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  • il y a 4 heures


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Transcription
00:00assez la gauche dans cette affaire ?
00:02Moi je pense qu'on a tous condamné évidemment ce qu'il s'est passé
00:05et je pense qu'il n'y a aucune clémence à attendre
00:08vis-à-vis des assassins de Clément, de Quentin de Ranque, pardon.
00:12C'est évident, je pense que tout le monde l'a dit,
00:14maintenant les raccourcis politiques, il faut y faire très attention
00:17dans un contexte inflammable comme on le connaît.
00:20Ce qui est arrivé à l'Union…
00:21Ce que dit le gouvernement, c'est un raccourci politique ?
00:22Moi je pense que le gouvernement va très très vite en besogne
00:24et à trouver évidemment, l'assassinat est un drame
00:28et il sert de prétexte aujourd'hui pour accélérer une diabolisation
00:31de la France insoumise, même si je pense que la France insoumise
00:34actuellement manque de clarification vis-à-vis de sa relation
00:37avec la jeune garde et avec certains militants de la jeune garde aussi.
00:41Est-ce que la France insoumise a une responsabilité morale dans ce meurtre ?
00:44Le premier responsable du meurtre, ce sont les assassins de Quentin de Ranque.
00:48Il faut quand même remettre les choses dans le bon ordre.
00:50Après, dans la pratique politique, évidemment que c'est plutôt la jeune garde
00:54qui a aujourd'hui des comptes à rendre, à mon avis,
00:57sur la façon dont ils ont envisagé les choses au moment de cette conférence
01:00de Rima Hassan, mais ensuite, la relation avec la France insoumise,
01:04là-dedans, dans ce contexte-là, oui, la France insoumise a des clarifications
01:09à donner vis-à-vis de la violence politique qui s'est exercée à Lyon
01:13la semaine dernière, oui.
01:14Alors, la jeune garde qui a été fondée par Raphaël Arnaud,
01:17députée actuellement de la France insoumise, on a entendu la porte-parole
01:20du gouvernement qui appelle à sa suspension, en tout cas temporaire,
01:23au sein de l'Assemblée nationale, vous êtes d'accord ?
01:25Moi, j'aimerais qu'il s'exprime déjà, parce qu'on ne l'entend pas
01:28et je pense que c'est le premier concerné, il devrait s'exprimer.
01:30Et évidemment, moi, je pense que quand on est condamné pour violence,
01:32on doit évidemment se mettre en retrait et peut-être même quitter
01:35sa fonction de parlementaire.
01:37Je pense que quand on est condamné pour violence,
01:39il y a des responsabilités à prendre, évidemment.
01:41Selon vous, Raphaël Arnaud doit quitter sa fonction de député ?
01:43Moi, je pense qu'il doit prendre ses responsabilités.
01:45Aujourd'hui, oui, il y a des conséquences.
01:48Quand on a été condamné, il y a des conséquences sur un mandat parlementaire.
01:51Ça me paraît normal.
01:52Dans la stratégie de conflictualisation du débat politique,
01:56du débat au sein de la société, stratégie de la France insoumise,
01:59est-ce que cela amène à ce type de violence ?
02:01Non, je ne pense pas.
02:02Je ne pense pas que ce soit ce qui amène à ce contexte de violence.
02:05Il faut bien remettre le contexte lyonnais en perspective,
02:08parce que je l'ai dénoncé plusieurs fois ici pendant mon mandat.
02:11Lyon connaît des groupuscules d'extrême droite très violents
02:14depuis des années qui font régner un climat de tensions politiques
02:18très fortes dans les rues lyonnaises.
02:20Plusieurs groupes d'ultra-droite auxquels appartenaient Quentin de Ranck
02:23ont été dissous parce qu'ils menaient des actions violentes,
02:25y compris dans les rues de Lyon.
02:27C'est plutôt ce climat-là qu'il faut dénoncer
02:29et qu'il aurait fallu tenter d'apaiser.
02:31On a plusieurs fois appelé au gouvernement à dissoudre ces groupes.
02:34On trouvait que Gérald Darmanin,
02:36notamment quand il était ministre de l'Intérieur,
02:37allait lentement pour la dissolution de ces groupes.
