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Pierre de Vilno reçoit Benjamin Haddad, ministre délégué de l'Europe, dans #LeGrandRDV, en partenariat avec Europe 1 et Les Echos.
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00:00Bonjour à tous et bienvenue dans ce premier grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos de cette saison importante,
00:06saison présidentielle bien sûr, qui aboutira sur l'élection en avril et en mai 2027.
00:11Bonjour Benjamin Haddad, merci de vous accompagner pour ce premier grand rendez-vous de la saison.
00:16Vous êtes le ministre délégué à l'Europe auprès du ministre des Affaires étrangères.
00:19Vous affichez cette semaine votre soutien à Edouard Philippe, que vous pensez le mieux placé pour l'emporter,
00:25mais en tournant donc le dos à Gabriel Attal, votre chef de parti, nous en parlerons dans ce week-end
00:30de rentrée très politique.
00:31En attendant, vous soutenez le premier ministre qui lui n'a pas l'intention de se présenter, mais qui veut
00:37un budget pour la France.
00:38Alors quel budget ? Avec ou pas une dose d'austérité, on en parlera.
00:43Et puis nous évoquerons le sujet européen du moment, qui est l'immigration, tandis que l'Europe vient de signer
00:48le règlement retour.
00:49L'Espagne semble faire fi de ses dispositions avec le chaos à Ceuta.
00:54Qu'en pense le ministre de l'Europe que vous êtes ?
00:56Pour vous interroger ce matin, j'ai la joie de retrouver mes compagnons.
00:59Dominico Stéphane Dupont-Deséchos, bonjour Stéphane.
01:02Bonjour.
01:02Et Mathieu Beaucoté bien sûr, bonjour Mathieu.
01:04Bonjour.
01:04Il était fidèle tout entier et dans des temps où beaucoup pensent que l'inventaire vaut mieux que d'assumer
01:11bravement,
01:12il a assumé bravement, les mots sont d'Emmanuel Macron et les mots du président ne sont jamais anodins, Benjamin
01:18Haddad.
01:19Et ce sont ceux qu'il a prononcés lors des obsèques de François Patria, fidèle de la première heure.
01:23Vous aurez noté la petite pique à ceux qui le désavouent, Gabriel Attal, votre chef de parti, et Édouard Philippe,
01:30le candidat que vous soutenez.
01:31Est-ce que le fauteuil de votre bureau au Quai d'Orsay est encore confortable ?
01:36Déjà, vous avez raison de le rappeler, je voudrais quand même le dire, c'est des propos qui ont été
01:39tenus lors des obsèques de François Patria,
01:41qui était un ami, qui était un compagnon de route dans notre famille politique, le président de notre groupe au
01:48Sénat.
01:49Qui est un grand bourguignon, une figure politique de notre pays, et donc nous étions nombreux rassemblés, effectivement, pour lui
01:55rendre hommage cette semaine.
01:56Et vous avez entendu donc cette phrase du président ?
01:58J'ai en effet entendu cette phrase du président.
02:01Écoutez, moi, j'ai toujours suivi mes convictions.
02:04Je suis un libéral, je suis un homme qui vient de la droite.
02:07Je refuse que mon pays se soumette à l'alternative mortifère entre la France insoumise et son désordre, son antisémitisme,
02:16sa politique du chaos,
02:18et le rassemblant national, sa politique anti-européenne, son incompétence sur le plan économique.
02:24Et donc je souhaite que nous continuions à porter un message de réforme économique profond, d'autorité sur le plan
02:30régalien,
02:30Il y a une voix ambitieuse sur la scène européenne internationale.
02:33Mais est-ce que vous ne croyez pas que les propos du président de la République, c'était plutôt de
02:35dire,
02:35peu importe, bien sûr il va y avoir une alternance, ça sera peut-être Édouard Philippe, ça sera peut-être
02:39Gabriel Attal,
02:40ça sera peut-être quelqu'un d'autre.
02:41Mais le fait, pour Édouard Philippe et de Gabriel Attal, de marcher, de piétiner sur le bilan d'Emmanuel Macron,
02:48est-ce que ce n'est pas ça la raison pour laquelle il vous en veut ?
02:52Il nous en veut à qui ?
02:54À Édouard Philippe et à Gabriel Attal.
02:55C'est pour ça qu'il dit, l'inventaire vaut mieux que d'assumer bravment.
02:59Non mais je n'ai pas lu ses propos de la même façon que vous.
03:02Je pense que ce que rappelle le président, à juste titre, c'est que nous avons un bilan, nous avons
03:07fait des choses.
03:08Ces dernières années, nous avons renforcé l'attractivité économique de notre pays,
03:11nous avons fait baisser le chômage beaucoup plus que nos prédécesseurs,
03:14à tel point qu'il était au plus bas depuis 40 ans.
03:17Nous avons porté une voie de transformation de l'Union Européenne,
03:20je suis sûr qu'on en parlera dans l'heure qui vient,
03:22pour réarmer, pour nous défendre face à la pression commerciale,
03:26pour renforcer nos outils européens sur la question migratoire.
03:32Évidemment, tout n'est pas terminé, tout n'est pas parfait.
03:35C'est normal quand on prend des décisions politiques,
03:37mais que nous pouvons être fiers et assumer effectivement ce que nous avons fait.
03:40Visiblement, il était courossé.
03:44Moi, je ne suis pas de ceux qui n'assument pas d'où je viens, qui je suis et ce
03:50que nous avons fait.
03:51Ce n'est pas ça qui est en cause.
03:52Quand on écoute Édouard Philippe cette semaine au MEDEF, je l'ai écouté, il explique.
03:57Jusqu'à 2020, formidable, on a fait des choses extraordinaires.
04:01Et puis depuis 2020, depuis qu'il n'est plus Premier ministre, tout part à volo.
04:05Tout a été défait, rien ne fonctionne.
04:07Vous êtes ministre d'un gouvernement, donc à l'écouter, qui fait des choses qu'il ne faut pas faire.
04:11Non mais écoutez, moi tout d'abord, je vous l'ai dit, moi je ne suis pas dans l'inventaire.
04:16Premièrement, j'assume tout ce que nous avons fait.
04:18Et puis par ailleurs, surtout, je suis membre d'un gouvernement, je suis dans l'action.
04:21Je suis dans l'action sur la question européenne.
04:23Je soutiens le gouvernement et le Premier ministre qui va déposer un budget qui sera fondamental pour financer les services
04:30publics et pour préparer l'avenir du pays.
04:32Et après, la question, puisque là on mélange deux choses, on mélange le présent et l'avenir.
04:36C'est vous qui avez mélangé.
04:37Moi je vous interroge sur la loyauté.
04:40Et après, sur la question de l'élection présidentielle qui se tiendra en avril et en mai 2017, moi je
04:47souhaite effectivement que nous puissions déjà rassembler le plus large possible le centre et la droite de Gabriel Attal à
04:54Bruno Renéaillot.
04:55Que nous portions un message de transformation économique, d'autorité sur le plan régulier, ambitieux sur la scène européenne internationale.
05:02C'est pour ça que je pense qu'effectivement, Edouard Philippe est le mieux placé pour pouvoir incarner cette voie,
05:07pour pouvoir rassembler le centre et la droite, pour pouvoir l'emporter.
05:11Et qu'il a la stature dans un moment de pression internationale, dans un moment où nous avons Trump, la
05:16Chine, l'agression de la Russie contre l'Europe, des grands défis économiques et liés à la technologie et à
05:22l'intelligence artificielle.
05:23Je pense que c'est lui qui a la stature effectivement pour pouvoir présider le pays.
05:26Nous nommons les choses correctement.
05:28Vous l'avez rappelé, vous dites que vous êtes libéral, vous êtes un homme d'ordre, vous venez de la
05:31droite.
05:31Vous y êtes encore, vous me direz.
05:33Est-ce que pour vous, Edouard Philippe, c'est le candidat de la droite ou c'est le candidat du
05:37bloc central ?
05:38Ce n'est pas exactement la même chose aujourd'hui.
05:40Au fond, là, on est dans des étiquettes.
05:42Est-ce que le bloc central, non, mais ça va jusqu'à François Hollande ?
05:44Moi, ce que je vous ai dit, c'est que je pense que nous devons unir les familles du centre
05:49et de la droite.
05:50Le centre, c'est l'appel de Gluxfam ?
05:53Non, c'est plutôt notre famille politique actuelle, Renaissance, Horizons.
05:57Gabriel Attal.
05:58Gabriel Attal.
05:59Et travailler, comme je l'ai toujours plaidé en faveur de cela depuis 2022, quand j'ai été élu député,
06:05travailler aussi avec les Républicains.
06:07Chacun avec ses sensibilités, sa voix, ses différences.
06:10Vous savez, encore une fois, moi, je voyage beaucoup en Europe.
06:14Je constate que l'immense majorité des pays européens n'ont plus de majorité absolue, qu'ils ont des logiques
06:19aussi,
06:19où ils sont capables de faire des coalitions, des compromis et de travailler ensemble.
06:21Moi, je souhaite que nous puissions travailler avec les Républicains.
06:24Et après, effectivement, on verra s'il faut élargir au-delà avec tous les Républicains.
06:29Mais en tout cas, moi, ce que je vous dis, c'est une alliance du centre et de la droite.
06:35Quand on regarde la campagne qui vient de commencer, il n'y a pas une journée où il y a
06:38des pics entre Gabriel Attal et Édouard Philippe.
