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  • il y a 12 heures
Avec ses invités, Thierry Cabannes débattent des thèmes forts de la journée.

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Transcription
00:00Présentation de l'équipe qui m'accompagne en ce vendredi soir.
00:03Véronique Jacquier, bonsoir, ravi de vous retrouver.
00:05Bonsoir Thierry, bonsoir.
00:06François Puponi, ancien député, est avec nous également.
00:09Louis de Ragnel, agent d'Orient.
00:10Bonsoir Thierry.
00:11Bonsoir mon cher Louis.
00:12Olivier Benkemon est avec nous.
00:14Bonsoir Olivier.
00:15Paul Amard est également avec nous.
00:17Et Célia Barotte est avec nous.
00:19Et on va commencer avec vous dans quelques instants,
00:21puisqu'on va évoquer cette fameuse marche en hommage à Quentin,
00:25prévue demain à Lyon.
00:27Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle fait beaucoup réagir nos politiques.
00:29On va beaucoup vous en parler ce soir sur CNews et sur Europe 1.
00:34Mais il ne faut pas oublier qu'il y a un jeune de 23 ans qui a trouvé la mort.
00:37Et on sait dans quelles circonstances.
00:38On va prendre la direction de Lyon, retrouver l'une de nos équipes qui est déjà sur place.
00:42Marie-Victoire Dieudonné et Alexandra Bischoff.
00:45Bonsoir Marie-Victoire Dieudonné.
00:47Je le dis et je le redis, cette marche sera finalement bien lieu.
00:52Autorisée, la marche s'inscrit pourtant dans un week-end sous haute tension.
00:56Et le dernier exemple en date, c'est cet arrêté préfectoral qui a été déposé dans l'après-midi
01:02pour interdire les manifestations et le rassemblement annexe à la marche
01:06qui pourrait donc avoir lieu en marche de cette marche,
01:10notamment des contre-manifestations.
01:13D'après le ministre de l'Intérieur, des membres de l'ultra-gauche
01:16ont appelé à venir perturber la marche.
01:19Des tracts ont d'ailleurs été collés dans le 7e arrondissement
01:22qui appellent à venir occuper, à venir marquer le terrain.
01:27Et de l'autre côté, c'est entre 2 000 et 3 000 personnes de l'ultra-droite
01:31qui sont pour le moment attendues ce samedi à partir de 15h.
01:35Alors pour éviter tout débordement, les effectifs de police seront particulièrement renforcés.
01:41D'abord au sein du cortège qui s'étend sur 1,4 km,
01:44mais aussi dans les périphéries de ce parcours
01:48avec un dispositif policier hors normes et des captations par drone.
01:52Merci beaucoup Marie-Victoire Dieudonné depuis Lyon avec Alexandra Bischoff.
01:56Célia Barotte, vous êtes avec nous.
01:58Manifestation, je le disais, placée sous haute protection policière.
02:01La préfecture de Lyon l'a annoncé ce matin.
02:05Oui, dans un communiqué, la préfecture a expliqué que dans la recherche
02:09d'un équilibre entre liberté d'expression et prévention des troubles à l'ordre public,
02:13cette manifestation est autorisée, elle sera encadrée
02:16et de nombreux moyens vont être déployés pour encadrer, sécuriser les participants.
02:21Vous le voyez à l'écran et pour nos auditeurs d'Europe 1,
02:24on va expliquer qu'il y aura donc des effectifs de la police nationale mobilisés,
02:28des escadrons de gendarmerie mobiles également,
02:31la CRS 83 déployée et aussi des mesures de sécurité déployées dans les gares,
02:38dans les transports en commun avec la sûreté ferroviaire,
02:41puisque les participants vont notamment se rendre à cette manifestation
02:45via les trains ou encore les métros.
02:48On sait aussi que parfois il y a des participants qui viennent d'Italie,
02:51la proximité avec Lyon est aussi à noter.
02:54Laurent Nunez qui a donc affirmé qu'il ne demandait pas l'interdiction de cette manifestation,
02:59pourtant le maire écologiste Grégory Doucet réclamait son interdiction
03:02évoquant des risques avérés de troubles à l'ordre public.
03:06Mais Laurent Nunez a déclaré,
03:07« Mon rôle, c'est un équilibre entre le maintien de l'ordre public
03:10et la liberté d'expression.
