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Moselle Info, le journal du mercredi 18 février 2026 - partie 1

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00:01...
00:10Bonsoir à toutes et à tous, c'est l'heure de votre édition locale.
00:14Les réunions politiques doivent-elles être interdites sur les campus universitaires ?
00:19La question se pose.
00:20Après le décès d'un étudiant, la semaine dernière, à l'issue d'une conférence animée par une eurodéputée LFI,
00:26nous avons pris le pouls à Metz.
00:28Alors que les images d'inondations se succèdent, partout en France, en Moselle,
00:32est-on assez préparé ?
00:34À Gros-Réderchins, le bassin anticru a été renforcé et modernisé pour affronter les épisodes de fortes pluies.
00:41Cette année, la fondation SOS Village d'Enfants fête ses 70 ans.
00:45À cette occasion, plusieurs temps forts seront organisés.
00:48C'était le cas notamment aujourd'hui à Maran-le-Sylvan.
00:50Je nous en parlerai ce soir avec le directeur du village, Bruno Doyon.
00:54À Metz, immersion dans l'univers foisonnant du peintre-décorateur,
00:58il n'y a plus qu'à un artiste qui adore sortir du cadre, portrait d'ici quelques minutes.
01:04Demain matin, quelques rares averses pourront encore passer en Moselle.
01:07Les températures grimperont difficilement autour de 5 à 7 degrés et jusqu'à 9 sur le pays des étangs.
01:16L'actualité, c'est tout d'abord cet incendie à Gravelotte.
01:19Un atelier agricole a pris feu en début d'après-midi à l'écurie Berlin.
01:22Plusieurs blessés légers sont à signaler.
01:25De nombreux chevaux ont dû être évacués.
01:27On fait le point avec Marie-Vin.
01:30Il était un peu plus de 14 heures lorsque cet atelier agricole a été la proie des flammes.
01:36Juste à côté, une écurie où près de 40 chevaux étaient hébergés.
01:40Les secours ont rapidement évacué le personnel et les animaux.
01:44Au total, 16 personnes ont été prises en charge par les pompiers,
01:48dont 6 légèrement blessés par inhalation de fumée.
01:50Parmi les chevaux, 46 ont été évacués, dont 1 légèrement blessé.
01:55C'est la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est de sortir les chevaux qui sont
02:00dans l'écurie
02:00attenant à l'atelier.
02:02Il y avait une fumée, c'est indescriptible et irrespirable.
02:08Et voilà, donc je n'étais pas seul à être intervenu pour ouvrir les portes de chaque box.
02:17Mais on a réussi à tous les sauver, donc c'est un grand soulagement.
02:22Le feu a été maîtrisé aux alentours de 16 heures.
02:24Il a complètement détruit l'atelier.
02:26Mais l'écurie, les appartements et le manège ont pu être préservés.
02:30Les chevaux, eux, vont être transférés dans d'autres écuries.
02:33Une enquête devrait déterminer les causes de cet incendie.
02:39À Thionville-en-Moselle, le lanceur d'alerte et candidat à la mairie, Yann Rutili, auteur des vidéos Thionville-Lix,
02:45a été relaxé par le tribunal judiciaire dans sa confrontation avec le promoteur immobilier Stéphane Noël.
02:50Rutili, qui avait dénoncé sur les réseaux des liens présumés entre élus et promoteurs,
02:54était poursuivi pour diffamation.
02:56La justice a estimé que ses propos relevaient de la liberté d'expression et de la bonne foi.
03:01Aucune accusation de corruption n'a été retenue contre Stéphane Noël.
03:04Et les allégations de pratiques illégales restent sans confirmation judiciaire.
03:09Cette affaire a été suivie de près à Thionville depuis plusieurs années.
03:14Je vous en parlais dans les titres.
03:16La semaine dernière, un étudiant identitaire est décédé à la suite d'une agression
03:20en marge d'une conférence de l'eurodéputé LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
03:24Un événement qui remet en question la tenue des réunions politiques au sein des campus universitaires.
03:29Le gouvernement s'est positionné hier.
03:32Reportage Florent Arnold.
03:36Depuis un an, les violences politiques se sont intensifiées à l'université de Lorraine.
03:40A Nancy, un étudiant avait reçu trois jours d'ITT après avoir été agressé par un groupuscule d'extrême droite
03:46à la sortie d'un cours de sport.
