- il y a 8 minutes
Chaque vendredi, samedi et dimanche, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Stéphanie de Muru pour débattre des actualités du jour.
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00:00En compagnie de Georges Fenech et Vincent Roy, messieurs, c'est fait d'une gravité exceptionnelle dont nous parlait Maël
00:06Hassani il y a quelques instants.
00:08Un jeune homme qui serait dans un état donc désespéré selon son avocat, l'avocat de sa famille à Lyon.
00:13Il aurait été pris à partie par des militants antifascistes alors qu'il assurait la sécurité du collectif Nemesis en
00:19marge d'une mobilisation contre la venue de Rima Hassan à Sciences Po Lyon.
00:24L'avocat Fabien Rageon prend la parole ce soir. La thèse de la simple rixe entre deux groupes rivaux ne
00:30semble pas correspondre à la réalité des faits.
00:33Il s'agirait plutôt selon lui d'un inchage gratuit de la part de plusieurs individus en surnombre et armée
00:39qui se seraient acharnés sur la victime isolée.
00:42Alors c'est vrai que ce qui attire l'attention c'est que ce soir la France Insoumise est très
00:47prompte à réagir.
00:48En d'autres temps on n'aurait pas attendu autant de réactions. Rima Hassan, Thomas Porte qui vous explique que
00:55les services d'ordre de la France Insoumise n'ont rien à voir avec ça.
01:00Ça soulève tout de suite le soupçon quand il y a autant de réactions de la France Insoumise d'un
01:04coup mon cher Vincent Roy.
01:05– Immédiatement, immédiatement, d'autant que la France Insoumise et M. Mélenchon en tête a toujours d'une certaine manière
01:13théorisé non pas l'action violente mais à tout le moins le chaos.
01:18Donc c'est vraiment, et c'est dans les gènes, cette action violente dont nous parlons, c'est dans les
01:24gènes de l'extra-gauche.
01:25M. Mélenchon qui est un Lambertiste connaît tout cela absolument par cœur.
01:29Si on n'arrive pas par les urnes, il faut en passer par la rue, coûte que coûte et quels
01:34qu'en soient les moyens.
01:35C'est ça la théorie Lambertiste au fond.
01:37Donc moi écoutez, très honnêtement, je ne suis pas très étonné, notre société est aujourd'hui tellement tendue que, j
01:47'allais vous dire,
01:48quand j'apprends cette nouvelle, je ne suis pas autrement étonné.
01:52Ça ne pouvait que se passer d'une certaine façon.
01:56On en arrive immanquablement, au bout d'un moment, à l'affrontement, puisqu'on ne fait plus nation et qu
02:03'on ne peut plus se parler.
02:05Quand on ne peut plus se parler, qu'on ne peut plus échanger des idées, eh bien on en arrive
02:09au coup.
02:09Mais va se voir, vous vous rendez compte là, ce jeune homme, c'était un étudiant, enfin c'est un
02:13étudiant en mathématiques, 23 ans, sans histoire, pas connu par les services de police.
02:20Enfin là, c'est d'une gravité exceptionnelle tout de même, Georges Fenech.
02:24Moi je considère que ce terrible drame pour ce jeune, c'est un point de bascule.
02:30Ah oui ?
02:31Je pense qu'il y aura un avant et un après.
02:33C'est d'ailleurs pourquoi, à mon avis, la fille qui a accompli immédiatement la gravité de ce qui pourrait
02:38leur être imputé, a réagi aussi vite ?
02:40Manuel Bampard et Rima Hassan, la France insoumise, qui n'a jamais eu recours à la violence et qui n
02:46'est en aucun cas impliquée dans ces affrontements, tweet Rima Hassan.
02:50Voilà un jeune homme qui a été appelé pour venir bénévolement assurer la protection du collectif Némésis, des femmes, qui
02:57n'ont pas essayé d'interrompre cette conférence de Rima Hassan.
