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  • il y a 12 minutes
Chaque week-end, Anne Seften et Mathieu Coache vous accompagnent de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Une actualité très chargée ce soir aussi avec les répercussions de l'affaire Epstein au Royaume-Uni.
00:05Bonsoir à vous Laura Calmu, vous êtes la correspondante de BFM TV à Londres.
00:09Il y a eu aujourd'hui un nouveau rebondissement puisque le gouvernement britannique est prêt désormais à examiner, nous dit
00:15-on, une loi pour retirer Andrew de l'ordre de succession au trône. Expliquez-nous.
00:20— Eh bien oui, exactement, parce qu'en fait, Andrew, on le sait, c'est l'un des personnages les
00:31plus impopulaires du Royaume-Uni.
00:33Selon un sondage, 82% des Britanniques aimeraient justement que cet ordre de succession lui soit retiré.
00:43Il est actuellement 8e dans l'ordre de succession au trône car en fait, eh bien, on lui a déjà
00:49tout retiré.
00:50On l'a vu, on lui a retiré ses titres royaux mais aussi son titre de prince, ses fonctions militaires
00:56également.
00:57Et aussi, on l'a contraint de déménager de Royal Lodge là où il a habité pendant de nombreuses années.
01:04Maintenant, il est toujours dans l'ordre de succession au trône.
01:07Pour cela, il faut que ce soit le gouvernement britannique qui mette en place justement cette loi.
01:14Mais la pression est forte pour le faire.
01:16Mais concrètement, en fait, c'est une manière symbolique de montrer une nouvelle fois que Andrew est un paria,
01:24que Andrew ne doit plus faire partie de la monarchie.
01:28— C'est Laura Calmus, la correspondante de BFM TV à Londres.
01:31Et c'est donc la nouvelle tête emportée par ce scandale mondial Epstein, l'ex-prince Andrew, le petit frère
01:37de Charles III, l'homme de 66 ans,
01:39qui a passé 9 heures hier en garde à vue et dont plusieurs de ses résidences ont été perquisitionnaires.
01:44— Et donc ce soir, on vous le disait que Laura Calmus, le gouvernement britannique, est prêt à examiner cette
01:49loi
01:49pour le retirer de l'ordre de succession Andrew au trône.
01:52— Bienvenue, si vous nous rejoignez, retour sur le plateau de BFM Grand Soir.
01:56Et on reparle de l'affaire Epstein et de ses conséquences au Royaume-Uni.
02:00Après la garde à vue de plus de 9 heures hier d'Andrew, la pression s'intensifie sur les épaules
02:06de la famille royale.
02:07— Et en particulier sur celle du roi Charles III.
02:10On a appris aujourd'hui que le gouvernement britannique allait examiner une loi qui pourrait, nous dit-on, retirer Andrew
02:15de l'ordre de succession de la couronne.
02:17Andrew qui pointait à la 8e place.
02:18— Bonsoir, Laura Calmus. La pression était tellement grande qu'il a fallu peut-être s'acheminer vers ce type
02:25de choix, de décision.
02:30— Exactement. Après lui avoir retiré tous ses titres royaux, il n'est même plus prince, il n'a plus
02:36de fonction militaire.
02:37On sait aussi qu'on l'a contraint à déménager de sa résidence de longue date de Royal Lodge.
02:43Et cette fois-ci, après cette arrestation, eh bien Keir Starmer, le premier ministre britannique, se dit qu'il ne
02:50peut plus être dans l'ordre de succession au trône.
02:53Concrètement, il est 8e après le prince William, les enfants du prince William, le prince Harry, les enfants du prince
03:00Harry.
03:01Et après, il y a Andrew. Mais pour ça, eh bien, il faut une loi.
03:05Alors concrètement, si on réfléchit, il ne pourrait jamais être roi.
03:09Mais c'est bien pour montrer encore une fois, une fois de plus, eh bien que Andrew est devenu paria.
03:17Il ne peut plus n'avoir rien à faire avec la famille royale.
03:22Il faut donc qu'il y ait une loi qui soit votée au Parlement.
