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  • il y a 9 minutes
Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était l'invitée du Face-à-Face de ce lundi 11 mai sur BFMTV et RMC. 

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00:00Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Maud Bréjon.
00:03Bonjour.
00:04Merci d'être dans ce studio ce matin pour répondre à mes questions.
00:07Vous êtes la porte-parole du gouvernement, vous êtes également ministre déléguée à l'énergie
00:11et on l'apprend à l'instant.
00:12Il y a donc une française malade sur le sol français, rapatriée la nuit dernière
00:18depuis la fameuse croisière.
00:20Elle a été testée positive à l'antavirus.
00:23Elle a été testée positive.
00:25Au total, vous le savez, 5 Français étaient sur le bateau, dont 7 femmes
00:30et 22 personnes ont été identifiées, cas contact et évidemment contactées.
00:36Ce que je voudrais dire ce matin, c'est trois choses.
00:38D'abord, on suit la situation depuis le début avec la plus grande vigilance et c'est bien normal.
00:43Deuxièmement, c'est un virus qu'on connaît.
00:46On a du retour d'expérience sur ce qui s'est passé dans les mois et les années précédentes.
00:52Et ensuite, on prend des mesures drastiques de manière assumée,
00:56des mesures les plus dures de l'Union européenne avec un seul objectif.
01:00Et c'est le seul objectif de la ministre de la Santé, c'est le seul objectif du Premier ministre,
01:04c'est de protéger les Français.
01:05Les plus durs, alors on va venir effectivement sur ce que vous aviez prévu initialement,
01:10mais on peut le dire, vous n'aviez pas envisagé que l'une des personnes rapatriées
01:15soit véritablement positive à l'antavirus.
01:17On sait qu'il y a un temps d'incubation qui peut être long.
01:20Les incubations se font majoritairement dans les 15 premiers jours,
01:23mais ce temps d'incubation peut durer jusqu'à 6 semaines.
01:27Et donc, l'ensemble des tests sont faits, l'ensemble des prises de contact
01:30avec les personnes qui sont cas contacts ont été évidemment réalisées.
01:34Et la ministre de la Santé a annoncé hier l'isolement des cas contacts, 42 jours.
01:40D'où les mesures, là encore une fois, extrêmement strictes,
01:44avec un objectif, c'est de les protéger.
01:45D'abord de protéger leurs proches et de protéger l'ensemble de la population.
01:49La personne testée positive, qui a donc présenté des symptômes dans l'avion retour,
01:55de la fièvre, de la toux peut-être,
01:58est-ce qu'aujourd'hui, est-ce que ce matin, au moment où on se parle,
02:01elle est hospitalisée à l'isolement ?
02:03Est-ce que vous en savez plus où, quand, comment ?
02:05Je ne peux pas vous dire si elle est déjà hospitalisée à l'isolement.
02:09Si ce n'est pas encore le cas, elle va l'être indéniablement dans les toutes prochaines heures.
02:14Et son état sera évidemment suivi avec la plus grande attention, c'est bien normal.
02:19Maintenant, je veux le redire, ne pas créer de panique,
02:22même si je comprends la crainte que l'on peut toutes et tous avoir
02:27au regard de ce qu'on a vécu ces dernières années.
02:29Nous n'en sommes absolument pas à avoir ces discussions-là.
02:33La situation est suivie, je le redis, avec la plus grande attention.
02:36Mais c'est un virus que nous connaissons.
02:40Vous m'avez dit extrêmement strict pour les conditions d'isolement.
02:45Mais tout de même, c'est 22 personnes, c'est déjà deux de plus que ce que nous annonçait ce
02:50matin.
02:50Ce sont donc 22 personnes, vous nous dites ce matin, qui sont identifiées comme cas contact.
02:5442 jours d'isolement, mais d'isolement comme un auto-isolement.
02:59C'est-à-dire que ce sont des gens qui ont quand même besoin, pour certains, j'imagine,
03:02d'aller faire leurs courses, peut-être même de voir leurs enfants.
03:06Ils ne sont pas à l'isolement à l'hôpital, ils sont à l'isolement chez eux.
03:10Alors, il n'y a pas de contrôle, et c'est bien normal.
03:13Mais je veux dire, vous comprenez quand vous dites extrêmement strict.
03:15Il y a d'abord un passage de trois jours en hospitalisation.
03:18C'est ce qu'a expliqué ma collègue ministre de la Santé hier.
03:21Et ensuite, il y a un isolement de 42 jours.
