- il y a 9 heures
Djamil Le Shlag revient sur son parcours, les photographies d'Agnès Varda s'expose à Thionville et celles d'Eloïse Gasteuil au Dahu à 5 pattes...
- Rosalie Varda présente l'exposition "Agnès Varda : Autoportraits, autres portraits" au Centre Jacques Brel - Puzzle Thionville
- La Boîte à Idées : Michel Jonasz au Galaxie d'Amnéville
- "Derrière le miroir" d'Eloïse Gasteuil (exposition au Dahu à 5 pattes à Metz)
- Djamil Le Shlag, l'humour pour accepter la vie. Rencontre à l'occasion du Festival de l'Humour de Metz
Présentation, montage : Alicia HIBLOT
Images : Clément DUMAY, Alicia HIBLOT
Musique Générique :
Alice Arthur
Musiques reportages et plateaux :
Motion Aray : Soniq Branding "Put Your Dancing Shoes On",DHD Music "My Soul", Chunky Monkey, Stereofruit "Love Letters From The Frontline", To The Moon & Back, Breathtaking Sunrise
© Moselle TV - Février 2026
- Rosalie Varda présente l'exposition "Agnès Varda : Autoportraits, autres portraits" au Centre Jacques Brel - Puzzle Thionville
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Présentation, montage : Alicia HIBLOT
Images : Clément DUMAY, Alicia HIBLOT
Musique Générique :
Alice Arthur
Musiques reportages et plateaux :
Motion Aray : Soniq Branding "Put Your Dancing Shoes On",DHD Music "My Soul", Chunky Monkey, Stereofruit "Love Letters From The Frontline", To The Moon & Back, Breathtaking Sunrise
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NewsTranscription
00:01Votre dose quotidienne de spectacle avec le Casino 2000 de Montdorff-les-Bains au Luxembourg.
00:07Bonjour à toutes et à tous, je suis très heureuse de vous retrouver pour ouvrir avec vous cette nouvelle boîte
00:12à Malice
00:12dans laquelle il sera question d'humour avec l'excellent Jamil Le Schlag qui était de passage à Metz
00:18et qui a eu la gentillesse de répondre à quelques-unes de mes questions.
00:21Au programme également de la photographie avec Héloïse Gasteuil qui nous invite à regarder derrière le miroir.
00:28Photographie toujours et encore avec la grande cinéaste Agnès Varda dont les clichés méconnus sont aujourd'hui exposés au Centre
00:34Jacques Brel de Thionville.
00:36Une exposition dont Rosalie Varda, sa fille, nous parlera en détail.
00:40Nous ne vous reste plus qu'à vous installer confortablement pour prendre votre grand bain de culture.
00:45Bienvenue !
01:19Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27Rosalie Varda, bonjour !
01:29Bonjour !
01:30Merci beaucoup de m'accorder cet entretien.
01:32Un plaisir !
01:33On se trouve au Centre Jacques Brel, à Puzzle-Thionville, dans le cadre de l'exposition Agnès Varda, autoportrait, autre
01:40portrait.
01:41Exposition consacrée aux photographies réalisées par votre mère, Agnès Varda.
01:47Oui.
01:47Une femme extraordinaire, artiste magnifique, alors qu'on le connaît beaucoup pour ses films.
01:52On se rappelle Cléo de Saint-Cassette, Jacques-Ode Nantes, Antoine Illoy, pour ne citer qu'eux, parce qu'il
01:57y en a eu énormément.
01:58On la connaît peut-être moins pour ses photographies.
02:01C'est vrai.
02:03Elle ne s'est jamais vraiment occupée de ses photographies, de son vivant.
02:07Et pourtant, elle a été photographe fin des années 40, enfin elle a commencé en 50.
02:12Et elle a gagné sa vie comme photographe pratiquement jusqu'en 63, 64.
02:16Donc ça paraît incroyable, mais elle a eu une longue vie.
02:19Et donc en fait, cette partie, elle a été un petit peu oubliée.
02:23Elle-même disait qu'elle était arrivée dans ce monde de la photographie, il n'y avait pas beaucoup de
02:27femmes.
02:28Ça n'était pas facile.
02:29Et puis elle était assez radicale.
02:31Et elle est passée un peu à autre chose.
02:34Elle s'est toujours consacrée aux nouveaux projets.
02:36Elle n'avait pas vraiment l'habitude de regarder le passé.
02:39Elle était vraiment précurseur.
02:41D'ailleurs, on dit d'elle qu'elle était même avant la Nouvelle Vague.
02:44On dit d'elle que c'était la grand-mère, entre guillemets, de la Nouvelle Vague.
02:47C'est vraiment un peu naze de dire ça.
02:50Mais dans la réalité, c'est que son film de 54, qui est son premier film, La Pointe Courte,
02:55qui est un film assez radical, structuré en deux parties, fiction et documentaire,
03:02qu'elle produit elle-même sous forme...
03:05Elle crée une coopérative, personne n'est payé.