03:26Selon des sources proches du palais, eh bien le roi ne va pas s'opposer à ces lois qui devraient
03:32donc être votées au Parlement.
03:34Mais attention, le gouvernement de Keir Starmer a décidé, eh bien, que d'abord, l'enquête policière devrait suivre son
03:43cours avant de prendre cette décision
03:45qui prendra bien sûr du temps car il faudra être voté à la Chambre des communes, puis à la Chambre
03:51des l'Ordres et donc aussi prendre du temps à tous ses députés.
03:55Quoi qu'il en soit, ici au Royaume-Uni, en fait, tout le monde veut montrer qu'on tourne le
04:01dos à Andrew
04:02avec, comme on l'a dit, eh bien, le roi Charles III qui, une fois de plus, s'est dit
04:07prêt à coopérer avec la police,
04:10à témoigner presque contre son frère, qu'il n'appelle même plus frère, qu'il appelle M. Andrew Mindbent &
04:16Windsor.
04:17– Merci Laura Calmus et on entendra tout à l'heure la réaction de certains britanniques que vous avez interrogés
04:23sur cette affaire.
04:24Pour en parler, justement, nous sommes toujours avec Thierry Arnaud et Stéphane Bureau et puis Elisabeth Moutet, éditorialiste au Daily
04:31Telegraph, nous a rejoint.
04:32– Et puis Héloïse Brozetta est là aussi journaliste et spécialiste des familles royales.
04:36Je commence par vous, Héloïse. C'est vrai qu'elle nous en parlait, Laura, de ce parcours un peu, c
04:40'est une bascule dans l'inconnu,
04:41puisque ça n'est jamais arrivé, si je ne me trompe pas, qu'on retire quelqu'un de l'ordre
04:45de la succession.
04:46– Ah non, en tout cas, la situation ne s'est jamais posée en ces termes.
04:49Il faut dire que l'exemplarité, c'est quand même un concept récent.
04:53Donc il faudrait une loi spéciale qui n'a jamais existé auparavant.
04:58Si, par une catastrophe quelconque, Andrew se retrouverait à devenir roi,
05:03on pense que ce serait plutôt une abdication forcée, que rien n'est prévu, en tout cas, pour ce genre
05:09de situation.
05:10– Anna-Elisabeth Moutet, j'écorchez votre prénom. Je suis désolé.
05:15La pression, elle arrive aussi sur les épaules du roi, aujourd'hui.
05:20– Un petit peu, c'est ce que nous disait Laurent.
05:22– Sur les épaules du roi, il faut dire qu'on avait déjà évoqué l'idée de retirer Andrew de
05:27l'ordre de la succession,
05:28mais comme vient de l'expliquer très bien Laura Calmus, ça prend du temps.
05:33Ça prend du temps, non seulement parce qu'il faut du temps parlementaire,
05:36alors que le gouvernement, quand on a commencé à en parler, n'était pas depuis très très longtemps au pouvoir,
05:40ils avaient plein de choses à faire passer tout de suite.
05:43Et d'autre part, parce qu'ensuite, il faut avoir l'agrément de plus d'une douzaine de pays du
05:47Commonwealth,
05:48dont le roi, il est sur les billets et tout, du Canada, l'Australie, la Jamaïque, enfin plein de pays,
05:55et que même si on ne peut pas s'imaginer qu'aucun soit contre,
05:59il faut tout de même obtenir une approbation et on ne peut pas forcer les choses parce qu'il serait
06:04très vexé.
06:05– Il n'y a pas une solution plus simple ?
06:06Il ne peut pas renoncer lui-même à être dans la succession et abdiquer en quelque sorte ?
06:09– Est-ce qu'il en a envie ?
06:10– Alors, à supposer qu'il en ait envie, mais je crois aussi que…
06:14– On pourra peut-être lui suggérer aussi.
06:15– Il y aura un problème égale.
06:16Un petit détail, il y avait tout de même nus, on avait retiré le duc de Windsor
06:20après son abdication de l'ordre de la succession,
06:23de façon à ce que dans le cas improbable où il ait des enfants avec la duchesse de Windsor,
06:27l'ex-Wallis Simpson, les enfants n'aient aucun droit,
06:31ne puissent pas prétendre au trône britannique.