03:23Nous suivons, et c'est bien normal, les recommandations de l'OMS.
03:26Les modalités de cet isolement pourraient évoluer,
03:30ou tout du moins seront précisées dans les heures à venir, là encore par ces faniristes,
03:34sur la base de recommandations médicales.
03:37Parce que, je le redis, nous avons affaire à un sujet qui est un sujet médical,
03:41qui est un sujet scientifique.
03:42Et donc, notre responsabilité, c'est de suivre, évidemment, scrupuleusement,
03:47et à la lettre, ce que nous disent les médecins.
03:49Et ce que nous disent les médecins est basé sur les connaissances scientifiques.
03:52Pour être évolué, dites-vous, ça veut dire qu'il y a effectivement ce qu'on avait prévu initialement.
03:56Et puis, il y a la réalité, effectivement, cette nouveauté ce matin,
03:59avec l'un des cinq voyageurs qui est donc positif à l'antavirus.
04:04C'est-à-dire que le virus est techniquement, on peut le dire ce matin, présent sur le sol français.
04:09Quand vous dites « pourrait être évolué », ça veut dire que potentiellement,
04:12au vu de cette nouveauté, on pourrait se dire que les 22 personnes,
04:16plutôt que d'être chez elles pour passer ces 42 jours d'isolement à leur sauce,
04:21j'allais dire, pourraient être gardées à l'hôpital ?
04:23Ce que je veux dire, c'est que ces modalités seront précisées,
04:26mais que, là encore, nous prendrons toutes les mesures nécessaires,
04:30toutes les mesures nécessaires, et je le dis pour rassurer les Français,
04:33toutes les mesures nécessaires pour protéger nos concitoyens.
04:36Il y a une réunion qui a été annoncée cet après-midi à Matignon.
04:40Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?
04:41Le Premier ministre a tenu une réunion hier, vous le savez,
04:44il tiendra une nouvelle réunion cet après-midi
04:47pour suivre au plus près l'évolution de la situation.
04:50On voit que ça évolue d'heure en heure.
04:53Avec ce matin, cette personne qui a été qu'à contact
04:56et dont le test s'est révélé positif,
05:00c'est bien normal que les pouvoirs publics, là encore,
05:04prennent la situation avec beaucoup de sérieux.
05:06Maud Bréjean, une question encore,
05:07parce que dans l'avion américain, pour le coup,
05:11qui repartait et qui remmenait les voyageurs sur le sol américain,
05:15deux cas ont été suspectés.
05:18L'un a en effet été confirmé.
05:20Donc au moment où on se parle parmi les Américains,
05:22il y en a donc un qui est testé positif à l'antavirus.
05:26L'autre qui est symptomatique, mais dont on attend les résultats.
05:31Ça veut dire aussi que c'est une question désormais mondiale,
05:35avec aussi toutes les questions que ça pose.
05:36Alors pardon de vous reposer des questions qui ne sont dictées aussi
05:39que par l'expérience de ce que nous avons tous vécu.
05:41Mais lorsqu'il y a deux semaines, au regard de ce qui se passe en Iran,
05:45on a dit craindre peut-être une pénurie d'un certain nombre de matériel médical.
05:49Parce qu'il y a moins de plastique qui arrive, parce que le détroit d'Hormuz.
05:52Est-ce qu'on est prêt aujourd'hui ?
05:54S'il fallait prendre des décisions,
05:56est-ce qu'on a les moyens de traiter une éventuelle pandémie ?
05:59Je vais vous répondre parce que votre question est parfaitement légitime.
06:02Je commencerai par dire là encore que nous n'en sommes absolument pas
06:06à avoir ce type de conversation.
06:08Pour autant, la responsabilité de l'État,
06:10c'est évidemment d'être prêt.
06:11Et nous sommes prêts, le cas échéant.
06:13Mais attention, tout en répondant à votre question,
06:16je le redis, il n'y a pas lieu aujourd'hui
06:19d'affoler les Françaises et les Français.
06:21Les mesures les plus strictes sont prises.
06:23Là encore, c'est bien normal.
06:25C'est ce qu'on peut attendre de l'État.
06:26Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance
06:29sur la base d'un virus que l'on connaît.
06:31D'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés.
06:35Et un objectif qui reste le même,
06:37protéger les Françaises et les Français.
06:38Maude Bréjean, vous vous souvenez de l'expression
06:39« quoi qu'il en coûte » ?