03:08C'est un truc incroyable.
03:11Et en fait, la bande des cahiers du cinéma, qui commence dans les mêmes années,
03:15mais qui est beaucoup plus en avant, vers 58,
03:18où il avait un peu rayé des tablettes,
03:22mais ça s'est un peu inversé après.
03:25Et puis aujourd'hui, heureusement qu'il y a des chercheurs, des historiens,
03:29qui remettent dans un contexte de l'époque...
03:32Pour revenir à cette exposition, c'est pour mettre en valeur justement le fait qu'elle est une photographe,
03:38que maintenant le monde de la photo commence à réaliser que, oui, c'est une photographe,
03:44et qu'elle a fait un travail intéressant.
03:46Et c'est toutes les expositions que nous menons justement pour mettre en valeur ce fond,
03:52où après son décès, on a pu à peu près calculer plus de 28 000 négatifs.
03:57Et donc, même nous, on ne savait pas.
04:05Alors, avant peut-être de rentrer dans son œuvre et de découvrir les photographies,
04:09là, on est dans la partie « La femme et l'enfant ».
04:11Alors, j'ai envie de vous demander quelle mère elle était.
04:13J'ai entendu dans une interview, elle disait que vous étiez son plus grand bonheur.
04:16Alors, et vous ?
04:18Quelle maman, quelle mère ?
04:19C'était une mère normale.
04:21Et je dis toujours, on me dit « Oui, mais tu n'as pas eu une enfance normale ».
04:25J'ai eu une enfance normale, j'ai eu une enfance avec des parents aimants.
04:31Et oui, j'ai été élevée dans un milieu qui est évidemment une chance.
04:36Côtoyer des artistes, c'est toujours une chance.
04:38Mais ma mère était exigeante et elle avait raison.
04:42Elle estimait que rien n'était dû et qu'il fallait beaucoup travailler dans la vie.
04:46Et elle disait toujours « Tu travailleras plus qu'un homme, ma petite.
04:49Ça sera plus difficile pour toi, mais tu as le droit de tout avoir. »
04:53Elle vous a transmis son amour de la liberté, ce goût de la liberté aussi.
04:56Oui, alors je suis moins radicale qu'elle.
04:58Je me rends compte qu'elle était très radicale.
05:00Elle a commencé dans une époque différente aussi.
05:03Mais les quelques grands principes que nous avons partagés,
05:08je les ai moi-même partagés puisque je suis la maman de trois garçons.
05:12Donc je les ai partagés avec mes trois garçons.
05:14Alors revenons maintenant à la photographie.
05:16On découvre les premières photos qui sont là.
05:18Alors ça, c'est trois photographies intéressantes
05:20parce que c'est des tirages, des magnifiques tirages.
05:23C'est la comédienne Thérèse Lothard
05:26qui est donc une des deux comédiennes du film
05:28« L'une chante l'autre pas » qui date de 1976.
05:32Et c'est une série de portraits faits par Agnès
05:35que je trouve très très beau, très fort, très dense.
05:38On sent la difficulté aussi de cette femme dans la vie par cette photo.
05:43Et ce qui marque, et on va le voir aussi dans celle qui se trouve derrière,
05:46c'est un sens du cadre.
05:49Et puis bien sûr, ce qui transparaît, c'est un amour des gens.
05:54Forcément, on ne réalise pas des portraits sans aimer, je crois,
05:57les personnes que l'on photographie.
05:59Oui, alors bon, après le sens du cadre, c'est le principe même d'être photographe
06:02et d'avoir un point de vue.
06:04Si un photographe n'a pas le sens du cadre et pas de point de vue,
06:07il faut qu'il change de métier.
06:08Oui.
06:09Un travail de construction quand même peut-être plus savant
06:11que l'art de la mise en scène.
06:12Je ne sais pas si c'est ça.
06:14Je pense qu'elle avait son propre regard.
06:17Je pense que son regard était toujours quand même avec de l'empathie.
06:20C'est un travail de photographe qui était plutôt lié à des portraits
06:24et des séances posées.
06:26Là, on voit bien ses voisines, Brassaï, Prassinos, Jacques Demi.
06:34Vous ?
06:34Moi, enceinte de mon premier fils.
06:36C'est un très beau portrait parce que ça, c'est vraiment une idée.
06:40Moi, j'étais enceinte vraiment, c'est très peu de temps avant que j'accouche.
06:44Et elle m'a dit, j'aimerais beaucoup faire un portrait de toi
06:47comme une odalise, quelque chose qui se rapproche de la peinture.
06:51Je trouve qu'il y a quelque chose de très fort sur la maternité.
06:54et sur le calme de la maternité.
06:56Son regard est bienveillant.
06:58Il est plein d'empathie.
07:05C'est quand même des photographies, c'est témoin d'une époque formidable, incroyable.
07:10Oui.
07:10Rése de créativité.
07:11On a Salvatore Dali, tous ces artistes-là.