06:33– Direz Arnaud, cette possibilité ouverte par le gouvernement,
06:36c'est précisément ce que demandaient les Britanniques.
06:38On va regarder un petit sondage, récent sondage YouGov publié vendredi.
06:42On nous dit que plus de 80%, 82% des Britanniques étaient favorables, justement,
06:46à ce qu'Andrew puisse être retiré de l'ordre de cette succession.
06:49Il y avait une pression telle sur le roi à chaque déplacement
06:51et on entendra ce qu'ils disent à Laura Calmus aujourd'hui.
06:54– Oui, bien sûr, et je pense que l'issue ne fait aucun doute.
06:56Alors, il faut respecter les formes, d'abord, effectivement,
06:58le temps législatif comme ça vient d'être dit,
07:00mais aussi le fait que, pour l'instant, il n'est accusé de rien.
07:03Il a été arrêté, il a été entendu, il est naturellement présumé innocent.
07:08Et il va falloir attendre la prochaine étape importante,
07:11puisque les perquisitions ont continué aujourd'hui, l'enquête continue.
07:14Et on imagine quand même que si la police est allée l'arrêter,
07:18l'interroger pendant une dizaine d'heures et poursuit cette perquisition,
07:20c'est qu'au bout de ce parcours, il y a évidemment une inculpation
07:24et des charges qui vont être retenues contre lui.
07:27Et c'est à ce moment-là, en fonction de la gravité des charges d'une part,
07:30en fonction des preuves, des éléments de preuves qui seront fournis
07:34pour étayer ces accusations que la question de son retrait
07:38de la liste de succession, de l'ordre de succession,
07:41se posera.
07:42– Thierry, on peut peut-être rappeler aussi ce qu'on lui reproche pour l'instant,
07:44des échanges de mails, de l'investissement notamment,
07:47des documents confidentiels.
07:48– Ça concerne essentiellement sa mission de représentant
07:51pour les questions commerciales qu'il a occupées entre 2001 et 2011,
07:55à l'occasion de laquelle il a effectué de nombreux déplacements d'une part
07:58et d'autre part, il a pris connaissance et on lui a rapporté
08:03des documents confidentiels sur des opportunités d'affaires
08:07et notamment à l'issue du voyage qu'il accomplit
08:09et notamment au voyage qu'il fait en Asie.
08:12À son retour, il reçoit des rapports supposés être confidentiels
08:16sur le bilan de ce voyage et encore une fois les opportunités de business
08:19et dans les cinq minutes qui suivent la réception de ces documents,
08:21il les transmet à qui ? Il les transmet à Jeffrey Epstein.
08:25– Il n'a pas traîné.
08:26– Il y a aussi des informations qui sont fournies
08:28sur des possibilités d'investissement dans une province afghane
08:31qui est gérée sous la responsabilité des Britanniques à l'époque.
08:35Donc ça, c'est un des volets de l'affaire,
08:38étant entendu qu'on peut parfaitement imaginer
08:40qu'il y ait d'autres poursuites sur d'autres aspects,
08:44les crimes sexuels bien sûr, et puis aussi son rôle
08:47dans une affaire qui a été soulevée et poussée notamment
08:51pour l'ancien ministre Gordon Brown,
08:53qui est le fait que Jeffrey Epstein ait littéralement affrété
08:56des charters pour amener des jeunes filles
08:58en provenance de pays de l'Est, d'Europe centrale et orientale
09:01vers le Royaume-Uni et en particulier l'aéroport de Slansled.
09:06Et on n'exclut pas la possibilité qu'il était associé à ces opérations.
09:10Ça fait beaucoup, ça fait beaucoup.
09:11On va voir ce qu'en pensent justement certains Britanniques
09:15interrogés par Laura Calmus de cette idée de le retirer
09:19de l'ordre de succession au trône.
09:21Écoutez ses réactions.
09:23Ça lui pendait au nez.
09:24Il a toujours été très arrogant, très désagréable avec son personnel.
09:29Il pensait que tout lui était dû, que ce soit les femmes ou l'argent.
09:33C'est regrettable pour la famille royale.
