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##FAUT_QUE_CA_CHANGE-2026-01-23##
Transcription
00:00Sud Radio, faut que ça change, Anthony Martin Smith.
00:03Et faut que ça change, vous savez pourquoi ?
00:05Parce que 30% de la population est en situation de handicap
00:08et que certaines choses dans la société ne vont toujours pas,
00:12que ça doit changer.
00:13En tout cas, enfin, peut-être que ça va mieux.
00:15On va le voir avec vous, Mathéo Lambleau.
00:17Mais en tout cas, merci d'avoir choisi Sud Radio
00:18pour accompagner votre soirée avec ce match.
00:22Toulouse-Pos va venir juste après l'émission.
00:24Donc restez bien connectés, Mathéo.
00:25Bonsoir à vous.
00:26Bonsoir, Anthony. Bonsoir, tout le monde.
00:28Peut-être, je le disais, que finalement, les choses ont changé.
00:32Peut-être que la France est enfin accessible
00:34puisque le Fonds territorial pour l'accessibilité,
00:37ce fonds de 300 millions d'euros
00:39qui a été annoncé par Emmanuel Macron en 2023,
00:42eh bien, devait accompagner les ERP5,
00:46les établissements recevant du public de 5 catégories,
00:49c'est-à-dire les petits commerçants, les cabinets médicaux,
00:52les cabinets d'architectes, les professions libérales,
00:55eh bien, a été supprimé.
00:56Tout bonnement, le 7 janvier dernier.
00:59Donc moi, je vous le dis, voilà,
01:02l'émission est terminée,
01:03puisqu'apparemment, on n'a plus de boulot, Mathéo.
01:05Tout va mieux.
01:07Alors, on va quand même en parler.
01:09On va essayer de décrypter ce qui se passe en deuxième partie d'émission.
01:11Je vous expliquerai aussi ce qui s'est caché
01:13derrière cette paire de lunettes
01:15que le monde entier a vu
01:17et dont le monde entier, eh bien, a parlé
01:19au sujet d'Emmanuel Macron
01:21qu'il portait lors de ce forum à Davos
01:23et que Donald Trump a même rié.
01:27Avec nous, autour de cette table,
01:28pour discuter de ce fonds territoriel d'accessibilité,
01:31le député Sébastien Pétaville.
01:33Bonsoir à vous.
01:34Bonsoir.
01:35Merci d'avoir accepté notre invitation.
01:37Nous aurions voulu avoir la déléguée interministérielle
01:40à l'accessibilité, Isabelle Saurat,
01:42qui, eh bien, est en charge
01:43de ce fonds territoriel d'accessibilité
01:45ou du moins, elle était en charge.
01:47Elle n'a pas pu se rendre présente.
01:49Je le regrette.
01:51Néanmoins, elle nous a donné quand même
01:52quelques éléments que nous pourrons partager avec vous.
01:54Et puis, autour de la table,
01:56Virginie Dubost.
01:58Bonsoir à vous.
01:59Ça faisait longtemps.
02:00Bonsoir.
02:00Ça faisait longtemps qu'on ne vous avait pas vu
02:02autour de cette table.
02:04Je suis très content de vous avoir de nouveau.
02:06Très belle année,
02:07parce qu'on ne s'est pas revu depuis.
02:09Et à distance, il est président de l'APHPP,
02:12l'Association pour la prise en compte du handicap
02:14des politiques publiques et privées.
02:17Pardon, excusez-moi.
02:18Il n'y a pas que l'accessibilité qui déraille.
02:20Ma voix aussi.
02:21Mathieu Andrault.
02:23Bonsoir à toutes et tous.
02:24Bonsoir.
02:25Merci d'avoir pris le temps d'échanger
02:27quelques mots avec nous.
02:29Eh bien, on y va.
02:32Qui sont ensemble pour une société plus juste.
02:35L'association ABF France Handicap présente
02:38Sud Radio.
02:39Faut que ça change.
02:41La vraie vie.
02:42Est-ce que l'accessibilité va mieux en France ?
02:46Ou en tout cas, est-ce que la considération du handicap,
02:49là aussi, va-t-elle mieux ?
02:51Déjà, Mathéo, on va démarrer avec vous.
02:52Et votre coup de cœur, non ?
02:55C'est même pas un coup de cœur,
02:56c'est plutôt un coup de gueule.
02:57Je vous écoute, Mathéo.
02:58Oui, justement, Anthony, j'ai pris le temps
03:00de préparer cette chronique
03:01afin de bien peser le pour et le contre
03:03d'une polémique qui me semble bien exagérée.