07:14Oui, mais toutes les époques sont formidables.
07:16Dali, qu'elle avait été photographiée en Espagne, là où il habitait.
07:22Oui, elle raconte avec beaucoup d'humour comment il était drôle et plein de fantaisie.
07:28Évidemment, ça lui plaisait.
07:31Cet autoportrait qu'elle a fait d'elle en couleur.
07:33Alors, on n'a pas beaucoup d'autoportraits en couleur d'Agnès.
07:35Mais cet autoportrait, elle l'a fait en Corse.
07:38C'était pour un magazine réalité.
07:41C'est vraiment une Agnès qu'on connaît moins, un peu plus sophistiquée, un peu maquillée.
07:45Oui, c'est vrai.
07:46Qu'elle a vraiment mis en scène.
07:48Et très étonnamment, elle se met en scène couchée, avec des écorces d'arbres derrière.
07:53Je trouve que c'est en même temps assez culottée qu'en fait, elle ne se met pas face caméra.
07:58Donc, il y a toujours une idée quand même de réflexion par rapport à l'autoportrait.
08:03Elle a, même dans ses films, sa voix off, son commentaire.
08:07Elle est toujours présente d'une manière ou d'une autre.
08:11Et puis, nous, on découvre ces photographies.
08:14On adore les montrer maintenant.
08:20Elle aimait les choses qui la dérangent, même sur les tournages.
08:24Elle disait toujours, le hasard est mon meilleur premier assistant.
08:27Elle aimait bien se faire déranger par la vraie vie.
08:30Cette série de Marseille en couleur, c'est des photographies qui n'avaient jamais été tirées.
08:35Donc, c'est vraiment une découverte.
08:37Pour nous, c'est un plaisir quand on travaille sur les archives et qu'on découvre des photographies qu'on
08:44tire,
08:45puisqu'elles n'ont jamais existé en tirage.
08:47Vous savez ce que ça lui procurait ?
08:49En fait, elle posait son avalée photo, mais en fait, il n'était jamais vraiment loin.
08:52Elle le reprenait de temps en temps.
08:54La photo a été dans toute sa vie.
08:56Ça a commencé, donc, rue Daguerre, c'était ça ?
08:58C'était la rue dans laquelle elle avait son studio ?
09:01Elle habitait rue Daguerre, elle avait son atelier de photos, un studio de prise de vue à partir de 1951.
09:07Déjà, c'était un petit peu prévu, le Daguerre, il y a le déguerre aussi.
09:10C'était déjà comme un problème.
09:11Non, mais c'est rigolo.
09:11Oui, elle s'est installée là en 1951.
09:13C'est amusant.
09:14Tout était peut-être un petit peu...
09:15Et puis maintenant, on a plein de touristes qui viennent en pèlerinage devant la maison où elle habitait.
09:22Maintenant, mon frère y habite et les gens viennent, c'est assez amusant.
09:26C'est une femme qui était aussi très engagée.
09:28On parlait de combien il est compliqué, et notamment à cette époque, de se battre quand on est une femme.
09:33Elle était féministe, c'était une des premières aussi précurseurs en termes de féministe.
09:37C'est pas qu'elle l'était.
09:38C'est même pas un état.
09:39C'est simplement être.
09:41Oui.
09:42Donc, après, elle a mené des combats avec d'autres femmes, bien sûr, pour la reconnaissance du planning familial, pour
09:51aider Simone Veil et la loi Veil.
09:56Son film « L'une chante d'autre pas » est consacré quand même à cette lutte-là.
10:00C'est un combat, et le combat des femmes restera toujours un combat important à faire.
10:05Et c'est pas encore gagné.
10:12Peut-être pour terminer, quelle serait, dans cette exposition, à votre sens, la photo qui vous touche le plus aussi,
10:19peut-être ?
10:19Je vais peut-être choisir cette photo de Jacques Demi.
10:22C'est une photo de Jacques Demi qu'Agnès a fait à Nantes, sur le tournage de Lola.
10:29Donc, qui était son époux, son compagnon.
10:32Son époux, et qui est l'homme qui m'a élevée, qui m'a adoptée d'ailleurs.
10:37C'est au début de leur histoire d'amour.
10:40C'est en même temps posé, et en même temps, on sent que ça a été fait assez vite.
10:45C'est une photographie qui a été faite avec un Leica, qui était son appareil de l'époque.
10:49Devant, comme ça, une maquette de bateau.
10:51Il y a quelque chose dans son regard, que j'aime beaucoup.
10:54Et puis, son visage qui est relativement asymétrique, parce que Jacques avait un visage assez asymétrique.
10:59Et ça me touche beaucoup, parce qu'en fait, je trouve que maintenant, mon frère, son fils,
11:05lui ressemble de plus en plus en vieillissant.
11:07Donc, je vais choisir cette photographie.
11:25Dans notre boîte à idées, cette semaine, on retrouve une invitation à aller écouter l'immense Michel Jonas,
11:31qui se produira sur la scène du Galaxy d'Amneville, le samedi 7 mars, dans le cadre de son Soul
11:36Tour.
