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Vendredi, samedi et dimanche dans Europe 1 Soir Week-end, Stéphanie de Muru reçoit un invité au cœur de l'actualité politique.
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00:00Europe 1 Soir Week-end, 19h21, Stéphanie Demureux.
00:04Europe 1 Soir Week-end, merci de nous rejoindre et j'accueille mes débatteurs de la première heure.
00:08Jules Torres, journaliste politique au JDD. Bonsoir mon cher Jules.
00:11Bien le bonsoir madame.
00:12Mais manquez vendredi, vous avez fait la chaise bulle.
00:15Vous avez fait une infidélité, à la veille de la Saint-Valentin.
00:17Ça se payera.
00:19Bonsoir Catherine Rambert, journaliste et auteur, merci d'être avec nous ce soir.
00:24On va évidemment revenir sur la mort de Quentin,
00:27en marge d'une conférence de Rima Hassan à l'IEP de Lyon.
00:31C'était il y a deux jours.
00:32Ce soir, le parquet de Lyon nous dit avoir plusieurs témoignages significatifs recueillis dans cette enquête.
00:39Le parquet qui cherche toujours à identifier les auteurs directs de l'agression.
00:43Alors c'est vrai que hier, à la même heure, prise de distance et prudence obligatoire de mise,
00:48puisqu'il y avait encore beaucoup de zones d'ombre.
00:50Il y en a toujours, mais de moins en moins.
00:53On a eu entre-temps des images filmées par des témoins.
00:56On distingue clairement l'étudiant venu protéger le collectif identitaire Némésis,
01:01être mis à terre, lynché par une douzaine de personnes cagoulées, pas vraiment courageux.
01:08On va en parler avec Pierre Gentillet.
01:10Bonsoir Pierre Gentillet.
01:12Bonsoir.
01:13Vous êtes avocat, vous avez vous-même été la cible de l'ultra-gauche
01:16qui vous a menacé dans le cadre de vos fonctions d'enseignant à la Sorbonne.
01:19On vous avait reçu à cette occasion il y a quelques semaines.
01:22Vous avez réagi à l'agression mortelle de Quentin tout à l'heure sur Rix,
01:26à tous les médias qui évoquaient une Rix à propos de cette mort.
01:31Maintenant que la vidéo est sortie, allez-vous cacher ?
01:33Couvrez-vous de honte, vous avez dit.
01:36Oui, et je le mate.
01:37Je pense qu'il y a aussi un exercice d'autocritique maintenant
01:40qui doit se faire du côté des médias.
01:43Je note que ce mot de Rix n'est plus utilisé.
01:47En tout cas, je ne l'ai plus vu.
01:48Mais c'est très important de s'arrêter sur les mots.
01:50Vous savez, au commencement était le verbe.
01:52Et au début des malentendus, malheureusement, on trouve aussi les mots.
01:57Et le fait de parler de Rix au tout début.
01:59Je ne citerai pas de médias pour pas...
02:02Je ne sais pas si j'ai le droit, ça ne peut pas m'importe.
02:03Vous avez le droit.
02:04Mais un certain nombre de médias, BFM TV par exemple,
02:07a utilisé le mot de Rix immédiatement.
02:09On a aussi des médias du service public.
02:11J'ai vu aussi affrontements.
02:13Et qu'est-ce que ces mots renvoient comme images ?
02:15C'est qu'au fond, les torts sont partagés.
02:18Et ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, à aucun moment...
02:20Et c'est en cela qu'on voit que ce n'est pas vraiment du journalisme.
02:22À aucun moment, ces médias ne sont allés regarder au préalable si...
02:26Parce que si on suit leur logique,
02:28Rix, ça veut dire que les antifas ont porté des coups,
02:30mais aussi que Quentin aurait porté des coups.
02:33Vous voyez, c'est ça ce que ce mot sous-entend, Rix.
02:36Il sous-entend, au fond, c'est quoi, Rix ?
02:37Ça veut dire une bagarre.
02:38Non, ce n'est pas une bagarre.
02:39En l'état des éléments que nous avons pour l'instant,
02:41je reste très prudent.