03:06Cette polémique concerne l'annonce
03:07la semaine dernière de la sortie
03:08d'une poupée Barbie autiste.
03:10Elle est commercialisée par le géant
03:11du jouet Mattel.
03:13Il s'agit déjà de la quatrième poupée
03:14porteuse de handicap lancée par Mattel
03:16après une poupée porteuse de trisomie 21,
03:19une poupée équipée d'appareils auditifs
03:21et une autre avec des prothèses.
03:22Ce sont donc, à mon sens,
03:24des démarches qui vont plutôt
03:25dans le bon sens,
03:26notamment pour sensibiliser
03:27les enfants au handicap.
03:30Mais voilà.
03:31Comme je vous le disais,
03:31une polémique a pointé le bout de son nez.
03:33Elle est portée par l'association
03:35SOS Autisme
03:36qui déplore les caractéristiques
03:38de cette nouvelle poupée Barbie autiste.
03:40Pour l'association,
03:41le regard fuyant de la poupée
03:42est réducteur.
03:43Quant aux accessoires,
03:44le hand spinner,
03:45vous savez, ce petit jouet
03:46qu'on fait tourner autour de notre doigt,
03:48et le casque anti-bruit,
03:50il serait tout simplement,
03:51selon elle, une caricature.
03:52Pour SOS Autisme,
03:54cette poupée serait discriminante.
03:56C'est là que je trouve
03:57cette position un peu exagérée.
03:59On se bat sans cesse,
04:00notamment dans cette émission,
04:02pour que tous les types de handicap
04:03soient représentés dans notre société.
04:05Cette poupée a en plus
04:06été conçue pendant plusieurs mois
04:08en collaboration avec des experts
04:10du neurodéveloppement
04:11et des associations spécialisées.
04:13Peut-être y a-t-il
04:14des éléments critiquables sur la forme,
04:16mais ne devrions-nous pas,
04:17finalement,
04:18nous concentrer sur le fond
04:19de la démarche
04:20qui me semble,
04:20pour le coup,
04:21plutôt louable.
04:22Virginie Dubost ?
04:23Moi, je trouve que c'est
04:24une très bonne initiative
04:25et je complète aussi
04:27parce qu'il y a eu une Barbie
04:29en fauteuil roulant
04:29il y a à peu près 3-4 ans
04:31et je trouve ça génial
04:32parce que je me mets à la place
04:33d'une petite fille
04:33qui est en situation de handicap,
04:36qui veut jouer,
04:36comme toutes ses copines,
04:37à tous les jeux de tout le monde
04:39et qui ne se retrouvent pas
04:40dans les représentations
04:41des jouets et des Barbies
04:43qui exercent tous les métiers
04:45et qui n'ont pas
04:47toutes les formes
04:47de corps, etc.
04:50Et donc, je trouve ça
04:51une très bonne chose
04:52et c'est dommage
04:53que quelque chose
04:54qui est a priori positif
04:56engendre de telles polémiques
04:58alors que je pense
05:00qu'il faut penser aussi
05:02du point de vue enfant
05:03et je pense que
05:04si on interviewait
05:05des enfants concernés,
05:07ils seraient ravis
05:07de voir des jouets
05:08qui leur ressemblent aussi.
05:09En tout cas,
05:10c'est la jeune fille
05:10qui sommeille en vous
05:11qui nous en parle aujourd'hui.
05:13Oui, même si je n'étais pas
05:14en fauteuil quand j'étais petite,
05:16j'ai des amis qui l'étaient
05:17et c'est vrai qu'on en parlait.
05:19Vous appelez de vos voeux
05:20finalement à ce que les enfants
05:21soient éduqués
05:22depuis leur plus jeune âge
05:23à ce qu'est la différence
05:24et toutes les formes de différence.
05:25Sébastien,
05:26c'est ta vie,
05:26ça vous inspire quoi ?
05:28Vous n'êtes pas obligé de répondre.
05:30Si, si, si,
05:30j'ai bien envie de répondre.
05:32Non, c'est...
05:33Je crois que c'est bien
05:36de se poser la question
05:36pour un enfant aujourd'hui
05:38qui a une situation
05:40de handicap,
05:41de savoir comment se projeter
05:42et de comment
05:44effectivement
05:45accueillir cette différence.
05:47Et puis là,
05:47on parle de l'enfant
05:49en situation de handicap
05:50pour qu'il puisse avoir
05:51un jeu qui correspond
05:52aussi à sa situation.
05:54Mais pour les autres
05:55enfants valides
05:57de pouvoir se dire
05:57qu'il y a une diversité
05:59et que ça fait partie...
