- il y a 3 mois
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NewsTranscription
00:01Magali Berda sur Sud Radio, il est 20h05, nous sommes en direct du lundi au jeudi pour une émission exceptionnelle,
00:07une émission qu'on ne retrouve vraiment nulle part.
00:09Voilà, je crois qu'on est les seuls. Non mais c'est très drôle. Je vous jure que cette émission
00:14est exceptionnelle.
00:15Voilà, nous sommes les seuls avec Mathias à pouvoir tenir une émission comme ça, je pense, où tous les soirs
00:20on fait rencontrer deux mondes de France qui ne se parlent jamais.
00:24Mais je pense qu'au-delà de nous qui sommes complètement à côté de la plaque, ça se passe super
00:30bien, on kiffe nous, voilà.
00:31On a une émission exceptionnelle. C'est pour ça qu'ils aiment venir, je pense, ces politiques.
00:35Non mais ça les détend, ça leur fait un nouvel exercice, ça casse un peu les codes et c'est
00:38ça le but de l'émission, c'est de ramener des gens qui ne s'intéressent absolument plus à la
00:41politique,
00:42des gens qui n'y comprennent rien, qui en ont ras-le-bol, qui sont saoulés de ces discours politiques,
00:47etc.
00:48Et donc on fait venir chaque soir un influenceur, un institutionnel, une personnalité publique, une personnalité médiatique
00:55qui va peut-être parler d'une manière un peu plus couple et... couple ?
00:59Ça a l'air si ça. Qu'est-ce qui se passe dans ton couple ?
01:02Tu savais.
01:03Il n'y a rien qui va non plus ?
01:05Si, ça va, non.
01:06Si, ça va, grâce à Dieu.
01:10Une émission. Du coup, ils arrivent à leur parler d'une manière un peu plus détente, un peu plus détendue,
01:15etc.
01:16Des fois, ça s'énerve un peu quand même.
01:17Et les politiques réagissent plutôt bien, voilà.
01:20Ils parlent d'une manière plus simple, plus cool.
01:22Donc les gens s'intéressent, enfin les gens, notre cible à nous, on va dire.
01:26Du coup, on a eu beaucoup...
01:28Alors les deux dernières émissions, là, de lundi et mardi, ont cartonné sur les réseaux sociaux.
01:34Beaucoup de réactions.
01:35Énormément de réactions.
01:36Oui, exactement.
01:36Et ce soir, on parle d'un sujet qui va avec l'actualité, avec ce qui se passe en ce
01:41moment.
01:41On va parler de la France Insoumise, ce parti politique que tout le monde connaît, ce parti de gauche.
01:46La France Insoumise est-il devenue...
01:48Alors, est-il ou est-elle ?
01:50C'est est-elle ?
01:51Excusez-moi, j'ai appris le français, les gars.
01:53La France Insoumise est-elle devenue...
01:55Est-il devenu un parti dangereux ?
01:58C'est la question qu'on se pose après ce qui s'est passé.
02:00On reçoit pour débattre de ce sujet Salim Benjilani, qui est militant et spécialiste en communication politique, qu'on adore.
02:06C'est notre chouchou, ça y est, sur Sud Radio, c'est notre chouchou de l'émission.
02:09On a dit ça tous les soirs, t'inquiète.
02:10Non, pourquoi tu mens ?
02:11Je pensais que c'était exclusivement pour moi.
02:13Tu vois ? Non, mais je te jure que c'est que pour toi.
02:15C'est lui le mytho.
02:16Tu sais l'anecdote de fou qu'il y a sur Salim ?
02:18Non, c'est quoi ?
02:18C'est qu'à chaque fois qu'il a été invité, il s'est passé quelque chose.
02:20La première fois, il a eu l'invité influenceur en visio.
02:25Ah oui, c'est vrai.
02:25Et la deuxième fois, Magali Berda arrive avec 10 minutes de retard.
02:29Parce qu'il faut raconter ce qui s'est passé quand même.
02:31T'es arrivée avec 10 minutes de retard, mais avec l'invité dans ton taxi.
02:34Non, mais alors, il faut qu'on m'explique.
02:36Non, mais Julie, elle a envoyé l'invité en bas de chez moi.
02:39C'est super drôle, ça.
02:39Elle aurait voulu de l'envoyer à la radio, elle l'a envoyée en bas de chez moi.
02:42Je suis dans mon taxi, je monte dans le taxi, j'entends taper à la fenêtre et je vois mon
02:45invité.
02:45C'est moi l'invité de ce soir.
02:47Je dis, qu'est-ce qu'il me fait ?
02:49C'est vraiment une émission de sanglés.
02:52Oui, c'est surprenant.
02:54Et on reçoit du coup Nasser Jalili, qui est militant.
02:56L'Agili.
02:57Pardon.
02:57L'Agili.
03:00Ah, mais il y a marqué Nasser Jalili.
03:01Non, non, Nasser L'Agili, mais c'est pas grave, c'est rien.
03:04Alors non, s'il était dans le même état que moi, ça ne va pas le faire.
03:06Moi, j'ai écrit le nom qu'on m'a donné.
03:10Nasser L'Agili, qui est militant, travaillant dans le secteur associatif également.
03:14Absolument, je suis président d'une association
03:16qui s'appelle l'association Crescendo
03:17et qui a pour objectif d'organiser des actions culturelles, sportives, humanitaires
03:23et de solidarité aussi.
03:26Et parfois, on organise aussi des conférences-débats
03:28pour développer un peu cette éducation populaire
03:31qui manque dans nos quartiers parfois.
03:34Alors Nasser, vous êtes militant engagé et proche des idées de la France insoumise.
03:37Alors oui, effectivement, je me rapproche plus des idées de la France insoumise.
03:41Oui, effectivement.
03:42Vous êtes investi dans le secteur associatif.
03:44Vous défendez au quotidien des causes sociales, citoyennes et solidaires,
03:48avec une attention particulière portée aux questions de l'égalité et de la justice sociale.
03:52Vous participez aux dynamiques d'engagement local.
03:55Aujourd'hui, vous êtes avec nous pour partager votre analyse,
03:57vos convictions et votre regard sur le drame autour de Quentin Deranque,
04:01décédé le 14 février.
04:02Et vous faites quoi dans le milieu associatif exactement ?
04:05C'est quoi votre quotidien dans les associations ?
04:07Alors nous, dans notre association, elle n'est pas du tout politisée.
04:10Elle est plutôt...
04:11On fait de la politique, mais sur le terrain, en faisant des vraies actions.
04:14Voilà.
04:15Et être plutôt utile que de tenir des discours qu'on a l'habitude d'entendre dans nos médias.
04:20Et effectivement, bon, après nous, on développe surtout des actions comme les dictées géantes,
04:26comme des maraudes qu'on organise à chaque fois pour faire de la pédagogie avec des nouvelles générations.
04:31Et bien évidemment, des conférences qu'on organise chaque mois sur des thématiques différentes.
04:38Voilà.
04:39Et quelles sont vos relations avec la politique ?
04:41Est-ce que vous avez des relations avec des personnalités politiques ?
04:45Non, je n'ai pas de relation directe avec des personnalités politiques.
04:48Moi, mon idée, c'est surtout de prendre un peu la température de ce qui se passe sur le terrain
04:53et en faire peut-être des conclusions après sur comment la vision politique de notre pays peut changer
04:59et comment on peut faire en sorte de faire changer ces lignes-là avec ces politiques qui, parfois, sont hors
05:05sol.
05:06Et j'intègre tout le monde là-dedans parce qu'effectivement, c'est dur des fois de se faire entendre.
05:12Et voilà, pour nous, c'est important parce qu'effectivement, quand on est sur le terrain,
05:15on se sent beaucoup plus utile et la population nous le fait savoir aussi.
05:19Est-ce que vous avez déjà rencontré des personnes de la France insoumise ?
05:23Oui, oui.
05:23Comme qui, par exemple ?
05:25J'en ai vu, comme Manuel Bompard, comme d'autres personnes qui sont de la France insoumise.
05:31Rima Hassan aussi ?
05:32Rima Hassan, effectivement, oui.
05:34Vous l'avez rencontré ?
05:35Oui, une fois.
05:36Et qu'est-ce que vous leur avez dit ? Comment ça s'est passé ?
05:38Qu'est-ce que je leur ai dit ? J'ai rien à leur dire.
05:41C'est juste que, voilà, on a eu une discussion sur, c'était sur les élections européennes d'ailleurs,
05:48parce que je suis, au-delà de tout ça, je suis aussi chroniqueur dans une radio.
05:52D'accord.
05:52Et qu'on a eu l'interview de Rima Hassan et c'est à ce moment-là qu'on a
05:56eu des débats, d'échanges, d'idées.
05:58Et voilà, et de sentir un peu son ressenti sur comment elle perçoit les idées au sein de l'Union
06:05Européenne.
06:06Quand on voit le drame autour de Quentin, vous vous dites que la politique va trop loin en France aujourd
06:11'hui ?
06:11Alors, effectivement, quand il y a des drames pareils, effectivement, on ne doit pas mourir pour ses idées, ça c
06:15'est sûr.
06:16Et ça, c'est primordial.
06:18J'ai une pensée pour sa famille, parce qu'au-delà de la politique, ça reste un être humain.
06:24Il a une famille et il faut penser à ces gens-là.
06:26Donc, effectivement, on est dans un pays où, malheureusement, l'ambiance, elle est délétère.
06:32Il ne faut pas se le cacher.
06:33Il faut dire la vérité, que ça soit dans nos banlieues, que ça soit un peu partout.
06:38Je rappelle qu'on est tous en train de souffrir, on est tous dans le même bateau.
06:41Et à un moment donné, il faut qu'on pose des choses pour faire en sorte que ça s'apaise.
06:46On peut débattre, on peut ne pas être d'accord sur des idées.
06:49On peut combattre, on va dire, les idées de l'extrême droite,
06:53mais jamais avec la violence, jamais avec des propos violents ou autres.
07:02Je suis plutôt dans la discussion, dans l'échange, et surtout de débattre avec des idées,
07:08des contradictions avec ces gens-là.
07:11Depuis plusieurs jours, on pointe du doigt le parti politique, donc LFI.
07:14Est-ce que vous pensez qu'ils sont responsables dans leurs propos de la montée de la violence en marge
07:18de manifestation ?
