Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 minutes
Tous les sujets qui font la une de l'actualité décryptée par Julien Pasquet et ses invités dans 100% Actu.  

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il est midi pile, bienvenue en direct sur CNews, très heureux de vous retrouver en ce début de week-end.
00:05100% actue, votre première session de la journée est ensemble pendant une heure pour décrypter toute l'actualité.
00:10L'actualité essentiellement consacrée bien sûr à cette semaine d'émeutes dans les lycées de sauvagerie et d'actes de
00:17violence dénombrés aux quatre coins du pays.
00:20On va y revenir largement et se poser beaucoup de questions avec les invités pendant cette heure ensemble.
00:24Mais d'abord, à midi pile, on accueille Sandra Chiumbo. Bonjour Sandra, l'essentiel de l'actualité avec vous. C
00:29'est parti.
00:30Bonjour Julien, bonjour à tous. Un mineur a été interpellé hier soir après l'agression d'une femme avec un
00:35spray inflammable en marge d'un mouvement lycéen à Marseille.
00:38La victime touchée au visage avait déposé plainte ce vendredi matin. Cette dernière s'opposait aux dégradations en cours quand
00:44un individu a utilisé un spray avec un briquet pour en faire un lance-flamme.
00:49Une enquête a été ouverte après l'incendie hier soir du préau d'un collège de Metz et d'au
00:55moins deux véhicules stationnant dessous.
00:57Le procureur a indiqué ne pas pouvoir confirmer ni infirmer un lien avec les incidents en marge des manifestations lycéennes
01:03de ces derniers jours.
01:04Aucun suspect potentiel n'a été identifié à ce stade.
01:08Le parquet a fait appel de la relaxe de l'égorgeur de Fréjus, soupçonné d'apologie du terrorisme à cause
01:13du pseudonyme qui l'utilisait sur un célèbre jeu en ligne.
01:16Brian R, 22 ans, avait été relaxé lundi par le tribunal de Sanlis dans l'Oise.
01:20Le parquet conteste cette décision, un appel dont se félicite le CRIF.
01:25L'enquête sur l'attaque dans un vol de Fly Dubai a établi un acte terroriste.
01:30Elle a révélé que le copilote avait utilisé la hache de secours du cockpit pour attaquer le commandant de bord
01:35et tenter de prendre les commandes de l'avion qui reliait les Émiratis à Israël mercredi avec 174 personnes à
01:42bord.
01:42Les investigations se poursuivent pour établir toutes les circonstances de l'incident et ses motivations.
01:49Joshua Akeri, un Britannique de 28 ans, déjà poursuivi pour le meurtre en juillet d'une figure de la droite
01:54conservatrice au Royaume-Uni,
01:56a été inculpé ce vendredi pour préparation d'actes terrorisme, notamment contre le chef du parti réforme UK, Nigel Farage.
02:04Pour la ministre de l'Intérieur, cette affaire soulève de sérieuses questions quant à la sécurité des personnes publiques.
02:10Un nouveau grand pont de Kiev a été touché par des frappes russes ce samedi.
02:14Elles ont visé le pont sud qui a ensuite été complètement fermé à la circulation.
02:19Une alerte au drone avait été déclenchée plus tôt dans la ville.
02:21Le maire de Kiev a accusé la Russie de saccager la capitale ukrainienne.
02:26Et puis on termine avec ces images du Venezuela qui rend hommage aux victimes du séisme du 24 juin dernier.
02:32Des centaines de bougies ont illuminé le ciel hier soir.
02:34Lors d'une veillée collective, environ 400 personnes se sont rassemblées sur un terrain
02:39où se trouvait auparavant un immeuble détruit par le tremblement de terre à une quarantaine de kilomètres de Caracas.
02:44Merci beaucoup Sandra Chiumbo qu'on retrouve tout au long de l'après-midi pour les JT.
02:49Anne Cofinier est avec nous cet après-midi.
02:51Bonjour à vous, merci d'être là.
02:53Experte en éducation, Arnaud Benendetti nous accompagne également.
02:55Bonjour.
02:56Souvent le week-end.
02:57Merci Arnaud.
02:57Politologue, Sarah Doraghi également.
02:59Merci Sarah d'être présente.
03:00Journaliste européen, porte-parole d'Agir Ensemble.
03:03Célia Barotte est sur le plateau également.
03:04Notre consoeur, collègue du service police-justice.
03:07pour tous les éléments de compréhension également autour des images et de cette actualité
03:13qui nous tient malheureusement en haleine depuis près d'une semaine.
03:15Donc des violences urbaines.
03:17L'heure aujourd'hui est au constat des dégâts.
03:18Avant certainement une reprise des événements violents lundi et mardi.
03:23735 établissements scolaires ont de nouveau été perturbés sur la seule journée d'hier.
03:27Malgré les fermetures de 400 lycées, des interdictions préfectorales partout en France de manifester.
03:31Les dégradations touchent notamment au-delà des personnes bien sûr.
03:35Et on va y revenir, les représentants de l'autorité, notamment les forces de l'ordre.
03:39Des feux qui touchent les portails d'entrée qui sont déjà estimés à plusieurs millions d'euros
03:44selon plusieurs régions françaises.
03:46La région Île-de-France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes.
03:49Dernier exemple, édifiant.
03:50Regardez, ça s'est passé hier soir précisément.
03:54L'un des bâtiments du collège François Rabelais, on l'a vu dans le journal il y a un instant
03:58à Metz,
03:59a été ravagé par les flammes, certainement par de jeunes incendiaires.
04:03Donc un peu avant 22h30.
04:04On va en parler avec vous, Fabrice Marceux.
04:06Vous êtes délégué départemental du syndicat Unité Police en Moselle.
04:10Mais d'abord, et je vous salue, merci d'être avec nous.
04:12Écoutez le maire de Metz qui s'est exprimé ce matin sur CNews.
04:18Vers 23h, des voyous pas encore identifiés, on suppose que c'est en lien avec les manifestations lycéennes si politisées,
04:29des voyous ont incendié deux voitures appartenant aux concierges du collège Rabelais à Metz dans le quartier du Sablon
04:38et qui sont propagées au bloc sanitaire et au préau du collège.
04:43C'est tout proche du centre-ville, ce collège, cette incendie, l'incendie aurait pu se propager très facilement.
04:51Bonjour donc à vous Fabrice Marceux.
04:54On va avoir ces images parce qu'elles sont extrêmement impressionnantes, malheureusement très spectaculaires.
04:58Que sait-on précisément à la mi-journée de cette mise à feu de ces auteurs également peut-être ?
05:04Pour l'instant les auteurs n'ont pas été interpellés, donc il y a tout un travail technique par la
05:10police technique et scientifique qui est effectué
05:11avec des relevés d'ADN, il y a un travail de vidéosurveillance, un travail également de téléphonie.
05:17Il y a plusieurs enquêteurs qui ont pris en charge cette affaire.
05:22On parle du collège de Metz, mais durant la semaine il y a déjà eu des tentatives un peu partout
05:28ailleurs
05:28avec des auteurs interpellés qui se sont déférés cet après-midi.
05:31Donc on va attendre la réponse pénale qui va être donnée à ces incendies, ces tentatives d'incendies dans les
05:41établissements scolaires.
05:42Il y a beaucoup de mises à feu, et vous l'évoquez, et partout en France, en Moselle également bien
05:46sûr, à l'image de ce que l'on aperçoit à l'image.
05:50Ces mises à feu sont quasi systématiques à l'entrée des lycées, elles sont anticipées.
05:55Il y a des boucles WhatsApp peut-on noter ces derniers jours qui permettent l'organisation.
06:00C'est très structuré en fait ?
06:03Structuré, oui et non.
06:04En fait, on se rend compte qu'il y a une majorité de jeunes qui sont téléguidés par une certaine
06:08classe politique.
06:10On l'a constaté cette semaine en Moselle, notamment sur la ville de Saint-Avold.
06:14Donc c'est des jeunes qui sont, on leur dit de ne pas se laisser faire, on leur dit de
06:18se rebeller, de ne pas se laisser interpeller et de commettre des dégradations.
06:23Un mot sur, parce qu'on peut imaginer, et si ce n'est pas le cas sur ce collège, on
06:28les aperçoit et on les voit se multiplier aux abords des collèges et lycées tous les jours.
06:34Cette banalisation, je voulais y revenir avec vous aussi, des mortiers d'artifice parce que c'est extrêmement inquiétant.