06:01De la norme ?
06:01Parce que, en fait,
06:02c'est à partir du jeu
06:03que l'on construit
06:03aussi ses rapports,
06:06son rapport à la norme.
06:07Et donc,
06:08je crois que c'est
06:08quelque chose d'important.
06:09Après, ça pose une question.
06:10Est-ce qu'une poupée,
06:12là en l'occurrence,
06:13avec un casque,
06:15avec certains objets,
06:16vient balayer
06:17toutes les possibilités
06:18de handicap ?
06:19Non, évidemment.
06:20Mais maintenant,
06:21je pense qu'on peut
06:21saluer quand même...
06:23Non, mais ça aide
06:24dans la transformation
06:25du regard de l'enfant.
06:26Moi, je repense à ma fille
06:27qui est derrière
06:27et dans le studio
06:27et que j'embrasse très fort
06:29qui a six ans
06:30et lorsqu'elle a vu
06:32les Jeux paralympiques,
06:33elle était émue
06:34devant le podium
06:34et elle m'a dit
06:35« Papa, je suis tellement contente
06:36que la dame
06:37avec la fausse jambe
06:38ait eu la médaille. »
06:39Bon, ben,
06:40finalement,
06:41quand elle verra
06:41une personne amputée
06:42avec une prothèse
06:43un jour dans la société,
06:45ça ne lui fera rien.
06:47Elle vous a croisé
06:48tout à l'heure,
06:48ça ne lui a strictement
06:49rien fait.
06:50Alors que,
06:51de ma génération,
06:52ça interrogeait.
06:54Le regard était
06:54totalement différent.
06:55Mathieu Hanrault.
06:57Écoutez, moi,
06:58je fais un peu
06:59le même constat
06:59que tout le monde
07:00autour de la table.
07:01C'est très positif,
07:02c'est un formidable outil
07:04de sensibilisation
07:06comme ça a été dit
07:07dès le plus jeune âge,
07:08à toutes les différences.
07:10Et c'est très bien
07:11justement que différents
07:12types de handicap
07:13comme ça soient représentés
07:14dans les Barbies.
07:16Je rajouterai
07:16un autre enjeu.
07:18J'espère qu'il y en aura
07:19énormément
07:20qui vont se vendre
07:21parce qu'à nous,
07:22justement,
07:23de valoriser
07:24ce type d'initiative,
07:25montrer que,
07:26justement,
07:26derrière ces enjeux-là.
07:28Il y a aussi
07:28un enjeu économique
07:29pour des entreprises
07:30qui s'engagent
07:32sur cette thématique
07:33en rendant leurs produits
07:35et services accessibles
07:35et puis en faisant
07:36en sorte également
07:38que leurs produits
07:38et services
07:39parlent de handicap.
07:41L'enjeu,
07:41il est là également.
07:42Il fera le lien,
07:43sans doute,
07:43avec ce qu'on va aborder
07:44juste après,
07:45le handicap,
07:46l'accessibilité.
07:47Ce sont des enjeux économiques
07:48d'aujourd'hui et de demain.
07:49Bon, vous savez quoi ?
07:50SOS Autisme,
07:52si vous nous écoutez,
07:53la porte est ouverte.
07:54Venez défendre
07:55votre point de vue
07:56parce que malheureusement,
07:57aujourd'hui,
07:58je ne sais pas quoi apporter
07:58comme contradiction
07:59puisque je suis assez d'accord
08:01avec l'ensemble des avis
08:02qui ont été donnés
08:03autour de la table
08:03et je serais ravi
08:04que vous puissiez venir
08:05nous en parler.
08:06On va vous contacter
08:07et puis essayons
08:09d'organiser
08:10un petit débat
08:11avec vous
08:12et voyons
08:12qu'est-ce qui vous dérange
08:14à ce point
08:14dans cette caricature
08:15selon vos propres propos.
08:17Je vous propose
08:18qu'on revienne
08:18sur ce fonds territorial
08:19à l'accessibilité,
08:20ce fonds de soutien
08:21aux entreprises
08:22des établissements
08:23recevant du public
08:24de cinquième catégorie,
08:25les petits commerçants,
08:26les praticiens de santé,
08:28les infirmières libérales,
08:29etc.,
08:30qui avaient la possibilité
08:32lorsqu'ils n'étaient pas accessibles,
08:34c'est-à-dire avec une marche
08:35peut-être devant le pas de porte,
08:38avec une signalétique
08:41qui n'était pas adaptée
08:42aux personnes déficientes visuelles
08:44ou même sans dispositifs
08:46par exemple
08:46pour accueillir
08:47des personnes sourdes
08:48et malentendantes
08:48et un tas d'autres dispositifs
08:50d'accessibilité.
