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##LA_FRANCE_DANS_TOUS_SES_ETATS-2026-02-02##

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News
Transcription
00:00:00midi 14 heures sud radio la france dans tous ses états et aujourd'hui on va apprendre à faire des
00:00:07crêpes car c'est la chandeleur j'ai l'impression d'avaler de la pâte à crêpes pourquoi fait on
00:00:11des crêpes à la chandeleur vous avez de la pâte vous avez du sucre alors avec la pâte vous faites
00:00:15une crêpe puis vous mettez du sucre dessus après une légende réussir à faire sauter une crêpe de
00:00:20la main droite en tenant une pièce d'or de la main gauche porte bonheur arrêtez vos conneries patron
00:00:25c'est pas mardi gras c'est lundi gras c'est ça maude on va faire des crêpes mais oui en france on a
00:00:33encore des raisons d'être d'être heureux alors bonjour maude coffler bonjour péricolégas merci
00:00:39d'être d'être à ma gauche bienveillante merci à julien delmas d'avoir passé un bon week-end il
00:00:44est papa vous pouvez pas m'imaginer je sais pas ce qu'il va nous faire ça va être encore être
00:00:47l'émission nucléaire julien delmas qui est aux commandes et puis et puis emmanuel galasso là
00:00:54sous la surveillance d'elvin ils sont là tous les deux au début d'émission j'ai l'impression d'être
00:00:59surveillé j'espère que j'ai fait des progrès emmanuel galasso attend vos appels au 0 826 300 300 et
00:01:04comme je vous le dis à chaque fois je pense que vous aurez des bonnes raisons d'appeler sud radio
00:01:08pour faire part de votre avis ou poser des questions à nos invités et intervenants
00:01:13êtes vous fier êtes vous fier d'être français bon aujourd'hui avec ce qu'on entend on pourrait se poser la
00:01:20question et bien figurez vous que oui une majorité de français fier de la france fier
00:01:25d'être français on va on va décrypter cette étude faite par le laboratoire d'été destin commun qui a
00:01:31été publié par le site grand occident et on en parlera avec un expert du bonheur d'être français
00:01:36qui est arnaud belédetti le célèbre politologue qui vient très souvent sur sud radio et par ailleurs
00:01:41directeur de la nouvelle revue politique on va écouter le cri de détresse d'un grand cuisinier français
00:01:46michel trama cuisinier chef de l'aubergade à puits mirol qui a été obligé de fermer parce que son
00:01:55installation de gaz n'est pas n'est pas aux normes et pas aux normes on s'en est rendu compte
00:02:00l'installateur qui lui a dit tout est tout va bien et tout le monde lui a dit rien au bout de 21 ans
00:02:04on lui dit ben non c'est pas aux normes on peut plus vous donner de gaz et donc de fil en aiguille on
00:02:08expliquera avec lui on y sera avec michel trama sera accompagné d'adrien pedrazi qui est le président de l'union
00:02:14l'union des professionnels des métiers des industries hôtelières du lot du lot et garonne et puis on sait que la dénatalité fait qu'il y aura de plus en plus de vieux de moins en moins de jeunes
00:02:23on s'est dit mais heureux heureux comme un vieux en france et bien pas du tout et pas du tout c'est un secteur de notre population qui est frappé par
00:02:29par le chagrin par la souffrance par l'abandon c'est presque indigne
00:02:33de la france d'avoir des vieux dans cette situation et on en discutera avec yann lagné qui est tout simplement le délégué général des petits frères des pauvres
00:02:41cette organisation caritative
00:02:43qui vient au secours des personnes âgées et des vieux qui sont qui sont dans la détresse
00:02:47on parlera de ce maire
00:02:49monsieur olivier bourgeot maire de chécy
00:02:51qui s'obstine il est condamné à 500 euros d'astreinte par jour s'il ne marie pas
00:02:56cet étranger sous au QTF
00:02:59le tribunal judiciaire de mots l'a condamné
00:03:01on va payer cette somme
00:03:03mais il tient tête
00:03:04une fraude à la carte de transport avec l'identité
00:03:08d'un jeune adolescent qui a été tué
00:03:09le 14 juillet 2016 lors de l'attentat
00:03:12de Nice quelqu'un a utilisé sa carte
00:03:13pour faire des billets
00:03:15de prendre le RER
00:03:16deux animatrices d'activités périscolaires
00:03:20ont été suspendues après la diffusion
00:03:22des révélations de cache
00:03:24investigation vous savez ce documentaire
00:03:26voilà
00:03:27et puis vous ma chère Maud
00:03:28vous nous parlerez
00:03:30une fois de plus
00:03:31on va dire un mot sur le racisme anti-blanc
00:03:33vous allez voir c'est assez rigolo
00:03:34l'histoire est drôle
00:03:35et puis
00:03:36alors est-ce que vous avez acheté le mouchoir de pyréniné ?
00:03:38alors non je n'ai pas les moyens
00:03:39100 000 euros
00:03:41parce que moi je me mouvre de temps en temps
00:03:43mais est-ce qu'on pourrait peut-être
00:03:44on peut tenter
00:03:45mais vous savez que certains ont tenté
00:03:46et que curieusement ça a marché aussi
00:03:48pas 100 000 mais au moins 1000
00:03:49si c'est que le mouchoir
00:03:51si c'est que le mouchoir ça peut aller
00:03:53allez à tout de suite
00:03:54au 0 826 300 300
00:03:55j'ai besoin d'avoir votre avis
00:03:57Sud Radio
00:03:58la France dans tous ses états
00:04:01l'humeur de Péricault
00:04:02alors mon humeur porte sur cette scène surréaliste
00:04:06qui a été largement défrayée sur la chronique
00:04:08on a vu une
00:04:09dans une
00:04:11je ne sais pas
00:04:12c'est une pièce de théâtre
00:04:14une scène où les jeunes s'entraînent
00:04:16et on a vu un jeune homme
00:04:18faire ce qu'on appelle une piñata
00:04:20c'est-à-dire s'acharner avec un bâton
00:04:24sur la reconstitution en carton ou en bois
00:04:27d'une voiture de police
00:04:29et on voit ce jeune frapper
00:04:30et on considère que ça c'est un acte d'éducation
00:04:33un acte d'émancipation
00:04:35un acte d'expression
00:04:36peut-être culturel
00:04:37la scène évidemment nous a
00:04:39au-delà du traumatisme
00:04:41nous a indignés
00:04:42nous a scandalisés
00:04:43parce que ce jeune homme
00:04:45avec son bâton
00:04:46sa grande bâton
00:04:47quand il tape sur cette voiture de police
00:04:49il ne tape pas sur une voiture de flic
00:04:51où il y a un rayon bleu blanc rouge
00:04:54il tape sur la France
00:04:56il tape sur la République
00:04:57il tape sur la démocratie
00:04:59mais c'est aussi absurde
00:05:01c'est aussi absurde
00:05:02que si on le voyait taper sur une voiture de pompier
00:05:05ou sur une ambulance
00:05:06j'ai tenu à faire mon humeur d'aujourd'hui
00:05:08parce que cette scène
00:05:09alors je n'aime pas faire référence trop souvent
00:05:12à ce qui s'est passé dans la deuxième guerre mondiale
00:05:13ce qu'on appelle le point Godwin
00:05:15mais là il y a quand même
00:05:16une corrélation de cette scène
00:05:18où on voyait
00:05:19des SA
00:05:20des chemises brunes
00:05:22qui entre 1933 et 1939 en Allemagne
00:05:24tapaient sur des magasins
00:05:27des boutiques de juifs
00:05:28cassaient les vitrines
00:05:29brisées
00:05:32c'était pas sur des magasins de juifs seulement
00:05:34qu'ils tapaient
00:05:34ils tapaient sur l'humanité
00:05:36ils tapaient sur des gens
00:05:38qui parce qu'ils étaient les juifs
00:05:39méritaient qu'on leur casse
00:05:40qu'on leur casse leur boutique
00:05:41et qu'on brûle leur maison
00:05:42et qu'on les tue
00:05:43et là ce jeune homme
00:05:45qui tape sur la voiture
00:05:48mais qui nous dira demain
00:05:50qu'à cause de Bétarame
00:05:52on a mis une cathédrale
00:05:53une église
00:05:53et il a cassé
00:05:54une église en carton
00:05:55et puis sous prétexte
00:05:57je ne sais pas
00:05:58qu'il y a eu
00:05:58que l'armée
00:05:59a fait
00:06:01une erreur
00:06:03et bien on va casser
00:06:04un symbole militaire
00:06:05et puis on va casser
00:06:07la statue de Marianne
00:06:08parce que
00:06:08la république
00:06:09peut-être qu'elle a fait des erreurs
00:06:10donc on va casser
00:06:11la statue de Marianne
00:06:12donc on donne
00:06:13on donne l'occasion
00:06:14à des jeunes
00:06:15de détruire
00:06:16des institutions
00:06:17des valeurs
00:06:18notre raison d'être
00:06:19voilà
00:06:19je suis absolument horrifié
00:06:21par cette scène
00:06:22je me permets de faire
00:06:23la corrélation
00:06:24c'est sur la France
00:06:26que l'on tapait
00:06:26j'en veux beaucoup moins
00:06:28à ce jeune adolescent
00:06:29avec son bâton
00:06:30qui tapait sur la bagnole
00:06:31de flics
00:06:31les flics c'est des gens
00:06:33quand on a besoin d'eux
00:06:34les policiers
00:06:35de la république
00:06:36ils sont là pour nous protéger
00:06:37alors est-ce qu'il y a eu
00:06:38quelque part des erreurs
00:06:39chez la police
00:06:39oui il y a aussi des erreurs médicales
00:06:41on ne va pas casser
00:06:42une image de l'hôpital
00:06:44et puis il y a un aptitude
00:06:45chez les journalistes
00:06:45on ne va pas casser une radio
00:06:46parce que quelquefois
00:06:47il nous est arrivé
00:06:48de nous tromper
00:06:49voilà
00:06:49j'en veux beaucoup plus
00:06:50à ceux qui ont conçu
00:06:51à ceux qui ont conçu
00:06:53cette prestation
00:06:55cette espèce d'animation
00:06:56et j'en veux encore plus
00:06:57et j'en veux encore plus
00:06:58à ceux qui ne disent rien
00:07:00comme dit Einstein
00:07:00le monde ne souffre pas
00:07:02de ceux qui font le mal
00:07:04mais de ceux qui savent
00:07:05et qui ne disent rien
00:07:06voilà mon humeur du jour
00:07:07autre indignation
00:07:08que vous allez partager
00:07:09dans un instant
00:07:09Péricault
00:07:10c'est la fermeture
00:07:11de l'Auberga
00:07:11d'après 47 années
00:07:13d'activité
00:07:13pour une raison
00:07:14surréaliste
00:07:15on en parle dans un instant
00:07:16avec son patron
00:07:18restez bien avec nous
00:07:200826 300 300
00:07:22pour réagir en direct
00:07:22sur Sud Radio
00:07:23on vous donne la parole
00:07:24à tout de suite
00:07:24après 47 années
00:07:34d'activité
00:07:34l'Auberga
00:07:35de la table
00:07:35emblématique
00:07:36de Puy-Mirol
00:07:37dans le Lot-et-Garonne
00:07:37a définitivement
00:07:38fermé ses portes
00:07:39à cause
00:07:39tenez-vous bien
00:07:40d'une installation
00:07:41de gaz
00:07:41déclarée soudainement
00:07:42non conforme
00:07:43en 2020
00:07:44après 19 ans
00:07:45de contrôles validés
00:07:46une aberration
00:07:47et surtout
00:07:47une grande injustice
00:07:48dont nous allons parler
00:07:49aujourd'hui
00:07:50avec le patron
00:07:50de l'Auberga
00:07:51le chef étoilé
00:07:52Michel Trama
00:07:53et Adrien Pedradzi
00:07:54président départemental
00:07:55de l'Union des métiers
00:07:56et des industries
00:07:56de l'hôtellerie
00:07:57Bonjour Michel Trama
00:08:00Bonjour M.Legas
00:08:02Bonjour Adrien Pedradzi
00:08:04merci d'étaler
00:08:05l'antenne sur Sud Radio
00:08:06pour raconter
00:08:07cette aberration
00:08:09je tiens à nous préciser
00:08:11à nos éditeurs
00:08:11que lorsque j'ai eu
00:08:12cette information
00:08:13comme quoi l'Auberga
00:08:14de Puy-Mirol
00:08:15allait fermer
00:08:15pour cause de non conformité
00:08:17d'installation de gaz
00:08:18j'ai pas eu du mal
00:08:20à le croire
00:08:20mais je me suis dit
00:08:21qu'est-ce que c'est
00:08:21que cette histoire
00:08:22je suis venu moi-même
00:08:23vendredi dernier
00:08:25j'ai pris le TGV
00:08:26de Paris
00:08:27jusqu'à Jeun
00:08:27et Puy-Mirol
00:08:28pour venir assister
00:08:29à votre conférence
00:08:29de presse
00:08:30où vous racontiez
00:08:31l'un et l'autre
00:08:31d'ailleurs
00:08:31les détails
00:08:33de cette aberrante situation
00:08:35Michel Trama
00:08:36je vous ai vu pleurer
00:08:37je vous ai vu arrêter
00:08:38votre démonstration
00:08:40et c'est Adrien
00:08:41qui a pris la suite
00:08:42je repositionne
00:08:44je repositionne
00:08:46l'effet
00:08:47vous êtes
00:08:48le chef patron
00:08:49de l'Auberga
00:08:50qui est une institution
00:08:51culinaire française
00:08:52vous êtes un cuisinier
00:08:53je sais que vous n'avez pas
00:08:54qu'on dise ça
00:08:55vous êtes de la lignée
00:08:56des grands chefs français
00:08:57qui ont fait l'histoire
00:08:57de la cuisine française
00:08:58depuis 50 ans
00:09:00de la trempe
00:09:01d'un Bocuse
00:09:02d'un Robuchon
00:09:02aujourd'hui
00:09:03il reste évidemment
00:09:04Alain Ducasse
00:09:05Georges Blanc
00:09:06votre mentor
00:09:09votre père spirituel
00:09:10était à Eugénie Lesbain
00:09:14Michel Girard
00:09:16Michel Girard
00:09:17qui est décédé
00:09:17voilà
00:09:18vous êtes de ces lignées
00:09:19des grands cuisiniers
00:09:20qui ont fait l'histoire
00:09:20de la France
00:09:21vous aviez
00:09:21à Puy-Mirole
00:09:23dans ce petit village
00:09:24perché
00:09:25au fin fond
00:09:25du Lot-et-Garonne
00:09:26en Gascogne
00:09:27vous aviez ouvert
00:09:28l'Auberga
00:09:28qui est devenu
00:09:29un écrin
00:09:30un endroit
00:09:30où on venait
00:09:31du monde entier
00:09:3247 ans
00:09:33de travail
00:09:34de passion
00:09:35pour votre métier
00:09:36pour les produits
00:09:37pour le terroir
00:09:37vous êtes un cuisinier
00:09:38de cette trempe
00:09:39vous vénérez le produit
00:09:40vous vénérez
00:09:41la nature
00:09:43la saison
00:09:44et puis vous aviez
00:09:45une très très belle
00:09:46installation
00:09:47du beau matériel
00:09:48une moltenie
00:09:48et un jour
00:09:49la société PrimaGaz
00:09:50qui vous fournit le gaz
00:09:51depuis 20 ans
00:09:53qui participe
00:09:54à l'installation
00:09:54vous dirait
00:09:55c'est plus aux normes
00:09:56je ne peux plus vous livrer
00:09:57et là catastrophe
00:09:58donc vous vous débrouillez
00:10:00comme vous pouvez
00:10:00en mettant des plaques
00:10:01à induction
00:10:01sur la cuisinière
00:10:03enfin tout ça
00:10:04est aberrant
00:10:04Michel Trama
00:10:06l'Aubergade
00:10:07en deux mots
00:10:08c'était quoi
00:10:08l'Aubergade
00:10:09c'est un sanctuaire
00:10:10c'est une passion
00:10:11alors l'Aubergade
00:10:13ça a été ouvert
00:10:14en 79
00:10:1587
00:10:16l'hôtel
00:10:17pour les châteaux
00:10:18l'an 2000
00:10:19les grandes tables
00:10:20du monde
00:10:20je pense qu'on a eu
00:10:22toutes les plus grandes
00:10:24promotions
00:10:24qu'un restaurateur
00:10:26spirituel
00:10:26puisse espérer
00:10:28alors on a
00:10:31la colonie française
00:10:33grâce à mes collaborateurs
00:10:35grâce à mes fournisseurs
00:10:36on a un petit problème
00:10:39de connexion
00:10:40Michel Trama
00:10:42on va vous récupérer
00:10:43dans un petit instant
00:10:44oui on va faire
00:10:45que du téléphonique
00:10:45oui on est par téléphone
00:10:47justement
00:10:47donc voilà
00:10:48non Michel Trama
00:10:49nous a expliqué
00:10:49l'Aubergade
00:10:51à Pimirol
00:10:52c'est une institution
00:10:53culinaire
00:10:54un hôtel restaurant
00:10:55bien sûr
00:10:55et surtout Michel Trama
00:10:56défendait les valeurs
00:10:57de la cuisine française
00:10:59j'allais dire
00:11:00celle du terroir
00:11:01de la géographie
00:11:02de la saison
00:11:03très grand cuisinier
00:11:04concepteur
00:11:04inventeur
00:11:05de cette grande lignée
00:11:06aujourd'hui la cuisine française
00:11:07a un peu évolué
00:11:08elle s'est un petit peu mondialisée
00:11:10lui était restée
00:11:11sur des bases très fondamentales
00:11:12et tout d'un coup
00:11:13il apprend en 2020
00:11:15que l'installation de gaz
00:11:17qui a été mise en place
00:11:18par la société PrimaGaz
00:11:19puisqu'il a une très belle
00:11:20Molteni
00:11:21la Molteni
00:11:21on appelle ça un piano
00:11:22et bien tout ça
00:11:23n'est plus conforme
00:11:24il faut arrêter l'activité
00:11:25Michel Trama
00:11:26vous êtes revenu avec nous ?
00:11:27j'espère
00:11:28je vous entends très bien
00:11:30donc dites-moi
00:11:31c'est quoi votre passion
00:11:32de cuisinier ?
00:11:33l'Aubergate
00:11:33c'était quoi
00:11:34comme institution ?