09:35Mais bon, tout le monde connaissait sa réputation.
09:38Ce n'est plus qu'une question de temps avant qu'on connaisse
09:40les motifs de son inculpation.
09:42Mais ce qui est sûr, c'est que l'image de la famille royale
09:44est fortement écornée.
09:46Anna-Elisabeth Moutet, ça passionne les Britanniques, cette affaire ?
09:50On ne parle que de ça ?
09:51On parle beaucoup de ça.
09:53Vous n'avez pas vu les émissions comiques,
09:54mais elles sont absolument inarquées.
09:57En plus, c'est vraiment très traditionnel
10:00d'avoir des trucs satiriques sur le gouvernement,
10:04quel qu'il soit.
10:04Il y avait des marionnettes qui s'appelaient Spitting Image
10:07bien avant les guignols de Canal+.
10:10Et alors là, c'est absolument extraordinaire.
10:14Par exemple, quand il y a une émission très drôle
10:16qui est faite par Private Eye,
10:18l'équivalent anglais du canard enchaîné,
10:20où on dit aujourd'hui, le prince Angrou s'est vu passer les menottes
10:25quand on est venu l'arrêter hier matin,
10:26pour son anniversaire.
10:28Et quelqu'un dit oui.
10:30Et il a dû être très content,
10:31parce que ça lui rappelait des bons souvenirs.
10:34Je vois un peu aujourd'hui moi.
10:35Anne-Elisabeth, est-ce que la monarchie peut survivre
10:37au scandral en Drou ?
10:39Et je vous montre un deuxième sondage.
10:40Quand on sait que selon YouGov,
10:42toujours 62% des Britanniques restent favorables à la monarchie,
10:45c'était 75% en 2013.
10:47Donc ça baisse un peu.
10:48Alors après, on se dit que la reine était encore en vie,
10:50qu'il y avait la naissance aussi du prince Georges.
10:52Il y a un sondage qui nous dit aussi
10:53que 6 Britanniques sur 10 âgés de 16 à 34 ans
10:56seraient aujourd'hui favorables à un chef d'État élu.
10:58– Alors, depuis des décennies,
11:01les jeunes sont pour la République.
11:03Et puis les jeunes vieillissent et ils changent d'opinion.
11:06Donc c'est moins dangereux pour l'avenir
11:08qu'on ne pense en général.
11:10En revanche, ce qui est certain,
11:12c'est qu'il y a des pressions importantes.
11:14D'abord, la nouvelle génération de la famille royale
11:17est parfaitement consciente du scandale.
11:18Et il y a des pressions sur Charles
11:19qui sont venues d'une part de son fils,
11:22le prince William,
11:23qui déteste son oncle depuis des années.
11:25Il considère que de toute façon,
11:26c'est une grosse brute.
11:28Il fait une chose qui est absolument inacceptable
11:30dans les habitudes de la famille royale.
11:34Il est grossier avec tout le monde au-dessous de lui.
11:36Il insulte les domestiques.
11:38Il insulte les gens qui travaillent pour lui.
11:41Grossièrement.
11:41Enfin, vraiment, c'est moche.
11:44Et le prince Harry et le prince William,
11:46qui ne sont d'accord sur rien,
11:47étaient d'accord sur le fait
11:48que leur oncle était infréquentable.
11:50La reine Camilla,
11:51qui s'est toujours occupée des problèmes,
11:52justement, des femmes maltraitées,
11:55qui a demandé à rencontrer Gisèle Pellicot,
11:57par exemple,
11:58enfin, je veux dire,
11:58qui a vraiment,
11:59elle aussi,
12:00a fait énormément de pression sur son mari
12:01en disant qu'il fallait absolument montrer
12:03que c'était quelque chose d'inacceptable.
12:05Pour William, en plus,
12:07c'est lui qui va hériter de la patate chaude,
12:10si on peut dire.
12:11Et donc, il n'est pas question
12:12qu'on ne puisse pas fermer
12:13au moins un certain nombre de portes
12:15avant qu'il arrive, qu'il règne.
12:17Le roi Charles peut encore vivre un moment,
12:19mais enfin, il a 78 ans maintenant.