08:51L'État venait en soutien
08:52selon une promesse
08:54d'Emmanuel Macron
08:54avec une enveloppe
08:55de 300 millions d'euros,
08:56soit à peu près
08:5750 millions d'euros par an
08:58de 2023 à 2028
09:00pour équiper
09:01100 000 établissements
09:03de rues,
09:05finalement des commerces
09:07de tous les jours.
09:09Eh bien,
09:09on l'a supprimé
09:10le 7 janvier 2026,
09:12à une décision
09:13qui vient de l'année dernière.
09:16Sébastien Pétavie,
09:17qu'est-ce qu'il y a
09:18derrière ça ?
09:21Il y a les mesures d'économie,
09:24on voit bien
09:25qu'on est en plein vote
09:27de budget,
09:28enfin 49.3
09:29a été prononcé
09:31cette semaine.
09:37Au-delà de ce qu'il y a derrière,
09:39moi j'étais venu
09:41il y a quelques mois
09:42pour parler de la mission
09:44d'évaluation
09:44de la loi
09:46de février 2005.
09:50Quand on regarde
09:51sur les 2 millions
09:52d'establissements
09:53recevant du public,
09:56seulement la moitié
09:57respecterait la réglementation
10:00et en sachant que dans la moitié,
10:03la moitié de la moitié,
10:05donc le quart,
10:07bénéficierait d'une dérogation.
10:09Donc ça veut dire que les 3 quarts
10:11des bâtiments...
10:11En plus, totalement incapables
10:12de l'évaluer
10:13et éventuellement de sanctionner
10:14le cas échéant.
10:15Mais les 3 quarts
10:17des bâtiments recevant du public
10:19ne sont pas accessibles
10:21aujourd'hui.
10:22Et donc,
10:23ce fonds était plus que bienvenu.
10:26Mais là,
10:27c'est absolument
10:28incompréhensible
10:29de pouvoir
10:30l'arrêter
10:31parce que
10:32vous venez de l'évoquer,
10:34la grande question est
10:34est-ce qu'aujourd'hui
10:35on a arrivé
10:36à faire le tour
10:38de tous les bâtiments
10:39recevant du public
10:41et de vérifier
10:42s'ils sont accessibles
10:43ou pas ?
10:43Est-ce que l'on est arrivé
10:45à voir s'il y avait
10:46une impossibilité technique
10:47pour le faire ?
10:48Parce que ça peut être le cas
10:50et dans ce cas-là,
10:50on n'a pas imposé à le faire.
10:52Mais si ce n'est pas le cas,
10:53doit se poser la question
10:54de comment on doit
10:55l'accompagner.
10:56Donc ça n'a pas été fait.
10:57Et puis,
10:58on en avait parlé
10:58la fois dernière,
10:59mais il faut que l'on arrive
11:01aujourd'hui aux sanctions.
11:01et donc pour éviter
11:03d'arriver aux sanctions
11:04quand on est arrivé
11:05à identifier
11:06et si on accompagne
11:07et que l'on explique
11:08qu'il y a un fonds,
11:09le problème,
11:10c'est que le fonds
11:10était limité à 20 000 euros.
11:13Et donc,
11:13quand on regarde
11:14le prix moyen...
11:14Pour 50% d'engagement
11:15de l'État
11:16et donc les 50% restants,
11:17c'est-à-dire 20 000 euros
11:18étaient à la charge
11:20du preneur,
11:21donc celui qui a
11:21l'établissement.
11:23Mais quand on regarde
11:24le coût moyen,
11:24par exemple,
11:25pour un restaurant,
11:26c'est 20 000 euros
11:26pour des travaux.
11:2721 500 exactement.
11:29Voilà.
11:29Pour un hôtel,
11:31je crois que c'est
11:32autour de 60 000 euros
11:33et pour installer
11:34un ascenseur,
11:34c'est 120 000 euros.
11:36Donc on voit bien
11:36que là-dedans,
11:38s'il n'y a pas,
11:39on va dire,
11:40des plafonds peut-être
11:41un peu plus hauts
11:42pour pouvoir accompagner,
11:43en fait,
11:43ça ne fonctionne pas.
11:45Écoutez,
11:45on va en reparler
11:46en deuxième partie
11:47d'émission.
11:48Vous ne bougez pas
11:48sur Sud Radio.
11:49La rencontre Toulouse-Pos
11:50est à venir juste après.