00:11:37bon
00:11:37je vous propose
00:11:43d'envoyer la publicité
00:11:44Perico
00:11:44en attendant
00:11:45de recapter
00:11:45avec Michel Trama
00:11:47on a un petit problème
00:11:47de connexion
00:11:48restez bien avec nous
00:11:49et n'hésitez pas
00:11:50et n'hésitez pas
00:11:51à nous appeler
00:11:51au 0826 300 300
00:11:53à tout de suite
00:11:54Sud Radio
00:11:57la France
00:11:58dans tous ses états
00:11:59les perles du jour
00:12:01nous sommes en train
00:12:02de rétablir la liaison
00:12:03avec Michel Trama
00:12:03et Adrien
00:12:04Pedrazi
00:12:05à Puy-Mirol
00:12:06c'est un peu
00:12:09un endroit
00:12:10excentré
00:12:11donc on a des problèmes
00:12:12techniques
00:12:12mais on va arriver
00:12:12parce que
00:12:13le témoignage
00:12:14de Michel Trama
00:12:14et du président
00:12:15de l'UMI
00:12:15est très important
00:12:16pour cette affaire
00:12:17donc cher mot
00:12:18nous allons
00:12:18inverser
00:12:20on va faire les perles
00:12:20aux perles
00:12:21et on va parler
00:12:21d'Olivier Bourgeau
00:12:22le maire de Chessy
00:12:24dont vous avez souvent
00:12:24entendu parler
00:12:25à cette antenne
00:12:26en Seine-et-Marne
00:12:26il refuse de marier
00:12:27un homme sous OQTF
00:12:28il persiste
00:12:29malgré les pressions
00:12:30de la justice
00:12:31voilà
00:12:31donc il a été
00:12:32sommé
00:12:33par le tribunal
00:12:34de procéder
00:12:36à ce mariage
00:12:37d'un OQTF
00:12:37c'est le même cas
00:12:38de figure
00:12:39que Robert Ménard
00:12:40a abésiée
00:12:41le maire
00:12:43les maires
00:12:43partent du principe
00:12:44que
00:12:45un ressortissant étranger
00:12:47sous OQTF
00:12:47OQTF
00:12:48obligation
00:12:49de quitter
00:12:50le territoire français
00:12:51n'a donc
00:12:52j'allais dire
00:12:52aucune activité
00:12:53civile
00:12:54judiciaire
00:12:55ou administrative
00:12:56à exercer
00:12:57sur le territoire
00:12:58de la République française
00:12:59puisqu'il ne doit pas
00:12:59s'y trouver
00:13:00et qu'il est expulsable
00:13:01or
00:13:02il demande
00:13:03l'application
00:13:04du droit au mariage
00:13:05qui est un droit civil
00:13:06établi par la République française
00:13:07pour les gens
00:13:08qui sont en totale
00:13:09régularité
00:13:10de situation
00:13:11et Olivier Bargeau
00:13:12a raison de dire
00:13:13non
00:13:13au nom de la République
00:13:14au nom
00:13:16des valeurs institutionnelles
00:13:17je ne peux pas
00:13:18accorder les liens
00:13:19du mariage
00:13:20qui sont des liens
00:13:21de la République
00:13:22à quelqu'un
00:13:23qui ne devrait pas
00:13:23s'y trouver
00:13:24et qui a été
00:13:25expulsé
00:13:26parce qu'il n'a pas
00:13:27respecté la loi
00:13:28et bien le tribunal
00:13:29judiciaire de Maud
00:13:31a considéré
00:13:32que ce maire
00:13:33faisait un acte
00:13:33de résistance
00:13:34inacceptable
00:13:35et l'a condamné
00:13:36à 500 euros
00:13:37d'astreinte
00:13:37à une amende
00:13:38de 500 euros
00:13:39par jour
00:13:39tant qu'il s'obstinera
00:13:41qui peut monter
00:13:42une amende
00:13:43qui peut monter
00:13:44tant qu'il s'obstinera
00:13:45à respecter
00:13:46la loi
00:13:47je suis désolé
00:13:47c'est hubuesque
00:13:49il y a un tribunal
00:13:49judiciaire
00:13:50qui pour des raisons
00:13:51qui sont les siennes
00:13:52et que je respecte
00:13:54institutionnellement
00:13:56décide
00:13:57qu'un maire
00:13:57qui applique la loi
00:13:59est passible
00:14:00d'une poursuite
00:14:01tant qu'il ne s'aligne
00:14:02qu'il ne se soumet pas
00:14:04et juste un rappel
00:14:06en février 2025
00:14:07le Sénat avait adopté
00:14:08une proposition de loi
00:14:09interdisant la célébration
00:14:10d'un mariage
00:14:11lorsque l'un des époux
00:14:12séjourne de manière
00:14:13irrégulière sur le territoire
00:14:14français
00:14:14donc au QTF
00:14:15ça a été repris
00:14:17par les députés UDR
00:14:18lors de leur niche
00:14:19parlementaire en juin 2025
00:14:20sauf que la proposition
00:14:21n'est pas passée aux voix
00:14:23n'a pas été soumise aux voix
00:14:24donc en fait
00:14:25c'est toujours en attente
00:14:25adopté par le Sénat
00:14:27pas encore par l'Assemblée
00:14:28au QTF
00:14:29ça veut dire quelque chose
00:14:30obligation de quitter
00:14:31le territoire français
00:14:31ça veut dire
00:14:32t'as rien à y foutre
00:14:33voilà
00:14:33et là on dit
00:14:34avant de partir
00:14:35je voudrais me marier
00:14:36ce qui ouvre en plus
00:14:38le droit
00:14:38donc là il y a une habillation
00:14:40c'est vrai que c'est la faute
00:14:41des législateurs
00:14:41c'est la faute du gouvernement
00:14:42on a pris les
00:14:43enfin en tout cas
00:14:44Olivier Bargeau
00:14:45monsieur le maire
00:14:45vous êtes entre guillemets
00:14:47dans votre droit
00:14:47et je pense que vous avez
00:14:49soutien de votre population
00:14:50et des gens qui ont
00:14:51un petit peu la tête
00:14:52sur les épaules
00:14:52voilà
00:14:53et alors là
00:14:55c'est une histoire sordide
00:14:56on apprend que les attentats
00:14:57de Nice ont profité
00:14:58à un usager
00:14:59des transports publics
00:15:00absolument
00:15:01c'est un contrôle
00:15:02dans le RER
00:15:02en région parisienne
00:15:04et le contrevenant
00:15:05produit un document
00:15:06d'identité
00:15:07et le policier
00:15:08qui fait le contrôle
00:15:09se rend compte
00:15:10que cette photo d'identité
00:15:11est celle de Ludovic Rodier
00:15:14Ludovic Rodier
00:15:15était un jeune adolescent
00:15:16qui se trouvait
00:15:16le 14 juillet 2016
00:15:17sur la baie des Anges
00:15:18la promenade
00:15:19de la baie des Anges
00:15:20pour admirer
00:15:21le feu d'artifice
00:15:21du 14 juillet
00:15:22et voilà
00:15:23il y a un attentat terroriste
00:15:24camionneur fou
00:15:25qui pour des raisons
00:15:27qui ont été révélées
00:15:29ensuite
00:15:29a tué
00:15:31a écrasé la foule
00:15:32et au nombre
00:15:33des victimes
00:15:34de cette tragédie
00:15:35abominable
00:15:36le petit Ludovic Rodier
00:15:3815 ans
00:15:39a perdu la vie
00:15:40et donc
00:15:40il s'avère que sur internet
00:15:42la photo de Ludovic
00:15:44circule
00:15:45comme celle
00:15:46de certains nombres
00:15:46de victimes
00:15:47du terrorisme
00:15:49islamiste
00:15:50et cette photo
00:15:51a été récupérée
00:15:52par un personnage
00:15:53un peu scrupuleux
00:15:54et qui s'en servait
00:15:55pour frauder
00:15:56au titre de transport
00:15:58en commun
00:15:59et il s'est fait prendre
00:16:00dans le RER
00:16:00voilà
00:16:01ça choque toujours
00:16:02la tragédie en elle-même
00:16:03état trans
00:16:03et utiliser
00:16:05j'allais dire
00:16:06c'est faire
00:16:07pour utiliser
00:16:08l'expression populaire
00:16:09un peu violente
00:16:09c'est faire du fric
00:16:10sur un cadavre
00:16:11voilà
00:16:12et bon ben écoutez
00:16:13il a été pris
00:16:14je pense qu'il sera sanctionné
00:16:15mais ça veut dire
00:16:15que l'immoralité
00:16:17l'immoralité
00:16:18on se dit toujours
00:16:19qu'il y a un seuil
00:16:19qu'on ne franchira pas
00:16:20et bien quelquefois
00:16:21elle est franchie
00:16:22le numéro de cache-investigation
00:16:25consacré aux violences
00:16:26dans le périscolaire
00:16:27diffusé jeudi dernier
00:16:28sur France 2
00:16:29a eu des conséquences
00:16:30directes et inquiétantes
00:16:31Perico
00:16:32oui Maud
00:16:32vous avez des émissions de télé
00:16:34des émissions de radio
00:16:35des révélations de la presse
00:16:37de certains sites
00:16:38qui aboutissent
00:16:39à des décisions administratives
00:16:41économiques
00:16:42politiques
00:16:42voilà
00:16:43ça provoque
00:16:43hélas ces cache-investigation
00:16:45on connaît
00:16:45comme son nom l'indique
00:16:47cache-investigation
00:16:47elle enquête
00:16:48elle va jusqu'au bout
00:16:50du problème du dossier
00:16:51elle soulève
00:16:52et là
00:16:52et bien effectivement
00:16:53le cache-investigation
00:16:56a révélé
00:16:56de façon un peu
00:16:57plus prégnante
00:16:58parce que c'est une information
00:16:59que l'on sait
00:17:00depuis un certain temps
00:17:01qu'il y a dans le périscolaire
00:17:02parisien
00:17:03et bien
00:17:04des comportements
00:17:06qui ne sont pas
00:17:07qui ne sont pas conformes
00:17:08à la loi
00:17:09par rapport aux enfants
00:17:11et donc
00:17:11ces deux animatrices
00:17:12d'activités périscolaires
00:17:14ont immédiatement
00:17:15été suspendues
00:17:16bien entendu
00:17:16vous imaginez
00:17:17que la classe politique
00:17:17s'en est emparée
00:17:18dans l'opposition
00:17:19et qu'on demande
00:17:19à la ville de Paris
00:17:21on est au NMK
00:17:22on demande aux autorités
00:17:24municipales de Paris
00:17:24de prendre les dispositions
00:17:25pertinentes et utiles
00:17:27de façon à ce que
00:17:28ce genre de scandale
00:17:29ne se reproduise pas
00:17:30et bien là
00:17:30c'est grâce à
00:17:30cache-investigation
00:17:32qui quelquefois
00:17:33a pu être controversé
00:17:34ce que je dis
00:17:35nous-mêmes journalistes
00:17:36quelquefois
00:17:36en tout cas
00:17:37pour le coup
00:17:37ça a servi
00:17:38à signaler
00:17:39deux comportements
00:17:40inacceptables
00:17:41Maud
00:17:44c'est moi
00:17:45oui
00:17:45vous allez nous parler
00:17:46on va commencer
00:17:48par le
00:17:48parler
00:17:49il y a trop de blancs
00:17:51ou de blanches
00:17:51dans les défilés de Maud
00:17:54il y a deux semaines
00:17:55sur ce même plateau
00:17:57un chroniqueur
00:17:57expliquait que le racisme
00:17:58anti-blanc
00:17:59n'existe pas
00:18:00ce fléau
00:18:01qui touche
00:18:01d'après les chiffres
00:18:02de l'INSEE
00:18:02absolument personne
00:18:04ce qui nous avait donc
00:18:05permis de rappeler
00:18:05la litanie d'actes
00:18:06et de propos
00:18:07commis au nom
00:18:07du racisme anti-blanc
00:18:08a commencé par
00:18:09l'assassinat
00:18:10de Thomas Crépole
00:18:10il y a bientôt
00:18:11trois ans
00:18:11je le rappelle
00:18:12que l'enquête
00:18:13avait permis
00:18:13de rapporter
00:18:14les propos des assaillants
00:18:15on est là
00:18:16pour planter du blanc
00:18:17et ce week-end
00:18:18que n'avons-nous pas
00:18:19été surpris
00:18:20de constater
00:18:20que même
00:18:21les invités
00:18:21de Quotidien
00:18:22le prouvent
00:18:23le racisme anti-blanc
00:18:24existe
00:18:25la preuve
00:18:26il y en a trop
00:18:26c'est quand même
00:18:27scandaleux en 2026
00:18:28de faire un défilé
00:18:28où il n'y a absolument
00:18:29que des blancs
00:18:31je pense que
00:18:31c'est même pas
00:18:32un hasard
00:18:33c'est littéralement
00:18:34ils affirment
00:18:35leur position
00:18:35et c'est le fascisme
00:18:37qui est de retour
00:18:38comme partout
00:18:38et là
00:18:39ça s'infiltre
00:18:40dans la molle
00:18:40je trouve ça scandaleux
00:18:41l'influenceur Lias
00:18:42déplore l'omniprésence
00:18:43de mannequins blancs
00:18:44au défilé de mode
00:18:44tout comme le trompettiste
00:18:46Ibrahim Malouf
00:18:46en 2021
00:18:47qui estimait
00:18:48qu'il y avait
00:18:48trop de blancs
00:18:49dans l'orchestre de Vienne
00:18:50alors du coup
00:18:51je m'étais renseigné
00:18:52au Congo
00:18:52par exemple
00:18:52Perico
00:18:53figurez-vous
00:18:53qu'il n'y a pas un blanc
00:18:54parmi les 60 musiciens
00:18:55de l'orchestre symphonique
00:18:56qu'un banguiste
00:18:58pardon
00:18:58et je crois
00:18:59que ça ne choque personne
00:19:00et à ceux
00:19:01qui me répondront
00:19:02que ce n'est pas la même chose
00:19:03bah si
00:19:03dire qu'il y a trop de blancs
00:19:04quelque part
00:19:04c'est du racisme
00:19:05de même que dire
00:19:06qu'il y a trop de noirs
00:19:06cette indignation
00:19:07à géométrie variable
00:19:08naît de la même racine
00:19:10alors je ne tombe pas des nues
00:19:11puisque bon
00:19:12de fait
00:19:13je regarde quelques fois
00:19:14les défilés de mode
00:19:15d'abord je sais
00:19:15que les maisons de mode
00:19:16j'allais dire
00:19:17sont très fières
00:19:18d'une diversité
00:19:20parce qu'il y a
00:19:21dans tous les types
00:19:23de physionomie humaine
00:19:25de la beauté
00:19:26voilà
00:19:26elles peuvent être africaines
00:19:28elles peuvent être nord-africaines
00:19:28elles peuvent être asiatiques
00:19:30elles peuvent être européennes
00:19:31voilà
00:19:31c'est la beauté de la femme
00:19:32qui compte
00:19:33pour représenter
00:19:33bon
00:19:34on est dans un défilé de mode
00:19:35on a dû tomber sur un défilé
00:19:37non mais j'ai entendu
00:19:38un moment
00:19:38je me souviens au début
00:19:39quand il y avait
00:19:40soit des femmes origineuses
00:19:42d'Afrique
00:19:42ou des antillaises
00:19:44ou asiatiques
00:19:45ah ça y est
00:19:45on commence à avoir
00:19:46c'était plutôt le contraire
00:19:48vous voyez
00:19:49non au contraire
00:19:50je pense que ces maisons de mode
00:19:51elles sont très fières
00:19:52de pouvoir dire
00:19:53qu'elles jouent la diversité
00:19:53que la mode est un art
00:19:55est une culture
00:19:55et qu'elle concerne
00:19:56tous les types
00:19:57de morphologie
00:19:58de beauté
00:19:59voilà
00:20:00donc aller cibler
00:20:01d'abord
00:20:01ça veut dire quoi blanc
00:20:03je suis désolé
00:20:03les maghrébins
00:20:05les arabes sont blancs
00:20:06qu'est-ce qui vous prouve
00:20:07que je suis blanche
00:20:07voilà
00:20:08vous vous souvenez
00:20:08chez Schneiderman
00:20:09qui était un chef d'oeuvre
00:20:10et puis les asiatiques
00:20:12la couleur jaune
00:20:12c'est absurde
00:20:13c'est pas vrai
00:20:13voilà
00:20:14mais on aura l'occasion
00:20:15d'ailleurs de parler
00:20:16du race français asiatique
00:20:17très bientôt
00:20:17voilà
00:20:18donc l'important
00:20:20c'est
00:20:20c'est la beauté esthétique
00:20:22d'un être humain
00:20:23sa finesse
00:20:24son élégance
00:20:25et voilà
00:20:25je ne pense pas
00:20:26que l'on regarde
00:20:26à la pigmentation
00:20:27avant de choisir
00:20:29un défilé de mode
00:20:30mais non
00:20:31mais hasard de dingue
00:20:32alors
00:20:33le mouchoir
00:20:35de Pierre
00:20:35l'objet insolite
00:20:36alors le mouchoir
00:20:37vous êtes sûr
00:20:38que c'est le mouchoir
00:20:39de Pierre
00:20:39ah oui
00:20:40alors surtout
00:20:41ne jetez plus vos mouchoirs
00:20:42et s'étant jamais
00:20:42de conserver bien
00:20:43votre PQ usagé
00:20:44l'objet insolite
00:20:44qui vient dépasser
00:20:45de dépasser
00:20:46ben oui mais moi je vous le dis
00:20:47les 100 000 euros
00:20:48les 100 000 euros
00:20:50Perico sur eBay
00:20:50c'est le mouchoir usagé
00:20:51de l'acteur Pierre Ninet
00:20:53en fait tout est parti
00:20:54d'une simple blague
00:20:55dans une vidéo
00:20:56Pierre Ninet est interrogé
00:20:57par un créateur de contenu
00:20:58et devait deviner
00:20:58si oui ou non
00:20:59un mouchoir usagé
00:21:00de l'actrice américaine
00:21:01Scarlett Johnson
00:21:01avait été vendu aux enchères
00:21:03en 2008
00:21:03pour la somme
00:21:03de 5 300 dollars
00:21:05la réponse étant oui
00:21:06Pierre Ninet s'est interrogé
00:21:07sur le montant
00:21:08que pourrait atteindre
00:21:09un de ses mouchoirs usagés
00:21:10une fois mis aux enchères
00:21:11pensant que la somme
00:21:12ne dépasserait pas
00:21:12les 20 euros
00:21:13alors ils ont tenté
00:21:14on voit Pierre Ninet
00:21:15se moucher dans un mouchoir
00:21:16instantanément photographié
00:21:18puis mis en ligne
00:21:18sur eBay
00:21:19à 1 euro seulement
00:21:20sauf qu'en quelques heures
00:21:22la barre des 65 000 euros
00:21:23a été franchie
00:21:24puis celle des 90 000 euros
00:21:26dès le deuxième jour
00:21:26les enchères ont été bloquées
00:21:28à 100 000 euros
00:21:29le 1er février
00:21:30Pierre Ninet a précisé
00:21:31que la somme
00:21:31serait reversée
00:21:32à une association
00:21:33comme quoi ma chère mot
00:21:35de être morveux
00:21:36c'est pas cher
00:21:36mais ça peut rapporter gros
00:21:38et le nombre
00:21:40alors là c'est beaucoup moins drôle
00:21:41le nombre d'appels
00:21:42sur la ligne d'écoute
00:21:43destinée aux personnes
00:21:44attirées par des mineurs
00:21:46a triplé en 5 ans
00:21:48oui cette ligne
00:21:49s'appelle Stop
00:21:50elle existe depuis 5 ans
00:21:51et donc on suggère
00:21:53aux personnes
00:21:53qui sont sexuellement
00:21:54attirées par les enfants
00:21:56c'est bien formulé
00:21:57comme ça
00:21:57si vous êtes sexuellement
00:21:58attiré
00:21:59ou attiré sexuellement
00:22:00par les enfants
00:22:01vous appelez
00:22:02cette ligne Stop
00:22:04et puis vous vous confiez
00:22:05on va vous aider
00:22:07je vous rappelle
00:22:08qu'il y a
00:22:08chaque année
00:22:09160 000 enfants
00:22:10qui sont agressés
00:22:11sexuellement
00:22:12et puis
00:22:14on appelle
00:22:15et bien le résultat
00:22:16est assez édifiant
00:22:17on a
00:22:174500 adultes
00:22:19appels
00:22:20dont 90% d'hommes
00:22:22il y a quand même
00:22:2310% de femmes
00:22:24voilà
00:22:24la statistique
00:22:25alors l'organisme
00:22:27est là pour ça
00:22:28pour rentrer
00:22:29mais enfin bon
00:22:30on est quand même
00:22:30assez édifié
00:22:31par le fait
00:22:31il y a quand même
00:22:324500 personnes
00:22:33dont 90% de mecs
00:22:35qui appellent
00:22:36pour dire
00:22:36qu'ils sont
00:22:37sexuellement attirés
00:22:38par les enfants
00:22:39vous allez me dire
00:22:40vaut mieux le dire
00:22:41le signaler
00:22:41et se soigner
00:22:42que de ne pas le dire
00:22:43et de passer à l'acte
00:22:44mais enfin bon
00:22:45écoutez
00:22:46moi je vous regarde
00:22:49et je sais que vous n'appelez pas
00:22:50vous n'avez pas appelé
00:22:51moi non plus
00:22:52j'ai pas appelé
00:22:52non non
00:22:53je suis à Sud Radio
00:22:54on est tranquille avec ça
00:22:54midi 14h
00:22:55Sud Radio
00:22:56la France dans tous ses états
00:22:59et on repart dans le Lot-et-Garonne
00:23:01où nous rejoignons
00:23:01nos deux invités
00:23:02Perico
00:23:03Michel Trama
00:23:04vous nous écoutez
00:23:05vous nous entendez
00:23:05oui oui
00:23:06bon parfait
00:23:07la liaison est très bonne
00:23:08et Adrien Pedrazi est à côté de vous
00:23:09je reprends rapidement
00:23:10la situation
00:23:11vous êtes le patron
00:23:13chef patron de l'Aubergade
00:23:14à Puy-Mirol
00:23:14dans le Lot-et-Garonne
00:23:15une très belle maison
00:23:16grande institution française
00:23:17vous comptez au nombre
00:23:18des grands cuisiniers français
00:23:19de la trempe
00:23:20des Bocuse
00:23:21des Robuchon
00:23:21des Michel Guérard
00:23:23et là vous êtes frappé
00:23:24par j'allais dire
00:23:25une incongruité
00:23:26même pas administrative
00:23:28de vos fonctionnaires
00:23:30de votre fournisseur
00:23:31de gaz
00:23:32Prima Gaz
00:23:33et vous êtes obligé
00:23:34d'arrêter vos activités
00:23:35je vous demandais
00:23:36ce qu'était l'Aubergade
00:23:37que vous m'en parliez
00:23:38votre passion de cuisinier
00:23:39depuis 47 ans
00:23:40c'est quoi
00:23:41ce qui vous fait vibrer
00:23:42dans la cuisine
00:23:43dans la profession
00:23:43alors déjà
00:23:45on est arrivé en soi
00:23:46on a commencé
00:23:46le restaurant
00:23:47l'Aubergade
00:23:48en 1900
00:23:49début 1979
00:23:50en 87
00:23:52on rachète
00:23:53un bâtiment à côté
00:23:55on fait 10 chambres
00:23:56qui rentrent
00:23:57dans les rues des châteaux
00:23:58l'an 2000
00:23:59les grandes tables du monde
00:24:00voilà
00:24:02et on est arrivé
00:24:03dans ce sud-ouest
00:24:04et pourquoi avoir eu
00:24:06toutes ces grandes promotions
00:24:07les plus grandes promotions
00:24:08c'est grâce à mon épouse
00:24:10qui a été
00:24:11le ciment de cette affaire
00:24:13une grande dame
00:24:14de la gastronomie française
00:24:15aujourd'hui
00:24:16ensuite
00:24:17c'est grâce
00:24:18à nos collaborateurs
00:24:19grâce à nos fournisseurs
00:24:22et surtout
00:24:23grâce à cette nature
00:24:25du sud-ouest
00:24:27qui a été pour moi
00:24:27une révélation
00:24:28où est Pimirol ?