11:37Il sera notamment aux côtés du grand Manu Katché, à la batterie,
11:40mais aussi de Jean-Yves Angelo, au clavier, d'une section de cuivre, de cœur et plus encore.
11:46Une chose est sûre, cela va groover sévère, avec un répertoire composé de ses plus grands standards,
11:51mais aussi de quelques surprises.
12:19La boîte de jazz, joueur de blues, super nana, prenez vite vos places.
12:23Pour assister au concert de Michel Jonas au Galaxy d'Amneville.
12:27Et si vous êtes joueur, tentez de remporter deux places VIP pour cet événement.
12:31Pour cela, il suffit d'envoyer un mail groovy, avec vos coordonnées, à concours.moselle.tv.
12:37Après quoi, vous croisez les pattes, et peut-être que la magie du blues opérera.
12:41Et intéressons-nous maintenant au travail d'une autre photographe, Héloïse Gasteuil,
12:45qui expose en ce moment au DAU à cinq pattes, à Metz.
12:48La jeune femme nous invite à regarder au-delà des apparences, derrière le miroir.
12:55Regarder au-delà des apparences, pour mieux explorer notre intériorité.
12:59Voilà ce à quoi invitent les photographies d'Héloïse Gasteuil.
13:02Qu'elle parcourt le deuil, ou revisite l'Itaro de Marseille,
13:06la jeune femme plonge dans l'inconscient comme un exutoire.
13:09Les photos, elles me viennent un petit peu comme des formes d'images.
13:13Alors, c'est pour ça qu'on appelle ça l'art visionnaire, des fois.
13:16C'est un petit peu comme des visions.
13:17Souvent, au moment où j'essaye de m'endormir,
13:19c'est les émotions qui se traduisent sous forme d'images pour moi.
13:23Et j'arrive à avancer que quand j'ai réussi à créer la photo,
13:26à l'installer, à faire les décors aussi.
13:29J'ai besoin de faire les décors pour vraiment vivre
13:32cette sorte de vision un petit peu inconsciente que j'ai
13:36quand j'ai une émotion très forte qui me vient.
13:39Pour l'inspiration, je suis à la fois un peu entre Frida Kahlo et Cindy Sherman.
13:45C'est-à-dire que Frida Kahlo, elle utilise des symboles pour parler de sa vie,
13:49pour parler de ses sentiments, de ses origines.
13:52Et en même temps, Cindy Sherman, elle se met en scène,
13:54mais elle n'est qu'un support.
13:56Et des fois, en fait, s'il se trouve que même si c'est moi qu'on voit,
14:00je ne suis qu'un support.
14:02Pour mettre en scène ses rêves,
14:03ou nous livrer des bouts d'elle-même, corps en transformation.
14:07Je passe de l'étape un peu de chrysalide à libellule ou papillon.
14:12Et je sais que j'ai changé,
14:13mais je ne sais pas encore exactement ce que ça a donné.
14:18Donc paradoxalement, c'est la photo qui est la plus autoportrait de toute cette exposition.
14:23J'ai conscience de mon évolution,
14:25mais je ne sais pas encore exactement qui je suis.
14:29Une artiste déjà, qui accorde un soin particulier à chaque cliché.
14:33Ici, pas de retouche Photoshop, ni DIA,
14:35mais une bonne dose de créativité,
14:37avec des décors et masques conçus entièrement à la main.
14:40Ce sont des masques en argile que j'ai fait de mon visage.
14:43Et ensuite, je les ai modifiés,
14:46je les ai malmenés pour qu'il y ait des empreintes de main,
14:50pour montrer les pressions extérieures qu'on subit.
14:53Déjà en tant que femme, je pense que même en dehors du deuil,
14:56ces masques sont légitimes,
14:59parce qu'on est comme modelé par l'extérieur.
15:05Celle-ci, j'ai passé à peu près deux mois
15:09à aligner des plumes sur des ficelles.
15:11J'ai construit une cage avec des bambous que j'ai tendus,
15:14puis peint en noir à la bombe noire.
15:16J'ai mis un filet de pêche sur ce filet de pêche noir.
15:19Presque tous les jours, j'accrochais des fils noirs
15:21et des plumes au bout,
15:23pour me constituer une sorte de voie lactée de plumes,
15:27parce que j'avais vraiment envie de pouvoir habiter,
15:29être dans ce petit cocon de plumes.
15:33La vie devient fantastique
15:34quand on crée un décor un peu fantastique autour de soi.
15:38Et aussi le fait de pouvoir construire
15:41pendant des semaines ou des mois à l'avance,
15:43ça me permet d'affiner ma photographie dans la tête
15:46et de la vivre encore plus longtemps.
15:49C'est ainsi qu'Héloïse a passé de longues heures
15:51à imaginer son propre tarot de Marseille photographique,
15:5422 arcanes majeures, riches en symboles,
15:57auxquels elle offre ses propres représentations.