02:42Non, mais pour l'instant, ce qui a l'air de se dégager,
02:45c'est que c'est un meurtre, c'est un lynchage mortel.
02:49Les vidéos qui ont circulé, en l'occurrence une vidéo,
02:52montrent clairement deux jeunes,
02:54dont l'un à terre, frappé à coups de pied,
02:57à coups de poing,
02:58par 6, 7, 8, 9 individus qui se déchaînent contre lui.
03:03Et selon les témoignages également qu'on a pu entendre,
03:07ce n'est certainement pas une bagarre.
03:10C'est un lynchage, et un lynchage mortel.
03:13Donc il y a un exercice d'autocritique nécessaire des médias là-dessus.
03:18Oui, alors vous l'appelez de vos voeux,
03:20et vous avez bien raison.
03:22Moi, j'ai vu qu'aujourd'hui,
03:24pareil, on ne va pas citer les médias,
03:26mais enfin, dans certains journaux de deux chaînes nationales,
03:29à 13h, on était encore à mettre dos à dos.
03:32L'extrême droite, dont le nom a été cité plusieurs fois,
03:35et l'extrême gauche, avec un Raphaël Arnaud
03:37qui se défaussait de toute violence.
03:42D'ailleurs, à propos de Raphaël Arnaud,
03:44la jeune garde fondée par ce député insoumis Fichès,
03:47est mise en cause, en tout cas dans la mort du jeune homme.
03:50L'enquête nous en dira plus.
03:52La jeune garde, qui avait pourtant été dissoute
03:55à la demande de Bruno Retailleau,
03:57mais, Pierre Gentil, le Conseil d'État ne s'était pas prononcé.
04:01– Alors, le Conseil d'État doit se prononcer deux fois
04:04pour que la dissolution soit définitive.
04:06Le Conseil d'État s'est prononcé une première fois en référé.
04:08Il a confirmé le décret de dissolution de Bruno Retailleau.
04:13Je le précise au passage, il est arrivé quand même un peu tard,
04:15mais bon, il vaut tard que jamais, voilà.
04:17Il est arrivé, effectivement, ce décret,
04:18et le Conseil d'État l'a confirmé.
04:21Néanmoins, il y a une deuxième procédure devant le Conseil d'État,
04:23une procédure au fond, c'est-à-dire une procédure
04:27pendant laquelle le Conseil d'État va apprécier,
04:29non plus en fonction de l'urbanse,
04:31mais cette fois-ci en posant tous les éléments sur la table.
04:34Je note, je l'ai fait par curiosité,
04:36qu'il y a quatre jours, quatre jours,
04:38sur son site Internet,
04:40la France Insoumise avait publié un communiqué de soutien
04:43à la jeune garde dans le cas de sa procédure de dissolution.
04:46Vous voyez, le timing, pour le coup, il est très mauvais.
04:49Donc, l'état de la procédure aujourd'hui,
04:50c'est que la jeune garde, elle est dissoute.
04:53Ça, oui, elle est dissoute.
04:53Mais si jamais le Conseil d'État venait à annuler cette dissolution
04:59pour un motif juridique que je pourrais vous détailler,
05:02il y a plusieurs motifs de dissolution,
05:04alors effectivement, ça veut dire qu'elle retrouverait
05:05sa pleine personnalité juridique.
05:07Donc aujourd'hui, elle est dissoute,
05:08mais il peut y avoir, de manière rétroactive,
05:11une annulation du Conseil d'État.
05:13Ensuite, en pratique, le Conseil d'État valide neuf fois sur dix
05:17les dissolutions qui sont décidées par le ministre de l'Intérieur.
05:21Qui est en Conseil des ministres, je le rappelle.
05:23– On ne va pas rentrer, évidemment, Pierre Gentier,
05:25dans les détails trop techniques,
05:26mais ce qui retient l'attention, quand même,
05:29c'est que cette association, si on peut appeler ça association,
05:33la jeune garde, en tout cas,
05:35reçoit le soutien de plusieurs associations,
05:37parmi lesquelles, quand même, la Ligue des droits de l'homme.