03:01Ils sont venus manifester comme c'est leur droit, à l'extérieur des locaux de Sciences Po à Lyon, pour
03:06dire le mal qu'elles pensaient de cette conférence.
03:08Rima Hassan dit, venus perturber la conférence à laquelle j'étais invitée.
03:10Non, ils n'ont pas perturbé, ils ont usé de leur droit de manifester, voilà, ils ont manifesté.
03:14Et donc, ils ont appelé quand même des garçons d'un autre groupe pour venir bénévolement assurer leur protection.
03:21Et voilà que les autres l'agressent, le poursuivent, il y a eu toute une course-poursuite, je crois qu
03:26'ils l'ont rattrapé vers le Quai Fulchiron,
03:28et ils l'ont laissé pour mort, ils l'ont massacré.
03:30Ça, c'est un point de bascule.
03:32Pourquoi je dis ça ? Parce que c'est la conséquence, je pense, effectivement,
03:36des discours qui sont tenus en haut lieu dans les partis politiques et à l'Assemblée nationale.
03:41Et je pense aussi que c'est une...
03:45Je dirais que c'est la conséquence de la non prise en compte de la gravité de ce qui est
03:50en train de se passer
03:51par les autorités politiques de notre pays.
03:53Vous imaginez l'inverse, si c'était des militants de la droite dure ?
04:00Vous imaginez ?
04:00Non, mais on imagine très bien.
04:02Mais enfin, écoutez, c'est tout à fait théorisé par les filles.
04:07Monsieur Coquerel a fait, il n'y a pas longtemps, d'un prisonnier français récemment libéré.
04:14Georges Ibrahim Abdallah.
04:16Je ne voulais pas citer son nom, mais vous l'avez cité.
04:18Il en a fait son ami, Georges Ibrahim Abdallah.
04:21Ce n'est pas de l'action violente.
04:23Alors, à un autre niveau, on est d'accord.
04:25Mais enfin, on était pris à des diplomates américains et israéliens.
04:29Voilà, donc maintenant, on ne discute plus, on frappe et on tue.
04:34Alors, si c'est un point de bascule, j'ai peur que, compte tenu du niveau de tension actuel,
04:43j'ai peur qu'il y en ait d'autres.
04:45Mais bien sûr.
04:45Mais quand vous dites, messieurs, je suis d'accord avec vous, point de bascule certes,
04:49mais qu'est-ce qui va se passer ?
04:50Est-ce qu'ils vont arrêter leurs outrances ?
04:53Parce que c'est vrai qu'on souffle sur les braises.
04:55On est en droit d'attendre qu'il y ait une réaction, mais très forte,
05:01du gouvernement, des autorités, de mise intérieure, de mise à justice,
05:05contre d'abord ces groupuscules, dont un est en train d'être dissous,
05:09il ne l'est pas encore tout à fait.
05:11Celui qui a été fondé d'ailleurs par Raphaël Arnaud,
05:14il reste à savoir si effectivement son collaborateur était dans cette équipe qui a lâché,
05:20on ne sait pas encore avec précision.
05:22Il y a des...
05:22C'est ce qu'affirme en tout cas le média Frontière,
05:25qu'un collaborateur de Raphaël Arnaud, le député insoumis, serait impliqué.
05:29Donc on attend une réaction très très forte,
05:32et une vigilance accrue, parce que comme le dit Vincent Roy,
05:35ça peut se reproduire avec un esprit de vengeance,
05:39on ne sait pas jusqu'où ça peut aller.
05:40Vous avez eu la semaine dernière un exemple qui était criant,
05:43quand même la semaine dernière, où il n'y a qu'un jour,
05:45où il y a trois semaines, donc un jour, trois semaines, oui.
05:47Vous avez, je crois, c'est M. Léoman,
05:48qui est descendu au sein même.
05:51Une autre forme de violence.
05:52Une autre forme de menace à l'égard de M. Chenu.
05:54Vous avez M. Delogu qui régulièrement montre les muscles.
05:59C'est une méthode politique.
06:02Vous avez le poisson pourri par la tête.