03:48De l'autre côté, un étudiant syndicaliste de droite a reçu du gaz lacrymogène, probablement par un militant d'extrême
03:54gauche.
03:55Ce qui se passe dans la société autour de nous, on le retrouve à l'université.
03:59L'université qui a un lieu de débat, débat contradictoire, argumenté, qui est aussi un lieu d'expression.
04:05Pourtant, en réaction à la mort d'un militant identitaire à Lyon, le gouvernement a transmis, mardi 17 février,
04:11une circulaire pour interdire les conférences politiques jugées à risque dans les établissements universitaires.
04:17Nous, notre travail, c'est d'éveiller l'esprit critique.
04:19Donc partir du principe qu'on n'invitera plus jamais de personnalités du monde politique dans les universités me paraît
04:26être absurde.
04:28En revanche, apprécier au cas par cas les risques de troubles à l'ordre public associés à chaque événement, c
04:36'est notre travail.
04:37En cas d'avis défavorable de l'université de Lorraine, quant à la tenue d'une conférence, ce sera au
04:42juge administratif de trancher.
04:44Une garantie qui ne rassure pas l'UNEF, qui voit dans cette circulaire un outil de censure politique.
04:50Cette circulaire, elle a ce but-là, de pouvoir annuler des événements politiques sans aucun motif autre que, éventuellement, ça
04:58pourrait mal se passer.
04:59Le gouvernement, les présidences d'universités se servent de cet événement-là pour renforcer l'aspect très sécuritaire sur les
05:09facs, l'aspect très répressif aussi.
05:11De l'autre côté du spectre, l'UNI se désole de l'impact que peut avoir ce climat délétère sur
05:16la vision qu'ont les étudiants de la politique.
05:19Ce n'est pas un bon message à envoyer aux étudiants en disant « voilà ce à quoi la politique
05:22amène ».
05:23C'est un événement où tout le monde doit avoir des leçons à en tirer.
05:25On a une responsabilité vis-à-vis des gens qui militent, on a une responsabilité vis-à-vis du public.
05:30On ne tolérerait pas que n'importe qui soit pris dans une rixe, que ce soit un militant, que ce
05:34soit un autre étudiant.
05:35C'est parfaitement intolérable. La violence, ça tue la politique.
05:38Alors qu'en pensent les étudiants ? Faut-il continuer de parler de politique sur les campus ?
05:43Il faut juste qu'on puisse s'exprimer chacun de notre côté, chacun pouvoir dire ce qu'on veut dire,
05:47sans que ça mène à des énormes débats qui mèneront à la violence.
05:51Hélène Boulanger confie s'attendre à recevoir des demandes d'organisations de conférences politiques prochainement,
05:57une façon, selon elle, de l'attester.
06:01Alors que plusieurs régions de France font face à de fortes crues ces derniers jours,
06:05à Gros-Réderchins, on anticipe.
06:07Après les importantes inondations de mai 2024, le bassin de lutte contre les débordements vient d'être entièrement rénové.
06:14L'objectif étant de limiter les dégâts et mieux protéger les habitants de la vallée.
06:18Thibaut Demerlay.
06:21C'est un ouvrage essentiel qui a été renforcé.
06:23Dans le cadre de sa compétence GEMAPI, gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations,
06:29la communauté de communes du Pays de Bich a lancé des travaux de rénovation du bassin de lutte contre les
06:34inondations Amtal du Gros-Réderchins.
06:36On a toujours un ouvrage de surverse pour les événements pluvieux vraiment exceptionnels.
06:40La surverse avait été endommagée suite aux événements pluvieux de mai 2024
06:45et donc a fait l'objet d'un dossier loi sur l'eau en partenariat avec les services de l
06:50'Etat
06:50et d'un financement au titre du fonds vert pour renforcer cette surverse
06:55et donc consolider l'ouvrage et le pérenniser à nouveau pour les 10-20 ans qui viennent.
06:59Pour éviter que l'eau passe au-dessus de la digue,
07:01une surverse permet de concentrer le débit de l'autre côté et les rochers réduisent sa force.
07:06La puissance du débit durant les intempéries de mai 2024 ont endommagé la rampe et le chemin de la digue.
07:12Des gros blocs ont été imbriqués et du béton a été coulé pour rallonger et consolider le chenal.
