- il y a 3 heures
Jack L'Eventreur, un nom qui porte à lui seul toute la légende du crime. A Londres, un homme qui arpente l'obscurité des ruelles obscures et brumeuses. Il tue et découpe des femmes. Un solitaire dont personne n'a jamais vu le visage. Il pourrait être médecin tant il sait manier le scalpel, mais certains le voient en aristocrate, membre de la couronne d'Angleterre.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:00Bonjour.
00:0214h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Jacques Léventreur s'acharnait sur ses victimes, les vidants de leurs entrailles.
00:10Mais si Jacques Léventreur a pris place dans les légendes populaires du crime,
00:14et il demeure toujours un siècle après,
00:16c'est qu'en un seul automne, il avait frappé cinq fois avant de disparaître,
00:21sans que l'on sache qui il était.
00:23Bonjour. Jacques Léventreur.
00:26Un nom qui porte à lui tout seul la légende du crime.
00:29A Londres, un homme qui arpente l'obscurité dans des ruelles obscures et brumeuses.
00:34Il tue et découpe des femmes.
00:37Un solitaire dont personne n'a jamais vu le visage, ce pourrait être un médecin.
00:41Mais certains le voient en aristocrate, membre de la couronne d'Angleterre.
00:47Et si l'ADN avait donné son nom ?
00:51Jacques Léventreur, les lettres de sang de Whitechapel, l'heure du crime,
00:55la seule émission radio 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
01:04Vendredi 31 août 1888, 3h45 du matin,
01:09le dénommé Charles Cross tire sa petite charrette dans les ruelles de Whitechapel.
01:14Quartier populaire, pauvre, malfamé, est noyé cette nuit-là dans l'épais brouillard de la capitale anglaise, le smog.
01:22Le charretier s'engage dans Bucks Row, un passage plongé dans l'obscurité.
01:28Il aperçoit une forme humaine, couchée sur le pavé.
01:31C'est une femme, couverte de sang.
01:34Elle est blessée, sa jupe est relevée jusqu'au ventre.
01:37Si le visage et les mains sont glacées, les jambes sont encore chaudes.
01:42Charles Cross rabaisse la jupe de la malheureuse et appelle un policier qui fait sa ronde.
01:48L'agent O'Neill éclaire la femme de sa lanterne et sursaute.
01:53La victime a été égorgée tellement profondément que sa tête pourrait presque se détacher.
01:59Elle a été tuée il y a à peine une demi-heure.
02:02Le docteur Rhys, l'ouvline, fait porter le corps à la morgue.
02:07Le médecin relève plusieurs blessures, essentiellement à la gorge, à l'abdomen.
02:12Le cou a été coupé en deux fois.
02:15Le tueur est un gaucher, il s'est acharné.
02:17Il a utilisé un couteau à longue lame.
02:20Fait curieux, la victime n'a pas été dépouillée de ces quelques shillings.
02:25Elle porte encore sur elle un peigne, un petit miroir cassé et un mouchoir.
02:30Elle n'a pas été violée.
02:32Sa tenue est des plus modestes.
02:34L'enquête pour l'identifier prend deux jours.
02:37Il s'agit de Marie-Anne Nichols, alias Polly Nichols.
02:4243 ans, mère de 5 enfants, ils ont tous quitté le foyer.
02:47C'est une prostituée occasionnelle.
02:49Elle cherchait un asile de nuit pour pouvoir dormir,
02:51mais comme elle ne pouvait pas payer son lit, le gardien l'a chassée.
02:55La police n'a ni témoin, ni indice.
02:59Elle n'imagine pas que Polly Nichols sera à jamais la première victime attribuée à l'éventreur de Whitechapel,
03:08Jack l'éventreur.
03:10Samedi 8 septembre 1888, huit jours après le meurtre de Polly Nichols,
03:18le corps d'une marchande d'allumettes et de fleurs est retrouvé à 5h50 du matin dans une arrière-cour au 29 Hanbury Street.
03:27Annie Chapman, 47 ans, se prostituée elle aussi.
03:32Une femme fragile, sans le sou, dévastée par l'alcool et la tuberculose.
03:37Elle aussi a été frappée avec une arme blanche, même si cette fois, elle a été comme disséquée.
03:44Un mouchoir a été noué autour de la gorge, qui a été découpé sur toute la circonférence,
03:50comme si le meurtrier aurait cherché à décapiter la malheureuse.
03:54La robe est remontée, les parties intimes ont disparu.
03:59Un rein a également été enlevé.
04:02Des organes ont été déposés près du visage balafré.
04:07Le légiste, le docteur George Baxter Phillips, est troublé par ces incisions.
04:13Il note qu'elles n'ont pas été faites avec un tranchant de type baïonnette,
04:17mais plutôt avec un outil médical, justement utilisé pour les autopsies,
04:21selon le docteur Phillips, le tueur pourrait avoir des connaissances anatomiques.
04:27Il a fallu de longues minutes pour effectuer ces découpes.
04:31De toute évidence, l'assassin a pris tous les risques.
04:34Il a tué autour de 4h, 4h30 du matin, alors que de nombreux ouvriers partaient au travail.
04:41Cette fois, une habitante a vu la victime, discuté avec un homme,
04:45mais il était hélas de dos.
04:48Elle le décrit comme un individu brun, un chapeau de chasse marron,
04:52une redingote sombre, la quarantaine environ.
04:58La police a la conviction d'avoir affaire à un maniaque
05:01qui a jeté son dévolu sur l'un des quartiers les plus déshérités,
05:06les plus dangereux de Londres, pour éviter un accès de colère.
05:10Le corps de la deuxième victime a été discrètement emporté dans un corbillard.
05:15Sans succès, la rumeur s'empare de Whitechapel.
05:19Il se dit qu'aucun anglais n'est capable de telles atrocités.
05:22Tous les regards se portent alors sur les étrangers qui habitent le quartier,
05:26et notamment les juifs.
05:28L'un d'eux est surnommé le tablier de cuir.
05:31Il a volé et menacé des prostituées avec un couteau.
05:35Le journal The Star le décrit comme un fourreur juif, 40 ans,
05:40chapeau noir et petite moustache.
05:42L'individu est arrêté, mais il est relâché.
05:45Idem pour un bottier qui se sert de couteau à longue lame, il a un alibi.
05:49La presse commence à faire ses choux gras de l'affaire,
05:52quitte à en rajouter, à basculer dans le spectaculaire.
05:56On parle d'un médecin sadique qui enterait Whitechapel pour assouvir ses fantasmes.
06:01Le 25 septembre 1888, une lettre parvient à la centrale de presse britannique.
06:07« Dire boss, cher patron », est-il écrit à l'encre rouge.
06:12Je continue d'entendre que la police m'a attrapé, mais ils ne vont pas m'arrêter de si tôt.
06:18Beau travail que mon dernier boulot.
06:21Je n'ai pas laissé à la femme le temps de cuiner.
06:24Pendant que les crimes font les beaux jours de la presse populaire,
06:27« L'enquête piétine », indique le correspondant.
06:31Il ajoute, « Mon couteau est si beau et si acéré que je veux me remettre au travail si j'en ai la chance. »
06:38Signé, Jack the Ripper, Jack l'éventreur.
06:42Et voilà donc, dans cette heure du crime, les premières victimes de l'éventreur dans ce Londres misérable de la fin du 19e siècle.
06:52Londres dans lequel nous restons tout de suite avec notre première invitée aujourd'hui dans l'heure du crime.
06:57C'est Elisabeth Haynes.
06:59Bonjour Elisabeth Haynes.
07:01Bonjour Mr Richard.
07:02Merci beaucoup d'avoir accepté l'invitation de l'heure du crime.
07:05Vous êtes ancienne analyste du renseignement de la police du Quinte en Angleterre.