11:52On va reparler
11:53de ce fonds territorial
11:54pour l'accessibilité
11:55et puis je vais aussi
11:55vous raconter
11:56les dessous
11:57de ces lunettes
11:57qui ont été vues
11:59par le monde entier
12:00qu'Emmanuel Macron portait.
12:01Est-ce qu'il avait
12:02des problèmes de vue
12:03ou des problèmes aux yeux
12:03comme on a cherché
12:05à nous le faire croire ?
12:07Bougez pas sur Sud Radio.
12:09Sud Radio,
12:10faut que ça change.
12:11Anthony Martin Smith.
12:12Faut que ça change,
12:13je vous le dis à chaque fois
12:14parce que 30 millions de personnes,
12:1630% pardon,
12:17des millions de personnes
12:19en tout cas en France
12:20sont concernées directement
12:21ou indirectement
12:22par le handicap.
12:23Ce serait presque
12:24un Français sur deux
12:25si on considérait aussi
12:26les aimants
12:27en plus des aidants,
12:28les gens qui,
12:29finalement,
12:29les enfants,
12:30les femmes,
12:30les hommes
12:30qui partagent
12:32le quotidien
12:32d'une personne
12:32en situation de handicap
12:33par amour
12:34et qui n'ont aucune intervention
12:37dans le handicap
12:37au quotidien de la personne.
12:39Mathéo Lambleau,
12:40toujours avec nous,
12:40qui nous a éblouis
12:41par cette chronique
12:42sur les Barbies.
12:43Je relance l'invitation
12:44à SOS Autisme
12:45bien évidemment
12:46pour venir débattre
12:47avec nous
12:47de cette Barbie
12:49qui est bien caricaturée
12:51selon SOS Autisme
12:53pour parler
12:55justement de l'autisme
12:56au plus proche
12:57de l'enfance
12:58avec toujours nos invités
13:00le député Sébastien Pétavi,
13:02merci d'être encore là,
13:03Mathieu Hanrault,
13:04président de l'APHPP,
13:05l'association de prise en compte
13:06du handicap
13:07des politiques publiques
13:08et privées
13:09et puis vous Virginie Dubost,
13:11notre chère et tendre chroniqueuse,
13:14je suis très heureux
13:15de vous avoir à mes côtés.
13:16On continue sur cette question
13:17du fonds territorial
13:18pour l'accessibilité,
13:20la rencontre Toulouse-Pos
13:21à suivre après cette émission
13:23et là je vous parle évidemment
13:26de ce que je vous ai promis
13:27tout à l'heure,
13:28c'est-à-dire les lunettes de Macron
13:29dans la story de la semaine.
13:31Le forum économique mondial
13:37qui a réuni
13:38tous les dirigeants
13:39de la planète
13:40du tissu économique
13:41et politique
13:42s'est arrêté
13:44sur les propos
13:45d'Emmanuel Macron
13:46évidemment,
13:46sur ce match orchestré
13:48entre la France
13:49et les Etats-Unis
13:49et Donald Trump
13:50qui a voulu
13:51tourner à la dérision
13:53Emmanuel Macron
13:54et la paire de lunettes
13:55qu'il portait.
13:55Tout un tas d'hypothèses
13:58ont été émises
13:59sur pourquoi portait-il
14:01des lunettes ?
14:01Est-ce que c'était
14:02une intervention
14:02encore de Brigitte Macron ?
14:05Est-ce que c'était
14:05une conjonctivite ?
14:07Un problème de vue ?
14:09Eh bien là-dessus,
14:10si le mystère reste entier,
14:12une autre question survenait.
14:13D'où viennent ces lunettes ?
14:15Sont-elles françaises ?
14:16Est-ce qu'Emmanuel Macron
14:17fait bien la promotion
14:18du savoir-frère français ?
14:20Eh bien oui,
14:21c'est une marque française.
14:22Elle s'appelle Henri Julien.
14:23Elle est originaire du Jura
14:25et elle est spécialisée
14:26depuis près de 100 ans
14:28dans la double lamination or,
14:30un savoir-faire unique.
14:32Une entreprise française
14:33qui a été rachetée
14:34par un groupe italien
14:35en 2023
14:37qui garde son ancrage
14:39au cœur même
14:42de la région Franche-Comté.
14:46Bourgogne, Franche-Comté d'ailleurs.
14:47Ils veulent maintenant
14:48précisément qu'on mette
14:50le Bourgogne et le Franche-Comté
14:51ensemble
14:52et qui toutefois
14:55à un capital italien.