00:24:32situez-moi Pimirol
00:24:33c'est à Agen
00:24:36à côté d'Agen
00:24:37vous avez une formule
00:24:38que vous m'avez dite
00:24:38l'autre jour
00:24:39pendant la conférence de presse
00:24:40vous dites
00:24:40Pimirol c'est ?
00:24:42oui
00:24:42vous savez
00:24:43tout le monde connait
00:24:44le trou du cul du monde
00:24:46et bien Pimirol
00:24:47c'est le village
00:24:47un peu plus loin encore
00:24:49donc vraiment
00:24:49on est dans la campagne
00:24:51excentrée
00:24:51c'est un village perché
00:24:52sur une colline
00:24:54à quelques kilomètres
00:24:55d'Agen
00:24:55et vous aviez ouvert
00:24:56cette maison
00:24:57l'Auberga dans une maison historique
00:24:59où venaient les comtes de Toulouse
00:25:00et là vous avez exercé
00:25:01votre passion
00:25:03pendant 47 ans
00:25:05au service de la cuisine
00:25:06du terroir
00:25:06avec les paysans
00:25:07les fournisseurs
00:25:08voilà
00:25:08et tout d'un coup
00:25:10la société PrimaGaz
00:25:11qui installe
00:25:12votre cuisinière
00:25:14c'est une moltenique
00:25:15que vous avez fait sur mesure
00:25:16à un moment donné
00:25:17il faut transférer
00:25:18la cuve de gaz
00:25:19et on vous dit
00:25:20qu'il faut changer d'endroit
00:25:23et d'ailleurs
00:25:24vous suggérez vous-même
00:25:25en disant
00:25:25mais si c'est ça
00:25:26si c'est compliqué
00:25:27je vais passer par
00:25:27une grosse cuisinière électrique
00:25:29et les gens de PrimaGaz
00:25:30vous disent
00:25:31non non
00:25:31monsieur Trama
00:25:31ne vous inquiétez pas
00:25:32on va vous faire l'installation
00:25:34dans la cour pavée
00:25:35qui est la cour de la salle à manger
00:25:37on va la mettre en sous-sol
00:25:38et vous aurez votre installation
00:25:39pour pouvoir faire fonctionner
00:25:40votre cuisinière Molteni
00:25:42ça marche pendant 19 ans
00:25:43tous les ans
00:25:44on vous certifie
00:25:44que tout est aux normes
00:25:45les livraisons arrivent
00:25:46sans aucun problème
00:25:47et puis au bout
00:25:48de la 19ème année
00:25:49un jour
00:25:50PrimaGaz
00:25:51PrimaGaz vous dit
00:25:52et bien
00:25:53on arrête la livraison de gaz
00:25:55on vous coupe le gaz
00:25:56pour utiliser l'expression
00:25:57parce que c'est pas conforme
00:26:00c'est exactement ça
00:26:01qui s'est passé
00:26:01exactement
00:26:03ça a été conforme pendant 19 ans
00:26:05et d'un seul coup
00:26:06en 2020
00:26:07on me dit
00:26:08citerne enterrée
00:26:09alors c'était sur les conseils
00:26:10du représentant
00:26:13de PrimaGaz
00:26:14qui m'avait dit
00:26:15on va s'occuper
00:26:17comme ils disent
00:26:17PrimaGaz s'occupe de tout
00:26:19de A à V
00:26:19donc ils ont enterré une cuve
00:26:21dans le cloître
00:26:22et pendant 19 ans
00:26:25c'était conforme
00:26:25conforme
00:26:26en 2020
00:26:26on nous dit
00:26:27citerne enterrée
00:26:29non conforme
00:26:30et en 2020
00:26:30subitement
00:26:31sans nous prévenir
00:26:32on nous coupe le gaz
00:26:33c'est-à-dire qu'en 2021
00:26:35il a fallu trouver
00:26:37une solution d'urgence
00:26:38mettre des plaques induction
00:26:39avec deux fours en moins
00:26:41une baisse de production
00:26:42restreindre en saison
00:26:44les clients
00:26:45nous avons tenu
00:26:46autant que possible
00:26:47mais cette situation
00:26:48a fragilisé
00:26:49l'entreprise
00:26:50Oui
00:26:50plus le Covid
00:26:52qui est passé par là
00:26:53une petite récession
00:26:53des établissements
00:26:54de votre niveau
00:26:55qui effectivement
00:26:56parce que c'est
00:26:56parce que c'est Pimirol
00:26:57et que c'est décentré
00:26:58moins de monde
00:26:59Total
00:26:59vous êtes obligé
00:27:00aujourd'hui
00:27:01de cesser l'activité
00:27:02je vais demander
00:27:02à Adrien Pedrazi
00:27:03d'intervenir
00:27:04Adrien Pedrazi
00:27:06on voit bien
00:27:06que le fournisseur
00:27:07de gaz
00:27:08tout d'un coup
00:27:09j'ai vu la conférence
00:27:11de presse
00:27:12j'ai vu le document
00:27:13le document d'expertise
00:27:14l'expert dit bien
00:27:15que monsieur Trama
00:27:16n'était pas informé
00:27:19enfin que tout avait été certifié
00:27:20est-ce que vous pensez
00:27:21Adrien Pedrazi
00:27:22que la société
00:27:23PrimaGaz
00:27:23tout d'un coup
00:27:24s'est rendu compte
00:27:25de façon hallucinante
00:27:26que l'installation
00:27:28n'était pas aux normes
00:27:29alors qu'elle le croyait
00:27:29ou qu'elle faisait
00:27:30semblant d'y croire
00:27:31et tout d'un coup
00:27:32il ferme le gaz
00:27:33c'est surréaliste
00:27:34comme situation
00:27:35c'est complètement surréaliste
00:27:37et de surcroît
00:27:39les exploitants
00:27:40qui font confiance
00:27:41à des installations
00:27:42qui sont validées
00:27:42comme vous l'avez
00:27:43prévenu tout à l'heure
00:27:44pendant 19 ans
00:27:45qui sont inspectées
00:27:46qui sont certifiées
00:27:47et parfois
00:27:48on a vu
00:27:48quasiment deux décennies
00:27:50et puis tout d'un coup
00:27:51on nous dit
00:27:51c'est plus aux normes
00:27:52c'est plus
00:27:52c'est une fidération totale
00:27:57de la part
00:27:58de Michel et Marie Straman
00:28:00et comment se retourner
00:28:03voilà
00:28:03c'est ce qu'ils ont essayé
00:28:04de faire
00:28:04mais sans y arriver
00:28:06mais Primagaz
00:28:07donne une explication
00:28:08pour ce retournement
00:28:09donc c'est en 2020
00:28:11on raconte même
00:28:14quand on voit
00:28:15que c'était le livreur
00:28:16de Primagaz
00:28:16livré régulièrement le gaz
00:28:18puis tout d'un coup
00:28:18il y a un remplacement
00:28:19parce qu'il part à la retraite
00:28:20un nouveau livreur arrive
00:28:22et quand il voit
00:28:22l'installation
00:28:23il dit
00:28:23je ne peux pas remplir
00:28:24la cuve
00:28:24elle n'est pas aux normes
00:28:25c'est stupéfiant
00:28:26et là que répond Primagaz
00:28:28il donne une explication
00:28:29sur le fait que
00:28:30pendant 19 ans
00:28:30il se serait trompé
00:28:31ou qu'il n'aurait pas vu
00:28:32ils ont livré par tolérance
00:28:36c'est le seul message
00:28:37qu'on a
00:28:37de l'expertise
00:28:40qui a été remise
00:28:41qui a été demandé
00:28:42par le juge
00:28:43attendez par tolérance
00:28:44si je comprends bien
00:28:45la société savait
00:28:46qu'on mettait en danger
00:28:48non seulement les clients
00:28:49le personnel
00:28:50y compris l'installateur
00:28:52quand il venait livrer
00:28:53et il se rend compte
00:28:55au bout de 19 ans
00:28:55que c'était dangereux
00:28:56et pas
00:28:58et dès le premier jour
00:28:59parce que pendant 19 ans
00:29:01sur la cuve
00:29:02il n'y a absolument
00:29:03rien n'a été fait
00:29:04rien n'a été touché
00:29:06donc on était vraiment
00:29:07dans les mêmes caractéristiques
00:29:08que lorsqu'elle a été posée
00:29:09en 2001
00:29:11alors la solution
00:29:12c'était de mettre la cuve
00:29:14la redéplacer
00:29:15soit à la sortir de terre
00:29:16mais si elle était
00:29:17hors du sol
00:29:18tel que la réglementation
00:29:19le prévoit
00:29:20du coup
00:29:21ce cloître
00:29:22cette salle à manger
00:29:23cette terrasse
00:29:23devenait inutilissable
00:29:24donc plus de salle à manger
00:29:26sinon le mettre à l'extérieur
00:29:27ça veut dire
00:29:28qu'il fallait changer
00:29:28la totalité de l'établissement
00:29:29ou alors
00:29:30créer avec des petites boudailles
00:29:32provisoires
00:29:32sur le mur
00:29:33mais il fallait creuser
00:29:34une porte dans le mur
00:29:35et là c'est l'architecte
00:29:37des bâtiments de France
00:29:38qui a dit
00:29:38non
00:29:38si le classer
00:29:39on refuse
00:29:42bon
00:29:42Adrien Pedrazi
00:29:43vous qui êtes président
00:29:44de l'union des métiers
00:29:47de l'industrie hôtelière
00:29:48dans l'Otégaronne
00:29:48c'est un cas de figure
00:29:49que vous n'avez jamais vu
00:29:50ça je suppose
00:29:51c'est la première fois
00:29:54qu'on voit ce cas de figure
00:29:56c'est pour ça qu'on prend
00:29:57vraiment cette
00:29:57on accompagne vraiment
00:30:01les tramas
00:30:02dans ce combat
00:30:04j'ai vu l'effondrement
00:30:06j'ai vu
00:30:06puisque j'étais sur place
00:30:07l'effondrement de Michel Tramas
00:30:08pour qu'un homme de 80 ans
00:30:09il vient d'avoir 80 ans
00:30:10se mette à pleurer
00:30:12c'est vraiment
00:30:12qu'il est éprouvé
00:30:14et l'assidération
00:30:14est quand même maintenue
00:30:16Adrien Pedrazi
00:30:17c'est dans les mains
00:30:18de la justice
00:30:19pour l'instant
00:30:19c'est au tribunal de régler
00:30:21tout à fait
00:30:21c'est la justice
00:30:23maintenant
00:30:24à qui on demande
00:30:24de rendre
00:30:26leur verdict
00:30:28et de voir
00:30:29qu'elles sont
00:30:29qui
00:30:30à qui incombe
00:30:31tout ce qui s'est passé
00:30:34qui est responsable
00:30:36il y a eu un expert
00:30:37qui est venu
00:30:38mandaté par la cour d'appel
00:30:39de Versailles
00:30:40puisque le siège
00:30:40de PrimaGaz
00:30:41est en région parisienne
00:30:42il est venu
00:30:43il a fait une étude complète
00:30:44il a bien conclu
00:30:45au fait qu'il y a eu
00:30:46une aberration
00:30:46que Michel Tramas
00:30:47ça a été fait à son insu
00:30:49et qu'il y aura
00:30:50des responsabilités
00:30:51à tirer
00:30:51envers ceux
00:30:52qui ont autorisé
00:30:53depuis 20 ans
00:30:54l'installation
00:30:54de cette gaz
00:30:55non conforme
00:30:56heureusement qu'il n'y a pas eu
00:30:57de tragédie
00:30:58et voilà
00:30:59et on espère à Michel Tramas
00:31:00qu'il rebondira
00:31:01il a un fils
00:31:02j'espère qu'il rebondira
00:31:03et qu'il y aura un avenir
00:31:04pour différent
00:31:05tout à l'heure
00:31:06quand Michel Tramas
00:31:07juste Péricault
00:31:08sur là-dessus
00:31:10quand Michel Tramas
00:31:10disait
00:31:11Pumérole
00:31:11c'est le trou du cul du monde
00:31:12moi je voyage pas mal
00:31:14par rapport à mon métier
00:31:15et je peux vous dire
00:31:16qu'à chaque fois
00:31:17je disais
00:31:17vous habitez où
00:31:19je disais
00:31:19à Pumérole
00:31:20ah
00:31:20chez Michel Tramas
00:31:22il a trop d'humilité
00:31:24pour dire que c'est
00:31:25un grand monsieur
00:31:26de la gastronomie française
00:31:27il a rendu cet endroit
00:31:28célèbre dans le monde
00:31:28merci pour votre témoignage
00:31:30j'en ai à l'autre
00:31:30Michel Tramas
00:31:31Adrien Pedrasi
00:31:31président de l'UMI
00:31:32on suit cette affaire
00:31:33de très près
00:31:34bien entendu
00:31:34Sud Radio
00:31:34est là pour déblatérer
00:31:36s'il faut continuer
00:31:39à dire
00:31:40ce qu'il en est
00:31:40la vérité
00:31:41ici on est dans le parlons vrai
00:31:42à bientôt
00:31:43de plus en plus
00:31:44de personnes âgées
00:31:45meurent seules
00:31:46chez elles
00:31:46leurs corps sont parfois
00:31:47retrouvés des années plus tard
00:31:49alors c'est assez sordide
00:31:49comme sujet
00:31:50mais il faut en parler
00:31:51et on en parle dans un instant
00:31:52avec Yann Lagné
00:31:52déléguée générale
00:31:53des petits frères des pauvres
00:31:54n'hésitez pas à nous appeler
00:31:55en direct sur Sud Radio
00:31:560826 300 300
00:31:58à tout de suite
00:31:5832 c'est le nombre
00:32:05de personnes mortes
00:32:06chez elles
00:32:07seules
00:32:08en 2025
00:32:09dont le corps
00:32:10est parfois découvert
00:32:11des semaines
00:32:11des mois
00:32:12ou des années plus tard
00:32:13un nombre
00:32:13qui révèle
00:32:14la solitude extrême
00:32:15de nombreux français
00:32:16rappelons aussi
00:32:17que l'association
00:32:17des petits frères
00:32:18des pauvres
00:32:18évalue à 750 000
00:32:20le nombre
00:32:20de personnes âgées
00:32:21sans liens sociaux
00:32:22on en parle
00:32:23avec le délégué général
00:32:24des petits frères
00:32:25des pauvres
00:32:25Yann Lagné
00:32:26bonjour
00:32:27bonjour
00:32:28bonjour Yann Lagné
00:32:29merci d'être sur Sud Radio
00:32:30aujourd'hui avec nous
00:32:31oui on voit bien
00:32:33que la dénatalité
00:32:33se porte bien
00:32:34en Europe
00:32:35et en France en particulier
00:32:36que notre population
00:32:38vieillit
00:32:39j'avais un ami
00:32:41qui disait
00:32:41on ne vieillit pas
00:32:42on s'assagit
00:32:42ou on mûrit
00:32:44et que pour autant
00:32:45il y a
00:32:46en République française
00:32:47pays des droits de l'homme
00:32:48une catégorie sociale
00:32:49on pense à toutes celles
00:32:50qui sont malheureuses
00:32:51et on oublie
00:32:52les personnes âgées
00:32:53qui sont particulièrement
00:32:55malheureuses
00:32:55souvent particulièrement
00:32:57maltraitées
00:32:58oubliées
00:32:59abandonnées
00:33:00et que sans
00:33:01l'intervention
00:33:01d'organismes caritatifs
00:33:03et humanitaires
00:33:05tels que
00:33:06petits pères des pauvres
00:33:08petits pères des pauvres
00:33:09parce que dans ma famille
00:33:10je sais que
00:33:10voilà
00:33:11c'est une tradition
00:33:12de vous accompagner
00:33:13et je trouve
00:33:15je trouve
00:33:16cette dévotion
00:33:17admirable
00:33:17Yann Lagné
00:33:18parce qu'on
00:33:19on parle toujours
00:33:20de ceux qui se dévouent
00:33:20pour les autres
00:33:21qui sont en souffrance
00:33:22par rapport
00:33:22aux conflits internationaux
00:33:25aux populations
00:33:26immigrées
00:33:27et nos personnes âgées
00:33:28ont besoin de secours
00:33:29en un moment
00:33:31on est sur le parlons vrai
00:33:32Yann Lagné
00:33:32la situation
00:33:33de certaines personnes âgées
00:33:34en France
00:33:35est aberrante
00:33:37et scandaleuse
00:33:38ou non
00:33:38à vos yeux
00:33:39Bonjour Perico
00:33:42oui bien sûr
00:33:42vous avez rappelé
00:33:44nos chiffres
00:33:44en introduction
00:33:46le rapport
00:33:47des petits frères
00:33:47des pauvres
00:33:48d'octobre dernier
00:33:50comptait 750 000 personnes
00:33:52de plus de 60 ans
00:33:53dans notre pays
00:33:54en situation
00:33:54de mort sociale
00:33:55et cette altération
00:33:56du lien social
00:33:57au-delà
00:33:58des 750 000 personnes
00:34:00qui elles n'ont plus
00:34:02de liens sociaux
00:34:02beaucoup
00:34:04des millions
00:34:05de personnes
00:34:06ressentent au quotidien
00:34:07de la solitude
00:34:08et perdent
00:34:09des interactions sociales
00:34:11donc ce qu'on met
00:34:12en avant
00:34:12avec ce travail
00:34:14sur ce concept
00:34:15de mort solitaire
00:34:16qu'on est en train
00:34:17d'installer
00:34:17dans le débat public
00:34:19c'est en clair
00:34:21l'état plus ultime
00:34:22de l'isolement social
00:34:23nos chiffres
00:34:24et c'est pour ça
00:34:24que nous souhaitons
00:34:26lancer cet observatoire
00:34:27nos chiffres
00:34:29sont ceux
00:34:29exclusivement relevés
00:34:30dans la presse
00:34:31c'est-à-dire ceux
00:34:31qui font l'objet
00:34:32d'un traitement
00:34:32par le fait divers
00:34:33mais nous sommes
00:34:35sûrs
00:34:36nous sommes sûrs
00:34:37que ces chiffres
00:34:38sont largement
00:34:38en deçà de la réalité
00:34:39et que plusieurs centaines
00:34:42de personnes
00:34:42dans notre pays
00:34:43connaissent malheureusement
00:34:44ce type de mort
00:34:45seules
00:34:46et sont retrouvées
00:34:48parfois
00:34:48plusieurs jours
00:34:50un minima
00:34:51après leur décès
00:34:53Alian Alagné
00:34:53je vais utiliser
00:34:54une formule paradoxale
00:34:55comment la France
00:34:56comment la République française
00:34:57peut-elle s'offrir
00:34:58le luxe