06:41Mais sauf qu'aujourd'hui, on n'a plus les moyens.
06:42C'est-à-dire que si quoi que ce soit arrive,
06:44est-ce qu'on ne se repose pas la question de se dire
06:45« est-ce qu'on a encore les moyens du quoi qu'il en coûte ? »
06:48Avec des si et des mets, on pourrait mettre Paris en bouteille.
06:50Là, je le redis, nous n'en sommes absolument pas là.
06:52Ce qui compte, c'est de casser cette chaîne de contamination.
06:57C'est de protéger les personnes qui sont cas contact,
07:00qui ont été touchées, notamment la personne qui a été révélée positive,
07:05de protéger leurs proches et de protéger plus largement
07:08les Françaises et les Français.
07:09Mais nous n'en sommes absolument pas à se projeter dans ce type de scénario.
07:12C'est très clair, Maude Bréjon.
07:14Je rappelle donc qu'il y a une personne effectivement malade.
07:16Le test s'est avéré positif.
07:1922 personnes, vous nous le dites, cas contact en France.
07:22Et une situation et des procédures d'isolement
07:25qui pourraient évoluer si c'est justifié par les médecins.
07:30L'Iran menace la France directement.
07:33Elle cite la France.
07:34Si tout de même, si nous rentrions, disent-ils, dans le conflit,
07:39comment est-ce que le gouvernement et la France réagissent ?
07:41Très calmement, simplement parce qu'il n'a jamais été question de déploiement.
07:45Il n'a jamais été question de posture offensive.
07:48S'il y a bien un point sur lequel on a été, me semble-t-il,
07:52d'une clarté et d'une constance limpide et absolue depuis le départ,
07:56c'est sur la posture uniquement défensive de l'armée française.
08:00Le président de la République l'a rappelé à de nombreuses reprises.
08:04Nous avons dit et nous avons pris une initiative pour libérer le détroit d'Ormouz.
08:08Là encore, dans une posture strictement défensive,
08:10en coordination avec les différentes forces dans la région
08:13et lorsque les conditions de sécurité le permettront.
08:16Donc, nous appelons chacun au calme.
08:18La position de la France, elle est connue.
08:21Ce n'est pas une guerre que nous avons voulue.
08:23Ce n'est pas une guerre dans laquelle nous sommes impliqués,
08:25certainement pas de manière offensive.
08:28Et nous appelons évidemment à ce que la région puisse retrouver son calme.
08:31Le Charles de Gaulle, il est où au moment où on se parle ?
08:34Alors, je ne peux évidemment pas vous le dire.
08:36Je ne vous demanderai pas forcément les latitudes et longitudes précises.
08:38Avec précision, ce que je peux vous dire,
08:40le président de la République l'a dit hier,
08:42c'est qu'il s'est rapproché de la zone, là encore,
08:45pour pouvoir être le plus près possible des missions qui sont les nôtres.
08:50Le président de la République, avec une cinquantaine d'États,
08:53vous vous en rappelez probablement,
08:55a lancé cette initiative, a pris en main ces discussions
08:59pour pouvoir coordonner une libération pacifique,
09:03c'est extrêmement important, pacifique,
09:04du détroit d'Hormuz, de telle sorte que...
09:07Mais vous comprenez bien que les Iraniens, eux,
09:09ont une autre lecture, semble-t-il.
09:11C'est un peu ce qui ressort de la menace qu'ils expriment.
09:13J'entends, mais enfin...
09:14Une autre lecture de ce que nous, on appelle les forces.
09:16Je crois que nous avons, encore une fois,
09:18tenu des propos extrêmement clairs
09:20et eu des actes extrêmement lisibles.
09:23Nous disons une chose,
09:24la circulation dans l'Étroit d'Hormuz bénéficie à tout le monde.
09:27Elle doit pouvoir reprendre de manière pacifique.
09:30C'est conforme aux droits internationaux.
09:32Nous en avons besoin, notamment pour l'économie mondiale.
09:34On va sûrement en parler,
09:35mais on voit que les Françaises et les Français
09:38et les citoyens au-delà
09:40paient aujourd'hui le prix à la pompe,
09:42notamment, de ce qui se passe au Moyen-Orient.
09:44Justement, Maude Bréjon, vous êtes ministre de l'Énergie.
09:48Nous travaillons à de nouvelles mesures.
09:50Voilà ce que disait il y a quelques jours Sébastien Lecornu.
09:53On va changer d'ampleur et d'échelle.