14:57Voilà pour cette histoire
14:58autour des lunettes
15:00d'Emmanuel Macron
15:01qui a beaucoup
15:02fait couler d'encre
15:03chez nous aussi d'ailleurs.
15:05Allez, on revient
15:05sur ce fonds territorial
15:06pour l'accessibilité.
15:08Sébastien,
15:09pétavis,
15:09juste avant la pause,
15:11on discutait avec vous
15:12de ce qui s'est passé.
15:15Maintenant,
15:15j'aimerais avoir
15:15le point de vue
15:16de Mathieu Hanrault.
15:17Vous, vous êtes président
15:18de cette association
15:19pour la prise en compte
15:20du handicap
15:21des politiques publiques
15:22et privées.
15:24C'est quoi votre point de vue ?
15:25Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
15:27Parce que d'après
15:28la délégation interministérielle
15:29à l'accessibilité,
15:30Isabelle Sorat
15:31qui nous a écrit,
15:32nous a précisé
15:33que les objectifs
15:35étaient de 100 000 ERP,
15:37établissements recevant du public,
15:38qui n'ont pas été atteints,
15:39seulement 433,
15:41et que l'enveloppe restante
15:43était de 2,3 millions d'euros.
15:46Finalement,
15:47c'est que ça marchait quand même.
15:49Non, ça ne marchait pas.
15:51Sinon, on ne l'arrêterait pas.
15:54Et pourtant,
15:54les besoins ont été exprimés.
15:57Les besoins sont immenses
15:58en France
15:59en termes d'accessibilité.
16:01On a un retard,
16:02clairement,
16:03en la matière.
16:04Ce fonds territorial
16:05d'accessibilité,
16:06il n'a pas trouvé son public.
16:08Pourquoi ?
16:09Alors, certainement,
16:10un manque de communication,
16:12mais ça, c'est très,
16:13un peu, j'ai envie de dire,
16:14handicap accessibilité.
16:15En France,
16:15c'est souvent l'écosystème.
16:17C'est vrai que personne,
16:18je crois,
16:19n'a entendu parler de ce truc.
16:20Et c'est ça.
16:21Le grand public
16:22n'a pas été sensibilisé.
16:24On n'a pas vu
16:24de spot télé,
16:26spot radio
16:27sur ces sujets.
16:28Pourquoi il faut vraiment,
16:29de toute façon,
16:29sur nos sujets...
16:30Donc, sur la prime rénov',
16:32on arrive à nous faire de la pub.
16:33En veux-tu, en voilà.
16:35Par contre,
16:35sur l'accessibilité,
16:36on n'en parle pas.
16:38C'est ça.
16:38Sans doute,
16:39l'accessibilité,
16:39c'est moins vendeur
16:40que les enjeux écologiques.
16:41Malheureusement,
16:41on a du retard
16:42par rapport aux enjeux écologiques.
16:44Dans quelques années,
16:44je pense qu'on a repris sur le retard.
16:45Mais là,
16:46c'est un très mauvais signal
16:46qui est envoyé.
16:47Manque de communication.
16:49En effet,
16:50du moment qu'on ne trouvait pas
16:51le public tout de suite,
16:52comme l'a dit
16:53M. le député de Solaire,
16:54il aurait fallu augmenter
16:55le plafond de prise en charge.
16:57C'est très clair.
16:58Et puis,
16:58troisième point,
16:59également,
17:01il faut un équilibre
17:02entre incitation.
17:04Et ce fonds-là
17:05était là
17:05en termes d'incitation.
17:06Et il fallait faire
17:07de la communication derrière.
17:08Mais il fallait également,
17:09au bout d'un moment,
17:10et on demande toujours
17:11que ça arrive vers les sanctions.
17:12Si on n'avance pas
17:14sur ces sujets-là,
17:15eh bien...
17:16C'est ce que disait
17:16Sébastien Pétavi,
17:17le député en première partie
17:18d'émission, d'ailleurs.
17:19Virginie Dubost,
17:20ça vous met en colère ou pas ?
17:22Ben oui,
17:23un petit peu forcément.
17:24Parce qu'en fait,
17:25on nous parle toujours
17:27typiquement des petits commerçants
17:28qui font favoriser
17:29ce genre de commerce.
17:30Et moi, typiquement,
17:31je suis en fauteuil roulant.
17:32Et c'est le commerce
17:32de tous les jours.
17:33Vous allez chercher votre pain,
17:34votre boulanger n'est pas accessible,
17:35vous avez bien l'air fine.
17:36Exactement.
17:37Typiquement,
17:37moi,
17:38quand je dois aller acheter mon pain,
17:39je reste comme un chien
17:40sur le trottoir
17:40et on me serre à la porte.