00:35:00d'avoir une population
00:35:01aussi défavorisée
00:35:02aussi oubliée
00:35:03aussi maltraitée
00:35:04on est au pays des droits
00:35:05d'homme
00:35:05je le répétais tout à l'heure
00:35:06en introduction
00:35:08on a des lois sociales
00:35:09on parle du modèle
00:35:10social français
00:35:11le président de la République
00:35:12a parlé
00:35:13à son arrivée
00:35:14en 2017
00:35:15d'un pognon dingue
00:35:16qui était consacré
00:35:18justement au bien-être
00:35:20des françaises
00:35:20et des français
00:35:21des concitoyens
00:35:21et tout d'un coup
00:35:22on a une population
00:35:23qui est alors
00:35:24donnez-moi l'explication
00:35:25c'est une carence
00:35:27administrative
00:35:28législative
00:35:29sociologique
00:35:31qu'est-ce qui se passe
00:35:32on se dit
00:35:32que les vieux
00:35:32tout ira bien
00:35:33ils finissent leur vie
00:35:34il y a tout ce qu'il faut
00:35:34et en fait
00:35:35il y a des gens
00:35:36qui sont dans une situation
00:35:37quasiment de carmande
00:35:38ah oui totalement
00:35:40et puis il faut
00:35:41il faut remettre ça
00:35:42dans les statistiques
00:35:43globales de la pauvreté
00:35:44il y a 10 millions
00:35:45de personnes
00:35:45dans notre pays
00:35:46qui vivent sous le seuil
00:35:47de pauvreté
00:35:48toutes tranches d'âge
00:35:48confondues
00:35:49rappelez Perico également
00:35:50que le minimum vieillesse
00:35:52est aujourd'hui
00:35:52200 euros
00:35:53en dessous
00:35:53le seuil de pauvreté
00:35:54admis
00:35:55qui sert à calculer
00:35:57les statistiques
00:35:58et vous connaissez
00:36:00très très bien
00:36:01les régions
00:36:02et des personnes
00:36:04qui sont
00:36:04qui ont une vie de travail
00:36:06derrière eux
00:36:07et qui vivent avec
00:36:08600-700 euros par mois
00:36:10il y en a des centaines
00:36:12de milliers
00:36:12dans notre pays
00:36:13et donc
00:36:14la situation
00:36:16de la pauvreté
00:36:18n'est pas nouvelle
00:36:20alors certes
00:36:20si on se
00:36:21si on la place
00:36:22sur le temps long
00:36:23beaucoup a été fait
00:36:26notamment
00:36:28au moment
00:36:29après
00:36:30la seconde guerre mondiale
00:36:32pour sortir
00:36:33les personnes âgées
00:36:34de la pauvreté
00:36:35nous
00:36:35aux petits frères des pauvres
00:36:36on constate
00:36:37que nous allons
00:36:38devoir faire face
00:36:40à nouveau
00:36:40à une vague de personnes
00:36:42notamment
00:36:42telles et ceux
00:36:43qui ne sont pas encore
00:36:44dans les personnes âgées
00:36:45qui ne sont pas encore
00:36:46à la retraite
00:36:47la génération
00:36:48des 50-65 ans
00:36:50aujourd'hui
00:36:50qui pour tout un tas
00:36:52de raisons
00:36:52des ruptures familiales
00:36:53des difficultés professionnelles
00:36:55la première génération
00:36:56qui aura connu vraiment
00:36:57le chômage de masse
00:36:58on s'attend aussi
00:36:59à avoir
00:37:00beaucoup de retraités
00:37:02en situation de pauvreté
00:37:04qui malheureusement
00:37:05vont exister
00:37:07dans notre pays
00:37:08dans les 10 à 15 années
00:37:09à venir
00:37:09alors en plein coeur
00:37:11du débat
00:37:12sur les retraites
00:37:12qui n'est pas totalement
00:37:13qui n'est pas du tout terminé
00:37:14où on sait qu'en France
00:37:16il y a des retraités
00:37:16très aisés
00:37:17et qu'on reproche
00:37:18à cette génération
00:37:19des 30 glorieuses
00:37:21les gens qui sont au-delà
00:37:22des septuagénaires
00:37:23vous avez bénéficié
00:37:24d'une situation économique
00:37:25formidable
00:37:25vous êtes propriétaire
00:37:26vos enfants sont casés
00:37:27et vous avez des retraites
00:37:28mirobolantes
00:37:29sur des cotations
00:37:30qui sont bien supérieures
00:37:31à celles d'aujourd'hui
00:37:32c'est vrai
00:37:33il y a cette réalité là
00:37:34elle concerne une minorité
00:37:35de personnes âgées
00:37:37et c'est vrai qu'on leur demande
00:37:38de recontribuer un petit peu
00:37:39pour que les gens
00:37:40qui arrivent derrière
00:37:40aient une retraite décente
00:37:41mais les millions
00:37:42les millions
00:37:43de personnes âgées
00:37:45retraitées
00:37:45qui vivent dans la pauvreté
00:37:47avec cet élément
00:37:49que j'ai constaté moi-même
00:37:50quand je rencontre
00:37:52des gens de cette situation
00:37:52surtout dans la ruralité
00:37:54des personnes
00:37:55qui sont dans la précarité
00:37:56absolue
00:37:57quand vous allez chez eux
00:37:58ils vous offrent
00:37:59un petit biscuit
00:38:00un petit verre de quelque chose
00:38:01ils ne se plaignent pas
00:38:02et quand vous avez
00:38:03la somme
00:38:04avec laquelle ils vivent
00:38:05par mois
00:38:05vous vous dites
00:38:05mais comment vous faites
00:38:06vous savez monsieur
00:38:07on se débrouille
00:38:07comme on peut
00:38:09la modestie
00:38:10et la résilience
00:38:11de cette population
00:38:12c'est extraordinaire
00:38:13au petit fer dépôt
00:38:14vous en rencontrez aussi
00:38:16forcément
00:38:16bien sûr
00:38:17c'est une grande partie
00:38:19des personnes
00:38:20que nous accompagnons
00:38:21même si
00:38:21les personnes
00:38:22qui vivent
00:38:24l'isolement social
00:38:25et la précarité
00:38:26on les retrouve
00:38:27dans tous les types
00:38:28d'habitats
00:38:29sur notre territoire
00:38:30et effectivement
00:38:31vous avez
00:38:32vous l'avez très bien décrit
00:38:33Péricault
00:38:33des personnes
00:38:35qui
00:38:35dans la ruralité
00:38:38profonde
00:38:38peuvent vivre
00:38:39des situations
00:38:40qu'on croit
00:38:41qu'on croit
00:38:43terminer
00:38:43dans notre pays
00:38:44il y en a aussi en ville
00:38:45bien sûr
00:38:46c'est ce que j'allais vous dire
00:38:49le rapport
00:38:512024
00:38:52des petits frères des pauvres
00:38:53traitait des situations
00:38:54de pauvreté
00:38:55au dessus de 60 ans
00:38:56et il y a
00:38:582 millions de personnes
00:38:59en situation de pauvreté
00:39:00au dessus de 60 ans
00:39:01dans ce pays
00:39:01donc c'est aussi
00:39:02battre en brèche
00:39:03le fait que tous les retraités
00:39:04seraient
00:39:05nantis
00:39:06aisés
00:39:06etc
00:39:07quand vous avez encore
00:39:08un loyer à payer
00:39:09notamment dans le parc privé
00:39:10et que vous êtes
00:39:11à la retraite
00:39:13et que vous voyez vos revenus
00:39:14diminuer
00:39:15de manière sensible
00:39:17ça laisse des restes à vivre
00:39:18qui parfois
00:39:19sont extrêmement
00:39:20compliqués
00:39:22pour pouvoir
00:39:23avoir une vie décente
00:39:24Yann Manil
00:39:25le petit fer des pauvres
00:39:27vous êtes
00:39:28les doyens
00:39:29de cette
00:39:29cette
00:39:30cette
00:39:31cette oeuvre de charité
00:39:33on peut parler de charité
00:39:34parce qu'on n'utilise pas
00:39:35ce des mots chrétiens
00:39:36vous allez
00:39:36vous allez vraiment
00:39:37vers ceux qui sont démunis
00:39:38et
00:39:39vous avez aujourd'hui
00:39:40une expérience
00:39:41très ancienne
00:39:42sur la détresse
00:39:43et la pauvreté
00:39:44des personnes âgées
00:39:45est-ce qu'il y a
00:39:47une solution
00:39:48est-ce qu'il y a
00:39:49des décisions politiques
00:39:50à prendre
00:39:52est-ce que
00:39:52la campagne présidentielle
00:39:54pourra
00:39:54s'intéresser
00:39:56à ce secteur
00:39:56est-ce qu'il y a
00:39:57une redistribution
00:39:58à faire
00:39:58autrement dit
00:39:59est-ce que la solidarité nationale
00:40:00qui est d'un fondement
00:40:02du modèle social français
00:40:03et de la république
00:40:04est-ce qu'elle peut être repensée
00:40:06de façon pratique
00:40:07et précise
00:40:08pour que
00:40:09les personnes âgées
00:40:10ne connaissent pas
00:40:10une telle
00:40:11situation de détresse
00:40:13et de souffrance
00:40:14tout d'abord
00:40:16il faut
00:40:17qu'on arrête
00:40:18dans le débat public
00:40:20de faire
00:40:21d'âge
00:40:22et de génération
00:40:23des catégories
00:40:24sociales homogènes
00:40:25dans toutes les générations
00:40:26et vous l'avez rappelé
00:40:27il y a
00:40:28des personnes
00:40:29qui vivent
00:40:29des retraites
00:40:30particulièrement
00:40:31heureuses
00:40:31et dynamiques
00:40:32et d'autres
00:40:32pour lesquelles
00:40:33la situation
00:40:34est unière
00:40:36où les problématiques
00:40:38de santé
00:40:39vont rendre
00:40:40ce dernier
00:40:42quart de la vie
00:40:43c'est quelque chose
00:40:44qu'on emploie souvent
00:40:45comme expression
00:40:46aux prévisions
00:40:46des pauvres
00:40:47particulièrement
00:40:48difficile
00:40:48alors c'est pas très
00:40:50très à la mode
00:40:50j'en conviens
00:40:51parce que
00:40:52tout de suite
00:40:53c'est de la dépense
00:40:54publique
00:40:54mais quand je vous disais
00:40:55que le minimum
00:40:56vieillesse est aujourd'hui
00:40:58sous le seuil
00:40:59de pauvreté
00:40:59il y a du travail
00:41:01autour des minima
00:41:02sociaux
00:41:02à pouvoir
00:41:03faire
00:41:04et surtout
00:41:04un énorme travail
00:41:06pour que
00:41:06nous puissions
00:41:07lutter
00:41:07contre le non-recours
00:41:09c'est à dire
00:41:09que les personnes
00:41:10que vous aviez citées
00:41:11qui vous reçoivent
00:41:14modestement
00:41:15chez eux
00:41:15souvent
00:41:15ne sont pas
00:41:16parce qu'ils ont vécu
00:41:17et c'est heureux
00:41:18sans avoir
00:41:20de lien
00:41:22avec
00:41:22les services sociaux
00:41:24beaucoup de personnes
00:41:26n'exercent pas
00:41:26leurs droits sociaux
00:41:27minimum
00:41:28parce qu'ils ne le savent pas
00:41:29ou ils ne sont pas informés
00:41:30ils ne le savent pas
00:41:31et puis parce que
00:41:32la digitalisation
00:41:34fait que c'est très très compliqué
00:41:36de le faire aujourd'hui
00:41:36donc s'il y a une politique
00:41:38que nos gouvernements
00:41:40ont à mener
00:41:42dans les mois à venir
00:41:44c'est bien la lutte
00:41:45contre le non-recours
00:41:46de ces droits
00:41:46et la facilitation
00:41:47de la qualité de ces droits
00:41:48je suppose que vous avez
00:41:49interpellé
00:41:50vous avez discuté
00:41:51de ce sujet
00:41:51avec des dirigeants
00:41:52des élus
00:41:53des représentants
00:41:54voire des membres du gouvernement
00:41:55vous avez une réponse précise
00:41:56de la classe politique
00:41:57là-dessus
00:41:57ils sont tous d'accord
00:41:58évidemment
00:41:58que c'est tragique
00:41:59oui oui
00:42:00nous avons un sujet
00:42:02qui émeut
00:42:04tous les responsables politiques
00:42:05mais madame Parmentier-Lecoq
00:42:06va présenter
00:42:07qui est la ministre
00:42:08en charge des personnes âgées
00:42:09va présenter
00:42:10un plan
00:42:11bien vieillir
00:42:12le 12 octobre
00:42:13le 12 février
00:42:14pardon
00:42:15prochain
00:42:15madame Parmentier-Lecoq
00:42:18est la septième ministre
00:42:19depuis 2020
00:42:20donc
00:42:21je ne mets absolument pas
00:42:23en cause
00:42:24sa volonté
00:42:26sa volonté
00:42:26d'agir
00:42:27mais c'est vrai
00:42:28que vous avez rappelé
00:42:29vous avez parlé
00:42:29de dénatalité
00:42:30au début
00:42:31de notre entretien
00:42:32le paradigme
00:42:35vers lequel
00:42:35nous allons
00:42:36avec
00:42:36le vieillissement
00:42:38de la population
00:42:39couplé à la dénatalité
00:42:40va obliger
00:42:42à prendre
00:42:42le problème
00:42:43à bras-le-corps
00:42:44et pas par des mesurettes
00:42:45Yann Lannier
00:42:46merci
00:42:46nous sommes à l'écoute
00:42:47de nos anciens
00:42:48très soucieux
00:42:49ici sur Sud Radio
00:42:50parce qu'il y en a
00:42:51qui nous écoutent
00:42:52et voilà
00:42:52on est tout cœur avec eux
00:42:53merci aux petits fers
00:42:54des pauvres
00:42:55pour votre dévotion
00:42:56votre courage
00:42:56bien entendu
00:42:57nous on reste en contact
00:42:58Yann Lannier
00:42:59et nous ne manquerons pas
00:43:00de faire appel à vous
00:43:01parce que je pense
00:43:02que ce dossier
00:43:02est loin d'être clos
00:43:03à très bientôt
00:43:04vous restez avec nous
00:43:05je vais recevoir
00:43:07Arnaud Benedetti
00:43:07politologue
00:43:08grand expert
00:43:09de la vie politique française
00:43:10pour décrypter
00:43:11pour disserter
00:43:12sur cette étude
00:43:13passionnante
00:43:14qui a été diffusée
00:43:16par Grand Continent
00:43:18une étude
00:43:19qui a été produite
00:43:21par Destin Commun
00:43:22qui était un laboratoire
00:43:23d'idées
00:43:23qui établit
00:43:24que les français
00:43:25sont fiers
00:43:26de la France
00:43:27et des français
00:43:27dans des conditions
00:43:28très précises
00:43:29voilà
00:43:29mais on a encore
00:43:30des raisons d'espérer
00:43:31et des raisons
00:43:32de proclamer
00:43:33les fiertés françaises
00:43:34et sur Sud Radio
00:43:35nous y sommes
00:43:36particulièrement sensibles
00:43:37vous restez avec nous
00:43:38vous appelez
00:43:39Emmanuel Galasso
00:43:400 826 300 300
00:43:42je ne doute pas
00:43:43que votre patriotisme
00:43:44et votre amour
00:43:44de la France
00:43:45voilà
00:43:46vous conduira
00:43:47à vous manifester
00:43:47à tout de suite
00:43:48chère vieille France
00:43:50la bonne cuisine
00:43:52les folies bergères
00:43:55le guéparis
00:43:57la haute couture
00:43:58et de bonnes exportations
00:44:00du cognac
00:44:01du champagne
00:44:03et même du Bordeaux
00:44:04ou du Bourgogne
00:44:05c'est terminé
00:44:06vous avez reconnu
00:44:08la voix du président
00:44:09Georges Pompidou
00:44:11c'est une conférence de presse
00:44:13qu'il fait peu avant
00:44:14de mourir en 1973
00:44:16il en avait
00:44:17c'était une interview
00:44:18il en avait fait une autre
00:44:19dans laquelle il dit
00:44:20là il était en 69
00:44:22et il dit
00:44:23nous ne sommes peut-être
00:44:24pas les plus riches
00:44:25nous ne sommes peut-être
00:44:26pas les plus puissants
00:44:27nous ne sommes peut-être
00:44:28pas j'allais dire
00:44:29les plus intelligents
00:44:30mais nous sommes
00:44:31les plus heureux
00:44:33la France
00:44:33c'est ce que je connais
00:44:35de meilleur
00:44:36il affirme
00:44:37bon
00:44:37ensuite cette phrase
00:44:39avait un peu
00:44:40défrayé la chronique
00:44:40en disant cette espèce
00:44:41de façon cocardière
00:44:43de présenter
00:44:43la république française
00:44:44et la France
00:44:45est-ce que le président
00:44:46Pompidou
00:44:46n'allait pas un peu
00:44:47trop loin
00:44:47et puis là
00:44:48là nous avons une étude
00:44:50une étude
00:44:51produite par
00:44:53le laboratoire
00:44:54d'idées
00:44:54destin commun
00:44:55qui révèle que
00:44:56la fierté française
00:44:58est un sujet
00:44:59d'actualité
00:45:00et qu'elle se porte bien
00:45:01pour en discuter
00:45:03en ce lundi 2 février
00:45:052026
00:45:07sur Sud Radio
00:45:08je reçois
00:45:10j'ai voulu
00:45:11que cette étude
00:45:11elle a défrayé la chronique
00:45:13je trouve qu'on n'est pas
00:45:13aller au fond
00:45:15de cette étude
00:45:15très importante
00:45:16à un moment
00:45:17de l'histoire
00:45:18où évidemment
00:45:18on se sent
00:45:19quelquefois malheureux
00:45:20les nouvelles
00:45:20ne sont pas bonnes
00:45:21la France passe
00:45:22pour un pays
00:45:23qui a perdu
00:45:23de sa puissance
00:45:25de sa superbe
00:45:26la classe politique
00:45:27est contestée
00:45:28notre situation économique
00:45:29est dramatique
00:45:30et pour autant
00:45:31vous avez 8 français
00:45:31sur 10
00:45:32qui disent
00:45:32non je reste
00:45:33fier d'être français
