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  • il y a 7 minutes
Regardez C'est notre époque avec Thomas Sotto du 11 mai 2026.

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Transcription
00:017h, 9h30, RTL matin, Thomas Souto.
00:05RTL, il est 9h12, c'est notre époque.
00:07Le gouvernement a donc réagi illico après la découverte d'un cas probable dans un virus,
00:11une des passagères du fameux bateau de croisière rapatriée hier,
00:14qui a d'ailleurs même été carrément contrôlée positive.
00:16C'est la ministre de la Santé, Stéphanie Riste, qui l'a annoncé tout à l'heure.
00:19On en parle avec vous Alain Duhamel. Bonjour Alain.
00:21Bonjour.
00:22Je sais que vous n'êtes pas épidémiologiste mon cher Alain.
00:24Certes.
00:25Mais sur la forme, est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a bien réagi ?
00:28Sébastien Lecornu va donner une conférence de presse cet après-midi.
00:31Entre parenthèses, toute ressemblance avec des événements qu'on a déjà vécu il y a 6 ans nous inquiète un
00:36peu.
00:37Oui, bon, visiblement, l'idée du gouvernement, c'est justement de ne pas reproduire les erreurs qu'il y a
00:43eu il y a quelques années.
00:46On se trouve devant une maladie qui est connue des spécialistes,
00:50mais qui pour la quasi-totalité des Français est un peu une découverte,
00:54dont on sait qu'elle est contagieuse.
00:56et on attend évidemment qu'il y ait une réaction qui soit non seulement instantanée,
01:01mais extrêmement ferme, enfin proportionnée, c'est surtout ça.
01:04Ça, c'est proportionné.
01:05Parce que le fait qu'il tweete aussi vite Sébastien Lecornu,
01:08qui est plutôt un garçon de sang-froid,
01:12qui ne s'affole pas, qui ne panique pas,
01:14là il va s'exprimer devant la presse,
01:16ça rajoute peut-être de l'inquiétude, non ?
01:18Je ne suis pas sûr, parce que si au début d'une crise,
01:22c'est une crise,
01:23si au début d'une crise on garde le silence,
01:26je pense que la plupart des Français considéreront qu'on ne prend pas les dimensions du risque.
01:31Et en revanche, quand il intervient,
01:34il faut intervenir non pas pour dire,
01:36on a compris qu'il se passait quelque chose,
01:38mais pour dire, voilà ce qu'on fait.
01:39Et voilà ce qu'on va faire dardard,
01:42voilà ce qu'on fait tout de suite.
01:43Bon, et c'est vrai que là,
01:45on attend des mesures qui seraient un petit peu spectaculaires.
01:50Quelle comparaison par rapport aux souvenirs vous gardez
01:52du début de la gestion de la crise Covid ?
01:54Et de la suite d'ailleurs.
01:55Alors, j'attends quand même de savoir ce que dira Lecornu cet après-midi.
02:00Mais j'ai le sentiment qu'il y a justement la volonté, en tout cas,
02:06de ne pas donner un sentiment de lenteur au démarrage.
02:11On veut montrer que la maison est tenue.
02:12Oui, et puis quand on démarre vite.
02:15Bon, alors ensuite, une fois qu'on l'a dit,
02:17encore faut-il que l'intendant se suive.
02:19Parce que dire, il faut se dépêcher, prendre des précautions,
02:23oui, ça veut dire combien de services d'épidémiologie,
02:26combien, etc., sont mis en état d'alerte,
02:29et quels sont les moyens supplémentaires,
02:32et attendez le nombre suffisant d'infectiologues, etc.
02:36Enfin, évidemment.
02:36Sachant accessoirement, on ne va pas tirer des plans sur la comète,
02:38mais on va se rappeler que le Covid,
02:39c'était le début du quoi qu'il en coûte.
02:41Oui.
02:41Qui a été ruineux pour les finances publiques.
02:44Bon, on peut dire que ça a été le début des difficultés du Sénat,
02:49enfin du décénat, incontestablement.
02:52Bon, là, on sent bien que si le cornu intervient cet après-midi,
02:56c'est justement pour qu'il n'y ait pas le même sentiment.
02:59Bon, tout va dépendre des moyens qu'on pourra utiliser,
03:03et surtout de l'efficacité.
03:05Est-ce qu'on arrive ou pas à circonscrire exactement le quasi-virus ?
03:13Est-ce qu'on arrive à le circonscrire ou pas ?
03:14Sachant qu'on ne connaît pas encore, il faut bien le répéter,
03:16on ne connaît pas l'ampleur de ce qui se passe,
03:18on ne connaît pas, voilà, la comparaison n'est pas raison,
03:20il y a beaucoup de vigilance, il y a beaucoup de prudence,
03:22et il y a aussi beaucoup de choses qu'on ne sait pas.
03:24Autre sujet, Alain, ça y est, ça se réchauffe entre la France et l'Algérie,
03:27notre ambassadeur est donc reparti là-bas,
03:29après un an d'exil, entre guillemets, en France,
03:31un ambassadeur de France en Algérie.