07:19Alors, dire que c'est les responsables de la montée de la violence,
07:23là, on a bien compris que la France Insoumise était diabolisée.
07:26Il faut arrêter de se voiler la face.
07:28On voit que la France Insoumise, aujourd'hui, est sur tous les viseurs.
07:33Et doit-on rappeler aussi que l'extrême droite, le Front National, à l'époque,
07:38est jusqu'à aujourd'hui, un peu moins aujourd'hui,
07:40parce qu'on a l'impression que les gens se rapprochent plus des idées du Front National.
07:44Mais à un moment donné, la France Insoumise représente quand même plus de 7 millions de personnes
07:50qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon.
07:52Et c'est insultant pour ces gens-là de dire que la France Insoumise ne serait plus un parti comme
07:57les autres.
07:57C'est à un moment donné, c'est que si les gens ont voté pour ces gens-là,
08:00c'est parce qu'ils se retrouvent dans leurs idées, dans leurs actions.
08:03Après, voilà...
08:04C'était avec les différentes gauches, c'était pas que la France Insoumise.
08:06C'était le nouveau Front populaire, donc avec aussi les socialistes et les écologistes
08:10qui ont fait un barrage à l'extrême droite à ce moment-là.
08:12Alors Mélenchon, en 2022, il a été élu avec 7 millions de voix.
08:15Mais là, on parle de Mélenchon.
08:17C'était avec les différentes gauches ?
08:21Différentes gauches ?
08:21Les socialistes, les écologistes...
08:23Les socialistes, non, ils étaient partis seuls.
08:24C'était Anne Hidalgo qui s'était présentée.
08:26Ils se sont alliés pour les législatives.
08:28Non, je ne parle pas des législatives, je parle des présidentielles.
08:31Oui, mais après, il y a le nouveau Front populaire.
08:33Mais moi, je parlais des présidentielles.
08:34Alors, on reçoit justement Salim Banjilani.
08:38Alors Salim, re-bienvenue chez nous.
08:40Merci.
08:41Vous êtes spécialiste dans la communication juridique,
08:44engagée dans le débat public et les combats politiques.
08:46Vous êtes un homme de l'ombre de personnalités politiques,
08:48de grandes personnalités politiques.
08:50Vous gérez les réseaux sociaux, vous faites de la com' digitale
08:53pour ces personnalités politiques,
08:54des ministres, des LR, des députés, etc.
08:58Vous mettez votre expertise au service de stratégie de communication.
09:01Vous êtes également impliqué dans la communication,
09:04je viens de le dire, des partis politiques.
09:05On vous a déjà reçu, vous êtes spécialisé dans la communication juridique politique.
09:09Je répète, 15 fois la même chose.
09:11J'adore cette phrase.
09:12Pour qu'on comprenne bien, parce qu'on n'avait pas compris.
09:13Comment on doit communiquer quand on se retrouve dans un parti politique tel que les LR,
09:21puisque vous bossez pour les LR.
09:24Mais bon, en fait, on n'est pas là pour parler des LR.
09:27En général, quand vous êtes l'homme de l'ombre qui gérait la com' d'un parti politique,
09:31comment on gère ce qui est en train de se passer en ce moment,
09:34en face du drame de Quentin ?
09:37Il doit y avoir vraiment une condamnation ferme, sans aucune ambiguïté,
09:41et surtout pas un rejet sur ce qu'on a pu connaître avec l'extrême droite
09:46et ce qui s'est passé auparavant.
09:48Parce que là, en fait, on a l'impression que ça justifie un peu ce qui s'est passé
09:53avec la mort de Quentin d'il y a quelques jours.
09:56Donc il faut vraiment condamner fermement, sans aucune ambiguïté,
09:58et surtout en arrêtant de rejeter la faute sans arrêt sur le Rassemblement national.
10:03Et les filles, actuellement, est-ce qu'on peut, pour clarifier les choses,
10:08rejettent la faute ou condamnent fermement ce qui s'est passé ?
10:11Ils ont condamné, mais ils ont dit ensuite qu'il y avait aussi eu beaucoup de morts
10:16de par les différents mouvements à l'extrême droite.
10:20L'essentiel, c'est qu'ils l'ont condamné.
10:23Moi, je pense qu'en mettant un mais derrière,
10:26j'ai l'impression qu'on oublie ce que la France insoumise a fait avant.
10:30Mais aujourd'hui, quelle est la différence entre la France insoumise et le Rassemblement national ?
10:33C'est deux partis très violents en France.
10:35Non, on ne peut pas parler de ça.
10:37On le constate encore aujourd'hui avec la mort de Quentin.
10:38C'est une contre-vérité.
10:40Parce que la mort de Quentin, ce n'est pas la France insoumise qui l'a fait.
10:43Il faut qu'on soit bien clair.
10:45Surtout que là, c'est un jeu dangereux ce qu'on est en train de faire.
10:48C'est-à-dire que la France insoumise, on peut la critiquer sur ses idées,
10:51sur ses positions.
10:53Il n'y a pas de problème, il n'y a aucun souci.
10:54Et c'est ça aussi, le débat démocratique.
10:57Mais la jeune garde, par exemple, était proche de la France insoumise.
11:00Je vous dis sincèrement, moi le premier, je ne sais même pas qui est la jeune garde.
11:04C'est un groupe créé par Raphaël Arnaud, qui est député de la France insoumise.
11:08Qui est aujourd'hui...
11:09Par définition, il est totalement impliqué.
11:13J'entends bien que Raphaël Arnaud a été le fondateur de la jeune garde, etc.
11:19bien avant qu'il soit député.
11:21Donc, dès qu'il a pris sa fonction de député, il ne l'était plus.
11:25Mais il a des collaborateurs aujourd'hui qui y sont encore.
11:28Aussi, bien sûr.
11:28Et je vais vous dire une chose.
11:29Donc, il y a un lien qui y a encore.
11:31Là, vous avez une personne en face de moi.
11:32C'est vraiment ce truc-là qui est dérangeant.
11:34C'est en fait de ne pas dire les choses clairement.
11:36Pourquoi ça vous dérange de dire qu'il y a un lien entre Raphaël Arnaud et la jeune garde ?
11:40Alors, je n'ai aucune ambiguïté là-dessus.
11:44Si Raphaël Arnaud est le fondateur de la jeune garde...
11:48Il assumera ce qui se passe après.
11:50Donc, aujourd'hui, moi, je n'ai aucun souci là-dessus.
11:52La personne que vous avez en face de vous, je condamnerai toute forme de violence.
11:57Que ça soit de l'extrême droite ou de l'extrême gauche ou de la gauche.
12:00Peu importe.
12:01Mais moi, je pense qu'il faut qu'on clarifie les choses.
12:04La France Insoumise n'est pas responsable de la mort de Quentin.
12:08Qu'on se le dise.
12:08Pourquoi ?
12:09Mais parce que ça voudrait dire tout simplement que la France Insoumise, aujourd'hui, est le premier responsable
12:15parce qu'il y a eu, comment dire, une conférence, parce que c'est de là que c'est parti.
12:20On a entendu qu'il y avait une conférence qui a été organisée dans une université avec Rima Hassan
12:26qui ne s'est pas déroulée au même endroit.
12:29Oui ou non ?
12:30Les attaques ont été faites devant.
12:32Mais par qui ?
12:33Par des militants de la jeune garde.
12:36La jeune garde n'est pas la France Insoumise.
12:37Si ?
12:38Non, la jeune garde n'est pas la France Insoumise.
12:40Non, non, non.
12:41Comment on peut justifier, vu que Raphaël Arnaud est à la tête ?
12:43Non, mais Raphaël Arnaud n'est pas à la tête aujourd'hui.
12:45Et puis par ailleurs, il y a eu quand même deux, ou même trois, parce qu'il y a un
12:48stagiaire aussi de Raphaël Arnaud.
12:51Donc là, ils ont tous les trois été impliqués directement, vu qu'ils sont soupçonnés d'avoir porté des coups
12:57à Quentin.
12:58Donc là, ils sont directement dans l'affaire.
13:02Moi, je ne vais pas parler parce qu'il y a une enquête qui est en cours sur ce sujet.
13:05On ne va pas accuser des gens tant que l'enquête n'est pas finie.
13:08Moi, je pense qu'il faut qu'on mette les choses dans le contexte.
13:10Donc, effectivement, on peut reprocher que le député Raphaël Arnaud est le cofondateur de la Jeune Garde.
13:20Mais aujourd'hui, d'accuser la France Insoumise, qui est les premiers responsables de la mort de Quentin,
13:26je trouve que c'est irresponsable.
13:27Je le dis, et ça ne va pas apaiser les choses en tenant ce discours-là.
13:31C'est mon avis personnel.
13:32Après, il y a évidemment une responsabilité individuelle de chaque individu.
13:35Moi, je vous parle en tant qu'homme militant et sympathisant de la France Insoumise.
13:38Voilà, je me sens aussi insulté en permanence quand on dit la France Insoumise, la France Insoumise,
13:44alors qu'on est vraiment très loin de tout ça.
13:46Moi, dans ma banlieue...
13:48Non, on n'arrive pas à comprendre ce que vous êtes, la France Insoumise.
13:50Parce que vous avez tellement... Enfin, je ne vous vise pas vous.
13:52Mais il y a tellement de sorties... Non, ce n'est pas vous que je vise.
13:53Non, non, mais je vise le groupe.
13:55Il y a tellement de sorties, en fait, sur l'antisémitisme,
13:58sur les différentes formes de violences qu'on peut y voir en politique.
14:01Là, il y a des municipales encore à Paris.
14:03On le voit. Il y a une violence permanente.
14:06Donc, qu'est-ce que vous êtes aujourd'hui ?
14:08Il y a un manque de clarification du groupe.
14:09Alors, ça, c'est votre interprétation.
14:11C'est votre interprétation.
14:11Ah non, ce n'est pas que mon interprétation.
14:13Excusez-moi. Après, on peut ne pas être d'accord, il n'y a pas de soucis.
14:16Ce que je suis en train de vous dire, c'est que la France Insoumise, aujourd'hui,
14:19il n'y a aucun membre de la France Insoumise
14:20qui a été condamné pour antisémitisme, jusqu'à maintenant.
14:24Donc, si aujourd'hui, il y avait l'antisémitisme,
14:27il serait condamné et la justice aurait pris une décision.
14:30Après, il y a des plaintes en cours contre Rima Hassan, notamment.
