est...
28:55Ah, t'as des enfants ?
28:57Deux.
28:58Ils sont tout petits.
28:59Alors ils dorment là.
29:00Faut pas aller.
29:01C'est pour ça que je...
29:02Enfin, c'est pour les élever, quoi.
29:04Oui, bah c'est tout à ton honneur de te brouiller pour tes mots.
29:14Oh, excuse-moi, Cécile, je t'ai réveillé.
29:17C'est...
29:17Je te présente un ami, Fredo, Cécile.
29:21Très heureux.
29:24Excusez-moi, je viens de me réveiller.
29:26En tout cas, vous n'avez pas besoin de vous en faire une beauté.
29:29Elle est charmante.
29:33Va chercher un peu de glace.
29:36Vous n'allez pas prendre du whisky tiède.
29:43Alors vous préparez quelque chose avec Nono ?
29:45On en parle, oui.
29:47Ça doit être formidable de travailler avec un homme comme vous.
29:50Jusqu'à maintenant, mon personnel ne se plaint pas.
29:53Et vous allez prendre de gros risques ?
29:54Vous savez, il y a toujours des risques.
29:58Franchement, ça me fait plaisir que tu collabores avec M. Fredo.
30:00Oui, bon, moi aussi, je suis bien content.
30:03Rien qu'à le voir, j'ai plus confiance en lui qu'en ton Fernand.
30:06Ah, bon ?
30:08Excusez-moi, je te donnerai.
30:10Mais fais attention, est-ce que tu peux être maladroit ?
30:12C'est pas grave.
30:17Au succès de votre entreprise ?
30:18Tchin.
30:21C'est quoi, au juste, votre coup ?
30:23Écoute, Cécile, je t'ai déjà dit.
30:25Les questions, c'est pas pour les bonzesses.
30:28Ah, chut.
30:32Et vous n'avez pas ferré le belge ?
30:33C'est bien la peine que je lui fasse mon numéro de la grande duchesse Paul.
30:36Mais il m'a embarqué tout de suite.
30:39Eh, oui.
30:42Ça s'appelle Fredo, tu dis ?
30:43Eh oui.
30:44Attends, attends, attends.
30:46Fredo, Fredo.
30:49C'est que j'en ai connu un paquet de Fredo.
30:52On devine dans quel palace ?
30:55Baronne, vos vannes, sauf votre espèce, vous pouvez vous les carrer dans le train.
31:00Votre vulgarité, Fernand, n'a d'égal que votre stupidité.
31:02C'est pas le moment.
31:03Moi, j'ai sur des bretelles, ce Fredo.
31:05Il a téléphoné ce matin, il veut ses faux billets pour mardi.
31:08Mais alors, c'est un billion comme un autre, y'a pas de raison.
31:11Y'a pas de raison, y'a pas de raison.
31:12Mais il sait où j'habite avec Cécile.
31:14Et puis, de toute façon, on va pas l'emmener dans le train.
31:17Ni en bateau.
31:18C'est pas le genre.
31:20Ah ben, on est coincé.
31:21Qu'est-ce qu'on va faire ?
31:23On est coincé.
31:24Ah non, c'est toi qui es coincé.
31:26Ah, tu raisonnes comme ça ?
31:28Ça, c'est beau la solidarité.
31:29Bravo.
31:30Un esprit bas réagit bassement, Norbert, vous devriez le savoir.
31:35Baronne, heureusement que j'ai le respect des vieilles dames.
31:38En mémoire de ma pauvre grand-mère.
31:40Faites déménager Cécile.
31:42M'avait bien dit qu'elle avait envie de vivre à la campagne.
31:45Bonne idée, je reconnais.
31:46Ça va encore me coûter les yeux de la tête.
31:49Si tu déménages Cécile et les chumeaux,
31:51t'as plus la quinte qui te retrouve, ce Fredo.
31:53Alors on peut le faire marron.
31:54Mais on peut le faire marron, on peut le faire marron.
31:56Voyez sur des oeufs, mon vieux.
31:58C'est pas un type comme le genre du Belge, hein, Nathan.
32:02Certes.
32:02Mais ces individus très primaires
32:05peuvent se laisser prendre au piège de l'intelligence.
32:08D'ailleurs, j'ai une idée.
32:15Et c'est cette ruine que tu voulais payer 33 bâtons ?
32:18Pour moi, ma femme.
32:19Ça m'étonne pas d'elle.