07:19Une fosse de dissipation a été rajoutée au bout pour casser l'énergie du débit lors des fortes crues.
07:25Le président de la CCPB souhaitait revenir sur cette mission importante pour l'intercommunalité.
07:30C'est effectivement une priorité absolue d'avoir des digues qui soient confortées,
07:35d'avoir des digues qui soient entretenues.
07:36Pour nous, il y a une surveillance régulière qui est faite par les services communautaires et les vice-présidents
07:44qui suivent tout cela.
07:45Je voudrais à ce titre remercier Serge Sébler qui est le vice-président en charge de ces dossiers
07:48de manière à pouvoir réagir rapidement.
07:51Ce chantier est désormais réalisé, ce qui permet à ce bassin et aux habitants de Gros-Réderchins
07:56et de l'ensemble de la vallée d'être plus sécurisés.
07:59Des travaux de restauration du chemin de la digue seront entrepris jusqu'à la fin du mois de mars.
08:03La commune de Gros-Réderchins participe financièrement aux côtés de la CCPB pour cette rénovation.
08:08C'est un bassin versant, donc c'est vrai qu'on a eu quelques problèmes par le passé
08:13sur la commune de Gros-Réderchins.
08:15Et bien sûr, tous les villages qui étaient en aval de Gros-Rède, comme Etain ou Aachen,
08:21ils ont les mêmes problèmes que nous.
08:23Et ce bassin-là aide à ce que ça se passe beaucoup mieux depuis une vingtaine d'années.
08:28Les travaux du bassin de rétention auront coûté 143 000 euros hors taxes,
08:33financés à 56% par la CCPB et 44% par l'État.
08:37L'entreprise titulaire du marché, Terre-et-Liant, procédera à l'engazonnement autour de la rampe au printemps.
08:45Depuis 70 ans, SOS Village d'Enfants accompagne des enfants confiés à l'aide sociale à l'enfance
08:50en leur offrant un cadre de vie stable et familial.
08:53Bonsoir Bruno Doyon.
08:54Bonsoir et merci pour votre invitation.
08:56Merci à vous d'être là sur le plateau de Moselle Info.
08:58Vous êtes le directeur du village de Marange-Sylvanche qui fête lui ses 60 ans.
09:04Vous avez participé aujourd'hui à une journée symbolique en simultané dans tous les villages SOS de France.
09:10Qu'est-ce qui était organisé concrètement ?
09:12C'est tout à fait ça. 70 ans d'existence, 70 ans d'engagement.
09:15Et dans les 23 villages maintenant en France, nous avons tous organisé une grande fête
09:22marquée par les rires des enfants, des chants, des danses et la plantation d'un arbre très symbolique
09:27qui signifie à la fois notre enracinement et puis aussi la projection.
09:32Un arbre, c'est une prolongation, c'est un mirabellier qu'on a planté nous en Moselle.
09:39Et on espère ainsi pouvoir faire des tartes avec les enfants dans quelques années.
09:44Ils sont tous fiers d'avoir participé à ce moment.
09:47Il fallait marquer le coup et c'était important d'associer les enfants et les professionnels à ce moment de
09:51convivialité.
09:52Tout à fait.
09:53Tout le monde sera réuni.
09:53C'est exactement ça. Pour nous, faire village, c'est ça la clé.
09:56C'est le plus important.
09:58On est tous réunis, les enfants, les adultes, quels que soient les métiers d'ailleurs.
10:03Aussi bien les personnels qui encadrent les enfants au quotidien, les mères et les pères SOS,
10:07mais aussi les secrétaires, les agents d'entretien, les éducateurs, les directeurs, tout le monde.
10:13Voilà. On a tous fait la fête ensemble.
10:15Et c'est un grand moment parce que SOS Village d'Enfants, c'est vraiment un engagement sur la durée.
10:20On accueille des enfants qui sont confiés par décision de justice
10:23et que nous accueillons en maintenant ensemble les frères et sœurs.
10:28Ça, c'est très important.
10:29Dans des maisons familiales qui ressemblent à des maisons tout à fait ordinaires
10:33où ils ont une chambre, une salle de bain, un salon, une cuisine comme n'importe qui,
10:39un jardin, une terrasse.
10:41Et ils vivent au quotidien avec leur mère et leur père SOS.
10:46Alors c'est en alternance.