03:12Pour l'instant, la liberté est plus importante que l'inquiétude. »
03:15Voilà pour ce que l'on pouvait dire sur cette marche qui est prévue demain, Thierry.
03:20Une attention toute particulière sera mise en place,
03:23notamment concernant la fin de cette marche,
03:25puisque même si la marche se déroule bien,
03:27il va falloir être attentif aux débordements qui pourraient se produire,
03:32notamment au moment de la dispersion de la marche
03:34ou encore en début de soirée,
03:36s'il y a dans les rues parallèles des oppositions entre participants.
03:40Et on suivra ça avec attention demain sur l'antenne de CNews, bien évidemment.
03:43Merci beaucoup Célia Barotte.
03:44Avant de faire agir nos invités du soir sur CNews et sur Europe 1,
03:49je vous le disais, dans le sommaire de cette émission,
03:51il y a eu beaucoup de prises de positions politiques
03:54qui ne sont peut-être pas à la hauteur, évidemment,
03:56mais on va en parler.
03:57On voit tout cela avec Quentin Alonso
03:59et ensuite on ouvre le débat avec nos invités.
04:02La marche pour Quentin devrait se dérouler
04:04en l'absence de représentants politiques.
04:07Le leader de la gauche lyonnaise,
04:08le maire écologiste Grégory Doucet,
04:10en souhaitait l'interdiction.
04:12Finalement autorisé,
04:14ce sera sans les équipes de cœur lyonnais,
04:16le mouvement de Jean-Michel Aulas,
04:18candidat de la droite et du centre.
04:19C'est une manifestation
04:21à laquelle nous ne participerons pas nous-mêmes,
04:25parce que nous ne voulons pas apporter,
04:29dans un contexte de tension,
04:32une signification particulière.
04:34Même décision du côté du RN.
04:37Dans une lettre adressée ce jeudi au cadre de son parti,
04:40le président du Rassemblement national,
04:42Jordan Bardella,
04:43a demandé à ses membres de ne pas être présents
04:45lors des manifestations ce week-end.
04:48A partir du moment où on n'a pas la main
04:50sur l'organisation d'une manifestation,
04:52à partir du moment où,
04:53compte tenu de ce qu'il s'est passé,
04:54la famille ne souhaite pas de politisation de l'événement,
04:58liberté est donnée aux Français
04:59et aux citoyens qui souhaitent évidemment s'y rendre,
05:02d'y participer.
05:03Mais j'ai évidemment appelé le Rassemblement national
05:07à la prudence à partir du moment où
05:08nous n'avons pas d'informations
05:09sur les organisateurs de cet événement.
05:12Contacté par CNews,
05:13le parti Reconquête a fait savoir
05:15que ni Éric Zemmour ni Sarah Knafow
05:17ne seront à Lyon ce samedi.
05:19Alors j'aimerais vous entendez les uns et les autres
05:21sur ces différentes prises de position.
05:22On écoutera également manque dans ce sujet,
05:24Olivier Faure,
05:25qu'on écoutera dans quelques instants.
05:26Je pense avec vous, Paul.
05:29Écoutez, je trouve ça assez hallucinant.
05:31Vous avez d'un côté un collectif,
05:35Nemesis,
05:36qui a perdu un jeune homme.
05:37J'ai entendu à 12h la jeune fille
05:39témoigner ce midi chez vous.
05:42Qui a perdu un jeune homme de 23 ans.
05:44Quentin.
05:45Et qui appelle non pas à manifester,
05:47mais à marcher.
05:49Simplement.
05:50Quand on perd un être cher,
05:51quand on a 25 ans, 30 ans,
05:53on peut par colère vouloir tout casser.
05:56Or c'est exactement le contraire
05:57qui va se passer demain.
05:59Ils ne veulent pas casser.
06:00Et d'ailleurs la famille
06:01se montre extrêmement digne
06:03et appelle à rester digne demain.
06:06Et vous avez, de l'autre côté,
06:08on est à front renversé.
06:10La jeune garde,
06:12puisque plusieurs de ses membres
06:13sont en prison,
06:14la jeune garde
06:14qui a assassiné Quentin.