14:33Il y a beaucoup de plaintes en cours contre Rima Hassan
14:35pour un des propos antisémites.
14:36Moi, après, je suis très honnête avec vous.
14:39Moi, j'ai rencontré des personnes de la LFI
14:42super charmantes, notamment Alma Dufour,
14:45qui est venue sur ce plateau, qui est adorable.
14:47Et vraiment, franchement, on a discuté, on a parlé,
14:49on n'a pas les mêmes opinions,
14:51mais on est hyper respectueuses l'une envers l'autre.
14:53Franchement, je n'ai rien à dire.
14:56Cependant, moi, en tant que personne juive,
14:58et là, je sors du contexte de l'animation de cette émission,
15:01moi, en tant que personne juive,
15:02et comme, je pense, 90% des personnes de confession juive en France
15:07se sentent insultées par Rima Hassan tous les jours.
15:11Et ça, c'est un sentiment profond.
15:14Et ça, il faut le dire.
15:15Donc, est-ce qu'aujourd'hui, vous ne trouvez pas
15:18que dans certains propos, elle va trop loin ?
15:20Que dans certains propos, c'est offensant ?
15:22C'est-à-dire que si on tenait, si un...
15:25Et attention, je condamnerais tout autant un député, par exemple,
15:30qui tiendrait les mêmes propos offensants,
15:32je ne sais pas si ça se dit,
15:33sur des personnes de confession musulmane,
15:35ou chrétienne, ou d'autres religions.
15:37C'est-à-dire que quand quelqu'un est complètement obsédé
15:39par toujours la même chose,
15:40et toujours les mêmes personnes,
15:42on condamne.
15:43Quelle que soit la religion,
15:45et Rima Hassan, aujourd'hui,
15:46c'est compliqué.
15:49Est-ce que vous avez eu des propos, entre guillemets,
15:51de Rima Hassan,
15:52qui a pu être considéré comme de l'antisémitisme ?
15:56Ah oui, oui.
15:58Rima Hassan, qui a décrit les attaques du 7 octobre
16:00comme légitimes, par exemple.
16:02Oui, comme légitimes.
16:03Donc, ça lui a valu une convocation par les autorités.
16:07Donc, ça doit être condamné.
16:09Moi, je pense qu'il faudrait l'inviter,
16:11et qu'elle s'exprime.
16:13Elle ne vient pas.
16:13Donc, voilà.
16:14Après, moi, je ne suis pas son avocat,
16:16je vous le dis.
16:16Je sais, mais comme c'est vrai qu'il y a des gens
16:18qui la suivent et qui adhèrent à ses propos,
16:20et comme vous l'avez dit,
16:22c'est pour ça qu'on essaie de comprendre,
16:24parce que cette émission,
16:24elle est faite pour échanger.
16:26Moi, j'ai changé de regard, par exemple,
16:27sur Alma Dufour,
16:28quand j'ai pu échanger avec elle.
16:30Mais c'est très intéressant ce que vous dites.
16:32Pourquoi ?
16:32Parce que la France Insoumise n'est pas limitée
16:34que sur Rima Hassan,
16:36ou Delogu,
16:37ou d'autres personnes.
16:38Ils la mettent en avant.
16:39Bien sûr, mais...
16:40C'est aujourd'hui une façade.
16:41Je veux dire,
16:41c'est la représentante de la LFI, aujourd'hui.
16:44Alors, c'est la représentante de la LFI, pour certains.
16:47Pour d'autres, non.
16:48Moi, aujourd'hui, Rima Hassan ne représente pas
16:50les quartiers populaires.
16:51Elle ne représente pas, comment dire,
16:53les gens des banlieues et autres.
16:56Voilà, on a un regard peut-être différent.
16:57Moi, Rima Hassan, je ne la connais pas plus que ça.
16:59Par contre, là, vous parlez à une personne
17:02qui vit sur le terrain,
17:03qui travaille sur le terrain,
17:04et qui fait en sorte de prendre un peu la température
17:07de ce qui se passe sur le terrain.
17:08Et quand on voit que le pouvoir d'achat des Français,
17:11il est en difficulté,
17:12quand on voit qu'on a plus de 300 000 pauvres
17:14dans la société française.
17:16Voilà, ça, moi, ça m'intéresse.
17:17Et ça, je suis d'accord.
17:17Et je pense que c'est là-dessus
17:19qu'il faut qu'on se passe,
17:20parce que c'est la première priorité des Français.
17:22Vous avez raison.
17:23Et quand on reçoit ici
17:24tous les différents partis politiques,
17:25parce que nous, dans cette émission,
17:27et c'est vraiment un mot d'ordre
17:28qu'on a mis,
17:29et merci à Sud Radio
17:30de nous laisser faire dans toute liberté,
17:32c'est-à-dire qu'on reçoit tout le monde.
17:34Nous, chez nous,
17:35on reçoit de la même manière
17:37quelqu'un d'extrême-gauche,
17:39ou alors peut-on considérer
17:40d'extrême-droite,
17:41ou de droite, ou de gauche,
17:42ou du centre,
17:44cette émission est vraiment faite pour ça.
17:46Maintenant, est-ce que vous trouvez que...
17:49Et tous, pardon,
17:50ils tiennent ce même discours
17:52de dire aujourd'hui la France va mal.
17:53Là-dessus, je pense que tous les partis politiques
17:54sont d'accord.
17:55Je pense que nous sommes tous d'accord.
17:55Voilà, la France va mal.
17:57Maintenant, ce que je vois,
17:59c'est justement quand la France va mal
18:01et quand on a des jeunes
18:02qui sont en souffrance et en détresse,
18:03notamment dans les quartiers,
18:05est-ce que vous jugez bon
18:06de les chauffer
18:07en leur disant, par exemple,
18:09comme Sébastien Delogu,
18:10qui attrape deux, trois jeunes
18:12dans un quartier
18:13et qui leur dit
18:14« Moi, je serai à votre place,
18:15j'irai mettre le feu aux mairies. »
18:17Imaginez-vous dans la tête
18:18d'un jeune
18:19qui est déstabilisé,
18:20qui n'est pas bien,
18:21qui a un profond mal-être,
18:22justement,
18:22et qui peut prendre ça au sérieux
18:24et qui peut, d'un matin,
18:25aller foutre le feu
18:26à une mairie
18:27et tuer quelqu'un,
18:28par exemple,
18:29involontairement,
18:30mais tuer quelqu'un.
18:31Est-ce qu'aujourd'hui,
18:32Delogu serait responsable
18:34ou ne serait pas responsable ?
18:35C'est ça, ma question.
18:36Est-ce que vous pensez
18:37que c'est dangereux
18:37de tenir ce genre de discours
18:38à des gens, justement,
18:39qui ne vont pas bien ?
18:40Mais bien évidemment
18:40que ça peut être dangereux
18:42et c'est, on va dire,
18:44c'est contre-productif.
18:45On le sait très bien.
18:47L'idée de tenir
18:48ce genre de discours,
18:49s'il l'a dit,
18:50parce que je...
18:50Il l'a dit.
18:51De mes propres yeux,
18:52j'ai rien...
18:52On a l'audio même, je crois.
18:53Non, non, mais je...
18:55Je ne doute pas
18:56de votre sincérité,
18:57mais...
18:58Non, mais c'est important,
18:58vous avez raison.
18:59Bien sûr, voilà.
18:59Moi, je ne vais pas m'appuyer
19:00sur quelque chose
19:01que je n'ai pas entendu
19:02ou que je n'ai pas vu.
19:03Mais voilà.
19:04Moi, je pense que c'est important,
19:05effectivement,
19:06de ne pas mettre de l'huile
19:07sur le feu
19:08sur ce genre de situation.
19:10Nos banlieues
19:10en souffrent déjà.
19:12C'est sûr.
19:12En souffrent déjà
19:13sur l'image qu'on leur donne.
19:14C'est vrai.
19:15Mais il faut aussi retenir
19:17que 99% des gens
19:19qui vivent dans les banlieues
19:20vivent comme tout
19:21n'importe quel Français
19:21dans ce pays
19:22et qui sont totalement intégrés
19:24et qui n'ont aucun problème
19:25avec ça.
19:26Beaucoup ont des diplômes
19:27et qui travaillent
19:27dans des grandes sociétés
19:28et c'est la fierté aussi
19:30de ces banlieues
19:30parce qu'on a trop tendance
19:32à stigmatiser ces banlieues
19:33et ce n'est pas parce
19:34qu'on retient trop
19:35aux quatre personnes
19:37qui, malheureusement,
19:38sont perdues
19:38ou peut-être
19:39sont à leur recherche
19:41d'identification, etc.
19:43On ne doit pas se limiter à ça.
19:45Je pense qu'il faut
19:45prendre aussi au sérieux
19:47tous ceux qui sont
19:48sur le terrain,
19:49qui ont réussi
19:49leurs études
19:50et qui essayent
19:51de donner une image
19:52digne et classe
19:53de nos quartiers
19:54et de nos banlieues.
19:56Je laisse la parole
19:57à la première thèse
19:57pour appuyer
19:59ce que je viens de dire.
20:00Je répète les propos
20:01de Sébastien Delogu,
20:02membre de la France Insoumise.
20:04J'ouvre les guillemets.
20:05Si vous vous organisez,
20:06vous faites sauter la mairie,
20:08vous faites sauter
20:09les institutions
20:09qui ne s'occupent pas de vous.
20:11Cette déclaration prononcée
20:12devant un groupe
20:12de jeunes en banlieue.
20:14Peut-être que c'est
20:14une malinterprétation aussi.
20:16Quand on dit sauter,
20:17il faut faire attention
20:17quand on parle.
20:18Bien évidemment.
20:19Je suis d'accord avec vous,
20:20le langage a un sens
20:22et c'est hyper important,
20:23surtout quand on parle
20:23avec des jeunes
20:24parce que ça peut être
20:25mal interprété.
20:26Ça, je suis d'accord avec vous.
20:27Ce n'est pas un langage
20:28que j'aurais tenu moi-même.
20:29Donc, si demain,
20:30je voyais des jeunes,
20:31c'est prenez vos responsabilités,
20:33faites en sorte que
20:34cette ville
20:35vous représente réellement.
20:37Effectivement,
20:37ça passerait mieux.
20:38Mais dire sauter,
20:39c'est des termes
20:39qui ne sont peut-être
20:39pas appropriés.
