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  • il y a 11 heures
Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 19h-21h, Pierre de Villeneuve.
00:04Jusqu'à 21h avec Hélène Roué et Jean-Claude Dacier sur les derniers événements
00:09et les dernières informations que l'on a sur le meurtre, puisque c'est un homicide.
00:16En tout cas l'enquête est ouverte pour homicide de Quentin, 23 ans, à Lyon.
00:23Écoutez ce que disait la ministre de la Culture ce matin sur Europe 1 et sur CNews,
00:28Rachid Adatia, à propos de ce drame.
00:30La mort d'un jeune de 23 ans dans telles circonstances, c'est quand même une tragédie pour tout le
00:36monde.
00:37Mourir pour ses idées dans une société démocratique est inacceptable.
00:41Qu'il y ait une volonté de violence, c'est une réalité.
00:43Je reprends les propos du ministre de l'Intérieur qui confirme que l'ultra-gauche, je cite, était à la
00:48manœuvre
00:49et qu'il y avait des éléments qui pouvaient l'établir et l'avérer.
00:52Et donc, cette extrême-gauche qui conduit à cette violence, qui conduit à la mort d'un jeune, c'est
00:59quand même assez inacceptable.
01:01C'est inacceptable, les personnes ne l'acceptent.
01:04Et Jean-Claude Dacier, justement, vous en parliez juste avant la pause publicitaire.
01:09J'avais effectivement été frappé du ton de M. Mélenchon,
01:12qui lui a très bien analysé que c'est une affaire dont on va parler longtemps,
01:16plusieurs semaines sans doute, elle le mérite parce qu'elle témoigne d'un assauvagement du pays qui n'est plus
01:23acceptable.
01:24Mais la deuxième personnalité que je trouve absente de ce, je n'irai même plus de ce débat,
01:30parce qu'on a dépassé la notion de débat, c'est le ministre de l'Enseignement supérieur,
01:36que je n'entends pas.
01:38Alors, Sciences Po, c'est une école un peu à part, j'entends bien que ce n'est pas l
01:42'université.
01:45Mais enfin, le Sciences Po a empêché Mme Rima Hassan de venir raconter ses histoires à Sciences Po Paris.
01:52Vous avez raison qu'on dit les Sciences Po pour Paris et les IEP pour...
01:57Honnêtement, je pense qu'il est temps,
02:00eu égard à ce qui est en train de se passer et la tragédie que nous avons vécue,
02:04et que nous allons continuer de vivre pendant des jours et des jours,
02:07je pense qu'il est temps que le ministre nous dise tout de même quel est son sentiment
02:13sur l'ensauvagement de ce pays et surtout la manière qu'il analyse
02:18pour essayer de mettre et de remettre de l'ordre dans les universités.
02:22Ce qui s'y passe n'est plus tolérable.
02:25Il y a des personnalités incontestées et incontestables
02:28qui ne peuvent même plus mettre les pieds dans les universités,
02:32et à côté de cela, ils laissent à peu près les patrons des universités en question,
02:37certains en tout cas, faire à peu près ce qu'ils veulent.
02:39Ce pays est au bord de l'abîme.
02:44Ce qui... La mort de Quentin est absolument...
02:47Mais c'est insupportable.
02:49Moi j'en suis malade.
02:50On ne peut pas considérer que ce pays va faire comme si,
02:55et ne rien dire sur la manière dont on va essayer de remettre...
03:01Ça ne va pas être facile de remettre un peu d'ordre,
03:03mais honnêtement, les propos de M. Mélenchon,
03:06les propos de beaucoup de la France insoumise, etc., etc.,
03:10ont largement contribué à créer un climat qui,
03:14je ne dirais pas, justifie les violences,
03:16mais néanmoins ne les décourage pas.
03:19et que si on veut que ce pays commence à se redresser,
03:22il n'y a pas que ça qui ne va pas dans le pays.
03:24Et tout, tout va mal.
03:26Il serait peut-être temps quand même
03:29que le ministre de l'Enseignement supérieur,
03:32que le président de la République...
03:34– C'est un appel que vous lancez...
03:35– Mais oui, parce que ça ne peut pas continuer comme ça.
03:37– Philippe Baptiste et nos équipes, justement,
03:40verrons si on peut l'inviter
03:42et s'il est d'accord pour venir s'expliquer sur ce sujet.
03:45La phrase qui a été retenue également,
03:48c'était samedi soir, sur l'antenne de CNews,
03:52lorsque Mathieu Bocoté a invité Alain Finkielkraut
03:54s'exprimait là-dessus.
03:55Et puis, Finkielkraut a sorti cette phrase,
03:58en tout cas, il disait de Pasolini,
04:01Pierre Paolo Pasolini,
04:02pour ceux qui connaissent le cinéaste et le poète italien,
04:05disait que, en fait, les fascistes d'aujourd'hui,
04:08ce sont les antifas.