05:39Comment vous expliquez, vous, cette bienveillance ?
05:41– Je pense que c'est lié tout à fait au sujet précédent
05:44que vous évoquiez par rapport au traitement médiatique.
05:46C'est-à-dire qu'il y a une indulgence vis-à-vis de la gauche,
05:51parce que la gauche, si vous voulez, c'est le camp du bien.
05:52Donc, mécaniquement, dans l'extrême-gauche,
05:54il doit rester un petit peu de bien, si vous voulez.
05:57Tout ça, au fond, est très moral.
05:59Et dès lors, on a, eh bien, effectivement,
06:01des institutions comme la Ligue des droits de l'homme,
06:03qui sont, il faut le dire aussi, assez politisées,
06:05assez politisées à gauche,
06:06qui viennent soutenir dans leur recours,
06:08effectivement, vous avez raison,
06:10la jeune garde, mais vous avez aussi tout un système médiatique.
06:13Tout à l'heure, quand vous disiez,
06:14je vais vous écouter, quand vous disiez
06:15qu'il y avait un certain nombre de médias
06:17qui relativisait.
06:18Parce qu'on ne peut pas dire,
06:20enfin, quand je dis « on ne peut pas »,
06:21ces médias ne peuvent pas admettre
06:26que, comment vous dirais-je,
06:27que l'extrême-gauche,
06:29que l'extrême-gauche est foncièrement violente
06:32et qu'il faut combattre l'extrême-gauche.
06:34Je suis prêt à parier
06:35que si cela avait été,
06:37ça n'engage que moi,
06:38mais un militant,
06:39si ça avait été un militant d'extrême-gauche,
06:42admettons, effectivement, lynché
06:43par un militant d'extrême-gauche,
06:44non seulement le président de la République
06:46n'aurait pas eu autant de pudeur
06:47dans ses déclarations,
06:48mais tous les médias
06:49n'auraient pas parlé de Rix.
06:50Ils auraient parlé d'assassinat.
06:52Vous auriez eu, mais vraiment,
06:54des titres à n'en plus finir.
06:56Levez le bouclier, bien sûr.
06:57Mais oui, parce que le mal,
06:58on en revient des catégories théologiques,
07:00le mal en France,
07:01pour une certaine intelligentsia,
07:03ne vient pas de la gauche,
07:04elle vient nécessairement
07:05de la droite de la droite,
07:06et donc il y a un déni sur cette question.
07:08Voilà, c'est comme ça que ça s'explique.
07:10Je lisais dans les pages du JDD ce matin
07:12une interview de Gilles-William Goldanen,
07:14votre confrère, avocat,
07:15qui disait qu'Antoine avait le malheur,
07:17si j'ose dire, dit-il,
07:18Gilles-William,
07:19d'être un jeune patriotique,
07:21catholique, français et blanc.
07:23Il symbolisait quatre fois
07:25aux yeux de l'extrême-gauche,
07:26violente, le mal absolu.
07:27Il était l'ennemi à abattre.
07:30Vous êtes d'accord ?
07:31Je rejoins tout à fait
07:33les propos de mon confrère.
07:34C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
07:35l'ennemi désigné, on le voit bien,
07:37il est là.
07:38Ce n'est pas le militant violent
07:39d'extrême-gauche,
07:40c'est le français qui aime son pays,
07:42et qui a ses opinions.
07:43Mais pour la gauche,
07:44pour une certaine gauche,
07:45il n'y a pas d'opinion,
07:46il y a des combats à mener.
07:48Et malheureusement,
07:48on en arrive à ce drame
07:50parce que c'est un drame ici.
07:53Et je ne peux qu'être écoeuré,
07:55je repense à l'affaire Clément Méric.
07:58Souvenez-vous,
07:59c'était il y a, je crois,
08:00plus de dix ans,
08:02ce militant d'extrême-gauche
08:03qui avait été tué.
08:04Je pense qu'il serait intéressant
08:06de relire les titres de presse
08:08dans les 24-48 heures,
08:10les réactions des politiques
08:12et vous y verrez
08:13beaucoup moins de pudeur,
08:14beaucoup moins de précautions,
08:17beaucoup moins de tournures de phrases,
08:18de mots à l'endiquet
08:19comme Rix ou comme Bagarre.