06:04Je vous rappelle que Raphaël Arnaud avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis
06:09pour une agression en Réunion en 2021.
06:11C'est la raison pour laquelle je vous dis, le terrain, le terrain était propice.
06:17Quand vous avez Sophia Chiquirou, candidate à la mairie de Paris,
06:20qui appelle à la désobéissance civile,
06:23c'est une forme d'appel à l'insurrection, Georges Fenech.
06:26Oui, c'est tout à fait inacceptable de la part d'une élue de la République.
06:33À quelque part, c'est une façon de s'exonérer des lois
06:36qui sont censées voter, appliquer et respecter.
06:40Ça n'est pas malheureusement toujours le cas.
06:42Je rappelle aussi cette effigie de Jordan Bardella,
06:44ce mannequin, vous l'avez vu, incendié au Pays Basque il y a quelques jours.
06:49C'était le 7 février.
06:52Ce sont des images qui choquent,
06:54mais qui n'ont pas l'air d'interpeller le pied sur le ballon.
06:58Pour rappeler plein de l'effigie aussi de M. Macron.
07:01Vous voyez bien autour de vous
07:04que la société devenant de plus en plus violente
07:08pour toutes sortes de raisons,
07:10vous avez remarqué aussi que la société politique,
07:13le combat politique, devient de plus en plus violent
07:16et de plus en plus tendu.
07:17J'ajoute, moi en tout cas j'attends une réaction forte
07:20du ministre des universités.
07:23C'est le ministre de l'enseignement supérieur
07:26qui a réagi, Philippe Baptiste,
07:28la folie furieuse qui s'est déchaînée
07:30alors que se tenait une conférence de Rima Hassan
07:32à l'IEP de Lyon.
07:33C'est une violence insupportable.
07:35Un jeune homme est entre la vie et la mort.
07:36C'est terrible.
07:37Bon alors c'est vrai que pour l'instant,
07:39l'enquête n'est pas menée.
07:41Mais parce qu'on laisse prospérer l'islamo-gauchisme
07:43dans nos universités.
07:46Il y avait une inspection qui avait été ordonnée là-dessus
07:48qui n'a jamais eu lieu.
07:50Écoutez d'ailleurs l'ambiance qu'il y avait à Sciences Po.
07:53Je suis toujours assez étonnée.
07:54Oui, il y a une recueillie comme une star.
07:55Écoutez, il y a une rockstar, Rima Hassan.
08:09J'ai un adolescent qui est sur Parcoursup en ce moment.
08:13Vous avez les fameux Parcoursup.
08:14Je peux vous dire que je connais peu d'adolescents aujourd'hui
08:17qui ont envie d'aller à Sciences Po pour ces raisons-là.
08:19Oui, c'est sûr.
08:20Non mais il faut dire les choses comme elles sont.
08:22J'imagine qu'il n'y a pas que des étudiants radicalisés,
08:26extrêmes-gauches, etc.
08:27Mais c'est vrai que c'est une mauvaise publicité pour Sciences Po.
08:31Jean-Luc Mélenchon a dit il y a peu de temps
08:33que Rima Hassan, qui l'a fabriqué d'une certaine manière,
08:36de toute pièce, était un modèle pour les jeunes femmes françaises.
08:41Bon, il l'a dit il y a pas longtemps.
08:42Donc tout ça, il a tellement...
08:44La gloire de la nationalité.
08:46Absolument.
08:46C'était sa dame exacte.
08:47Exactement.
08:48Tu mets souvenir son nom.
08:49Vous avez raison.
08:52Il a créé cette ambiance.
08:56Alors évidemment, il n'est pas question de le rendre responsable
09:00de ce drame à Lyon.
09:05Mais il n'empêche qu'il a créé le terrain propice
09:10qui peut amener à ce débordement de violence.
09:16Voilà.
09:17Messieurs 20h42 sur Europe 1,
09:19je voulais aussi vous faire réagir à cette actualité
09:21ce soir importante autour de l'Arc de Triomphe.