12:24Il souffre d'un cancer
12:25pour lequel il est encore traité.
12:27Ça n'a pas l'air de se passer trop mal,
12:28mais tout de même,
12:29c'est un peu inquiétant.
12:30Et donc, il y a un sentiment d'urgence
12:32qui, paradoxalement,
12:34existe plus maintenant
12:35qu'il ne l'était sous la période de la reine
12:37qui couvrait Andrew,
12:38parce que Andrew lui mentait.
12:39Justement, la reine.
12:40Le roi a écrit ses mots sur un communiqué.
12:43Je tiens à le dire clairement.
12:44La justice doit suivre son cours.
12:48Héloïse Brozetta,
12:48on est loin du « never explain,
12:51never complain,
12:52ne jamais expliquer,
12:53ne jamais se plaindre »
12:54qui était, en quelque sorte,
12:56la doctrine d'Elisabeth II, c'est ça ?
12:58Absolument.
12:58Et cette doctrine, aujourd'hui,
12:59elle ne peut plus tenir, en fait.
13:02Elle tenait,
13:02quand on était sur des scandales,
13:04du style les divorces, les adultères.
13:06Tout ça, ça fait quand même partie
13:07de la légende de la famille royale.
13:09Et le mystère qu'ils ont toujours entretenu
13:12autour de leurs problèmes familiaux,
13:15ça participe à la magie, quelque part,
13:17de l'institution.
13:18Là, on n'est plus du tout sur quelque chose
13:20de magique ou qui fait rêver.
13:22On est sur une affaire,
13:24probablement l'affaire la plus sordide
13:26de ce début du XXIe siècle.
13:28Donc, il faut sortir de la réserve.
13:31Il faut accepter de montrer pas de blanche.
13:32C'est ce que Charles a fait
13:33en disant qu'il était tout à fait prêt
13:35à collaborer avec la justice.
13:37Donc, on ne peut plus, aujourd'hui,
13:39se permettre de se cacher derrière le fait
13:40qu'on est un monarque de droit divin
13:43et que désormais,
13:46les princes sont des justiciables
13:47comme les autres.
13:48Stéphane Bureau,
13:49j'aimerais qu'on revoie la photo d'hier
13:50qui a fait d'ailleurs la une
13:51de nombreux tabloïds
13:52dont The Sun, aujourd'hui.
13:53C'était la photo de l'arrestation
13:54du prince Andrew.
13:56Photo prise par un photographe
13:57qui l'a chopé,
13:58regardé juste à la sortie.
14:00Il tente de s'échapper,
14:02de ne pas se montrer pourtant
14:02le cliché est fait.
14:04Quelle déchéance
14:04quand on pense que c'était
14:05le fils préféré de la reine
14:06qu'elle a aussi couvert certaines choses
14:08quand elle donne 12 à 13 millions de livres
14:10pour HEP au scandale
14:11avec Virginia Dioffre
14:12qui est accusé aux Etats-Unis.
14:13Aux Etats-Unis,
14:13dans des procédures civiles
14:14parce que c'est effectivement sa mère.
14:16C'est la photo de la déchéance.
14:17C'est la photo de la déchéance.
14:19Il prend peut-être la pleine mesure
14:20de ce qu'il guette.
14:21Il faut voir que c'est une gangrène
14:23qui fait souffrir la famille royale
14:24depuis très longtemps, en 2011.
14:26En fait, c'est une photo
14:27où on le découvre
14:28aux côtés de Jeffrey Epstein
14:29dans Central Park,
14:31publiée en 2011,
14:32peut-être prise un peu après,
14:33mais certainement après
14:34qu'il ait plaidé
14:36à des accusations réduites
14:37en 2008 en Floride.
14:39Donc, on savait
14:39que Jeffrey Epstein
14:41était le personnage
14:42qu'on connaît aujourd'hui.
14:43Pourtant, le prince Andrew
14:45avait toujours maintenu
14:46des relations avec lui
14:46et on en prend
14:47la pleine dimension aujourd'hui.
