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  • il y a 1 heure
 Bernard Arnault a fait parler de lui ce mardi 27 janvier, à l'occasion de la présentation des résultats annuels de LVMH. L'homme d'affaires estime que la politique fiscale française serait "plutôt contre les entreprises pour les taxer un maximum". C'est sur cette déclaration qu'a été interrogé Marc Touati, économiste chez Etoro. Ce dernier soutient les propos de Bernard Arnault et a ajouté que "les faillites d’entreprises atteignent des sommets historiques en France."

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Transcription
00:00et pour les entreprises. Donc là, on va encore en ajouter.
00:03Et ce qui est assez incroyable, c'est que le gouvernement...
00:05C'est quand même des gens intelligents, a priori, quand même.
00:07Ils nous disent, non mais ne vous inquiétez pas, on va taxer juste les 300...
00:10plus grosses entreprises. Donc vous ne serez pas concernés,
00:12les Français ne seront pas concernés.
00:13C'est quand même assez incroyable.
00:15Ce manque de discernement économique.
00:16C'est 300 grandes entreprises, évidemment, qui sont fragilisées.
00:19Je vous rappelle...
00:20qu'aujourd'hui, les faillites d'entreprises atteignent des sommets historiques
00:23en France, chiffre de la Banque de France.
00:25Même en enlevant les micro-entreprises...
00:26– L'Arnaud, il ne fait pas faillite.
00:27– Évidemment, mais ça, c'est une très grande entreprise.
00:3020% de son chiffre d'affaires en France.
00:31Donc forcément, c'est un groupe qui est mondial.
00:33Mais ces 300 entreprises...
00:35C'est à peu près 8,1 millions de salariés.
00:38Qui sont donc évidemment concernés, parce que si les entreprises...
00:40d'entreprises vont moins bien, évidemment, il y aura moins d'embauches,
00:42moins d'augmentation de salaire.
00:44Et donc, ça peut être difficile.
00:45pour les salariés.
00:45Après, il y a les sous-traitants.
00:47Les sous-traitants qui sont des petites PME, voire des TPE.
00:49– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:50– Globalement, s'il n'y a pas de carnet de commande des grandes entreprises,
00:53que vont-elles faire ?
00:55Et donc, c'est ça qui est dangereux, parce qu'on nous a fait le coup l'année dernière.
00:57Non, c'est temporaire.
00:58On sait très bien qu'en France, quand on dit que c'est temporaire...
01:00sur les impôts, c'est jamais le cas.
01:02Rappelez-vous, la CSG...
01:02– C'est grâce à ça que le budget n'a pas été censuré par la socialité.
01:05– Oui, mais rappelez-vous que la CSG, c'était 1% à la base créée en 1991 par Michel Rocard.
01:08Aujourd'hui, on est à plus de 10%.
01:10Et sur les revenus de l'épargne, on est à plus de 18%.
01:13Donc, ce que je veux dire, c'est que ce qui est dangereux...
01:15c'est que ça perdure.
01:17On continue encore une année supplémentaire,
01:18donc le gouvernement n'a pas...
01:20n'a pas tenu sa promesse.
01:21M. Macron n'a pas tenu sa promesse, et ainsi de suite.
01:23Donc, c'est ça qui, aujourd'hui, est très inquiétant.
01:25Il y a cette instabilité fiscale,
01:26encore une fois, on est déjà numéro un du monde,
01:28on en ajoute encore sur la barque, et donc...
01:30– Donc, vous dites « merci Bernard ».
01:31– Non, non, on pourrait le dire, mais juste pour terminer,
01:33parce que c'est le vrai enjeu.
01:35C'est l'emploi.
01:36Quand les entreprises font faillite,
01:37qu'est-ce qui se passe derrière ?
01:38Il y a des plans de licenciement,
01:39donc il y a du chômage qui...
01:40Donc, après, c'est pas Bernard Arnault.
01:42Le problème, c'est qu'il est beaucoup plus global
01:44pour toutes nos entreprises.
01:45Françaises qui souffrent aujourd'hui.
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