20:41Effectivement, je peux l'entendre.
20:43C'est très bien
20:43ce que tu fais dans les quartiers
20:44et c'est important,
20:45mais à chaque fois
20:46qu'on reçoit des militants
20:47sur ce plateau,
20:47ils rencontrent les politiques
20:48que sur des plateaux.
20:49Mais ils ne viennent pas
20:50dans les quartiers.
20:50Je suis d'accord.
20:53On voit Louis Boyard
20:54qui est là
20:55à se représenter,
20:56à dire je suis le meilleur.
20:57Mais il ne vient jamais
20:57dans les quartiers.
20:59Vous nous dites
20:59que vous avez rencontré
21:00le LFI
21:01uniquement sur des plateaux.
21:02Que ce soit LFI
21:03ou n'importe quel bord politique,
21:04c'est très grave.
21:05Alors, c'est le reproche
21:06que je peux donner
21:07à tous les hommes politiques,
21:08que ce soit de LFI
21:09comme dans les autres partis politiques.
21:11Il faut être réaliste.
21:13On est les premières victimes
21:14de ce qui se passe
21:15dans nos banlieues.
21:16Donc, effectivement,
21:17parfois, moi,
21:17je reproche à ces politiques
21:18de ne pas être sur le terrain
21:20et d'aller discuter
21:21avec les personnes
21:21qui sont touchées
21:22par cette violence,
21:23par cette difficulté.
21:25Bien évidemment,
21:26moi, je n'ai aucun souci
21:27là-dessus.
21:28Et si demain,
21:29je les interpelle devant moi,
21:30je ne resterai pas silencieux,
21:32effectivement.
21:33Et combien de fois
21:34on les a même invités
21:35et qu'ils sont restés
21:36sans réponse ?
21:37Donc, c'est pour vous dire.
21:38Mais ils font leur show
21:39en fait dans les assemblées.
21:40Qu'ils fassent leur show.
21:42Alors, sincèrement,
21:44moi, ce qui m'intéresse
21:44le plus,
21:45c'est le fond.
21:46Alors, je voudrais
21:47vous faire écouter
21:48un audio
21:49de Gérald Darmanin.
21:51Et je vous fais réagir
21:52juste après ça.
21:52Il est heureux
21:53que des personnalités politiques
21:55de tous bords
21:55puissent condamner
21:57désormais
21:57toute alliance politique
21:58avec la France insoumise.
22:00Cela ne doit pas être
22:01seulement l'honneur
22:02de la gauche,
22:02la gauche socialiste,
22:04dont j'ai dit
22:04comme M. Glussmann,
22:05comme M. Hollande,
22:06mais je pense aussi
22:07à M. Guedj,
22:07je pense à M. Delga,
22:09je pense à M. le maire
22:10de Montpellier
22:10qui porte hausses et couleurs.
22:12Ce sera l'honneur
22:13de la France
22:13de ne jamais plus
22:14s'allier avec un parti
22:16qui prend des propos
22:17antisémites
22:17et qui dit
22:18que la jeune garde
22:19sont leurs amis
22:20et permettent de tuer
22:21dans les rues de Lyon
22:22et d'ailleurs.
22:24Alors,
22:24je vous laisse réagir
22:25juste après cette petite pause
22:27sur Sud Radio
22:27aux propos tenus
22:28par Gérald Darmanin.
22:29Tout de suite
22:30sur Sud Radio.
22:31Sud Radio.
22:32Parlons vrai.
22:32Parlons vrai.
22:33Sud Radio.
22:33Parlons vrai.
22:34Sud Radio.
22:34Parlons vrai.
22:36Magali Berda
22:36sur Sud Radio.
22:37Il est 20h29.
22:38Nous sommes en direct.
22:39On ne vit pas
22:39dans la même France.
22:40On parle d'un sujet
22:41qui est au cœur
22:41de l'actualité.
22:42La mort de Quentin.
22:45Un drame.
22:45Un drame.
22:46Un jeune de 23 ans
22:47qui a perdu la vie
22:49tabassée
22:49par des jeunes garçons.
22:51Alors,
22:52je parle au conditionnel.
22:53Qui serait de la jeune garde,
22:54etc.
22:54Il y a des interpellations.
22:55Voilà,
22:56il y a une enquête en cours.
22:57Est-ce que la France insoumise
22:59est-il devenue
23:00un parti dangereux ?
23:02Et on en discute
23:02avec Salim Benjilani
23:04qui est militant
23:05et spécialiste
23:05en communication politique
23:07et Nasser Lajili
23:10qui est militant
23:11travaillant dans le secteur associatif
23:13et partisan
23:14de la LFI.
23:16Militant.
23:17On va dire
23:18sympathisant.
23:19Voilà,
23:19et Salim
23:20plutôt militant de droite,
23:22on peut le dire aussi.
23:23De droite.
23:24Voilà.
23:25Alors,
23:26je vous refais écouter,
23:28je vous ai fait écouter
23:28juste avant cette pause,
23:29je vous le refais écouter,
23:30les propos de Gérald Darmanin
23:31tenus aujourd'hui,
23:32c'est ça Florian ?
23:33Aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
23:34Au Sénat.
23:34Au Sénat.
23:35Écoutons ça.
23:35Il est heureux
23:36que des personnalités politiques
23:38de tous bords
23:38puissent condamner
23:40désormais
23:40toute alliance politique
23:41avec la France insoumise.
23:43Cela ne doit pas être
23:44seulement l'honneur de la gauche,
23:46la gauche socialiste,
23:47dont j'ai dit
23:47comme M. Glussmann,
23:48comme M. Hollande,
23:49mais je pense aussi
23:50à M. Gage,
23:51je pense à Mme Delga,
23:52je pense à M. le maire de Montpellier
23:53qui porte hausses et couleurs.
23:55Cela doit être l'honneur
23:56de la France
23:56de ne jamais plus
23:57s'allier avec un parti
23:59qui prend des propos antisémites
24:00et qui dit
24:01que la jeune garde
24:02sont leurs amis
24:03et permettent de tuer
24:04dans les rues de Lyon
24:05et d'ailleurs.
24:07Alors, je rajoute
24:08qu'il vient de tomber
24:09aussi une information.
24:10Selon TF1 et LCI,
24:11le second assistant parlementaire
24:13du député Raphaël Arnaud
24:16est en garde à vue.
24:17Robin C.
24:18qui est fiché S.
24:18Donc, assistant parlementaire
24:20fiché S.
24:21Il est suspecté
24:22d'avoir fourni
24:23une aide logistique
24:24et n'est pas suspecté
24:25de faits criminels.
24:26Mais on apprend
24:26qu'en plus des deux assistants
24:28parlementaires,
24:28un stagiaire du député
24:29Adrien C.
24:31est aussi en garde à vue
24:32pour les coups portés.
24:33Donc, il y a trois personnes
24:35proches de Raphaël Arnaud.
24:36Pas ouf le rapport de stage après.
24:38Oui, non, c'est pas cool.
24:39Ça fait beaucoup quand même
24:41pour un député.
24:43Ça fait beaucoup.
24:44Est-ce que vous,
24:46et là, je m'adresse à vous
24:47en tant qu'homme, Nasser
24:48et pas en tant que partisan
24:49de la LFI,
24:51en tant qu'homme,
24:52est-ce que vous pensez
24:52que Raphaël Arnaud
24:53doit démissionner ?
24:54Est-ce qu'il faut le...
24:55Soit il démissionne,
24:56soit il dégage, quoi.
24:57Alors, démissionner,
24:58c'est pas à moi
24:58de savoir s'il doit démissionner.
25:01Mais par contre,
25:02laissons l'enquête terminer.
25:05Je veux dire,
25:06laissons terminer l'enquête
25:07et ensuite, on verra.
25:08Est-ce qu'il ne doit pas partir,
25:09justement,
25:09l'entendre l'enquête ?
25:10Est-ce que ce n'est pas
25:11une provocation pour la famille
25:12même de rester aujourd'hui
25:14député à l'Assemblée nationale
25:15alors que tu as trois
25:16de tes assistants parlementaires
25:17ou de tes proches
25:19professionnels
25:19qui sont interpellés ?
25:20Tu es fondateur
25:22des jeunes gardes
25:23qui sont aujourd'hui
25:24mis en cause
25:25dans le meurtre,
25:26je ne sais pas,
25:26dans l'assassinat.
25:28On ne sait pas
25:29s'il y a la mise en cause.
25:30On verra que l'enquête.
25:31Franchement,
25:32je pense qu'il ne faudrait pas
25:34qu'on parle à chaud.
25:35Vous pensez qu'il ne devrait pas
25:36quitter l'Assemblée nationale
25:37aujourd'hui ?
25:38Pourquoi avoir la double peine
25:39si à la fin,
25:40on constate qu'il n'a rien à voir
25:41avec cette affaire ?
25:42En fait,
25:43quand je vois,
25:43je vais vous répondre
25:44autre chose,
25:45après je vais te laisser
25:46la parole aussi
25:46parce que je veux aussi
25:48que vous débattiez ensemble,
25:49je vais vous parler
25:51très crûment.
25:52Quand je vois
25:52qu'il y a des personnes
25:53qui sont suspectées d'eux,
25:56je prends notamment
25:57des exemples
25:58qui peuvent être graves,
25:59attention,
26:00et à juste titre
26:01ou pas,
26:02je ne suis pas là
26:02pour juger les gens
26:03ni ils ont tort
26:03ni ils ont raison.
26:04Je prends
26:06un réhabitant,
26:07je prends
26:08d'autres personnes,
26:09je prends
26:10ma propre exemple,
26:11moi j'ai été sortie
26:12de C8
26:13pendant mes problèmes
26:13et mes accusations
26:14de Booba
26:15pour des trucs
26:17qui ne sont pas criminels,
26:18bon bref,
26:18j'ai été blanchi entre temps,
26:20mais on s'écarte
26:21parce que ça fait
26:22du brouhaha,
26:25on respecte les choses.
26:27Et puis,
26:29pourquoi Adrien Cadenas,
26:31lui,
26:31pareil,
26:32sorti,
26:33pourquoi aujourd'hui
26:34ces gens-là,
26:35enfin certains,
26:36ne partent pas
26:36et c'est légitime ?
