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  • il y a 4 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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00:0113h-14h, Europe 1 Info.
00:03Il est 13h46, vous êtes bien sur Europe 1 et avec Clélie Mathias et ses deux chroniqueurs du jour, Georges
00:08Fenech et Jean-Claude Dacier.
00:09Clélie.
00:09Alors évidemment on parle des suites de la mort de Quentin de Ranck et des conséquences sur les élections, sur
00:17la politique, sur la LFI évidemment particulièrement, sur la gauche en général.
00:22Le PS va-t-il rompre avec LFI ? Cette affaire qui s'est produit, on le rappelle quand même,
00:27on est à moins d'un premier tour des élections municipales, semble compliquer la perspective d'entente entre les listes
00:32de gauche.
00:33Raphaël Glucksmann a pris ses distances assez tôt d'ailleurs, il l'a fait assez rapidement.
00:41Et puis écoutez, François-Xavier Bellamy, eurodéputé, vice-président délégué des Républicains, qui a demandé à Olivier Faure s'il
00:49pense encore que LFI n'est pas d'extrême gauche,
00:51j'étais sur France Info ce matin.
00:53Je demande ce matin à Olivier Faure, s'il tient toujours à la déclaration qu'il a faite la semaine
00:58dernière, quand chez vos confrères de France Télévisions,
01:00il demandait de revenir sur le classement de LFI à l'extrême gauche. LFI a été classé par le Conseil
01:06d'État à l'extrême gauche.
01:08Olivier Faure s'était insurgé contre ce classement. Est-ce qu'Olivier Faure considère toujours qu'LFI n'est pas
01:14un parti extrémiste ?
01:15Est-ce qu'Olivier Faure demande toujours au Conseil d'État de revenir sur ce classement ?
01:19Parce que maintenant, il faut enfin de la clarté. Maintenant, il faut tomber les masques. Il faut revenir à l
01:24'essentiel.
01:24Si on tient à la démocratie, l'attachement à la République ne peut pas être à géométrie variable.
01:30Alors, est-ce qu'il va y avoir une rupture totale entre l'EPS et LFI ? Je vous ai
01:33parlé de Raphaël Glucksmann, là, c'est place publique.
01:37François Hollande a publiquement pris ses distances vis-à-vis de LFI.
01:43Il disait le contraire il y a quelques mois.
01:45Exactement, Jean-Claude Dacier. Il a dit qu'il n'y aura pas d'entente.
01:48Ce matin, c'était très clair.
01:50Et d'ailleurs, au passage, il refuse de participer à la primaire.
01:52C'était la rupture très claire entre le Parti Socialiste.
01:55Alors, M. Hollande n'est certes plus le patron du Parti Socialiste,
01:59mais le silence d'Olivier Faure, qui est le nouveau patron du PS, est assourdissant.
02:06Il est d'ailleurs à l'image de tous les autres.
02:08Il n'y a personne qui parle au sein du Parti Socialiste.
02:12C'est pour ça que l'affaire est d'une gravité exceptionnelle,
02:15et que le Parti Socialiste est en train de connaître des heures d'interrogation.
02:20Qu'est-ce qu'ils vont faire ?
02:22Bon, de toute façon, les accords étaient, à mon avis, impossibles pour les élections municipales.
02:27Il y avait peut-être quelques accords, ici ou là, à voir.
02:30Mais la grande question sera aux prochaines présidentielles.
02:33Il y a encore... Hollande a dit ce matin clairement,
02:36non, ce n'est plus possible de discuter, de s'entendre,
02:39d'avoir un programme commun, comme aux grandes années de François Mitterrand.
02:43C'est devenu impossible.
02:45Est-ce que M. Faure, est-ce que ses amis pensent à la même chose ?
02:50Encore une fois, je parlais tout à l'heure de deux droites irréconciliables.
02:55Il y en a peut-être trois aujourd'hui.
03:00Quelle est la clarté dont va bien vouloir nous faire bénéficier M. Olivier Faure ?
03:05On l'attend avec intention.
03:06Ce qui s'est passé est grave.
03:08Georges Fenec, je ne sais pas si vous avez vu Rachida Dati,
03:10qui est en campagne, on le rappelle, pour la mairie de Paris.
03:12Elle a dit que toute la gauche est concernée.
03:14Le nouveau Front populaire, ils ont tous été élus avec le soutien de la jeune garde.
03:17C'était sur leur affiche, sur leur site.
03:19Est-ce que quelqu'un a interrogé, alors elle vise évidemment son concurrent, Emmanuel Grégoire,
03:22si ça ne l'a pas gêné d'être élu avec ce soutien ?
03:25Elle était au micro d'RTL.
03:27On l'attend avec vraiment impatience et un point d'inquiétude en ce qui me concerne.
03:35Les réactions de la gauche, la gauche républicaine.
03:38J'ai inquiétude parce que je n'aimerais pas que la gauche continue à se fourvoyer de cette façon-là.
03:42Pour la démocratie, j'entends.
03:45J'attends, moi, des réactions de Gabriel Attal.
03:48C'est quand même lui qui a organisé ce second tour et ce barrage, cet arc républicain.
03:55C'est quand même lui.
03:56Il a peut-être changé de camp, le Front républicain.
03:58Il a beau dire, oui, mais j'ai été affronté directement Raphaël Arnaud.