09:56Voilà aussi ces mots.
09:57Quoi ? Quand ? Comment ? Qui ?
09:58Très simplement.
09:59On a toujours dit qu'on adapterait les dispositifs
10:01en fonction de l'évolution de la situation.
10:03On voit que cette situation perdure.
10:05Et on sait aujourd'hui que,
10:06quand bien même le conflit s'arrêterait demain,
10:09les effets se feront ressentir dans la durée.
10:13Il y a donc lieu de continuer à aider d'abord
10:16les Françaises et les Français que l'on aide déjà
10:18et à amplifier ces aides.
10:20Pour être extrêmement clair,
10:21davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir
10:25parce que la situation devient de plus en plus difficile.
10:28Elle est de plus en plus difficile parce qu'elle dure.
10:30Et donc, de nouvelles annonces seront faites
10:32par le Premier ministre d'ici à une semaine.
10:35Pourquoi vous attendez ?
10:36Tout simplement parce que nous travaillons sur les meilleures mesures.
10:39Vous savez que nous avons, là encore une fois,
10:42je crois toujours été clair,
10:43il n'est pas question de faire des mesures générales.
10:46Il faut aider ceux qui en ont le plus besoin,
10:48les Français les plus exposés,
10:50les secteurs aussi les plus exposés
10:52parce que derrière, ce sont des emplois
10:53et derrière les emplois, ce sont des salaires.
10:55Et en même temps, le faire de la façon la plus efficace
10:58et la plus respectueuse des finances publiques.
11:00Donc, on aidera toujours dans des aides ciblées.
11:04Voilà ce qu'on dit.
11:05On aidera toujours dans des aides ciblées.
11:07Il y a des premières aides qui ont été annoncées,
11:08si vous le savez, pour avril.
11:10Elles ont été reconduites et amplifiées.
11:13Est-ce que vous savez combien de personnes les ont demandées ?
11:15Est-ce que vous savez si ça commence à être vraiment efficace ?
11:19C'est efficace.
11:20Des retours que nous avons,
11:23des échanges avec les différents secteurs concernés,
11:25prenez les pêcheurs.
11:27Les pêcheurs, aujourd'hui, ne pourraient plus aller en mer
11:30et continuer leur activité
11:32si nous n'avions pas mis en place une aide
11:34sur le prix du gasoil pêche.
11:37C'est typiquement ce genre de mesures
11:39qu'il faut continuer.
11:40Et puis, en parallèle, on voit bien qu'il y a un certain nombre de Français
11:43qui sont en difficulté,
11:45pour qui le prix qui continue à être très élevé
11:49devient dur à supporter au quotidien.
11:51Il y a donc lieu d'augmenter, d'élargir le nombre de Français.
11:55Vous dites qu'on va amplifier et on va élargir.
11:58Est-ce que ça veut dire qu'il y a des professions
12:00qui, jusqu'à présent, n'avaient pas véritablement été prises en compte ?
12:03Ça pourrait être le cas.
12:04Je dis encore une fois une chose.
12:05Vous allez rajouter d'autres professions à la liste des professions aidées ?
12:08Je dis qu'aujourd'hui, il y a les agriculteurs, les pêcheurs,
12:11le bâtiment et une partie des transports.
12:13À quoi s'ajoutent 3 millions de Français
12:15considérés comme gros rouleurs très modestes ?
12:18Nous allons aller plus loin et étendre ces dispositifs.
12:20Est-ce que les aides-soignantes, qui posent beaucoup de questions,
12:23est-ce que les infirmiers libéraux ?
12:24Nous aurons l'occasion de le préciser dans les prochains jours.
12:26Les taxis, les VTC vont être reçus aujourd'hui et demain.
12:28De toute évidence, il y a davantage de Français.
12:32Davantage de Français seront aidés dans les semaines à venir.
12:36Parce qu'encore une fois, cette situation s'ancre.
12:38Et que ce qui compte pour nous...
12:39Pardon, je veux vraiment comprendre.
12:41Ça veut dire que vous pouvez vous envisager
12:43de rallonger la liste des professions aidées ?
12:46On envisage d'aider davantage de Français.
12:49Je ne peux pas le dire autrement que ceux qui sont aidés aujourd'hui.
12:52parce que la situation perdure, parce que ce qui compte pour nous,
12:55c'est certes le déficit public, mais aussi le pouvoir d'achat des Français,
12:59et notamment des Français les plus modestes.