06:17Qui pourrait se taire,
06:19qui pourrait même demander pardon,
06:21qui pourrait avoir quelques remords,
06:22mais qui, nous dit-on,
06:24c'est la rumeur
06:25qui nous donne ces infos,
06:27qui pourrait avoir envie
06:28de casser demain.
06:29De casser,
06:30alors qu'il s'agira de pleurer,
06:32la mort d'un jeune homme.
06:33Et ça dit beaucoup
06:34du comportement
06:35des deux partis
06:36considérés par Emmanuel Macron,
06:38par exemple,
06:38comme extrémistes.
06:40Et là aussi,
06:40on est à front renversé.
06:41Vous avez d'un côté le RN
06:42qui dit non, surtout,
06:43ne pas aller.
06:44D'ailleurs, c'est son intérêt politique.
06:45Le RN qui cherche
06:47à se dédiapoliser
06:49ou à être dédiapolisé
06:50depuis tant et tant d'années,
06:51c'est d'ailleurs
06:52son intérêt politique
06:53parce que l'accès au pouvoir
06:54voulu par le RN
06:55passe par les urnes.
06:57Et vous avez en face
06:58LFI
06:59dont la survie politique
07:01dépend du chaos.
07:02C'est la stratégie du chaos
07:03contre la stratégie républicaine
07:05ou de la cravate,
07:06comme on dit,
07:07du RN.
07:08Voilà pourquoi
07:08on est à front renversé
07:10et voilà pourquoi
07:10il faudra un jour
07:11se poser la question
07:12de la légalité
07:13et de la légitimité
07:15des partis d'extrême-gauche
07:16aujourd'hui en France.
07:17Tour de table.
07:18Véronique Jacquier,
07:19ce soir.
07:19Oui.
07:21Ce qui me choque,
07:22c'est la réécriture
07:23de l'histoire
07:24par l'extrême-gauche
07:25quant à la tenue
07:26de main
07:26de cette manifestation
07:28pour rendre hommage
07:29à Quentin.
07:30Il y a le tweet
07:30de Manuel Bompas
07:32qui laisse entendre
07:33qu'il y aurait
07:34des milliers
07:35de nazillons
07:35qui arriveraient
07:36de toute l'Europe
07:37pour distiller
07:38de la haine.
07:40Ce n'est absolument pas
07:41ce qui est cherché
07:41par les organisateurs.
07:43Les amis de Quentin,
07:44c'est comme si
07:44on leur volait
07:46ce moment
07:48pour rendre hommage
07:49dignement
07:49à leur ami
07:50qui était quelque part.
07:51cette jeunesse,
07:52c'est l'antithèse
07:53justement
07:54des nervis
07:55de l'extrême-gauche.
07:56C'est l'antithèse
07:57de la jeune garde.
07:58Ce sont des jeunes
07:59qui sont engagés
08:00au service des autres.
08:03Quentin venait
08:03il y a
08:05deux, trois ans
08:06de se faire baptiser.
08:07Il avait entraîné
08:08son père
08:08dans le catholicisme
08:10et à l'église.
08:11Il était le parrain
08:12de baptême
08:13de son papa.
08:14Donc,
08:14c'est quelque chose
08:15de très fort.
08:15C'est une famille
08:16qui est digne
08:17avec des gens
08:17qui sont dignes,
08:18qui sont au service
08:19des autres.
08:19Quand les amis
08:20de Quentin
08:20parlent de Quentin,
08:21ils utilisent
08:22le mot vertu,
08:24bonté,
08:25humilité,
08:26aimant les livres,
08:27aimant être au service
08:27des autres.
08:28Vous voyez ça
08:29du côté de l'extrême-gauche
08:30et demain,
08:30on va nous vendre
08:31la réécriture
08:32d'une manifestation.
08:33C'est absolument scandaleux
08:35et selon moi,
08:36c'est une démarche
08:37qui est totalitaire
08:38et qui est propre
08:39vraiment à la France insoumise.
08:40Il faut combattre cela.
08:42C'est-à-dire que
08:42tous les Français
08:43qui ne veulent pas
08:44de la violence politique
08:45dans notre pays
08:46doivent se poser la question
08:47de participer
08:48à ce genre de manifestation.
08:50François Puponi,
08:50j'aimerais tous vous entendre.
08:51Moi, je suis vraiment
08:53catastrophé
08:53de l'état du pays.