06:41On se demande comment est-ce que vous allez rassembler ces gens-là, même dans le bloc central.
06:45Ça paraît difficile.
06:46Alors, avec les LERN, n'en parlons même pas.
06:49Aujourd'hui, encore une fois, il y a des expressions.
06:51Il y a les uns et les autres qui font campagne.
06:52Ça va durer combien de temps ?
06:53C'est normal, c'est naturel.
06:55Moi, j'espère qu'à l'automne, au début de l'hiver, on pourra effectivement se rassembler
07:00et se lancer après à aborder 2027 avec une candidature unique.
07:03Mais automne-hiver, parce que par exemple, votre collègue de Renaissance, Sylvain Maillard,
07:07juge que Édouard Philippe a dit novembre à février pour rassembler.
07:12Février, c'est très très tard.
07:13Oui, février, c'est tard.
07:14C'est pour ça que je vous dis plutôt, à mon avis, automne, début de l'hiver.
07:17Je pense que si on aborde, si on commence 2027 avec une candidature unique, encore une fois.
07:21Mais je ne suis pas là pour vous parler ni des procédures, ni du calendrier.
07:26Fondamentalement, tout ça, c'est un peu la tactique.
07:28Mais c'est le fond qui nous intéresse.
07:29Exactement.
07:29Et quand ça va que la faut, pardonnez-moi.
07:31Alors, attendez, c'est le fond qui nous intéresse.
07:32Et donc, moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'effectivement, on est une candidature unique pour porter ce message.
07:36Je pense qu'Édouard Philippe est le mieux placé.
07:37Comment on fait le départage ?
07:39Sous quelle forme ?
07:40Parce que François Béroud, encore aujourd'hui, dit qu'il faut une primaire.
07:43Ça faisait un peu tard pour une primaire.
07:44Mais comment est-ce qu'on va faire le départage ?
07:46Parce que les sondages sont assez serrés entre Gabriel Attal et Édouard Philippe.
07:49C'est ce que j'ai...
07:49Alors, moi, j'ai fait partie de ceux qui, à l'époque, avaient plutôt plaidé pour une primaire.
07:52Maintenant, je pense qu'effectivement, c'était assez tard.
07:54Et puis surtout, vous savez, le problème, c'est que quand vous avez une primaire, encore faut-il que chacun
07:57qui participe à la primaire dise qu'il est prêt à soutenir derrière le gagnant de la primaire.
08:02Bon. Et là, la question se pose, y compris de la part de ceux qui, aujourd'hui, disent qu'ils
08:06sont favorables à une primaire.
08:07Donc, moi, ce que je pense, c'est qu'il faut un moment que les candidats, les différents candidats, se
08:11mettent d'accord sur une façon de départager, sur un calendrier,
08:14et que nous puissions aborder tout cela avec une candidature unique.
08:16Parce qu'encore une fois, vous savez, là...
08:18Mais ça, c'est qu'il y a qu'à foutre.
08:19Non, mais attendez, pardon.
08:20Non, on voudrait ça. Et en fait, on voudrait savoir si, par exemple, vous suivrez Gabriel Attal, s'il s
08:24'avère que c'est lui qui est finalement le mieux placé.
08:26Mais moi, ce que je vous dis simplement, c'est que là, on parle...
08:29Ça veut dire, vous avez vos questions, j'en ai répondu.
08:32Là, on parle de tactique politique, on parle de sujets partisans qui, fondamentalement, n'intéressent pas grand-midi.
08:37Par le rassemblement, Benjamin.
08:38Moi, ce qui m'intéresse, effectivement, c'est comment est-ce qu'on continue à s'unir, à se battre
08:45pour porter notre message,
08:46et puis surtout, à refuser l'alternative mortifère qui est en train de se décider,
08:50qui, à mon avis, n'est pas celle que sont les Français, entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.
08:54Et moi, je m'engage en politique pour défendre des idées, mais aussi pour avoir une offre politique qui ne
08:59correspond pas aux extrêmes et aux populistes.
09:00Pour comprendre votre logique, encore une fois, François Hollande dit qu'il faut une union sacrée des démocrates.
09:06C'est ainsi qu'il présente l'union de demain.
09:08Est-ce que, de votre point de vue aussi, au-delà du bloc central élargi, qui va rire de François
09:13Hollande jusqu'à Bruno Retaille,
09:14un vaste bloc central, est-ce que les autres partis ne sont pas des démocrates pour vous, que ce soit
09:18le bloc LFI ou le bloc ARN ?
09:21Non, mais moi, je n'aime pas donner des étiquettes.
09:24Vous avez dit populiste ou juste ?
09:25D'accord, mais ce ne sont mes adversaires politiques.
09:30Moi, quand j'entends la France Insoumise qui propose d'aller brûler 20% de la dette française,
09:35je pense que c'est totalement irresponsable et dangereux, dangereux pour la crédibilité, la réputation, la note de notre pays.
09:41Quand j'entends la France Insoumise attiser les braises de l'antisémitisme, ce sont des adversaires avec qui c'est
09:46irréconciliable.
09:48Il n'y a aucune espèce de coopération possible.
09:51Et de la même façon, le Rassemblement National, qui a fait campagne pendant très longtemps sur le Frexit,
09:56puis la sortie des textes européens, qui a proposé dans le dernier budget 35 milliards d'euros d'impôts supplémentaires.
10:03Vous êtes pas mal.
10:04Non, non, non, mais attendez, le Rassemblement National, Marine Le Pen,
10:07elle n'a jamais croisé un impôt qu'elle ne voulait pas augmenter, une dépense qu'elle ne voulait pas
10:11augmenter.
10:12Et ça, c'est très simple, il suffit de regarder tout son historique de vote ces dernières années, à tous
10:17les tournants.
10:18Mais l'augmentation de la dette significative depuis une dizaine d'années,
10:21ce n'est quand même pas le fruit de coupes budgétaires successives.
10:23Mais si vous voulez, parlons de la dette.
10:25Tout d'abord, on a eu évidemment des crises.
10:29Et je pense notamment à la crise du Covid, où nous avons pris des mesures massives
10:32pour pouvoir soutenir notre économie, soutenir nos entreprises, comme d'ailleurs nos voisins.
10:37Et puis, par ailleurs, si vous regardez aujourd'hui la structure de la dette française,
10:42elle est en grande partie la dépense, l'augmentation de la dépense et de la dette,
10:45elle est liée en grande partie à dépenses sociales, aux retraites, à la santé, l'assurance chômage.
10:50Et donc, à un moment, effectivement, il faudra se poser la question de travailler plus collectivement,
10:56de dire des choses peut-être impopulaires, mais courageuses et surtout nécessaires pour la souveraineté du pays sur ce sujet.
11:03Qui le dit ? C'est certainement pas Marine Le Pen.
11:05Marine Le Pen, elle était contre la réforme de la retraite et elle était pour la retraite de 60 ans.
11:10Ça, c'est de la démagogie.
11:11Elle vient d'annoncer un plan d'économie.
11:13Donc, on va voir ce qu'il y a dedans.
11:15Elle nous explique.
11:16On va voir ce qu'il y a dedans.
11:16C'est comme au poker.
11:17Déjà, effectivement, elle n'a donné aucune mesure.
11:20Pour l'instant, on va voir.
11:21Non mais attendez, moi je vois ce que je vois.
11:24Je vais vous couper, Benjamin.
11:25Vous savez pourquoi ? Parce qu'on a une pause publicitaire.
11:27Et on va revenir sur votre explication juste après au Grand Rendez-vous Europe 1 CNews.
11:31Les échos, à tout de suite.
11:32Retour sur le plateau du Grand Rendez-vous avec notre invité ce dimanche.
11:35Benjamin Haddad, le ministre délégué à l'Europe.
11:38On parlait à l'instant d'économie.
11:40Il y en a une qui veut en faire, c'est Sarah Knafow,
11:43qui dénonce le casse du siècle,
11:45qui veut rendre l'argent aux Français.
11:47Comme on peut le lire ce matin dans le journal du dimanche,
11:49elle propose 130 milliards d'économies, ligne par ligne.
11:52Vous pourrez vérifier si vous avez des doutes.
11:55En fait, si c'était de votre famille politique, Benjamin Haddad,
11:58si c'était du bloc central, vous applaudiriez.
12:02Mais comme c'est Sarah Knafow, du coup, évidemment, vous dites,
12:04ça va être de la démagogie.
12:06Non mais écoutez, moi je n'ai pas vu, le lit n'est pas encore sorti,
12:08donc je n'ai pas vu la proposition de Sarah Knafow.
12:10Est-ce que vous n'avez pas regardé ?
12:11Non mais moi je regarde tout, j'écoute tout le monde, je respecte tout le monde.
12:14Ça, ce n'est pas le sujet.
12:16Elle est dans l'opposition, dans le 16e arrondissement où je suis élu.
12:21Mais en revanche, moi je vais vous dire quelque chose de fondamental,
12:24parce que je veux reprendre quand même ce qu'on était en train de dire juste avant.
12:28Moi j'avais vu le contre-budget qu'elle avait proposé l'an dernier,
12:31au moment du budget.
12:32Il n'y a rien, par exemple, sur la question des retraites.
12:36Il n'y a rien sur la dépense sociale.
12:38Non mais c'est pour ça que je vous dis, je ne sais pas ce qu'elle dit dans le
12:40livre.
12:40Ce que je vois, c'est le contre-budget de l'an dernier.