07:10Donc, et votre dernier livre, c'est « Le meurtre de Harriet Moncton » aux éditions Beaujardin.
07:15Le livre qui n'a rien à voir avec notre histoire, mais c'est une histoire que vous connaissez parfaitement.
07:19Cette histoire de l'éventreur Elisabeth Haynes.
07:22Whitechapel, c'est un quartier, on va le dire, presque en marge de la société à l'époque.
07:26Whitechapel était une zone très défavorisée dans les années 1880.
07:40C'était une masse humaine, bouillonnante, parce que de nombreux quartiers de Londres avaient été rasés pour faire place à de nouvelles routes.
07:49Et toutes les personnes qui avaient été déplacées s'étaient retrouvées dans des endroits comme Whitechapel.
08:00Il y avait des gens de toute l'Europe, c'était plein de personnes qui essayaient essentiellement de survivre.
08:10Et oui, dans cet horrible, horrible mélange, nous découvrons que les pires des meurtres se sont produits.
08:21Alors, bonjour Michel Moati.
08:22Bonjour.
08:23Merci beaucoup d'avoir vous aussi accepté l'invitation de l'heure du crime et d'être aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime.
08:27Vous êtes sociologue, écrivain, auteur de « Retour à Whitechapel », la véritable histoire de Jacques Léventreur qui est sortie chez HC Éditions.
08:36Michel Moati, on écoutait ce que dit Elisabeth Haynes sur ce quartier épouvantable à l'époque de Whitechapel.
08:44Ce ne sont pas évidemment les premiers meurtres qu'il y a dans ce quartier.
08:47Pourquoi on s'intéresse tout de suite à ces deux premiers meurtres qui frappent immédiatement l'opinion ?
08:54Alors, pour revenir sur ce que vous avez évoqué à l'instant, le premier meurtre n'a pas attiré particulièrement l'attention.
09:00C'est la récurrence très vite, une semaine plus tard, le meurtre d'Annie Chapman qui va attirer l'attention de la police d'abord, des journaux aussi,
09:11sur la singularité des meurtres qui sont en effet suivis de mutilations, sans doute d'une rare violence et de mutilations,
09:20en particulier celui d'Annie Chapman où vous l'avez évoqué pudiquement, mais elle n'a pas seulement...
09:24Oui, je n'ai pas tout raconté, pas dans le détail.
09:26Non. L'assassin, celui qu'on appelle Jack l'éventreur, a sorti une partie de ses entrailles, il les a disposés autour de la tête.
09:35On est sur quelque chose de très spectaculaire et d'inédit.
09:38Voilà, on a le sentiment d'une mise en scène.
09:42Ça c'est un peu nouveau parce qu'en général à cette époque on tue sans doute pour voler, pour même agresser sexuellement, ce n'est pas le cas.
09:49C'est le cas dans Whitechapel en effet, le meurtre est crapuleux.
09:52A l'époque le meurtre dans Whitechapel est un meurtre avant tout de petites crapules qui veulent voler, dépouiller leurs victimes.
09:58Là il s'agit de toute autre chose.
09:59Vous venez de parler de mise en scène et on va s'apercevoir que crescendo, les meurtres de Jack l'éventreur vont être une véritable mise en scène de plus en plus macabre, de plus en plus horrible.
10:08Oui, il y a un meurtrier qui vraiment jouit de ses actes, on peut le dire comme ça.
10:13Alors je ne suis pas psychologue, je n'emploierai pas ce terme là,
10:17mais en tout cas il y a une véritable volonté de la part de l'assassin au Whitechapel de mettre en scène ces scènes de crime et la manière dont les victimes sont disposées.
10:24Le corps des victimes et de jouer avec le corps des victimes.
10:26Ça c'est évident dans la continuité criminelle de cet automne 88, 1888.
10:34Encore un mot Michel Moati, on écoutait Elisabeth Haynes qui fait la description de ce quartier.
10:39Finalement c'est, les proies elles sont faciles dans ce quartier.
10:43Ce sont des femmes qui sont quasiment en errance, qui sont solitaires.
10:48Alors tous les meurtres de Jack l'éventreur ont eu lieu la nuit et plusieurs, au moins trois parmi les cinq dits canoniques,
10:54ont été effectués sur des femmes qui cherchaient tard dans la nuit une occasion de gagner quelques pence,
11:00les six pence pour payer leur logement, donc se prostituer sans doute, sans aucun doute.
11:04Ce n'étaient pas des prostituées professionnelles, c'est des prostituées occasionnelles.
11:08Mais elles étaient dans la rue, dans une condition de victime toute désignée.
11:14En effet, sans aucune protection, il faut voir ce qu'est Whitechapel à l'époque, c'est un noir quasi complet.
11:20Il y a un bec de gaz tous les 50 mètres, on n'y voit rien.
11:23On est dans une obscurité quasi totale, où évidemment celui qui commet ses crimes connaît le quartier.
11:29Bonjour Sophie Herfort.
11:30Bonjour.
11:30Merci beaucoup d'être en ligne aujourd'hui dans l'heure du crime, historienne et conférencière,
11:36auteure de Jacques l'éventreur démasqué, l'enquête définitive aux éditions Point.
11:41Vous aussi, vous connaissez parfaitement cette histoire.
11:44Je l'ai racontée rapidement dans le récit.
11:47Il y a tout de suite, très vite, cette lettre qui fait sensation, le dire boss à l'encre rouge.
11:52On la prend tout de suite au sérieux, cette lettre, est-ce qu'elle vient de l'éventreur ?
11:58En fait, il n'y a pas une seule lettre, dire boss letter, mais disons que la lettre adressée au chef du comité de vigilance de l'époque,
12:08dont est le grand initiateur George Lusk.
12:11La lettre du 25 septembre 1988 a toutes les raisons quand même de jeter une première donne.
12:17Mais la lettre, dire boss letter, c'est une lettre de sang, c'est une lettre déjà adressée à la Central News,
12:23pour desservir la presse entière et créer un effet de stupeur parmi la population.
12:28Disons que l'assassin connaît sa partie et il y a tous les ingrédients pour nous laisser à penser que cet homme veut se faire remarquer.
12:38Il va choisir de frapper des symboles forts.
12:40Il y a une deux sémissive qui contient un objet très particulier intérieur d'un courrier, justement,
12:47qui n'est pas la dire boss letter, qui est la from L.
12:50On va en parler de cette from L, mais ça fait partie également de la mise en scène qui est en train d'être orchestrée par cet homme de l'ombre.
12:59Le tueur des bafons va tenir parole, puisque d'autres femmes vont être assassinées,
13:04toujours avec la même rage et la même détermination.
13:08Jack Léventreur, les lettres de sang de Whitechapel.
13:11Je vous écris de l'enfer.
13:12Cette femme, ce coup-ci, je n'ai pas eu le temps de lui prendre les oreilles.
13:17L'enquête de l'heure du crime.
13:18On se retrouve dans un instant sur RTL.
13:2014h-15h.
13:22C'est l'heure du crime sur RTL.
13:24Avec Jean-Alphonse Richard.
13:28Jean-Alphonse Richard sur RTL.
13:30C'est l'heure du crime jusqu'à 15h.
13:33Au programme aujourd'hui de l'heure du crime, l'histoire de Jack Léventreur.
13:37Deux femmes égorgées et mutilées en cette fin d'été 1888 dans le quartier de Whitechapel à Londres.
13:44Série qui est loin d'être terminée.
13:46Dimanche 30 septembre 1888 au matin, trois semaines après le meurtre d'Annie Chapman, l'effroi est de retour dans le quartier de Whitechapel.
13:57L'éventreur avait promis qu'il repasserait à l'acte.
14:00Eh bien, il a tenu parole cinq jours auparavant.
14:03Il n'a pas tué une femme, mais deux, au mépris des policiers qui arpentent les rues et de la méfiance des habitants.
