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  • il y a 1 heure
Pascal Praud revient pendant deux heures, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00On parlera de l'aspect médiatique, parce que ça m'intéresse toujours
00:02comment l'aspect médiatique, comment la bulle médiatique traite cette affaire.
00:09Il y a quelque chose qui est frappant, c'est de vouloir mettre doigt à do
00:13l'extrême droite et l'extrême gauche, ça c'est une volonté de relativiser.
00:18On a entendu par exemple M. Cohen dire bande, bataille rangée et affrontement,
00:24ce que n'a pas dit le procureur.
00:27Je vous ferai écouter également Cyril Lacarrière, ce matin sur France Inter.
00:30Il a dit ça ? Il a dit prise à partie.
00:32Le procureur.
00:33Mais avance là, mais avance là, mais avance là.
00:35Deux ou trois mots quand même.
00:37François Hollande, regrette-t-il le barrage au RN en 2024 ?
00:40La question a été posée ce matin sur BFM.
00:42À cette période-là, il y a eu une dissolution,
00:44une menace de l'extrême droite qui pouvait être majoritaire,
00:47il fallait faire un barrage.
00:48Ce barrage a été établi à partir d'une ligne
00:50qui était le refus de la brutalisation politique.
00:53LFI a manqué à cette ligne, a manqué ensuite à ses engagements,
00:59s'est retrouvé dans une posture négative à l'Assemblée nationale,
01:03a accusé d'ailleurs les socialistes de ne pas avoir censuré le gouvernement.
01:08Eh bien, je considère que la relation avec LFI est terminée.
01:11Pour ce qui me concerne, elle est rompue.
01:13C'est incroyable de dire cela.
01:14C'est lucidant, vraiment, non, c'est lunaire.
01:16Il faut s'arrêter une seconde sur ce qu'il y a de BFM.
01:18C'est incroyable, il dit que le deal, c'était la non-brutalisation à l'Assemblée.
01:22La stratégie de bordélisation, ça date de 2022.
01:25La dissolution, c'est deux ans plus tard.
01:26Et puis juste, M. Hollande, pour retrouver son siège de député de Corrèze,
01:30il s'est allié non seulement avec Raphaël Arnaud,
01:32qui n'a pas attendu 2024 pour être brutal et violent,
01:35puisqu'on connaissait la jeune garde,
01:36et qui avait déjà des condamnations qui étaient tombées,
01:39ou des instructions qui étaient en cours.
01:40Et il s'est allié aussi au NPA de M. Poutou,
01:42qui se félicitait qu'on tire au mortier d'artifice sur des commissariats.
01:46Donc il n'est pas gonflé, François Hollande.
01:47Parce que le problème, ce n'est même pas le barrage au second tour pour lui.
01:49C'est l'alliance, dès le premier, avec des filles Poutou,
01:52avec des Raphaël Arnaud, tout ça pour redevenir,
01:55non pas président de la République, mais député.
01:58Et qu'un ancien président de la République,
01:59qu'on aime ou on ne l'aime pas,
02:00mais il a présidé le pays pendant cinq ans,
02:02c'est une autorité morale par définition,
02:04aille s'allier avec des antifas,
02:06ça restera comme une tâche qui devient indélébile
02:08encore un peu plus après ce qui s'est passé.
02:10Et cette question ne lui sera jamais posée sur aucun plateau de télévision.
02:13Et il faut rappeler ce qu'on nous disait tout à l'heure,
02:14à savoir que sur ces affiches de campagne,
02:18il y avait le cycle de la jeune garde.
02:20Alors Olivier Faure,
02:22qui est au PS, me semble-t-il,
02:23a écrit ceci.
02:24Il y a une enquête judiciaire qui doit définir
02:26les responsables du meurtre de Quentin de Ranque.
02:29Toute forme d'exploitation politicienne
02:30doit s'effacer devant la vérité judiciaire.
02:32Il y a une deuxième dimension à cette affaire,
02:34celle de la violence en politique.
02:36Cette violence participe d'un climat dans lequel
02:37la violence physique trouve une source de légitimation.
02:40Cette forme d'oliganisation de la vie politique
02:42faite de caricatures, de mensonges, d'attaques ad hominem
02:45est hélas aujourd'hui largement partagée.
02:47Ce, cette poison,
02:49c'est pas cette poison, c'est ce poison,
02:51mais il écrit cette poison.
02:52Il faut lui dire que poison est masculin.
02:54Ce poison est à l'opposé de ce que la gauche doit promouvoir
02:57parce qu'elle est indéfectiblement liée
02:59à la République et à la démocratie.
03:01Aucun mot n'est dit.
03:03C'est ça qui est formidable.
03:04Pascal, son blog note, la numéro 12, il fait deux pages.
03:06Je l'ai lu en entier, il n'y a pas un mot, en revanche,
03:08sur l'alliance avec les filles.
03:10C'est-à-dire, il dit, il continue comme si rien ne s'était passé.
03:12Il parle, il parle, il parle, jusqu'à ce qu'il ait quelque chose à dire.
03:16Oui, et puis surtout, quand il dit, on a l'impression
03:18qu'effectivement, il renvoie tout le monde dos à dos,
03:20il faut quand même documenter que la violence,
03:22elle est essentiellement d'ultra-gauche aujourd'hui.
03:24On a environ 3 500 personnes fichées S à l'ultra-gauche,
03:2915 000 personnes suivies pour des comportements violents à l'ultra-gauche.
03:34On est à moins de 1 200 personnes fichées S à l'ultra-droite.
03:39Et surtout, quand on regarde les chiffres d'Europol sur les attaques,
03:43entre 2022 et 2023, il y a eu 5 attaques d'ultra-gauche,
03:46il n'y en a eu que 6 d'ultra-droite.
03:48Il y a un chiffre qui est arrivé hier, on en parlera peut-être après la pause,
03:52c'est ces 12 morts qu'a sorti la France Insoumise.
03:56En fait, ça a été créé par Contre-Attaque,
03:58qui est un webzine qui appartient à cette galaxie d'Antifa.
04:02Mais d'où sortent ces personnalités, ces 12 personnes ?
04:05En fait, les chiffres sont à relativiser.
04:08En gros, sur les 12, il y en a 3 qu'on pourrait à la rigueur
04:11vraiment classer comme résultant d'une violence politique.
04:15Il n'y a aucun, en tout cas ce qui est sûr,
04:16c'est qu'il n'y a aucun de ces morts qui est un adversaire politique.
04:18On n'est pas dans de la violence politique légitime.
04:20On a par exemple le cas d'une personne qui a tué
04:25effectivement quelqu'un qui était soi-disant racisé.
04:27Mais ce qu'on oublie de dire, c'est surtout que c'était le conjoint de son ex-femme.
04:31Et donc on est plus dans quelque chose de droit commun que dans quelque chose d'autopédie.
04:36Il est 17h26, on marque une pause.
04:38On marque une pause.
04:39Et on revient, pardonnez-moi de vous brutaliser de la sorte.
04:43C'est pas grave.
04:44Mais c'est pour la bonne cause.
04:45A tout de suite.
04:46Merci d'écouter Europe 1.
04:47Vous êtes de plus en plus nombreux à le faire.
04:50Pascal Proulx et vous pour vous accompagner entre 16h et 18h.
04:52Dans un instant, le rappel des titres avec Rudy Saada.
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