12:43De dire simplement, ça va être l'aide au développement,
12:47qui est quand même un outil de rayonnement dans notre pays
12:49pour défendre nos intérêts aussi à l'échelle internationale.
12:52Pendant quelques mois ou quelques années, l'aide au développement.
12:54Moi ce que je vous dis, c'est qu'à un moment,
12:56moi je ne considère pas que la priorité, c'est d'aller sabrer dans les dépenses
12:59pour l'influence et le rayonnement international.
13:02Il faudra bien sabrer quelque part, vous serez d'accord avec moi,
13:04vous le libéral Benjamin Haddad.
13:06Mais de dire après, on va regarder les agences, etc.
13:09Tout ça, la vérité, c'est que politiquement, c'est en fait un peu facile.
13:13Et moi ce que je suis en train de vous dire,
13:15c'est quelque chose qui est peut-être moins populaire,
13:17mais à mon avis plus important pour l'avenir du pays,
13:20c'est comment est-ce qu'on fait face à la démographie,
13:23face au changement démographique entre les retraités et les actifs ?
13:26Alors comment ?
13:27Justement, où est-ce qu'on coupe ?
13:30Expliquez-nous où est-ce qu'on coupe.
13:31Mais moi je vais vous le dire.
13:32Quand Édouard Philippe a baissé les APL de 5 euros,
13:34c'était déjà la révolution en France.
13:36Fondamentalement, quand on se compare à nos voisins,
13:39nous travaillons moins et nous sommes proportionnellement moins nombreux à travailler.
13:42C'est-à-dire que nous avons un taux d'emploi et un taux d'activité
13:46qui est inférieur, en particulier chez les jeunes et chez les seniors.
13:50Donc nous devons effectivement collectivement travailler plus
13:53et travailler plus nombreux.
13:55Ça, ça génère des recettes,
13:56ce qui génère après aussi des revenus pour pouvoir financer nos services publics.
14:01Non mais ça, c'est pas la réponse à la révolution.
14:03Je retourne à ça, c'est ce que vous étiez.
14:06Mais fondamentalement, là,
14:09si on veut effectivement pouvoir financer notre retraite,
14:13notre santé, il faut travailler plus longtemps.
14:15Et après, effectivement...
14:17On s'en est tous d'accord.
14:18Et après, s'interroger sur la façon dont on peut maîtriser les dépenses.
14:21Mais vous avez une idée quand même, parce que c'est dans pas longtemps la présidentielle.
14:24Mais moi, je vais vous donner un exemple très concret.
14:27L'an dernier, lors du débat budgétaire,
14:30il y a eu un débat sur la désindexation des retraites,
14:33en particulier des retraites pour les plus aisés.
14:35Mais les seuls partis qui ont soutenu cette mesure,
14:39ce sont notre famille politique.
14:41Tous les autres...
14:42Parlons-en !
14:42Est-ce qu'à 2 000 euros, on est un retraité ?
14:45Non mais après, je ne suis pas là pour vous dire quel est...
14:48Si, vous êtes là pour me dire quel est exactement...
14:51Pardonnez-moi, vous êtes là pour me dire quel est le seuil.
14:53Non mais il faut regarder en fonction des retraites médianes
14:56qui sont les experts budgétaires qui peuvent nous le dire.
14:59Il faut bien mettre un seuil.
15:00Mais ce que je vous dis...
15:00Mais ça ne fait pas des milliards d'économies, monsieur Haddad.
15:02Soyons sérieux, on est loin du compte quand même.
15:05Non, non, en l'occurrence, ça fait beaucoup d'économies.
15:06Oui, ben quelques milliards, mais...
15:08Et ça, c'est quelque chose...
15:09Typiquement, vous avez, y compris ceux qui, aux Républicains,
15:14se disaient libéraux, qui se sont opposés à ce type de mesures.
15:18Non mais très bien.
15:18Donc là, on part sur le budget, puisqu'on en parlait tout à l'heure.
15:22C'est très important.
15:23Monsieur Lecornu a dit qu'il voulait un budget,
15:24qu'il ne voulait donc pas d'une année blanche.
15:28Là, vous êtes en train de me dire que oui,
15:30vous êtes pour l'indexation pour les retraités les plus aisés.
15:34C'est-à-dire que, du coup, à plus de 2 000 euros,
15:36c'est le chiffre qui circule, y compris dans le bloc central,
15:40à 2 000 euros, aujourd'hui, on est un retraité lesi, Benjamin Haddad ?
15:42Moi, je vous dis à titre personnel que, effectivement, j'y suis favorable,
15:47j'ai été favorable quand nous avons eu ce débat l'an dernier.
15:50Après, les arbitrages sont toujours en cours, vous le savez, pour le budget.
15:54C'est un débat important à avoir, un débat important à avoir aujourd'hui,
15:57et un débat important à avoir aussi pour l'an prochain.
16:01Et je souhaite, effectivement, que, si on veut parler du budget,
16:04quand même une seconde, ce sera quand même un vrai rendez-vous
16:07de responsabilité pour l'épargne.
16:09Mais si je peux me permettre, notre pays a besoin d'un budget pour...
16:13D'accord, mais vous avez trouvé le moins d'esquiver un peu rapidement
16:15une question un peu importante, je crois.
16:16La question des agences, vous dites que ce n'est pas l'essentiel,
16:18c'est les retraites et le travail. D'accord.
16:20Mais la question des agences, c'est aussi le symbole
16:22de la suradministration du pays.
16:25Est-ce que, par exemple, vous accepteriez l'idée que,
16:27un espèce de principe de gestionnaire aujourd'hui,
16:28on regarde une agence, si elle n'existait pas déjà,
16:31faudrait-il la créer ?
16:32S'il ne fallait pas la créer, on l'abolit.
16:35Est-ce que vous acceptez cette idée qu'il est nécessaire
16:37de travailler dans la déconstruction de la suradministration,
16:40non pas au scalpel, mais à la hache ?
16:42Mais moi, je suis totalement favorable à ce qu'on regarde,
16:46effectivement, dans l'État.
16:47Par exemple, vous donnez l'exemple des agences,
16:49ce qui est efficace, ce qui fonctionne,
16:50ce qui ne fonctionne moins bien,
16:52ce qu'on doit pouvoir optimiser, mais naturellement...
16:54Ou abolir.
16:54Ou abolir, mais naturellement, naturellement.
16:57Et d'ailleurs, attendez, mais moi, je regarde
16:59le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
17:02C'est celui qui a réduit, par exemple,
17:05le budget de communication de l'État.
17:06C'est celui qui a remis en question
17:08les avantages des anciens premiers ministres.
17:11C'est celui qui a poussé...
17:13Même dans les cabines...
17:14Il n'y a pas beaucoup d'argent.
17:14C'est des cacahuètes, mais...
17:16Ce sont des pièces symboliques.
17:17C'est symbolique.
17:18Vous avez raison.
17:19C'est pour ça que je vous parle de la dépense sociale,
17:20je vous parle des retraites,
17:21qui représentent aujourd'hui la majorité de la dépense,
17:26les retraites, la santé.
17:27Mais c'est vous qui m'interrogez là-dessus.
17:29En revanche, moi, j'ai toujours été favorable,
17:31et je le vois, c'est ce que fait le Premier ministre,
17:33à l'exemplarité de l'État
17:36dans la tenue des dépenses publiques.
17:37Mais dans la même logique,
17:39c'est-à-dire le rapport à l'argent.
17:40On a entendu Bruno Retailleau, cette semaine,
17:42dire qu'il aimerait réduire les droits de succession,
17:45c'est-à-dire l'impôt sur la mort.
17:47Sarah Knafou dit qu'il faut l'abolir.
17:49Sur cette question,
17:50est-ce que vous avez l'impression
17:51que les Français, il est normal
17:52qu'il y ait cette taxe sur la mort ?
17:53Vous avez gagné d'argent toute votre vie,
17:54vous avez déjà payé taxes et impôts,
17:56vous les transmettez à votre famille ?
17:57Eh bien non, l'État met quand même la main dans la poche.
17:59Est-ce qu'il n'y a pas aussi un problème de base ici ?
18:00Alors, moi, j'ai toujours soutenu
18:01la baisse des droits de succession.
18:03La baisse ou l'abolition ?
18:04Pas l'abolition, parce que je pense
18:05qu'il y a des principes d'équité,
18:08de redistribution.
18:09Mais nous avons soutenu,
18:10et nous l'avons toujours fait d'ailleurs,
18:11puisque nous avons poussé
18:12la baisse de l'équité sédéralisée.
18:14Mais en revanche,
18:17je pense que ce qu'on devrait
18:17encore plus faciliter,
18:19c'est la transmission au cours de la vie.
18:20Parce que si vous regardez aujourd'hui,
18:22vous avez en France,
18:23que d'ailleurs, comme chez beaucoup de nos voisins,
18:25une épargne un peu dormante,
18:27qui parfois n'est pas investie,
18:29qui pourrait aller soutenir
18:30nos entreprises,
18:31nos PME,
18:32nos start-up.
18:33Donc la question, c'est
18:34comment est-ce qu'on fait
18:35pour pouvoir faire en sorte
18:36que cette épargne soit mieux fléchée
18:38et aille irriguer,
18:39soutenir notre économie ?
18:40C'est la même raison d'ailleurs
18:41pour laquelle j'ai toujours soutenu
18:43la capitalisation,
18:44une part de capitalisation
18:45pour les retraites.
