00:00On parlera de l'aspect médiatique, parce que ça m'intéresse toujours
00:02comment l'aspect médiatique, comment la bulle médiatique traite cette affaire.
00:09Il y a quelque chose qui est frappant, c'est de vouloir mettre doigt à do
00:13l'extrême droite et l'extrême gauche, ça c'est une volonté de relativiser.
00:18On a entendu par exemple M. Cohen dire bande, bataille rangée et affrontement,
00:24ce que n'a pas dit le procureur.
00:27Je vous ferai écouter également Cyril Lacarrière, ce matin sur France Inter.
00:30Il a dit ça ? Il a dit prise à partie.
00:32Le procureur.
00:33Mais avance là, mais avance là, mais avance là.
00:35Deux ou trois mots quand même.
00:37François Hollande, regrette-t-il le barrage au RN en 2024 ?
00:40La question a été posée ce matin sur BFM.
00:42À cette période-là, il y a eu une dissolution,
00:44une menace de l'extrême droite qui pouvait être majoritaire,
00:47il fallait faire un barrage.
00:48Ce barrage a été établi à partir d'une ligne
00:50qui était le refus de la brutalisation politique.
00:53LFI a manqué à cette ligne, a manqué ensuite à ses engagements,
00:59s'est retrouvé dans une posture négative à l'Assemblée nationale,
01:03a accusé d'ailleurs les socialistes de ne pas avoir censuré le gouvernement.
01:08Eh bien, je considère que la relation avec LFI est terminée.
01:11Pour ce qui me concerne, elle est rompue.
01:13C'est incroyable de dire cela.
01:14C'est lucidant, vraiment, non, c'est lunaire.
01:16Il faut s'arrêter une seconde sur ce qu'il y a de BFM.
01:18C'est incroyable, il dit que le deal, c'était la non-brutalisation à l'Assemblée.
01:22La stratégie de bordélisation, ça date de 2022.
01:25La dissolution, c'est deux ans plus tard.
01:26Et puis juste, M. Hollande, pour retrouver son siège de député de Corrèze,
01:30il s'est allié non seulement avec Raphaël Arnaud,
01:32qui n'a pas attendu 2024 pour être brutal et violent,
01:35puisqu'on connaissait la jeune garde,
01:36et qui avait déjà des condamnations qui étaient tombées,
01:39ou des instructions qui étaient en cours.
01:40Et il s'est allié aussi au NPA de M. Poutou,
01:42qui se félicitait qu'on tire au mortier d'artifice sur des commissariats.
01:46Donc il n'est pas gonflé, François Hollande.
01:47Parce que le problème, ce n'est même pas le barrage au second tour pour lui.
01:49C'est l'alliance, dès le premier, avec des filles Poutou,
01:52avec des Raphaël Arnaud, tout ça pour redevenir,
01:55non pas président de la République, mais député.
01:58Et qu'un ancien président de la République,
01:59qu'on aime ou on ne l'aime pas,
02:00mais il a présidé le pays pendant cinq ans,
02:02c'est une autorité morale par définition,
02:04aille s'allier avec des antifas,
02:06ça restera comme une tâche qui devient indélébile
02:08encore un peu plus après ce qui s'est passé.
02:10Et cette question ne lui sera jamais posée sur aucun plateau de télévision.
02:13Et il faut rappeler ce qu'on nous disait tout à l'heure,
02:14à savoir que sur ces affiches de campagne,
02:18il y avait le cycle de la jeune garde.
02:20Alors Olivier Faure,
02:22qui est au PS, me semble-t-il,
02:23a écrit ceci.
02:24Il y a une enquête judiciaire qui doit définir
02:26les responsables du meurtre de Quentin de Ranque.
02:29Toute forme d'exploitation politicienne
02:30doit s'effacer devant la vérité judiciaire.
02:32Il y a une deuxième dimension à cette affaire,
02:34celle de la violence en politique.
02:36Cette violence participe d'un climat dans lequel
02:37la violence physique trouve une source de légitimation.
02:40Cette forme d'oliganisation de la vie politique
02:42faite de caricatures, de mensonges, d'attaques ad hominem
02:45est hélas aujourd'hui largement partagée.
02:47Ce, cette poison,
02:49c'est pas cette poison, c'est ce poison,
02:51mais il écrit cette poison.
02:52Il faut lui dire que poison est masculin.
02:54Ce poison est à l'opposé de ce que la gauche doit promouvoir
02:57parce qu'elle est indéfectiblement liée
02:59à la République et à la démocratie.
03:01Aucun mot n'est dit.
03:03C'est ça qui est formidable.
03:04Pascal, son blog note, la numéro 12, il fait deux pages.
03:06Je l'ai lu en entier, il n'y a pas un mot, en revanche,
03:08sur l'alliance avec les filles.
03:10C'est-à-dire, il dit, il continue comme si rien ne s'était passé.
03:12Il parle, il parle, il parle, jusqu'à ce qu'il ait quelque chose à dire.
03:16Oui, et puis surtout, quand il dit, on a l'impression
03:18qu'effectivement, il renvoie tout le monde dos à dos,
03:20il faut quand même documenter que la violence,
03:22elle est essentiellement d'ultra-gauche aujourd'hui.
03:24On a environ 3 500 personnes fichées S à l'ultra-gauche,
03:2915 000 personnes suivies pour des comportements violents à l'ultra-gauche.
03:34On est à moins de 1 200 personnes fichées S à l'ultra-droite.
03:39Et surtout, quand on regarde les chiffres d'Europol sur les attaques,
03:43entre 2022 et 2023, il y a eu 5 attaques d'ultra-gauche,
03:46il n'y en a eu que 6 d'ultra-droite.
03:48Il y a un chiffre qui est arrivé hier, on en parlera peut-être après la pause,
03:52c'est ces 12 morts qu'a sorti la France Insoumise.
03:56En fait, ça a été créé par Contre-Attaque,
03:58qui est un webzine qui appartient à cette galaxie d'Antifa.
04:02Mais d'où sortent ces personnalités, ces 12 personnes ?
04:05En fait, les chiffres sont à relativiser.
04:08En gros, sur les 12, il y en a 3 qu'on pourrait à la rigueur
04:11vraiment classer comme résultant d'une violence politique.
04:15Il n'y a aucun, en tout cas ce qui est sûr,
04:16c'est qu'il n'y a aucun de ces morts qui est un adversaire politique.
04:18On n'est pas dans de la violence politique légitime.
04:20On a par exemple le cas d'une personne qui a tué
04:25effectivement quelqu'un qui était soi-disant racisé.
04:27Mais ce qu'on oublie de dire, c'est surtout que c'était le conjoint de son ex-femme.
04:31Et donc on est plus dans quelque chose de droit commun que dans quelque chose d'autopédie.
04:36Il est 17h26, on marque une pause.
04:38On marque une pause.
04:39Et on revient, pardonnez-moi de vous brutaliser de la sorte.
04:43C'est pas grave.
04:44Mais c'est pour la bonne cause.
04:45A tout de suite.
04:46Merci d'écouter Europe 1.
04:47Vous êtes de plus en plus nombreux à le faire.
04:50Pascal Proulx et vous pour vous accompagner entre 16h et 18h.
04:52Dans un instant, le rappel des titres avec Rudy Saada.
Commentaires