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  • il y a 1 heure
Audrey Catteau, présidente cofondatrice d'Elidreo, était l'invitée de Laure Closier dans Le Pitch de l'émission Good Morning Business, ce lundi 16 février. Elle nous parle d'Elidreo, une jeune entreprise qui propose une nouvelle solution pour mieux évaluer la qualité de l'eau, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:036h14 sur BFM Business et sur AMC Live.
00:05Le pitch ce matin, c'est avec Audrey Cato.
00:07Bonjour, vous êtes la présidente et cofondatrice d'Elie DREO.
00:10Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:13Donc aujourd'hui, les analyses de la qualité de l'eau restent encore très limitées.
00:18Elles se basent majoritairement sur quelques paramètres mesurés ponctuellement.
00:23Donc je suis Audrey Cato, présidente et cofondatrice d'Elie DREO,
00:26une jeune entreprise qui propose une nouvelle solution pour mieux évaluer la qualité de l'eau.
00:30Donc nous, nous proposons d'utiliser la moule d'eau douce comme capteur biologique.
00:35En filtrant l'eau, elle va permettre d'identifier les polluants qui sont réellement captés par le vivant,
00:40de mesurer les effets directs de ces polluants, les fameux effets cocktail dont on parle souvent,
00:45mais également de mieux évaluer la qualité microbiologique via la recherche de certains virus dans l'eau.
00:51Cette solution, elle est destinée aux acteurs de l'eau, privés et publics,
00:55et peut répondre à plusieurs cas d'usage comme la surveillance des masses d'eau
00:59pour cartographier la pollution à l'échelle d'une rivière ou d'un bassin versant.
01:03On peut aussi l'utiliser pour des études d'impact, pour évaluer l'impact d'un effluent sur le milieu
01:07ou encore évaluer la qualité d'un processus de traitement de l'eau.
01:11Et pour finir, Elidreo, c'est une jeune entreprise qui a été créée en 2025.
01:14On est issu de l'université de Reims-Champagne-Ardenne.
01:16Et on a déjà deux projets qui ont commencé cette année et trois autres qui devraient commencer au printemps.
01:20Alors, comment ça marche concrètement ?
01:21Vous prenez plein de moules et vous les mettez dans une sorte de bassin
01:24et vous faites des prélèvements de temps en temps sur un crustacé.
01:28Ça marche comment ?
01:28Alors, en fait, on va produire nos propres moules calibrés, standardisés.
01:32C'est très important pour...
01:34Ce n'est pas celles qu'on mange.
01:35Ce n'est pas celles qu'on mange.
01:35C'est des petites moules d'eau douce de 2 à 3 cm
01:37qu'on trouve naturellement dans les rivières.
01:39Mais nous, on va produire nos dressaines calibrées.
01:41C'est très important pour l'interprétation derrière.
01:43On va les déployer sur le terrain en fonction de la problématique de la question.
01:47Et puis, on va interpréter les résultats au regard de ce que les analyses auront donné.
01:50Et pourquoi les moules particulièrement ?
01:52Parce qu'elles ont une sensibilité particulière.
01:54C'est des filtres particuliers pour toutes les saletés qu'on peut trouver dans la nature.
01:58Exactement.
01:58Elles filtrent l'eau.
01:59Et donc, en faisant ça, elles vont capter ce qui passe dans l'eau.
02:01Et on va pouvoir aller retrouver certaines molécules qu'on a du mal à détecter dans l'eau.
02:05Alors, justement, ça filtre quel type de polluants ?
02:08Vous en avez combien ?
02:09Et ça nécessite combien de moules pour filmer ?
02:11Alors, typiquement, on est capable d'identifier aujourd'hui environ 140 molécules.
02:16Mais la liste va s'allonger dans les années à venir au fur et à mesure des développements.
02:20Et dans un système, on expose...
02:23Nous, on a besoin d'à peu près 40 moules pour identifier ces 140 polluants.
02:26Et du coup, une fois que vous avez ces moules qui font office de filtre, vous les récupérez ?
02:31Et quoi ? Vous récupérez une substance que vous analysez ensuite ?
02:35Parce que j'imagine qu'il y a quand même, même si c'est un élément purement naturel,
02:39des éléments électroniques derrière qui doivent pouvoir réaliser toutes ces analyses.
02:42Alors, bien sûr, les analyses, elles sont réalisées par des laboratoires spécialisés,
02:46qui sont spécialisés dans les analyses chimiques.
02:48Ce n'est pas des solutions électroniques.
02:49Ça va être des analyses chimiques classiques ou des analyses de bactéries ou de virus assez classiques,
02:54comme ce qui peut être fait dans l'eau.