18:46Mais est-ce que c'est pas...
18:47Mais attendez, attendez.
18:49Comment vous financez cette mesure ?
18:50Parce que là, ça y est,
18:51la campagne est lancée,
18:52c'est les promesses.
18:52Non, mais je veux juste terminer
18:53sur la capitalisation
18:54parce que c'est très important.
18:55Parce que sur la capitalisation,
18:56on en a souvent parlé pour dire
18:58finalement, vous regardez,
18:59le revenu du capital
19:00a été très rentable
19:02ces dernières années,
19:02donc c'est ce qui permettrait aussi
19:04de mieux financer les retraites,
19:05en particulier à un moment,
19:06vous avez une baisse du taux d'actif
19:08par rapport à celui de retraité.
19:09C'était 4 pour 1
19:09dans les années 60,
19:10aujourd'hui, c'est 1,7.
19:13Mais là où il faut aller plus loin
19:14sur la question de la capitalisation,
19:16c'est qu'en plus,
19:17c'est ce qui permettrait
19:18de financer notre économie.
19:20Prenez, je vous donne un exemple européen.
19:22Quand on va en Suède,
19:24la Suède dans les années 90
19:25a fait une réforme
19:26où elle a dit
19:26le régime de base,
19:28c'est toujours un régime de répartition,
19:30de solidarité intergénérationnelle
19:31comme chez nous.
19:32Donc à peu près 20% des cotisations
19:35vont au régime de répartition,
19:36mais vous avez 2%
19:37qui va dans un fonds
19:40qui est investi après
19:41dans l'économie sud-aise.
19:42Et bien aujourd'hui,
19:43l'économie sud-aise,
19:43c'est parmi, je pense,
19:45la plus capitalisée d'Europe,
19:46c'est celle où vous avez
19:46le plus d'entrées en bourse
19:47et c'est ce qui fait
19:48qu'on soutient les entreprises.
19:50Donc ça, c'est un enjeu aussi
19:52de souveraineté
19:52et de compétitivité
19:54pour le pays.
19:55Ça, c'est un débat
19:55qui est extrêmement important
19:57à avoir,
19:57notamment pour l'an prochain.
19:58Revenons 2 secondes
19:58dans la succession.
19:59Vous dites que vous êtes favorable
20:00à une baisse des droits de succession.
20:02Moi, je vous pose la question.
20:02Comment vous financez cette baisse ?
20:04Aujourd'hui,
20:04les droits de succession,
20:05ça rapporte entre 16 et 20 milliards par an,
20:07ce qui est beaucoup d'argent.
20:08Vous voulez les baisser,
20:09ne pas les faire disparaître complètement
20:10ou favoriser,
20:11vous expliquez les donations.
20:13avec quoi vous financez cette mesure ?
20:15Tout d'abord.
20:16Quand on voit aujourd'hui
20:16le déficit public
20:17et la dette publique.
20:18Là, on s'éloigne un peu
20:19parce que c'est un débat à avoir
20:21pour l'horizon de la présidentielle.
20:23Après, moi, je vous ai esquissé
20:29en effet des réformes,
20:32notamment sur les dépenses sociales.
20:34Et je vous dis aussi
20:35que quand on crée des revenus,
20:39des richesses par la croissance,
20:42par le fait de pouvoir mobiliser l'épargne
20:44pour soutenir nos entreprises,
20:45c'est ce qui crée aussi
20:46justement des recettes fiscales
20:47pour pouvoir aller soutenir
20:49notre économie et nos services publics.
20:50En tout cas,
20:51vous êtes aligné politiquement
20:52sur ce que dit Édouard Philippe
20:53et qu'il a encore redit hier.
20:55Jamais je ne voterai
20:55ni pour LFI
20:57ni pour le RN.
20:58J'entends souvent
20:59ni RFI,
21:00ni RFI,
21:01pardonnez-moi pour mes confrères,
21:03ni le RN,
21:04ni LFI.
21:05J'entends aussi
21:07jamais je ne voterai pour le RN.
21:09Mais j'entends peu
21:10et notamment dans le bloc central,
21:11jamais je ne voterai pour LFI
21:13tout court.
21:14Alors que LFI,
21:16et vous l'avez dit
21:17maintes fois,
21:19est un parti,
21:20vous l'avez dit tout à l'heure,
21:21est un parti antisémite.
21:23LFI dernièrement
21:24veut mettre les préfets en prison,
21:26réduire les milliardaires
21:27à des nuisibles,
21:29considérer la famille traditionnelle
21:30comme un modèle pétainiste.
21:32Est-ce que vous mettez vraiment
21:33le RN et LFI
21:34sur la même étagère ?
21:35Si j'ose dire.
21:36Tout d'abord,
21:37vous en rappellerez peut-être,
21:38moi j'ai toujours dit
21:39que je ne mettrai jamais
21:41un bulletin LFI dans une urne.
21:43Et quand la question
21:43s'était posée en 2024
21:45à l'élection législative,
21:47vous savez,
21:47il y a eu un débat,
21:48j'avais été d'ailleurs
21:49sur cette antenne,
21:49il y a eu un arc sur le public.
21:50Sur cette antenne,
21:51on m'avait interrogé
21:52et j'avais répondu
21:53de façon très claire,
21:54pas une voix
21:54pour la France insoumise.
21:56Donc moi j'ai toujours
21:57combattu la France insoumise.
21:58Je refuse cette alternative
22:01puisque précisément,
22:02je me bats pour que mon pays
22:04n'ait pas à faire face
22:04à cette alternative
22:05entre le RN et la France insoumise.
22:08Mais je combats.
22:09Regardez juste les dernières semaines,
22:10vous venez d'en faire l'inventaire
22:12à juste titre.
22:13La France insoumise,
22:14elle est fois de plus
22:15passée un été antisémite.
22:17On a menacé une DJ
22:20d'origine juive,
22:21Barbara Butch,
22:22y compris violemment,
22:24physiquement.
22:25on a menacé une agence,
22:28l'agence Gisèle,
22:29en lançant des appels
22:30au boycott.
22:31J'ai vu les universités
22:32de la France insoumise
22:34où M. Salah Amouri
22:35qui est quand même quelqu'un
22:36qui avait plaidé coupable
22:38pour l'assassinat
22:39d'un rabbin en Israël
22:40qui est venu attaquer le CRIF
22:42sur la tribune
22:43de la France insoumise.
22:44Un film d'apologie du terrorisme
22:46sur Georges Abdallah
22:46qui a été un terroriste du FPLP
22:48qui a été diffusé
22:49aux universités de la France insoumise.
22:51Nous allons en parler
22:51dans un instant, Benjamin Haddad,
22:53si vous le voulez bien.
22:54A tout de suite.
22:54Suite du grand rendez-vous
22:56Europe 1 C News,
22:57les échos avec Benjamin Haddad,
22:58le ministre de l'Europe,
22:59on parlait à l'instant
22:59de la France insoumise
23:00et vous vous rappeliez
23:01à juste titre
23:02qu'à l'époque,
23:03en 2024,
23:04vous aviez été
23:04pratiquement à des seuls
23:05nos blocs centrales
23:06à dire
23:06jamais LFI.
23:08Je faisais l'inventaire
23:09d'LFI,
23:10mettre les préfets en prison,
23:11réduire les milliardaires
23:12à des nuisibles,
23:12considérer la famille traditionnelle
23:14comme un modèle pétainiste
23:16sur cette dernière affirmation
23:18qui est celle de Clémence Guettet
23:20dans une interview
23:21à France Inter
23:22où elle dit
23:23que la famille traditionnelle,
23:26vous qui êtes bientôt
23:27père de famille,
23:28Benjamin Haddad,
23:30devait avoir quand même
23:31des frissons,
23:31quand vous voyez que,
23:32en fait,
23:33quand vous avez un papa,
23:35une maman et des enfants,
23:36et bien en fait,
23:37elle dit,
23:37je ne vais quand même pas
23:38vous rappeler la devise pétainiste.
23:39Comment est-ce que vous réagissez ?
23:40Qu'est-ce que vous répondez
23:40à Clémence Guettet ?
23:41Non, mais je vois
23:42une outrance de plus.
23:44Une outrance de plus.
23:44On parle de faire
23:45de la politique d'amitié.
23:46Bon, pourquoi pas ?
23:48On peut parler de l'amitié.
23:49Moi, je me méfie un petit peu
23:51quand l'État commence
23:51à s'immiscer vraiment,
23:52même d'ailleurs dans des domaines
23:54qui devraient être
23:56complètement indépendants,
23:57comme l'amitié.
23:58Mais à la rigueur,
23:59pourquoi pas ouvrons le débat ?
24:01Elle voudrait un socle social
24:02au même pays
24:02pour la famille.
24:03Mais pour moi,
24:03vous arrêtez tout de suite
24:04parce que vous ouvrez le débat.
24:05Vous acceptez l'idée
24:06qu'il y a une régularisation
24:07juridique possible
24:08de l'État de l'amitié ?
24:09Non, mais ce n'est pas
24:09ce que je dis.
24:10Est-ce qu'il ne faut pas
24:10stopper le débat de l'amitié ?
24:11Non, mais ce que je dis,
24:12c'est que moi,
24:12je veux bien qu'on parle d'amitié.
24:13Mais après,
24:15on le juridique.
24:16Mais je ne suis effectivement
24:18pas pour donner un cas juridique
24:19que pour le réguler naturellement.