26:38Pourquoi par exemple
26:38quand il y a eu
26:39l'affaire un réhabitant,
26:40on a condamné
26:41un réhabitant
26:42pendant sa période
26:43de toute l'enquête,
26:44etc.,
26:45on lui a demandé
26:45de ne plus,
26:45il n'a plus fait de spectacle,
26:47il s'est mis en retrait,
26:48on a vu tout ce truc.
26:49À juste titre ou pas,
26:50attention,
26:51je ne dis pas que c'est bien
26:51ou pas bien,
26:52mais pourquoi
26:53d'un côté c'est bien
26:54et quand il s'agit
26:55de Raphaël Arnaud
26:56et qu'il y a un truc
26:57avec carrément un mort au milieu,
26:59eh bien,
26:59on dit,
27:00on doit attendre
27:01et on attend
27:01parce qu'on lui laisse
27:02le bénéfice du doute.
27:03Alors non,
27:04moi je ne pense pas
27:04qu'il faut,
27:06alors franchement,
27:08je ne sais pas
27:09comment je pourrais analyser
27:10le truc,
27:10effectivement,
27:11je peux entendre
27:12ce que vous soulevez,
27:16mais ça me gêne un peu
27:17qu'on interpelle la personne
27:20et qu'on lui demande
27:21de démissionner
27:22et qu'à la fin
27:23de cette enquête,
27:24on constate que malheureusement,
27:26il n'est pas dans cette affaire
27:28ou il est très loin
27:29de cette affaire-là.
27:30Moi je pense
27:30que c'est important aussi
27:31de ne pas répondre à chaud
27:33et de ne pas agir à chaud.
27:35Après,
27:35la France Insoumise,
27:36elle est responsable
27:37de ce qu'elle va mener
27:38dans les prochains jours.
27:39Effectivement,
27:40ça donne une très mauvaise image
27:41de la France Insoumise.
27:43Effectivement,
27:43que des militantes
27:44doivent se poser des questions
27:45de savoir
27:45est-ce que c'est bon
27:46ou pas de laisser
27:49le député Raphaël Arnaud
27:52au sein de l'Assemblée Nationale.
27:53Effectivement,
27:53toutes ces questions,
27:54on se les pose tous.
27:55On se les pose tous
27:56parce que
27:56est-ce que c'est l'image
27:58d'un homme politique
27:59qu'on aimerait voir
27:59dans ce pays ?
28:00Non,
28:01je ne pense pas.
28:03L'idéal pour nous
28:04d'un homme politique,
28:06c'est de s'occuper
28:07et de s'intéresser
28:07à ce qu'on vit
28:08au quotidien.
28:09Ça,
28:10pour moi,
28:10c'est l'idéal
28:11d'un homme politique.
28:12Mais quand on est une personne
28:12lambda
28:13et qu'on voit
28:14Sébastien Delogu
28:15poursuivi pour des tonnes
28:16de choses,
28:16alors agression envers,
28:18je crois,
28:18une prof dans un lycée,
28:19il me semble.
28:20Aujourd'hui,
28:21il y a eu des tonnes
28:21de trucs qui sont sortis
28:23sur Sébastien Delogu
28:24avec des enquêtes.
28:25Rima San,
28:26des plaintes
28:26pour antisémitisme.
28:28Raphaël Arnaud,
28:29aujourd'hui,
28:30qui est au cœur
28:30de ce scandale,
28:31et ce n'est pas un scandale,
28:33c'est un drame,
28:34de ce drame,
28:35il faut mettre les mots,
28:36ça fait beaucoup
28:37pour un seul parti politique.
28:38Il y a toujours eu
28:39des bons et des mauvais
28:39dans la politique,
28:40mais là...
28:41On a diabolisé,
28:42alors je vais vous donner
28:43l'anecdote de Jean-Luc Mélenchon
28:44quand il avait dit
28:45la République,
28:45c'est moi.
28:46Et c'était avant
28:47les présidenciers de 2022.
28:49On avait diabolisé
28:50Jean-Luc Mélenchon.
28:51Même les militants
28:52à Saunis,
28:53ils étaient un peu gênés
28:54pour la formulation
28:55ou la manière
28:56dont il avait porté
28:57le sujet.
28:59Mais en 2022,
29:00il s'est représenté
29:01à des élections
29:01et il arrive quand même
29:02troisième
29:04et il est à 400 000 voix
29:06de Marine Le Pen.
29:08Donc on constate
29:09que les Français
29:09ne s'arrêtent pas
29:10que sur ce genre de truc.
29:11Ils s'arrêtent aussi
29:12sur un programme politique.
29:13Le programme politique,
29:14c'est l'essentiel pour nous
29:15en tant que militants
29:16ou en tant que sympathisants
29:18de la France insoumise
29:18à s'intéresser
29:19à ce qui se passe
29:20au sein de la France insoumise.
29:21On a un programme,
29:22on y adhère,
29:23on vote.
29:24Après, effectivement,
29:25je pense qu'il y a
29:26l'image aussi
29:27qui doit être peut-être
29:29améliorée.
29:29Et ça,
29:30c'est normal.
29:31C'est normal.
29:32Mais en même temps,
29:33on est dans une période
29:34électorale aussi.
29:35On ne va pas se voiler la face.
29:36Tout le monde essaye
29:37de taper sur la France insoumise.
29:38Il va y avoir des municipales
29:40qui est prévue
29:40dans un mois.
29:41Donc on essaye
29:42de faire en sorte
29:43de déstabiliser
29:44les différents partis politiques.
29:45Il y a eu un mort quand même.
29:46Non mais bien évidemment.
29:47On ne parle pas du mort,
29:48mais je parle surtout
29:49de l'image
29:49de la France insoumise.
29:50Donc le mort,
29:51on condamne tout
29:52et on condamne tous,
29:53il n'y a pas de souci.
29:54Mais voilà,
29:55moi je pense
29:55qu'il faut qu'on se pose
29:57et qu'on commence
29:58à vraiment poser les choses.
30:00Je vais poser la même question
30:00à Salim.
30:01Est-ce que tu penses
30:01que Raphaël Arnaud
30:03doit se mettre en retrait,
30:04doit démissionner
30:04ou doit être exclu
30:05du parti politique ?
30:06Alors juridiquement,
30:07il y a quand même
30:07la présomption d'innocence
30:08qui existe en France.
30:09Donc il faut la respecter.
30:11Maintenant,
30:12je pense qu'avoir
30:13ce genre d'individu
30:13dans un groupe
30:14vous discrédite totalement.
30:16Donc de lui-même,
30:17je pense qu'il doit se retirer
30:18parce que ça fait trop de bruit
30:19autour de son parti
30:20et ça décrédibilise
30:22son parti aujourd'hui.
30:23Donc il faut qu'il parte.
30:25Est-ce que toi,
30:25tu as l'impression
30:26que les partis politiques
30:27profitent des drames
30:28pour en faire
30:29une propagande, etc.
30:31Est-ce que c'est pas trop mal
30:32ça aussi ce qui se passe
30:32autour de ça ?
30:34Là, pour le coup,
30:35c'est un drame.
30:36Donc c'est un fait.
30:38Ils commentent l'actualité.
30:39C'est cette triste actualité.
30:40Oui, mais on a l'impression
30:41que dès qu'il y a un drame,
30:43ils récupèrent tous le drame
30:44pour en faire
30:45ce qu'ils ont envie de faire.
30:45Alors il y a une récupération
30:46politique derrière
30:47à des fins électorales,
30:48sans doute.
30:49Maintenant,
30:50on ne peut pas
30:50leur en vouloir.
30:52Tu imagines si aucun politique...
30:53Moi, je vais à l'inverse.
30:56imagines si aucun parti politique
30:58ne parlait de Quentin.
30:59On dirait,
30:59mais la France,
31:00vous faites quoi ?
31:00Enfin, les politiques,
31:01vous servez à quoi ?
31:02Pardon, mais ça serait choquant
31:03que personne n'en parle.
31:04Je peux être d'accord,
31:05mais prenons le cas de Ismaël
31:07qui est mort au mois de janvier.
31:08D'acte raciste, d'ailleurs,
31:10qui a été retrouvé à la Seine.
31:11Est-ce que les hommes politiques
31:13s'est tous autant offusqués
31:15par rapport à ce qui s'est passé ?
31:16Et je n'ai pas envie de faire de...
31:18Alors, vous avez vu,
31:19je n'ai pas voulu en parler au début,
31:21mais vous dire qu'il y a
31:22deux poids, deux mesures.
31:24C'est dans le sens où...
31:25Dans le sens où je dis
31:26qu'Ismaël est mort
31:28pour des cas graves,
31:31donc de racisme,
31:32parce que l'enquête a donné
31:34cette...
31:35On va dire...
31:37Cette cause.
31:39Et aujourd'hui, là,
31:41Quentin a été tabassé,
31:44retrouvé mort,
31:46et on a toute la classe politique
31:48qui s'offusque.
31:50Là où je ne vous suis pas,
31:51c'est qu'une personne
31:53qui est assassinée
31:54pour des actes racistes
31:56ou antisémites,
31:57c'est un vrai problème,
31:58c'est un fléau,
31:59il faut le combattre, etc.
32:00Là, on est dans un autre cadre.
32:01C'est un jeune qui est mort
32:02parce qu'il avait
32:03des convictions politiques.
32:04C'est pas...
32:05En fait, pour moi,
32:06c'est la première fois
32:07que ça arrive aujourd'hui,
32:09quasiment, entre guillemets,
32:10c'est une des premières fois
32:11où un jeune de 23 ans
32:12se fait tuer
32:13parce qu'il revendique
32:17être de droite,
32:18ou d'extrême droite,
32:19ou de droite,
32:19et on s'en fout.
32:20Il pourrait être d'extrême gauche,
32:21il n'avait pas été tué,
32:22si vous voulez.
32:22Alors, si on suit votre logique,
32:24Ismaël, il a demandé quoi ?
32:25Il n'a rien demandé ?
32:27Non, mais il n'a rien demandé,
32:28ça veut dire qu'il a été
32:28victime de racisme.
32:29C'est ça que je suis en train
32:30de vous dire,
32:30c'est que...
32:32On ne compare pas deux morts
32:33et encore une fois,
32:34c'est aussi grave l'un que l'autre.
32:35Je dis juste que
32:36ce n'est pas le même contexte.