04:10Ce sont les antifas.
04:11Et quand on a interrogé le politologue Jean-Yves Camus
04:15sur l'extrême-gauche et le fascisme,
04:18voilà ce qu'il disait, c'était ce week-end.
04:22– Il y a un discours, notamment, de l'envahissement du fascisme.
04:24Tout est fasciste, aujourd'hui.
04:25Les frontières se déplacent,
04:27des héritiers du fascisme historique,
04:29qui sont tout de même assez faciles à déterminer,
04:31à une définition extrêmement large du fascisme
04:34qui fait qu'en gros, et en tout cas à la gauche de la gauche,
04:36pour certains, tout ce qui n'est pas eux est fasciste.
04:38Et s'il n'est pas fasciste, il est complice du fascisme.
04:39Et s'il n'est pas complice du fascisme,
04:40il concourt objectivement à l'avènement du fascisme.
04:43C'est un langage de guerre civile.
04:44– Voilà, et puis c'est l'arroseur arrosé,
04:46puisque comme, encore une fois,
04:48le disait très justement Pierre Paolo Pasolini,
04:50les fascistes, aujourd'hui, c'est eux, sont les antifas.
04:52– Oui, les fascistes, mais voyez-vous,
04:54quand je suis arrivée dans votre émission,
04:55je pensais pouvoir dire,
04:57j'aimerais encore y croire d'ailleurs,
04:59que Quentin, en tout cas, est une bascule,
05:02si vous voulez, que ça va vraiment changer les choses,
05:04qu'aujourd'hui, la jeune garde,
05:06qu'aujourd'hui, la France insoumise
05:07ne pourra plus bénéficier de la complaisance
05:10dont il bénéficie depuis tant d'années.
05:12J'aimerais tellement vous dire ça,
05:13mais pendant la publicité,
05:15pour être transparente avec les auditeurs,
05:16j'ai pris mon téléphone, je suis allée sur X,
05:18et je viens de tomber sur une réflexion de Aurore Laluc.
05:22Aurore Laluc, pour ceux qui ne la connaissent pas,
05:24elle est députée européenne,
05:25c'est une proche de Raphaël Glucksmann.
05:26Donc on ne parle pas de la branche radicale des écologistes,
05:29on ne parle pas de communistes,
05:30on parle vraiment des sociodémocrates limite-centristes.
05:34Eh bien, quand on lui demande, effectivement,
05:36si elle ne met absolument pas de signe égal
05:38entre LFI et le Rassemblement National,
05:40elle dit, je voterai face au Rassemblement National
05:42pour une chèvre, n'importe qui, je m'en fous.
05:45Donc, si vous voulez,
05:46quand on a encore la moitié aujourd'hui
05:48de l'échiquier politique,
05:49qui dans tous les cas continuera
05:50de donner des blancs-seins
05:52à la France insoumise et à ses militants,
05:54on ne pourra pas avancer.
05:55Et c'est là où j'ai très peur que Quentin
05:56ne soit pas la bascule que l'on attend.
05:58Dommage que vous n'ayez pas été là en première heure
06:00avec Prisca Thévenot,
06:01qui vous a mis à nouveau le RN et LFI
06:04dans le même sac,
06:05en disant que le RN avait,
06:07lors des élections de 2024,
06:09et je pense que le centre va se fissurer comme ça.
06:11des députés qui étaient,
06:13pour ne pas dire borderline,
06:16qui, là pour le coup,
06:18étaient quand même,
06:19ce que le RN a considéré
06:21comme des brebis galeuses,
06:21mais qui étaient...
06:23À la France insoumise,
06:24il n'y a pas de brebis galeuses.
06:24C'est tous les plus radicaux,
06:26c'est pas grave, on les garde.
06:27Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
06:28Non, non, mais évidemment.
06:29Et je pense d'ailleurs que le centre...
06:30C'est pas mon argument,
06:30c'est celui de Prisca Thévenot, bien sûr.
06:32Je pense d'ailleurs que le centre,
06:33ou ce qu'on appelle plus communément
06:34le socle commun,
06:36va se fichurer,
06:36notamment sur cette question.
06:37Parce que je pense que la grande majorité du centre
06:39va continuer à aller
06:40exactement dans ce qu'avait dit
06:41Gabriel Attal à l'époque.
06:43Et il y a une partie,
06:44notamment chez les Républicains,
06:45qui, effectivement,
06:46iront de l'autre côté,
06:47quand on leur demandera
06:47s'il faut voter,
06:48il y aura un vrai front républicain,
06:50quand on leur demandera
06:51s'il faut voter LFI
06:52ou Rassemblement national,
06:53s'il devait être mis dans cette situation.
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