16:00Les noirs sont profonds, pour mieux laisser passer la lumière.
16:03Le voyage est intérieur,
16:05tel une autobiographie photographique en permanente évolution.
16:13Je vous invite vivement à pousser les portes du DAU
16:16à cinq pattes à Metz
16:17pour y découvrir cette belle exposition
16:19qui court jusqu'au 28 mars,
16:21sans compter que vous pourrez au passage
16:23découvrir les œuvres des artistes du collectif.
16:26Clôturons maintenant cette émission
16:28avec un humoriste incroyable
16:29qui a le vent,
16:30poupe Jamil Le Schlag,
16:32que vous connaissez pour son émission
16:34Les Grands Remplaçants sur Nova
16:35et dont le premier spectacle,
16:37le premier round,
16:38compte aujourd'hui plus d'un million de vues sur YouTube.
16:41À Metz, dans le cadre du festival de l'humour,
16:44il est venu présenter son deuxième show,
16:47Exode,
16:47que vous allez pouvoir voir ou revoir
16:49le 9 avril au tram de Mézières-les-Messes.
16:52Alors prenez vite vos places
16:53si ça n'est pas encore complet.
16:55Et en attendant,
16:55je vous laisse faire connaissance
16:56avec celui qui a pour thème de prédilection
16:59l'identité, la transmission
17:00ou encore l'éducation.
17:02Je vous laisse donc en sa compagnie
17:03et je vous dis à la semaine prochaine.
17:05Allez, bye bye.
17:05J'ai mon père, il a 90 ans
17:09ou 112.
17:10On ne sait pas vraiment.
17:11Tout ce qu'on sait,
17:12c'est qu'il est né le 1er janvier.
17:15Comme ma mère.
17:16Tiens, comme c'est bizarre.
17:18Ça va à l'État civil des indigènes ?
17:20À l'époque, l'État français,
17:21ils ne se sont pas pris la tête.
17:22Salut, merci au pté des camps.
17:23Il faisait chaud ?
17:24Bah, 1er janvier, comme tout le monde.
17:25Jamil Le Schlag, bonjour.
17:27Bonjour.
17:27Merci beaucoup de m'accorder cet entretien.
17:29On se trouve à l'Arsenal, à Metz,
17:31dans le cadre du festival de l'humour de Metz,
17:34où tu vas te produire dans une poignée de minutes, ici.
17:36Est-ce que tu es du genre à avoir le trac ?
17:39Non, pas du tout.
17:40Non, jamais.
17:40Pour ne pas dire, pas du tout.
17:42Si j'ai le trac, c'est vraiment 20 secondes avant.
17:46Sinon, là, on est dans 45 minutes.
17:48Franchement, là, on est bien.
17:50On a du thé, on a tout ce qu'il faut en loge.
17:52Thé, café, eau.
17:53Là, c'est merveilleux.
17:55Donc non, zéro stress.
17:56Franchement, tout va bien.
17:57Et le public, c'est ce qui va justement donner l'adrénaline,
18:00peut-être par rapport aux chroniques
18:02que tu peux faire sur Nova, etc.
18:04Là, c'est le booster aussi.
18:05Ah oui, c'est vraiment un autre métier, quoi, pour le coup.
18:09Parce que dès qu'on est sur scène,
18:11c'est beaucoup plus simple, entre guillemets.
18:14Parce que le fait d'avoir le public,
18:15l'erreur du public, les réactions instantanées,
18:18nous, après, on se lâche beaucoup plus, quoi.
18:20La chronique, c'est hyper court.
18:22Alors, si tu es à deux, trois minutes,
18:23si dans les deux, trois minutes, tu n'es pas dans...
18:25C'est fini pour toi, quoi.
18:27Donc non, là, c'est trop bien.
18:29Alors, on me pose souvent la question, forcément,
18:31Jamin, le schlag, le schlag, il y a plusieurs définitions
18:33au mot schlag.
18:34Oui, oui.
18:34Il peut y avoir peu recommandables, toxico.
18:37Oui, toxico, ce qui n'était pas mon cas.
18:39Il peut y avoir coup porté aussi.
18:41Oui, oui, à la schlag.
18:42Oui, oui, il y a plein de...
18:44Chez moi, ça voulait dire un peu le rêveur, quoi.
18:46Un peu le mec, un peu, on va dire, un peu à l'ouest,
18:50on va dire, un peu marginal, quoi.
18:53Mais pas dans le sens péjoratif,
18:55dans un sens affectif, presque.
18:58Mais un peu dans la lune, ça, t'es quelqu'un dans la lune,
19:00comme ça, ou pas ?
19:01Un petit peu, quand même, oui.
19:02Un petit peu, moins qu'avant.
19:04Moins qu'avant, quand même, mais je suis toujours
19:06un petit peu, ouais, un peu décalé, quoi.
19:08Et ça t'a joué des tours ?