14:11Vers une heure du matin, un marchand ambulant dans l'obscurité du passage de Duffields Yard a buté contre un obstacle au sol.
14:19Il est revenu avec une bougie, il a trouvé une femme égorgée.
14:24Elisabeth Stride, 45 ans, prostituée, vient tout juste d'être tuée.
14:28La police pense que le meurtrier n'a pas eu le temps d'accomplir sa sale besogne.
14:34Il a été dérangé par l'arrivée du marchand et il s'est enfui.
14:37Catherine Eddowes, en revanche, a bel et bien subi l'assaut de l'éventreur.
14:42On la retrouve trois quarts d'heure plus tard, non loin de là, à Mitre Square, gorge ouverte, intestin placé près de sa tête.
14:52L'éventreur avait dit qu'il couperait une oreille.
14:55C'est chose faite.
14:56Le légiste habituel, le docteur Phillips, confirme qu'une arme très bien aiguisée a été utilisée par un bon connaisseur de l'anatomie,
15:05même si l'assassin a effectué des découpes grossières, comme s'il voulait défigurer, détruire la victime.
15:12Le quartier de Whitechapel gronde.
15:16Dans la journée, des centaines de personnes se sont rendues sur les lieux des deux derniers meurtres.
15:21Les habitants demandent des résultats.
15:23L'arrestation d'un criminel qui hante ce quartier.
15:26La police est plus que jamais sur la sellette.
15:28L'enquête, qui a tout d'abord été confiée au détective Edmund Raid de la police municipale,
15:34est passée au central office Scotland Yard.
15:37Les inspecteurs Frédéric Haberlin, puis Charles Warren, sont chargés du dossier.
15:43Des équipes d'agents qui tiennent souvent des chiens en laisse, patrouillent dans les rues sombres,
15:48visitent des immeubles connus pour abriter des prostituées, font irruption dans les tripots.
15:53Au total, ce sont près de 2000 personnes qui vont être interrogées.
15:57Il n'y a pas moins de 300 placés sous surveillance, dont 76 bouchers et carisseurs employés des abattoirs.
16:0580 suspects sont arrêtés, parfois brièvement incarcérés, mais aucun de ces hommes n'est l'assassin.
16:13Lundi 1er octobre 1888, une carte postale adressée aux journaux relate le double meurtre.
16:19« N'est pas eu le temps vraiment de prendre les oreilles », est-il écrit.
16:24La carte est rédigée à l'encre rouge, elle semble montrer de nombreuses traces et coulures de sang.
16:31Elle est signée « Jack Léventreur ».
16:34Impossible de savoir si le tueur l'a effectivement écrite, mais la police prend le risque de la diffuser.
16:40Tout comme la première lettre, le 3 octobre, 80 000 prospectus sont diffusés, sans produire les faits escomptés.
16:49Les autorités vont être submergées par des lettres fantaisistes.
16:53L'entrepreneur Georges Lusque, qui a monté un comité de vigilance dans le quartier pour établir l'ordre,
17:00réceptionne lui un courrier intitulé « From Hell », depuis l'enfer.
17:04Il est accompagné d'un morceau de rein qui pourrait être celui de la quatrième victime.
17:12Sinistre canular, ou pourquoi pas un coup monté, finalement, pour faire vendre les journaux,
17:16puisque la presse diffuse à tout va et que les journaux se vendent très bien avec cette histoire.
17:21On peut le voir comme ça, Elisabeth Haynes, ancienne analyste du renseignement de la police du Quinte,
17:28est l'une de nos invitées aujourd'hui.
17:29Tout de suite, la presse s'est jetée sur cette affaire.
17:32C'est vrai, et c'est une chose intéressante à propos de l'affaire Jack l'éventreur.
17:43À cause du niveau de violence infligée aux victimes, la presse s'est beaucoup impliquée.
17:53Probablement plus que tout autre meurtre qui s'est produit dans ce quartier,
17:57que la plupart des habitants de Londres préfèrent en quelque sorte oublier.
18:02Et ça a également été alimenté par des lettres qui ont été soi-disant écrites par Jack l'éventreur.
18:12Les journalistes ont afflué dans tout l'East End, voulant en savoir plus,
18:22voulant connaître tous les détails possibles sur l'affaire de la part de la police et de tous les témoins.
18:27Sophie Herfort, on vous retrouve dans l'heure du crime.
18:30Auteur de Jack l'éventreur, démasqué, l'enquête définitive aux éditions Point.
18:34Il y a tous ces courriers qui arrivent avec cet homme qui semble jouer avec la police.
18:38Puis il y a cette lettre sordide, vous l'avez évoquée, adressée à Georges Lusk,
18:41le patron du comité de vigilance.
18:44On peut y croire ou alors c'est complètement quelque chose qui a été monté, fabriqué ?
18:49Pour moi, ça n'engage que mes convictions profondes et ce qui a pu relever de l'analyse du Rhin
18:57qui avait accompagné cette lettre adressée, je crois, le 3 octobre 1888 à Georges Lusk,
19:03le chef du comité de vigilance, et qui contenait quand même le Rhin supposé de Catherine Edouze.
19:08Le Rhin.
19:09C'est comme assez choquant quand même de voir cette lettre en rouge accompagnée de cette petite boîte
19:15qui n'est pas un détail. Pour moi, ce Rhin serait véritablement le Rhin de Catherine Edouze.
19:23J'en veux pour preuve que ce Rhin était envoyé quand même au Whitechapel Hospital pour étudier les composantes
19:29et qu'à la base des pyramides de ce Rhin, il aurait été prouvé que la personne qui en était la détentrice
19:35souffrait de néphrite. Ce dont souffrait d'ailleurs par ailleurs Catherine Edouze.
19:41Mais après, je peux concevoir que suivant les théories émises et les convictions
19:46et peut-être des preuves dont moi je n'ai pas la paternité, on puisse émettre l'hypothèse
19:51que ce soit un autre Rhin. Mais pour moi, ça exclut toute autre hypothèse.
19:56En tout cas, je ne crois pas aux coïncidences véritablement.
19:58Encore une petite question, Sophie Erfort. On a vraiment le sentiment que là, il joue avec les autorités.
20:05Ce n'est pas n'importe qui finalement, cet éventreur, il sait manipuler un petit peu l'opinion, il sait manipuler la police.
20:12Non seulement il manipule la police, mais l'individu semble connaître les organes de presse de l'intérieur
20:17puisqu'il sait qu'à l'époque, Londres couvre un ensemble de 500 journaux
20:23et que la plupart transitent par la célèbrissime Central News Agency.
20:28Seul quelqu'un de l'intérieur pouvait le savoir.
20:31Et en écrivant un de ces courriers sanglants au patron de la Central News Agency,
20:36il sait que ça va automatiquement desservir très vite les 500 organes de presse
20:40qui sont tous les matins vendus par les New Boys, les crieurs du matin,
20:45qui annoncent les nouvelles sinistres des méfaits de Jack Lemontre.
20:48Effectivement, et c'est des méfaits qui sont suivis au jour le jour par cette population londonienne
20:52et dans ce quartier évidemment de Whitechapel.
20:55Michel Moati, auteur, vous, de Retour à Whitechapel,
20:58la véritable histoire de Jack Lemontreur qui sort chez HC Editions.
21:03Très vite, les regards, y compris de la police, ils se portent sur les étrangers.
21:07Ce n'est pas un Anglais qui a fait ça, ce n'est pas possible, nous ne sommes pas des barbares.
21:11C'est exactement le crédo des autorités, de la police, de la Metropolitan Police.
21:14Les meurtres sont absolument trop horribles pour avoir été commis par un sujet de sa gracieuse majesté,
21:21un sujet britannique, donc c'est un étranger.
21:23Quand on dit étranger à l'époque, on dit un juif.
21:26Les juifs, parce qu'ils sont nombreux dans ce quartier.