06:39On a l'impression que les stocks ne s'épuisent jamais en fait, que ce soit dans la rue, face
06:44aux policiers ou pour dégrader du mobilier urbain.
06:47Ces jeunes sont toujours munis de mortiers d'artifice, de munitions qui sont toujours à discrétion.
06:53C'est l'impression qu'on a pour ces jeunes.
06:55Comment est-ce que vous l'expliquez ?
06:57Nous, en étant un département frontalier, c'est assez facile.
07:01Les jeunes, ils se rendent en Allemagne, ils se rendent en Belgique et puis ils réussissent assez facilement à se
07:06fournir ce genre d'artifice ou par Internet.
07:09On le sait très bien, ils sont préparés à ça.
07:13C'est un mouvement qui a commencé au début de semaine, qui va encore durer dans le temps.
07:17Donc forcément, il y a des jeunes qui vont faire leur stock à l'étranger.
07:23Il y a des aérosols aussi.
07:24Alors ça, autant les mortiers d'artifice, c'est quelque chose qu'on voit depuis quelques années dans les manifestations
07:29et dans les mains des éléments les plus violents, notamment lors des émeutes de 2023.
07:33Ce phénomène, moi, il me surprend.
07:35C'est celui des aérosols.
07:36Oui, je parle de phénomène parce que c'est quelque chose qu'on retrouve beaucoup en images ces derniers jours,
07:41qu'il soit utilisé comme des lance-flammes.
07:43Et ça a été le cas à Marseille.
07:44D'ailleurs, il y a une enquête qui est en cours et c'est terrible.
07:46Cette jeune femme qui se fait vraiment enflammer le visage par cet individu cagoulé.
07:51Il y a le côté lance-flammes et puis il y a le fait de les jeter également dans des
07:56feux, sur des feux de poubelle ou sur des feux sur la voirie.
07:59Et ça fait des explosions qui sont extrêmement, là encore, spectaculaires, qui peuvent être très dangereuses.
08:04Est-ce qu'il y a le sentiment que vous êtes en train de vous faire dépasser par la violence
08:07de ces jeunes et les différents instruments qui sont utilisés ?
08:11Je voudrais, pendant que vous répondiez, que l'on voit, et c'est grâce à Amoré Bucco, notre confrère, qu
08:15'on a pu récupérer ces photos sur les réseaux sociaux,
08:18des différentes armes qui ont été interceptées, saisies, merci pour le mot, saisies par les autorités.
08:28Là encore, ça va du caillou à la machette.
08:32Tous les coups sont permis.
08:35Tout à fait, tous les coups sont permis.
08:37Le but étant de blesser un maximum de collègues en s'en rencontre.
08:43Plus on avance dans le temps, plus les manifestations sont violentes.
08:46Notamment, on sait aussi qu'ils sont mineurs, donc ils savent très bien que derrière, la justice sera un peu
08:52plus clémente envers leurs frais.
08:55Mais on se rend compte, effectivement, qu'ils n'ont peur de rien, qu'ils jettent des boules de pétanque,
08:59des cailloux, des aérosols.
09:01Les aérosols, c'est l'entend qu'on en a conscience.
09:04Quand on jette un aérosol dans le flou, forcément, on sait que ça va exploser.
09:07Que ce soit un déodorant ou carrément des bonbonnes de protéctif d'azote qu'ils utilisent pour justement se faire
09:14des ballons avant d'aller sur les manifestations.
09:17Donc, on se rend compte qu'ils ont vraiment une impunité et puis ils sont vraiment poussés aussi, comme j
09:22'ai dit précédemment, par certaines classes politiques.
09:25Ils se sentent un peu surpuissants et nous, derrière, on fait front.
09:31Ce n'est pas toujours facile, mais il y a de nombreuses interpellations qui ont eu lieu, notamment en Moselle,
09:36mais aussi en France.
09:38Mais maintenant, c'est vrai que nous, on subit. C'est clair.
09:43Il y a 5000 interpellations quasiment depuis le début de la semaine, rappelé le ministre de l'Intérieur hier au
09:48journal de 20h de TF1, je crois.
09:51Après, il faudra voir, bien sûr, la réponse de la justice, les déferments.
09:54Et là encore, la police que vous représentez risque d'être déçue. On peut l'imaginer.
09:59Est-ce que vous craignez le début de semaine qui arrive ? Dernière question.
10:02Lundi et mardi qu'est ce point d'orgue annoncé d'une mobilisation nationale ?
10:07Oui, on craint ce début de semaine.
10:09Alors, écoutez, les collègues, ils sont passés en Moselle, pour l'exemple de la Moselle, ils sont passés d'une
10:14visite du pape le week-end qui s'est passé super bien,
10:18bien déroulé dans un esprit de fraternité et d'amour.
10:22Et le mardi, ils sont déjà sur le front pour canaliser ces lycéens violents.
10:28Et bien sûr qu'on appréhende le début de semaine parce qu'on se demande jusqu'où ça va s
10:35'arrêter, quand est-ce que ça va s'arrêter.
10:36Je pense qu'avant les vacances scolaires, on aura du mal à les stopper.
10:42Maintenant, on sera toujours là pour faire front, même si actuellement on est en mouvement de protestation, au sein de
10:47la police également.
10:48On sera là pour tenir faire face.
10:51Merci Fabrice Mars, déléguée départementale du syndicat Unité en Moselle.
10:55Merci d'avoir réagi sur l'antenne de CNews.
10:57C'est vrai, Anne Coiffinier, que la transition, et on en a parlé en début de semaine, entre le passage
11:02du pape, cette espèce d'unité nationale de bienveillance à laquelle on a assisté,
11:06et ces émeutes dans les lycées, la transition est particulièrement violente.
11:10Que se passe-t-il en France depuis une semaine ? Qu'est-ce qui arrive à la France ?
11:14La conséquence de ce qu'on a préparé depuis 30 ans, tout simplement.
11:19La question, c'est plutôt pourquoi ça ne s'est pas passé plus tôt.
11:23Quand vous voyez l'état de dégradation de ce qui est enseigné, je parle de ce qui est enseigné, je
11:27ne parle pas du contexte, je ne parle pas du bâtiment, parce qu'il faut arrêter.
11:30Bien sûr, ils n'ont pas la clim, mais dans les EHPAD non plus, il n'y a pas la
11:33clim.
11:34Personne n'a la clim quasiment en France.
11:35Donc il faut arrêter d'avoir des demandes d'enfants gâtés.
11:38Le problème, il n'est pas là.
11:39Il y a d'autres problèmes qui sont réels, c'est-à-dire que Parcoursup, effectivement, ça ne va pas.
11:43Ce n'est pas normal que son avenir soit géré à coups d'algorithme.
11:46Ça ne va pas.
11:47Et c'est normal qu'il soit révolté contre ça.
11:50Il y a quelques raisons concrètes qu'il faut traiter.
11:52Je me permets, je suis désolé de vous interrompre, et de penser que ceux qui sont les plus violents, ceux
11:57qui tirent des mortiers, ceux qui s'attaquent à la police, ceux qui mettent des aérosols au visage de pauvres
12:02innocentes, ne sont même pas au courant de ce qu'est Parcoursup.
12:07Et n'en ont rien à faire, n'ont aucune revendication et sont juste dans un espèce de contexte ultra
12:13-violent qui est entretenu par un manque d'autorité et une perdition totale d'une certaine jeunesse.
12:18C'est un sentiment.
12:20Oui, je ne suis aucunement en train de justifier ce qu'ils font.
12:23Et les hommes politiques, les mouvements qui disent ce que vous faites est légitime, il faut vous rebeller, vous avez
12:31raison de rentrer dans un mouvement social, etc.
12:33C'est ça qui est complètement irresponsable.
12:36Donc je ne suis absolument pas en train de justifier leur action.
12:40Absolument pas.
12:41Simplement, il ne faut pas être étonné.
12:42Les gens qui sont étonnés, c'est des gens qui déplorent les conséquences de causes qu'ils ont chéries.
12:46Et il y en a plein les plateaux télévisés.
12:48Donc ce qu'on a aujourd'hui, c'est assez simple.
12:51On a une jeunesse qui voit bien qu'avec l'éducation qu'elle reçoit, elle n'ira nulle part.
12:56Elle sait très bien qu'elle ne va pas pouvoir s'intégrer dans le marché du travail.