09:24Un homme armé d'un couteau menaçant un gendarme a été blessé.
09:29Un périmètre a été mis en place par les forces de l'ordre.
09:31Alors selon les informations d'Europe 1,
09:33l'assaillant serait connu des services judiciaires
09:35au titre de la radicalisation.
09:37D'ailleurs, le parquet antiterroriste a été saisi
09:40et Laurent Nunez, tout à l'heure, a réagi.
09:43Dans le cas de la préparation du ravivage de la flamme
09:45à Paris, à l'Arc de Triomphe,
09:47où un homme, pour une raison qu'on ne connaît pas à ce stade,
09:50a tenté d'agresser avec, semble-t-il, une arme blanche.
09:53C'est plus que semble-t-il, c'était une arme blanche
09:56des militaires de la gendarmerie
09:57et notamment de la musique de la gendarmerie
09:59qui préparait la cérémonie.
10:01Et devant les gestes portés
10:04par cet individu qui a manifestement
10:05tenté de porter atteinte à leur intégrité physique,
10:08un des gendarmes a fait usage de son arme.
10:10À date, je crois que
10:11la personne touchée se trouve dans un état très grave
10:14mais je n'ai pas d'autres informations
10:16sur son état de santé
10:18et j'ai des faits
10:20tels qu'ils m'ont été rapportés
10:21et j'ai tout lu à penser que ces individus ont essayé
10:24d'attenter à la vie des gendarmes
10:25et que ceux-ci ont riposté dans un cadre
10:27qui me semble tout à fait légal et réglementaire.
10:29Donc on précise que c'est l'agresseur
10:30qui a été touché au torse et à la jambe
10:34et qui est dans un état christique.
10:36Il serait originaire de Seine-Saint-Denis
10:38suivi des services de renseignement,
10:40je le disais, au titre de la radicalisation.
10:42Il avait aussi une fiche MICAS,
10:43vous savez, c'est fiche administrative,
10:45Georges Rémet,
10:46pour surveiller les personnes radicalisées.
10:48Ce n'est pas uniquement des fiches,
10:49c'est des assignations résidences.
10:51Oui, ils devaient pointer quotidiennement
10:53dans un commissariat,
10:54mais vous vous rendez compte ?
10:55Avec quelle efficacité ?
10:56Mais il faisait l'objet,
10:58effectivement il était fichier S,
10:59il était donc inscrit au FESPERT,
11:01en réalité,
11:02c'est-à-dire les radicalisations.
11:04Il faisait l'objet d'un contrôle judiciaire,
11:07contrôle judiciaire.
11:08Bravo, efficace !
11:08Il était connu par la service
11:10de police de justice de Belgique,
11:12on a vraiment là le profil
11:13qu'il ne devrait absolument pas...
11:15Molenbeek, précisément.
11:16Oui, c'est important de le préciser.
11:17En 2012,
11:19il a poignardé deux policiers belges,
11:22dont une jeune femme,
11:23qui a été grièvement blessée en 2012.
11:26Et cet individu se retrouve,
11:29voilà, devant l'arc de triomphe,
11:32un soir de février,
11:34et au moment où il anime la flamme,
11:36il reproduit le processus
11:38en tentant de poignarder des gendarmes
11:41et de s'en prendre aux forces de police.
11:43Il est là, tranquillement, dans Paris,
11:46voilà, tout va bien.
11:47Je vous laisserai continuer à réagir.
11:49Dans quelques instants,
11:50on marque une pause,
11:51on se retrouve avec Maëlle Assani
11:53et le point sur l'actualité.
11:54Toujours avec Georges Fenech et Vincent Roy,
11:56on commente ce qui s'est passé
11:57en fin de soirée,
11:59enfin en début de soirée,
12:00plutôt à l'arc de triomphe,
12:01cet individu menaçant avec un couteau
12:04qui s'en est pris à un gendarme.