32:38En fait, si vous voulez,
32:39c'est des morts
32:41qui sont aujourd'hui
32:43malheureusement
32:43et dramatiquement tués
32:45parce que des personnes
32:46qui sont tuées
32:46parce qu'ils sont musulmans
32:48ou parce qu'ils sont juifs
32:50ou parce qu'ils sont autres.
32:52On s'en fout.
32:53C'est un drame
32:53qu'il faut combattre.
32:54Ça, c'est un sujet
32:55et que ce soit Ismaël
32:56ou Alimi
32:58ou n'importe,
32:58c'est la même chose,
32:59c'est aussi grave
33:00les uns que les autres.
33:00On est d'accord.
33:02Là, en fait,
33:03c'est un autre sujet pour moi.
33:04C'est-à-dire que...
33:04Vous voyez ce que je veux dire ?
33:06On parle d'un jeune
33:07aujourd'hui
33:07qui va manifester
33:10en tant que jeune
33:13manifestant politique.
33:14Là, on ne parle pas
33:14de religion.
33:15C'est pas la même...
33:16En fait, on ne peut même pas...
33:17C'est ce qu'a dit
33:19Lecornu
33:19et il y a eu un échange.
33:20D'ailleurs, on a l'audio,
33:21je crois, de Lecornu
33:22qui s'en est pris.
33:22Parce que ce que vous me dites là,
33:23c'est ce qu'a dit
33:24Mathilde Panot
33:26à l'Assemblée nationale
33:27un petit peu.
33:27Et on a un audio,
33:28je crois,
33:29de Mathilde Panot
33:29et de la réaction
33:30de Lecornu
33:31qui s'énerve.
33:32Je vous fais écouter.
33:33Vous allez voir.
33:34Il vous aura fallu ce drame
33:36pour sortir enfin du silence.
33:38Nous ne vous avons pas entendu
33:39sur l'assassinat
33:40du rugbyman Federico Aramburo
33:42à deux kilomètres seulement
33:43de notre assemblée
33:44par des militants du GUD
33:45ni sur les douze personnes
33:47tuées par l'extrême droite
33:48depuis 2022.
33:49Ce que vous venez de faire
33:51est absolument ignoble
33:53et abject.
33:57Lorsqu'on est un humaniste,
33:58c'est-à-dire que
33:59lorsqu'on est attaché
34:00à l'être humain,
34:01à l'homme,
34:02on n'oppose pas
34:03un mort
34:04à un autre mort,
34:05à un assassinat,
34:07à un autre assassinat.
34:09Il n'y a pas,
34:10Madame la Présidente,
34:11une violence acceptable
34:13dans un sens
34:14et inacceptable
34:15dans l'autre.
34:18Est-ce que vous trouvez
34:19que les propos
34:20de Sébastien Lecornu
34:21sont justes ?
34:22Oui, ils sont justes,
34:23mais je vais surtout rebondir
34:24sur ce que Mathilde Panot
34:26a dit,
34:26parce que là,
34:27on n'a pas l'audio
34:27dans son entièreté,
34:28mais elle demande
34:29à ce que le collectif Némis
34:31soit tenu en dehors
34:32du meeting de LFI,
34:33sinon ça va mal finir.
34:35Donc en fait,
34:35c'est de la violence
34:36sur de la violence.
34:37Il y a toujours du pire
34:38sur du pire avec eux.
34:39Ça ne s'arrête pas.
34:40Donc,
34:42je pense qu'il ne faut pas
34:43comparer les morts
34:44aujourd'hui.
34:45Ça ne sert à rien
34:45de le faire.
34:48Et pourquoi le faire ?
34:49Alors,
34:49moi,
34:50ce n'est pas comparer,
34:50c'est dénoncer
34:51tous les morts.
34:51Ce n'est pas la même chose.
34:52Mais ça,
34:52c'est une certitude.
34:53Vous avez raison.
34:54Ce n'est pas la même chose.
34:55Qu'on soit clair,
34:56là,
34:56je ne fais pas de comparaison
34:57et je ne suis pas là
34:58pour comparer qui que ce soit.
34:59Un mort ne doit pas exister
35:01dans ce pays.
35:01On ne doit pas assassiner
35:02une personne
35:03parce qu'il a cette religion
35:05ou parce qu'il a
35:06telle position politique.
35:07C'est ça que je suis en train
35:08de dire.
35:08Rien d'autre.
35:09Et je considère
35:10qu'aujourd'hui,
35:11la société dans laquelle
35:12on vit,
35:13on est en train
35:13de diviser un peuple.
35:15Un peuple qui souffre
35:16de la même manière
35:17d'un côté comme un autre
35:18et qui aujourd'hui,
35:20on a des politiques
35:21qui sont parfois
35:22très loin de la société.
35:24Hors contexte,
35:24hors sol.
35:26Hors sol.
35:27Et ça nous amène
35:28à de la division.
35:29Ça nous amène
35:29à des confrontations.
35:30Ça nous amène
35:31à des...
35:31Mais ça,
35:31je suis d'accord.
35:32Mais c'est pour ça
35:32qu'il faudrait qu'il y en ait
35:33qui partent de la vie politique.
35:35Bien sûr.
35:35Comme Raphaël Arnaud,
35:36comme dans différents...
35:38Oui, comme d'autres.
35:38Donc vous êtes aussi
35:39pour son départ, par exemple.
35:40Alors moi,
35:40je suis pour le départ de personne.
35:42Chacun est responsable
35:43de ses faits.
35:43Oui ou non ?
35:44Non, mais pourquoi ?
35:45Parce que qui je suis, moi,
35:46pour demander le départ
35:47d'une personne ?
35:48Non, mais vous commentez
35:50la politique.
35:51Je commente la politique,
35:52mais je ne donne pas
35:53de...
35:54Comment dire ?
35:54Je ne suis pas un commentateur
35:56sur une personne,
35:57s'il doit partir ou pas.
35:58Ma position personnelle,
36:00c'est de dire
36:01oui, il a fauté peut-être
36:02et on verra,
36:03l'enquête nous le dira.
36:04Et si ses attachés parlementaires
36:07sont coupables
36:08de ses faits et ses gestes,
36:09qu'ils soient condamnés
36:10de la même manière
36:10que tout délinquant
36:11dans ce pays
36:13est condamné.
36:13Donc voilà,
36:14là-dessus,
36:15je n'ai pas à réfléchir.
36:16Mais moi,
36:17en tant que Nasser Lajili,
36:18de dire,
36:18voilà,
36:19il faut qu'il parte,
36:20moi,
36:20je n'ai aucune responsabilité.
36:22Je suis qui, moi,
36:23pour décider de savoir
36:24qui doit partir,
36:25qui ne doit pas partir ?
36:26Il y a des gens
36:27envers la politique
36:27que je vous posais la question.
36:29Je veux dire,
36:30les politiques,
36:30parfois,
36:31elles sont...
36:32Franchement,
36:33moi, je suis un amoureux
36:33de la politique.
36:34J'aime regarder les questions
36:36à l'Assemblée nationale,
36:37j'aime écouter
36:37certains politiques,
36:38je suis admiratif
36:39des discours
36:40des uns et des autres.
36:41Voilà,
36:41on peut dire ce qu'on veut
36:42sur Mélenchon,
36:43mais c'est un tribun,
36:44il parle très bien.
36:45Et voilà,
36:46et parfois,
36:48c'est un exemple
36:48sur,
36:50comment dire,
36:50sur l'aura
36:51qu'il peut avoir,
36:52sur la facilité
36:52de discuter,
36:53de convaincre.
36:55Ça, effectivement,
36:56c'est une réalité.
36:57Mais ça ne veut pas dire
36:57que la France insoumise
36:58est propre
36:59dans son ensemble.
37:01On est des militants.
37:02Il y a aussi
37:03des militants en interne
37:04qui sont en opposition
37:05avec certains
37:05qui sont à l'intérieur.
37:07Et il n'y a pas de mal
37:08à le dire.
37:09Moi,
37:09je n'ai aucun problème
37:10à le dire.
37:10Quand je sais
37:11qu'il y a des choses
37:11qui ne sont pas correctes,
37:13je le dis
37:13et personne ne le dit pas.
37:15Ils ont créé
37:15un groupe
37:16qui s'appelle
37:16L'Après
37:17avec Clément Tinotin
37:19ou Daniel Simonnet
37:20ou plein d'autres.
37:21Oui,
37:21effectivement.
37:22On a reçu d'ailleurs
37:23ici sur ce plateau
37:25constructif.
37:26C'est vrai.
37:28Les dirigeants,
37:30Salim Banjilani,
37:30les dirigeants de LFI,
37:32pour toi,
37:33condamnent-ils suffisamment
37:34les débordements commis
37:35en marge des mobilisations ?
37:38Non.
37:39Comme je l'ai dit au début,
37:39pour moi,
37:40ça doit être beaucoup plus ferme
37:41et ça ne doit surtout
37:41pas être justifié
37:42de par d'autres morts
37:44d'autres partis politiques
37:45comme ils l'ont fait
37:46à l'Assemblée nationale,
37:47comme Mélenchon l'a fait
37:49dans un meeting
37:50qu'il a donné
37:51il y a deux jours,
37:52il me semble.
37:53donc ça doit être fait
37:55fermement
37:56et sans ambiguïté.
37:57Alors,
37:58on part en petite pause.
37:59Restez avec nous
38:00sur Sud Radio.
38:01Je me laisse envahir
38:02par ce débat
38:03qui est passionnant.
38:03C'est très intéressant
38:04de vous entendre
38:05tous les deux.
38:05Restez avec nous
38:06sur Sud Radio.
38:07On continue tout de suite
38:07après cette petite pause.
38:09Sud Radio.
38:10Sud Radio.
38:10Parlons vrai.
38:11Parlons vrai.
38:12Sud Radio.
38:12Parlons vrai.
38:13Magali Berda
38:14sur Sud Radio.
38:15Il est 20h46.
38:16Nous sommes en direct
38:17pour parler de ce sujet
38:18qui remue un peu
38:19l'actualité aujourd'hui
38:20en France.
38:21La France insoumise
38:22est-il devenue
38:23un parti dangereux
38:24après la mort de Quentin ?
38:25Après tout ce qu'on vient
38:26d'expliquer
38:28avec Raphaël Arnaud
38:29qui a créé
38:30ce groupement
38:32Les Jeunes Gardes.
38:33Voilà.