08:21parce que ces médias savent très bien
08:23pour eux qui est l'ennemi.
08:25Donc, il y a vraiment
08:26tout un logiciel à changer.
08:27Il faut vraiment que la complaisance
08:28de l'extrême-gauche cesse.
08:30Je veux quand même qu'on rappelle
08:30que ces gens qui ont tué,
08:32c'était quand même des gens
08:33qui appartenaient à une mouvance politique
08:35qui aujourd'hui est assumée
08:36comme étant le bras armé
08:38de la France insoumise.
08:39C'est très politique,
08:40mais il faut vraiment qu'on en parle.
08:41Merci en tout cas,
08:43Pierre Gentil,
08:44d'avoir été avec nous.
08:46Alors, le bras armé
08:46de la France insoumise.
08:48La France insoumise,
08:49il s'en garde bien.
08:50J'écoutais encore
08:52Sochashikirou
08:52sur une chaîne concurrente.
08:55Aucun lien entre LFI
08:56et la mort de Quentin.
08:57Enfin, ils sont tous
08:58en ordre rangé.
08:59Et le récit est clair
09:02sur les réseaux sociaux.
09:03Il vous explique
09:04que la mort de Quentin
09:05a eu lieu
09:06beaucoup plus loin
09:07que la conférence
09:09de Rima Hassan.
09:10Enfin, depuis hier,
09:11on essaye de fausser
09:13et d'avoir un autre récit.
09:14Il y a même
09:15une inversion victimaire.
09:16Bien sûr,
09:16il y a une inversion victimaire
09:17qu'on voit partout.
09:19Monsieur Coquerel,
09:20hier, disait,
09:21le président de la commission
09:22des finances cadre
09:23de la France insoumise
09:23disait que c'était
09:25à l'extrême droite
09:25de balayer devant sa porte
09:26comme si finalement
09:27il renvoyait dos à dos.
09:28Rima Hassan disait
09:29que, eh bien,
09:31Quentin et le collectif
09:32Némésis
09:32étaient venus perturber.
09:33Donc finalement,
09:34en effet,
09:35elle donnait du crédit
09:36à ce narratif
09:37de la RICS
09:38de l'affrontement.
09:39Or, on voit bien
09:40dans les images
09:40quand vous vous en prenez
09:41à 15 personnes
09:42contre une ou deux personnes,
09:44bon,
09:44ce n'est pas une RICS,
09:45ce n'est pas un affrontement,
09:45c'est un lâchage
09:46et c'est un lâchage
09:47qui a mené
09:47à la mort de Quentin.
09:49Qu'il y ait un lien
09:51entre la France insoumise
09:52et la jeune garde,
09:53c'est implacable.
09:54Il y a trois jours,
09:55la France insoumise
09:56faisait un communiqué
09:56pour justement dénoncer
09:58la décision du Conseil d'État,
10:00enfin,
10:00ce recours devant le Conseil d'État
10:01pour obtenir la dissolution.
10:03L'année dernière,
10:03Jean-Luc Mélenchon
10:05implorait les jeunes militants
10:06de gauche et d'extrême gauche
10:08à être embrigadés
10:09dans les jeunesses antifa,
10:11dans les jeunesses
10:11de la jeune garde.
10:12Donc, vous voyez bien
10:13quand même
10:13qu'il y a un lien,
10:15une porosité
10:15qui est maximale.
10:17Le cofondateur
10:18de la jeune garde,
10:18qui est la milice armée
10:19aujourd'hui
10:20de Jean-Luc Mélenchon
10:21et de la France insoumise,
10:22s'appelle Raphaël Arnaud,
10:23député triple fiché S,
10:25condamné pour violence
10:26en réunion
10:26car il s'en est pris
10:28avec cinq de ses collègues,
10:30un jeune de 18 ans
10:31il y a quelques années.
10:32Voilà la réalité.