04:02Non, il a organisé ce second tour qui a effectivement empêché un certain nombre d'élus du Rassemblement national,
04:08enfin de candidats, d'être élus.
04:09Bon, j'attends Olivier Faure.
04:11Olivier Faure, c'est quand même lui qui a entre ses mains la ligne politique du Parti socialiste
04:16et qui, jusqu'aujourd'hui, a joué effectivement ce front du PES, etc.
04:20Bon, maintenant, il va falloir clarifier les choses.
04:24Il va falloir une clarification pour les prochaines présidentielles.
04:28Et je crois que les socialistes, enfin ceux qui sont derrière Olivier Faure,
04:33s'ils maintenaient une position, quel que ce soit le niveau de collaboration,
04:37de soutien politique ou autre, ça sera mortel pour la gauche.
04:41Donc, je crois que François Hollande l'a très bien compris et a réagi suffisamment tôt,
04:46avec une journée peut-être de retard, une pointe de retard, mais il l'a fait.
04:50Raphaël Glucksmann l'a fait, vous l'avez dit, et tant mieux.
04:53Mais la gauche, la socialiste, c'est Olivier Faure aujourd'hui.
04:57C'est lui le patron du Parti socialiste.
04:59Et on attend sa réaction avec beaucoup d'impatience.
05:02– Oui, c'est pour ça que l'affaire est d'une gravité exceptionnelle.
05:06Encore une fois, on a peut-être sous les yeux, moi c'est mon sentiment depuis longtemps,
05:11je pensais que déjà aux yeux des programmes, quand on regarde les programmes des uns et des autres,
05:15on se rend compte qu'il n'y a pas d'intérêt pour la France à mettre ces gens-là
05:20au pouvoir.
05:20Je pense même qu'ils sont incapables aujourd'hui de s'entendre.
05:23On n'est plus dans les années de François Mitterrand.
05:26Mais honnêtement, il faudrait maintenant, quand même le temps commence à peser,
05:35on sait maintenant qui est interrogé par les magistrats de Lyon,
05:41la responsabilité de la jeune garde, voire de la France insoumise, est incontestable.
05:46Il serait temps tout de même que M. Faure prenne la parole et nous dise comment il voit l'avenir.
05:51Encore une fois, est-ce que son avenir, c'est envers et contre tout, quoi qu'il arrive, quoi qu
05:58'il fasse,
05:59un accord de programme, un accord de gouvernement,
06:02un accord pour prendre la responsabilité de ce pays ensemble avec la France insoumise,
06:07ou est-ce que, comme François Hollande l'a dit ce matin,
06:10il faut maintenant penser à autre chose, trouver des accords avec d'autres centristes,
06:15mais l'existence même du Parti Socialiste est en question.
06:19Est-ce que vous pensez qu'électoralement, en tout cas, pour LFI, cette fois,
06:24est-ce que cela peut avoir des conséquences dans les urnes ?
06:26Est-ce que des électeurs peuvent se détourner de la France insoumise après ce drame ?
06:31Écoutez, je crois que s'il y a un sursaut républicain de nos concitoyens
06:37qui veulent un pays pacifié, qui ne veulent pas d'une politique du chaos,
06:41de la confrontation, de la conflictualisation, etc.
06:44– Oui, mais ceux qui votaient déjà LFI, est-ce qu'ils peuvent être détournés après cette affaire ?
06:48– Moi, je crois que, je vais vous dire franchement, LFI a un noyau indestructible.
06:52– Oui, il est un noyau, on sait où il est.
06:54– Ce sur quoi M. Mélenchon est en train de se recentrer.
06:56– Il est dans certains banlieues, etc. On le sait, là, il ne craint rien à ce niveau-là.
07:02Mais au-delà d'un noyau, il ne peut plus constituer une candidature présidentielle,
07:05après ce qui vient de se passer notamment, qu'il puisse élargir au-delà.
07:09Pour gagner l'action présidentielle, il faut avoir 50 et quelque chose.
07:14Donc là, je crois qu'il est plombé, il me semble, il me semble que la candidature éventuelle,
07:18parce que pour l'instant, il n'était pas déclaré encore, M. Mélenchon,
07:21a pris un sacré coup de plomb dans l'aile.
07:24– Jean-Claude Dacier ?
07:25– Je le crains aussi.
07:27Alors, il y a des partisans ad vitam aeternam d'un accord qui sera sans doute éternel
07:33entre les Insoumis et le Parti Socialiste, plus les écolos, plus les communistes.
07:38Je pense que ce qui s'est passé à Lyon l'autre soir, interroge tous ces partis,
07:44importants, peu importants, je pense que la réflexion sur est-ce qu'on doit continuer,
07:51en espérant gouverner un jour, entre les écolos, le Parti Communiste,
07:56la France Insoumise et les socialistes, est largement posée.
08:00Encore une fois, on vit quelque chose, alors certains appellent ça un point de bascule,
08:04moi je n'aime pas trop la formule, mais néanmoins, l'avenir de cette union de la gauche
08:09qu'on a bien connue, et qui a gouverné, le succès qu'on connaît ou pas, chacun appréciera.
08:16Je pense que cette page-là est définitivement tournée.
08:21– Allez, on aura l'occasion d'en reparler, évidemment.
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