12:06Il a été touché, lui en tout cas,
12:10l'individu au tors et à la jambe
12:12par un militaire qui a ouvert le feu sur lui,
12:14fort heureusement,
12:15puisque sinon,
12:16cela aurait pu mal se terminer
12:18pour le gendarme qui fut sa cible.
12:21Je le rappelle,
12:22selon les informations d'Europe 1,
12:24le suspect est défavorablement connu
12:25des services de police.
12:26Vous nous le rappeliez,
12:27Georges Fenech,
12:28il devait pointer quotidiennement
12:30dans un commissariat.
12:31Il faisait l'objet d'une fiche administrative
12:33pour surveiller les personnes radicalisées,
12:35contrôle judiciaire.
12:36Ça veut dire que c'est totalement impuissant.
12:40Toutes ces mesures ne servent à rien.
12:42Ce qui prouve bien que ces individus
12:44n'ont rien à faire en liberté.
12:47Vous pouvez prendre toutes les mesures
12:48de contrôle que vous voulez.
12:49Moi, je me souviens,
12:50par exemple,
12:51celui qui a égorgé le père Hamel,
12:54il était sous contrôle judiciaire
12:55et sous bracelet électronique
12:56quand il est rentré dans l'église.
12:58Donc, il y a des individus extrêmement dangereux
13:00contre lesquels,
13:01seul ou une détention
13:02ou une rétention,
13:03d'ailleurs, il y a un projet de loi,
13:05enfin, une proposition de loi
13:07de Charles Rodwell,
13:10soutenu par le gouvernement,
13:12qui va arriver en discussion
13:14et qui prévoit...
13:15Michel Barnier aussi, je crois.
13:16Michel Barnier,
13:17une coproduction, effectivement,
13:20qui prévoit une rétention administrative
13:23pour ce genre d'individus
13:25qui n'existe pas encore aujourd'hui.
13:27Alors, est-ce constitutionnel,
13:29mon cher Georges Fenech,
13:31parce que la France,
13:32ça se termine toujours
13:33avec le Conseil constitutionnel ?
13:35J'ai fait voter en 2008
13:36la rétention pour les criminels dangereux,
13:39les serial killers, etc.
13:40Le Conseil constitutionnel
13:41avait été saisi, effectivement,
13:43puisqu'il y avait
13:44le lever de bouclier de la gauche,
13:45à l'époque,
13:46avec Mme Guigou en tête,
13:47et le Conseil constitutionnel
13:49a validé la rétention de sûreté.
13:52Mais elle n'était pas prévue
13:53pour les terroristes.
13:54On est en 2008,
13:55il n'y a pas encore
13:55cette vague de terroristes.
13:56Donc là, ça va aussi s'appliquer,
13:58maintenant, aux terroristes.
14:00Ça n'est vraiment qu'une mesure intelligente
14:02et de bon sens, quoi.
14:04Est-ce que vous avez remarqué
14:05qu'aujourd'hui,
14:06terrorisme ou pas terrorisme,
14:07il ne se passe pas une journée
14:09où ne tombe pas sur votre téléphone
14:12agression au couteau,
14:13ici ou là.
14:14C'était dans la semaine
14:15d'un chauffeur de bus
14:17qui a été agressé des passagers
14:20et le chauffeur de bus
14:21qui a été agressé au couteau.
14:23Donc maintenant, c'est devenu...
14:25Moi, je vous dis que ce qui est très grave...
14:27Bon, là, le parquet antiterroriste
14:28a été saisi.
14:29Non, mais là, bien entendu.
14:30Parce que là, évidemment,
14:31le pédigré n'est pas le même.
14:33Mais moi, je vous dis
14:34que dans l'état actuel des choses,
14:37l'État français n'est plus capable
14:39de me protéger
14:40lorsque je marche dans la rue.
14:41Ça veut dire que l'État français
14:43ne remplit pas sa mission.
14:45Et puis rappelez peut-être au passage
14:47que cette police soi-disant qui tue...
14:49Qui tue !
14:50Et elle continue à payer
14:53un lourd tribut au terrorisme.