24:21Là, je pense qu'on arrive
24:22dans des dérives autoritaires
24:23où l'État se mêle de tout.
24:25Mais surtout,
24:26des attaques,
24:27une fois de plus,
24:28gratuites,
24:28violentes,
24:29contre la famille,
24:31contre la natalité,
24:32contre ceux qui se marient,
24:35ceux qui veulent avoir
24:35des enfants.
24:36Non, ce n'est pas ma façon
24:37de faire de la politique.
24:38Et je l'ai vu,
24:38vous avez cité un autre exemple,
24:40utilisé le terme
24:41nuisible.
24:43Nuisible pour parler,
24:44je crois,
24:44des milliardaires,
24:45c'est-à-dire en fait
24:46de gens qui dirigent
24:47des groupes,
24:48des entreprises,
24:48qui créent des richesses
24:49dans notre pays.
24:51Mais nuisible,
24:51Gabriel Attal a demandé
24:52à Jean-Luc Mélenchon
24:53de présenter ses excuses.
24:55Mais nuisible,
24:55c'est un terme
24:56des années 30.
24:58C'est un terme
24:58de M. Doriot,
24:59c'est un terme antisémite,
25:00c'est un terme
25:01de M. Drummond.
25:02Et je crois
25:03que Manon Aubry,
25:04quand elle fait ça,
25:05c'est exactement
25:05ce qu'elle est en train
25:06de faire.
25:07Elle envoie exactement
25:08ce type de signal.
25:09Je vous ai rappelé
25:10la succession
25:12de dérapages
25:12une fois de plus
25:14antisémites
25:14que l'on a entendues
25:15de la part
25:16de la France Insoumise
25:17et de ses alliés
25:17cet été.
25:18La France Insoumise
25:19va une fois de plus
25:20faire du désordre
25:22et du chaos.
25:23Ils vont un peu plus loin
25:24et si je peux me permettre,
25:25ils annoncent que si jamais
25:25le RN l'emportait,
25:26je comprends que vous
25:27ne le souhaitez pas du tout,
25:27mais si le RN l'emportait,
25:29Mme Tondelier,
25:30qui est alliée quand même
25:31dans cette gauche,
25:32dit qu'il serait légitime
25:33de contester
25:34le résultat des élections.
25:35On comprend qu'il y a
25:36une politique de la désobéissance
25:37et presque de l'insurrection
25:38qui se met en place.
25:39Est-ce que vous redoutez,
25:40imaginons que ce scénario
25:41que vous ne souhaitez pas arrive,
25:42le RN au pouvoir,
25:43est-ce que vous redoutez
25:44une gauche qui deviendrait
25:45insurrectionnelle ?
25:46A tout le monde l'a promis.
25:46Mais regardez,
25:47vous savez,
25:47moi je n'ai même pas besoin
25:48de me projeter dans l'avenir
25:49puisque je l'ai vu à chaque fois,
25:51Jean-Luc Mélenchon
25:52a contesté les résultats
25:52de toutes les élections.
25:59Président,
25:59mal élu,
26:00il a toujours voulu
26:01remettre en cause
26:02les élections
26:02quand il disait
26:03au fond,
26:04c'était moi qui aurais dû
26:04être élu
26:05à quelques centaines
26:05de milliers de voix près.
26:07On est là,
26:08dans une dérive
26:08qui est effectivement
26:09une dérive anti-démocratique.
26:10Et d'ailleurs,
26:11vous citez Mme Tondelier,
26:13moi je constate que
26:14quand M. Mélenchon
26:16faisait des jeux de mots
26:17sur le nom de famille
26:19d'Epstein
26:19ou de Raphaël Glucksmann,
26:21elle a dénoncé
26:21en disant
26:22ça suffit,
26:23on ne peut jamais
26:24faire ce type de plaisanterie.
26:26Et derrière,
26:27quelques mois plus tard,
26:28comme Sidré Netté
26:29nous explique qu'au fond,
26:30on devra de toute façon
26:31faire l'alliance
26:32avec la France insoumise.
26:32Donc qu'est-ce que ça veut dire ?
26:33Ça veut dire qu'on fait
26:34l'alliance avec la France insoumise
26:36malgré l'antisémitisme,
26:38malgré ce type de dérive
26:39qu'au fond,
26:40c'est quelque chose
26:41qui serait assez secondaire
26:42quand on doit faire
26:43une alliance de gouvernement.
26:44Eh bien non,
26:45moi je crois que
26:45en République,
26:47il y a évidemment
26:47des lignes rouges
26:49infranchissables
26:49et qu'il est inacceptable
26:51de même envisager
26:52pouvoir s'allier
26:53avec ce type de parti.
26:54Mais à propos d'alliance.
26:55Et je crois,
26:55moi je ne suis pas de gauche
26:56mais quand je vois
26:57les débats qu'il y aura
26:58au sein du Parti Socialiste,
27:00vous aurez peut-être certains
27:01et je l'espère,
27:02moi je l'espère pour mon pays,
27:03je l'espère pour la République,
27:06qu'il y aura certains
27:07qui refuseront
27:08dans tous les cas de figure
27:09cette alliance
27:10et on verra effectivement
27:11ce que feront les autres.
27:12Vous avez vu
27:12le discours d'Olivier Faure hier
27:15dire que le socialisme
27:17ne pouvait pas être
27:18une tiédeur,
27:18qu'il devait avoir
27:20une âme révolutionnaire,
27:22il a promis une gauche unie
27:24comme en 1981.
27:25Qu'est-ce qu'il fait le PS ?
27:26Une alliance par précaution
27:27avec la France insoumise ?
27:30Vous savez,
27:31c'est aux socialistes
27:32qu'il faut le demander.
27:33Mais qu'est-ce que vous constatez ?
27:34Vous qui appelez
27:35à un rassemblement aussi
27:37avec peut-être
27:37quelques socialistes modérés
27:39qui pourraient rentrer
27:39dans le bloc central.
27:40Ce que je constate,
27:42c'est qu'on a vu le PS
27:44notamment lors des rendez-vous
27:45électoraux
27:46qui avait fait le choix
27:47de s'allier
27:47avec la France insoumise.
27:49Aux dernières municipales ?
27:51Aux dernières municipales
27:52effectivement
27:53avec des alliances techniques.
27:55Je cherchais le terme,
27:56vous avez raison.
27:57Des alliances techniques,
27:58il n'y a pas d'alliance technique,
27:59il n'y a aucune forme
28:00d'alliance possible
28:00avec un parti
28:01comme la France insoumise.
28:02Stéphane Dupont.
28:03Je voulais revenir
28:04un petit peu sur le budget.
28:05L'INSEE a publié
28:06vendredi des chiffres
28:07qui sont très mauvais.
28:08Une croissance
28:09quasiment nulle
28:10sur le premier semestre.
28:12L'été avec les canicules,
28:14ça ne va pas être
28:14très bon non plus.
28:15Donc l'objectif de croissance
28:17que vous étiez fixé
28:18pour l'année
28:18de 0,7%
28:19semble-t-il
28:20il est enterré,
28:21on va faire beaucoup moins.
28:22Et l'objectif de déficit
28:23qu'on s'était aussi fixé,
28:24ramener le déficit public
28:26sous la barre
28:27autour de 5%,
28:28est-ce que selon vous
28:29c'est pareil,
28:30cet objectif est enterré ?
28:31Et qu'est-ce qu'on va dire
28:32à nos partenaires européens
28:33à qui on avait promis
28:34qu'une fois de plus
28:36on ramènerait le déficit,
28:37on le ferait baisser
28:38et on ne va pas y arriver ?
28:39Alors déjà vous avez raison
28:40de rappeler le contexte.
28:41Il y a un contexte géopolitique
28:43avec la guerre
28:44en Iran,
28:46le détroit d'Hormuz
28:47qui a mené
28:48à une pression inflationniste
28:49et une pression
28:49sur les taux d'intérêt
28:50que l'on voit partout,
28:51que l'on voit aux Etats-Unis
28:52et en Europe.
28:53On a eu aussi effectivement
28:54les canicules
28:55et les incendies
28:56de cet été.
28:57Tout ça a un impact
28:58et tout ça rappelle
28:59une fois de plus
29:00la nécessité pour notre pays
29:02parce que là on a parlé
29:03du calendrier électoral
29:04mais l'urgence aujourd'hui
29:05c'est d'adopter un budget.
29:07On ne peut pas se contenter
29:08d'une loi spéciale
29:09et donc de repousser
29:10ce débat budgétaire
29:11à l'après-campagne présidentielle.
29:13Il faut qu'on puisse
29:14réduire nos dépenses publiques.
29:16Le Premier ministre
29:17l'a dit de façon très claire
29:18on ne fera pas ce budget
29:19par la hausse d'impôts
29:20on le fera par un exercice
29:23responsable ciblé
29:23de baisse de la dépense publique
29:25et puis après
29:26il y aura
29:26comme on a su le faire
29:28l'an dernier
29:28un budget qui
29:29au mois d'octobre
29:30sera déposé aux parlementaires
29:31et après aux parlementaires
29:33de s'en emparer
29:34de débattre
29:35de l'amender
29:35et de l'adopter.
29:36Mais laissez-moi terminer
29:37parce que je veux vraiment
29:38souligner à quel point
29:39c'est un rendez-vous
29:40de responsabilité
29:41qui est fondamental.