00:45:34je voulais en discuter
00:45:35avec Arnaud Benedetti
00:45:36Arnaud Benedetti
00:45:37on vous connaît
00:45:38sur Sud Radio
00:45:39et partout
00:45:39on vous entend
00:45:40vous êtes ce qu'on appelle
00:45:40un politologue
00:45:41vous êtes directeur
00:45:43de la nouvelle revue
00:45:44politique
00:45:44vous êtes surtout
00:45:45un observateur
00:45:46hors pair
00:45:46non seulement
00:45:48pas tenté
00:45:49mais lorsqu'on vous entend
00:45:50on aime votre franc parler
00:45:51vous prenez du recul
00:45:52et on voit bien
00:45:53que vous présentez
00:45:54les choses
00:45:54telles qu'elles sont
00:45:55et c'est pour ça
00:45:56que je voulais vous avoir
00:45:56aujourd'hui sur Sud Radio
00:45:57pendant une heure
00:45:58pour discuter
00:45:59je vous remets entre les mains
00:46:00ce dossier fragile
00:46:01et sensible
00:46:02des fiertés françaises
00:46:03et je commence tout simplement
00:46:04Arnaud Benedetti
00:46:05est-ce qu'aujourd'hui
00:46:06le 2 février 2026
00:46:08en votre âme et conscience
00:46:10vous considérez
00:46:11qu'il y a encore
00:46:11des raisons
00:46:12d'être fier
00:46:13d'être français
00:46:14et d'aimer la France
00:46:14il y a certainement
00:46:16des raisons de l'être
00:46:17mais ce qui est très intéressant
00:46:18dans ce sondage
00:46:20c'est que finalement
00:46:21c'est une analyse
00:46:23une sorte de plan de coupe
00:46:24mais à partir du bas
00:46:25et c'est pas du tout
00:46:26péjoratif dans ma bouche
00:46:27c'est-à-dire que finalement
00:46:28c'est le ressenti
00:46:29des français
00:46:30à partir de traits
00:46:33qui sont d'ailleurs
00:46:34des traits
00:46:34ce qui est assez
00:46:35significatif
00:46:36dans cette étude
00:46:37qui sont des traits
00:46:38culturels
00:46:39c'est-à-dire qu'en fait
00:46:40d'ailleurs ils le disent
00:46:41les deux
00:46:41les deux
00:46:41les
00:46:42les
00:46:43les
00:46:43alors je le rappelle
00:46:44Florence Denerveau
00:46:44elle est directe générale
00:46:46de Destin Commun
00:46:48et puis elle est accompagnée
00:46:49par Raphaël Liorca
00:46:49qui est un essayiste
00:46:50et le thème
00:46:51fière des françaises
00:46:51au-delà du mythe
00:46:53d'un pays fragmenté
00:46:54voilà alors les deux
00:46:55analystes disent
00:46:56que ce n'est pas
00:46:58à partir du prisme
00:46:59du politique
00:47:00qu'il faut lire
00:47:01ce sondage
00:47:02parce que les questions
00:47:03n'ont pas été posées
00:47:05à partir de ce prisme-là
00:47:07et c'est-à-dire
00:47:08que quand on demande
00:47:09finalement aux français
00:47:11les raisons de leur fierté
00:47:13mais les raisons de leur fierté
00:47:14elles reposent beaucoup
00:47:15sur de la culture
00:47:16et sur de la culture populaire
00:47:18on le voit
00:47:18c'est-à-dire notamment
00:47:19la gastronomie
00:47:20un sujet qui vous est fait
00:47:21c'est pour ça que vous voyez
00:47:22que ce soit
00:47:22les mots de Georges Pompidou
00:47:24ce n'est pas seulement
00:47:24la culture populaire
00:47:26le cinéma populaire
00:47:27aussi
00:47:27qui est un moyen
00:47:29finalement
00:47:29de créer de l'adhésion
00:47:31à une culture
00:47:32commune
00:47:33c'est aussi la géographie
00:47:35c'est aussi l'histoire
00:47:36alors quoi que l'histoire
00:47:37c'est un peu plus compliqué
00:47:38parce que l'histoire
00:47:38est très souvent clivante
00:47:39et les récits historiques
00:47:40parfois s'entrechoquent
00:47:41parce qu'ils sont
00:47:42très politisés
00:47:43oui mais quand même
00:47:43mais quand même
00:47:44ils mobilisent
00:47:45l'idée
00:47:45l'idée
00:47:46que finalement
00:47:48on vient de loin
00:47:49qu'il y a
00:47:51un fil de transmission
00:47:52qui malgré les divisions
00:47:54continue à perdurer
00:47:56est une idée
00:47:58qui est partagée
00:47:59finalement
00:47:59par plus de 8 français
00:48:00sur 10
00:48:02alors c'est vrai
00:48:03qu'il y a parfois
00:48:03j'allais dire
00:48:05avec des petites nuances
00:48:05selon la sensibilité politique
00:48:07il y a évidemment
00:48:07des nuances
00:48:08en fonction
00:48:08des sensibilités politiques
00:48:10c'est assez bien montré
00:48:11dans l'étude
00:48:14mais en fait
00:48:15c'est une étude
00:48:16qui d'une certaine manière
00:48:17poursuit un objectif
00:48:18alors là
00:48:18il y a peut-être
00:48:19un petit biais
00:48:19c'est-à-dire de dire
00:48:20finalement regardez
00:48:21ce pays
00:48:22que l'on dit désenchanté
00:48:23que l'on dit déprimé
00:48:24que l'on dit en déclin
00:48:26finalement
00:48:27on ne l'est pas tant que ça
00:48:28puisque les français
00:48:29finalement sont fiers
00:48:30de leur pays
00:48:31au-delà du mythe
00:48:32d'un pays fragmenté
00:48:34parce que les enquêteurs
00:48:35disent quoi ?
00:48:36que l'a priori
00:48:37c'est le pays est fragmenté
00:48:38oui le pays est fragmenté
00:48:39c'est-à-dire que le pays
00:48:40est fragmenté
00:48:41si l'on se réfère
00:48:42par exemple aux analyses
00:48:43de quelqu'un
00:48:44comme Jérôme Fourquet
00:48:45sur l'archipel français
00:48:46ou Christophe Gulli
00:48:47par exemple
00:48:47ou Christophe Gulli
00:48:49il montre que
00:48:51il y a aujourd'hui
00:48:52un pays
00:48:53qui est constitué
00:48:54de divisions
00:48:55sociales
00:48:55culturelles
00:48:56territoriales
00:48:57qui sont très fortes
00:48:58et que ces divisions
00:48:59elles-mêmes
00:49:00sont parfois
00:49:00fragmentées
00:49:03c'est-à-dire qu'il y a
00:49:03des divisions
00:49:04dans la division
00:49:05eux ce qu'ils essayent
00:49:07de nous montrer
00:49:07c'est que finalement
00:49:08il y a quelque chose
00:49:09qui transcende
00:49:10ces divisions
00:49:11c'est finalement
00:49:12le sentiment
00:49:12d'appartenance
00:49:13parce que
00:49:13qu'est-ce que
00:49:13permet de mesurer
00:49:15la fierté ?
00:49:16Elle ne dit pas
00:49:16que les gens
00:49:17considèrent que le pays
00:49:17va bien
00:49:18c'est pas ce qu'ils disent
00:49:19ils disent qu'ils ont
00:49:21un sentiment
00:49:22d'appartenance
00:49:23commun
00:49:23malgré leur différence
00:49:25malgré leur divergence
00:49:26malgré leur division
00:49:27et à partir du moment
00:49:29où on est fier
00:49:29d'appartenir
00:49:30finalement
00:49:31à une collectivité
00:49:32on dit
00:49:33qu'on partage
00:49:35un certain nombre
00:49:36moins de valeurs
00:49:37même si ces valeurs
00:49:37ne sont pas toujours
00:49:38très explicité
00:49:39dans l'étude
00:49:40même s'ils le disent
00:49:41d'une certaine manière aussi
00:49:42mais je crois
00:49:44que c'est ça
00:49:44qu'il faut retenir
00:49:45de ce sondage
00:49:45le sondage dit
00:49:47l'analyse dit
00:49:47il y a un stock
00:49:48de fierté
00:49:49un stock de fierté
00:49:50qui existe
00:49:51et sur lesquels
00:49:51finalement
00:49:51on peut rebondir
00:49:53on peut rebondir
00:49:54pour finalement
00:49:55projeter le pays
00:49:56dans l'avenir
00:49:57c'est ça je crois
00:49:57la principale leçon
00:49:58de ce sondage
00:49:59alors justement
00:49:59Florence Denervaux
00:50:01et Raphaël Liorca
00:50:01lors de leurs
00:50:02différentes interventions
00:50:03parce que eux
00:50:04à Grand Continent
00:50:05ils ont fait
00:50:06une contre-étude
00:50:07un complément
00:50:09plutôt ils ont fait
00:50:10une note de description
00:50:11de cette étude
00:50:12leur conclusion
00:50:13et c'était le thème
00:50:14qu'ils rappelaient
00:50:16à chaque fois
00:50:16qu'ils intervenaient
00:50:17attention
00:50:18c'est une fierté patriotique
00:50:20c'est pas une fierté nationaliste
00:50:21est-ce que la nuance
00:50:22est importante
00:50:23qu'est-ce qu'une fierté patriotique
00:50:25par rapport
00:50:25à une fierté nationaliste
00:50:26c'est-à-dire qu'en fait
00:50:27si vous voulez
00:50:27le nationalisme
00:50:28en tant que tel
00:50:29a été tellement abîmé
00:50:31historiquement
00:50:32au XXème siècle
00:50:34qu'il ne constitue pas
00:50:36une valeur
00:50:36aujourd'hui positive
00:50:37souvenez-vous
00:50:38la fameuse phrase
00:50:39de Mitterrand
00:50:40les nationalistes
00:50:41c'est la guerre
00:50:42l'Europe c'est la paix
00:50:42alors
00:50:44il préfère parler
00:50:45de patriotisme
00:50:46ce qui est intéressant
00:50:47avec la notion
00:50:47de patriotisme
00:50:48c'est la notion
00:50:48de père
00:50:49c'est-à-dire
00:50:50l'antériorité
00:50:51c'est-à-dire
00:50:52d'une certaine manière
00:50:53l'idée
00:50:54qu'on est le produit
00:50:55d'une filiation
00:50:56et d'un enracinement
00:50:57ce qui est quand même
00:50:59assez intéressant
00:51:00Merci de soulever le problème
00:51:00est-ce qu'un
00:51:01quelqu'un
00:51:02qui vient de l'étranger
00:51:03est-ce que
00:51:04Emile Zola
00:51:04ou Eugène Ionesco
00:51:05ou quelqu'un
00:51:06qui vient d'Afrique du Nord
00:51:08qui s'intègre
00:51:09qui s'assimile
00:51:10est-ce que pour autant
00:51:11la France est sa patrie
00:51:12puisque ce n'est pas
00:51:12la terre de son père
00:51:13est-ce qu'il n'y a pas
00:51:14une petite anomalie
00:51:15dans la définition
00:51:17de ce qu'est le patriotisme
00:51:18la terre de mon père
00:51:19en plus ça veut dire
00:51:19un territoire
00:51:20où je suis enraciné
00:51:21et si tu ne viens pas de là
00:51:23tu n'es pas patriot
00:51:23c'est la fameuse formule
00:51:25de Barrès
00:51:25les vivants et les morts
00:51:27mais en l'occurrence
00:51:29il y a bien évidemment
00:51:29cela dans la construction
00:51:31d'un patriotisme
00:51:32il y a le fait
00:51:33qu'on se réfère
00:51:34en effet à une généalogie
00:51:35mais même si
00:51:37il y a les historiens
00:51:38qui étaient les historiens
00:51:39que l'on pourrait qualifier
00:51:39aujourd'hui de nationalistes
00:51:40par exemple
00:51:41quelqu'un comme Bainville
00:51:42lisez l'histoire de France
00:51:43de Bainville
00:51:44Bainville ne définit pas
00:51:47la France
00:51:48par des caractères ethniques
00:51:51par des caractères
00:51:52qui seraient liés
00:51:54à une souche commune
00:51:56il dit la France
00:51:57un peu comme de Gaulle d'ailleurs
00:51:59et de Gaulle est de ce point de vue là
00:52:00assez bainvillien
00:52:01il dit la France
00:52:02c'est une personne
00:52:02c'est à dire que
00:52:04ce n'est pas
00:52:04par une identité
00:52:06qui serait une identité
00:52:07liée en effet
00:52:10à une généalogie
00:52:11que l'on peut définir
00:52:12la France
00:52:13et d'ailleurs c'est assez vrai
00:52:14en l'occurrence
00:52:15parce que
00:52:15le problème de la France
00:52:17a toujours été son unité
00:52:19et d'ailleurs c'est pour ça
00:52:20que l'on a
00:52:21à la fois
00:52:22centralisé le pays
00:52:25que l'on a fait
00:52:26la laïcité aussi
00:52:27en référence aux guerres de religion
00:52:29Birabeau dit à la veille
00:52:31de la révolution française
00:52:32il dit
00:52:32la France est un agrégat
00:52:33de peuples désunis
00:52:34ce qui est très intéressant
00:52:35c'est que la France
00:52:36a un état
00:52:37mais que finalement
00:52:38la révolution
00:52:39va construire une nation
00:52:40et elle va construire
00:52:42une nation
00:52:42où progressivement
00:52:43à travers l'état
00:52:45on va créer
00:52:46une culture civique
00:52:47commune
00:52:48qui a été d'ailleurs
00:52:49imposée durement
00:52:50sous la troisième république
00:52:51par les hussars noirs
00:52:53qui ont effacé les cultures régionales
00:52:55on va réprimer
00:52:56les langues régionales
00:52:57de manière très dure
00:52:59afin justement
00:53:00d'unifier par la langue
00:53:01le pays
00:53:01et ça cette question
00:53:03elle est essentielle
00:53:03parce que quand on
00:53:04en rappelle finalement
00:53:05on en appelle
00:53:06à la question de la fierté
00:53:07on va chercher
00:53:08ce qui en effet
00:53:10fait commun
00:53:11dans la nation
00:53:12malgré nos différences
00:53:13donc on peut
00:53:14très bien
00:53:15venir d'ailleurs
00:53:16et se sentir français
00:53:18on peut
00:53:18d'ailleurs
00:53:19de toute façon
00:53:19l'histoire du 20ème siècle
00:53:20en France
00:53:21avec des communautés européennes
00:53:23qui arrivent un peu
00:53:23d'un peu partout
00:53:24de Pologne
00:53:24d'Italie
00:53:25d'Espagne
00:53:26du Portugal
00:53:26font que
00:53:27ces communautés
00:53:28s'intègrent
00:53:29sans aucune difficulté
00:53:30dans la communauté
00:53:31nationale
00:53:32alors aujourd'hui
00:53:34c'est vrai qu'on est
00:53:34face à un autre sujet
00:53:36parce qu'on est
00:53:36avec des immigrations
00:53:37qui sont d'ordre
00:53:38extra-européenne
00:53:39et qui parfois
00:53:40reposent les questions
00:53:41de notre modèle culturel
00:53:44où là on voit
00:53:44qu'il y a plus de difficultés
00:53:45et plus de tensions
00:53:46mais rien n'empêche
00:53:49quelqu'un qui est né
00:53:50au Maroc
00:53:50qui est né en Algérie
00:53:51on en connait tous
00:53:52de se sentir
00:53:53pleinement français
00:53:54et les exemples
00:53:55ne manquent pas
00:53:55Arnaud Benedetti
00:53:56vous restez avec nous
00:53:57vous êtes sur Sud Radio
00:53:58je reçois Arnaud Benedetti
00:54:00nous décryptons
00:54:00cette étude
00:54:01sur la fierté française
00:54:02est-ce que vous êtes fier
00:54:03d'être français
00:54:04auditrice et auditeur
00:54:06de Sud Radio
00:54:06ou au contraire
00:54:07êtes-vous un petit peu
00:54:08déçu par la France
00:54:08est-ce que vous aimez
00:54:10votre pays
00:54:10est-ce que vous avez
00:54:10de bonnes raisons
00:54:11d'aimer la République
00:54:13et de dire à ceux
00:54:14qui en doutent
00:54:15vous vous trompez
00:54:16on est encore
00:54:17un grand, beau et fier pays
00:54:19vous nous appelez
00:54:19au 0826 300 300
00:54:21Emmanuel Galasso
00:54:22attend votre appel
00:54:23et si vous avez
00:54:23le moindre doute
00:54:24ou au contraire
00:54:25si vous avez une conviction
00:54:25à affirmer
00:54:26Arnaud Benedetti
00:54:27sera là pour en discuter
00:54:28avec vous
00:54:29et au nom du Parle-on-vrai
00:54:30vous dira ce qu'il a
00:54:31sur le coeur
00:54:31Sud Radio
00:54:33la France dans tous ses états
00:54:36mais vous êtes très bien
00:54:37sur Sud Radio
00:54:38tous les jours
00:54:38mais aujourd'hui
00:54:39il y a quelque chose en plus
00:54:40parce que j'ai Arnaud Benedetti
00:54:41en face de moi
00:54:42il m'a fait l'honneur
00:54:43il m'a concédé
00:54:44un entretien
00:54:45mais parce que le sujet
00:54:46était important
00:54:47les fiertés françaises
00:54:48cette étude
00:54:49cette étude commandée
00:54:51par Destin Commun
00:54:53qui était un laboratoire
00:54:53d'idées
00:54:54et ensuite Grand Continent
00:54:55sous la plume de Florence
00:54:56de Nervaux
00:54:57et Raphaël Yurka
00:54:58a fait une note
00:55:00pour décrypter
00:55:00mais l'avis d'Arnaud Benedetti
00:55:03est encore plus important
00:55:05parce que là
00:55:05il a une vision plus globale
00:55:07il a du recul
00:55:07et puis il n'est pas impliqué
00:55:08par l'étude
00:55:08donc il dit
00:55:09il dit ce qu'il pense
00:55:10et appelez-nous au 0 826 300 300
00:55:12si vous voulez échanger avec lui
00:55:13ou nous dire
00:55:14si vous êtes fiers
00:55:16d'être français
00:55:16Arnaud Benedetti
00:55:18la fierté française
00:55:19on va donner les clés
00:55:20quand même
00:55:21ça passe d'abord évidemment
00:55:23par une bonne intégration
00:55:25alors soit on est natif
