00:00Il y a beaucoup de villes où LFI peut faire perdre la gauche ?
00:02Il faudra assumer du côté d'Elefi d'avoir éventuellement fait perdre la gauche.
00:06Alors, si la gauche perd à Paris, c'est Rachida Dati, a priori, qui récupère le lead.
00:11Rachida Dati, donc femme de droite, mais avec quand même aujourd'hui
00:14quelques casseroles judiciaires qui font un peu des ordres.
00:16Je me souviens que dans une vie professionnelle et politique antérieure,
00:19j'ai contribué à la campagne de 2000-2001 à Paris, justement,
00:22celle qui a précédé la victoire de Bertrand Delanoé.
00:24L'enjeu à l'époque était quand même de moraliser pour partie la vie publique à Paris.
00:28Là, l'élection de Rachida Dati, quand même, serait une forme de renouement
00:32avec une politique affairiste telle qu'on avait connue.
00:34À Marseille, effectivement, c'est ça le sujet.
00:36C'est-à-dire que si Marseille bascule à l'extrême droite,
00:39là, pour le coup, c'est une déflagration politique majeure
00:42qui marquera y compris la présidentielle.
00:44Parce que c'est Marseille, et quand je dis parce que c'est Marseille,
00:46c'est-à-dire que c'est une des plus grandes villes françaises,
00:49donc il y a ce choc-là, et par ailleurs, c'est probablement
00:51parmi les grandes métropoles la plus communautarisée,
00:54ou en tout cas celle qui agrège le plus grand nombre de communautés.
00:57Je ne sais pas si l'élection du candidat RN à Marseille,
01:01c'est derrière un peu de guerre civile à Marseille,
01:04mais on imagine en tout cas la tension que ça pourrait produire.
01:06Donc derrière, il faut quand même que LFI assume,
01:09vis-à-vis de l'électorat de gauche dans son ensemble,
01:12le fait de pouvoir faire chuter.
01:13– Avec l'effet que pourrait avoir la responsabilité
01:15d'avoir fait perdre des grandes villes à la gauche.
01:18– Et là, ce serait une déflagration.
01:20– Oui, mais du coup, effectivement, comme ils sont très malins
01:23et très intelligents, justement, ils veulent se prémunir de cette critique.
01:26Donc ils disent en fait, et d'ailleurs, quand même de manière assez juste,
01:30ils disent, ce sont les socialistes qui ne veulent pas de nous.
01:32Ce sont les socialistes qui ne veulent pas de nous.
01:33Donc s'ils ne veulent pas de nous, nous, nous nous présentons au second tour,
01:36pourquoi on n'offrirait pas un bulletin de vote à nos électeurs ?
01:39Parce qu'il y a un discours qui peut s'entendre.
01:41Parce qu'effectivement, Emmanuel Grégoire ou Benoît Payan ou d'autres disent,
01:45ben non, il n'y aura pas d'alliance du tout avec la FI.
01:50Ce qui n'est pas vrai partout non plus.
01:51– Qu'est-ce qui rend un peu compliquée l'alliance aujourd'hui
01:53entre LFI et les autres ?
01:54Qu'est-ce qui a changé depuis l'accord bricolé improvisé de 2024 ?
01:58Ce sont deux choses.
01:59D'abord, un ton qui s'est considérablement durci de LFI
02:03vis-à-vis de ses partenaires de gauche.
02:05On voit bien que l'agressivité, le ton n'est plus le même.
02:08En réalité, en deux ans, il y a eu une forme de radicalisation.
02:10de ce point de vue-là.
02:11Et deuxième chose quand même, les fameux événements du 7 octobre
02:14qui ont instillé le doute quant à l'antisémitisme d'une partie de la gauche.
02:18Et du coup, LFI qui en tout cas porte ça comme un sparadrap ou un stigmate
02:22qui pourrait polluer l'intégralité de la gauche quand même.
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