21:28Bien sûr, il y a 80 000 juifs sans doute dans Whitechapel et les quartiers autour,
21:34Hospital Fields, Shardish, etc.
21:37C'est un quartier juif, c'est un quartier d'immigration industrielle,
21:41des juifs, des polonais, des russes, des allemands.
21:45Donc quand on désigne un étranger, on désigne ces gens-là.
21:48Ces gens venus de l'Est, qui vivent dans des conditions extrêmement précaires,
21:52suspects, qui vivent dans une sorte de saleté, de précarité, etc.
21:56Donc il vient forcément...
21:58Qui ne parle pas anglais.
21:59Qui parle mal anglais.
22:00Donc l'histoire des lettres, si c'est un juif, elle est un petit peu battue en brèche aussi.
22:04Il y a des fautes dans les lettres.
22:06Elles sont quand même l'œuvre de quelqu'un qui sait écrire,
22:11et qui sait écrire à peu près l'anglais.
22:12Voilà, et encore une fois, si elles sont authentifiées,
22:14si c'est bien l'éventreur qui est derrière,
22:16il y a une intelligence.
22:18Ce n'est pas du récit complètement fantasmatique.
22:22Il y a une construction, il y a une écriture.
22:24Ce qu'il y a de surtout saisissant dans les lettres,
22:27c'est le côté narquois, c'est le côté provocateur.
22:30Il y a un côté extrêmement...
22:32Je nargue la police.
22:33Vous ne m'attraperiez pas.
22:34C'est écrit en toutes lettres.
22:35You won't catch me.
22:37Vous ne m'attraperiez pas.
22:38Je fais ce que je veux.
22:39C'est moi qui décide du temps, de l'heure et de l'endroit.
22:43Oui, c'est très provocateur.
22:45Encore un mot, Michel Moati.
22:47Comment travaille la police britannique ?
22:49Elle a été très critiquée.
22:51D'abord, c'est la police municipale qui a pris la main là-dessus.
22:53Ensuite, c'est le yard.
22:54Là, on passe au niveau au-dessus.
22:57Alors, contrairement à une idée reçue,
22:58qui court encore jusqu'à aujourd'hui,
23:01la Metropolitan Police,
23:02ce qu'on appelle la police municipale,
23:04mais quand même la grande police de Londres,
23:05c'est Scotland Yard,
23:06ce qu'on appelle la MEPO, la Metropolitan Police,
23:08ils ont extrêmement bien travaillé.
23:10Ils ont mis le paquet,
23:12peut-être pas dès le premier meurtre,
23:14celui de Paulie Nichols,
23:15mais dès le meurtre d'Annie Chapman.
23:17Ils sentent que ça dérape.
23:18Ils sentent qu'il y a quelque chose
23:19qui sort complètement de l'ordinaire
23:20et que sans doute,
23:21sans que la notion de serial killer
23:24soit encore complètement entrée
23:26dans les modes opératoires de Scotland Yard,
23:29ils sentent qu'il va y avoir des suites,
23:31qu'il va y avoir des séquelles,
23:32si j'ose dire,
23:33à ces premiers crimes.
23:35Donc, ils mettent vraiment le paquet.
23:36Ils envoient beaucoup,
23:37ils font du porte-à-porte,
23:38ils recueillent des centaines,
23:39des milliers de témoignages,
23:40ils mettent en garde à vue des gens,
23:43ils auditionnent beaucoup de monde.
23:45Ils n'ont pas rien fait,
23:46comme on a pu le dire
23:47et qu'on le répète encore aujourd'hui,
23:48comme si ce n'était pas important
23:49de travailler dans Whitechapel
23:51parce que c'était des pauvres
23:52et qu'ils ne méritaient pas
23:53l'action de la police.
23:54C'est faux.
23:54Le tueur de Whitechapel
23:57est l'homme le plus recherché du Royaume-Uni,
23:59un assassin invisible
24:00qui joue avec les nerfs des autorités
24:02et de la population,
24:03célèbre,
24:04même si personne ne connaît son visage.
24:07Jack Léventreur,
24:08les lettres de sang de Whitechapel,
24:10un individu solitaire,
24:12sujet à des pulsions,
24:13des crises de manie meurtrière et sexuelle.
24:16L'enquête de l'heure du crime.
24:18Qui est ce tueur en série ?
24:19Serait-il proche de la famille royale d'Angleterre ?
24:22À suivre dans un court instant sur RTL.
24:2514h15
24:26C'est l'heure du crime sur RTL
24:29Avec Jean-Alphonse Richard
24:3015h
24:32C'est l'heure du crime sur RTL
24:35Avec Jean-Alphonse Richard
24:36Quand vous avez tué 5 personnes,
24:40quand vous avez démembré quelqu'un de cette façon,
24:43pourquoi s'arrêter ?
24:44C'est un succès personnel.
24:47Vous avez tué 5 personnes, peut-être plus.
24:49Pourquoi s'arrêter ?
24:50Heure du crime consacrée aujourd'hui
24:52à l'un des plus célèbres meurtriers de l'histoire,
24:54Jacques Léventreur.
24:56Au début de l'automne 1888,
24:58il a déjà tué et mutilé 4 femmes
25:01dans le quartier londonien de Whitechapel.
25:03La police, la population est à ses trousses,
25:05pas de quoi le décourager.
25:08Vendredi 9 novembre 1888,
25:11moins de 3 mois après son premier crime,
25:14Jacques Léventreur est de retour.
25:15A 10h45, un propriétaire venu percevoir un loyer
25:19au 13 Miller's Court est épouvanté par la scène qu'il découvre.
25:24Dans l'appartement, sa locataire,
25:26Mary Jane Kelly, a été égorgée, éviscérée,
25:29le nez et les oreilles coupées.
25:31Le légiste, le docteur Thomas Bond,
25:34note un visage tailladé jusqu'à l'os,
25:36les seins découpés, les organes dispersés dans la chambre.
25:39Le cœur a été prélevé comme un nouveau trophée.
25:42Il s'agit bien de l'éventreur, même si cette fois,
25:45il a agi dans un immeuble
25:46et que la victime est nettement plus jeune
25:48que les précédentes, 23 ans seulement.
25:51Le docteur Bond pense à un boucher ou à un écarisseur.
25:55Il dresse un premier portrait psychologique du tueur,
25:58selon lui, un individu solitaire,
26:00sujet à des pulsions,
26:01des crises de manie meurtrière et sexuelle.
26:06La police, tout comme les journaux,
26:07court après des suspects qui ne manquent pas.
26:10Apparaît le ton de Thomas Crime,
26:12médecin et assassin,
26:14mais en prison lors de certains meurtres.
26:16Le nom aussi du chirurgien de la famille royale,
26:20Sir William Gull,
26:21ou du gynécologue de la même famille,
26:23John Williams.
26:24Le prince Albert, duc de Clarence,
26:26petit-fils de la reine Victoria et cité,
26:28tout comme l'écrivain Lewis Carroll,
26:30Alice au Pays des Merveilles,
26:32qui s'intéresse de trop près au dossier.
26:34Parmi les suspects,
26:35un fils de bonne famille,
26:37sombré dans la débauche,
26:38Montagu John Druitt.
26:39Michael Ostrog,
26:42un repris de justice russe,
26:43ou encore Aaron Kominsky,
26:46coiffeur juif polonais,
26:47décrit comme un obsédé sexuel,
26:50interné pour troubles mentaux.
26:52Et on va reparler de Kominsky,
26:55mais dans le chapitre suivant,
26:57parce qu'il va manifestement intéresser
26:59beaucoup de monde,
27:00ce Kominsky.
27:01Marie Jane Kelly,
27:03la cinquième victime,
27:04Michel Moati,
27:05auteur de Retour à Whitechapel,
27:07la véritable histoire de Jack Léventreur.