19:09Oui, à l'école.
19:11À l'école, essentiellement.
19:12Oh là là, j'ai dit le mot école, ça m'a mis une angoisse.
19:15Tout de suite, ça, oui.
19:15Ah, ouais, ouais, c'était...
19:17C'était difficile, le fait de se concentrer.
19:21Vendredi après-midi, cours de maths.
19:25Je me rappelle, au lycée, t'as l'impression
19:26que les minutes ne finissent pas, quoi.
19:28Tout passe lentement, quoi.
19:29Ah, c'est horrible.
19:29Ah, ça m'a mis l'angoisse, là.
19:31Ah non, il ne faut pas que je fasse ça.
19:32Avant le spectacle.
19:34Tu as grandi à Vichy.
19:35Est-ce que c'était la ville idéale
19:37pour après faire des blagues sur la politique,
19:39des blagues engagées ?
19:40Ou des blagues mentholées, peut-être ?
19:42Oui, oui, exact.
19:44Qui rafraîchissent.
19:45J'habitais en face, le quartier où j'habitais,
19:47c'était vraiment à 20 mètres de la pastillerie de Vichy.
19:52Ah, c'est vrai de plus.
19:52Donc, on a grandi vraiment, nous, dans ça, quoi.
19:55C'est-à-dire, c'était gratuit.
19:56Ça sentait le menthol ou pas ?
19:57Oui, mais juste à côté, oui, ça sent les pastilles.
20:01Il y en a qui ont grandi dans la pollution.
20:03Nous, on a grandi avec l'odeur des pastilles de Vichy.
20:06C'est merveilleux, quoi.
20:07D'ailleurs, je prends très mal quand quelqu'un critique
20:11les pastilles de Vichy et certains estiment
20:15que c'est un médicament.
20:17Ah oui, c'est vrai.
20:17Oui, ça me fait mal, ça.
20:19Ça, je n'aime pas, par exemple.
20:20On peut mal parler de Vichy parce que, voilà,
20:25même si ce n'est pas de la faute des Vichy,
20:27soit au final, c'est le gouvernement.
20:28Bon, bref, je l'ai raconté mille fois,
20:29mais tout le monde ne sait pas que ce n'est pas forcément
20:32une ville de collabos, en fait.
20:33C'est le gouvernement qui s'est installé là-bas.
20:35Mais c'était génial, en tout cas, de grandir là-bas.
20:38C'était vraiment une super...
20:39J'ai des super souvenirs.
20:41C'est une ville qu'on conseille beaucoup entre 0 et 18
20:44et à plus de 65.
20:46Mais après, tu vas à Clermont-Ferrand, c'est ça ?
20:47Oui, voilà, Clermont-Ferrand, pour nous, c'est...
20:50Ah, c'est New York.
20:51Oui, oui, c'est...
20:52Ah non, c'est...
20:53C'est le gouvernement corporeau.
20:54Ah oui, oui, c'est la mégalopole, quoi.
20:55Vraiment, pour nous, c'est extraordinaire.
20:57Est-ce que tu te souviens des blagues
20:59avec lesquelles tu faisais marrer
21:00quand tu étais plus jeune ?
21:01Est-ce que déjà, tu avais conscience de ça,
21:03de ton pouvoir ?
21:04Pas vraiment.
21:05Parce que tout le monde était marrant, je me rappelle.
21:07C'est des situations, en fait,
21:10et puis après, c'est le hasard de la vie qui a fait que,
21:12mais oui, je n'ai pas le souvenir de ça.
21:14Oui, mais alors, il se passe quoi ?
21:15Qu'est-ce qui fait qu'il y a un moment,
21:16tu commences à monter sur scène,
21:19à mettre le pied à l'étrier, finalement ?
21:21Oui, oui.
21:22C'est vraiment le hasard, quoi.
21:23C'est...
21:24C'est des copains qui te disent,
21:25tiens, va faire...
21:26Oui, un copain, en fait, avec qui je parle,
21:29qui me dit, attends, viens,
21:30on va voir des scènes ouvertes,
21:32et puis de fil en aiguille, après...
21:33Ah, j'aimerais bien essayer,
21:34mais comme j'aurais pu faire de la poterie,
21:38par exemple, à la place.
21:39Je ne sais pas si j'aurais été bon,
21:41ou de la peinture, ou je ne sais pas.
21:43Mais en fait, c'est comme...
21:44Je me suis inscrit dans une scène ouverte
21:46avec le...
21:47Comment dirais-je ?
21:48Comme une sorte de loisir, quoi.
21:49Pas avec le rêve de...
21:51Parce que, bon, tu ne te dis pas que tu fais ça
21:53et tu vas y arriver au final.
21:55Tu fais ça parce que tu as envie.
21:58Et j'ai commencé comme ça,
21:59et puis après, de fil en aiguille,
22:00en fait, je me suis pris un peu au jeu, quoi.
22:02Au bout d'un an, deux ans, j'aimais bien,
22:04je trouvais ça cool.