29:42Moi j'ai été élu
29:43comme parlementaire
29:44le rôle du parlementaire
29:45c'est de voter le budget
29:46c'est d'adopter la loi
29:47sinon qu'est-ce qu'on dit
29:47on prolonge l'été
29:48on reste en vacances.
29:49Le rôle du parlementaire
29:50c'est aussi de mettre des amendements
29:51si vous n'êtes pas d'accord
29:51avec le budget.
29:52Mais naturellement.
29:53Il va y avoir combien
29:54d'établissements
29:54du côté de la gauche ?
29:552 000 ?
29:563 000 ?
29:56Regardez ce qui s'est passé
29:57ce qui s'est passé
30:00l'an dernier
30:00c'est que nous avons su faire
30:01ce que nos voisins aussi
30:03savent faire
30:03la France n'est pas une île
30:04on peut regarder aussi
30:05ce qui se passe autour de nous
30:06c'est des compromis
30:07par la voie parlementaire
30:08le PLFSS
30:09donc le budget
30:10de la sécurité sociale
30:11avait été adopté
30:12le PLF aussi
30:13en tout cas
30:14avait permis après
30:15de continuer à faire fonctionner
30:17Regardez
30:17de façon
30:18de façon
30:19de façon
30:19de façon
30:19de façon
30:19vous pensez que le parti socialiste
30:21va voler à votre secours
30:22il va voter
30:23ils ont déjà annoncé
30:23qu'ils allaient voter contre
30:24mais attendez
30:25c'est pas
30:25comment vous allez faire
30:26si c'est pas une loi spéciale
30:27et qu'il n'y a pas de budget
30:27mais je vais vous dire quelque chose
30:31le sujet
30:32c'est pas
30:32notre secours
30:34le sujet
30:34c'est pas
30:34la sanction du gouvernement
30:36le sujet
30:37c'est la France
30:37c'est les français
30:38la question c'est
30:39comment est-ce qu'on finance
30:40les mesures d'urgence
30:41qui ont été prises
30:41pour les agriculteurs
30:42comment on finance
30:43la suite du réarmement
30:45du pays
30:45à un moment
30:46où nous avons
30:47la menace de la Russie
30:48les Etats-Unis
30:49qui nous tournent le dos
30:50un environnement géopolitique
30:51aussi tendu
30:52comment est-ce qu'on continue
30:53à financer
30:54nos services publics
30:55l'investissement
30:56pour notre pays
30:57c'est ça les questions fondamentales
30:58qui peuvent se poser
30:58si des partis
31:00décident de faire
31:01de la politique politicienne
31:03à un moment
31:03où le contexte
31:04vous l'avez donné
31:04une augmentation
31:05des taux d'intérêt
31:06à contexte géopolitique
31:07on fait de la politique politicienne
31:08sur le dos des français
31:09sur le dos
31:10de la souveraineté
31:11et de l'avenir des français
31:12je pense que c'est très grave
31:13et donc effectivement
31:14c'est pour ça encore une fois
31:14le premier ministre
31:16il a toujours été
31:17extrêmement clair là-dessus
31:18il dit pas
31:19voilà la copie
31:20c'est à prendre droit à laisser
31:20on a une proposition
31:22qui sera une proposition
31:23de baisse de la démence publique
31:24pas de hausse d'impôt
31:24qui sera un budget responsable
31:27pour financer l'avenir du pays
31:28après au parlementaire
31:30encore une fois
31:30de s'en emparer
31:31de l'amender
31:32d'en débattre
31:33il faut l'adopter
31:34est-ce qu'il n'y a pas
31:35un problème
31:35beaucoup plus fondamental ici
31:36c'est qu'auparavant
31:37l'adoption de budget
31:38c'était un moment politique
31:40important
31:40mais ça allait de soi
31:41il allait de soi
31:42que le pouvoir
31:43était capable
31:43de faire adopter un budget
31:44maintenant chaque année
31:45on se demande
31:45est-ce que nous y parviendrons
31:47chaque année
31:47est-ce qu'on réussira
31:48à avoir le budget
31:49ou non
31:50est-ce qu'il n'y a pas
31:50derrière ça
31:51un dysfonctionnement
31:51institutionnel majeur
31:52une forme de panne politique
31:54à la grandeur du pays
31:55un besoin de clarification
31:56de même
31:56est-ce qu'il n'y a pas
31:57fondamentalement
31:57quelque chose de brisé
31:59dans la Vème République
32:00aujourd'hui
32:00mais je pense que
32:01le sujet est différent
32:03c'est qu'aujourd'hui
32:03nous n'avons pas
32:04de majorité absolue
32:04à l'Assemblée Nationale
32:05et nous avons
32:06c'était déjà le cas
32:09dès 2022
32:09même si nous avions
32:10un groupe plus large
32:12puis après 2024
32:13nous avons une Assemblée
32:14fragmentée
32:14mais c'est une Assemblée
32:15qui est à l'image
32:17de ce que les Français
32:18ont voulu
32:18c'est le vote des Français
32:20qui a accouché
32:21de cette Assemblée Nationale
32:22avec quelques arrangements
32:24en 2024
32:24si je puis me permettre
32:25lors des législatives
32:26et de l'arc républicain
32:27non mais c'est le vote
32:28des Français
32:28et la stratégie
32:31les Français
32:32ont élu
32:32cette Assemblée Nationale
32:34et je vais aller
32:35plus loin que ça
32:36moi je crois
32:37que ce serait une erreur
32:38de penser que c'est juste
32:39un sujet franco-français
32:40vous regardez
32:41partout autour de nous
32:42je le mentionnais tout à l'heure
32:43vous avez en réalité
32:44très souvent
32:46des assemblées
32:47des parlements
32:47qui sont fragmentés
32:48et donc
32:49mais qui ont la culture
32:50de la coalition
32:50à la différence de la France
32:51mais parce qu'ils font ça
32:51depuis plus longtemps
32:52effectivement
32:52ils font ça depuis plus longtemps
32:54ils ont des cultures
32:55soit de coalition
32:56soit de compromis
32:56mais encore une fois
32:57mais pourquoi penser
32:58que nous nous aurions
32:59forcément une culture politique
33:01qui nous interdirait
33:01si je peux me permettre
33:02une culture de coalition
33:03ça implique de cesser
33:04de traiter les gens
33:04d'extrême sans arrêt
33:05mais regardez
33:06Madame Mélanie
33:07elle parle à tout le monde
33:07là-dedans
33:08mais regardez l'an dernier
33:09l'an dernier
33:10nous y sommes parvenus
33:12nous avons réussi
33:14en lâchant la réforme des retraites
33:17mais personne n'a jamais dit
33:18mais encore une fois
33:20moi
33:20je suis sûr que vous étiez contre
33:21mais vous savez
33:22moi j'étais porte-parole
33:23de mon groupe
33:24pendant la réforme des retraites
33:25et je vous ai parlé tout à l'heure
33:26de la nécessité
33:27de travailler plus
33:27moi j'assume complètement
33:29d'avoir défendu
33:30cette réforme des retraites
33:31ce que je constate
33:32une fois de plus
33:32c'est que quand nous étions
33:33à l'Assemblée nationale
33:34nous avions une majorité absolue
33:36le Rassemblement national
33:37et la gauche
33:38qui étaient contre
33:39la réforme des retraites
33:40et donc la seule façon
33:42d'avoir de la stabilité politique
33:43c'est important aussi
33:45la stabilité
33:45si on parle par exemple
33:47des taux d'intérêt
33:48pour le budget prochainement
33:49moi je ne suis pas là
33:51pour vous parler de la procédure
33:52mais la procédure
33:53mais la procédure
33:54ça viendra
33:55après
33:55ce qui est important
33:57c'est encore une fois
33:57un
33:58le budget qui sera présenté
33:59par le gouvernement
34:01le débat
34:02on va laisser du temps
34:03comme on l'a toujours fait
34:04respecter les parlementaires
34:05pour avoir un débat
34:06pour s'approprier
34:07pour amender
34:08et pour je l'espère
34:09adopter ce budget
34:10mais encore une fois
34:11il n'y a aucune fatalité
34:12à penser qu'on n'est pas capable
34:13de faire du compromis
34:14dans notre pays
34:15puisque nous l'avons fait
34:15l'an dernier
34:16sur le PLFSS
34:17et le PLF sur le budget
34:18il y a une autre arme institutionnelle
34:20dont on parle peu
34:20c'est les ordonnances
34:21non mais encore une fois
34:22est-ce que ça
34:23c'est complètement exclu
34:24rien n'est exclu
34:26encore une fois
34:26je ne suis pas du tout
34:27en train de vous parler là
34:28de procédure d'adoption
34:30je pense que ce n'est pas
34:30le débat du jour
34:31le débat du jour
34:32c'est la nécessité
34:33encore une fois
34:34pour notre pays
34:34de se doter
34:34une nouvelle pause
34:35et Benjamin Haddad revient
34:36dans un instant
34:37au Grand Rendez-vous
34:37à tout de suite
34:38dernière partie
34:39du Grand Rendez-vous
34:39Europe 1
34:40CNews Les Echos
34:41avec le ministre
34:43délégué aux affaires étrangères
34:44chargé de l'Europe
34:45Benjamin Haddad
34:46et en tant que ministre
34:47de l'Europe
34:48on apprend à l'instant
34:49que l'Islande dit non
34:51aux travaux préparatifs
34:52pour entrer dans l'Union Européenne
34:53quelle est votre réaction ?