27:09Cette victime-là,
27:11on peut dire que Léventreur a gravi un échelon
27:14dans l'horreur,
27:15et dans la mise en scène,
27:16toujours.
27:16Absolument.
27:18Dans Retour à Whitechapel,
27:20dans mon livre,
27:21je crois que je cite
27:22un des protagonistes de l'affaire,
27:23je crois que c'est Thomas Bond
27:24que vous venez d'évoquer,
27:26qui dit...
27:26Le médecin, c'est ça ?
27:27Le médecin,
27:28enfin, un des deux médecins,
27:29il y a George Baxter Phillips
27:30et Thomas Bond,
27:31qui ne seront jamais d'accord d'ailleurs,
27:32il y en a un qui pense que c'est
27:34un chirurgien qui a fait le coup,
27:35un médecin,
27:36et l'autre qui pense que c'est un boucher.
27:37En tout cas,
27:38Bond va dire,
27:39à propos du meurtre de Marie Kelly,
27:41dont il va diriger l'autopsie,
27:42il va dire,
27:43c'est sans doute son chef-d'oeuvre.
27:44Avec beaucoup d'ironie.
27:49Et c'est vrai que,
27:50quand on regarde les cinq crimes,
27:53les cinq meurtres absolument terrifiants
27:55de Jack Léventreur,
27:57celui de Marie Kelly,
27:58comme vous l'avez dit,
27:58s'est déroulé dans sa chambre,
28:01à l'intérieur,
28:02c'est le seul qui se déroule
28:02dans un intérieur,
28:04et non pas dans la rue,
28:04où l'assassin est resté
28:07peut-être deux heures,
28:08peut-être trois heures.
28:09Il a pris son temps.
28:09Il a pris son temps.
28:10C'est exactement la phrase
28:11que j'emploie de Retour à Whitechapel.
28:13Il a pris son temps,
28:14il a pris ses aises.
28:15Il est resté avec sa victime
28:16pendant plusieurs heures.
28:18D'où le tableau épouvantable
28:21que les enquêteurs
28:22vont trouver dans le
28:23de Treize Miller's Court
28:25quand ils vont découvrir
28:25le corps de Marie Kelly.
28:26C'est plus un corps humain,
28:28c'est autre chose.
28:29D'ailleurs, il y a des photos
28:30qui existent de l'époque.
28:32Elles sont difficilement supportables.
28:34Enfin, il y a une photo
28:35difficilement supportable,
28:36il faut bien le dire,
28:37mais où on voit bien
28:37le travail,
28:38il n'y a pas d'autre idée,
28:39d'écarisseur de cet homme,
28:41quel qu'il soit d'ailleurs.
28:42En tout cas,
28:42c'est quelqu'un qui manie
28:43le couteau avec férocité.
28:46Sophie Herfort,
28:47vous auteure également
28:48d'un livre sur les venteurs.
28:49Jack,
28:49les venteurs démasqués,
28:50l'enquête définitive.
28:52Il y a beaucoup de suspects
28:53finalement qui apparaissent
28:54comme ça au fil de l'eau
28:56et notamment des personnes célèbres.
28:58Et la famille royale,
28:59qu'est-ce qu'elle vient faire
28:59la famille royale là-dessus
29:00à cette époque ?
29:02Famille royale ?
29:04Alors,
29:04on sait que le petit-fils
29:05de la reine Victoria
29:06du Calbert,
29:08Clarence Navandal,
29:09avait été suspecté
29:10possiblement d'être le meurtrier,
29:12sauf qu'il jouit
29:12d'un souïe d'Alibi,
29:15en tout cas pour le quatrième meurtre.
29:16Mais la famille royale
29:18a été durablement éclaboussée.
29:20Et c'est vrai que cette théorie
29:21avait été reprise
29:23assez souvent par les auteurs.
29:27La théorie du complot,
29:28pour ne pas la citer.
29:29Mais en tout cas,
29:29ça a fait énormément
29:30d'éclaboussures
29:31au sein des establishments.
29:32Évidemment que
29:33Prince Albert,
29:34il y avait très très peu de chances
29:35qu'il soit impliqué
29:36dans ces histoires de meurtres
29:37au vu des alibis
29:38et du profil très fragile
29:39psychologiquement,
29:41mais pas au sens dangereux
29:42du terme qu'il présentait.
29:44Encore quelques mots.
29:45C'est la première description
29:47finalement historique
29:47d'un serial killer,
29:49cet éventreur ?
29:51Oui, on présente
29:52Oui, on présente
29:53Jacques Leventreur
29:53comme l'accoucheur
29:55de la modernité,
29:56pour reprendre un certain auteur
29:57qui le décrivait comme tel,
29:59puisque c'est à partir
30:00de cette loi
30:00des cinq séries de meurtres
30:02qu'on établit
30:02un profil de crime
30:03qui n'a rien à voir
30:04avec des motifs
30:05pécuniers,
30:06financiers et autres.
30:08On a un tueur
30:09sans motif,
30:11ou tout du moins
30:11obéissant
30:12à des motivations sexuelles,
30:15qui opère
30:15et qui ritualise
30:17à chaque fois
30:17de la même façon
30:18ces meurtres,
30:20ces victimes
30:21avec parfois
30:21des retraits d'organes,
30:23ce qu'on peut dire
30:24des trophées
30:24qui permettent
30:25d'asseoir
30:26le plein pouvoir
30:27du meurtrier
30:27et sa pleine jouissance aussi.
30:29Donc on est face
30:30à une nouvelle typologie
30:32de meurtre.
30:32Évidemment,
30:32il y avait Jacques Levaché avant,
30:33mais on a vraiment
30:34posé les bases
30:35qu'à partir de l'affaire
30:36de Jacques Leventreur
30:36sur les cinq victimes canoniques.
30:39Et c'est Jacques Leventreur
30:40qui met une nouvelle
30:41ouverture psychologique
30:42sur ce type de tueur.
30:45Après le meurtre
30:46de Mary Jane Kelly,
30:47le tueur de Whitechapel
30:48semble s'être évanoui
30:50dans la nature.
30:51Il ne va officiellement
30:52tout au moins
30:53plus du tout
30:54se manifester.
30:56Jacques Leventreur,
30:57les lettres de sang
30:57de Whitechapel,
30:59l'expertise ADN
31:00du châle
31:00de la victime
31:01désigne le garçon-coiffeur
31:03Aaron Kominsky.
31:05L'enquête
31:06de l'heure du crime,
31:07on se retrouve
31:07dans un instant
31:08sur RTL.
31:09L'heure du crime,
31:11c'est avec
31:11Jean-Alphonse Richard
31:12sur RTL.
31:14L'histoire des voix.
31:15L'heure du crime,
31:17c'est avec
31:18Jean-Alphonse Richard
31:19sur RTL.
31:21Dans l'heure du crime
31:21aujourd'hui,
31:22un tueur en série
31:23nommé
31:23Jacques Leventreur,
31:25cinq meurtres
31:26à Londres
31:26en 1888
31:27peut-être davantage,
31:29puis le silence.
31:31126 ans plus tard,
31:33l'ADN va-t-il donner
31:34le nom du coupable ?
31:36Mardi 9 septembre 2014,
31:40l'écrivain britannique
31:41Russell Edwards
31:42révèle dans un livre
31:44que l'identité
31:45du tueur
31:46de Whitechapel
31:47est établie.
31:48De longues expertises ADN
31:49ont livré
31:50la clé de l'énigme.
31:52Jacques Leventreur
31:52serait l'un des 167 suspects
31:55entendus
31:56dans l'enquête
31:57de Scott Landiard,
31:58à savoir
31:59le garçon-coiffeur
32:01Aaron Kominsky
32:02qui vivait
32:03dans les docks
32:04à Londres,
32:04non loin de Whitechapel.