14:55Il faut remonter à 2012
14:57avec Mohamed Mera,
14:58les militaires
14:58qui avaient été tués.
15:00Ensuite, il y a eu
15:01tout ce que l'on sait,
15:01Magnanville,
15:02le commissaire avec sa femme,
15:04les gorgés sous les yeux
15:05de leur fils,
15:06enfant à l'époque.
15:08Xavier Jugelay,
15:09Sabdou,
15:10aux Champs-Elysées également,
15:12tués à coups de Kalachnikov.
15:15Mérabé devant Charlie Hebdo,
15:18la policière de Montrouge,
15:19on pourrait allonger la liste.
15:21Donc ces hommes,
15:22ces forces de l'ordre,
15:23qu'elles soient police,
15:24gendarmes,
15:25militaires,
15:25ils payent de leur vie
15:26notre sécurité.
15:27Voyez-vous,
15:28c'est pour ça que quand j'entends
15:29ces slogans
15:30« La police qui tue »,
15:30je ne les supporte pas.
15:32C'est inadmissible.
15:34Messieurs,
15:34je voulais aussi vous faire réagir
15:36à cet hommage
15:37à Ilan Halimi.
15:38C'était il y a 20 ans,
15:39cette effroyable
15:41séquestration.
15:42Il y a une anémie
15:43de confession juive
15:44qui a été torturée,
15:46tuée,
15:46laissée pour mort
15:47par le gang des barbares.
15:49Il y a eu un hommage
15:49ce matin
15:50dans la cour
15:51de l'Elysée.
15:52Emmanuel Macron
15:52a planté un chêne.
15:54Alors on a envie de dire
15:55« Écoutez,
15:55au moins c'est le seul endroit
15:56où l'arbre ne va pas être
15:59vandalisé »
16:00puisque ça a été le cas
16:01auparavant.
16:02Le chef de l'État
16:02qui a dénoncé
16:03de nouvelles formes
16:04d'antisémitisme.
16:05Alors c'est vrai
16:06qu'on aimerait bien voir
16:07ces paroles se transformer
16:08en actes
16:09cette fois-ci.
16:10C'est trop tard.
16:11Il n'y a plus le temps.
16:11Alors il y a eu
16:13en tout cas un discours
16:14qui est quand même
16:15bienvenu.
16:16Enfin.
16:17Oui, enfin.
16:18Il y a eu un arbre
16:19planté dans l'Elysée,
16:20un chêne,
16:21c'est un acte symbolique
16:22important,
16:23je pense pour la communauté
16:24juive et toute la communauté
16:25nationale.
16:26D'accord.
16:26Mais on attend
16:27d'autres actes maintenant.
16:28Pas uniquement des actes
16:29symboliques.
16:30C'est ça que je suis
16:30en train de vous dire.
16:31Moi je crois,
16:32enfin je pense qu'on serait
16:33en droit quand même
16:35d'imaginer que
16:37le président de la République,
16:39le Premier ministre,
16:40le garde des Sceaux,
16:42demande à tous les
16:43procureurs généraux de France
16:44compte tenu de la situation
16:45et de l'explosion
16:46d'antisémitisme
16:47de faire remonter
16:48toutes les procédures.
16:49C'est un droit
16:50qu'a le garde des Sceaux
16:51d'avoir des informations,
16:54non pas des pièces,
16:55mais l'état
16:55de ces procédures
16:56et leur demander
16:57pourquoi ces procédures
16:59mettent autant de temps
17:00et elles arrivent
17:01qu'au compte-goutte
17:02devant la justice.
17:03On attend toujours,
17:04on parlait de Rima Hassan,
17:05on attend toujours
17:06les plaintes
17:06dont elle fait l'objet.
17:08Donc je crois que ça...
17:09Elle n'est jamais condamnée
17:10à Rima Hassan,
17:11c'est incroyable.
17:11C'est une responsabilité politique
17:12de faire en sorte
17:13que la justice fonctionne
17:14et on a l'impression
17:15qu'elle prend son temps.