00:55:26depuis toujours
00:55:27et on est fier d'être français
00:55:28avec des gens
00:55:29qui vous disent
00:55:30de plus en plus
00:55:31on n'est pas fier d'être français
00:55:32la France elle est moche
00:55:33la France elle est sale
00:55:35c'est un pays colonial
00:55:36la police tue
00:55:37on crève dans les hôpitaux
00:55:38les trains arrivent en retard
00:55:40et puis il y a ceux
00:55:41qui vous dites
00:55:41comme vous nous l'avez expliqué
00:55:42il y a un ADN tellement fort
00:55:44en fait vous faites bien
00:55:45la nuance entre
00:55:46le résus sanguin et l'ADN
00:55:48c'est pas une histoire matérielle
00:55:50c'est une histoire de conscience
00:55:51et puis il y a ceux
00:55:52qui vous disent
00:55:53non malgré tout ça
00:55:54malgré tout ça
00:55:55j'aime la France
00:55:56est-ce que pour autant
00:55:56il peut y avoir
00:55:57une fierté française
00:55:58s'il n'y a pas
00:55:59une souveraineté française
00:56:00une vraie souveraineté
00:56:01c'est une vraie question
00:56:02parce que en fait
00:56:03quand on regarde
00:56:04le processus historique
00:56:05de construction de la France
00:56:06comparativement par exemple
00:56:08à d'autres pays européens
00:56:09comment la France
00:56:11finalement se coagule
00:56:12comment elle se construit
00:56:13comment elle émerge
00:56:14comment elle naît
00:56:15c'est essentiellement par l'État
00:56:17c'est l'État qui fait la nation
00:56:18d'ailleurs on dit très souvent
00:56:19l'État précède la nation
00:56:20à la différence
00:56:21si vous voulez de l'Italie
00:56:21un fondatrice Arnaud Bénetti
00:56:23l'État fait la nation
00:56:24donc c'est un État-nation absolu
00:56:25c'est un État-nation absolu
00:56:28et c'est véritablement
00:56:29le premier État-nation
00:56:30même avant peut-être l'Angleterre
00:56:31en l'occurrence
00:56:31c'est-à-dire que c'est quelque chose
00:56:33qui se construit
00:56:34dans un processus
00:56:35de centralisation multiséculaire
00:56:36comme le disait
00:56:37le général de Gaulle
00:56:38qui fait que vous allez avoir
00:56:40une colonne vertébrale
00:56:41qui est la colonne vertébrale
00:56:42de l'État
00:56:43qui va progressivement
00:56:45imposer sa vision
00:56:48d'une société donnée
00:56:49sur un territoire donné
00:56:50qui est la France
00:56:51vous diriez le modèle
00:56:52d'État-nation
00:56:52c'est un modèle
00:56:53la France c'est vraiment
00:56:54le modèle de l'État-nation
00:56:55j'allais dire chimiquement
00:56:56et historiquement
00:56:58pur d'une certaine manière
00:56:59scientifiquement
00:57:00c'est presque
00:57:01c'est quelque chose
00:57:02de tout à fait spécifique
00:57:03et singulier
00:57:04à notre histoire
00:57:06et c'est ce qui fait que
00:57:07à la différence par exemple
00:57:08les Italiens
00:57:08comment font les Italiens
00:57:09font leur unité
00:57:10et les Allemands
00:57:11font leur unité
00:57:11beaucoup plus tard
00:57:12mais si vous voulez
00:57:13le sentiment d'appartenance
00:57:15nationale
00:57:15en Italie
00:57:17et en Allemagne
00:57:17se manifeste
00:57:19non pas par le politique
00:57:21mais par la culture
00:57:22ou dans la diversité
00:57:23Arnaud Bénédetti
00:57:23les landers allemands
00:57:24et les italiens
00:57:25entre les autres journaux
00:57:26la Sicile
00:57:26la Sardaigne
00:57:27la Toscane
00:57:28c'est des États fédéraux
00:57:29nous on a jacobilisé
00:57:30est-ce qu'on n'est pas
00:57:32un petit peu trop loin
00:57:33dans cette centralisation culturelle
00:57:35alors après
00:57:36si vous voulez
00:57:36c'est lié à notre propre histoire
00:57:37c'est-à-dire que
00:57:39la France aussi
00:57:42est un pays
00:57:43qui a connu des divisions
00:57:44très fortes
00:57:44sans revenir aux guerres
00:57:46de religion
00:57:46mais on voit très bien
00:57:47que c'est un pays
00:57:48où les tensions
00:57:49ont été très fortes
00:57:51et où finalement
00:57:53le monopole politique
00:57:55de la monarchie
00:57:56a été très longtemps
00:57:58contesté
00:57:59par les grands du royaume
00:58:00jusqu'à l'épisode
00:58:02jusqu'à l'épisode
00:58:03de la fronde
00:58:03qui va profondément
00:58:04marquer un roi
00:58:05comme Louis XIV
00:58:06qui lui va
00:58:06parachever
00:58:07finalement le processus
00:58:09de centralisation
00:58:11par une absolutisation
00:58:12du pouvoir
00:58:12royal
00:58:14donc ça
00:58:15beaucoup l'ont connu
00:58:15Charles VII
00:58:16avec les armagnacs
00:58:16et les bourguignons
00:58:17Louis XI
00:58:18avec Charles Téméraire
00:58:19La guerre de Cent Ans
00:58:20est pleine de divisions
00:58:20en France
00:58:22entre le parti pro-anglais
00:58:23et le parti patriote
00:58:25déjà
00:58:26on a déjà
00:58:27cette division
00:58:28cette tension
00:58:29qui existe
00:58:30donc en effet
00:58:31la question de la souveraineté
00:58:32est absolument
00:58:33indissociable
00:58:35du sujet
00:58:37parce que
00:58:37en fait
00:58:38on est fiers
00:58:39d'une certaine manière
00:58:39parce que nous avons
00:58:40un État
00:58:41qui non seulement
00:58:42est capable
00:58:42de nous protéger
00:58:43c'est la mission
00:58:44de l'État partout
00:58:45mais aussi
00:58:46de nous projeter
00:58:47de nous projeter
00:58:48c'est-à-dire
00:58:48de dessiner
00:58:49un avenir
00:58:51pour le corps social
00:58:52que constitue la nation
00:58:53pourvu qu'il y ait une vision
00:58:54pourvu qu'il y ait une vision
00:58:55par exemple
00:58:56quelqu'un comme Stéphane Rosès
00:58:57avec qui moi j'ai écrit
00:58:58un livre
00:58:58sur les imaginaires
00:59:00que je commande
00:59:00l'explique très bien
00:59:01il dit
00:59:03comment finalement
00:59:04le processus d'assemblage
00:59:05se fait
00:59:05et le processus d'assemblage
00:59:06il se fait
00:59:07parce que
00:59:08la France
00:59:08invente
00:59:09une vision
00:59:10de la société
00:59:10par le haut
00:59:11à laquelle finalement
00:59:13va adhérer
00:59:14la nation
00:59:15parce que tout simplement
00:59:16c'est l'État
00:59:17qui projette
00:59:18dans l'avenir
00:59:19la nation
00:59:20attention aux éléments
00:59:21perturbateurs
00:59:22qui peuvent fragiliser
00:59:23cette homogénéité
00:59:24nous sommes en ligne
00:59:25avec Jean-Paul
00:59:25qui nous appelle
00:59:26de Toulouse
00:59:27bonjour Jean-Paul
00:59:27oui bonjour
00:59:29Perico
00:59:30bonjour
00:59:31merci de nous appeler
00:59:32Jean-Paul
00:59:32est-ce que vous êtes fier
00:59:33d'être français
00:59:33bonjour
00:59:34donc Arnaud
00:59:35des Bénédétis
00:59:36aussi
00:59:36donc c'est un plaisir
00:59:37merci de me prendre
00:59:38fier d'être français
00:59:39oui
00:59:40comme beaucoup de
00:59:41comme beaucoup de français
00:59:44je suis fier
00:59:44de vos compatriotes
00:59:47donc je suis fier
00:59:49pour l'histoire
00:59:51je suis fier
00:59:52de la littérature
00:59:53il n'y a pas un pays
00:59:54en Europe
00:59:56qui a une littérature
00:59:57comme la France a
00:59:58depuis le 16ème siècle
01:00:00regardez
01:00:01les livres
01:00:03les livres
01:00:04La Gare des Michards
01:00:06La Gare des Michards
01:00:07donc voilà
01:00:08qui est une très bonne référence
01:00:10la cuisine aussi
01:00:12donc oui
01:00:14effectivement
01:00:14on a toute raison
01:00:15d'être fier
01:00:16et le décalage
01:00:17est d'autant plus fort
01:00:19qu'à l'heure actuelle
01:00:19l'image de la France
01:00:20est dégradée
01:00:22dégradée honteusement
01:00:23par nos dirigeants
01:00:27par exemple
01:00:28un autre dirigeant
01:00:30qui joue à Top Gun
01:00:31au niveau international
01:00:32la France est ridicule
01:00:34avec le Groenland
01:00:36la France est ridicule
01:00:37on envoyait 10 bonhommes
01:00:38ou 20 bonhommes de neige
01:00:39non mais
01:00:40on ferait mieux
01:00:41de s'occuper un petit peu
01:00:41de ce qui se passe chez nous
01:00:42Est-ce que vous êtes inquiet
01:00:43Jean-Paul
01:00:44vous êtes un petit peu inquiet
01:00:45pour la préservation
01:00:46ou la pérennité
01:00:47de cette fierté française ?
01:00:50Oui et non
01:00:51non parce que
01:00:52donc les français
01:00:54ont toujours
01:00:55comment dire
01:00:56ce sentiment
01:00:57cette appartenance
01:00:58dans la ciné
01:00:59oui parce qu'il y a
01:01:02des coups de boutoir
01:01:03qui entre autres
01:01:04viennent de l'étranger
01:01:06sont dirigés
01:01:07sont dirigés
01:01:08par l'étranger
01:01:08je ne parle pas
01:01:11des américains
01:01:12ou des russes
01:01:12c'est des faux problèmes
01:01:13donc il y a des problèmes
01:01:15effectivement
01:01:16beaucoup plus graves
01:01:17avec le péril islamique
01:01:20par exemple
01:01:21ou la France
01:01:23qui pourrait se sujetir
01:01:25à des pays
01:01:26comme la Chine
01:01:26Merci
01:01:29merci Jean-Paul
01:01:29pour votre témoignage
01:01:30Arnaud Benedetti
01:01:31est-ce qu'il y a
01:01:32une fierté française
01:01:34fragile
01:01:35et est-ce qu'il y a
01:01:36un socle
01:01:36inaliénable
01:01:37qui fait qu'il y aura
01:01:39toujours des fiertés françaises
01:01:40il y a une partie mortelle
01:01:41du pays
01:01:42et une autre qui est mortelle
01:01:43c'est ce que semble dire
01:01:44ce sondage
01:01:44qu'il y a en tout cas
01:01:45je ne sais pas
01:01:46s'il est inaliénable
01:01:47mais en tout cas
01:01:47il y a un socle
01:01:48très solide
01:01:49qui sert de repère
01:01:51de reconnaissance
01:01:51encore une fois
01:01:53c'est entre autres
01:01:54la culture
01:01:55vous avez parlé
01:01:56de la littérature
01:01:57la France est un pays
01:01:59de lettres
01:01:59c'est le pays des arts
01:02:00et des lettres
01:02:01c'est un pays
01:02:03aussi
01:02:03qui par sa diversité
01:02:05géographique
01:02:05ça c'est extrêmement important
01:02:07les territoires
01:02:08les territoires
01:02:08et les terroirs
01:02:09la France est une terre
01:02:11de contraste
01:02:12qui géographiquement
01:02:14est d'une certaine manière
01:02:15assez bénie des dieux
01:02:16dans sa disposition
01:02:17territoriale
01:02:19fait que ces éléments
01:02:21qui sont des éléments
01:02:21en apparence
01:02:23finalement
01:02:23qui pourraient fragmenter
01:02:24les appartenances
01:02:25sont des éléments
01:02:27qui nous réunissent
01:02:28c'est à dire que
01:02:29en fait
01:02:30les français sont aussi fiers
01:02:31de leur géographie
01:02:33ils sont aussi fiers
01:02:34de leur patrimoine
01:02:35ils sont aussi fiers
01:02:36bien évidemment
01:02:37de leur culture intellectuelle
01:02:39ils sont aussi fiers
01:02:39de leur histoire
01:02:40ils sont aussi fiers
01:02:41on l'a dit déjà
01:02:41de leur gastronomie
01:02:43il suffit de voir
01:02:44par exemple
01:02:44le succès que rencontre
01:02:45chaque année
01:02:45un salon
01:02:46comme le salon
01:02:47de l'agriculture
01:02:47pour témoigner
01:02:48que lorsque
01:02:50je veux dire
01:02:50il y a des foules
01:02:52qui se rendent
01:02:52pour aller visiter
01:02:53les stands
01:02:54et visiter
01:02:55notamment
01:02:56les différentes expositions
01:02:59liées aux animaux
01:03:01et aux différents
01:03:01produits du terroir
01:03:02ils manifestent
01:03:03un attachement
01:03:04à cette France
01:03:05qui est extrêmement
01:03:05diverse
01:03:06historiquement
01:03:07la question de la souveraineté
01:03:10est importante
01:03:10en effet
01:03:11il y a ce socle
01:03:12qui est important
01:03:12mais moi
01:03:13ce qui me frappe
01:03:14dans ce sondage
01:03:14il y a tout ce qui
01:03:15finalement relève
01:03:16du hors-champ
01:03:16du non-dit
01:03:17c'est à dire
01:03:18que tout se passe
01:03:19comme si
01:03:20on était fier
01:03:21d'une France
01:03:22qui n'existait plus
01:03:23vraiment
01:03:25comme elle l'était
01:03:26auparavant
01:03:27il y a quelque chose
01:03:28qui relève aussi
01:03:29du sentiment
01:03:30de la nostalgie
01:03:31voire d'une forme
01:03:31de mélancolie française
01:03:32c'est à dire
01:03:33que
01:03:33on va
01:03:35la continuité
01:03:36menacée
01:03:37dont parle
01:03:37la question
01:03:39de la continuité
01:03:40menacée
01:03:40par le choc
01:03:41de la mondialisation
01:03:42parce qu'en fait
01:03:43si vous voulez
01:03:43le gros sujet
01:03:45pour un pays
01:03:45comme la France
01:03:46qui a été un pays souverain
01:03:47dans tous les domaines
01:03:48d'ailleurs
01:03:48parce que la France
01:03:49était un petit pays
01:03:50finalement
01:03:51géographiquement
01:03:52par rapport
01:03:52à d'autres mastodontes
01:03:54mais qui était
01:03:55très structuré
01:03:57encore une fois
01:03:57par l'Etat
01:03:58et qui était souverain
01:03:59quasiment
01:04:00dans tous les domaines
01:04:01et on voit bien
01:04:03que finalement
01:04:04ce qui s'est passé
01:04:04depuis un demi-siècle
01:04:05ce sont les chocs
01:04:06de la mondialisation
01:04:07qui ont progressivement
01:04:09désindustrialisé
01:04:10le pays
01:04:10qui progressivement
01:04:12désagriculturisent
01:04:15le pays également
01:04:16on le voit
01:04:17avec la crise
01:04:17déruralise
01:04:18le pays
01:04:20finalement
01:04:22il n'y a qu'une seule
01:04:22exception
01:04:23qu'on défend
01:04:24j'allais dire
01:04:25corps et âme
01:04:27c'est l'exception
01:04:27culturelle
01:04:28encore
01:04:30comme si finalement
01:04:31on se ramassait
01:04:33sur ce
01:04:34dernier socle
01:04:36pour
01:04:36finalement
01:04:37résister
01:04:38au processus
01:04:38de mondialisation
01:04:39on va y revenir
01:04:40Arnaud Benedetti
01:04:41vous restez avec nous
01:04:41vous êtes sur Sud Radio
01:04:42je suis avec Arnaud Benedetti
01:04:44on décrypte l'étude
01:04:45sur les fiertés françaises
01:04:47de destin commun
01:04:49avec tout ce qu'elle signifie
01:04:51comment elle suscite
01:04:53à la fois un émoi
01:04:54une inquiétude
01:04:56mais en même temps
01:04:57elle nous rassure
01:04:58elle est le reflet
01:04:59de la fragmentation
01:05:01quand même
01:05:01de notre société
01:05:02vous nous appelez
01:05:02au 0 826 300 300
01:05:04Arnaud Benedetti
01:05:05répondra à vos
01:05:06suggestions
01:05:07ou à vos questions
01:05:08si vous avez des doutes
01:05:09à tout de suite
01:05:10Sud Radio
01:05:12midi 14h
01:05:14Sud Radio
01:05:15la France
01:05:16dans tous ses états
01:05:17je reçois
01:05:19Arnaud Benedetti
01:05:20pour
01:05:20on peut dire
01:05:21pas décrypter
01:05:22nous dissertons
01:05:22parce que
01:05:23la hauteur de vue
01:05:24d'Arnaud Benedetti
01:05:25qui prend du recul
01:05:26et qui est
01:05:27aujourd'hui
01:05:28à même de faire un point
01:05:29justement
01:05:30c'est quoi
01:05:30la fierté française
01:05:32c'est quoi
01:05:33c'est quoi la gloire
01:05:33de la France
01:05:34tout simplement
01:05:34on peut utiliser
01:05:35les grandes phrases
01:05:36et nous
01:05:37nous attendons
01:05:38vos appels
01:05:38au 0 826 300 300
01:05:39parce que je suis persuadé
01:05:40que sur Sud Radio
01:05:41vous avez une idée
01:05:42sur la question
01:05:43Arnaud Benedetti
01:05:44on finissait
01:05:45la séquence précédente
01:05:46sur le concept
01:05:47d'exception culturelle
01:05:49alors il y a des gens
01:05:49qui vous disaient
01:05:50je me souviens
01:05:50Jean-François Cain
01:05:51il me disait
01:05:51déjà d'établir
01:05:52le concept d'exception
01:05:53c'est noter une fragilité
01:05:56pour autant
01:05:57l'exception culturelle française
01:05:58c'est une réalité