32:06Edwards
32:07est remonté
32:07jusqu'à lui
32:08grâce à un châle
32:09qu'il avait acquis
32:10en 2007.
32:11Châle
32:12longtemps conservé
32:13par les enquêteurs
32:14et qui appartenait
32:15à Catherine Eddowes,
32:17la quatrième victime.
32:19Edwards
32:20a tout d'abord
32:20confié l'objet
32:21à deux scientifiques,
32:23experts en biologie.
32:24Ils ont analysé
32:25le tissu,
32:26ils ont pu notamment
32:26isoler des traces
32:27de sperme
32:28et de sueur.
32:29Russell Edwards
32:30a retrouvé
32:31une descendante
32:32directe
32:33de la malheureuse
32:34Catherine Eddowes.
32:35Elle a fourni
32:36son ADN.
32:37Une autre femme
32:38descendante directe,
32:40elle,
32:40d'une sœur
32:41d'Aaron Kominsky,
32:42le suspect,
32:43a également été retrouvée.
32:45À la grande surprise
32:46de l'écrivain,
32:47elle a accepté
32:48elle aussi
32:48un prélèvement ADN.
32:50Elle aussi
32:51voulait des réponses,
32:52confie Edwards.
32:53Un professeur
32:54suédois de biologie
32:55a poursuivi
32:56l'expertise.
32:57Il a confirmé
32:58que les deux ADN
32:59de la victime
33:00et du garçon-coiffeur
33:02étaient bien
33:03sur le châle.
33:05L'expert note
33:06un match parfait
33:07pour Catherine Eddowes
33:09et une bonne correspondance
33:11pour Kominsky.
33:13À l'époque
33:14des crimes
33:14de Whitechapel,
33:16la police
33:16s'était beaucoup
33:17intéressée
33:18au coiffeur
33:18Aaron Kominsky,
33:20un jeune homme
33:20manifestement dérangé.
33:22Il avait fui
33:23les pogroms
33:24en Pologne
33:24et souffrait
33:25de schizophrénie.
33:26Garçon-coiffeur,
33:27il avait accès
33:28à toutes sortes
33:28de ciseaux
33:29et de rasoirs.
33:30Selon l'écrivain
33:31enquêteur
33:32Russell Edwards,
33:33Aaron Kominsky
33:34vivait dans le périmètre
33:35où les crimes
33:36ont été commis.
33:37En 1910,
33:39dans ses mémoires,
33:40le commissaire
33:40Robert Anderson
33:41regrettait lui-même
33:43de n'avoir pas eu
33:44assez de preuves
33:45pour inculper
33:46Aaron Kominsky.
33:48Cette figure
33:49de la police
33:49londonienne
33:50estimait qu'il était
33:51le suspect
33:52numéro un.
33:54Si nous avions eu
33:54à l'époque
33:55ses méthodes scientifiques,
33:57Kominsky
33:57aurait été arrêté.
33:59Il n'aurait sans doute
34:00pas été exécuté
34:01à cause de sa démence,
34:02témoigne dans
34:03Le Parisien,
34:04l'avocat
34:05de Russell Edwards
34:06qui travaille lui aussi
34:07sur le dossier.
34:08Les meurtres
34:08de Whitechapel
34:09se seraient arrêtés
34:11après l'internement
34:13de Kominsky
34:13dans un asile.
34:15Quatre autres femmes
34:16vont être tuées
34:17entre les mois
34:18de décembre
34:191888
34:20et février
34:201891.
34:23Toutes soupçonnées
34:24de se livrer
34:24à la prostitution,
34:26la serrer
34:27de coups de couteau.
34:28Alice McKenzie
34:29par exemple
34:29sera retrouvée
34:30la gorge tranchée
34:31de la gauche
34:32vers la droite
34:32comme procédé
34:34le tueur
34:34de Whitechapel
34:35mais la police
34:37n'attribuera pas
34:38ces crimes
34:39à Jack Léventreur
34:41les blessures
34:42étant moins profondes
34:43que dans les cas
34:44précédents.
34:45Le couteau employé
34:46sans doute
34:47très différent.
34:49Alors Michel Moati
34:50j'ai hâte
34:51de vous entendre
34:52là-dessus
34:52sur cette histoire
34:53d'ADN
34:53parce qu'aujourd'hui
34:54avec l'ADN
34:55tout s'éclaire
34:56qu'est-ce qu'il faut
34:57penser de ces conclusions
34:58de Russell-Edouard
34:59cette ADN
35:00dont je ne sais pas
35:00d'ailleurs
35:01est-ce qu'il y a eu
35:01vraiment des conclusions
35:02là-dessus ?
35:03Alors si je prends la parole
35:04je vais la garder
35:05malheureusement
35:05un petit peu
35:06parce que l'ADN
35:06d'abord je ne suis pas spécialiste
35:07Alors laissez-moi une petite place
35:08à Sophie Erfort
35:08Bien sûr
35:09je laisserai la place à Sophie
35:11mais si on parle de l'ADN
35:12il faut en parler sérieusement
35:13moi je ne suis pas un spécialiste
35:14de l'ADN
35:15donc je vais parler
35:15à travers
35:16enfin je vais laisser parler
35:17Alec Jeffries
35:18ce qui est l'inventeur
35:19de l'ADN
35:19comme outil
35:21d'investigation criminelle
35:22et il a été très formel
35:25sur le travail
35:26de Russell-Edouard
35:26il a dit
35:27il s'agit d'une plaisanterie
35:29il n'y a aucune preuve
35:30dans ce travail
35:32que l'ADN retrouvé
35:33sur ce châle
35:34soit celui
35:35de Kosminski
35:36Ça a le mérite
35:37d'être clair
35:37Cet ADN correspond
35:38à environ 80 000 personnes
35:40peut-être plus
35:41du Whitechapel
35:42de 1888
35:43C'est un ADN
35:45qu'on appelle
35:45mitochondrial
35:46c'est pas de l'ADN nucléaire
35:47donc c'est un ADN
35:48qui désigne
35:49non pas une personne
35:50mais un groupe
35:50ce qu'on appelle
35:52un allogroupe
35:52en gros il désigne
35:55la moitié de Whitechapel
35:56de l'époque
35:56donc là-dessus
35:58je pense qu'il n'y a
35:59même plus débat
36:00sur le châle lui-même
36:01alors c'est encore
36:02très compliqué
36:03parce que
36:04il y a des gens
36:05qui ont dit
36:06d'une manière scientifique
36:07que ce châle
36:08avait été fabriqué
36:09en 1910
36:09qu'il est d'époque
36:10édouardienne
36:11et non pas victorienne
36:12donc il a été fabriqué
36:1312 ans après les meurtres
36:15c'est compliqué
36:16qu'on retrouve
36:19de l'ADN
36:19de quelqu'un
36:21qui est totalement
36:22indéfini
36:22sur un châle
36:23qui n'était pas fabriqué
36:24à l'époque
36:25volé par un policier
36:26qui n'appartenait pas
36:27à la brigade
36:27qui a effectivement
36:28découvert le corps
36:29de Catherine Heddose
36:30ça fait beaucoup
36:31un policier
36:32qui n'est pas là
36:32sur un châle
36:33qui n'existe pas
36:34et un ADN
36:34qui désigne
36:35à peu près
36:3680 000 personnes
36:37voilà
36:39j'en reste là
36:41mais vous voyez
36:42quel est mon opinion
36:42sur cet ADN
36:43votre réponse
36:45elle est formidable
36:46parce qu'elle
36:46effectivement
36:47elle ferme la porte
36:47c'est dommage
36:48on aurait bien aimé
36:49peut-être découvrir
36:50cet éventreur
36:51derrière cette trace ADN
36:52mais c'est apparemment
36:53pas le cas
36:53Sophie Erfort
36:54on vous retrouve
36:54auteur de
36:55Jack l'éventreur démasqué
36:56l'enquête définitive
36:57j'ai cité
36:59d'autres victimes
37:00qui ne sont pas
37:01répertoriées officiellement
37:02pourquoi la police
37:04ne les a pas
37:05enregistrées
37:06ces victimes
37:07par exemple
37:09Martha Tabram