08:54C'est terrible, non ?
08:55Il y a un jeune
08:56qui a été tué
08:56dans des conditions
08:57mais inimaginables.
08:58Un coup de pied
08:59dans la tête,
09:00ils l'ont tué
09:01comme un chien par terre.
09:03C'est abominable.
09:05La famille,
09:06les amis,
09:07comme ça se fait
09:08traditionnellement,
09:08essaient de faire une marche
09:09pour honorer sa mémoire
09:10et pour essayer
09:11de commencer
09:12à faire leur deuil
09:13tout en réclamant justice.
09:15Et on a des responsables politiques
09:17qui n'ont même pas
09:18la dignité
09:19d'attendre
09:19le temps du deuil
09:20pour dire
09:21« Bon, on va aller.
09:22On va laisser faire.
09:24C'est pas le monde. »
09:24Non.
09:24Ils polémiquent.
09:25Ils expliquent
09:26que cette marche
09:26c'est une honte.
09:27Ils veulent la faire interdire.
09:28Ils n'ont plus
09:29aucune décence.
09:31En particulier
09:32la France insoumise.
09:33Plus aucune décence.
09:34Mais pas seulement.
09:35J'ai entendu un peu
09:36Olivier Faure
09:36sur la manifestation.
09:38C'est pas terrible
09:38non plus ce qu'il a dit.
09:39On va essayer d'écouter.
09:40Donc il n'y a plus
09:41aucune décence.
09:42Même pas le respect
09:43du deuil
09:43de la perte
09:44d'un enfant
09:45de 23 ans
09:46d'un jeune de 23 ans
09:47qui a été tué
09:47dans ces conditions.
09:48Donc moi je me dis
09:49mais on va
09:49à l'affrontement réel.
09:50Il y a un moment
09:51on va à une espèce
09:52de guerre civile larvée.
09:53Alors je vous propose
09:53justement d'écouter
09:54Olivier Faure
09:55et je continue
09:55mon tour de table.
09:56Olivier Faure.
09:59Je ne voudrais pas
10:00que cette manifestation
10:02soit l'occasion
10:02de nouvelles échauffourées
10:04et que la logique
10:07de groupe
10:08puisse conduire
10:09à un moment
10:10à ce qu'on ait droit
10:12à la revanche
10:13puis après demain
10:14à la belle
10:14et qu'on ait en réalité
10:16une forme
10:17de guerre civile
10:19organisée
10:20par des ultras
10:22qui cherchent
10:24les uns
10:25et les autres
10:25les uns
10:26ou les autres
10:26à s'entretuer.
10:28Louis de Ragnel
10:29avec Céron.
10:30Il est complètement
10:31à côté de la plaque
10:32tout simplement
10:33parce qu'il n'a pas
10:33le courage
10:33de dire les choses.
10:34Il n'arrive pas
10:35à se désolidariser
10:36de LFI.
10:37Il parle des extrêmes
10:38en général
10:39sans préciser.
10:40Bref,
10:41on voit bien
10:41que l'indignation
10:43du côté du Parti Socialiste
10:44pour beaucoup d'entre eux
10:46n'aura duré
10:47que deux ou trois jours.
10:48Ils ont condamné
10:48maintenant.
10:49D'ailleurs,
10:50ils envisagent
10:50des accords ponctuels
10:51avec la France insoulaise.
10:53Ce que je trouve intéressant,
10:55c'est sur la question
10:56de la tenue
10:57de cette manifestation.
10:59Laurent Nunez,
11:00quand il explique
11:01que la manifestation
11:04doit pouvoir se tenir,
11:06ce n'est pas du tout
11:07pour des raisons sécuritaires.
11:08C'est d'abord et avant tout
11:08parce que le sujet
11:09est éminemment politique
11:11et il a raison,
11:12Laurent Nunez,
11:13d'imposer en réalité
11:14l'organisation
11:15de cette manifestation
11:15en dépit
11:16des demandes
11:17de la France insoumise
11:18d'interdire cet hommage.
11:22Malgré lui,
11:23Laurent Nunez
11:23est dans une situation
11:25dans laquelle
11:25il doit prendre parti
11:26politiquement
11:27simplement pour permettre
11:28à des amis,
11:29des proches,
11:30des gens qui ont été
11:31choqués, meurtris,
11:32dévastés par la mort
11:34de Quentin
11:34de pouvoir se recueillir,
11:36de pouvoir lui rendre hommage.