01:05:59est-ce qu'elle a seulement
01:06:00besoin d'être descendue
01:06:01défendue
01:06:01parce qu'elle est descendue
01:06:03est-ce qu'elle est pas liée
01:06:04quand même Arnaud
01:06:05à la qualité
01:06:07de l'enseignement scolaire
01:06:09de l'école de la république
01:06:10est-ce que le socle culturel
01:06:11c'est quand même pas
01:06:12l'enseignement
01:06:13et l'apprentissage
01:06:13et la transmission
01:06:14des savoirs
01:06:15il est clair que
01:06:15si vous voulez
01:06:16dans l'histoire de France
01:06:18ce qui a fini
01:06:19d'unifier le pays
01:06:21c'est à la fois
01:06:22la conscription
01:06:23il ne faut jamais l'oublier
01:06:24quand même
01:06:24le service militaire
01:06:26le service militaire
01:06:27qui était quand même
01:06:28égalitaire
01:06:28en tout cas à ses débuts
01:06:30il est devenu un peu moins
01:06:31par la suite
01:06:32tout le monde y passait
01:06:33tout le monde y passait
01:06:34et d'ailleurs
01:06:36c'est très intéressant
01:06:37la guerre de 14-18
01:06:38est une guerre
01:06:39qui frappe
01:06:40toutes les classes sociales
01:06:41c'est une révolution
01:06:42de ce point de vue là
01:06:42c'est une frappe
01:06:43tout le monde
01:06:44je veux dire
01:06:44le sacrifice
01:06:46traverse
01:06:47l'ensemble
01:06:48des strates
01:06:49de la société
01:06:50du paysan
01:06:51jusqu'aux aristocrates
01:06:52le film
01:06:53la grande évasion
01:06:53de Renoir
01:06:54il y a l'aristocrate
01:06:56et le goyeur de banlieue
01:06:58en effet
01:06:58avec Pierre Freinet
01:06:59très beau film
01:07:01ensuite
01:07:02ce qui parachève
01:07:03véritablement
01:07:04et qui même
01:07:04j'allais dire
01:07:05finit par la solidifier
01:07:07la consolider
01:07:07c'est l'école
01:07:08on l'a parlé notamment
01:07:09à travers la langue
01:07:10mais aussi à travers
01:07:11un niveau d'exigence
01:07:12c'est à dire qu'en fait
01:07:13l'école de la 3ème république
01:07:15est considérée
01:07:17non seulement
01:07:18comme
01:07:19si vous voulez
01:07:19un dispositif
01:07:21d'unification
01:07:22du pays
01:07:23à travers la langue
01:07:25à travers
01:07:25la transmission
01:07:27des savoirs
01:07:28fondamentaux
01:07:29mais
01:07:30c'est une école
01:07:32aussi
01:07:33qui sert
01:07:34de levier
01:07:34à l'idéal
01:07:36républicain
01:07:37d'égalité
01:07:37puisque l'école
01:07:39va devenir
01:07:39l'instrument
01:07:41de mobilité
01:07:43sociale
01:07:43vous avez parlé
01:07:44de Georges Pompidou
01:07:45Georges Pompidou
01:07:46étant
01:07:46en liminaire
01:07:48de cette émission
01:07:48Georges Pompidou
01:07:49étant véritablement
01:07:50un emblème
01:07:52politique
01:07:52de ce processus
01:07:54de méritocratie
01:07:55lui-même fils
01:07:55d'instituteur
01:07:56lui-même petit-fils
01:07:57de paysans
01:07:58qui va devenir
01:08:00ensuite
01:08:01président de la république
01:08:02à Montboudif
01:08:03dans le Cantal
01:08:03Montboudif
01:08:04dans le Cantal
01:08:05et il est je crois
01:08:06si mes souvenirs sont bons
01:08:08également
01:08:09conseiller municipal
01:08:10de Cajar
01:08:10dans le Lot
01:08:11où ils avaient une maison
01:08:13à Cajar
01:08:13donc on voit bien
01:08:15que là
01:08:15il y a quelque chose
01:08:16avec l'école
01:08:17qui est à la fois
01:08:18profondément socialisant
01:08:21politiquement
01:08:21civiquement
01:08:22sur le plan
01:08:23de la citoyenneté
01:08:24sur le plan
01:08:25de l'unification
01:08:26et qui est aussi
01:08:27un instrument
01:08:28au service des idéaux
01:08:29qui sont les idéaux
01:08:30de la république
01:08:31et le problème
01:08:32c'est qu'aujourd'hui
01:08:32finalement
01:08:33est-ce que ce niveau
01:08:34d'exigence de l'école
01:08:35tel qu'il a été pensé
01:08:37par les pères fondateurs
01:08:38de la troisième république
01:08:39est le même
01:08:40aujourd'hui qu'hier
01:08:41les classements au PISA
01:08:42malheureusement
01:08:43nous montrent le contraire
01:08:44il y a un autre élément
01:08:45très important
01:08:46c'est le récit national
01:08:48le récit national
01:08:50qui est inventé
01:08:51non pas tant
01:08:52par
01:08:53il faut le dire
01:08:54la troisième république
01:08:55que par Napoléon
01:08:56le premier
01:08:56véritablement
01:08:57a essayé d'avoir
01:08:58une vision
01:08:59qui embrasse
01:09:00panoriquement
01:09:01l'histoire de France
01:09:02c'est Napoléon
01:09:02il dit quelque chose
01:09:03d'assez juste
01:09:03il dit je suis solidaire
01:09:04de tout
01:09:05du baptême
01:09:07de Clovis
01:09:07jusqu'au soldat
01:09:08de l'an 2
01:09:08ça veut dire que lui
01:09:09qui est un des produits
01:09:10de la révolution
01:09:10il assume tout
01:09:11assume toute l'histoire
01:09:12de France
01:09:13et le récit républicain
01:09:15est un récit
01:09:16qui ne fait pas
01:09:16le procès
01:09:17de la monarchie
01:09:18lisez la vice
01:09:19lisez
01:09:19les manuels historiques
01:09:21que l'on va fournir
01:09:23aux petits écoliers
01:09:24de la troisième république
01:09:25on explique qu'il y a
01:09:26un processus historique
01:09:27qui est une pré-laïcité
01:09:28politique d'ailleurs
01:09:29on tolère
01:09:31l'autre lecture
01:09:32de l'histoire
01:09:32la question même
01:09:32de la laïcité
01:09:33commence avant
01:09:34la république
01:09:35elle commence
01:09:35dès les rois de France
01:09:36d'une certaine manière
01:09:37avec les conflits
01:09:38avec la papauté
01:09:39avec le gallicanisme
01:09:41avec la nomination
01:09:42des évêques
01:09:43la pragmatique sanction
01:09:44de Bourges
01:09:45du roi Charles VII
01:09:45qui dit
01:09:46c'est le roi de France
01:09:46qui nomme les évêques
01:09:47voilà
01:09:47si vous voulez
01:09:48tout cela
01:09:48fait que
01:09:49la façon dont on conçoit
01:09:51l'histoire
01:09:51n'est pas une histoire
01:09:52saucissonnée
01:09:53il n'y a pas forcément
01:09:54la bonne et la mauvaise histoire
01:09:55on prend tout
01:09:56et on en fait finalement
01:09:58un socle
01:09:59sur lequel
01:10:00les gens vont
01:10:01finalement adhérer
01:10:02à ce récit
01:10:03parce que c'est leur récit
01:10:04et que c'est leur histoire
01:10:05un bloc
01:10:05comme aurait dit
01:10:06Georges Clemenceau
01:10:07quand il parlait
01:10:07de la révolution
01:10:08nous sommes en ligne
01:10:09avec Marie
01:10:10qui nous appelle
01:10:11de Pau
01:10:12Pau capitale du Béarn
01:10:13ou les conseillers
01:10:16départementaux
01:10:16sièges au parlement
01:10:17de Navarre
01:10:18encore un morceau d'histoire
01:10:19Marie
01:10:20vous êtes béarnaise
01:10:21ou vous êtes française
01:10:22alors moi je suis française
01:10:24mais mon père
01:10:25et ma mère
01:10:26étaient nés en Espagne
01:10:27et mon père
01:10:27est rentré
01:10:28pendant la guerre
01:10:28de Franco
01:10:29ah ben voilà
01:10:29très bel exemple
01:10:30et il a eu
01:10:33pas mal de personnes
01:10:34de sa famille
01:10:35fusillées
01:10:36par Franco
01:10:37parce que lui
01:10:38il était républicain
01:10:40et aujourd'hui
01:10:41il a été dénoncé
01:10:42par des franquistes
01:10:43donc il est venu en France
01:10:44terre d'asile
01:10:45et aujourd'hui
01:10:46vous êtes fière
01:10:47d'être la fille
01:10:48mon père était très fier
01:10:49nous on a été élevés
01:10:51ben moi je suis née en France
01:10:52je suis née en 50
01:10:53mais on a toujours vécu en France
01:10:55on a toujours adopté
01:10:57et mon père était très fier
01:10:59d'être en France
01:11:00il nous a appris le respect
01:11:01il nous a appris
01:11:02à nous réjouir
01:11:04de tout ce qu'on avait
01:11:05et comme je dis
01:11:07des fois en rigolant
01:11:07à certaines amies
01:11:08vu ce qui se passe aujourd'hui
01:11:10on se baladait pas
01:11:11avec des robes à volant
01:11:12mais des castagnettes
01:11:13quoi
01:11:13alors Marie
01:11:14vous avez l'air de dire
01:11:15que cette fierté française
01:11:16aujourd'hui
01:11:16elle semblerait moins partagée
01:11:18que vous-même
01:11:19vous l'avez vécue
01:11:19quand vous étiez enfant
01:11:20non vous croyez peut-être
01:11:22je vous pose la question
01:11:23et Arnaud va nous donner son idée
01:11:24disons qu'elle est moins partagée
01:11:27par certaines communautés
01:11:29qui n'ont pas su apprécier
01:11:30alors pour des raisons diverses
01:11:32mais je trouve ça dommage
01:11:33parce que bon
01:11:34moi j'ai vécu
01:11:35je suis née en France
01:11:37je fais mes études
01:11:38j'ai des enfants
01:11:38maintenant qui ont des situations
01:11:40je peux vous demander
01:11:40le métier que vous avez exercé
01:11:41Marie
01:11:42quel métier vous avez exercé
01:11:43moi j'en ai exercé plusieurs
01:11:45j'ai été commerçante
01:11:46depuis 10 ans
01:11:46et ensuite j'ai divorcé
01:11:48et je suis rentrée
01:11:48dans l'immobilier
01:11:49ah mais très bien
01:11:50donc vous connaissez le terrain
01:11:51de la société française
01:11:52ça c'est
01:11:52complètement
01:11:53j'ai un fils qui est chez Airbus
01:11:56j'ai un autre fils
01:11:57qui travaille dans le médical
01:11:58voilà
01:11:59mais nous on a été élevés en France
01:12:00et puis voilà
01:12:01et puis
01:12:01alors même si
01:12:02bien sûr
01:12:03au niveau de la cuisine
01:12:04de certaines choses
01:12:05on avait encore
01:12:06des trucs espagnols
01:12:08à la maison
01:12:08mais on était en France
01:12:10et on était français
01:12:11vous savez faire la tortilla
01:12:12et la garbure
01:12:13si je comprends bien
01:12:13ah oui
01:12:14et la paella
01:12:15et la paella aussi
01:12:16Arnaud Benedetti
01:12:17vous le disiez tout à l'heure
01:12:19le socle de l'identité française
01:12:21la société française
01:12:22ce sont aussi
01:12:23ses enracinements
01:12:24ses savoirs
01:12:25ses connaissances
01:12:26là on a l'exemple
01:12:27d'une fille
01:12:27de républicaine espagnole
01:12:29réfugiée en France
01:12:30elle est très fière
01:12:31d'être française
01:12:32Emile Zola
01:12:33elle était aussi
01:12:33Eugène Yonesco aussi
01:12:34et pourtant
01:12:35ils étaient de russes
01:12:36vous parlez
01:12:37d'immigration européenne
01:12:38oui
01:12:38donc il y a aussi
01:12:40un sentiment
01:12:40pour vous demander
01:12:41est-ce que c'est un peu
01:12:42plus compliqué
01:12:42quand on ne vient pas
01:12:43de l'immigration européenne
01:12:44il est semblablement
01:12:44je veux dire
01:12:44parce qu'on voit bien
01:12:45que c'est l'oublier
01:12:46alors nous on a
01:12:48un héritage en plus
01:12:49ce qui rend encore plus
01:12:50compliquée la situation
01:12:51de la France
01:12:52c'est que contrairement
01:12:53à d'autres pays européens
01:12:54on a un héritage colonial
01:12:55qui quand même
01:12:56s'est fait aussi au nom
01:12:58faut-il le rappeler
01:12:59de la République
01:12:59mais oui
01:13:00la fameuse mission
01:13:01dite civilisatrice
01:13:03je dis bien
01:13:04dite civilisatrice
01:13:04de la France
01:13:05c'était de bonne foi
01:13:06ou non ?
01:13:06on allait entre guillemets
01:13:08évangéliser avec les valeurs
01:13:09humanisées
01:13:09c'était de bonne foi
01:13:10alors il y avait
01:13:11des intérêts économiques
01:13:12il y avait des intérêts
01:13:13géostratégiques
01:13:14une concurrence très forte
01:13:15faut-il le rappeler
01:13:16avec l'Angleterre
01:13:17notamment en Afrique
01:13:19mais il y avait quand même
01:13:22derrière si vous voulez
01:13:23cette entreprise là
01:13:24l'idée que
01:13:26il suffit de voir même
01:13:28les textes de Blum
01:13:29qui sont des textes
01:13:30assez explicites
01:13:31je s'en parlais
01:13:31des textes de Jules Ferry
01:13:32l'idée que
01:13:33la France
01:13:34du fait de son universalisme
01:13:36a une mission spécifique
01:13:38à l'adresse du monde
01:13:40vous savez
01:13:41c'est la fameuse phrase
01:13:41de Malraux
01:13:42la France n'est jamais
01:13:43aussi grande
01:13:43que lorsqu'elle parle
01:13:44à l'ensemble de la planète
01:13:45à l'ensemble du monde entier
01:13:46voilà
01:13:46donc cette idée
01:13:47était très ancrée
01:13:48dans le discours républicain
01:13:49d'ailleurs il faut le dire
01:13:50la colonisation
01:13:51qui aujourd'hui
01:13:52est dénoncée
01:13:53par la gauche
01:13:54est plutôt une idée de gauche
01:13:55et les gens de droite
01:13:56à l'époque
01:13:57dénoncent la colonisation
01:13:58considérant qu'il y a mieux
01:13:59à faire que d'aller
01:14:00partir
01:14:01à l'extérieur
01:14:02de nos frontières
01:14:03ces peuples
01:14:04qui se sont libérés
01:14:05du colonialisme français
01:14:06ne l'ont-ils pas le fait
01:14:07au nom des valeurs
01:14:08qui lui ont été incultées
01:14:10ou apportées
01:14:10par la république française
01:14:11mais totalement
01:14:12d'ailleurs
01:14:13les grands leaders
01:14:14nationalistes
01:14:16de l'Afrique
01:14:17sont très souvent
01:14:18passés
01:14:19par les écoles
01:14:20de la république
01:14:21les grandes écoles
01:14:22Bourguiba
01:14:22Bourguiba
01:14:23Oshimin
01:14:24Sangor
01:14:25qui lui-même
01:14:26était normalien
01:14:26et compagnon
01:14:27d'ailleurs
01:14:27il parlait tous français
01:14:29formidablement
01:14:29il faut le rappeler
01:14:30tous ces gens-là
01:14:32ont été formés
01:14:33par le système
01:14:35éducatif
01:14:36français
01:14:38après si vous voulez
01:14:39la question
01:14:40le vrai sujet
01:14:42finalement
01:14:43qui apparaît
01:14:43à partir des années 70
01:14:45encore une fois
01:14:46c'est que
01:14:46on est rentré
01:14:48dans un processus
01:14:49qui est celui
01:14:49de la mondialisation
01:14:50et face à ce processus
01:14:53il est clair
01:14:54que la France
01:14:55a un modèle
01:14:56très à part
01:14:56par rapport
01:14:57à d'autres
01:14:58nations européennes
01:15:00qui est moins adaptable
01:15:01vraisemblablement
01:15:02en la matière
01:15:03parce qu'encore une fois
01:15:04lié à cette fonction
01:15:05suprême
01:15:06de l'Etat
01:15:07qui fait qu'on a plus
01:15:08de difficultés
01:15:08et puis alors
01:15:09il y a en effet
01:15:10cette deuxième vague
01:15:11d'immigration
01:15:12qui apparaît
01:15:12à un moment
01:15:14de la décolonisation
01:15:14où là
01:15:15on a des populations
01:15:16qui sont des populations
01:15:17extra-européennes
01:15:19et donc certaines d'entre elles
01:15:20qui n'ont pas
01:15:21la même religion
01:15:21qui n'ont pas d'origine
01:15:22judéo-chrétienne
01:15:23qui n'ont pas d'origine
01:15:24judéo-chrétienne
01:15:25donc se pose un autre problème
01:15:26qui est la question
01:15:27de l'assimilation
01:15:28alors là
01:15:29l'école
01:15:29on en parlait tout à l'heure
01:15:30la machine à intégrer
01:15:31la machine à fabriquer
01:15:32du citoyen français
01:15:33dans les valeurs universelles
01:15:35c'est l'école de la république
01:15:36elle est très en panne
01:15:37Arnaud Benedetti
01:15:38elle est même malade
01:15:39est-ce que c'est pas là
01:15:40la fin principale ?
01:15:42alors elle est très en panne
01:15:42pour des raisons multiples
01:15:44et variées
01:15:45les syndicats d'enseignants
01:15:47vous diront
01:15:48que c'est une question
01:15:48de moyens
01:15:49si l'on regarde
01:15:51de plus près
01:15:52c'est que d'abord
01:15:53l'école n'a pas été
01:15:55en mesure
01:15:56vraisemblablement
01:15:57d'amortir
01:16:01le choc
01:16:01de l'immigration
01:16:02pourquoi ?