13:01Beaucoup de Français, aujourd'hui, galèrent à faire leur plein.
13:05C'est difficile.
13:06Ils n'ont pas d'autre choix que d'aller à la station-service.
13:08Et parce que cette crise dure,
13:11ce qu'on ne pouvait pas nécessairement imaginer il y a deux mois,
13:17parce que cette crise dure, il faut mettre en place ces aides.
13:19Plusieurs questions encore sur cela.
13:22Maude Bréjon, vous qui êtes ministre de l'Énergie,
13:25les distributeurs, vous avez quand même laissé entendre
13:27que peut-être il y aurait des abus.
13:29Le mot avait été lâché par le Premier ministre.
13:32Les rapports vous ont montré, on est bien d'accord,
13:34qu'il n'y avait pas eu d'abus.
13:35Oui, on a fait notre travail.
13:38Le rôle de l'État, dans un moment comme ça,
13:41est de s'assurer que personne ne profite de la situation.
13:44Il y a quand même un point qu'on pourrait faire de manière immédiate,
13:47c'est ce fameux certificat d'énergie,
13:49c'est ces 15 centimes à peu près par litre
13:50qui ont été appliqués depuis quelques mois seulement
13:55pour permettre de financer la transition énergétique.
13:59Est-ce qu'il ne serait pas raisonnable de se dire
14:01que c'est 15 centimes, on le fait un peu plus tard
14:03et immédiatement ça fait une baisse à la pompe ?
14:05Deux choses.
14:06D'abord, nous sommes dans notre rôle
14:08quand nous nous vérifions que les uns et les autres
14:11ne profitent pas d'une situation
14:12qu'il n'y a pas de marge invisible.
14:14Mais vous avez eu la même exigence vis-à-vis de Total ?
14:16C'est tout à fait normal.
14:17Nous avons demandé à l'échelle de l'Union Européenne
14:19une enquête sur les marges des raffineurs
14:21parce que c'est à ce niveau-là que ça se joue.
14:24Et quel est le rapport ?
14:25Premièrement, et je vais vous répondre si vous me permettez sur les C2E.
14:27Les C2E c'est quoi ?
14:29Les C2E c'est une contribution.
14:30Le fameux certificat d'énergie.
14:31Des énergéticiens
14:33qui datent d'il y a bien plus longtemps que quelques mois
14:35et qui sert à financer
14:37des actions extrêmement concrètes de transition énergétique.
14:40Tous les Français qui nous écoutent
14:41qui sont passés d'une chaudière à gaz
14:43à une pompe à chaleur.
14:44180 000 uniquement l'année dernière.
14:46Les Français qui nous écoutent
14:47qui ont bénéficié d'une aide
14:48pour passer d'une voiture thermique
14:50à une voiture électrique
14:51ont été en bonne partie aidés
14:53par ce qu'on appelle techniquement
14:55ces certificats d'économie d'énergie.
14:57Donc pas question de les repousser ou de les couper ?
15:00Si on coupe ces aides-là
15:02c'est autant de Français
15:03qu'on va arrêter d'aider
15:04pour sortir des énergies fossiles.
15:06Or ce que nous montre cette crise c'est quoi ?
15:08C'est que notre dépendance aujourd'hui
15:10aux énergies fossiles, au gaz, au pétrole
15:13n'est plus tenable.
15:14Qu'on paye le prix de ces dépendances
15:15et qu'un des grands enjeux
15:17des 10, 15, 20 années à venir
15:19va être de réussir à en sortir.
15:21Total, qui est donc à la fois
15:22distributeur et raffineur.
15:24Les petits commerçants
15:27ou les distributeurs indépendants
15:29ont saisi l'autorité de la concurrence
15:32en disant au fond
15:34il y a quand même un paradoxe
15:36c'est que vous, gouvernement, vous demandez
15:37une sorte de distorsion de concurrence
15:39puisque vous demandez à Total
15:40de continuer à plafonner ces prix
15:41et pendant ce temps-là
15:42il y a un certain nombre de petites stations
15:44qui se retrouvent dans la difficulté.
15:45Nous on demande une chose simple
15:47on demande à tous ceux qui le peuvent
15:49devraient en faveur du pouvoir d'achat
15:51des Français.
15:53Moi je ne suis pas porte-parole
15:54des distributeurs
15:55je suis porte-parole du pouvoir d'achat
15:56des Français.