38:34La Jeune Garde
38:34qui serait
38:37je parle au conditionnel
38:38à l'origine
38:38de l'assassinat
38:40de Quentin.
38:41Ce militant
38:42d'extrême droite
38:44enfin d'extrême droite
38:45ou de droite
38:45je ne sais pas
38:46parce que je ne veux pas
38:47lui attribuer
38:48un groupe politique
38:50cependant
38:51il en est mort
38:52donc c'est un drame
38:53aujourd'hui.
38:53Est-ce qu'on meurt
38:54aujourd'hui
38:55de ses convictions ?
38:56Alors on mourait
38:57déjà en France
38:57et je le redis
38:58et vous avez raison
38:59de le dire
39:00Nasser
39:01on meurt en France
39:03aujourd'hui
39:03parce qu'on est juif
39:04ou parce qu'on est musulman.
39:05On en meurt.
39:06C'est le cas
39:07pour plein de nos
39:09compatriotes
39:09on peut dire ça
39:10comme ça.
39:11Voilà.
39:13Mais maintenant
39:14on meurt aussi
39:15par rapport
39:16à nos convictions politiques
39:18jusqu'où ça va aller
39:19en fait.
39:19Est-ce qu'on arrive
39:20dans une guerre civile
39:21en France ?
39:21Est-ce qu'on arrive
39:22dans un monde
39:23où finalement
39:23on ne peut plus
39:24être ce qu'on a envie
39:25d'être ?
39:25Est-ce qu'on arrive
39:26dans un monde
39:26à ce point-là
39:27où on est limite
39:28dans une dictature
39:29parce qu'on nous oblige
39:30à être ce qu'on n'a pas
39:31envie d'être
39:32et sinon on en meurt ?
39:33Qu'est-ce qui se passe
39:33aujourd'hui en France
39:34pour vous Nasser ?
39:36On est tous inquiets
39:37en vérité
39:37sur la montée
39:39de tensions
39:41entre
39:42on va dire
39:44entre gens
39:44qui vivent dans le même pays
39:46et qui vivent
39:47dans les mêmes situations
39:48donc effectivement
39:50on a la montée
39:52de l'extrême droite
39:53on a la montée
39:54de l'extrême gauche
39:56certains l'appellent
39:57l'extrême gauche
39:57mais moi je la considère
39:58comme une gauche
39:59et voilà
40:00et aujourd'hui
40:01on a l'impression
40:03qu'on a perdu
40:03le sens du débat
40:05le débat des idées
40:07d'apporter
40:08de la réflexion
40:08de donner
40:09on va dire
40:10des contradictions
40:11sur l'attente
40:12des Français
40:13et ça je ne le trouve plus
40:14on est surtout
40:16dans de la violence
40:16et voilà
40:18je trouve ça dommageable
40:19parce que
40:20pendant ce temps-là
40:21c'est le peuple
40:21qui souffre
40:22et je le redis encore une fois
40:23comme expliquait Salim
40:25et vous avez raison
40:26moi je partage
40:27ce que vous dites
40:28on a l'impression
40:29qu'on ne peut plus dialoguer
40:30c'est vrai
40:30maintenant
40:32quand Mathilde Panot
40:34dit à l'Assemblée Nationale
40:35Salim si tu peux nous répéter
40:36oui
40:37alors Mathilde Panot
40:38demande à ce que
40:39le collectif Némésis
40:40soit tenu
40:41en dehors des meetings
40:42de LFI
40:43sinon ça va mal finir
40:44est-ce qu'aujourd'hui
40:46tenir ce genre de propos
40:47c'est pas les amener
40:48justement à
40:49en fait
40:50c'est quoi le rôle
40:51de nos politiques
40:51c'est de chauffer tout le monde
40:52ou c'est de calmer tout le monde
40:53moi je
40:55voilà
40:55c'est la question
40:56qu'on doit tous se poser
40:57effectivement
40:57je pense que les politiques
40:58ont perdu parfois
41:00le sens de la raison
41:01le sens de la raison
41:02c'est aussi
41:03d'aller à la rencontre
41:04de ceux qui
41:05qui malheureusement
41:06qui sont en désaccord
41:08et voilà
41:09on parle de milices
41:10on parle de gens
41:12franchement
41:12on est loin de tout ça
41:13on est très loin de tout ça
41:14de quoi on parle aujourd'hui
41:16voilà
41:17moi je
41:18je considère
41:19qu'on est
41:20on est dans un
41:21comment dire
41:22dans un
41:23dans une période
41:23qui est un peu compliquée
41:24un peu difficile
41:25et j'espère
41:26et c'est pour ça
41:27que nous on fait aussi
41:28de la pédagogie
41:29on fait de la pédagogie populaire
41:32dans nos quartiers
41:33en faisant des conférences
41:34des débats
41:34pour apporter à la réflexion
41:35comment on peut faire changer les choses
41:37effectivement
41:38ça on apporte beaucoup aux gens
41:40ça effectivement
41:40c'est des idées
41:42mais
41:43après de tenir des discours
41:46à l'Assemblée Nationale
41:47où
41:47on a Darmanin
41:48qui en
41:49on le sent
41:50dans son discours
41:51qu'il est en pleine période électorale
41:52où il dit
41:53celui qui va faire une alliance
41:54avec la France Insoumise
41:55il faudrait qu'il réfléchisse
41:57il n'est pas candidat à la municipale
41:57oui mais
41:58il se prépare pour les présidentielles
42:00personne n'est à l'abri
42:01de quoi que ce soit
42:02et c'est tout à son honneur
42:03il est dans son rôle
42:04il a raison
42:05mais ce qui est triste
42:06c'est que
42:06tout le monde aurait fait la même chose
42:07c'est des députés
42:07ils représentent les français
42:09on ne peut pas
42:10on ne peut pas s'adresser comme ça
42:11aux gens
42:12avec autant de violence
42:13ce n'est pas possible
42:14quelle image on renvoie
42:16au niveau national
42:17mais à l'international aussi
42:18aujourd'hui
42:18c'est la question qu'il faut qu'on se pose
42:20est-ce que pour toi
42:21un parti politique
42:22comme la France Insoumise
42:23doit être dissoute
42:25alors
42:25ils ont eu
42:26ils ont des électeurs
42:27c'est une vraie question
42:28c'est même pas
42:29c'est pas un parti politique
42:30c'est un mouvement
42:30un mouvement
42:32non pas être dissous
42:33parce qu'ils ont été élus
42:34donc c'est aussi la démocratie
42:35moi je pense que
42:37Jean-Luc Mélenchon
42:38doit faire le ménage
42:39dans ses rangs
42:40et la discussion
42:42pourra peut-être
42:44ensuite être retrouvée
42:46à l'Assemblée Nationale
42:47on est aussi dans un contexte politique
42:48extrêmement tendu aujourd'hui
42:49on le sait
42:50donc quelque part
42:51ils sont obligés
42:52pour faire passer des textes de loi
42:53de discuter ensemble
42:54c'est pas possible
42:55de faire autrement
42:57Mathias
42:57sur les réseaux
42:58il y a une réaction
42:59qui est intelligente
43:00enfin intelligente
43:00qui est intéressante
43:01c'est les politiques
43:02sont les chefs de combat
43:02et le peuple
43:03leurs soldats
43:04et tout ça mène une guerre civile
43:05en silence
43:06et c'est vrai ce qu'ils disent
43:07c'est qu'en fait
43:07les politiques ils disent
43:08comme tu disais
43:09par rapport à ce que Deloogu disait
43:10aller casser les mairies
43:11et compagnie
43:12c'est allez faites
43:13faites
43:13nous on n'est pas sur le terrain
43:14vous faites
43:15et les gens s'entretuent entre eux
43:16et eux au final
43:17ça peut être un jeu
43:19très dangereux
43:20et je suis d'accord
43:20c'est pour ça que je pense
43:21qu'il faut faire quand même
43:22attention à la radicalité
43:23dans les débats
43:24parce que cette radicalité là
43:25on la retrouve
43:26en fait dans nos rues
43:27ensuite
43:28mais alors
43:29la radicalité
43:31la radicalité
43:32excuse-moi
43:32je me permets de te tutoyer
43:34parce que je te vois jeune
43:36et moi je considère aujourd'hui
43:39que la France s'est radicalisée
43:41dans son politique
43:42la droite aujourd'hui
43:44elle s'est radicalisée
43:45elle se rapproche
43:46des idées de l'extrême droite
43:47parfois
43:48et on se dit
43:48mais dans quelle tendance
43:50on est
43:50on a la gauche
43:52parfois elle va
43:53dans l'extrême gauche
43:53et c'est aussi ça
43:54qui crée des tensions
43:55et c'est aussi ça
43:56qui fait que les gens
43:57sont perdus
43:58sur ce qui se passe
43:59mais quelle raison
43:59vous faites entre
44:00la gauche par exemple
44:01les socialistes
44:01et la France insoumise
44:03parce que pour vous
44:03la France insoumise
44:04n'est pas d'extrême gauche
44:04donc c'est quoi
44:05la réelle différence
44:06entre un parti
44:07qui est beaucoup plus modéré
44:08comme les socialistes
44:09et l'écologiste
44:10et la France insoumise
44:11la différence
44:11c'est que
44:12le parti socialiste
44:13était au pouvoir
44:14elle a tenu
44:15elle a tenu
44:18un programme politique
44:18qu'elle n'a pas respecté
44:20et ça
44:21ça a déçu
44:21l'ensemble des gens
44:23donc elle est là
44:24la différence
44:24c'est qu'on a des gens
44:25qui ont été au pouvoir
44:26qu'ils avaient tout
44:27donc si le rassemblement
44:28arrive au pouvoir
44:29et applique un programme
44:30ils ne sont plus considérés
44:31comme d'extrême
44:32non non
44:32c'est pas ça
44:33c'est que
44:34aujourd'hui
44:35pour moi
44:35le parti socialiste
44:36je ne la considère plus
44:37comme la gauche
44:38qu'on attendait
44:38c'est-à-dire que
44:39la gauche
44:40qu'on attendait
44:41quand Hollande
44:43était arrivée
44:44en pleine présidentielle
44:46et qu'il disait
44:47on va faire
44:47on va se battre
44:48contre la finance
44:50dans ce pays
44:51et qu'il a fait
44:52le contraire
44:53de ce que
44:54les gens attendaient
44:55dans son programme
44:56et malheureusement
44:57François Hollande
44:58a perdu le cap
44:59c'est-à-dire qu'il avait
45:00le Sénat
45:00il avait la majorité
45:01au Sénat
45:02il avait la majorité
45:03à la députation
45:04quand il disait
45:04le droit de vote
45:05des étrangers
45:06on parlait de qui ?