01:16:04alors peut-être parce que
01:16:05aussi quelque part
01:16:06alors il y a la question
01:16:07du nombre
01:16:09qui pose problème
01:16:10on ne peut pas la nier
01:16:11c'est une réalité
01:16:12ensuite
01:16:14notamment avec le regroupement familial
01:16:15à partir des années 70
01:16:16et puis il y a quand même
01:16:18un sujet
01:16:19qui me paraît
01:16:20important
01:16:21c'est que
01:16:22on a progressivement
01:16:24abandonné
01:16:25notamment au début
01:16:26des années 80
01:16:27le logiciel
01:16:28assimilationniste
01:16:30qui était le nôtre
01:16:31pour se diriger
01:16:32vers un logiciel
01:16:34que l'on voulait
01:16:35un logiciel d'intégration
01:16:36qui passait par
01:16:36le droit à la différence
01:16:37donc presque le communautarisme
01:16:39le droit à la différence
01:16:40n'est pas fondamentalement
01:16:42une notion
01:16:42qui est inscrite
01:16:44dans l'ADN républicain
01:16:46de la Troisième République
01:16:47puisque
01:16:48finalement
01:16:49la Troisième République
01:16:51c'est une république
01:16:52qui est très romaine
01:16:53d'une certaine manière
01:16:54chez les Romains
01:16:55fait comme les Romains
01:16:57et la République
01:16:58la France
01:16:58était faite par Auguste
01:16:59beaucoup plus
01:17:00que par Versagito X
01:17:01bien sûr
01:17:02et la République
01:17:03est une machine
01:17:04qui va plutôt
01:17:06si vous voulez
01:17:07activer le ressort
01:17:08de la ressemblance
01:17:09que de la dissemblance
01:17:10c'est pour ça
01:17:11qu'on réprime
01:17:11les langues régionales
01:17:13c'est pour ça
01:17:14que l'on moque
01:17:15les cultures régionales
01:17:17au point
01:17:17finalement
01:17:18de les folkloriser
01:17:19n'étant plus
01:17:19qu'une survivance
01:17:21archaïque
01:17:22d'un ancien monde
01:17:23qui ne va pas
01:17:24dans le sens
01:17:25du progrès
01:17:26universel
01:17:27à la Auguste Comte
01:17:30donc
01:17:31le problème
01:17:32c'est qu'on subit
01:17:32un choc migratoire
01:17:34extrêmement important
01:17:34et en même temps
01:17:36au même moment
01:17:37au même moment
01:17:38on est en train
01:17:38de transformer
01:17:39notre logiciel
01:17:40qui est le logiciel
01:17:41de l'assimilation
01:17:41puisqu'on va privilégier
01:17:43le droit à la différence
01:17:45sur le devoir
01:17:46de ressemblance
01:17:47qui fait cohésion
01:17:48on y revient
01:17:49dans quelques instants
01:17:50nous sommes avec
01:17:50Arnaud Benedetti
01:17:53et on disserte
01:17:54sur cette étude
01:17:55des fiertés françaises
01:17:56de l'organisme
01:17:58Destin Commun
01:17:58et j'allais dire
01:18:00on déploie des idées
01:18:01et on explique
01:18:03beaucoup de choses
01:18:04qui sont en lien
01:18:05avec la situation
01:18:06politique et économique
01:18:07de la France
01:18:07vous restez avec nous
01:18:08vous appelez
01:18:08Emmanuel Galasso
01:18:10au 0 826 300 300
01:18:11et Arnaud Benedetti
01:18:12répondra à vos observations
01:18:14avec beaucoup de pertinence
01:18:15à tout de suite
01:18:16Perico Légas
01:18:23reçoit Arnaud Benedetti
01:18:25avec lesquels
01:18:26nous essayons
01:18:27de comprendre
01:18:28ce que signifie encore
01:18:30le terme fierté française
01:18:32pourquoi il y a des français
01:18:33qui sont fiers
01:18:34d'être français
01:18:34je redonne les chiffres
01:18:36par sensibilité
01:18:3790%
01:18:38de ceux qui sont
01:18:39de sensibilité droite
01:18:40centre droite
01:18:41et à gauche
01:18:42à l'extrême gauche
01:18:42on monte quand même
01:18:43à 66%
01:18:44des lecteurs de la gauche
01:18:46qui sont fiers
01:18:46d'être français
01:18:47c'est quand même
01:18:47une très bonne statistique
01:18:48Arnaud Benedetti
01:18:49on a fait un tour complet
01:18:50des sources
01:18:51de l'origine
01:18:52de la fierté française
01:18:53l'histoire
01:18:53les récits
01:18:54les traditions
01:18:55les savoirs
01:18:56les territoires
01:18:57notre géographie
01:18:58voilà
01:18:59on rappelle que
01:19:00la Gaule
01:19:01était une entité
01:19:02assez floue
01:19:02l'Empire romain arrive
01:19:04et la civilisation
01:19:05gallo-romaine
01:19:05ensuite avec les invasions
01:19:07barbares
01:19:07fait qu'on a ce socle
01:19:08national aujourd'hui
01:19:09auquel on est profond
01:19:10attaché
01:19:11est-ce que Arnaud Benedetti
01:19:12je vais mettre un peu
01:19:12les pieds dans le plat
01:19:13vous êtes politologue
01:19:14je vais tester
01:19:15non pas vos compétences
01:19:17mais est-ce que vous allez
01:19:18me dire
01:19:18est-ce que vous allez
01:19:19aller au fond de mon propos
01:19:20est-ce que
01:19:21est-ce que c'est pas
01:19:22grâce au fait
01:19:23qu'on a abandonné
01:19:24à un moment donné
01:19:25vous vous souvenez
01:19:26parler de
01:19:26alors les fiertés françaises
01:19:27il y a 30 ans
01:19:28c'était quasiment
01:19:29un terme néo-pétiniste
01:19:30la république
01:19:32la patrie
01:19:32c'était indicible
01:19:33c'était resté à la droite
01:19:34est-ce que le fait
01:19:35que la gauche
01:19:36ou les forces du progrès
01:19:37est abandonnée
01:19:38au lepénisme
01:19:39au front national
01:19:40au rassemblement national
01:19:41cette thématique
01:19:42république
01:19:42patrie
01:19:43laïcité
01:19:43fait qu'aujourd'hui
01:19:45on est obligé
01:19:45de se la réapproprier
01:19:46faut pas leur laisser
01:19:47et que c'est peut-être ça
01:19:48qui aujourd'hui fait prendre conscience
01:19:49à une partie de la société française
01:19:51que la fierté française
01:19:52elle est aussi dans ces valeurs
01:19:53qu'on a abandonnées
01:19:54qu'il faut absolument
01:19:55pas récupérer
01:19:57il faut la généraliser
01:19:58il faut devenir
01:19:59une conscience nationale
01:20:00est-ce qu'il y a
01:20:01une conscience nationale
01:20:01en France aujourd'hui
01:20:02grâce à cette petite abandon
01:20:04à l'extrême droite
01:20:04il semblerait qu'il y ait
01:20:05une conscience nationale
01:20:06à partir du moment
01:20:07où vous avez une fierté
01:20:08vous avez un sentiment
01:20:09d'appartenance
01:20:10donc vous pouvez penser
01:20:11qu'il y a une conscience nationale
01:20:12après la conscience nationale
01:20:13elle s'exprime jusqu'où ?
01:20:15oui mais est-ce que c'est
01:20:16la conscience nationale
01:20:16c'est vrai
01:20:17mais la question
01:20:18qu'il faudrait poser
01:20:18ça serait la question
01:20:19de savoir
01:20:20si vous êtes prêt
01:20:21à vous sacrifier
01:20:21pour votre pays
01:20:22alors le général
01:20:24le général Mandon
01:20:24suggérait qu'on doit
01:20:25peut-être un jour
01:20:26envoyer nos enfants
01:20:27oui alors ça c'est
01:20:28un vrai
01:20:28alors après il faut savoir
01:20:29pour quelle cause
01:20:30aussi
01:20:31il nous donnait
01:20:32une leçon de patriotisme
01:20:33en 14 et en 30
01:20:35on les a envoyés
01:20:36les gamins
01:20:36si ça recommence
01:20:37mais est-ce que
01:20:37la situation est la même ?
01:20:38je veux dire
01:20:39on n'est plus du tout
01:20:39dans la même époque
01:20:40on n'est plus du tout
01:20:40dans la même société
01:20:41nos enfants n'ont pas
01:20:43été socialisés
01:20:43de la même manière
01:20:44que les enfants
01:20:45qui arrivent
01:20:47dans la conscription
01:20:48en 1912
01:20:50ou en 1913
01:20:52le sentiment patriotique
01:20:54n'est plus tout à fait
01:20:55ne s'exprime plus
01:20:56tout à fait
01:20:57de la même manière
01:20:58donc on est véritablement
01:20:59dans un monde
01:21:00qui est très différent
01:21:02ensuite
01:21:03moi ce que je crois
01:21:04c'est qu'en effet
01:21:05si vous voulez
01:21:05toute une partie
01:21:06de la gauche républicaine
01:21:08a abandonné
01:21:10plusieurs de ses principes
01:21:12d'abord ils ont abandonné
01:21:13les classes populaires
01:21:15il faut quand même
01:21:15s'en souvenir
01:21:16c'est très clair
01:21:16il le paye cher
01:21:17les classes populaires
01:21:18votées à gauche
01:21:19François Mitterrand
01:21:20d'ailleurs le dit
01:21:20dans un de ses discours
01:21:21il dit
01:21:22la gauche n'a jamais pu gagner
01:21:24que lorsqu'elle avait
01:21:25le soutien
01:21:26des classes populaires
01:21:28et de ce point de vue là
01:21:29il avait
01:21:29sur le plan de l'analyse
01:21:31parfaitement
01:21:32en raison
01:21:32on oublie les ouvriers
01:21:34on oublie les paysans
01:21:35on oublie les petits artisans
01:21:37on oublie
01:21:37les employés
01:21:39etc
01:21:39etc
01:21:40c'est notamment
01:21:41le tournant
01:21:42à la fin des années 2000
01:21:43avec la fameuse note
01:21:45de Terra Nova
01:21:45qui dit
01:21:46il faut abandonner
01:21:47in fine
01:21:48il le disparate
01:21:48exactement dans ces termes
01:21:49mais ça revient à peu près
01:21:50la sociale d'homéocratie
01:21:53doit plutôt
01:21:54aujourd'hui
01:21:55aller chercher
01:21:55des communautés
01:21:56on ne dit pas trop
01:21:57lesquelles
01:21:57mais enfin
01:21:58on peut imaginer
01:21:58lesquelles
01:21:59notamment les nouveaux
01:22:00arrivants
01:22:01donc là déjà
01:22:03vous avez un tournant
01:22:04ensuite
01:22:05en effet
01:22:05si vous voulez
01:22:06la notion même
01:22:08de nation
01:22:08est devenue
01:22:10quasi taboue
01:22:11pour une partie
01:22:13du camp républicain
01:22:15parce que
01:22:16cette notion
01:22:17de nation
01:22:17est d'abord
01:22:19assimilée au nationalisme
01:22:20dont on a parlé
01:22:21tout à l'heure
01:22:21voire à l'extrême droite
01:22:24et finalement
01:22:24le monde dans lequel
01:22:25on doit s'ouvrir
01:22:26est un monde
01:22:26finalement
01:22:27plutôt européen
01:22:28d'ailleurs sans racines
01:22:30puisqu'en fait
01:22:30on imagine
01:22:31une Europe
01:22:32qui n'aurait pas de racines
01:22:33ce qui est d'ailleurs
01:22:33une erreur monumentale
01:22:34parce que l'Europe
01:22:35a des racines
01:22:35comme la France en a
01:22:37et que là
01:22:40en effet
01:22:40on crée un espace
01:22:42pour des formations politiques
01:22:43qui vont bien évidemment
01:22:44l'investir fortement
01:22:46et qui vont revendiquer
01:22:48in fine
01:22:49la fierté
01:22:51d'être français
01:22:52quand Elisabeth Guigou
01:22:53ministre socialiste
01:22:54de la justice
01:22:54dit
01:22:55la république
01:22:56c'est d'un ringard
01:22:57mais la phrase
01:22:58est fatale
01:22:59la phrase est fatale
01:23:00parce que c'est
01:23:01la république
01:23:02qui fait la France
01:23:03moderne
01:23:04que la république
01:23:06est portée
01:23:06par des forces politiques
01:23:08historiquement
01:23:09constituées
01:23:10à gauche
01:23:11et
01:23:12elle abdique
01:23:13finalement
01:23:13ce qui
01:23:14devrait être
01:23:15le sens
01:23:17de son combat politique
01:23:18puisqu'elle est une femme
01:23:19de gauche
01:23:19mais
01:23:20si vous voulez
01:23:21dès le début
01:23:23des années 80
01:23:24vous avez une conversion
01:23:25de toute une partie
01:23:26de la gauche
01:23:27sociale
01:23:27démocrate
01:23:28à un agenda
01:23:29qui est un agenda
01:23:30mondialiste
01:23:31c'est le fameux tournant
01:23:33de 1982
01:23:341983
01:23:34qui est
01:23:36impulsé
01:23:37par
01:23:37François
01:23:38Mitterrand
01:23:39et d'ailleurs
01:23:40ça va fractionner la gauche
01:23:41mais ça va fractionner
01:23:41toutes les forces politiques
01:23:42toutes les forces politiques
01:23:43y compris à droite
01:23:44et la trahison du 25 octobre
01:23:47sur la campagne de Jacques Chirac
01:23:48en 1995
01:23:49sur la facture sociale
01:23:50là aussi
01:23:51le revirement
01:23:51Arnaud Benedetti
01:23:54on va arriver dans quelques minutes
01:23:55au terme de cette émission
01:23:57vous reviendrez
01:23:57c'est un point important
01:23:58si vous me permettez
01:23:58dans le sondage
01:23:59sur lequel je voudrais insister
01:24:00on en parlait
01:24:01à la pause
01:24:02c'est
01:24:03ce qui est très intéressant
01:24:04dans cette étude
01:24:04c'est de montrer
01:24:05finalement
01:24:05le rapport très distancié
01:24:07des français
01:24:07par rapport au pouvoir
01:24:08c'est l'ironie
01:24:10c'est le sarcasme
01:24:11c'est
01:24:12la caricature
01:24:13l'humour
01:24:14l'humour
01:24:15oui parce que finalement
01:24:15quand on demande
01:24:16qu'est-ce que c'est
01:24:17que l'identité française
01:24:18il y a peut-être
01:24:18deux ou trois éléments
01:24:19qui la définissent
01:24:20le premier élément
01:24:21c'est l'état
01:24:22et la politique
01:24:23parce qu'on est un peuple
01:24:23très politique
01:24:25le deuxième élément
01:24:26c'est en effet
01:24:27une culture commune
01:24:29qui d'ailleurs
01:24:31se nourrit
01:24:32de la diversité
01:24:32de nos territoires
01:24:33une culture populaire
01:24:34et puis le troisième élément
01:24:35c'est en effet
01:24:36ce rapport au pouvoir
01:24:37c'est-à-dire que la France
01:24:38est un pays
01:24:39qui historiquement
01:24:40se moque des puissants
01:24:41on a appelé ça
01:24:42les gaulois réfractaires
01:24:43je crois un petit peu
01:24:44c'est les gaulois réfractaires
01:24:44mais c'est Rabelais
01:24:45et c'est Rabelais
01:24:46qui se moque
01:24:46c'est Rabelais
01:24:47c'est Scaron
01:24:47c'est cette grande tradition
01:24:49française
01:24:49qui passe
01:24:51par Beaumarchais
01:24:52les chansonniers
01:24:53les pamphlétaires
01:24:54oui par les pamphlétaires
01:24:56par Beaumarchais
01:24:57par Voltaire également
01:24:59donc une forme d'ironie
01:25:01et de distance
01:25:02par rapport aux politiques
01:25:03on est à la fois
01:25:03un peuple très sérieux
01:25:04et puis un peuple
01:25:05qui à un moment donné
01:25:07est capable
01:25:07de faire preuve de distance
01:25:09par rapport à l'exercice du pouvoir
01:25:10ce qui rend d'ailleurs
01:25:11beaucoup plus difficile
01:25:12l'exercice du pouvoir
01:25:12donc un élément très important
01:25:13de l'ADN identitaire
01:25:14au sens noble
01:25:15français
01:25:15c'est aussi un état d'esprit
01:25:18c'est pour ça que la question
01:25:19des caricatures
01:25:20est essentielle
01:25:21elle dit quelque chose
01:25:22on constate
01:25:23on constate
01:25:23Arnaud Benedetti
01:25:24nous qui cherchons
01:25:25depuis quelques mois
01:25:27quelques années
01:25:27une majorité
01:25:28il y a une majorité
01:25:30de français
01:25:30qui se rassemblent
01:25:31autour de cette conscience
01:25:32d'une fierté nationale
01:25:34ils le sont à différents degrés
01:25:35mais ils sont très majoritaires
01:25:36ça dépasse la totalité
01:25:38des clivages politiques
01:25:39est-ce que vous pensez
01:25:40que pour l'avenir
01:25:42pour l'avenir de la France
01:25:44pour l'avenir de nos enfants
01:25:45pour l'avenir de l'école
01:25:46de tout ce qui fait
01:25:47qu'on aime être français
01:25:47est-ce que cette conscience nationale
01:25:49va pouvoir un jour
01:25:50se rassembler
01:25:51autour
01:25:52d'une personnalité
01:25:53d'un individu
01:25:54d'une idée
01:25:54d'une vision de la France
01:25:55aujourd'hui on est totalement
01:25:56à poil
01:25:57passez-moi l'expression
01:25:57est-ce que vous gardez l'espoir
01:25:59vous l'observateur
01:26:00qu'il y aura un jour
01:26:01quelqu'une ou quelqu'un
01:26:02ou quelque chose
01:26:03qui fera que cet amour
01:26:04de la France
01:26:05cette conscience
01:26:06et la fierté française
01:26:06se rassemblera
01:26:07dans un projet politique
01:26:08alors là vous faites référence
01:26:09à une figure
01:26:10qui est une figure politique
01:26:11classique
01:26:12de la vie politique
01:26:13et de l'histoire politique française
01:26:14on en a quelques-unes
01:26:15c'est la figure de l'homme
01:26:17ou de la femme providentielle
01:26:18oui
01:26:19c'est-à-dire qu'en fait
01:26:19l'histoire de France
01:26:20est aussi scandée
01:26:21par un certain nombre
01:26:22de grandes personnalités
01:26:24qui vont
01:26:25de jeunes d'Arc à De Gaulle
01:26:25de jeunes d'Arc à De Gaulle
01:26:26si ça vous va comme ça
01:26:27on peut peut-être remonter
01:26:28un peu avant
01:26:28avec un certain nombre
01:26:29de nos rois
01:26:30qui sont finalement
01:26:32des personnalités
01:26:33qui permettent
01:26:34de rassembler
01:26:34et de dépasser l'équivage
01:26:36mais le problème de la France
01:26:37c'est que si vous voulez
01:26:38je dis c'est un peuple politique
01:26:39parce qu'en effet
01:26:40il y a l'État
01:26:40mais n'oubliez pas une chose
01:26:41parce qu'on l'oublie trop souvent
01:26:43qui a inventé
01:26:44la droite et la gauche ?
01:26:46qui a inventé
01:26:46la droite et la gauche ?
01:26:47c'est la France ?
01:26:48c'est la Révolution ?
01:26:49le concept de droite et de gauche ?
01:26:50le concept de droite et de gauche ?
01:26:51qui est d'abord
01:26:51une répartition au Parlement
01:26:52vous êtes d'accord ?
01:26:53entre ceux qui je veux dire
01:26:54considèrent
01:26:55qu'il y a un droit de veto
01:26:56ou pas du roi
01:26:57oui j'y ai pas pensé
01:26:59la droite et la gauche
01:27:00est une invention française
01:27:02alors c'est d'ailleurs
01:27:03ce qui rend difficile
01:27:04le rassemblement
01:27:04le Parlement anglais
01:27:05c'est en face
01:27:05c'est travailliste
01:27:07mais ces notions-là
01:27:09sont des notions
01:27:09qui naissent
01:27:10dans une culture politique
01:27:11et la culture politique française
01:27:12donc la question
01:27:14est de savoir
01:27:15si aujourd'hui
01:27:15il y a des possibilités
01:27:17de rassemblement
01:27:17finalement Emmanuel Macron
01:27:19a essayé de le faire
01:27:20d'une certaine manière
01:27:20le en même temps
01:27:22sauf que la difficulté
01:27:23du en même temps
01:27:24c'était un en même temps
01:27:25qui était au service
01:27:26d'une seule vision
01:27:27d'une vision exclusive
01:27:28De Gaulle y est arrivé en partie
01:27:29De Gaulle y est arrivé
01:27:30mais De Gaulle avait une vision
01:27:31mais une vision
01:27:32qui s'efforçait malgré tout
01:27:34de ramasser les morceaux
01:27:35Bon, docteur Benedetti
01:27:35Diagnostik
01:27:36est-ce qu'on peut espérer
01:27:38est-ce que les conditions
01:27:39se réunissent
01:27:39pour qu'un jour
01:27:40cette fierté française
01:27:41devienne un projet national ?
01:27:44Vous savez
01:27:44je crois qu'il faut
01:27:46éviter toute prospective
01:27:47hâtive
01:27:48ce qui est sûr
01:27:49c'est que
01:27:49quand on regarde encore une fois
01:27:50l'histoire politique
01:27:51de la France
01:27:51c'est qu'elle est capable
01:27:52de se transcender
01:27:53et de se réformer
01:27:54qu'à partir de moments
01:27:55de rupture
01:27:56c'est notamment
01:27:57entre autres
01:27:581958
01:27:58qui est très intéressant
01:27:59de la libération
01:28:00qui sont des moments
01:28:02très importants
01:28:03dans notre vie politique
01:28:04contemporaine
01:28:05est-ce qu'on est
01:28:05à ce moment de rupture
01:28:07mais pour qu'il y ait
01:28:07le moment de rupture
01:28:08il faut aussi
01:28:08à un moment donné
01:28:09qu'il y ait une offre politique
01:28:10qui soit là
01:28:11pour pouvoir recueillir
01:28:13ce désir de rupture
01:28:14et tel là
01:28:14je n'en sais rien
01:28:15Arnaud Benedetti
01:28:16vous viendrez nous reparler
01:28:17du sursaut
01:28:18qui est en train
01:28:18de se préparer
01:28:19probablement
01:28:19cette étude l'indique
01:28:20et puis
01:28:20on se réjouira
01:28:22de savoir
01:28:23si c'est fait
01:28:23ou si c'est pas fait
01:28:24merci d'avoir été avec nous
01:28:25Arnaud Benedetti
01:28:26voilà
01:28:27moi je vous dis à demain
01:28:28je vous laisse dans les bras
01:28:29de Brigitte Laé
01:28:30et puis
01:28:31on se retrouve
01:28:32pour la suite
01:28:33de la France
01:28:34dans tous ses états
01:28:34merci
01:28:35à très vite
01:28:36le sud
01:28:37le sud
01:28:37le sud
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