17:43Voilà.
17:43Et donc,
17:43c'est pour ça que je me dirige
17:45vers d'autres commerces
17:45qui ont des plus grandes surfaces.
17:48Voilà.
17:48Et donc avec une qualité
17:49qui va peut-être avec.
17:52Voilà.
17:52Exactement.
17:53Et ce qui m'en colère aussi,
17:54c'est qu'on parle
17:55d'accessibilité,
17:56de handicap,
17:56comme si c'était accessoire.
17:59Mais ce qu'il faut souligner aussi,
18:01c'est qu'il y a l'aspect économique
18:03et que les personnes
18:03en situation de handicap
18:04représentent un pouvoir d'achat.
18:06Et quand on voit la difficulté aussi
18:08de circuler,
18:09de se déplacer,
18:10notamment à Paris,
18:12je vous assure que
18:13quand on sort
18:14et qu'on se déplace
18:14et qu'on veut aller
18:15dans un commerce,
18:16c'est qu'il y a bien
18:16une intention d'achat.
18:18Donc,
18:18c'est que les commerçants
18:19se coupent aussi
18:20d'un chiffre d'affaires.
18:22On m'avait dit une fois
18:23que les personnes
18:23en situation de handicap
18:24étaient une clientèle de niche.
18:26Oui.
18:26Vous avez dit
18:26on me sert comme un chien,
18:28finalement,
18:29on est là-dedans.
18:30Ben voilà,
18:31moi,
18:31on m'avait dit une fois
18:31j'ai pas de gens comme vous
18:33dans mon commerce,
18:33donc pourquoi je mettrais
18:35ne serait-ce qu'une rampe
18:36abovible
18:36qui ne coûte rien du tout.
18:38Sébastien Pétavi,
18:392,3 millions
18:41qui restaient,
18:42ça veut dire quand même
18:42que ça fonctionnait ce truc ?
18:44Déjà,
18:45le fonds a été réduit
18:47l'année dernière
18:48avec le 49-3.
18:50On est passé
18:51des 50 millions annuels
18:53à 5 millions.
18:55Et donc là,
18:55parmi les 5 millions,
18:56il n'en restait que 2,3 millions.
18:59Et qui vont être transférés
19:02dans un système
19:04de téléphonie universelle
19:06qui va permettre à quoi ?
19:08Aux personnes sourdes
19:08et malentendantes
19:09de pouvoir téléphoner
19:10avec les services publics ?
19:12Oui,
19:12il y a une obligation
19:13à partir de 2026
19:15pour tous les opérateurs
19:17d'avoir un service
19:19pour tous leurs clients
19:20sourds et malentendants.
19:23Donc ça,
19:24c'est quelque chose
19:24de très très bien.
19:25Mais on s'apprête
19:26à avoir exactement
19:27le même problème
19:28parce qu'il faudrait
19:29l'équivalent de 5000
19:31équivalents en plein
19:32de personnes formées
19:35en LSF
19:36et aujourd'hui en France,
19:38on n'en a que 500.
19:39Donc on part vers
19:40exactement le même problème.
19:42La même histoire
19:42et il n'y aura probablement
19:44pas de spot télé là-dessus
19:45pour dire aux personnes sourdes
19:47et malentendantes
19:47qu'elles peuvent bénéficier
19:50de ce service
19:50parce que la radio,
19:51on se doute bien
19:52que ce n'est pas forcément
19:53le média privilégié.
19:55On va dans le même
19:56dans la même direction,
19:58le même mur,
19:58Mathieu Hanrault,
20:00excusez-moi.
20:02Oui, du coup,
20:03souvent on ne planifie
20:03pas assez ces enjeux
20:05de handicap,
20:06d'accessibilité en France.
20:08C'est un fait.
20:09Pourtant,
20:09on a des bons outils.
20:11On a un ministère
20:13délégué sur ces sujets-là.
20:15On a la délégation
20:16ministérielle à l'accessibilité,
20:18la délégation interministérielle
20:20à l'accessibilité.
20:22Voilà.
20:22Et on a derrière également
20:23le CNCPH
20:25avec la mobilisation
20:25des associations.
20:27Conseil national consultatif
20:28des personnes handicapées.
20:29Je suis désolé.
20:29À chaque fois que vous utilisez
20:30des acronymes,
20:30je suis obligé de les expliquer
20:31à nos auditeurs.
20:32Vous faites bien.
20:33Merci, merci de préciser.
20:35Et voilà,
20:36on a tout ce qu'il faut.