12:59Elle sait très bien qu'elle ne va pas pouvoir vivre comme elle aspire.
13:01Et elle est suffisamment intelligente pour le percevoir.
13:03Donc à partir de là, c'est une force mobilisable pour n'importe quel mouvement social, pour n'importe quel
13:10mouvement d'insurrection.
13:11Et c'est pour ça.
13:12Donc il faut vraiment traiter la question de la formation de la jeunesse sérieusement.
13:16Sinon, on aura une population mobilisable pour faire le feu, comme on le voit.
13:21Et c'est capable de faire une véritable, comment dire, guerre civile en France.
13:24Ce ne sont que les prémices.
13:26Bien sûr.
13:26On va donner la parole aujourd'hui à ces Français qui n'en peuvent plus, à ces Français qui se
13:30lèvent tôt, comme on dit,
13:31et qui ne peuvent plus emmener leurs enfants à l'école, ou qui sont paralysés par les scènes auxquelles ils
13:36assistent lorsqu'ils vivent aux abords de ces lycées.
13:39Et puis, cette contestation qui n'en est pas une, finalement, qui est juste un prétexte, en effet, aux émeutes,
13:43à la violence, par exemple.
13:44Qu'est-ce qu'une boutique Lacoste à Mulhouse a à voir avec ces revendications hypothétiques d'un mouvement dont
13:53on n'entend absolument pas, justement, le discours ?
13:56Regardez cette séquence.
13:56Ça, c'était à Mulhouse hier.
14:27La bande-son, également, est terrifiante.
14:30C'est ce que je dis depuis 2-3 jours, c'est que quand on va, et on va revenir,
14:33évidemment, et on sera avec le procureur de Belfort,
14:35je le remercie d'être avec nous, on va revenir sur le lynchage de ce policier.
14:38Les images sont terribles, la bande-son, les presque tout autant, voire plus, cette espèce de plaisir, de jouissance, de
14:47violence ludique.
14:50Qui joue le rôle de l'adulte auprès de ces jeunes gens ?
14:53Plus beaucoup de monde, manifestement.
14:55Certainement pas les parents et, manifestement, les enseignants ont de plus en plus de difficultés à exercer leurs tâches.
15:00Mais, si vous voulez, ces images, elles viennent de loin.
15:03Parce que moi, je me souviens déjà, dans les années 90, il y avait eu une tentative de réforme des
15:07lycées, il me semble.
15:08Sous Lionel Jospin, qui était ministre de l'éducation nationale.
15:11Et on avait vu, déjà, commencer, à bas bruit, poindre ce type de phénomène, notamment à Paris, avec des manifestations
15:18qui s'en étaient prises.
15:19Place de la Nation, notamment.
15:19Place de la Nation et du côté de Montparnasse.
15:23Je vais vous faire une confidence.
15:24Vous étiez lycée à l'époque.
15:25Vous étiez lycée à l'époque.
15:26J'étais lycée proche de la Place de la Nation et j'étais dans la rue.
15:29Je vais vous dire, j'étais dans la rue parce que j'étais un jeune qui voyait une opportunité sur
15:34les cours.
15:35Mais ce que je vois, là, aujourd'hui, je n'y ai pas assisté dans les années 90.
15:39Pas du tout.
15:40Il y a eu quand même, il y a eu déjà...
15:41Il y avait des poubelles brûlées, mais il n'y avait pas de tiens de menti.
15:44Il y avait eu quelques magasins qui avaient été pris à partie.
15:46Mais si vous voulez, ça vient de loin.
15:47Ça veut dire qu'il y a une responsabilité, malgré tout, des responsables politiques, dans la dégradation de cette situation.
15:53Parce qu'ils n'ont pas voulu voir, malgré les signaux faibles ou moyens d'alerte qui existaient déjà sur
15:58la scène publique.
16:00Ensuite, moi, ce qui me frappe, si vous voulez, il y a un très bon article d'Olivier Vial dans
16:05la revue que je dirige.
16:07Je fais la publicité de la nouvelle revue politique où il explique l'intensité de la violence, notamment ces derniers
16:12jours.
16:13Et il dit, ce qui est très frappant dans ce qui se passe, vous avez ce qu'il appelle des
16:16primo-activistes.
16:17C'est-à-dire des jeunes qui, pour la première fois, rentrent dans ce type de mouvement qui sont extrêmement
16:22violents.
16:22Et ce qui surprend le plus, c'est qu'ils sont extrêmement entraînés au modus operandi qui consiste à mettre
16:28la pagaille pour aller très vite.
16:31Et encore, la pagaille, le mot est faible, me semble-t-il, pour caractériser ces scènes.
16:35Voilà. Donc ça, c'est quelque chose de nouveau et qui est en effet particulièrement préoccupant et inquiétant.
16:41Et derrière, finalement, les revendications qui sont d'ailleurs très parcellaires et pour certaines d'entre elles assez peu audibles.
16:46Je rejoins ce qu'a dit Anne. En l'occurrence, il y a bien évidemment une instrumentalisation politique d'un
16:51certain nombre de forces
16:52qui se saisissent de cette matière de la jeunesse pour décliner leur agenda politique.
16:57On va en parler justement de cette instrumentalisation à travers l'un des faits marquants, le fait marquant de la
17:02journée d'hier,
17:03avec ce policier lynché près du lycée Courbet de Belfort, policier lynché par plusieurs jeunes avant d'être passés à
17:09tabac.
17:10Et on va revoir l'image. Revoyons l'image et puis on l'entendra en séquence encore une fois,
17:14parce que j'ai vraiment le sentiment que les bandes sont des éléments de compréhension pour voir l'état d
17:19'esprit aussi de ces jeunes.
17:21Ce commandant de police, chef du renseignement territorial de Belfort, qui a interpellé un adolescent,
17:25notamment suspecté de tentative d'incendie. Revoyons cette séquence.
17:38Bonjour Paul-Edouard Lallois, merci beaucoup de prendre le temps de nous répondre.
17:42Vous êtes le producteur, le procureur, pardonnez-moi, de la République de Belfort.
17:48Avant de revenir sur les nouveaux éléments qui seraient à votre disposition,
17:51je voudrais qu'on réponde et qu'on tire le fil de cette instrumentalisation politique,
17:56puisque hier, certains sites sur les réseaux sociaux sont relayés et commentés par le député insoumis Antoine Léaumant.
18:03Et on va voir ce tweet reproche à ce policier, en tout cas donne des éléments de contexte qui sont
18:08les leurs.
18:09Et vous allez nous donner vos explications en disant que ce policier a été pris à partie par ces jeunes
18:14parce qu'il aurait, dans l'interpellation de ce premier jeune, tenté, ou en tout cas,
18:20ils auraient vu ce policier en train de noyer ce jeune dans la rivière auprès de laquelle il a été
18:26interpellé.
18:27Allo Laurent Nouniez, dit Antoine Léaumant, appelez au calme les hommes qui sont sous votre responsabilité.
18:31Cette intervention ne répond à aucune des règles du maintien de l'ordre, aucune.
18:35Et on voit ce site d'information qui dit que le policier aurait tenté de noyer le jeune.
18:41Qu'est-ce que vous pouvez nous dire sur ces accusations qui sont extrêmement graves
18:44et qui sont relayées par un élu de la République ?
18:47Je pense qu'il faut revenir à davantage de responsabilité, de sérénité.
18:52Je comprends que cette scène, qui est une scène d'une violence inouïe, fasse beaucoup l'objet de commentaires.
18:57Je pense que les commentaires de toute qualité doivent d'abord prendre la prudence nécessaire
19:02pour commander une scène sur laquelle ils n'étaient pas.
19:05Moi, je travaille avec nos enquêteurs de la police judiciaire du territoire de Belfort,
19:09de la division de la criminalité organisée spécialisée du Doubs,
19:12qui depuis hier, avec minutie, avec beaucoup de méticulosité, analyse chaque vidéo.
19:21Ce que je peux vous indiquer, c'est que les preuves dont je dispose,
19:25j'ai l'entièreté de la scène, c'est-à-dire ce qui se passe,
19:29la scène de chaos, de violences urbaines qui précèdent l'interpellation de cet individu
19:34identifié comme faisant partie du groupe de casseurs.
19:36Une interpellation qui se passe de manière difficile pour un officier de police
19:40qui se trouve à ce moment-là seul, dans des conditions difficiles,
19:44qui, je précise également, ce n'est pas souligné,
19:46mais vous avez des fonctionnaires de police qui sont tous armés.