02:39Et je l'ai plusieurs fois exprimé ici.
02:41Aujourd'hui, c'est ça qui amène à ce climat de tension,
02:43qui a amené à cet affrontement
02:44et qui a aujourd'hui provoqué ce drame.
02:46Et là, on parle de la violence d'ultra-gauche.
02:48Bien sûr, la violence d'ultra-gauche,
02:49elle était orientée vis-à-vis d'un groupuscule d'extrême droite aussi.
02:53Et quand on voit les vidéos,
02:54ça ressemblait plus à une Eurix de hooligans
02:56qu'un combat politique ou un lynchage ou un guet-apens.
02:59Ce qu'on a vu, c'est aujourd'hui
03:01la conséquence de cette montée en tension
03:04à la fois menée par l'extrême droite et l'ultra-droite à Lyon,
03:07par des groupuscules très violents
03:08qui ont mené plusieurs raids contre des militants,
03:10contre des locaux syndicaux, contre des manifestations
03:11qu'on a dénoncées plusieurs fois.
03:13Et à la fin, ça aboutit à une confrontation
03:15et une montée en tension.
03:16Et oui, les collectifs d'ultra-gauche
03:18qui ont mené cet affrontement la semaine dernière
03:21ont une responsabilité aussi très forte.
03:23En acceptant de rentrer dans cette tension physique
03:26au coin de la rue,
03:27forcément, à la fin, ça finit par un drame.
03:28Vous dites que la France insoumise doit faire la clarification
03:30sur cette violence politique.
03:32Est-ce que les écologistes peuvent encore faire des alliances
03:34aux élections avec la France insoumise,
03:36que ce soit la présidentielle ou municipale ?
03:37Moi, je pense que tant que cette clarification n'est pas venue,
03:40non, on ne peut plus discuter avec la France insoumise.
03:42Je pense que la clarification vis-à-vis de la violence politique
03:44doit venir permettre aujourd'hui
03:46de rediscuter avec la France insoumise.
03:48Est-ce qu'au sein des verts du Parti écologiste,
03:50Marine Tondelier est assez ferme vis-à-vis de la France insoumise ?
03:53Je pense qu'elle a été très claire.
03:54Elle était à Avignon hier,
03:55dans la circonscription de Raphaël Arnault.
03:56Elle a répondu plusieurs fois à cette question.
03:58Évidemment qu'on doit...
03:59Nous, en tout cas, nous sommes un mouvement non-violent.
04:01C'est dans nos statuts, dans la fondation des écologistes,
04:04c'est la non-violence qui nous porte.
04:05Donc évidemment qu'on est très claire sur ces questions-là
04:07et que Marine Tondelier est très claire aussi.
04:09Vous parliez de la montée de la violence politique,
04:12notamment à Lyon,
04:13notamment autour du débat universitaire.
04:15Le gouvernement a publié une circulaire en début de semaine
04:17pour interdire les débats politiques dans les universités
04:20en cas de menace à l'ordre public.
04:23En l'occurrence, on le rappelle,
04:24ces violences, elles ont eu lieu autour d'une conférence
04:27de l'eurodéputé insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
04:30Est-ce qu'il faut interdire ce type de débat ?
04:32Non, je ne suis pas d'accord avec la décision du gouvernement.
04:34Je pense que c'est donner le point au collectif
04:35qui perturbe ces débats, que ce soit le collectif Némésis.
04:38Mais je vous rappelle qu'il y a quelques semaines,
04:40c'était...
04:40Le collectif Némésis, collectif d'extrême droite.
04:42...qui a voulu perturber la conférence de Rima Hassan.
04:44Mais quelques semaines précédemment, à Lyon 2,
04:46c'est Yanis Rohdeur, un universitaire chercheur
04:48qui avait été lui aussi mis sous pression
04:50d'un collectif cette fois-ci de gauche
04:54et donc on doit pouvoir permettre
04:56à ces débats de se tenir, quelle que soit
04:58la radicalité des propos
05:00qui peuvent être tenus. Je pense que c'est important
05:02qu'on maintienne une liberté d'expression dans les universités.
05:04Ça fait partie des libertés académiques.
05:06Merci beaucoup Thomas Dossier pour vos réponses.
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