22:06Et puis après, je me suis un peu professionnalisé,
22:07j'ai essayé d'être intermittent du spectacle et tout.
22:10Puis après, c'est venu comme...
22:12Après, il y a la radio qui m'a aidé aussi beaucoup.
22:14Donc, il m'a aidé à être un peu plus connu, on va dire,
22:17et donc à remplir les salles.
22:18Et dès que tu remplis les salles,
22:19après, là, tu commences à en vivre.
22:21Tu as un style qui est vraiment survitaminé,
22:23hyper énergique.
22:24Et à quoi tu te shootes ?
22:26Oui, c'est une très bonne question, ça.
22:27Le thé à la menthe, essentiellement.
22:29Ça, ça m'aura bien.
22:30Je bois beaucoup de thé à la menthe.
22:32En tant que je suis originaire du Maroc,
22:34donc j'ai un truc, un rapport au thé à la menthe
22:37qui est particulier.
22:37Donc, je bois beaucoup de thé.
22:39Et du coup, ça me donne...
22:40Je pense, hein.
22:41J'essaie de comprendre.
22:42Mais je pense que c'est ça, ouais.
22:44Est-ce qu'il y a aussi chez toi une façon
22:45de vouloir toujours voir le verre un peu à moitié plein ?
22:48Parce que quand on traite aussi de sujet d'actualité...
22:50Ouais.
22:51Des fois, moins marrant.
22:52Ouais, voilà.
22:53Moins marrant, etc.
22:55Tu le fais toujours avec panache, avec humour.
22:58Et puis, tu dis, en gros, il ne faut pas se prendre au sérieux,
22:59et pas prendre l'actualité au sérieux.
23:01C'est un peu aussi la règle.
23:02Ce qui devient de plus en plus dur.
23:04Des fois, j'ai un peu de mal.
23:05Des fois, je me laisse des...
23:07Voilà, ICE, les policiers à Minneapolis.
23:11Eh bien, par exemple, là, je n'arrive pas à en parler.
23:13C'est un corps trop récent.
23:14Je n'ai pas de recul.
23:15C'est comme quand on a eu, je m'en rappelle,
23:192015, les attentats.
23:20C'était dur de faire des blagues.
23:22Donc, j'ai dû attendre longtemps
23:24mais chacun est différent.
23:26Il y en a directement, ils trouvent les blagues et tout.
23:28Moi, j'ai du mal direct après.
23:30Donc, je pense qu'il faut des fois un peu de recul déjà
23:32pour pouvoir en parler
23:33et pour pouvoir ensuite en rire aussi, quoi.
23:36Pour des raisons logistiques,
23:37on avait tous le même petit déjeuner
23:39sans distinction d'âge, à 5 ans.
23:41J'avais le même petit déjeuner que mon père.
23:44Un café noir, une clope.
23:47J'arrivais le matin au CP,
23:49des problématiques d'adulte.
23:54Salut Gilbert, ça va ?
23:56C'est galère de se garer dans le quartier.
23:58T'as rempli ton avis d'imposition ?
23:59Si Jamil Lechlag était un film,
24:01ça serait quel film ?
24:02Alors, si j'étais un film, je ne sais pas.
24:04Mais mon film préféré, c'est Le Parrain.
24:06Le Parrain, c'est génial.
24:08Je l'ai revu il n'y a pas longtemps.
24:09Quand je dis Le Parrain,
24:10c'est vraiment Le Parrain,
24:11le 1, le 2,
24:11même le 3.
24:13Ce qui est quand même...
24:16Non, c'est Le Parrain.
24:16C'est génial parce que c'est une histoire de famille, au final.
24:19On dit que c'est un film sur la mafia.
24:21Moi, je ne trouve pas.
24:21Je trouve que c'est un film plus sur la famille
24:24et surtout sur l'exil.
24:25Parce qu'au final,
24:26on voit des Siciliens partir pour le rêve américain.
24:31C'est génial.
24:32Moi, petit, je l'ai vu petit.
24:33Donc, je me suis beaucoup identifié
24:34vu que ma famille est née du Maroc
24:36et est arrivée en France.
24:37Donc, forcément, on s'identifie un peu.
24:40Même si on n'est pas sur les mêmes personnalités
24:43que Michael Corleone.
24:45mais bon, c'est...
24:46Voilà, super.
24:48Tu parles d'exil
24:49et ton spectacle s'appelle Exode.
24:51Oui, ben...
24:52Donc...
24:52Tout ça est lié, bien sûr.
24:54Tu te fasses à Le Parrain, finalement.
24:56Oui, ben, exactement.
24:58C'est un hommage à Vito Corleone.
25:01Tu y mets quoi dans ce spectacle-là
25:04pour ceux qui n'ont pas la chance d'être là ce soir
25:05mais qui pourront peut-être te voir ailleurs ?
25:07Tu leur dirais quoi pour venir ?
25:09Je leur dirais que c'est un spectacle très marrant.