32:22Le grand-mère de terre m'a dit que c'était un PC de la résistance pendant la guerre.
32:25Et alors ?
32:26Ça justifie pas d'en demander 30 briques ?
32:28T'es bon pour faire du fric à ce genre de truc.
32:31Même les choses les plus sacrées.
32:33Quelle triste époque.
32:39Tiens, je l'ai mis le droit.
32:40Ah, tiens.
32:43Oh là là !
32:44Qu'est-ce que vous me faites perdre comme temps, hein ?
32:47Puis elle est pas facile à trouver, votre putain de baraque à la con, là.
32:51Elle vous plaît, Augustin ?
32:53Oh, oh, pour ce que j'en ai à foutre, moi.
32:55Non mais dites donc, qu'est-ce que vous attendez exactement de moi ?
32:58À l'intérieur de la grange,
33:00il y a une vieille imprimerie qui date de la Résistance.
33:03Si vous pouviez nous la remettre en route,
33:06admirable, Augustin,
33:07nous en aurions une reconnaissance éternelle.
33:10Oh, oh, oh, pas de grands mots, hein, baronesse.
33:13Remettre en route, moi, je suis pas le bon dieu, hein ?
33:14Parfois, il vous inspire.
33:16À moins que ce ne soit le diable.
33:18Oui, ben, enfin, le diable ou le bon dieu, on s'en fout,
33:19y a que le résultat qui compte.
33:22C'est là.
33:25Ah, ben, dites donc, hé !
33:27Ça va pas être du millefaille, ça.
33:31Merde.
33:41T'imagines foutre le camp comme ça ?
33:42Ah, ben, tu aimes le risque.
33:44Ça, c'est pas du risque.
33:45Oui, mais si on reste ici, ça sera encore plus que du risque.
33:47Qu'est-ce que j'en fais, ça ?
33:48Laisse ça, c'est ce qu'il y a de plus précieux ici.
33:50Non, c'est toi, ce qui a de plus précieux.
33:52Qu'est-ce que je risquerais en restant ici ?
33:54Des choses graves.
33:56Les flics ?
33:56Entre autres, oui.
33:58Pascal, va, va, va, passe Bastien !
34:00Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, mais c'est pas vrai, mais touchez pas à ça !
34:03Qu'est-ce que c'est ça ?
34:04Ah, mais c'est rien, ça, c'est rien.
34:06Ah, là, là, là, là, là.
34:07C'est pas vrai, c'est rien qui t'intéresse.
34:09Je te dis de pas me poser de questions quand il s'agit de mes affaires, hein.
34:12Ah, mon dieu !
34:14Ah, c'est pas vrai, c'est pas vrai.
34:17Tu ne veux vraiment pas me dire ce que ça signifie ?
34:19Ah, bah, tiens, oui.
34:21Ça signifie que je vais faire un miracle, tu vois, ça, c'est des coupures journaux,
34:25puis hop, hop, allez, c'est des bifetons de 100 francs, voilà.
34:27Je comprends pas.
34:28Oui, bah, ça vaut mieux, crois-moi, ça vaut mieux.
34:30Allez, bon, faut que j'aille chez ma femme.
34:33Ah, oui, oui, parce que y a ces messieurs.
34:35Bonjour, messieurs, pardon.
34:37Ils t'aideront à déménager, il va, y a plus grand-chose à faire.
34:40Et boulevard Serrurier, je me débrouille toute seule.
34:42Non, jusqu'à demain matin, parce qu'après, je m'occupe de tout, hein.
34:44Pour midi et pour ce soir, t'as qu'à aller bouffer au restaurant.
34:47Je vais...
34:49Voilà.
35:14Bon, t'as bien cinq minutes.
35:20Mais...
35:25C'est... c'est moi que vous attendiez ?
35:28J'attendais pas ta femme.
35:30C'est pas dans mes habitudes de doubler les amis.
35:33Qu'est-ce qui se passe ?
35:35Tes billets, ils me les font le plus vite possible.
35:37Oui, alors, j'ai vu les gens en question, ils peuvent vous les fournir demain soir.
35:41Ah, ben, ça ira.
35:42Ouais.
35:43Où on se retrouve ?
35:44Ah oui, là, il va falloir que vous vous déplaciez.
35:48Où ça ?
35:48Je peux pas vous dire, c'est moi qui vous emmènerai.
35:53D'accord, à quelle heure ?