10:32Écoutez, pour abonder
10:33dans votre sens,
10:34mon cher Jules Torres,
10:35Jean-Luc Mélenchon,
10:36c'était le 30 avril 2025
10:38en meeting à Auxerre.
10:39Écoutez, il parle
10:39de la jeune garde
10:40et tendez l'oreille,
10:41je vous fais réagir après
10:41Catherine Rambert.
10:43Il dit, eh bien,
10:43nous allons dissoudre
10:45la jeune garde
10:47qui est une organisation
10:49alliée, liée
10:50au mouvement insoumis.
10:51Ce sont des jeunes antifascistes.
10:53Eh bien, monsieur Rotaillot,
10:54profitez-en pour nous dire
10:55qu'on fait ces jeunes gens.
10:56À quel moment
10:57vous avez des actes
10:58à leur reprocher
10:59qui justifient
11:00qu'on les interdise ?
11:02Et demain à Lyon,
11:04où il y aura
11:04la manif du 1er mai,
11:06j'appelle tous mes camarades
11:07des insoumis
11:08à aller se grouper
11:09derrière la bannière
11:10de la jeune garde
11:11pour dire
11:12nous n'avons pas peur.
11:13Nous n'avons pas peur.
11:16Ah, j'en parle avec passion
11:18parce que ce sont
11:19mes jeunes camarades.
11:21Et qui sont ces jeunes gens ?
11:23Des jeunes gens
11:24qui détestent le fascisme.
11:25Eh bien, je leur donne raison.
11:26Et qui se mettent en rang
11:27par deux, par trois, par quatre
11:29pour protéger nos cortèges
11:30quand on vient nous taper dessus.
11:32Bravo, jeunes gens !
11:33Continuez, jeunes gens !
11:35Continuez, jeunes gens,
11:36nous dit Jean-Luc Mélenchon
11:37en avril 2025.
11:39Catherine Robert.
11:40Oui, les archives sont toujours
11:41cruelles quand on les ressort.
11:42Alors, je veux juste préciser
11:43à ce stade qu'à ma connaissance,
11:45on ne sait pas encore
11:46si la jeune garde
11:46est impliquée là-dedans.
11:47Absolument, oui.
11:48C'est ce que j'ai précisé,
11:49soupçonné.
11:49Tout à fait.
11:50En tout cas, voilà.
11:51Même le Gérald Darmanin,
11:54le ministre de la Justice,
11:55nous dit tué manifestement
11:56par l'ultra-gauche.
11:57J'imagine qu'il a
11:57ces informations aussi.
11:59Néanmoins, le verbatim
12:00est toujours intéressant.
12:01Il appelle ça des jeunes gens.
12:04C'est amusant.
12:05Comme Jean-Pierre Chevènement
12:06appelait à l'époque
12:07les délinquants d'un quartier,
12:08les sauvageons.
12:10Donc, il y a comme ça
12:11dans ce verbatim
12:14une intention de minorer.
12:16Ce sont des jeunes gens
12:16mais non, ce sont des ultra-violents
12:20qui, sous prétexte
12:22de faire du service de l'ordre,
12:24viennent tabasser quelqu'un.
12:25Depuis quand ?
12:26On a le droit de perturber
12:27un meeting ?
12:28On a le droit de venir
12:29perturber, de manifester
12:30qu'on est contre ?
12:31Depuis quand on doit mourir
12:33pour ça ?
12:33Et vous avez raison,
12:35le bruit médiatique
12:37serait beaucoup plus important
12:38s'il était avéré
12:40que l'extrême droite
12:41avait commis cet acte épouvantable.
12:44Mais là, ce n'est pas
12:45l'extrême droite.
12:45Donc, le bruit médiatique,
12:46il est beaucoup plus sourd.
12:49On continuera à parler
12:50justement de cette violence
12:51d'extrême gauche
12:52puisque Geoffroy Antoine,
12:53un journaliste du JDD,
12:54a enquêté justement
12:56sur ces chiffres.
12:57Manifestement, la menace
12:58est sous-estimée.
12:59Il viendra nous expliquer ça
13:00dans quelques instants
13:01juste après la pub.
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