37:11cette victime là
37:12qui est arrivée
37:13bien avant
37:14pour les Nicoles
37:14a été lardée
37:15de coups de couteau
37:1639 coups de couteau
37:17a été retrouvée
37:18dans un bâtiment
37:19de George Yard
37:21et on n'a jamais pu
37:23la coller
37:23au titre
37:24de victime
37:25canonique
37:25de Jack l'éventreur
37:26pour la bonne
37:27et simple raison
37:27que ce n'est pas du tout
37:28le même mode opératoire
37:29et y compris
37:30pour la victime
37:31que vous avez citée
37:32celle de 1891
37:33qui ne satisfait pas
37:37du tout
37:37à la même ritualisation
37:40à chaque fois
37:41pour Jack l'éventreur
37:42deux parties de corps
37:44sont visées
37:44effectivement
37:45la gorge
37:45où on sait
37:47qu'il y a eu
37:47un pré-étranglement
37:48l'égorgement
37:49et l'éventration
37:51qui a suivi
37:52on n'est pas du tout
37:52sur ce genre
37:53de déprédation
37:55et de lacération
37:57et d'exaction
37:58sur les autres victimes
37:59donc c'est pour ça
38:00qu'on les a appelées
38:00les victimes
38:01non canoniques
38:02donc on en a retenu
38:045 l'histoire
38:05on n'a retenu que 5
38:06de Pauline Nicole
38:07ça m'arrête
38:07Jane Kelly
38:08qui fut la dernière
38:09et ça vous paraît
38:11correct
38:12si je puis dire
38:13en termes de
38:14de nombre
38:15ces 5 victimes
38:17oui oui tout à fait
38:18ça paraît tout à fait
38:19cohérent
38:20pour les bonnes
38:21simples raisons
38:22que même si l'assassin
38:23a pris de l'ampleur
38:24par rapport à la deuxième
38:25victime
38:25qui est Annie Chapman
38:26on retrouve
38:27toutes ces petites
38:28lacérations
38:29coutumières
38:29sur le visage
38:30mais aussi
38:31les ventrations
38:31très caractéristiques
38:33du sternum au public
38:34qui signe
38:34certainement
38:35la patte
38:36d'un connaisseur
38:37de la médecine légale
38:38même sommaire
38:39mais en tout cas
38:39qui a des fondamentaux
38:41quelques connaissances
38:42et on n'a pas retrouvé
38:43cette fameuse
38:44éventration
38:45chez les autres victimes
38:46je sais que c'est un petit peu
38:47violent à entendre
38:48mais il y a aussi
38:49les retraits d'organes
38:50qui là
38:51à chaque fois qu'on progresse
38:52dans la vague meurtrière
38:53ce qui s'est tendu
38:54sur un délai extrêmement court
38:55de 2 mois et demi
38:56il y a une gradation
38:57extrêmement forte
38:58et là on va jusqu'au retrait
38:59d'organes
39:00et ça commence par
39:01Annie Chapman
39:02les intestins
39:03une partie de la vie
39:03c'est retiré
39:04Catherine Edoze
39:05et Mary Jenkins
39:05n'en parlons pas
39:06c'était disséminé
39:07partout dans la chambre
39:08de cette victime
39:09à Miller's Court
39:09donc c'est comme
39:10une scène de crime terrible
39:12même si l'ADN
39:14aurait dévoilé
39:15l'identité du meurtrier
39:16de Whitechapel
39:17reste à savoir
39:18si la justice anglaise
39:19va enfin accepter
39:20de rouvrir le dossier
39:22Jack Léventreur
39:23les lettres de sang
39:24de Whitechapel
39:25la justice n'est jamais
39:26passée pour les victimes
39:28cette femme était
39:28des prostituées
39:29elle ne comptait pas
39:31il est l'heure
39:32de désigner le coupable
39:33l'enquête de l'heure du crime
39:35rendez-vous tout de suite
39:35sur RTL
39:36Dans l'heure du crime
39:48aujourd'hui
39:49l'histoire de Jack Léventreur
39:50cinq femmes
39:51atrocement assassinées
39:52à Londres
39:53en 1888
39:54peut-être davantage
39:55134 ans
39:57après les faits
39:58les familles
39:59des victimes
40:00demandent des comptes
40:0113 janvier 2025
40:04Karen Miller
40:0553 ans
40:06descendante de
40:07Catherine Eddowes
40:08l'une des victimes
40:09de Léventreur
40:10souhaite que la police
40:11rouvre l'enquête
40:13pour établir formellement
40:14l'identité de l'assassin
40:15Karen Miller
40:16qui avait fourni son ADN
40:18pour l'enquête privée
40:19de l'écrivain Russell Edwards
40:20affirme que
40:21la biologie a parlé
40:23en désignant
40:24Aaron Kominsky
40:25comme le suspect
40:26numéro 1
40:27nous avons obtenu
40:28la preuve scientifique
40:29qu'il est temps maintenant
40:30de mettre un nom
40:31sur le meurtrier
40:32ce serait très important
40:34pour notre famille
40:35mais aussi pour beaucoup
40:36de monde
40:36que ce crime soit résolu
40:38témoigne Karen Miller
40:40dans le Daily Mail
40:41sous
40:42par l'our
40:42dont le mari
40:44descend de la toute
40:45première victime
40:46Paulie Nichols
40:46partage cette conviction
40:48la justice n'est pas passée
40:50pour les victimes
40:51à l'époque
40:51ces femmes étaient
40:52juste des prostituées
40:54elles ne comptaient pas
40:55il est l'heure
40:56de désigner
40:57le coupable
40:58en 2023
41:00le procureur général
41:01de la couronne
41:02Sir Michael Ellis
41:03avait refusé
41:04la réouverture
41:05de l'enquête
41:06au motif
41:06qu'il n'existait pas
41:07d'éléments nouveaux
41:08à l'époque
41:08de nombreux noms
41:10de coupables potentiels
41:11avaient déjà été annoncés
41:13comme étant les bons
41:14la demande de reprendre
41:15les vérifications
41:16est officiellement relancée
41:17si un feu vert est donné
41:19les investigations
41:20pourraient être conduites
41:21par la magistrate
41:22et coroner
41:23Nadia Persaud
41:25elle a écrit
41:26à l'avocat
41:27de l'écrivain
41:28Russell Edwards
41:29à l'origine
41:29des recherches ADN
41:30pour l'informer
41:31qu'elle ne s'opposerait
41:33pas à de nouvelles investigations
41:35Russell Edwards
41:36est formelle
41:37une deuxième enquête
41:38est la seule façon
41:39de confirmer
41:40que l'homme
41:40que nous avons identifié
41:42et bien le meurtrier
41:43inscrire son nom
41:44serait le signe
41:45que justice a été faite
41:47plus d'un siècle
41:48après les faits
41:49le visage de
41:50Jack the Ripper
41:51Jack l'éventreur
41:52cette silhouette fantomatique
41:54qui hantait
41:55les bafons de Londres
41:56ce visage
41:57reste inconnu
41:59à ma connaissance
42:03il n'existe
42:04aucun objet
42:04qui ait été authentifié
42:06comme étant directement
42:07lié au crime
42:07et qui ait survécu
42:09toutes ces années
42:09alors je pense
42:11qu'il est peu probable
42:12que l'affaire puisse un jour
42:13être résolue
42:14à l'aide de la science
42:15la voix de Sarah Bax Barton
42:22l'arrière
42:23arrière
42:24petite fille
42:25de l'un
42:26des détectives
42:27de l'époque
42:27Michel Moati
42:28sociologue et écrivain
42:29est l'un de nos invités
42:30aujourd'hui
