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  • il y a 6 semaines
Jordan Bardella, président du Rassemblement national et eurodéputé, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Et l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1 aujourd'hui, c'est Jordan Bardella. Bonjour
00:04à vous.
00:05Bonjour madame, merci pour votre avis.
00:06Président du Rassemblement National. L'émotion ne retombe pas après la mort de Quentin à Lyon en marge d'un
00:11meeting de Rima Hassan à Sciences Po.
00:13Neuf personnes sont en garde à vue, dont la plupart m'ont dans la jeune garde, un gros puscule de
00:17gauche, toujours actif malgré sa dissolution.
00:20Parmi eux figure Jacques-Élie Favreau, l'assistant parlementaire du député LFI, Raphaël Arnaud, fondateur de la jeune garde.
00:26Est-ce que vous dites ce matin Jordan Bardella, l'extrême gauche a du sang sur les mains dans notre
00:30pays ?
00:32L'extrême gauche a tué et avant de rentrer évidemment dans ce qui est le fond d'une affaire extrêmement
00:37grave et un point de bascule dans notre pays,
00:39je voudrais évidemment avoir une pensée pour Quentin, pour ses amis, pour ses proches, pour sa famille.
00:45On parle d'un jeune militant nationaliste d'une vingtaine d'années, de 23 ans, qui a été tabassé, qui
00:52a fait l'objet d'une chasse à l'homme d'après les mots.
00:54Donc on veut mourir pour des idées politiques.
00:56Du procureur et qui a été tabassé, lynché.
00:58C'est un point de bascule, c'est un point de bascule extrêmement grave.
01:02Et je crois qu'il est temps ce matin et après évidemment ce temps nécessaire du recueillement,
01:07de mettre la gauche et l'extrême gauche face à ses responsabilités.
01:10Jean-Luc Mélenchon a des comptes à rendre.
01:12Monsieur Mélenchon, depuis maintenant plusieurs années, avec son mouvement politique,
01:16la France insoumise est devenue la couveuse idéologique de mouvements ultra-violents,
01:20comme celui de la jeune garde, qui fait les frais d'une impunité de la part de l'État et
01:26des dirigeants politiques,
01:27notamment à gauche et à l'extrême gauche, depuis trop longtemps.
01:29Et nous devons maintenant mettre la gauche et l'extrême gauche face à leurs responsabilités.
01:34Depuis plusieurs années, ils installent dans notre pays, dans le débat démocratique,
01:38un climat de tension, un climat de violence, de désordre dans la rue,
01:43mais aussi à l'Assemblée nationale.
01:45Et ils ont en réalité abrité des mouvements beaucoup plus violents.
01:49On parle beaucoup de celui de la jeune garde, qui est le bras armé,
01:53qui se veut une milice, un peu sur le modèle des milices paramilitaires des années 30.
01:57Et il faut évidemment maintenant agir, prendre toute la mesure et toute la gravité
02:01de ce qui est en train de se passer pour bannir la violence totalement.
02:04Vous dites, Jean-Marc Dela, que la responsabilité morale et politique de Jean-Luc Mélenchon est en cause,
02:08c'est que même il a ouvert les portes de l'Assemblée nationale à des meurtriers.
02:12C'est une accusation très grave.
02:14Quelles conséquences ?
02:15D'abord, il y a des responsabilités individuelles.
02:18Elles devont être, et elles sont en train d'être judiciarisées, bien sûr.
02:22Elles sont en train d'être judiciarisées et elles devront être condamnées avec la plus grande fermeté
02:26parce qu'encore une fois, nous devons dire, redire, et la justice devra le dire avec la plus grande fermeté,
02:31que la violence, l'agression, l'intimidation n'a pas sa place dans le débat politique.
02:36Et puis il y a des responsabilités morales.
02:38Jean-Luc Mélenchon, madame, par le climat de tension qu'il a installé dans notre pays,
02:43par la manière dont il a ouvert les portes de la France insoumise
02:45et érigé en porte-parole des gens qui expliquent que la police tue à longueur de temps,
02:50des gens qui expliquent que les attaques terroristes du Hamas sont des actes de résistance.