10:48Et on les accompagne dans tous les gestes de la vie quotidienne.
10:51Donc ils aient une enfance normale finalement.
10:54Le plus possible.
10:55Le village de Marange-Salvange a ouvert donc il y a 60 ans, en 1966.
11:00Comment il a évolué au fil des décennies, ce village ?
11:03Oui, alors au départ, il y avait quelques maisons, bien entendu.
11:06Et puis aussi des maisons qui étaient bien fournies
11:08puisque à l'époque, nous accueillions jusqu'à 6, 7, voire 8 enfants dans les maisons.
11:14Aujourd'hui, on les limite à 5 enfants, c'est déjà beaucoup.
11:17On a eu la surprise il y a quelques jours
11:20de recevoir au village deux anciens, deux anciens jeunes
11:24qui aujourd'hui ont plus de 70 ans,
11:27qui étaient les premiers arrivés au village d'enfants il y a donc 60 ans
11:32et qui ont voulu revoir la maison dans laquelle ils ont vécu.
11:35C'était amusant de voir les petits d'aujourd'hui
11:37leur ouvrir les bras et leur montrer ce qu'est devenu la maison de leur enfance.
11:42Donc vous accueillez aujourd'hui 65 enfants répartis dans 14 maisons familiales.
11:48Quels sont les profils et les besoins des enfants que vous accompagnez actuellement ?
11:51Les enfants sont tous des enfants qui ont vécu des choses difficiles
11:56dans leur environnement familial
11:58qui a nécessité à un moment donné la décision d'un juge des enfants,
12:01de les retirer de ce contexte-là.
12:03Donc ce sont des enfants qui ont eu des difficultés
12:06et qui vivent encore ces difficultés,
12:07mais qui ont aussi des besoins comme tous les autres enfants,
12:10des besoins d'affection, des besoins de sécurité
12:12et puis qui vont à l'école,
12:14qui partagent des loisirs avec d'autres enfants,
12:17qui sont inscrits dans des clubs sportifs,
12:18qui partent en vacances.
12:19Donc en réalité on essaye de leur apporter
12:22des réponses à tous ces besoins
12:24les plus naturels possibles.
12:27Quelles sont vos priorités pour les années à venir
12:29au sein du village de Marange-Livange ?
12:31Quelles sont les perspectives d'évolution ?
12:33Alors l'évolution du village,
12:35nous avons atteint le niveau maximal, 60 enfants.
12:38Aujourd'hui on dit un village d'enfants,
12:40c'est plutôt 50 enfants,
12:41c'est plutôt une dizaine de maisons.
12:43On en est à 14 à Marange.
12:45Donc on a atteint notre niveau maximal.
12:47Il faut que ça reste à une dimension humaine.
12:49Ça c'est important.
12:49Mais on a beaucoup d'ambition
12:51de continuer tous nos différents programmes,
12:53d'épanouissement par le sport,
12:55le programme d'accompagnement scolaire,
12:57parce que c'était très important.
12:58On vise la réussite scolaire,
12:59pas seulement la progression,
13:00mais la réussite scolaire de tous les enfants.
13:03Nous avons aussi à cœur de les accompagner vers l'autonomie,
13:07de leur permettre d'expérimenter...
13:09C'est un axe important ça pour les années.
13:10C'est très important.
13:12On a notamment un espace de transition,
13:14des studios qu'on met à disposition des jeunes.
13:17Alors ils apprennent à vivre dans un premier temps,
13:19un jour, deux jours, une nuit, deux nuits.
13:21Petit à petit.
13:21Et petit à petit, ils apprennent à se débrouiller tout seuls.
13:24Et on va pouvoir ensuite les accompagner,
13:27y compris plus tard quand ils auront quitté le village.
13:29Il arrive qu'ils reviennent nous voir,
13:31qu'ils aient encore besoin d'un petit coup de main,
13:32et on est là.
13:33Et là, c'est la plus belle des réussites à ce moment-là.
13:36Merci beaucoup, Bruno Doyon,
13:37d'avoir été notre invité ce soir dans Moselle Info.
13:40Et puis bon anniversaire aux équipes
13:42et aux enfants du village d'enfants SOS de Maranches-Sylvon.
13:44Merci beaucoup.
13:45Allez, on souffle un instant avec la météo
13:47et Moselle Info continue juste après.
13:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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