19:49À aucun moment, il y a l'usage des armes à feu.
19:52Ce qui, je trouve remarquable, c'est qu'il est le signe du professionnalisme
19:55et du sang-croît des enquêteurs, des policiers qui sont sur le terrain
19:58et qui essuient les projectiles de manière incessante
20:02depuis plusieurs jours durant ces débordements.
20:05Et pour revenir précisément aux conditions difficiles de cette interpellation,
20:09ce commandant de police, effectivement, va profiter d'une zone
20:13la plus à l'abri possible de ce champ de bataille,
20:16parce que c'est véritablement un champ de bataille dont il s'agit,
20:18sur cette esplanade où il y a beaucoup de jets de projectiles,
20:21des tirs de mortier, un individu qui avait été identifié précisément
20:25comme ayant débuté un incendie, qui est donc une infraction
20:28qui fait encourir dix ans d'emprisonnement,
20:29et qui, alors qu'il se trouve lui-même au niveau de ce ruisseau,
20:34c'est un ruisseau, je tiens à le préciser,
20:35ce ruisseau, vous avez une hauteur d'eau,
20:37de quoi plonger une cheville, pas plus.
20:40C'est à cet endroit-là que l'individu est localisé,
20:44identifié formellement par ce commandant de police,
20:45qu'il va décider de procéder à son interpellation à cet endroit-là,
20:48parce qu'il estime que c'est l'endroit le plus sécurisant pour lui-même
20:52et pour autrui.
20:53L'individu, ne se laissant pas faire, va effectivement tomber dans l'eau,
20:57emmène avec lui d'ailleurs le commandant de police
20:59qui se trouve lui-même en partie immergé,
21:01en partie immergé encore une fois avec une hauteur de l'équivalent
21:04de quelques centimètres d'eau qui vont à peu près jusqu'à la cheville,
21:07et puis donc péniblement va arriver à le maîtriser proprement sur la berge.
21:11Là, on ne le commande pas et je ne vois pas moi circuler ces vidéos-là
21:14sur les réseaux sociaux, mais moi j'ai bien la vidéo
21:16où vous voyez l'individu qui est à plat ventre,
21:19qui est menotté sur la berge,
21:21proprement relevé par le commandant de police,
21:23qui ensuite va retraverser le ruisseau à pied avec l'individu devant lui
21:26et sera agressé quelques mètres plus tard,
21:29alors qu'il essaie de mettre à distance les d'autres agresseurs
21:32avec uniquement une gazeuse.
21:34Et je précise encore, pas d'usage par mafieux,
21:36alors qu'on est vraiment dans des conditions de violence urbaine intenses.
21:39On parle d'un officier de police qui fait parfaitement son métier
21:43et qui répond en tout cas à vous entendre tout à fait proportionnellement
21:46à la menace directe qui s'expose contre lui.
21:50Ce qui signifie donc qu'il y a une façon évidente
21:54de la part d'élus de la République de jeter de l'huile sur le feu,
21:58de créer de la difficulté autour de votre enquête,
22:00autour d'un sentiment d'injustice de la part de ces jeunes
22:04qui est donc développé par ces élus.
22:06Très franchement, M. le procureur, vous en voulez à ces élus
22:09qui jettent de l'huile sur le feu ?
22:11Je pense qu'encore une fois,
22:13toute personne qui exerce des responsabilités publiques
22:15devrait d'une part appeler au calme et à la responsabilité
22:18et surtout respecter l'indépendance de l'autorité judiciaire,
22:22l'indépendance des enquêteurs qui travaillent sous notre autorité
22:24et nous laisser faire notre travail.
22:26Je suis moi aux côtés de mes enquêteurs depuis hier,
22:29chaque instant, je prends quelques minutes de mon temps
22:31pour échanger avec vous,
22:33mais je suis aux côtés de nos enquêteurs
22:34pour mener des investigations de la manière la plus précise,
22:37la plus rigoureuse et la plus objective possible.
22:41C'est évidemment toujours difficile
22:42lorsqu'il y a cette pression médiatique importante
22:45et ces commentaires incessants de personnes
22:47qui n'étaient pas présentes,
22:49qui n'ont pas accès aux clés de l'enquête
22:50et donc c'est assez effectivement désagréable
22:52d'entendre des personnalités de tous bords,
22:55de toute sensibilité.
22:57Je pense que nos forces de l'ordre
22:58et l'autorité judiciaire que je représente
23:00a d'abord besoin de soutien dans les conditions difficiles
23:03dans lesquelles nous exerçons nos missions
23:05à l'heure actuelle
23:06pour pouvoir faire sereinement notre travail.
23:08Un dernier mot rapide,
23:09très factuel sur le statut de l'enquête
23:13à l'heure où l'on se parle.
23:14Je crois qu'hier vous avez évoqué
23:15une interpellation si je ne m'abuse.
23:17Est-ce que cette information a évolué ?
23:19Est-ce que des gardes à vue sont en cours ?
23:21Ce que je peux vous indiquer,
23:23c'est que le jeune homme
23:24qui avait été interpellé hier,
23:26sa garde à vue prend fin à la journée
23:27puisque les investigations à ce stade
23:29ne le mettent pas formellement en cause
23:31comme étant l'un des agresseurs
23:32de ce commandant de police.
23:33Il était présent,
23:34il a pu nous apporter un certain nombre d'éléments,
23:36il était en périphérie du groupe.
23:38Donc sa garde à vue a pris fin
23:39puisqu'aucune charge n'est en l'état
23:41objectivement retenue à ce stade
23:42contre ce jeune homme.
23:44En revanche,
23:45l'enquête avance bien
23:46puisque nous avons tort
23:47et déjà identifié plusieurs individus
23:49comme étant les agresseurs
23:51du commandant de police.
23:52Et donc, d'ici 24 ans,
23:54je serai en mesure d'annoncer
23:55des résultats assez propants
23:57sur l'avancée de cette enquête.
23:58Et on suivra attentivement
23:59ces résultats.
24:00Paul-Edouard Lallois,
24:01merci beaucoup
24:01au procureur de la République
24:02de Belfort et Montbéliard
24:03d'avoir pris le temps
24:03de nous répondre en direct
24:05sur CNews
24:05et d'apporter ces précisions
24:07notamment face aux accusations
24:09relayées par le député LFI
24:10Antoine Léomant.
24:11Très courte pause,
24:12on se retrouve,
24:13on continue de tirer le fil
24:14de ces émeutes,
24:15de ces violences
24:16aux abords des lycées
24:16depuis une semaine
24:17qui risquent de se poursuivre
24:18dès le début de la semaine
24:19qui arrive.
24:19A tout de suite.
24:22Un petit peu plus de midi et demi,
24:24la suite de 100% actus.
24:25Merci de nous rejoindre en direct
24:26sur CNews,
24:27toujours avec Anne Cofini,
24:28Arnaud Benedetti,
24:29Sarah Doraghi,
24:30Célia Barotte
24:30du service police-justice.
24:32Quelle réponse de l'État
24:34après cette semaine
24:36de violences inacceptables
24:37dans les rues de France
24:38devant nos établissements scolaires,
24:40ces agressions de représentants
24:41de l'autorité,
24:42qu'ils soient pompiers,
24:43membres du corps enseignant
24:44ou policiers
24:45à l'image de ce qui aurait pu
24:46être un drame.
24:47Parce qu'on est à ça,
24:48en fait,
24:48de la mort d'un gamin
24:49ou de la mort d'un représentant
24:50de l'autorité
24:51tant la violence est exacerbée.
24:54J'aurais juste qu'on entende
24:54avant de refaire un tour de plateau
24:56et puis de parler également
24:57du syndicat de la magistrature
24:58qui est clairement du côté
24:59des casseurs.
25:00Fabien Boguet
25:01du syndicat Alliance
25:02sur cette sauvagerie
25:03observée ces derniers jours.
25:05C'est un comportement
25:07totalement animal.
25:09C'est simple,
25:10c'est l'instinct de prédation,
25:12la chasse,
25:14le déferlement de violence
25:15et la mise à mort.
25:17Voilà.
25:18Il n'y a rien d'autre à dire.
25:19Ça n'est strictement que ça.
25:22Les mots,
25:23les gestes,
25:24tout conduit
25:26à cet instinct de prédation
25:28et ce comportement animal.