34:54c'était effectivement
34:55de toute façon
34:56ce que suggéraient les sondages
34:57donc ce n'est pas vraiment
34:58une surprise
34:58c'est le choix souverain
34:59de l'Islande
34:59je crois que
35:00c'est un débat
35:02qui a été aussi
35:02beaucoup dominé
35:03par des sujets très spécifiques
35:06la chasse à la baleine
35:07donc des éléments
35:09assez spécifiques
35:11de la relation de l'Islande
35:12au continent européen
35:14mais de toute façon
35:15vous le savez
35:15donc l'Islande ne voulait pas
35:16rentrer dans le maelstrom
35:18bruxellois
35:18avec la tonne de règles
35:21qu'il y a
35:21pour chaque bateau-pêcheur
35:23l'Islande fait déjà partie
35:24de l'espace économique
35:25donc en fait
35:25il y a déjà une relation
35:26qui est très approfondie
35:28avec les institutions
35:29mais qui n'est pas une relation
35:30à temps plein
35:30avec les institutions européennes
35:32c'est pas un bon signal
35:33vous savez déjà
35:34vous avez beaucoup de pays
35:35qui sont candidats
35:36à rentrer à l'Union Européenne
35:37il y a plus de pays aujourd'hui
35:38qui sont candidats
35:38pour devenir le 28ème état
35:39de l'Union Européenne
35:40que le 51ème état
35:41vous avez les pays
35:42des Balkans occidentaux
35:43vous avez l'Ukraine
35:45la Moldavie
35:46puis vous avez aussi
35:47ce qui est très intéressant
35:48c'est le débat
35:48qui est en cours au Royaume-Uni
35:49le Royaume-Uni
35:50qui il y a 10 ans
35:51a voté le Brexit
35:52aujourd'hui vous avez
35:53une majorité absolue
35:54assez nette
35:55de Britanniques
35:55qui semblent regretter
35:57ce choix
35:57et qui ont élu
35:57des gouvernements
35:58là c'est le cas
35:59du Premier ministre actuel
36:01qui souhaitent au contraire
36:02se rapprocher
36:02de l'Union Européenne
36:03mais avec comme premier
36:03dans les sondages
36:04Nigel Farage
36:05qui était l'héros du Brexit
36:06avec son parti Reform UK
36:08qui aujourd'hui
36:08est premier dans les sondages
36:09vous avez aujourd'hui
36:10un Premier ministre
36:11et un gouvernement
36:12qui est une majorité très large
36:13à la Chambre des communes
36:14qui souhaitent se rapprocher
36:16et travailler
36:16avec l'Union Européenne
36:18dans le contexte géopolitique
36:20encore une fois
36:20quand on est
36:21entre les Etats-Unis
36:23avec la pression commerciale
36:24avec les questions
36:24qui se posent
36:25sur l'avenir
36:25de la relation transatlantique
36:27de la garantie de sécurité
36:28quand vous avez
36:28la pression commerciale
36:29de la Chine aussi
36:30les surcapacités
36:32subventionnées
36:32industrielles
36:33vécues électriques
36:34acier
36:34qui se déversent chez nous
36:36qui déstabilisent nos filières
36:37la guerre d'agression
36:38de la Russie
36:39contre l'Ukraine
36:39la question qui se pose
36:40c'est est-ce qu'on est plus fort
36:41en étant seul
36:43isolé
36:44ou en travaillant ensemble
36:45et c'est pour ça aussi
36:46que nous travaillons
36:47avec les Britanniques
36:48qui se rapprochent aujourd'hui
36:49de l'Union Européenne
36:50que nous avons d'ailleurs créé
36:51sous l'impulsion
36:52du président de la République
36:53la coalition des volontaires
36:54pour l'Ukraine
36:55avec le Royaume-Uni
36:56donc vous voyez aujourd'hui
36:57Mais vous comprenez
36:58le scepticisme
36:58de ceux qui n'applaudissent
36:59pas nécessairement l'Europe
37:00il y a quand même
37:01en Europe il y a des populations
37:02il y a des partis
37:03de gens qui expriment
37:04un certain scepticisme
37:05vous le comprenez
37:05ou pour vous
37:06c'est une forme de
37:08dérèglement psychologique
37:09et politique ?
37:09Mais vous savez
37:10quand on est pro-européen
37:12ça ne veut pas dire
37:13qu'on se satisfait
37:14de tout ce que fait l'Europe
37:15nous au contraire
37:16depuis 10 ans
37:17nous portons une exigence
37:19de transformation
37:19de réforme pour l'Europe
37:20qu'elle se réarme
37:21qu'elle cesse
37:22la naïveté commerciale
37:23qu'elle se donne
37:24les moyens
37:24de défendre ses frontières
37:26qu'elle soit capable
37:27d'assumer sa puissance
37:29c'est facile de dire
37:31on s'oppose
37:32on s'oppose à tout
37:32moi encore une fois
37:34mon job
37:35c'est de défendre
37:36les intérêts
37:37de mon pays
37:37je pense que mon pays
37:38est plus fort
37:39il est plus en sécurité
37:41lorsqu'il est
37:42lorsqu'il porte
37:43une voie ambitieuse
37:44pour l'Europe
37:45et lorsque l'Europe
37:45se donne les moyens
37:46de se défendre
37:47et d'assumer sa sécurité
37:48et sa puissance
37:49mais ça demande
37:50effectivement
37:50de transformer
37:51comme nous le faisons
37:52depuis des années
37:53de transformer notre
37:54Union européenne
37:54est-ce que vous avez parlé
37:55des frontières
37:55l'Europe s'est mis d'accord
37:57juste avant l'été
37:58sur le règlement retour
37:59un massif pour lutter
38:00contre l'immigration
38:00débordante dans les pays européens
38:02et pourtant
38:02Edouard Philippe hier
38:05a balayé
38:06la proposition
38:08de Gérald Darmanin
38:08de faire un moratoire
38:10sur l'immigration
38:11pendant trois ans
38:12alors vous qui soutenez
38:14Edouard Philippe
38:15est-ce que vous soutenez
38:16Edouard Philippe
38:17avec la proposition
38:18de Gérald Darmanin
38:19ou vous soutenez
38:20Edouard Philippe
38:21sans la proposition
38:21de Gérald Darmanin
38:22alors déjà
38:22tout d'abord
38:23il a parlé
38:24moratoire sur l'immigration
38:25du travail
38:25et là effectivement
38:26en ce qui concerne
38:27le travail
38:27nous avons
38:28des entreprises
38:29qui recrutent
38:30qui ont des besoins
38:31parfois de faire venir
38:32de la main d'oeuvre étrangère
38:33et donc voilà
38:34je suis favorable
38:35effectivement
38:35est-ce qu'on est une immigration
38:37choisie
38:37ou voulue
38:38qui réponde à nos besoins
38:40et à nos critères
38:40on est moratoire ou pas moratoire
38:41on est moratoire sur l'immigration
38:42de travail
38:42on est d'accord
38:43pas sur l'immigration de travail
38:44en revanche
38:45qu'on soit
38:46beaucoup plus exigeant
38:47regardant par exemple
38:48sur les autres critères
38:49sur le regroupement familial
38:50par exemple
38:51typiquement sur le regroupement familial
38:53je voudrais aller plus loin
38:53je pense que
38:54la question fondamentale
38:55c'est
38:56comment est-ce qu'on se donne
38:57les moyens
38:57de faire rentrer
38:59ceux qui répondent
39:00à nos critères
39:02que ce soit
39:03nos critères humanitaires
39:04avec l'asile
39:04nos besoins économiques
39:05qui s'intègrent
39:06qui respectent nos règles
39:08moi je viens d'une famille
39:09qui s'est intégrée
39:10qui a appris la langue
39:12mes grands-parents
39:12quand ils sont arrivés
39:13ils ont changé de prénom
39:14pour prendre des prénoms
39:15français
39:16pour s'assimiler
39:17et comment est-ce qu'on fait
39:19pour
39:20non parce que moi
39:20je ne suis pas pour l'immigration zéro
39:22moi je ne suis pas pour
39:22non non je parle des prénoms
39:23je ne suis pas pour l'armigration
39:24parce que c'est ce que propose
39:25Eric Zemmour
39:26je parle des prénoms
39:27simplement
39:27ceux qui n'ont pas vocation
39:31à rester sur notre territoire
39:32qui ne respectent pas nos règles
39:34qui sont a fortiori
39:35des criminels
39:36doivent pouvoir
39:37quitter le territoire
39:38et on doit se donner les moyens
39:39de faire respecter nos règles
39:40c'est ce que nous faisons
39:41au niveau européen
39:42je voudrais vous le dire
39:43puisque précisément
39:44alors on y arrive
39:45on obtient des résultats
39:46puisque sur les deux dernières années
39:48les entrées irrégulaires
39:49sur le continent européen
39:50ont diminué de moitié
39:51on continue cette tendance
39:52même encore plus
39:53plus de 40%
39:54de diminution
39:54des entrées irrégulaires
39:56cette année
39:56il faut continuer
39:57parce que nous avons mis en place
39:59un certain nombre de mesures
40:01pour pouvoir renforcer
40:03le contrôle de nos frontières extérieures
40:04le pacte asile-immigration
40:05qui vient d'entrer en vigueur
40:08après des années de négociations
40:09qui avaient été très difficiles
40:10on y était arrivé
40:11sous présidence française
40:12de l'Union Européenne
40:13qui permettra
40:14une première sélection
40:15des demandeurs d'asile
40:15à la frontière de l'Union Européenne
40:17le règlement retour
40:18sur lequel j'ai personnellement
40:19beaucoup travaillé
40:20qui va nous permettre
40:21notamment de renforcer
40:22tout notre arsenal juridique
40:24pour pouvoir procéder
40:25aux expulsions
40:26mais sans les hubs de retour
40:27puisqu'Emmanuel Macron est contre
40:28vous savez que
40:29ce règlement retour
40:30permet de pouvoir
40:32alors c'est un article sur 52
40:33parce qu'il y a beaucoup
40:34d'autres choses
40:34c'est un article important
40:36mais enfin
40:36tout de même
40:37vous avez
40:38le renforcement
40:39des critères
40:40pour les centres
40:41de rétention
40:42administratives
40:43pourquoi avoir dit
40:44non aux hubs de retour ?