17:16Pourquoi ?
17:18Écoutez, Emmanuel Macron
17:20qui souhaite
17:23rendre inéligibles
17:25les élus...
17:26Ce qui est cocasse,
17:27c'est ce que je pensais.
17:29En effet,
17:30ils ne sont jamais condamnés
17:31pour l'antisémitisme.
17:32Ça, c'est de la poudre aux yeux.
17:32Mais il y a envie
17:33de les rendre inéligibles
17:34quand même, écoutez.
17:35L'antisémitisme d'extrême-gauche
17:37qui veut substituer
17:39à la lutte des classes
17:40une supposée lutte des races
17:42dans de glaçants amalgames
17:44et qui le dispute
17:45à celui de l'extrême-droite
17:46et ses clichés
17:48sur la puissance
17:48et la richesse.
17:49L'antisémitisme
17:51qui utilise le masque
17:53de l'antisionisme
17:54pour progresser à bas bruit.
17:56Celui qui s'appuie
17:57sur la critique
17:58de la politique
17:58menée par Israël
18:00pour décrédibiliser,
18:02assigner,
18:03nier
18:04le droit
18:05à l'existence
18:06de l'État hébreu
18:07et finit
18:08par nier
18:09le droit
18:09des Juifs
18:10eux-mêmes
18:11à vivre.
18:12Voilà, en l'occurrence,
18:12il nous parlait
18:13des nouvelles formes
18:14d'antisémitisme.
18:15J'écoute
18:17Emmanuel Macron
18:19et je suis assez
18:20attiré
18:21puisque
18:21on a dit
18:23qu'il s'est présenté
18:25lui-même
18:26comme le maître
18:26des horloges.
18:27Mais qu'est-ce qu'il a
18:28comme retard ?
18:30Alors vous me direz
18:31mieux vaut tard
18:32que jamais
18:33et son discours
18:35en tout point
18:36on peut le signer
18:38des quatre mains
18:39mais enfin
18:41il a un problème
18:42avec le timing
18:43tout ce qu'il est
18:44en train de dire là
18:45s'est attendu
18:46depuis des mois.
18:47Alors il y a une proposition
18:48de loi justement
18:48de Madame Yadant
18:49vous savez.
18:50Madame Yadant
18:50reprise par
18:52Aurore Berger
18:53qui a repris
18:53la loi de Caroline Yadant.
18:55Yadant c'est ça
18:56qui assimile
18:57donc le sionisme
18:58l'antisionisme
19:00de l'antisémitisme
19:01ou bien rédigé
19:02parce qu'on a le droit
19:03aussi de critiquer
19:04la politique
19:04de M. Détanier
19:05ou bien sûr.
19:05Bien entendu.
19:06Qu'est-ce qu'on attend
19:07pour fixer une date
19:08dans l'hémicycle
19:09puisque ça a été voté
19:10à la commission des lois ?
19:12Qu'est-ce qu'on...
19:12Vous voyez
19:12c'est ça les actes
19:14que j'attends.
19:14Ils sont davantage
19:15occupés par la fin de vie.
19:16Une procédure accélérée
19:17pour faire adopter ce texte.
19:19Non mais ce qui est terrible
19:21je l'entendais ce matin
19:23Alexandre Arcadie
19:24vous savez
19:24le réalisateur
19:25de La vérité sur...
19:26J'étais là
19:27Pascal Proulx.
19:27Exactement
19:28La vérité sur l'affaire
19:30Ilan Halimi
19:30en 2014
19:31il a essayé
19:32de faire diffuser
19:33son film
19:34par le service public
19:35notamment ce soir
19:36et bien non.
19:37Il en faisait droit ?
19:38Non mais
19:38peut-être qu'il y a de pire
19:40quand on voit
19:40cette épouvantable
19:42histoire Halimi
19:43je ne comprends pas
19:45comment le service public
19:46refuse de diffuser.