14:48Depuis 2011,
14:49donc, il a été,
14:50par cette photo,
14:51obligé de laisser son poste
14:54de représentant spécial
14:55au commerce
14:56et à l'investissement.
14:57C'était à l'époque aussi
14:58du Cool Britannia.
14:59Il était l'image sympathique
15:00de l'Angleterre.
15:02L'image de Marc,
15:03c'était la famille royale.
15:04Elle est cette image
15:05de Marc aujourd'hui
15:06très malmenée
15:07et je pense que le roi
15:08le mesure.
15:10Et tout ce qu'ils ont fait
15:11depuis quelques années
15:12était dans les faits
15:14la reconnaissance en creux
15:16de ce qu'il y avait
15:16un sérieux problème.
15:17Quand on l'a déchu
15:18de ses titres,
15:19quand on l'a exclu
15:20de la résidence
15:21qu'il occupait,
15:23c'était évidemment
15:24parce qu'on soupçonnait
15:26que le lien
15:27de la résidence...
15:28Il peut finir
15:29derrière les barreaux.
15:29Il peut évidemment
15:30finir derrière les barreaux
15:31et les Américains
15:31ont probablement
15:32encore des questions
15:34à poser.
15:35D'ailleurs,
15:35on lui demande
15:36depuis de nombreux mois
15:37d'aller témoigner
15:38à la commission d'enquête
15:40au...
15:40Il ne faut pas y aller.
15:41C'est que le jour
15:42où il met un pied
15:43en sol américain,
15:44peut-être que la justice
15:45pourrait l'arrêter
15:46parce que peut-être
15:46qu'il y a eu une enquête
15:47en ce moment.
15:48Parce que quand il s'est entendu
15:49dans cette affaire civile,
15:51évidemment,
15:51les procédures se sont éteintes
15:53avec Mme Jeffrey,
15:54mais pour autant,
15:54la justice américaine
15:56a peut-être encore
15:56des questions à poser.
15:57Et je rappelle
15:58qu'il y a quelqu'un aujourd'hui,
15:59un ancien intendant
16:00de M. Epstein
16:01à sa propriété en Floride
16:03qui collabore
16:04avec les autorités
16:05et qui apparemment
16:06aurait de nouvelles informations.
16:09Et là, on n'est plus
16:09dans les documents confidentiels
16:11qui auraient été relayés,
16:12mais on revient
16:14au crime initial,
16:15dans le fond,
16:16ces rapports sexuels.
16:18Maître Attias,
16:18est-ce qu'il peut être encore
16:20entendu aux États-Unis
16:22dans les prochaines semaines,
16:23prochains mois ?
16:24S'il met les pieds aux États-Unis,
16:25on peut imaginer
16:26qu'il soit convoqué
16:26devant la commission d'enquête
16:28du Congrès.
16:29S'agissant de poursuites judiciaires
16:31au niveau fédéral,
16:33je crois que le DOJ,
16:35le ministère de la Justice américain,
16:37a annoncé
16:37que ces publications
16:39par millions de documents
16:40ne déclencheraient pas
16:42d'enquête
16:43pour le moment.
16:44Donc à ce stade,
16:45je pense que son risque
16:45est essentiellement
16:47éventuellement être convoqué
16:48devant une commission d'enquête,
16:49mais je doute
16:49qu'ils mettent les pieds
16:50de toute façon aux États-Unis,
16:51est plus qu'un risque judiciaire.
16:53Mais un juge local peut-être
16:54peut l'arrêter.
16:55Un juge local pourrait évidemment,
16:56dans certains États,
16:58évidemment moins favorable
16:59à l'administration actuelle,
17:00déclencher des enquêtes.
17:02Ces enquêtes auraient pu
17:03d'orger des arrêts
17:04être déclenchées d'ailleurs.
17:05Et aussi,
17:06le fait qu'il y ait aujourd'hui
17:07de nouvelles personnes
17:08qui se sont mises à table
17:09ferait peut-être en sorte
17:10que la justice ait des éléments
17:13qui les incitent
17:14à aller de l'avant
17:15alors qu'ils ne les avaient pas avant.
17:17C'est un développement important.
17:18Il s'appelle Juan Alessi,
17:20je pense,
17:20ce personnage,
17:21qui parle avec les autorités.