25:30Alors évidemment,
25:33certaines personnes vont nous dire
25:34ce sont des enfants.
25:35Oui,
25:36dans l'âge.
25:36Oui,
25:37effectivement.
25:38Oui,
25:38quand vous regardez,
25:39vous avez de fortes chances
25:40d'avoir entre 14 et 17 ans.
25:42Oui,
25:42des enfants.
25:43Voilà.
25:44Voilà le comportement
25:45de leurs enfants.
25:46Voilà le comportement
25:48et voilà ce qui se passe
25:49sur des forces de police.
25:50La police tue,
25:51voyez ?
25:52La police déchaîne,
25:54la sauvagerie policière
25:56selon M. Mélenchon.
25:57Voilà la sauvagerie policière.
25:59Et on se demande comment on fait
26:01pour répondre proportionnellement
26:02à de telles violences,
26:03tant encore une fois
26:04elle est exacerbée,
26:05désinhibée.
26:06Comment un policier peut rester policier,
26:08peut avoir envie de devenir policier
26:09quand on voit qu'on est capable
26:11de se faire chasser dans la rue
26:12comme ça,
26:13et vous n'avez pas la bande son,
26:14là c'est tu es là,
26:14Wesh, Wesh, Wesh,
26:16tu es là, tu es là, tu es là,
26:17Wesh, Wesh, Wesh,
26:17tu es là, tu es là, tu es là.
26:18Voilà ce qu'on entend par exemple
26:19sur cette vidéo présente.
26:22Vraiment c'est le monde
26:23à l'envers Julien.
26:24Parce que par exemple
26:24je prendrais l'exemple de l'Iran
26:27où les gardiens de la révolution,
26:28la police des mœurs
26:30tirent à l'arme lourde
26:31sur des manifestants désarmés,
26:33sur un peuple désarmé.
26:35Là on a exactement le contraire.
26:37C'est-à-dire que
26:39des policiers ont des armes
26:40mais n'ont pas le droit
26:41de s'en servir.
26:43Face à eux,
26:43des manifestants armés
26:47soit avec des mortiers
26:49soit avec des boules de pétanque.
26:50En fait,
26:51il y a un vrai problème de statut
26:53pour moi.
26:54On parle de lycéens,
26:55on parle de jeunes
26:56et on met tous ces jeunes-là
26:58dans le même panier.
26:59Pardon, mais à partir du moment
27:00où on enfile une cagoule,
27:02où on met sa capuche
27:04et qu'on a des boules de pétanque
27:06dans les poches
27:06et on va dans la rue
27:07pour en découdre,
27:08qu'on dit Wesh, Wesh,
27:09tu es là ou tu es là
27:10et on tombe sur un policier.
27:12Dans l'idée vraiment
27:13de tuer,
27:14de massacrer,
27:15de frapper
27:16cette violence physique-là
27:18en plus de ça.
27:20Ce n'est pas simplement,
27:21on n'a pas juste
27:22des panneaux et des pancartes.
27:24C'est-à-dire que
27:24quand on saccage
27:26des banques,
27:27on saccage
27:28des boutiques,
27:29elle est où la revendication
27:31étudiantine ?
27:31Il n'y a aucune revendication
27:33et il n'y a aucune revendication.
27:34Donc, quitter le statut
27:35de ces gens-là,
27:36faire quitter le statut
27:37de ces gens-là,
27:37ne plus les appeler étudiants
27:38ou jeunes,
27:39mais ce sont des criminels
27:41et doivent être jugés
27:42à hauteur de ce qu'ils font.
27:43On se demande évidemment
27:44depuis cinq jours
27:44le rapport entre
27:45certains actes de violence,
27:47entre tous les actes
27:47de violence
27:48et ces fameuses revendications.
27:50Par exemple,
27:51quel rapport y a-t-il
27:52entre les revendications
27:53de certains lycéens
27:54et le fait
27:54de cramer,
27:56de mettre le feu
27:57à un bus scolaire
27:58apparemment
27:58à Roussillon,
27:59en Isère.
27:59Regardez cette séquence,
28:00ça s'est passé hier.
28:33Il y a la conscience,
28:35inconscience absolue
28:35parce qu'ils se mettent
28:36aussi en danger.
28:37Le bus,
28:37il peut exploser.
28:38Je ne sais pas
28:40combien de temps
28:40ça peut prendre
28:41avant qu'un bus
28:42comme ça
28:42avec lequel on met le feu
28:43explose.
28:44Je ne sais pas
28:44s'ils ont fait attention
28:45à s'il y avait des passagers
28:46peut-être à l'intérieur
28:47qui attendaient.
28:49C'est insupportable à avoir.
28:51C'est d'une vacuité absolue.
28:53Et on se rend compte
28:55hier avec vous,
28:56Célia,
28:56que depuis une semaine,
28:57c'est le ministre de l'Intérieur
28:58qui nous a parlé
28:59de 5000 interpellations,
29:00ce qui était énorme.
29:015000 interpellations
29:02à la hauteur du pays
29:05sur les 4-5 derniers jours.
29:07Maintenant,
29:08on peut se poser
29:08évidemment la question
29:09de la réponse judiciaire
29:10parce que certains
29:10qui ont été interpellés
29:11sont déjà libérés.
29:12Oui,
29:12et puis c'est là
29:13avec ces images
29:14où on en prend conscience
29:15qu'eux-mêmes
29:16ne prennent pas la mesure
29:17du danger
29:17parce qu'ils peuvent
29:18se mettre eux-mêmes
29:20en danger.
29:21Concernant les exemples
29:22de réponse judiciaire,
29:24on le voit sur le profil,
29:25pour la plupart,
29:27ils ne sont pas connus
29:28de la justice,
29:29certains ne sont même
29:29pas lycéens,
29:30certains ne sont même
29:31pas des territoires
29:32sur lesquels
29:32ils sont venus
29:33commettre des actes
29:34de délinquance.
29:36Donc ils ont fait le voyage
29:37pour casser certains d'entre eux.
29:38Et puis plus le mouvement
29:39va durer,
29:40plus ça va donner des idées.
29:41Regardez dans telle ville,
29:42on peut faire ce que l'on veut,
29:44on peut brûler des bus,
29:45on peut brûler des lycées.
29:46Donc il y a cette envie,
29:48cet opportunisme
29:49qui attise.
29:51Pour les réponses judiciaires,
29:53par exemple,
29:53on a à Poissy,
29:54un lycéen
29:55qui a été jugé
29:56pour avoir porté
29:57une cagoule
29:57ou encore avoir sur lui
29:59un marteau brise-glace.
30:00Il a été condamné
30:01à 8 mois d'emprisonnement
30:02assorti d'un sursis probatoire.
30:04On a également
30:05à Péreux-sur-Marne
30:06pour un homme
30:08de 18 ans
30:09qui a été jugé
30:10pour des violences commises
30:11contre des policiers
30:12ou participation
30:13à un groupement
30:13en vue de commettre
30:14des dégradations.
30:15Le procureur
30:17ainsi que les juges
30:18ont suivi
30:20les réquisitions.
30:21Il a été condamné
30:22à 12 mois de prison
30:22dont 6 mois
30:23avec sursis
30:23sans mandat de dépôt
30:25avec la possibilité
30:25d'un aménagement
30:27sous la forme
30:27d'un bracelet électronique.
30:28On vulgarise pour les gens
30:28qui nous regardent.
30:29C'est-à-dire
30:29circuler,
30:30il n'y a rien à voir.
30:31Il est sorti de prison.
30:32Il est sorti
30:32après le prononcé
30:34du jugement.
30:34Crémlin,
30:35Bicêtre,
30:36encore là,
30:36on a deux hommes
30:37de 18 ans
30:38qui ont fait
30:39des tirs de mortier
30:40en direction
30:40de leur lycée.
30:41Leur procès
30:42sera renvoyé
30:42en novembre.
30:44Ils ont été placés
30:45sous contrôle judiciaire.
30:46Ou encore au Mans,
30:48un homme de 18 ans
30:49qui a jeté
30:49une bouteille
30:50et des pierres
30:51sur les forces de l'ordre
30:52avant de les insulter.
30:53Il a été condamné
30:54à six mois de prison
30:55avec sursis,
30:56à des dommages
30:57d'intérêt général
30:57et puis du travail aussi.
30:59Mais on est
31:00sur des profils
31:01de personnes
31:02qui sont bien évidemment
31:02ressorties libres
31:03du tribunal
31:04avec des peines
31:05bien symboliques
31:06et bien en dessous
31:07des réquisitions.