11:38Et ensuite,
11:38effectivement,
11:38on voit du côté
11:39du Rassemblement National,
11:40il voit très bien
11:41Jordan Berdella,
11:42devine,
11:43anticipe ce qui pourrait se passer.
11:45C'est-à-dire qu'on voit bien
11:46que les antifas
11:48et l'ultra-gauche
11:48vont tout faire
11:49pour faire dégénérer
11:50cet hommage,
11:51pour provoquer
11:52des gens qui viennent
11:53tout simplement,
11:54pacifiquement,
11:55dans cette manifestation
11:56d'hommage.
11:57Et pas question
11:58pour Jordan Berdella
11:59de mettre
12:00des cadres du RN
12:01dans la situation
12:02de se défendre légitimement
12:03et d'avoir des images
12:05qui sont mauvaises.
12:07Mais ce qu'on voit
12:08derrière tout ça,
12:09c'est quand même
12:09une espèce
12:10de déshumanisation
12:13d'une partie
12:13de la politique.
12:14Moi, je veux bien,
12:16honnêtement...
12:16Manuel Bompard...
12:17Oui, mais moi,
12:17je veux bien faire de la politique.
12:19Sans commentaire.
12:19Sur plein de sujets,
12:20il n'y a aucun problème.
12:21Ça fait partie
12:21entre guillemets du jeu.
12:22Mais là,
12:23ils essayent d'instrumentaliser
12:24la mort d'un jeune homme
12:26qui n'a rien demandé à personne
12:27à part servir son pays,
12:28être utile
12:29et essayer de vivre
12:29en cohérence
12:31avec ses convictions
12:32et sa foi.
12:33Ils essayent
12:33de lui faire porter,
12:34de lui mettre
12:35des cornes sur la tête
12:36et d'expliquer
12:36que c'était
12:37un horrible fasciste
12:38alors qu'il n'y a pas
12:38une personne
12:39qu'il a connue
12:40qui explique
12:41que ça correspond au profil.
12:42Bref,
12:43tout ça est assez ignoble.
12:45Mais ce que je trouve
12:45un peu désespérant
12:46vraiment dans l'histoire,
12:48c'est qu'on voit bien
12:48que les indignations
12:49d'une partie de la gauche
12:51du premier jour
12:52commencent à s'estomper
12:53et on voit bien,
12:54en fait,
12:54ça me fait penser,
12:55je sais que ça n'a rien à voir,
12:56mais au lendemain du 7 octobre,
12:58moi, j'étais persuadé
12:59que, si vous voulez,
13:00la France insoumise
13:01s'effondrerait,
13:03plus personne ne voterait pour eux
13:05en raison de leur absence
13:07de condamnation
13:07de ce qui s'était passé.
13:08Et puis, progressivement,
13:10en réalité,
13:10ils ont plutôt progressé
13:11dans l'opinion publique
13:12et malheureusement,
13:13j'ai l'impression
13:13qu'il est en train
13:14de se passer exactement
13:15la même chose
13:16pour des faits
13:17totalement différents.
13:17Olivier Benkemoun.
13:18Très rapidement,
13:19moi, je trouve que la gauche
13:21en particulier,
13:21le PS,
13:22n'est pas à la hauteur.
13:23Ils ne sont pas à la hauteur.
13:24Vous venez d'entendre
13:25Olivier Faure.
13:26Il a parlé de quoi,
13:27Olivier Faure ?
13:27Il a dit
13:27« échauffouré,
13:29j'ai peur qu'à nouveau
13:30il y ait de la revanche ».
13:32Mais il ne veut pas intégrer,
13:33il n'a toujours pas intégré
13:34que c'était un lynchage,
13:35que ce gamin,
13:36il avait été tué
13:37à coups de pied
13:38d'une violence absolue
13:39qu'il avait été lynché.
13:40Mais ce n'est toujours
13:41pas le bon logiciel,
13:42ça ne leur convient toujours pas.
13:43Donc, on continue
13:44à réécrire l'histoire.
13:46Je trouve qu'Olivier Faure
13:47mais je ne m'attendais
13:50pas à autre chose.