15:57Et donc quand Total
15:58qui fait par ailleurs
16:00des bénéfices importants
16:02redistribue en France
16:03une partie de ses bénéfices
16:04en plafonnant les prix
16:06sur le gasoil
16:08et sur l'essence
16:09qu'il ne le fait qu'en France
16:11alors qu'il est présent
16:12dans 70 pays
16:13je pense oui
16:14que c'est une très bonne chose
16:16pour les Français
16:16qui en bénéficient.
16:17Et les autres distributeurs indépendants
16:21qui vous disent
16:21en fait c'est une distorsion de concurrence
16:22parce que nous on se retrouve
16:23avec un certain nombre
16:25de nos stations essence
16:26qui sont avec une baisse
16:28parfois de volume
16:28jusqu'à 30%
16:30Encore une fois
16:31j'entends la difficulté
16:32que peuvent avoir certains
16:34Je me fais l'avocat du diable
16:35évidemment que
16:36quand on est l'automobiliste
16:37et qu'on a le choix
16:38entre Total
16:39qui vous vend de l'essence moins chère
16:40et la station indépendante
16:42quand il en reste
16:43qui évidemment
16:43ne peut pas faire le même effort
16:45bien sûr que
16:46à titre individuel
16:47chacun préfère aller
16:48faire son plan
16:48là où c'est moins cher
16:49mais vous comprenez le problème
16:50Total c'est 25%
16:51du carburant vendu en France
16:52et quand je dis 25%
16:54du carburant
16:54c'est pas uniquement
16:55le carburant vendu
16:56dans les stations Total
16:57c'est aussi le carburant
16:58que Total
16:59vend à d'autres distributeurs
17:01je ne vais pas citer de marque
17:02ce que je vous dis là
17:03c'est que
17:04le carburant français
17:06n'est pas uniquement vendu
17:07Donc vous êtes satisfait
17:08de l'attitude de Total
17:09aujourd'hui ?
17:10J'estime que c'est
17:11une nécessité
17:12j'estime que
17:13en réalité
17:14au regard des bénéfices
17:15que se fait Total
17:16il est bien légitime
17:17que Total
17:17redistribue une partie
17:19de ses bénéfices
17:20indirectement
17:21via ses prix plafonés
17:22Deux questions encore
17:23vous disiez avoir demandé
17:24au niveau de l'Union Européenne
17:26une enquête
17:26sur les marges
17:27des raffineurs
17:28là on ne parle plus
17:29des marges des distributeurs
17:30ça vous avez fait l'enquête ici
17:31mais des raffineurs
17:32quels sont les résultats
17:33de cette enquête ?
17:34Nous ne les avons pas encore
17:35mais on les communiquera évidemment
17:36et on ne s'interdit
17:37aucune mesure
17:38si des marges excessives
17:40étaient constatées
17:41Il pourrait y avoir des abus ?
17:42Encore une fois
17:43aujourd'hui nous n'en avons pas
17:44identifié
17:45mais si des abus
17:46étaient identifiés
17:47on ne s'interdit rien
17:48c'est bien normal
17:49Vous demandez une commission
17:50d'enquête sur les prix
17:51du carburant
17:52Est-ce que vous y êtes favorable ?
17:53Moi je suis par principe
17:54favorable au droit
17:55de contrôle des parlementaires
17:57Donc pourquoi pas
17:58une commission d'enquête
17:59sur le prix des carburants ?
18:00Ils sont tout à fait libres
18:01de le faire
18:01Je pense qu'il y a
18:02un besoin de transparence
18:04Voilà pourquoi
18:04nous avons mis en place
18:05des contrôles
18:05Voilà pourquoi
18:06nous avons fait la transparence
18:08sur les marges
18:08J'ai compris que ça n'avait pas
18:10forcément plu
18:10à certains distributeurs
18:11au premier abord
18:12Finalement tout ça
18:13est rentré dans l'ordre
18:14Si certains parlementaires
18:15veulent aller plus loin
18:16dans la transparence
18:17ils sont tout à fait libres
18:18et légitimes de le faire
18:19Merci beaucoup Maud Bréjon
18:20d'avoir répondu à mes questions
18:22ce matin
18:22porte-parole du gouvernement
18:23ministre délégué à l'énergie
18:25et je vous rappelle
18:25cette information
18:26vous nous l'avez confirmée
18:27à l'instant
18:27une personne positive
18:29à l'antavirus
18:3022 cas contacts
18:32identifiés en France
18:33Il est 8h47
18:35sur RMC BFM TV
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