03:34Est-ce que finalement, ça prouve que la méthode douce,
03:36qui est plutôt la méthode Nouniez,
03:38à comparer avec la méthode Rotaillot au ministère de l'Intérieur,
03:41est la bonne ?
03:41Alors, méthode douce, méthode dure,
03:45je n'aime pas trop les expressions,
03:47parce que je trouve que c'est un petit peu réducteur.
03:50Disons que Rotaillot, c'était de la fermeté jusqu'à la brutalité.
03:55Et vous allez voir ce que vous allez voir.
03:56Voilà, c'est ça, exactement.
04:00Le fait de chercher le dialogue, ça me paraît plus intelligent,
04:03en condition que ce soit sur des bases correctes.
04:06Il ne s'agit pas de s'excuser de ce dont on n'est pas responsable,
04:11et il ne s'agit pas d'accepter ce qui ne serait pas normal,
04:14par exemple sur les expulsions ou des sujets de ce genre.
04:17Mais la normalisation des relations entre la France et l'Algérie,
04:22je pense que ça, c'est très souhaitable, et ça l'est,
04:25ne serait-ce que parce qu'il y a une communauté algérienne
04:27très nombreuse en France,
04:29que les échanges entre la France et l'Algérie
04:31sont non seulement nécessaires, mais naturels.
04:34Naturels, mais compliqués.
04:37Depuis 1962, c'est compliqué.
04:38Mais non, ce n'est pas compliqué depuis 1962,
04:40c'est compliqué depuis 1830.
04:41Ah oui, d'accord.
04:42Mais non, mais c'est ça la réalité des choses.
04:45Ça a toujours été incroyablement compliqué,
04:49souvent très violent.
04:51Bon, aujourd'hui, c'est moins violent quand même.
04:53Mais enfin, bon, au moins,
04:56le début de mon âge adulte, c'était quand même la guerre d'Algérie.
05:00Et c'était quand même un million de soldats du contingent sur place.
05:05Enfin, donc, on part quand même de bases extraordinairement difficiles,
05:11mais, et c'est là-dessus qu'il faut insister,
05:15difficiles, mais nécessaires, dans la mesure où les liens sont totalement inévitables.
05:20Pourquoi c'est inévitable ?
05:21D'un côté comme de l'autre, pourquoi on ne peut pas faire l'un sans l'autre ?
05:24Parce que finalement, des fois, on est fâché avec son voisin,
05:26on ne se parle pas, et merci, au revoir.
05:27Oui, d'accord, il se trouve qu'il y a beaucoup d'Algériens qui vivent en France,
05:30et donc, non pas le mieux, mais la nécessité,
05:34est qu'ils vivent en France dans des conditions de civilité,
05:37de sécurité et de calme aussi.
05:40Bon, aujourd'hui, quand je dis ça...
05:42Il y a une majorité d'Algériens qui vivent en France,
05:44d'autres personnes d'origine algérienne qui vivent dans la civilité et le calme.
05:46Ben, pas une majorité.
05:48Une écrasante majorité.
05:49Une écrasante majorité.
05:50Bon, mais, il faut se rappeler que, dans le passé,
05:55il y a eu des moments où il a suffi qu'il y ait un certain nombre d'activistes manipulés
06:00pour que les choses tournent mal.
06:02Donc, il faut évidemment que les relations soient apaisées,
06:06mais apaisées sur des bases équitables.
06:08C'est-à-dire qu'il n'est pas question d'accepter ce qui ne serait pas normal.
06:13Bon, c'est pour ça que ce qui vient de se passer à Alger,
06:16je trouve que c'est une bonne chose.
06:17Avec la visite inattendue, en tout cas surprise, d'Alice Ruffo,
06:20au milieu de l'Église aux armées, qui est allée vendredi.
06:22L'idée, c'était de marquer le coup, de surprendre un peu,
06:25de faire ça à l'occasion de Sétive, qui était un mauvais souvenir.
06:30Rappelez-nous ce que c'était, Sétive.
06:31C'était après la libération, le général de Gaulle étant encore là,
06:35au pouvoir à ce moment-là,
06:37des soulèvements, avec des assassinats de Français en Algérie,
06:43et une répression absolument terrible,
06:46avec des bombardements de villages par nos avions, etc.
06:49Il faut se rendre compte à quelle ampleur ça a eu.
06:52Bon, là, il y a eu un geste...
06:54Donc là, on est dans une forme de repentance ?
06:59Si Mme Ruffo a été là-bas, l'idée, c'est de dire,
07:03c'est un épisode qu'on prend en compte,
07:07et dont on veut tout faire pour que ce ne soit...
07:10Et que, bien sûr, c'est une forme de regret.
07:13Évidemment.
07:14Est-ce que vous pensez qu'il faut céder beaucoup pour obtenir la libération de Christophe Glez,
07:19notre confrère journaliste qui est détenu très injustement en Algérie ?
07:23En tout cas, il faut faire tout ce qu'on peut faire pour qu'il soit évidemment libéré le plus
07:27vite possible.
07:28Mais est-ce qu'on est dans une négociation, une discussion ou un chantage ?