19:47Le devoir
19:48Et oui le devoir
19:49le service public
19:50Le devoir
19:50Le devoir
19:51en plus il faisait don
19:53de ce film
19:53c'est-à-dire qu'il ne demandait
19:54aucun droit
19:55il en est le producteur
19:56il nous l'a dit
19:57et le service public
19:58n'a pas répondu
19:59pourquoi ?
20:00Voyons
20:00donc les paroles
20:01les paroles
20:02Pour moi c'est une faute
20:03sérieusement
20:04Oui
20:04c'est une faute
20:05mais enfin
20:06il n'empêche que
20:09dans la situation
20:10telle que nous la connaissons
20:12hélas
20:13les discours ne suffisent plus
20:14il faut des actes
20:16Quand on entend d'ailleurs
20:17Jean-Paul Rouve
20:18on est retombé
20:19sur les réseaux sociaux
20:20sur cette séquence
20:21de l'acteur Jean-Paul Rouve
20:22qui explique
20:22c'était il y a 20 ans
20:23après cette épouvantable affaire
20:26qu'il s'agissait d'un fou
20:28et qu'il n'y avait pas
20:29il n'était pas question
20:30de parler d'antisémitisme
20:31vous comprenez beaucoup de choses
20:33Bah oui
20:34Mais sans appel
20:35comme commentaire
20:37Il y a aussi
20:37encore une fois
20:38moi ce que je regrette
20:39c'est l'ancien magistrat
20:40qui vous parle
20:41c'est la lenteur de la justice
20:42et puis des décisions
20:44qui m'ont toujours
20:45surpris
20:46l'affaire Alimi
20:47par exemple
20:48Sarah Alimi
20:49qui n'a jamais été jugée
20:50ou l'affaire
20:52de Madame Knoll
20:53où on n'a pas retenu
20:55le caractère antisémite
20:56parce qu'il se disait
20:57qu'il avait pris du hachis
20:57Il y a beaucoup d'affaires
20:58dans lesquelles on ne retient pas
20:59le caractère antisémite
21:01Messieurs
21:02il reste
21:02ça file avec vous
21:04il reste quelques
21:05petites minutes
21:06même pas
21:07je voulais quand même
21:07vous faire réagir
21:08mon cher Vincent Roy
21:09j'ai pensé à vous
21:10quand j'ai vu ça
21:11les incidents
21:12qui se poursuivent au Louvre
21:13mardi
21:14c'était un réseau de fraude
21:15impliquant deux agents du Louvre
21:16qui a été démantelé
21:17par les forces de l'ordre
21:18et puis tenez-vous bien
21:19la nuit dernière
21:19une fuite d'eau
21:20qui a été constatée
21:21et signalée
21:23alors il y a quand même
21:23des oeuvres du 15ème
21:25et du 16ème
21:26qui seraient potentiellement
21:26touchées
21:27la fuite viendrait
21:28de l'état supérieur
21:29non mais ça part complètement
21:31en lambeaux
21:32le Louvre
21:33que par ailleurs
21:34j'aime beaucoup
21:34est symbolique
21:37de l'état de la France
21:39si vous voulez
21:40ça prend
21:40le Titanic
21:41ça prend l'eau de partout
21:43c'est volé
21:45vous avez vu
21:46qu'il y a une fraude
21:47de plus de 10 millions d'euros
21:49à la billetterie
21:50mais c'est ça
21:51c'est ça
21:51c'est mardi ça
21:52donc ça prend
21:54ça prend l'eau
21:54de toutes parts
21:55nous avons un musée
21:59absolument exceptionnel
22:01le plus grand musée du monde
22:02et bien même ça
22:03ça ne fonctionne plus
22:05ça
22:05non mais
22:06je vous assure
22:08alors rions
22:08parce que
22:09il faut essayer
22:11d'avoir le désespoir joyeux
22:12mais enfin tout de même
22:13tout de même
22:13c'est quand même
22:14une cataracte
22:15la politesse du désespoir
22:16merci messieurs
22:17merci Vincent Roy
22:18merci à vous
22:19Georges Fenech
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