00:00Déjà permettez-moi d'avoir une pensée pour la famille de Quentin. Ce décès est une tragédie pour notre nation,
00:08pour la ville de Lyon bien évidemment.
00:10On ne doit pas dans notre pays mourir parce qu'on a des oppositions politiques, des divergences politiques.
00:19Rien ne peut justifier cette violence et je crois que le décès de Quentin d'abord doit nous inciter au
00:29recueillement et à la solidarité avec toute la famille
00:32et bien évidemment à nous rappeler que faire démocratie c'est parfois se confronter, confronter nos idées mais jamais cela
00:43ne doit se faire dans la violence.
00:45Je rappelle rapidement monsieur le maire le contexte. Il y avait donc une conférence de l'eurodéputé de la France
00:52Insoumise Rima Hassan à Sciences Po de Lyon
00:54et non loin de l'IEP, Némésis, un groupe identitaire qui manifestait contre la présence de Rima Hassan avec des
01:03pancartes
01:03« Pas d'islamo-gauchisme dans nos facs » et c'est dans ce contexte donc que Quentin aurait été
01:10lynché par des militants antifa.
01:13Vous avez accès, vous monsieur le maire, aux vidéosurveillances de la ville de Lyon. Est-ce que ça va permettre
01:19d'aider à faire toute la lumière sur cette affaire ?
01:22Alors j'ai déjà annoncé publiquement bien évidemment que nous mettrons à disposition tous les moyens que nous avons à
01:29la ville
01:29y compris bien évidemment les images de vidéosurveillances. Si elles sont réclamées par les enquêteurs et la justice, elles le
01:36seront comme elles le sont systématiquement.
01:38Vous pouvez bien l'imaginer. Donc bien sûr, nous collaborons systématiquement. C'est le cadre classique de la coopération entre
01:46nos forces.
01:48Oui. Vous avez besoin de la validation de la préfecture par exemple pour pouvoir donner les images aux personnes qui
01:57gèrent l'enquête ?
01:57Tout ça, vous savez, c'est l'objet de protocoles, de processus. Il y a besoin d'une réquisition et
02:03tout ça. Mais les services ont l'habitude. Rassurez-vous, tout se passe dans une coordination et une coopération bien
02:09huilée aujourd'hui.
02:10Je crois que dès à présent, il faut se dire qu'on a des enquêteurs, une police et une justice
02:17qui doivent faire son travail pour faire toute la lumière sur cette affaire,
02:21pour qu'on puisse, vous et moi, être éclairés sur les conditions de cette tragédie, de manière à ce qu
02:27'on puisse, nous aussi, collectivement en tirer toutes les conséquences.
02:32Oui. Laissons faire à la fois la police et la justice d'un côté. Laissons aussi, bien évidemment, à la
02:39famille, aux amis, le temps du recueillement.
02:42Je disais que Rima Hassan, le eurodéputé de la France Insoumise, était en train de proposer une conférence à Sciences
02:49Po Lyon.
02:49Est-ce que la ville, par exemple, avait anticipé de potentielles tensions autour de la venue de Rima Hassan,
02:56qui, on le sait, fait malheureusement beaucoup parler d'elle à travers différentes polémiques ?
03:01Alors, vous savez, nous, nous sommes en lien en permanence avec les services de la préfecture,
03:06qui, lorsqu'il y a un risque de trouble à l'ordre public, nous interpellent,
03:12parfois nous demandent de mobiliser notre police municipale pour patrouiller ou sécuriser.
03:17Ici, ce n'avait pas été le cas.
03:20Oui. Donc, vous aviez prévu un dispositif, si je comprends bien.
03:24Non, c'est ce que je vous dis, c'est que, vous savez, une ville, une police municipale,
03:29ne dispose pas de ressources d'enquête ou de renseignement.
03:34D'accord.
03:35Donc, nous sommes parfois sollicités par les services de la préfecture ou de la police nationale,
03:40quand ils ont identifié en amont un risque de trouble à l'ordre public,
03:45et dans ces cas-là, quand c'est le cas, ils nous sollicitent pour que nous puissions intervenir en amont,
03:51en prévention.
03:52Ce n'était pas le cas dans le cas présent.
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