17:23Est-ce que ça pourrait signifier
17:25donc une nouvelle enquête?
17:26Évidemment,
17:26ils ne l'annonceront pas
17:28immédiatement.
17:29Et c'est pour ça probablement
17:31qu'il ne retournera pas
17:32aux États-Unis.
17:33La demande présente
17:35avait été faite
17:35par les représentants
17:37à la Chambre basse du Congrès.
17:40Et même le premier ministre,
17:41Keir Starmer,
17:42qui a de sérieux problèmes
17:43lui aussi avec l'affaire Epstein,
17:45avait, il y a deux semaines,
17:46donné en pâture
17:47M. Moonbatten
17:49et avait dit
17:50vous devriez peut-être
17:51aller répondre
17:52aux questions
17:52des parlementaires américains.
17:54De mémoire,
17:55je n'ai pas souvenir
17:55d'un premier ministre
17:56qui se désolidarise ainsi
17:58de la Maison Royale.
18:00Anne-Elisabeth Moutet,
18:00mon souvenir,
18:02c'est qu'il n'y avait pas
18:03seulement la plainte
18:04de Virginia Dufray,
18:05il y avait d'autres plaignantes
18:06et qu'il y a eu un moment
18:08plus ou moins à l'époque
18:09du mariage de Harry et Meghan.
18:11D'ailleurs,
18:11ce qui a beaucoup énervé
18:12Harry et Meghan,
18:13il y avait une voiture
18:14qui circulait aux alentours
18:15du château de Windsor
18:16avec des haut-parleurs
18:19et des affiches
18:20disant
18:20Andrew,
18:21réponds aux interrogations,
18:24les victimes te demandent
18:25et il y avait
18:25des jeunes femmes
18:26dans la voiture.
18:28C'était organisé
18:29par l'une des avocates
18:30défendant plusieurs des victimes
18:31et ces plaintes-là,
18:32je pense qu'elles existent déjà,
18:33elles ont déjà été enregistrées.
18:35J'avais une petite question,
18:36la reine,
18:36que savait la reine exactement ?
18:37Est-ce qu'elle savait tout ?
18:38Est-ce qu'elle savait une partie ?
18:40Alors,
18:41elle a demandé régulièrement
18:43à son fils
18:44et il lui a menti.
18:46Il lui a dit
18:46c'est pas vrai,
18:48c'est absolument,
18:49c'est une calomnie,
18:50c'est totalement faux,
18:51elle l'a cru.
18:52Alors,
18:53la question,
18:53l'a-t-elle entièrement cru ?
18:54Je ne sais pas.
18:55La reine,
18:56on savait qu'elle avait
18:58surtout vers la fin de sa vie,
18:59elle avait tendance
19:00à éviter
19:02à la fois la controverse
19:04et les questions difficiles
19:05et c'était une dame
19:06de 83 ans,
19:0892 ans,
19:09elle est morte à 96 ans
19:10avec,
19:11nous le savons maintenant,
19:12un cancer osseux
19:13qui la faisait souffrir,
19:15qui ne lui retirait absolument pas
19:16son cerveau
19:17mais qui la faisait souffrir.
19:18c'était tout de même
19:19son enfant préféré
19:20parce qu'elle avait tellement
19:21elle avait eu tellement peur
19:24qu'il ait la vie de Margaret,
19:26c'est-à-dire
19:26celle qui ne serait pas reine
19:27et lui,
19:28c'est celui qui ne serait pas roi
19:29et elle a compensé
19:30et ça a donné des mauvais résultats
19:31dans un genre différent.
19:32Elle n'était pas assez occupée,
19:34on ne s'était pas assez occupée
19:35de Margaret,
19:36elle s'est trop occupée d'Andrew
19:37dans une certaine mesure.
19:38Donc,
19:39il y a l'impression
19:40qu'elle n'a pas voulu voir.
19:41Est-ce que le prince Philippe
19:43pensait que c'était vrai ?
19:44Mon sentiment,
19:44c'est probablement
19:45qu'il le pensait.
19:46Sous-titrage Société Radio-Canada
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