35:54Ben, je viens vous chercher à votre bar, vers 11h.
35:58Vers 11h, banco ?
35:59Bon, alors vous amenez les 150 000 francs dans un attaché caisse, comme ça.
36:04Ok, d'accord.
36:05Ben, donne-moi un billet que je le regarde.
36:08Ah oui, oui, attendez.
36:10Qu'est-ce qu'il y a ?
36:11Ben, il n'y a rien.
36:14Voilà.
36:19Eh ben, je le garde, tu le mettra en compte ?
36:22Oui.
36:23Ok ?
36:23Bon, ben, à demain soir.
36:25D'accord.
36:26Au revoir, monsieur Fredo.
36:27Allez, ciao, petit bonhomme.
36:34J'avais eu de pareille.
36:37Pourtant, du temps du Stéphanois, on va dire que lui, il savait travailler.
36:41Et tu vois aucun défaut ?
36:44Si je les mélange avec les autres, je peux pas te dire lequel est le bon.
36:47Il aura 50, c'est du voulot.
36:49Il t'a dit que c'est une femme qui fait ses petites merveilles ?
36:52Oui, oui.
36:53Ah, dis donc.
36:55Ça, c'est de la promotion féminine.
36:58Dans 10 piges, les gonzesses seront des juvaux dans tous les domaines.
37:04Oui ?
37:05Oui, c'est moi ?
37:08Ah, bonsoir, Gino.
37:11Non, il est pas là.
37:14Oui, ma gueule, je dirais.
37:16Ouais.
37:18S'il rentre ce soir, il te rappellera.
37:20Ouais.
37:21Bonsoir, Gino.
37:22Non, non.
37:23Je te fais la bise.
37:26Qu'est-ce qu'il veut ?
37:29Quand est-ce que tu dois lui donner ton pognon ?
37:31Après-demain.
37:32Il doit passer dans la soirée.
37:34Et tu penses lui refiler son oseil en fausse mornifle ?
37:37C'est pas régulier.
37:39Bah, puisqu'ils sont aussi vrais que nature.
37:40On sait jamais.
37:46Oh, j'ai encore été retenu.
37:49C'était bonjour, ma Chloé.
37:51Bonjour, papa.
37:52Bonjour, ma chérie.
37:55Bonjour, Nono.
37:56Bonjour.
37:56Mais j'arrête pas de courir.
37:58Oh, mon pauvre.
38:00Salut, toi.
38:01Oui, bah, si ça continue, je suis allé travailler à la caisse des dépôts et consignations.
38:05C'est bon, ça ?
38:06Tu n'y restes, t'aurais pas longtemps.
38:08Oh, qu'est-ce que ça ?
38:10C'est des aubergines farcées aux chiens.
38:13Aux chiens ?
38:14C'est un plat d'Amérique du Sud.
38:17C'est des aubergines et un sauce aux chiens.
38:19Évidemment, y'a pas de chien dedans.
38:22Pas de chien, c'est sûr.
38:24Ça a pas l'air mauvais.
38:25On va voir.
38:26Donc, d'ailleurs, dans quelle boucherie je pourrais trouver du chien ?
38:29En cherchant bien, ça doit bien exister.
38:31En tout cas, c'est très bon.
38:32Et ça marche, ton chinois, toi ?
38:35Oh là là, super !
38:36Tu sais qu'il s'est mis au japonais ?
38:37Hum, on se remet là parce que, avec tes langues orientales,
38:41il pourra te traduire les livres de cuisine.
38:43Ça servirait au moins quelque chose.
38:44Oh, bah, voilà.
38:45Et toi, tu pourras m'engager dans tes services secrets ?
38:48Oui, enfin, ça, on a le temps d'y réfléchir.
38:51Non, mais j'aimerais mieux que tu fasses Polytechnique ou l'ENA.
38:54Ça serait même plus sérieux.
38:56L'ENA pour du nom de ministre, Berk ?
38:58Ouais, Berk, Berk.
39:00Ça m'arrangerait bien, moi, d'avoir un fils ministre de l'Intérieur ou de la Justice.
39:06Mais enfin, je dis la Justice, c'est comme j'aurais dit de Commerce et de l'Industrie.
39:11On fout.
39:13Quand t'es ministre, je préfère encore les finances.
39:15Tiens, t'emporterais la caisse et on irait tous à Tahiti.
39:18Oh, ils sont pas mignons.