13:50Il est toujours
13:51dans ce discours
13:53et chez LFI,
13:55on continue à diaboliser,
13:57à nazifier,
13:58à fasciser
13:58tous ceux qui vont participer.
14:00Tous ceux qui seront là
14:01dans la rue
14:02sont des fascistes,
14:03sont des néo-nazis.
14:04Il y a une réunion
14:05de néo-nazis
14:05qui va se dérouler demain.
14:07Mais enfin,
14:07on marche complètement
14:08sur la tête.
14:08Ils sont devenus fous
14:10en réalité.
14:11Et Paul Lamarre
14:11faisait référence
14:11à Domiti
14:12qui était mon invité
14:13dans Midi News
14:14et je le dis
14:14aux auditeurs
14:15d'Europe 1
14:17et je faisais le parallèle
14:18entre la communication
14:19et le tweet
14:20de Manuel Bompard
14:21qui paraît être néo-nazis.
14:22Venez de le rappeler
14:23mon cher Olivier
14:24et quand on voit
14:24le visage de Domiti,
14:26on a du mal
14:27et sincèrement,
14:27je n'avais pas le sentiment
14:28de recevoir
14:29dans mon émission
14:30ce midi
14:30sur CNews
14:31une néo-nazis
14:33sur ce plateau.
14:35Et juste,
14:35rapidement,
14:36parmi ceux
14:36qui ont été mis
14:37en examen hier
14:37et incarcérés
14:39pour meurtre,
14:41il y en a un
14:41qui est déjà
14:42sous le coup
14:42d'un contrôle judiciaire
14:43pour avoir interpellé
14:44un jeune de la communauté
14:45juive à Paris,
14:47lui avoir demandé
14:47de se déshabiller,
14:49lui demander
14:49s'il était juif ou pas
14:50et lui demander
14:51de crier
14:52« Vive la Palestine ! »
14:53Et Abba,
14:54c'est ces gens-là.
14:56Et il nous explique
14:56que c'est les autres
14:57qui sont antisémites.
14:58Paul,
14:58rapidement,
14:59est-ce qu'on doit partir
14:59en pub sur Europe 1
15:00sur CNews ?
15:00– Rapidement,
15:02ceux qui ont tué Quentin
15:03se font appeler
15:05les antifas,
15:05donc antifascistes.
15:07Manuel Bompard
15:08et tous les dirigeants
15:09de la FI
15:09ne cessent
15:11de dénoncer
15:12le danger fasciste
15:13du RN.
15:15Mais pardon,
15:16le sens des mots,
15:17c'est quoi le fascisme ?
15:18C'est quoi le fascisme ?
15:19C'est d'ailleurs Mussolini
15:20qui l'a théorisé
15:21et inventé.
15:22C'est le culte du chef.
15:23C'est la répression
15:24très violente
15:25des opposants.
15:27Ce sont les sections
15:29d'assaut
15:30mises en place
15:30par Hitler
15:31dans les années 30.
15:33Et les sections d'assaut,
15:34c'était quoi ?
15:34C'était la traque
15:35des Juifs.
15:36C'était l'assassinat
15:37des opposants.
15:38Qui aujourd'hui
15:38traque les Juifs ?
15:39Qui aujourd'hui
15:40assassine les opposants ?
15:41Qui ?
15:42Qui sont les fascistes ?
15:44– On marque une pause,
15:45Paul,
15:46et on se retrouve
15:47sur Europe 1 et sur CNews.
15:48On va parler,
15:49parce qu'on a peut-être
15:50tendance à l'oublier
15:50vu l'actualité du moment,
15:51mais demain,
15:52c'est l'ouverture
15:52du salon d'agriculture.
15:53Et on va l'évoquer
15:54avec Bertrand Venteau,
15:55qui est le président
15:56de la coordination rurale,
15:57qui va être avec nous
15:58ce soir sur CNews
15:58et sur Europe 1
15:59et qui a annoncé
16:00son intention
16:01de boycotter
16:02cette inauguration
16:03avec Emmanuel Macron.
16:04Il va tout nous dire
16:05justement en exclusivité
16:06sur CNews et sur Europe 1.
16:07Merci de votre grande fidélité
16:09et à tout de suite.
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