31:07Vous pouvez rentrer
31:08chez vous,
31:09communiquer sur les réseaux sociaux
31:10que vous avez fait
31:11votre petite garde à vue
31:12et que vous êtes ressortie libre.
31:13Vous deviendrez
31:13à bon prix
31:15le héros du quartier
31:16parce que vous avez
31:17lancé des projectiles
31:18sur des policiers
31:19ou mis à sac
31:20des mobiliers urbains.
31:22Et désormais,
31:23vous êtes la star
31:24des réseaux ?
31:25Oui, Arnaud ?
31:25Non, il y a un élément
31:26qui est tout à fait nouveau
31:26dans ce qui est en train
31:27de se passer,
31:28c'est le rôle de l'image.
31:29C'est-à-dire qu'en fait,
31:30l'image devient un moyen
31:31pour eux de se valoriser
31:32par rapport à leurs camarades
31:34et par rapport
31:34à leur communauté.
31:35Donc ça amplifie
31:37et ça désinhibe.
31:38Et le but de la violence
31:39dans certains cas
31:40est d'être filmé.
31:41Oui, oui, tout à fait.
31:42Alors il y a ceux
31:42qui le font pour des raisons politiques,
31:44ceux qui le font
31:44pour des raisons ludiques,
31:45ceux qui le font
31:46pour des raisons crapuleuses
31:47pour aller voler et piller.
31:48Donc il y a différentes
31:49et différentes motivations
31:50comme dans toute foule
31:51qui se trouve
31:53dans ce type de situation.
31:54Mais le rôle de l'image,
31:55à mon avis,
31:56en effet,
31:56il y a un côté mimétique
31:57derrière tout cela
31:58qui amplifie le phénomène
32:02et qui le rend encore plus violent
32:03parce qu'il y a une concurrence
32:04des violences
32:04à travers l'image.
32:05Exactement.
32:06C'est un concours
32:07de violence ludique.
32:08C'est un jeu.
32:09Exactement.
32:09Et par-dessus le marché,
32:10ce communiqué lunaire,
32:12donc hier,
32:12publié par le syndicat
32:13de la magistrature
32:15qui représente quand même
32:16un tiers des magistrats
32:17syndiqués du pays,
32:17qui est le syndicat
32:19principal.
32:20Le deuxième.
32:20Le deuxième syndicat,
32:21en tout cas,
32:22c'est un tiers des magistrats
32:23qui appelle à cesser
32:25de réprimer la jeunesse.
32:28On lit une partie
32:29du communiqué.
32:29Face à cette colère légitime,
32:31le gouvernement a fait le choix
32:32d'une réponse brutale.
32:33Sans surprise,
32:34la stratégie de maintien
32:35de l'ordre
32:35n'a pas été adaptée
32:36à la particulière vulnérabilité.
32:38Ah ben oui,
32:38ils ont l'air tellement vulnérables
32:39de ce mouvement
32:40composé essentiellement d'enfants.
32:42Au contraire,
32:43l'ensemble des outils
32:44répressifs habituels
32:45est mobilisé.
32:47Oui,
32:47on en a dit un petit mot
32:49avant la pause
32:50et je crois que c'est
32:51Arnaud Benetti
32:51qui a eu cette formule.
32:52En effet,
32:53le syndicat de la magistrature
32:54ne nous déçoit jamais.
32:55Il est toujours là
32:56où on l'attend.
32:57Un mot là-dessus ?
32:59Anne,
32:59ça me paraît quand même problématique
33:01parce que soit on considère
33:02que ce sont des enfants
33:03et donc des enfants,
33:04je suis désolée,
33:05mais ça ne fait pas la grève,
33:06ça ne manifeste pas,
33:07ça ne casse pas,
33:08ce n'est pas dans la rue.
33:09Voilà.
33:09Dans ce cas-là,
33:10j'ai envie de dire,
33:11on arrête de...
33:12Certes,
33:13il faut les consulter
33:13dans le cadre
33:14d'instances lycéennes
33:16sur des points précis,
33:17mais on arrête
33:18de les prendre
33:18pour des adultes.
33:19Les enfants,
33:19ils sont sous la responsabilité
33:20d'adultes,
33:21à commencer par leurs parents.
33:22Bien sûr.
33:22Soit on considère
33:23que ce sont des adultes
33:24et pourquoi pas,
33:25mais dans ce cas-là,
33:26il faut être cohérent,
33:27il faut la fin
33:28de l'excuse de minorité,
33:29il faut les traiter
33:30comme des adultes
33:31et les prendre au sérieux.
33:32Et là,
33:32ce qui est très impressionnant,
33:33c'est qu'on est face
33:34à une sorte de gamification
33:35de la violence.
33:36C'est marrant,
33:37ils se marrent,
33:38ils tuent,
33:39ils flambent les gens,
33:40ils font cramer les visages.
33:42Il y a beaucoup d'actes
33:43anti-femmes,
33:43on n'en parle pas assez,
33:44mais comme par hasard,
33:45qui c'est qui course ?
33:46Ils coursent une policière.
33:47Il y a des actes antisémites,
33:54et donc dans tous ces actes-là,
33:56eh bien,
33:56ce n'est pas grave,
33:57c'est drôle.
33:58Et on est arrivé
33:59à une sorte de violence festive
34:02et cette violence,
34:03les réjouit
34:04et sur les réseaux sociaux,
34:06ça fleurit partout.
34:07C'est-à-dire que c'est
34:08tout à fait excitant,
34:10en réalité,
34:10de mettre le feu à quelqu'un.
34:13Donc,
34:13on n'est plus du tout
34:14dans du politique,
34:15on n'est plus du tout
34:15dans quelque chose
34:16qui peut avoir
34:16une certaine forme
34:17d'utilité sociale.
34:18C'est de la sauvagerie,
34:18pardon,
34:18mais je ne vois pas
34:19d'autre mot.
34:19C'est vraiment une sorte
34:20de manière
34:22primaire
34:22de revenir
34:23à cet état des enfants.
34:24Vous savez,
34:24dans le premier âge
34:25de la vie,
34:27quasiment le premier âge,
34:28c'est l'âge
34:28où on aime détruire.
34:29On fait un château fort,
34:30on le détruit.
34:31On détruit le château sable,
34:32on détruit les légaux,
34:33etc.
34:33On en est là.
34:33On a l'impression
34:34qu'ils en sont là.
34:35Ils en sont à ce plaisir de base
34:37qui est le plaisir
34:38de la destruction.
34:39Et c'est de la réglation totale.
34:40Ils sont en train
34:41de détruire leur avenir.
34:42Et ils sont en train
34:43de détruire la France.
34:44Parce qu'il faut quand même
34:45rappeler que dans tous ces gens-là,
34:46ils ne se projettent pas
34:48du tout
34:49comme des citoyens responsables
34:50qui vont devoir payer.
34:51Parce que tout ça,
34:52il va falloir que des gens paient.
34:53Et quand vous avez
34:55un syndicat important
34:57de la magistrature
34:59qui préfère prendre
35:00la défense des émeutiers,
35:01vous dites qu'évidemment
35:02qu'on marche sur la tête
35:03et que ce changement
35:04de logiciel voulu
35:06par bon nombre de Français
35:07sondage après sondage,
35:08il n'est pas prêt d'arriver.
35:09Sarah, je vous entends tout de suite.
35:11Je voudrais juste qu'on écoute
35:11Gilbert Collard
35:12qui a été interrogé
35:13sur ce sujet ce matin
35:14et vous reprenez.
35:16C'est magistrats du syndicat
35:18lesquels vont faire la fête
35:20à la fête de l'humanité.
35:22Ce qui en dit long quand même
35:23du point de vue
35:24des manquements à la neutralité.
35:25Ces magistrats vont être amenés
35:26à juger ces émeutiers
35:29et peut-être même à juger
35:31des policiers
35:33à qui on reprocherait
35:34des, entre guillemets,
35:36excès de violence
35:37dans la répression
35:38de ces gamins destructeurs.
35:41Donc tout est vicié.
35:44On sait qu'on a
35:46des magistrats
35:48qui ont un préjugé affiché
35:52en faveur des émeutiers.
35:54Ça veut dire que
35:55quelque chose
35:56de fou
35:58est entré maintenant
35:59dans la société
36:00et qu'on va vers le chaos.