39:22Et donc, mine de rien, c'est très bon tes aubergines au clébard.
39:25Ah oui, c'est fameux, même.
39:27Dis donc, tu dis non, ce soir.
39:31Comment, non ?
39:32Non, parce que...
39:33Mais tu m'as...
39:33Non, non, même, je vais rentrer tard.
39:35Eh oui, ne m'attendez pas.
39:38Mission impossible.
39:41Oh non !
39:42Oh puis non, c'est toujours au moment des repas.
39:53Ça y est, nous venons de là-bas.
39:54Comment ça s'est passé ?
39:56Très bien.
39:58Mildred est un affreux coquin, mais il a encore fait des merveilles.
40:02Oui, oui, oui.
40:03Oui, oui.
40:04Ah ben, oui, je sais, je sais.
40:06Nous avons des tas de choses à mettre au point.
40:08Ah ben, vous vous êtes occupé des coupures ?
40:10Bon, très bien.
40:12Bon, eh ben, on vous attend.
40:16Tout de suite.
40:17À tout de suite, Norbert.
40:19Il arrive.
40:21Et alors les gonzesses, ça les coupe les pattes.
40:23Il n'entreprendra jamais une carrière sérieuse.
40:25Un petit coup de rouge, Barlet ?
40:27Oui, je veux bien.
40:31C'est encore loin, ta planque ?
40:32Non, non, non.
40:33On y est.
40:36Après l'arbre à gauche.
40:38Là ?
40:39Oui, oui.
40:43Voilà.
40:43C'est là.
41:21Qui est là ?
41:22C'est le client.
41:32Je vous présente Monsieur Fredo.
42:03Excusez-moi, j'ai une distinction de voix.
42:06J'en ai connu un de Fredo.
42:09Celui des Batignolles.
42:11Moi, c'est Fredo tout court et ça me suffit.
42:14Fredo des Batignolles.
42:16Lui, c'était quelqu'un.
42:18Il avait été l'homme à Casque d'or.
42:21Tu vois ce que je compte ?
42:22Oui, oui, je vois.
42:23Mais pour l'instant, je m'entends pas de mode Casque d'or et de son homme.
42:26Des hommes, comme Fredo des Batignolles, on n'en fait plus.
42:30Le boule est cassé.
42:32Moi, je l'ai connu sur le tard.
42:34Mais il avait gardé toute sa tronche.
42:37À 70 piges et mèches,
42:39il avait encore trois gonzesses qui travaillaient pour lui ruder le bar.
42:42Faut le faire.
42:44C'était le bon temps.
42:46Si on parlait de notre affaire, maintenant ?
42:47Dis-donc, papillon.
42:49J'aime savoir en qui que je compte.
42:53Moi, j'ai l'oseille et vous.
42:55De Gaspard ou Pépère.
42:57Il te faut 30 bâtons, est-ce qu'il paraît ?
42:59Exact.
43:00À 50%.
43:03Pour moi, le compte, il y a 15 briques.
43:05On voudrait voir ?
43:07Moi aussi.
43:33Je ne sais pas.
43:41Qu'est-ce que c'est que ce cirque ?
43:43Je... je sais pas.
43:44Merde, qu'est-ce qui se passe ?
43:46Monique, vous êtes prêts ?
43:48Ne bougez plus, vous êtes servis de toutes parts.
43:51Sortez les uns après les autres,
43:52les mains sur la tête, vous attendez ?
43:54Ici, commissaire Villard.
43:56Tu t'es laissé suivre, pauvre abruti !
43:57Non, je connais moyen de s'en sortir.
44:00Le cabanon est communiqué avec un souterrain.
44:02Suivez-moi.
44:05Rendez-vous !
44:06Notre étiquette s'était utilisée avec après votre contrat.
44:09Ils se sont mis d'ici.
44:10Vite !
44:11Maillons-nous !
44:13Maillons-nous !
44:15Regarde numéro 1 !
44:17Vite ma tante, vite !
44:20A la voiture !
44:21Regarde numéro 2 !
44:22Envoyez les bombes, la crème en genède.
44:26Dis-moi, petit bonhomme,
44:28c'est pas roule sous terreur.
44:30Regarde numéro 3 !
44:31Faites avancer les véhicules blindés.
44:34Ma parole, il m'en fait parole.
44:38Oh !
44:39Oh !
44:43Oh !
44:52Oh !
44:53Oh !
44:53Oh !
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