07:30C'est ça la question qu'on se pose quand on...
07:33Disons que, je pense que l'intérêt des rencontres qui viennent d'avoir lieu,
07:37c'est d'essayer de créer un meilleur climat,
07:40notamment avec le président algérien,
07:41puisqu'on sait très bien qu'avec le système judiciaire algérien,
07:45qui est tout sauf inspirant la confiance,
07:49la meilleure des solutions, c'est non pas une décision judiciaire,
07:53mais une grâce présidentielle.
07:54Donc, s'il y a un geste qui peut être,
07:57comme ça a été le cas en étant assétif,
07:59dans le sens de ce que pouvait souhaiter le président algérien,
08:03si ça peut mener à la libération de notre confrère, tant mieux.
08:07Dans l'actualité politique, il y a aussi un personnage
08:09qui a fait une apparition tonitruante depuis le soir du premier tour des municipales,
08:13c'est Bali Bagayoko, le maire LFI de Saint-Denis-Pierrefitte,
08:17et il a fait cette déclaration que je vous propose d'écouter.
08:21Moi, j'ai l'intime conviction que la population est capable de se lever.
08:24Et cette forme d'insurrection populaire,
08:25elle sera possible que si déjà,
08:27on redonne en fait du pouvoir à la base.
08:30Et c'est bien parce qu'à un moment donné,
08:31il y a une forme d'indignation populaire
08:34qui se traduit par l'immobilisation de masse,
08:36et qui fait qu'à un moment donné,
08:38on met tout le monde sur le trembleur.
08:39Est-ce que c'est un appel à l'insurrection populaire ?
08:41L'insurrection populaire sera possible
08:43si on redonne du pouvoir à la base, dit-il.
08:45C'était sur le site Ouma.
08:47Oui, ça n'est pas très responsable
08:49comme déclaration de la part du maire
08:52d'une ville importante, quand même.
08:55S'il y a quelque chose qu'il ne faut surtout pas souhaiter
08:57d'ici à l'élection présidentielle,
08:59donc pendant l'année qui vient,
09:01c'est qu'il y ait des formes
09:04d'inturrection.
09:05C'est exagéré comme vocabulaire.
09:06Et c'est quand même fou dans la bouche d'un maire,
09:07quelle que soit son étiquette d'ailleurs.
09:09C'est absurde.
09:10C'est absurde.
09:11C'est dangereux ?
09:11Mais bien sûr.
09:12Vous savez, les surenchères verbales,
09:16en plus, quand elles sont faites dans une commune
09:19dans laquelle il peut y avoir de l'effervescence.
09:22Bon, les surenchères verbales,
09:24c'est toujours dangereux.
09:26Mais quand ça vient du maire,
09:29d'une ville qui est une ville importante,
09:32franchement, il faudrait qu'il apprenne
09:34à mesurer un peu ce qu'il dit lui-même.
09:36Alors, je sais bien qu'il y a
09:39l'énivrement de l'éloquence,
09:40la volonté de se faire connaître,
09:42de l'ambition personnelle.
09:44Tout ça joue certainement dans sa tête.
09:47Mais je trouve que ça fait un peu pouce au crime.
09:49Il a décroché le portrait d'Emmanuel Macron
09:51de son bureau de maire.
09:53Il l'a mis à terre, en fait.
09:54Il a le droit, c'est légal.
09:55Le préfet a dit oui.
09:57En gros, ce n'est pas souhaitable, mais c'est légal.
09:58Est-ce que ça vous choque, ça ?
09:59C'est une tradition, mais ce n'est pas une obligation,
10:00en fait, d'avoir le...
10:01Oui, je sais bien.
10:02Mais bon, je trouve à la fois
10:04que la terre ne s'arrêtera pas de tourner,
10:06mais que c'est assez puéril comme geste.
10:08Oui.
10:09Vous lui voyez un avenir politique, lui ?
10:11Il est LFI, hein ?
10:12Donc, est-ce que vous pensez
10:12qu'il peut être le Mélenchon de demain ?
10:15Ça, je n'irai pas jusque-là.
10:17Qu'il ait de l'ambition, ça ne fait pas de doute.
10:20Qu'il cherche à se manifester en chaque occasion,
10:23on peut le vérifier.
10:24Qu'il soit devenu un familier des studios,
10:27on est bien placé pour le dire.
10:28Il était là il y a 15 ans, trois semaines.
10:30Oui, oui, oui.
10:30Et puis moi, je l'ai rencontré sur un plateau à BFM, etc.
10:35Évidemment, il cherche quelque chose.
10:38Alors, il cherche seulement quelque chose pour son parti,
10:40il cherche aussi visiblement quelque chose pour lui-même.
10:43Il vous dit qu'il préfère n'importe quel prix.
10:45Ça se sent très bien quand on voit un nouveau venu
10:48qui est prêt à bouger dans tous les sens
10:50pour conquérir sa notoriété,
10:53l'élargir, se mettre en scène, etc.
10:55Ben voilà, il fait du tremplin.
10:57Bon, merci beaucoup en tout cas.
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