02:56Je pense à madame Hassan qui a donné une conférence dans une université
02:59à quelques semaines d'élection municipale,
03:02qui devrait pourtant donner lieu à un encadrement de ce type de propos et de ce type de débat,
03:07qui explique que c'est bon de dealer de la drogue, comme M. Boyard,
03:10qui ont été condamnés à des actes de violence, comme M. Delogu, ou encore M. Arnaud.
03:14On y vient.
03:15Raphaël Arnaud, madame, il est fiché pour atteinte à la sûreté de l'État.
03:18Il a été condamné lui-même à titre personnel pour des faits de violence
03:22et son mouvement politique, la jeune garde, a été dissous après notamment des actes de violence.
03:27Et notamment, je crois qu'il n'a pas sa place à l'Assemblée nationale.
03:29Il doit démissionner.
03:29Et à titre personnel, je considère qu'il ne l'a jamais eu.
03:32L'honneur, la décence, le respect à l'égard de la famille de ce jeune militant nationaliste
03:39incomberait à M. Arnaud de quitter ses fonctions et de démissionner après avoir demandé pardon.
03:43Il devra répondre de ses actes, lui et l'ensemble de ses amis, devant la justice dans notre pays.
03:48Et je vous rappelle qu'une procédure de dissolution avait été engagée contre la jeune garde
03:55après que ce mouvement ait notamment participé au lynchage d'un jeune dans le métro,
04:00motif qu'il était juif.
04:01Donc, ce qu'on est en train de voir aujourd'hui dans notre pays, sous le fait de l'ultra
04:04-gauche,
04:05c'est ce qu'on a vu dans un certain nombre de régimes autocratiques ou totalitaires dans les années 30.
04:10Et l'impunité aujourd'hui à l'égard de cette mouvance, elle doit cesser.
04:13Et moi, j'entends trop peu aujourd'hui de figures politiques à gauche,
04:16on a entendu, il faut le dire, c'est vrai, M. Glucksmann, s'exprimer contre cette radicalisation de mouvements.
04:21Je vous rappelle que le nouveau Front populaire, madame, lors des dernières élections législatives,
04:25a accueilli en son sein et sous ses bulletins de vote le logo de beaucoup de formations politiques de gauche,
04:30mais aussi celui de la jeune garde.
04:32Et puis, pardon, mais il y a aussi d'autres responsables, madame.
04:35Regardez, je vous ai ramené ici un article de France Inter.
04:38Pierre, je vais le montrer à l'écran, de M. Attal, chef du parti d'Emmanuel Macron,
04:43appel à faire barrage au RN, même avec un bulletin et les filles.
04:46Le second tour des élections législatives a appelé à faire élire des députés de la France Insoumise.
04:51Donc si aujourd'hui, madame, dans notre pays...
04:53Donc vous dites que Gabriel Attal a du sang sur les mains ?
04:55Sérieusement ?
04:55Je dis que lui et ses amis ont une responsabilité morale.
04:57Quand on fait élire par dizaines des députés de la France Insoumise,
05:01qui multiplient les propos outranciers contre la France, contre la République,
05:04contre nos valeurs, contre la police, contre les gens qui ne pensent pas à gauche,
05:08eh bien on a une responsabilité dans ce climat de violence.
05:11Donc très simplement, si demain je suis chef du gouvernement,
05:14je traiterai ces milices d'extrême-gauche avec la fermeté nécessaire,
05:19je les traiterai comme ce qu'elles sont, des organisations terroristes,
05:22des organisations criminelles qui doivent être judiciarisées comme telles,
05:26qui doivent être dissoutes.
05:27Et je dis à tous ceux qui veulent se livrer à des actes de violence en politique
05:30qu'avec moi et qu'avec nous, ils trouveront face à eux un État
05:34qui fera preuve de la plus grande fermeté face à tous ceux qui entendent semer le désordre,
05:38que ce soit dans la rue ou dans nos institutions.
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