20:37Après,
20:37il y a un manque
20:38de planification
20:39sur le handicap.
20:40À 5-10 ans,
20:41qu'est-ce qu'on veut faire
20:41et comment planifier ?
20:42Et surtout,
20:43une fois qu'on a une feuille de route,
20:44quel budget
20:45on sacralise
20:46et surtout,
20:46on sacralise dans le temps
20:48pour donner de la visibilité
20:49sur nos enjeux.
20:50On montre clairement de ça.
20:52Moi,
20:52j'espère justement
20:53que les élections présidentielles
20:54de 2027,
20:55elles seront l'occasion
20:56que les futurs candidats
20:58se positionnent clairement
20:59sur cet enjeu
21:00en planifiant ça
21:01sur leur mandat.
21:02Moi,
21:02je me retourne vers vous,
21:03Sébastien Pétaville,
21:04parce que vous êtes
21:04un peu le technicien
21:06sur cette question.
21:07Qu'est-ce qui deviennent
21:09ces 300 millions d'euros ?
21:11Parce que là,
21:12j'imagine que ça nous fait,
21:14pardonnez-moi l'expression,
21:15une belle jambe,
21:16que de savoir
21:17que les personnes sourdes
21:18et malentendantes
21:18vont avoir
21:19une téléphonie universelle,
21:20mais ça ne règle toujours pas
21:21notre problème
21:21d'inaccessibilité
21:22dans notre société.
21:24Et puis là,
21:24c'est quand même
21:25assez terrible
21:26de prendre
21:26sur l'accessibilité
21:28d'un côté
21:28pour le transférer
21:29vers un autre handicap.
21:31Enfin,
21:32je crois que la formule
21:33utilisée par l'APF
21:34dernièrement
21:35avait qu'on déshabille
21:36Paul pour habiller.
21:39Bon,
21:39ce n'est pas sérieux,
21:40surtout qu'à Toulouse,
21:43à la fac de Toulouse,
21:44il y a une formation LSF
21:46et il y avait
21:48un manque.
21:50Il fallait créer
21:50un poste justement
21:51de LSF
21:52et on a eu
21:52une grosse bataille
21:53ces derniers mois.
21:54Il a fallu intervenir
21:55auprès du ministère
21:56pour avoir la garantie
21:57de la création
21:57d'un poste de LSF
21:58pour pouvoir avoir
22:00suffisamment
22:00de personnes formées
22:02pour les besoins
22:03qui arrivent.
22:05Et effectivement,
22:05si on doit planifier,
22:07il faut le faire
22:09dès le départ,
22:10permettre à des enfants
22:10en situation de handicap
22:13et malentendants
22:14de pouvoir avoir
22:14accès aux formations.
22:15Merci beaucoup Sébastien
22:17Pétaville.
22:17Merci.
22:18Je rappelle,
22:18vous êtes député.
22:21Rappelez juste le parti.
22:23Pardon.
22:24Vu que j'ai supprimé
22:24mes fiches,
22:26vous êtes de quel parti
22:27du coup ?
22:28Génération.
22:30Génération.
22:30Merci en tout cas
22:31Sébastien Pétaville.
22:32Bienvenue du poste.
22:33Ce n'est pas sérieux.
22:35Non, vraiment pas sérieux.
22:36Non, vraiment pas sérieux.
22:37Mais voilà,
22:38on a encore du travail
22:39Mathéo Lamblot.
22:40Bienvenue du poste,
22:40on se revoit très vite
22:41parce que finalement,
22:42on se rend compte
22:43que l'accessibilité,
22:44ce n'est toujours pas ça
22:44en France.
22:45Mathieu Hanrault,
22:46vous êtes président
22:46de la PHPP.
22:47Ça, je m'en rappelle,
22:48l'association pour la prise
22:49en compte du handicap
22:50des politiques publiques
22:51est privée.
22:52Merci en tout cas
22:53d'avoir pris le temps
22:53de débattre avec nous.
22:56Mathéo,
22:56on se retrouve très vite
22:57sur l'antenne de Sud Radio
22:58dès la semaine prochaine.
22:59Vous ne bougez pas
23:00pour le match.
23:01La rencontre Toulouse-Pau.
23:03Moi, je suis pour Toulouse.
23:04Moi aussi.
23:05Moi aussi, j'espère.
23:06Sébastien Pétaville.
23:07Je pense que Julien Delmas
23:09a la réalisation
23:09et aussi pour Toulouse
23:10et je vous remercie
23:11pour cet excellent travail
23:15remarquable.
23:16Bonne soirée.
23:16Je suis sur la radio.
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