42:31dans l'heure du crime
42:31parmi tous ces suspects
42:33ils sont très nombreux
42:35la liste est très longue
42:35il y a des personnes célèbres
42:36on l'a dit
42:37il y a un peintre
42:38qui s'appelle
42:38Walter Seacert
42:39alors lui
42:41il s'est vanté
42:42finalement
42:42d'avoir été
42:43le tueur
42:44l'assassin
42:45il ne s'est jamais
42:46vanté directement
42:47Walter Seacert
42:47c'est une hypothèse
42:48qui est contemporaine
42:49ce n'est pas une hypothèse
42:50d'époque
42:50il n'a pas été du tout
42:51inquiété
42:52pendant les faits
42:54il s'est vanté
42:55d'avoir connu
42:56Jack Léventreur
42:57d'habiter dans l'appartement
42:58de Jack Léventreur
42:59et surtout
43:00ce qui a mis
43:01la puce à l'oreille
43:02à un certain nombre
43:03d'enquêteurs
43:05plus tard
43:06bien plus tard
43:06c'est ses toiles
43:08Walter Seacert
43:09était un peintre
43:10un groupe de Camden Town
43:11un peintre connu
43:12dans l'histoire anglaise
43:15et il a peint
43:16des tableaux
43:16qui sont
43:17assez saisissants
43:18dans la mesure
43:19où
43:19on reconnait
43:21ou en tout cas
43:21on peut vouloir reconnaître
43:23certaines des scènes de crime
43:24en particulier
43:25la chambre de Mary Jane Kelly
43:27dans certains de ses tableaux
43:29des positions de corps de femme
43:30il y en a un
43:32qui est la reproduction exacte
43:34de la position
43:34de Mary Jane Kelly
43:36dans son lit
43:36avec une position
43:39très caractéristique
43:39genoux relevés
43:40la main posée sur le coeur
43:41etc
43:42dans exactement
43:43la même perspective
43:44que la photo
43:45de l'identité judiciaire
43:46mais peut-être
43:47il avait eu accès
43:47à ces photos
43:48alors les photos
43:49étaient a priori
43:50pas publiques
43:51elles étaient
43:51à ma connaissance
43:53gardées au Black Museum
43:54de Scotland Yard
43:55elles n'étaient pas publiques
43:56et il y a
43:58ces déclarations
43:58aussi le fait
43:59qu'il a dit
43:59qu'il connaissait
44:00plus ou moins
44:01le meurtrier
44:02il a été supposé
44:04comme étant lui-même
44:05le meurtrier
44:05ça on est à peu près
44:07certain que ce n'est pas
44:08le cas
44:08puisqu'il était en France
44:09au moment où
44:09Paulie Nichols
44:10a été assassiné
44:11et comme les deux
44:12médecins
44:14Baxter Phillips
44:15et Bonds
44:15sont absolument formels
44:17sur le fait
44:19que les cinq meurtres
44:20sont de la même main
44:21celui qui n'a pas tué
44:22Paulie Nichols
44:23n'a pas tué les autres
44:23exactement
44:24oui ça c'est une même main
44:25qui a tué
44:26et Sophie Herfort
44:28historienne
44:28et conférencière
44:30c'est quelqu'un
44:31du quartier
44:32qui connaît bien
44:34le quartier
44:34qui a commis
44:35tous ces meurtres
44:37qu'en pensez-vous ?
44:38selon moi
44:40il n'était pas
44:42notable
44:43que l'individu
44:44connaisse plus que ça
44:45le quartier
44:46ça pouvait être
44:47quelqu'un
44:47qui avait des habitudes
44:48de vie
44:48qui pouvait très bien
44:49s'encanailler
44:50certains soirs
44:52c'était pas
44:53une certitude
44:54que l'homme
44:55soit
44:56un aficionado
44:57du quartier
44:58en tout cas
44:58il en avait
44:59une connaissance
44:59et il avait
45:01très certainement
45:02ses habitudes
45:03dans ces quartiers
45:04là
45:04mais ce n'est pas
45:05une donnée absolue
45:06de dire que
45:07c'est pour ça
45:08qu'il y a eu
45:08des théories
45:09sur le profilage
45:09géographique
45:10où on a émis
45:12l'hypothèse
45:12à un moment donné
45:13que ça pouvait être
45:14un des employés
45:16de morgue
45:16le suspect
45:17celui notamment
45:19qui n'avait pas
45:19eu la scène de tribunal
45:20quel est votre sentiment
45:21là-dessus
45:21Sophie Herfort
45:22dites-moi ce que
45:23vous croyez
45:24qui est Jack
45:26pour moi
45:28ce n'est pas forcément
45:29quelqu'un
45:31qui a une connaissance
45:32quasi parfaite
45:32des quartiers
45:33mais qui les connaît
45:34quand même
45:34qui a une connaissance
45:35minimale
45:36qui a des habitudes
45:37de vie
45:38qui choisit
45:39ses proies
45:41ses victimes
45:41les plus vulnérables
45:43d'une façon méthodique
45:45qui les suivait
45:46certainement
45:46c'est un pervers
45:47narcissique
45:48ce n'est pas un psychopathe
45:49quoi qu'on puisse être
45:50les deux
45:50d'après le DSM 4
45:51maintenant le DSM 5
45:53je crois
45:53et en tout cas
45:54qui a une idée
45:57très claire
45:58de la façon
45:59dont il doit opérer
45:59pour choisir
46:00des victimes isolées
46:02avec des problèmes
46:04d'ajustement financier
46:05qui sait
46:06qu'elles n'ont pas
46:07forcément
46:07beaucoup de familles
46:08et qui peut avoir eu
46:10une haute extraction
46:11et pas forcément
46:12et j'insiste là-dessus
46:13pas forcément
46:13quelqu'un issu
46:14des bas quartiers
46:15ça peut être aussi
46:16quelqu'un qui vient
46:16par exemple
46:17du West End
46:18en deux mots
46:19Michel Moati
46:20vous votre avis
46:21vous pensez quoi ?
46:22dites-nous
46:22qui est Jacques ?
46:23je vous pose la même question
46:24je ne serai pas formel
46:26parce que ça ne serait pas honnête
46:27de désigner
46:28de donner une identité
46:29absolument certaine
46:30j'ai une idée
46:31je la donne
46:32dans Roto à Whitechapel
46:33pour moi
46:34c'est non seulement
46:34quelqu'un qui connaissait
46:35le quartier
46:36mais c'est quelqu'un
46:36qui habitait le quartier
46:37j'en veux pour preuve
46:39le fait que
46:40sur au moins trois
46:41des assassinats
46:43canoniques
46:44le meurtrier
46:47passe à deux
46:48ou trois minutes
46:49d'une ronde de police
46:50il a le temps
46:52malgré tout
46:52de dépecer
46:53d'éventrer
46:54d'égorger une femme
46:55de lui
46:56enlever
46:57plusieurs mètres
46:59d'intestin
46:59de les disposer
47:00selon un rituel
47:01ou une passion
47:03criminelle morbide
47:05il a le temps
47:06de faire tout ça
47:06en sachant très bien
47:07à quelle heure
47:08va passer le prochain
47:09policeman
47:10donc c'est vraiment
47:11quelqu'un qui connait
47:12Whitechapel
47:12qui connait
47:13Shordish
47:13qui connait
47:14Hospital Fit
47:14sur le bout des ongles
47:16merci beaucoup
47:18Michel Moati
47:19Sophie Herfort
47:20et Elisabeth Haynes
47:22d'avoir été
47:22les invités
47:24aujourd'hui
47:24de l'heure du crime
47:25merci à l'équipe
47:25de l'émission
47:26Justin Vigneault
47:27Marie Bossard
47:27à la préparation
47:28Boris Piredu
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