36:03Et ce genre de communiqué,
36:04je peux dire
36:04qu'il fait mal à nos élus.
36:05Il fait mal,
36:06notamment au maire de Metz.
36:07On a ouvert l'émission
36:09avec ce lycée de Metz
36:10qui est quasiment
36:12intégralement brûlé
36:13après que des émeutiers
36:14ont mis l'incendie
36:15à une voiture
36:15qui était dans la cour.
36:17Écoutez,
36:17ce que répond le maire de Metz
36:18à ce syndicat de la magistrature.
36:20On ne joue pas
36:21dans le même camp
36:21de toute évidence ?
36:22Non plus.
36:24Le syndicat d'administrature,
36:26c'est une organisation
36:29de magistrats
36:31d'une idéologie revendiquée
36:33et qui prennent très souvent
36:34le parti des délinquants
36:35contre celui de la police
36:38ou contre les élus.
36:40Depuis tant d'années,
36:43le syndicat d'administrature
36:44puisse revendiquer
36:46une application différente
36:48de la loi
36:49que la volonté du législateur.
36:50C'était déjà le cas
36:52quand ils annonçaient même
36:53qu'ils n'appliqueraient pas
36:54la loi sur les peines planchées
36:58par exemple.
36:59Voilà.
36:59Donc c'est là,
37:00c'est la position
37:01du syndicat d'administrature.
37:03Il y a une fraction
37:03de la magistrature
37:06qui est politisée
37:08à l'extrême gauche
37:09et de façon revendiquée.
37:12Et puis derrière,
37:13vous allez entendre
37:13des magistrats
37:14qui vont s'étonner
37:14de cette fracture abyssale
37:16désormais
37:17que peuvent ressentir
37:19les Français
37:19avec leur justice.
37:20C'est le cabinet d'avocats
37:22en fait des délinquants.
37:23C'est la salle de sport
37:24de l'extrême gauche.
37:25Donc on aimerait
37:27les entendre
37:27avec autant d'empathie
37:29et de bienveillance
37:30aussi pour les forces de l'ordre
37:32qui se font tabasser.
37:35Et ça, c'est terrible.
37:37Vous aviez raison Arnaud,
37:37vous parliez de l'image
37:38tout à l'heure.
37:39Il faut quand même rappeler
37:41à nos téléspectateurs
37:42s'ils ont des ados, etc.
37:44Méfiez-vous
37:44qu'ils se méfient
37:45et qu'ils leur apprennent
37:45à se méfier du Zoom.
37:47Vous savez,
37:48c'est très dangereux.
37:49Le montage,
37:49le pouvoir dévastateur
37:52parfois d'un montage
37:53quand on raccourcit
37:54une image
37:56qui peut raconter
37:58une vérité
37:58en cinq minutes
37:59mais raccourcissez
38:00l'image de deux minutes
38:02et vous racontera
38:03une autre histoire.
38:04Et ça,
38:04ils ont une maîtrise.
38:07ces jeunes-là,
38:08ça s'appelle les jeunes,
38:09mais enfin,
38:10ces casseurs-là,
38:11ces délinquants-là,
38:12et vous avez raison Arnaud,
38:13ils font,
38:14ça a commencé
38:14les challenges
38:15sur les réseaux sociaux
38:17avec le bucket challenge,
38:18etc.
38:18On mettait un seau de glace
38:19sur sa tête
38:20ou de l'eau
38:20pour soutenir une cause.
38:22Ce n'est plus le même challenge.
38:23Et maintenant,
38:25c'est à qui va
38:26le plus loin possible
38:27dans les crimes et délits.
38:29Et dans les crimes et délits,
38:30je pense,
38:31dans cette liste-là,
38:31il faudrait rajouter une chose
38:32et je terminerai avec ça,
38:34c'est que ces jeunes-là
38:36cassent,
38:37tuent,
38:38violentes,
38:38mais volent aussi.
38:40Et le vol,
38:40c'est le vol
38:42des revendications
38:43saines et justes
38:45de certains de ces étudiants
38:46parce que c'est vrai
38:48qu'il y a des manques
38:48de professeurs,
38:49qu'il y a une surpopulation
38:50dans les classes.
38:51Ce sont des vrais
38:52des saines revendications.
38:54Ces jeunes-là
38:55sont volés,
38:56pillés par ces casseurs-là.
38:57En bas à droite,
38:58c'est l'image d'hier soir
38:59du lycée qui brûle
39:00et au centre de l'écran,
39:01c'est le résultat ce matin.
39:02Voilà à quoi ressemble
39:04le collège Rabelais
39:05de Metz ce matin
39:06après que des gamins
39:09esservelés
39:10aient décidé
39:10qu'il fallait brûler
39:12des voitures
39:12et mettre le feu
39:13à ce lycée.
39:14Quel réarmement pénal
39:15Anne Cofinier
39:16quand vous voyez
39:17ces images d'un côté
39:18et un syndicat
39:19de la magistrature
39:20qui, je le rappelle,
39:21et je parle sous le contrôle
39:22de Célia
39:22qui est un autre spécialiste
39:23pour les justices
39:24qui est dans une idéologie
39:26de l'alternative
39:27à la prison,
39:28qui est contre
39:28les courtes peines
39:29et qui est toujours
39:31dans la victimisation
39:31bien sûr
39:32des délinquants.
39:34Ça pose la question
39:35de la pertinence
39:36d'avoir une syndicalisation
39:37possible
39:38quand on est
39:40magistrat.
39:40moi ça me paraît
39:42vraiment très problématique.
39:43Regardez la nature
39:44du communiqué
39:44par exemple
39:45ils disent
39:45sans surprise
39:46le gouvernement
39:47fait telle ou telle chose.
39:48Donc on voit
39:48qu'ils sont déjà
39:49dans une idéologie
39:50où bien sûr
39:51le gouvernement a tort
39:52bien sûr
39:52la police tue
39:53bien sûr
39:54donc eux
39:54ils sont les gardiens
39:55entre guillemets
39:56d'une sorte
39:57de bienveillance
39:59de la société
39:59d'une sorte de
40:01je ne sais pas
40:01comment appeler ça
40:03en réalité
40:03ils sont les gardiens
40:05d'impunité.
40:06Si seulement la police
40:07et la justice
40:07marchaient main dans la main
40:08dans ce pays
40:10peut-être qu'on commencerait
40:11à voir le bout du tunnel
40:12mais on n'en est pas encore.
40:14Non mais ils sont surtout
40:15les gardiens d'une idéologie
40:16qui est quand même
40:16une idéologie insurrectionnelle
40:18en l'occurrence
40:18parce qu'à ce qu'on assiste
40:20quand même aujourd'hui
40:21depuis maintenant
40:22plusieurs heures
40:23c'est qu'on le veuille ou non
40:24il y a
40:25alors elle n'est pas totale
40:26l'instrumentalisation
40:27parce que c'est toujours
40:28beaucoup plus compliqué
40:29que l'apparence
40:30mais il y a quand même
40:31une instrumentalisation politique
40:32il y a des gens
40:33qui veulent conflictualiser
40:34au maximum
40:35aujourd'hui
40:36les tensions
40:36de la société française
40:37et qui se servent
40:38de n'importe quel mouvement social
40:39pour y parvenir.
40:40Le mouvement social
40:40est un levier
40:41un outil pour ces gens-là
40:42et le syndicat
40:44de la magistrature
40:45est j'allais dire
40:46un acteur organique
40:47qui est très proche
40:49de la France insoumise
40:50il faut quand même
40:50aujourd'hui
40:51dire les choses
40:51telles qu'elles sont
40:52sur le plan idéologique
40:54qui se font les relais
40:55de la France insoumise
40:58et des principaux mots d'ordre
40:59de la France insoumise
41:00il suffit de lire
41:00leur communiqué.