25:12Voilà.
25:12C'est vraiment le truc où, pour moi,
25:14je pense que c'est quand même...
25:16Il n'y a pas besoin.
25:16Non, non, mais il faut se recentrer sur la base.
25:18Dans le spectacle humoristique,
25:19on a tendance à dire
25:20oui, votre spectacle est-il engagé ?
25:22Votre spectacle est-il aussi ?
25:24Votre spectacle est-il...
25:26C'est marrant.
25:27Voilà.
25:27D'abord.
25:28Et avant tout, après le reste, après...
25:30Un petit mot aussi sur...
25:31Je disais dans tes références,
25:33finalement, il n'y a pas eu tant d'humoriste que ça
25:35et c'était peut-être davantage des personnalités
25:37comme Freddie Mercury
25:39ou James Brown qui t'ont inspiré
25:42et qui inspire peut-être ta manière d'être ?
25:44Enfin, je ne sais pas,
25:44en tout cas dans l'idée de show peut-être ?
25:46Oui, oui, c'est ça.
25:46Moi, c'est le spectacle en fait
25:48qui m'a d'abord intéressé.
25:50C'est vrai que quand j'étais plus jeune,
25:51je ne regardais pas tant des humoristes.
25:53Je regardais plus les concerts de Queen
25:55et de James Brown.
25:57Mais c'est vrai que sur scène,
25:58quand je les voyais,
25:58j'aimais bien quoi.
25:59Je voulais plus être ça d'ailleurs
26:00qu'un humoriste à la base.
26:02Mais tu n'avais pas une assez bonne voix, non ?
26:03Non, je ne sais pas du tout chanter.
26:04C'est horrible d'ailleurs
26:06parce que j'aurais bien voulu
26:09pousser la chansonnette
26:10mais ce n'était pas mon truc.
26:11Donc du coup,
26:12je me suis rabattu sur l'humour.
26:14Mais oui, c'est vrai que ça,
26:15ça m'a beaucoup inspiré.
26:17Et la boxe ?
26:18La boxe aussi.
26:19Mohamed Ali aussi, je lisais.
26:20Oui, oui, c'est vrai, c'est vrai.
26:22Alors là, c'est plus en termes de personnalité.
26:26Mohamed Ali, c'est quelqu'un, je trouve,
26:28qui donne de la confiance.
26:30Moi, j'étais plutôt timide.
26:31Ça me donnait un peu de force.
26:34Et c'est pour ça que ça a été quelqu'un de...
26:36Mais je ne pense pas être le seul.
26:37J'ai l'impression,
26:38à chaque fois que j'en parle,
26:39il y a beaucoup de personnes
26:41qui sont dans ce cas de figure.
26:43On a pris Mohamed Ali
26:44un peu comme une référence
26:46parce que l'éloquence,
26:47parce que la classe aussi,
26:50c'est la classe, oui.
26:51Et alors pour terminer,
26:52à quoi sert l'humour ?
26:55L'humour, ça sert, je pense,
26:58à accepter parfois
27:00la dure réalité de la vie.
27:01Oui, je pense.
27:03Des fois, le moral,
27:05ce n'est pas trop ça,
27:06la santé mentale.
27:07Des fois, la précarité.
27:09Des fois, la maladie aussi.
27:11Et le fait de rire, mine de rin,
27:13ça aide, quoi.
27:15Moi, c'est l'éducation que j'ai eue, quoi.
27:17Des fois, on n'avait pas tout ce qu'on voulait
27:18quand on était plus jeune.
27:20Je n'avais pas spécialement...
27:22Je voulais un billard chez moi.
27:24Bon, c'était dur d'avoir un billard à la maison.
27:26Donc du coup, le rire, en fait,
27:28ça remplace un peu tout ça, quoi.
27:30Ça permet d'accepter la vie, en final.
27:31Et à travers l'humour,
27:32c'est aussi faire le jour, justement,
27:33sur les minorités.
27:35Ça, c'est hyper important aussi.
27:36Oui, bien sûr, bien sûr.
27:38C'est vrai que c'est un art,
27:40je dirais, l'humour,
27:41où il y a de l'espace
27:45pour toutes les minorités,
27:46visibles et invisibles,
27:48j'ai envie de dire.
27:49Donc ça crée de l'espace.
27:51Et ça, c'est cool, quoi.
27:53Ça, c'est cool.
27:53Merci infiniment,
27:55puis alors, bon spectacle ce soir.
27:56Merci, merci à vous.
27:57On sera là.
27:58C'était un plaisir.
27:59Merci, merci.
28:00Merci, Clément, t'es le meilleur.
28:03Martin Scorsese, comment il...
28:05Merci, Clément, t'es le meilleur.
28:08Merci, Clément.
28:24Merci, Clément.
28:25Merci, Clément.
28:27Merci, Clément.
28:35Votre dose quotidienne de spectacle avec le Casino 2000 de Montdorflébin au Luxembourg.
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