40:45ce que ça dit
40:46le Président de la République
40:47c'est que pour l'instant
40:48quand ces centres de retour
40:50ont été utilisés
40:51que ce soit par exemple
40:52par le Royaume-Uni
40:53ou par l'Italie
40:53ça n'a pas prouvé
40:54son efficacité
40:55que ce soit
40:55parce que c'est trop coûteux
40:56ça n'a été surtout bloqué
40:57par les tribunaux
40:58non mais attendez
40:59parce que parfois
40:59c'est trop coûteux
41:00pour des raisons logistiques
41:00les enfants de Philippe
41:01vont le créer pour Mayotte
41:02par contre
41:03il a proposé effectivement
41:03pour Mayotte
41:04mais moi
41:05j'ai toujours dit
41:06moi je plaide pour l'efficacité
41:08je n'ai pas de tabou
41:08sur les instruments
41:09donc au cas par cas peut-être
41:10je n'ai pas de tabou
41:10sur les instruments
41:11pour l'utiliser
41:12je me réjouis
41:13qu'en effet
41:14adopter ce règlement
41:15autour
41:15encore une fois
41:15j'ai beaucoup travaillé dessus
41:16vous avez le pacte
41:17à zélimigration
41:18les partenariats
41:19avec les pays de transit
41:21ou de départ
41:22le renforcement de Frontex
41:23qui est l'agence de contrôle
41:24des frontières extérieures
41:25de l'Union Européenne
41:26et aussi d'ailleurs
41:27l'utilisation
41:28de tous les outils
41:30que ce soit
41:31les visas
41:31la conditionnalité
41:33de développement
41:33la conditionnalité
41:34des accords commerciaux
41:36pour pouvoir aussi
41:37assumer des rapports de force
41:38et donc collectivement
41:39défendre nos intérêts
41:40dans les politiques migratoires
41:41c'est-à-dire mettre la pression
41:42sur les pays de transit
41:43et de départ
41:44qui refusent de reprendre
41:44leur ressortie
41:45par nos frontières
41:46concrètement
41:46excuse-moi je suis un peu long
41:47mais je voudrais vraiment vous dire
41:48que tout ça
41:50participe du renforcement
41:51de tout notre arsenal
41:53législatif institutionnel
41:54de l'Union Européenne
41:54ça c'est largement
41:55sous l'impulsion
41:56de la France
41:56ces dernières années
41:57que nous nous sommes donnés
41:58les moyens
41:58de pouvoir maîtriser
41:59l'immigration
42:00par nos frontières concrètement
42:01en l'instant
42:01on a vu cet été
42:02ce qui s'est passé à ce tas
42:03c'était
42:04mais au début
42:05il y a eu beaucoup de dénis
42:06non c'est pas grand chose
42:06c'est quelques centaines
42:07finalement c'était des dizaines
42:08de milliers
42:09devant ces scènes
42:09votre première réaction
42:10c'était quoi ?
42:10Est-ce que vous aviez l'impression
42:11d'être devant une scène d'invasion ?
42:13Alors mais attendez
42:13il n'y a eu aucun déni
42:14puisque vous voyez au contraire
42:15le gouvernement
42:16Non non je parle d'une partie
42:17de la presse
42:17qui disait
42:17Non mais moi je ne suis pas là
42:19pour faire le commentaire
42:19des autres
42:20moi je vous dis
42:21ce que nous avons fait de nous
42:21et la façon dont nous avons réagi
42:22Est-ce que vous avez d'abord
42:23eu l'impression
42:24que c'est une invasion ?
42:24Non mais attendez
42:25Je vous dis ce que nous avons fait
42:27le ministre de l'Intérieur
42:28tout de suite
42:28a annoncé le renforcement
42:30des contrôles aux frontières
42:31pour notre pays
42:32Après nous avons
42:34des instruments européens
42:35qui en l'occurrence ici
42:37ont fonctionné
42:38et ont permis de faire en sorte
42:39que l'immense majorité
42:41des migrants
42:42qui sont arrivés à ce tas
42:43ont pu partir
42:45et donc encore une fois
42:46le plus important
42:47c'est l'efficacité
42:48moi je ne suis pas là
42:49en train de vous faire
42:51des postures
42:51sur la question migratoire
42:53je vous dis
42:53comment est-ce que
42:54nous pouvons
42:54collectivement
42:55renforcer nos instruments
42:56pour tout simplement
42:58nous donner les moyens
42:59de décider
43:00qui rentre
43:00et qui sort
43:01Au même moment
43:02l'Espagne a une politique
43:03de régularisation
43:04assez marquée
43:06l'Espagne a cette politique
43:07de régularisation
43:08qui fait qu'elle est
43:09un peu le ventre mou
43:10du bouclier migratoire européen
43:11est-ce que vous avez l'impression
43:12que la France
43:13ou d'autres pays
43:14vont payer le prix
43:15des décisions espagnoles
43:16et de ce point de vue
43:16est-ce que l'Europe
43:17n'affaiblit pas la France ?
43:18Alors non
43:19déjà tout d'abord
43:20moi je vais vous le dire
43:21de façon très simple
43:22la France renforce l'Europe
43:23l'Europe renforce pas
43:24Par principe
43:24Nous pas par principe
43:25c'est ce que nous faisons
43:26concrètement
43:27Mais il n'y a pas
43:27le ventre mou espagnol
43:28dans les circonstances ?
43:28Nous donnons les moyens
43:29précisément
43:30d'avoir une Europe
43:31qui sur des sujets
43:32sur lesquels
43:33on a besoin de coopérer
43:34on a besoin de passer
43:35à l'échelle
43:35on a besoin de mettre
43:36des moyens collectifs
43:37à défense
43:38l'espace
43:39la sécurité
43:40y compris sur la question
43:41La France devrait être
43:42consultée
43:42Mais prenez
43:44vous savez en Italie
43:45Madame Mélanie
43:46quand elle est élue
43:47est-ce qu'elle sort
43:48des textes européens ?
43:49Est-ce qu'elle sort
43:50de l'Union Européenne
43:51pour justement
43:52prendre des mesures
43:53de maîtrise de l'immigration ?
43:54Non
43:55Au contraire
43:55elle comprend que
43:57c'est avec
43:58les instruments
43:59en les renforçant
43:59avec les institutions européennes
44:02Est-ce que ça n'a pas
44:03des effets directs
44:04sur la France ?
44:05Moi
44:05là-dessus
44:06mes positions sont connues
44:06moi j'ai toujours été
44:07contre les régularisations
44:08massives
44:09et d'ailleurs vous voyez bien
44:10que nous ne l'avons pas fait
44:11nous avec
44:11ce gouvernement
44:13il y a des gouvernements
44:14comme l'Italie
44:14ou l'Espagne
44:15qui l'ont fait
44:16je pense qu'effectivement
44:17à l'avenir de l'Union Européenne
44:18nous devrions travailler
44:19à faire en sorte que
44:20lorsqu'un pays
44:21si un pays souhaite
44:22prendre ce type de décision
44:23il doit le faire en consultation
44:24parce que ça a un impact
44:26sur tous les autres
44:27Benjamin Haddad
44:28une dernière question
44:29puisque l'émission
44:29touche à sa fin
44:30c'est plus une réaction
44:31au festival rock en scène
44:32un groupe punk britannique
44:34a affiché
44:35alors qu'ils étaient
44:36en train de chanter
44:37fuck en anglais
44:38fuck Marine Le Pen
44:39aucune réaction à ce stade
44:41on aurait aimé avoir
44:42une réaction de Madame Pégard
44:44la ministre de la Culture
44:44mais puisque vous représentez
44:45le gouvernement ce matin
44:46une réaction du gouvernement
44:48s'il vous plaît
44:48sur cette attaque
44:50à dominem
44:51à Marine Le Pen
44:52qui est donc candidate
44:52à la présidence
44:53Bon écoutez
44:54c'est inélégant
44:55et vulgaire
44:56après moi je respecte
44:58la liberté d'opinion
45:00à la liberté d'expression
45:01c'est une opinion
45:01d'artiste
45:02mais je vous le dis
45:03c'est une opinion d'artiste
45:04je vous dis naturellement
45:06que c'est naturellement vulgaire
45:09merci beaucoup
45:10Benjamin Haddad
45:11d'avoir été le premier invité
45:12de cette saison passionnante
45:14qui nous attend
45:15bien sûr
45:15la saison présidentielle
45:17et à dimanche prochain
45:18pour un autre rendez-vous
45:19très bon dimanche
45:20Sous-titrage Société Radio-Canada