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00:00Voilà, l'échange qui a donc été annoncé il y a quelques instants, 314 prisonniers qui vont donc être échangés à corps entre la Russie et l'Ukraine.
00:11C'est le premier échange de ce type. Bruno Daru, bonjour, on va commencer par commenter ça, puisque c'est le progrès, l'unique progrès qui ressort de ces discussions.
00:21Premier échange du genre en cinq mois, donc, annoncé par Steve Witkoff il y a quelques instants.
00:25Oui, donc, ça c'est toujours une bonne nouvelle, des échanges de prisonniers, surtout évidemment pour les personnes concernées et leurs familles et leurs proches.
00:34Bon, mais c'est effectivement le seul élément un peu concret que l'on a à l'issue, donc, de ces deux jours de négociation à Abu Dhabi.
00:44C'est bien parce qu'effectivement ça n'avait pas eu lieu depuis cinq mois, mais ce n'est pas une première.
00:49Il y a eu d'autres échanges déjà de prisonniers entre Russes et Ukrainiens à plusieurs reprises.
00:55Donc, la nouvelle en soi, je veux dire par là, la nouvelle en soi est évidemment positive, mais ça n'indique pas, contrairement à ce qu'expliquait d'ailleurs Marco Rubio,
01:05qu'il y ait des avancées significatives dont on soit au courant, en tout cas, à ce stade.
01:11Ce n'est pas l'objet de la rencontre, initialement.
01:13Non, alors ça peut faire partie de la rencontre, mais disons que, oui, à la rigueur, ce serait un sujet un peu annexe, vous voyez.
01:18Il reconnaît d'ailleurs, Marco Rubio, que les points principaux restent sur la table.
01:23Après, on a effectivement des formules comme « nous réfléchissons à des mesures concrètes », « des solutions pratiques », « bon, très bien »,
01:30mais on reste un peu sur notre fin, franchement, Elisabeth, on a envie d'en savoir un peu plus.
01:36Et les protagonistes eux-mêmes disent qu'en gros, l'ambiance est meilleure, on se parle,
01:41mais les points de friction qui ont été rappelés dans le sujet, et qu'on évoque tous les jours sur ce plateau,
01:48restent toujours présents.
01:49C'est-à-dire, en gros, les Russes disent, non seulement le territoire qu'on a conquis en Ukraine, on veut le garder,
01:55mais on en veut un peu plus, notamment pour avoir le contrôle de 100% de la province de Donetsk.
02:01Et en face, les Ukrainiens disent, non, nous, idéalement, ce serait retrouver notre intégrité territoriale.
02:07Bon, on accepte qu'il y ait un gel du front le long de la ligne de combat,
02:13mais on ne va pas aller plus loin, on ne va pas vous donner des territoires qui nous appartiennent encore.
02:18Et en plus, ces territoires qui sont concentrés essentiellement dans le Donetsk,
02:24sont en fait une véritable ligne de défense que l'Ukraine a érigée depuis 2014,
02:30avec des villes et des sites extrêmement importants pour la défense de l'Ukraine.
02:34Donc Kiev ne veut pas céder là-dessus.
02:36On en est là, donc un petit pas positif, l'ambiance est meilleure, mais clairement, on n'y est pas encore.
02:45Voilà, ça n'arrête pas les affaires de cette guerre.
02:48Je vais citer la délégation américaine qui parle donc de pourparlers productifs,
02:53mais un travail significatif et pour cause reste à faire.
02:56Je rappelle que c'est pour parler, les Européens n'y prennent pas part.
03:00Dans une interview diffusée par nos confrères de France 2 hier soir,
03:04Volodymyr Zelensky a d'ailleurs rappelé tout en rondeur
03:07que la participation des Américains dans ces pourparlers restait surtout indispensable à cette heure.
03:13L'émissaire Whitcoff, je l'évoquais à l'instant,
03:16le jean de Donald Trump également, Jared Kushner, y participe.
03:19Écoutez.
03:19A mon avis, les Etats-Unis ont d'autres priorités sur le plan géopolitique.
03:29Mais il faut que les Etats-Unis comprennent que l'Ukraine, c'est important.
03:36Et c'est un point crucial de mes échanges quand je parle au président Trump.
03:40Il doit se rendre compte que l'Ukraine est importante pour la sécurité du monde.
03:54Ce que Trump doit dire à Poutine, ça n'est pas à moi de le dire.
03:58Si le président Trump sait que Poutine a peur de lui,
04:03alors il ne peut pas accepter toutes les conditions que pose le président russe.
04:06C'est Poutine qui a peur de Trump.
04:11Ce n'est pas l'inverse.
04:14Effectivement, Bruno Volodymyr Zelensky n'a pas vraiment tort.
04:17Les Américains, quand ils rencontrent les Russes aujourd'hui,
04:21ils ne parlent pas uniquement d'Ukraine.
04:22Oui, c'est tout à fait bien vu.
04:25Mais évidemment, il est très bien informé, le président ukrainien,
04:28quand il dit que finalement l'Ukraine,
04:32ce n'est pas une priorité géopolitique pour les Etats-Unis.
04:35C'est ça qui est nouveau dans l'approche de l'administration Trump,
04:39notamment par rapport à l'administration Biden.
04:42C'est-à-dire qu'encore plus qu'auparavant,
04:45parce que ça existait déjà auparavant,
04:47avant le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche,
04:49mais encore plus qu'auparavant,
04:51la priorité, c'est l'Asie-Pacifique, la Chine, Taïwan.
04:56Voilà, ça c'est la priorité.
04:58L'Europe n'est plus une priorité.
05:00Et l'Ukraine, bon, il faudrait que ça s'arrange le plus vite possible.
05:04à la fois parce que ce n'est donc plus une priorité,
05:07et aussi parce que ça s'inscrit dans un cadre plus large de la part des Américains
05:13vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine.
05:15Un cadre plus large pour établir de nouvelles relations diplomatiques économiques
05:20avec Moscou, entre Washington et Moscou.
05:24Et d'ailleurs, à l'occasion même de ces réunions trilatérales,
05:29où en principe, les Américains font office de médiateur,
05:33eh bien, selon le conseiller russe Kirill Dmitriev,
05:37qui joue un rôle important auprès de Vladimir Poutine et qui est sur place,
05:41il dit que des initiatives actives sont en cours, je cite,
05:45pour rétablir la relation entre la Russie et les Etats-Unis,
05:48notamment dans le cadre d'un groupe de travail américano-russe sur l'économie.
05:52C'est-à-dire que pendant qu'on discute à Abu Dhabi, en principe,
05:57de l'avenir de l'Ukraine, eh bien, il y a quand même un groupe de travail
06:00entre Russes et Américains pour voir comment on pourrait faire du bon business
06:03à l'avenir entre les deux pays.
06:06Merci beaucoup Bruno, qu'on va retrouver tout à l'heure à 14h dans le Club France 24.
06:10On fera aussi un état des lieux, bref état des lieux,
06:12de ce qui se passe en ce moment sur le terrain ukrainien.
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