45:07le droit de vote
45:08des étrangers
45:08on sait qui sont aujourd'hui
45:10c'est ces petits chibénis
45:11que vous voyez
45:11et qui sont là
45:12pendant plus de 50 ans
45:13dans ce pays
45:14et qui aujourd'hui
45:14n'ont pas droit
45:15au droit de vote
45:16et qu'on leur a promis
45:17bons et merveilles
45:18et rien n'a été fait
45:19donc effectivement
45:20moi c'est ces questions-là
45:23quand on parlait des quartiers populaires
45:24quand on parlait des hommes politiques
45:25de gauche
45:25aujourd'hui cette gauche
45:27on l'a perdue
45:27et les gens se retrouvent
45:30plutôt dans les idées
45:30de la France insoumise
45:31et on parle du programme
45:32moi dans la question du programme
45:34je pense que c'est l'un des partis
45:35qui a le plus travaillé
45:36sur la question du programme politique
45:38après effectivement
45:39on peut remettre en question
45:40le comportement
45:42de certains hommes politiques
45:43ou ceux qui les représentent
45:44ça c'est un débat
45:46et ça fait partie
45:47de la vie politique
45:48c'est comme ça
45:49ça a toujours existé
45:50et voilà
45:51je pense qu'aujourd'hui
45:53il y a une certaine forme
45:55d'instabilité
45:56qui veulent insérer
45:57qui veulent faire naître
45:58dans notre pays
45:59qui est quand même
46:00assez malsaine
46:00notamment sur la destitution
46:01d'Emmanuel Macron
46:03pratiquement tous les jours
46:04c'est quelle image
46:05qu'on renvoie à l'international
46:06de vouloir destituer un président
46:08on peut dire que c'est symbolique
46:09c'est pas des groupes responsables
46:10et on retrouve ça
46:11au rassemblement national aussi
46:13non mais alors
46:14on peut dire ce qu'on veut
46:15mais ça reste du symbolique
46:16on le sait très bien
46:17que la destitution
46:19du président aujourd'hui
46:21elle ne va pas se faire
46:21parce qu'il faut une majorité
46:22au Sénat
46:23comme à l'Assemblée Nationale
46:24on sait très bien
46:25mais c'est par principe
46:27de dire qu'il y a aussi
46:28des règles
46:28qui peuvent être mises en place
46:30et que certains hommes politiques
46:31qui sont très critiques
46:32avec Emmanuel Macron
46:33parce que parfois
46:35il a
46:35voilà
46:36il n'a pas tenu
46:37certaines promesses
46:39ou l'accumulation
46:40de choses
46:41qu'Emmanuel Macron
46:43a fait
46:43ils disent
46:44autant faire
46:45la dissolution
46:47la destitution
46:48du président de la République
46:49mais on sait très bien
46:50ça ça fait partie
46:51du monde politique
46:51c'est pas une surprise
46:53on va pas s'arrêter
46:54sur ce genre d'idées
46:55ça fait partie
46:56du monde politique
46:58voilà
46:59pour moi
46:59c'est ce qui fait
47:01la richesse de ce pays
47:02de ne pas avoir
47:03les mêmes idées
47:03on disait tout à l'heure
47:05qu'il fallait débattre
47:05moi si aujourd'hui
47:06je suis venu à Radio Sud
47:07je vais rarement
47:08dans les radios
47:08Sud Radio
47:09Sud Radio
47:10Sud Radio
47:10Sud Radio
47:13Sud Radio
47:13pour moi
47:14c'est rare
47:14que je vais dans ces émissions-là
47:15pourquoi ?
47:16parce que j'ai pas envie
47:16de polémiquer avec les gens
47:17par contre
47:18d'avoir des débats
47:19des échanges
47:19des discussions
47:21concrètes
47:21sur le fond
47:22l'intérêt du peuple
47:23qu'est-ce qu'on peut amener
47:25sur le terrain
47:26nos points de désaccord
47:27où on est
47:28voilà
47:28que je respecte totalement
47:30homme de droite
47:31homme plutôt à gauche
47:32voilà
47:32et c'est ce qui fait
47:33la richesse de ce pays-là
47:34d'apporter
47:35nos contradictions
47:36dans nos idées
47:37dans nos valeurs
47:37et dans ce que
47:39le peuple français attend
47:40et ça c'est ce qui fait
47:41la richesse
47:43de certaines émissions
47:44pas dans des émissions
47:45où on va ramener
47:45des gens
47:46qui seront là
47:47qui vont gueuler
47:47qui vont s'insulter
47:48ça m'intéresse pas
47:49je prends mes clics
47:50et mes claques
47:50et je repars tout de suite
47:51voilà
47:51en plus tu repars avec Magali
47:52t'arrives avec
47:53tu t'imagines
47:55on va partir d'ailleurs
47:56on va passer aux questions
47:58flash et cash
48:00les questions flash et cash
48:01alors c'est les questions
48:03c'est le moment préféré
48:04de nos auditeurs
48:04je sais ils me disent tous les jours
48:05tous les jours
48:06sur les messages privés
48:07et bien sûr
48:07en pleine nuit ça te réveille
48:08évidemment
48:08évidemment
48:09c'est tout du mytho
48:10je me suis inventée
48:12ce moment toute seule
48:13les amis on passe
48:14sur les questions
48:14flash et cash
48:15c'est le moment préféré
48:16de nos auditeurs
48:16des questions simples
48:17réponses simples
48:18on y va
48:20Salim Benjilani
48:21la mairie de Boker
48:22a refusé d'appliquer
48:23une décision de justice
48:25et doit payer
48:26plus de 100 000 euros
48:27pour avoir laissé
48:27une crèche dans la mairie
48:28un élu doit-il
48:30se placer au-dessus
48:31de la loi
48:31au nom de ses convictions ?
48:33alors non
48:33tout le monde est soumis
48:34à la loi
48:35donc c'est bien fait
48:36c'est pas bien fait
48:37il faut qu'il soit condamné
48:38il a été condamné
48:40c'est la mairie
48:40c'est plus la mairie Boker
48:42c'est la mairie bancaire
48:44c'est tenu
48:44il y a un rire
48:45c'est bon
48:46Nasser
48:48Ferrari verse près
48:49de 15 000 euros
48:49de prime
48:50à chacun de ses 5000 salariés
48:53après des bénéfices
48:54en forte hausse
48:55les grandes entreprises
48:55font des profits records
48:57devraient-elles
48:57toujours mieux partager
48:58avec leurs employés
48:59que de payer des impôts ?
49:01oui
49:01ça ne me dérange pas
49:03donc on baisse un peu les impôts
49:04et on donne aux salariés ?
49:05absolument
49:05je suis d'accord
49:06et après les salariés
49:07ils payent les impôts
49:10c'est pas faux
49:11c'est pas faux
49:14Salim
49:15face à l'augmentation
49:16des jeux d'argent
49:17chez les adolescents
49:18faut-il aujourd'hui
49:19une loi plus stricte
49:20pour protéger les mineurs
49:21quitte à limiter davantage
49:22leurs accès
49:23et leurs publicités ?
49:25bah oui complètement
49:25c'est pas fait pour tout le monde
49:26les jeux d'argent
49:27il faut que ce soit
49:27beaucoup plus réglementé
49:28s'il y a une hausse
49:29de la consommation
49:30de ces jeux
49:32Nasser
49:33face à la hausse des prix
49:34et à la malbouffe
49:35faut-il imposer
49:36un panier de produits
49:37alimentaires essentiels
49:38vendus à prix coûtant
49:40pour garantir
49:40une alimentation
49:42accessible à tous ?
49:43totalement d'accord
49:43vous êtes d'accord
49:44vous êtes super trop d'accord
49:45avec moi
49:46c'est pas si simple
49:47ces questions
49:49chaque fois vous en faites
49:49des durs
49:50c'est vrai ?
49:51bah oui
49:51en plus il va faire
49:52l'édito de l'émission
49:53alors pour répondre
49:55pour répondre
49:56pour répondre
49:57donc à la question
49:58du débat de ce soir
49:59après cet échange
50:00très constructif
50:01Salim Benjilani
50:03est-ce que la France insoumise
50:05est-elle ?
50:05est-il devenu en partie dangereux ?
50:07oui la France insoumise
50:08est un parti dangereux
50:09je maintiens mes positions
50:10je peux argumenter
50:12si vous voulez
50:12avec les nombreux
50:13il y a Jacques Pessy
50:13après mon bord
50:14en 10 secondes tu peux
50:15avec les différentes
50:16condamnations
50:17qu'on a pu voir
50:18sur Raphaël Arnaud
50:19déjà
50:20sur Adrien Quatennens
50:21sur les différentes sorties
50:23antisémites
50:24de différents
50:27députés de ce groupe
50:28Nasser
50:29Lajili
50:30Lajili
50:31ça va rentrer
50:32mais parce qu'il y a
50:33cette faute sur ma fiche
50:35est-ce que la France insoumise
50:36est-il devenu en partie dangereux ?
50:38non c'est pas un parti dangereux
50:39ça représente
50:40plus de 7 millions de français
50:41et ça serait insultant
50:43pour l'ensemble
50:44de ses adhérents
50:45ou ses sympathisants
50:46qui partagent totalement
50:48les idées de la France insoumise
50:50alors merci à vous deux
50:52merci Salim
50:52merci Nasser
50:54franchement c'était très très intéressant
50:55comme émission
50:56on se retrouve demain
50:58à 20h sur Sud Radio
50:59et tout de suite
51:00vous retrouvez
51:01les quais d'une vie
51:02avec Jacques Pessy
51:03ma star internationale
51:04et son invité
51:05l'écrivain
51:06José Fraîches
51:08ouais c'est pas mal
51:09c'est ça ?
51:10Fraîche
51:11voilà
51:11José Fraîche
51:12donc José Fraîche
51:13il est frais
51:13c'était nul
51:15allez
51:15c'était pour finir en beauté
51:17à demain sur Sud Radio
51:20Magali Berda
51:21Sud Radio
51:2120h-21h
51:24on vit pas dans la même France
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