02:56Mais sauf qu'au lieu de le faire dans l'eau, on va le faire sur les tissus de Dressen.
02:58Mais c'est-à-dire que vous...
02:59Ce n'est pas du tout le bon terme, je pense que je vais utiliser.
03:01Vous épongez la moule ?
03:02C'est-à-dire que vous la pressez ?
03:06On va en faire un pool et on prend 10 grammes de moules et on va tout analyser.
03:09Et après, elles peuvent servir elles-mêmes de filtre ?
03:11C'est-à-dire qu'elles-mêmes, elles travaillent toutes seules ?
03:15Alors oui, tout à fait.
03:15Elles filtrent naturellement l'eau.
03:16C'est comme ça qu'elles se nourrissent, en fait.
03:17Elles vont filtrer les algues, les planctons dans l'eau.
03:20Et en fait, en plus des algues et du plancton, elles vont capter les molécules chimiques et microbiotes.
03:24Là, aujourd'hui, c'est qui vos clients, du coup ?
03:26C'est les collectivités qui veulent analyser la qualité de l'eau des habitants, par exemple ?
03:32Alors, c'est ça.
03:32Ça va être des collectivités qui ont plutôt un intérêt pour évaluer l'impact, par exemple, du rejet de leur
03:38station d'épuration sur le cours d'eau qui traverse leur ville.
03:41Ça peut être aussi les acteurs privés qui gèrent ces stations d'épuration.
03:47Ça peut être aussi des privés qui ont des usines, des rejets dans le milieu.
03:52Et vous avez concrètement eu, là, déjà, parce que vous venez juste de vous lancer, combien de contrats ?
03:57Alors, aujourd'hui, on en a deux qui ont déjà débuté. L'un, en Normandie, avec Aropa, où on évalue
04:03l'impact de leurs activités sur la Seine.
04:06Donc, on est allé mettre des moules en amont et en aval de leurs activités.
04:10Et on va pouvoir leur donner des éléments de réponse dans l'année.
04:14Puis, on a un autre projet qui a commencé avec le SIAP à Paris, dans le cadre de leur programme
04:18Mécène Innovation,
04:19où là, il s'agit d'évaluer la contamination virale en amont et en aval de Paris.
04:23C'est l'eau douce, là, dans un premier temps ? Vous pensez à l'eau salée aussi ?
04:26Alors, il y a déjà des solutions qui existent en eau salée.
04:28Nous, la moule qu'on utilise aujourd'hui, elle est exclusivement pour l'eau douce et les estuaires.
04:32Et ça coûte moins cher que des capteurs ?
04:34Parce que j'imagine qu'aujourd'hui, on utilise des capteurs électroniques, en fait, pour détecter ces polluants.
04:39Alors, il y a plusieurs solutions qui coexistent en fonction des cibles qu'on cherche à chercher,
04:43effectivement, de l'électronique ou aussi des prélèvements dans l'eau.
04:46Et on fait des analyses de l'eau, tout simplement.
04:48En termes de coût, on va être forcément peut-être un petit peu plus élevé que des simples prélèvements dans
04:53l'eau,
04:54mais on restera toujours moins cher que des capteurs électroniques.
04:57Après, le coût dépend énormément du nombre de sites qu'on cherche à évaluer, du nombre de paramètres suivis.
05:01Donc, c'est très difficile.
05:02Mais du coup, c'est quoi l'avantage par rapport au fait de simplement faire un prélèvement dans l'eau
05:06?
05:06Le fait d'ajouter la moule qui est un...
05:08La sensibilité, on va pouvoir aller chercher des molécules qu'on ne retrouve pas facilement dans l'eau.
05:11Et également, un prélèvement dans l'eau, c'est ponctuel.
05:13Vous allez avoir une image à un instant T.
05:14La moule, elle, on la laisse pendant plusieurs semaines et du coup, ça va nous donner une moyenne sur un
05:18temps long.
05:18L'eau étant une matrice dynamique, ça nous permet d'être plus précis dans ce qu'on en a dit.
05:21Vous, c'était votre thèse post-doctorat.
05:24Après que vous avez développé en start-up, comment vous vous êtes financée ?
05:28C'est ça.
05:28Alors, en fait, oui, j'ai travaillé pendant 4 ans sur le projet qui a conduit à la création de
05:32cet outil.
05:33En termes de financement, on a eu un soutien de la région Grand Est via une bourse Grand Est Start
05:38-up.
05:38Un soutien de la BPI également via une bourse French Tech Lab.
05:41Et puis, on a été accompagné aussi par la Sainte-Nord qui a financé deux programmes de maturation
05:46qui nous ont permis de terminer la construction de cet outil.
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