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  • il y a 1 heure
Plus les mois passent, plus les relations entre les partis de gauche se dégradent. À quelques semaines des élections municipales, prévues les 15 et 22 mars, les anciens alliés donnent désormais l’image de camps opposés, multipliant les désaccords publics et les stratégies concurrentes. Cette fragmentation pourrait peser dans les urnes Paris, Lyon et Marseille peuvent-elles basculer ? Pourquoi les Insoumis font-ils liste à part ?

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Transcription
00:00Il y a beaucoup de villes où LFI peut faire perdre la gauche ?
00:02Il faudra assumer du côté d'Elefi d'avoir éventuellement fait perdre la gauche.
00:06Alors, si la gauche perd à Paris, c'est Rachida Dati, a priori, qui récupère le lead.
00:11Rachida Dati, donc femme de droite, mais avec quand même aujourd'hui
00:14quelques casseroles judiciaires qui font un peu des ordres.
00:16Je me souviens que dans une vie professionnelle et politique antérieure,
00:19j'ai contribué à la campagne de 2000-2001 à Paris, justement,
00:22celle qui a précédé la victoire de Bertrand Delanoé.
00:24L'enjeu à l'époque était quand même de moraliser pour partie la vie publique à Paris.
00:28Là, l'élection de Rachida Dati, quand même, serait une forme de renouement
00:32avec une politique affairiste telle qu'on avait connue.
00:34À Marseille, effectivement, c'est ça le sujet.
00:36C'est-à-dire que si Marseille bascule à l'extrême droite,
00:39là, pour le coup, c'est une déflagration politique majeure
00:42qui marquera y compris la présidentielle.
00:44Parce que c'est Marseille, et quand je dis parce que c'est Marseille,
00:46c'est-à-dire que c'est une des plus grandes villes françaises,
00:49donc il y a ce choc-là, et par ailleurs, c'est probablement
00:51parmi les grandes métropoles la plus communautarisée,
00:54ou en tout cas celle qui agrège le plus grand nombre de communautés.
00:57Je ne sais pas si l'élection du candidat RN à Marseille,
01:01c'est derrière un peu de guerre civile à Marseille,
01:04mais on imagine en tout cas la tension que ça pourrait produire.
01:06Donc derrière, il faut quand même que LFI assume,
01:09vis-à-vis de l'électorat de gauche dans son ensemble,
01:12le fait de pouvoir faire chuter.
01:13– Avec l'effet que pourrait avoir la responsabilité
01:15d'avoir fait perdre des grandes villes à la gauche.
01:18– Et là, ce serait une déflagration.
01:20– Oui, mais du coup, effectivement, comme ils sont très malins
01:23et très intelligents, justement, ils veulent se prémunir de cette critique.
01:26Donc ils disent en fait, et d'ailleurs, quand même de manière assez juste,
01:30ils disent, ce sont les socialistes qui ne veulent pas de nous.
01:32Ce sont les socialistes qui ne veulent pas de nous.
01:33Donc s'ils ne veulent pas de nous, nous, nous nous présentons au second tour,
01:36pourquoi on n'offrirait pas un bulletin de vote à nos électeurs ?
01:39Parce qu'il y a un discours qui peut s'entendre.
01:41Parce qu'effectivement, Emmanuel Grégoire ou Benoît Payan ou d'autres disent,
01:45ben non, il n'y aura pas d'alliance du tout avec la FI.
01:50Ce qui n'est pas vrai partout non plus.
01:51– Qu'est-ce qui rend un peu compliquée l'alliance aujourd'hui
01:53entre LFI et les autres ?
01:54Qu'est-ce qui a changé depuis l'accord bricolé improvisé de 2024 ?
01:58Ce sont deux choses.
01:59D'abord, un ton qui s'est considérablement durci de LFI
02:03vis-à-vis de ses partenaires de gauche.
02:05On voit bien que l'agressivité, le ton n'est plus le même.
02:08En réalité, en deux ans, il y a eu une forme de radicalisation.
02:10de ce point de vue-là.
02:11Et deuxième chose quand même, les fameux événements du 7 octobre
02:14qui ont instillé le doute quant à l'antisémitisme d'une partie de la gauche.
02:18Et du coup, LFI qui en tout cas porte ça comme un sparadrap ou un stigmate
02:22qui pourrait polluer l'intégralité de la gauche quand même.
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