41:02Une dernière thématique
41:03avant de vous donner rendez-vous
41:04à 15h pour la suite
41:06de 100% politique
41:07ce sondage CSA
41:07pour CNews Europe 1
41:08et le JDD
41:09cette question
41:09faut-il faire
41:10payer aux parents
41:11bien sûr
41:11c'est au cœur des discussions
41:12ces derniers jours
41:13les dégâts causés
41:14par les enfants mineurs
41:15en marge de ces blocages
41:16de lycées
41:1681% des français
41:18nous disent oui
41:19ça fait largement consensus
41:20on verra même
41:21que parmi toutes les proximités
41:22politiques
41:23c'est le cas également
41:2394% à droite
41:2584% pour la majorité présidentielle
41:2766% à gauche
41:28c'est même 71% des français
41:30proches du PS
41:31qui y sont favorables
41:33on sait évidemment
41:34que 90% des personnes
41:35interpellées
41:36pour violences
41:37sont mineures
41:38faut-il faire payer
41:39les parents d'un accord
41:40est-ce que c'est possible
41:41Anne Cofini
41:42experte en éducation
41:43je le rappelle
41:44on sait déjà
41:45que c'est pas ce qui va se passer
41:47en France
41:48on a déjà
41:4850% des citoyens
41:50qui ne paient pas d'impôts
41:51ça pose déjà
41:52un sacré problème
41:53parce que si
41:54ceux qui cassent
41:54par exemple
41:55sont ceux qui ne paient pas d'impôts
41:56à la limite
41:56les autres paient leurs factures
41:57donc il y a un moment
41:59où il faut qu'on soit
41:59tous solidaires
42:00y compris fiscalement
42:02et ça c'est
42:03c'est quand même
42:03une grosse réforme
42:04à mettre en place
42:05donc évidemment
42:06qu'il faut que les parents
42:07soient tenus
42:08responsables de leurs enfants
42:09mais il faut aussi
42:10que l'école publique
42:11arrête de délégitimer
42:12les parents
42:13parce que
42:13on joue un sale rôle
42:15on joue un jeu
42:16qui est irresponsable
42:17c'est-à-dire d'un côté
42:17on dit
42:18ah ben les parents
42:19vous comprenez
42:19non non
42:20pour l'éducation sexuelle
42:21vous n'y pouvez rien
42:22pour telle ou telle question
42:23vous n'y pouvez rien
42:24pour en fait
42:25vous êtes à mettre de côté
42:26et l'état c'est mieux que vous
42:27donc les parents
42:28sont fragilisés
42:29délégitimés
42:30et après on va les chercher
42:31en leur disant
42:31c'est vous les responsables
42:32c'est vous qui avez payé l'addition
42:33donc là aussi
42:34il faut prendre une décision
42:35la décision c'est
42:36soit on est vraiment
42:37dans une logique
42:38où pour sauver les enfants
42:39il faut marcher
42:40main dans la main
42:40avec les parents
42:41et dans ce cas là
42:41il faut les renforcer
42:42il faut arrêter de les dégitimer
42:44ces enfants
42:44ces gamins
42:45qui tirent des mortiers
42:47sur la police
42:48qui ont du mal
42:49à s'exprimer
42:50dans un français correct
42:51qui n'ont la violence
42:52que pour seul moyen d'expression
42:53est-ce qu'on peut encore
42:54les rattraper ?
42:55ça dépend pour quoi faire
42:56si c'est pour entrer
42:56à Norma Sup
42:57ça paraît compromis
42:58maintenant
42:59si c'est pour se remettre
43:00au travail correctement
43:01pour être dans notre société
43:02pour être acteur
43:03de notre société
43:04tout simplement
43:04moi je pense que c'est faisable
43:06mais c'est faisable
43:06par une extrême fermeté
43:08est-ce que la France
43:09est capable
43:09de cette fermeté là
43:10ça serait quand même
43:11une conversion majeure
43:12on s'est laissé complètement
43:14je sais pas
43:15embrouiller l'esprit
43:17culpabiliser
43:17l'impunité est devenue
43:19la chose qui nous paraît naturelle
43:20mais l'impunité
43:21est immorale
43:22l'impunité
43:23elle dessert toujours
43:23les plus fragiles
43:24les plus pauvres
43:25ceux qui veulent travailler
43:26la jeune femme
43:27qui s'est fait
43:28brûler le visage
43:29c'est une jeune femme
43:30qui voulait préserver
43:32les choses
43:34éviter les dégradations
43:35je crois qu'elle voulait
43:36éviter la casse
43:37d'un abribus
43:37voilà tout simplement
43:38c'est quelqu'un
43:39c'est un citoyen responsable
43:40et elle
43:41elle a été
43:42d'une part
43:43aspergée
43:44et puis ensuite
43:45comment dire
43:46brûlée
43:47il y avait aussi
43:48un professeur de physique
43:49qui a voulu éviter
43:50tout simplement
43:50qu'un arbre brûle
43:51il a été
43:52aspergé d'essence
43:53mais vous imaginez
43:54ce que c'est
43:54que d'asperger d'essence
43:55un professeur
43:56à proximité d'un feu
43:58donc la seule solution
44:00c'est quitter
44:00l'impunité
44:01ça va mal finir
44:01il faut quitter
44:02l'impunité
44:03et c'est la meilleure chose
44:04qu'on puisse faire
44:04pour notre pays
44:05et pour cette jeunesse
44:06on ne lui rend pas service
44:07sur la responsabilité parentale
44:08Sarah
44:08j'ai noté hier
44:10ne serait-ce qu'un feu tricolore
44:11un feu tricolore
44:12qui est arraché
44:13c'est 11 000 euros
44:1411 000 euros
44:14pour le faire remplacer
44:16et là ça se chiffre
44:17donc selon les différentes régions
44:19concernées
44:19à des millions
44:19et des millions d'euros
44:20il va falloir que les parents
44:21prennent leur responsabilité
44:23absolument
44:23moi je pense
44:24qu'il y a une discussion
44:27obligatoire
44:28avec les parents
44:29l'école
44:29peut-être une réunion
44:31obligatoire
44:32je ne sais pas moi
44:33une fois par semaine
44:33une fois par mois
44:34il est impossible
44:35aujourd'hui
44:36de mettre à l'écart
44:37comme vous disiez Anne
44:38les parents
44:39et puis aller les chercher
44:40au dernier moment
44:41là aujourd'hui
44:42on a besoin
44:43premièrement
44:44de responsabiliser
44:46les parents
44:46deuxièmement
44:47pardon
44:48mais si on ne peut pas
44:49mettre des gamins
44:51qui balancent
44:52sur des citoyens
44:54des boules de pétanque
44:55et qu'ils leur tirent dessus
44:57avec des tirs de mortier
44:58si on ne peut pas
44:59les mettre en prison
45:00est-ce qu'on peut déjà
45:01aller jusqu'au sursis
45:02je trouve ça très bien
45:03c'est-à-dire la deuxième fois
45:04tirer en taule
45:04déjà si on peut mettre ça
45:06rendre ça automatique
45:08on aurait peut-être
45:09moins de casseurs
45:10qui se faufilent
45:11quand on voit l'état d'esprit
45:12de certains magistrats
45:13comme dit précédemment
45:15je veux dire
45:16ce bus
45:16le bus là
45:17certainement
45:18je ne sais pas
45:18c'est un bus de la région
45:19c'est écrit dessus
45:20donc c'est un bus
45:20qui transporte des élèves
45:21qui peut permettre
45:22des sorties scolaires
45:23je veux dire
45:23ils brûlent
45:25oui Sarah
45:26oui une dernière chose
45:27il faut responsabiliser
45:29les parents
45:29mais pas que
45:30pardon
45:30mais quand vous avez
45:31des élus de la république
45:32je pense à l'élu
45:34la conseillère municipale
45:36de Saint-Prié
45:37qui est dans l'opposition
45:37qui se dit insoumise
45:38qui fait un live TikTok
45:40pour dire aux gamins
45:42mettez des cagoules
45:43mettez des capuches
45:47pour qu'on ne reconnaisse pas
45:48quand vous allez casser
45:49elle
45:50oui
45:50et on l'entendra
45:51tout à l'heure
45:51restez avec nous
45:52on va se retrouver
45:55Enquête d'esprit
45:55est à suivre
45:57sur CNews
45:57et puis on se retrouvera
45:58à 15h
45:59on entendra
45:59cette déclaration
46:00en effet
46:01face à Michel Onfray
46:02est à suivre
46:03pardonnez-moi
46:04Michel Onfray
46:05face à Laurence Ferrari
46:06dans une poignée de secondes
46:07sur CNews
46:07merci à tous les trois
46:08à cette première heure
46:09ensemble
46:10Abibam Guizou
46:11Maxime Lavandie
46:11ont préparé l'émission
46:13je vous dis donc
46:13rendez-vous à 15h
46:14pour la suite
46:14de 100% Actu
46:16face à Michel Onfray
46:17tout de suite
46:18C'est parti.

Recommandations