Jeudi 22 janvier 2026, retrouvez Guillaume Brusson (Co-responsable de l'activité Gestion de Fortune, Sanso Longchamp AM) dans SMART PATRIMOINE, une émission présentée par Nicolas Pagniez.
00:00Et pour la première partie de cette émission, nous allons donc faire un focus sur la gestion sous mandat
00:10et l'intérêt pour les investisseurs dans cette période incomplexe sur les marchés financiers.
00:15Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir dans Smart Patrimoine Guillaume Brusson.
00:18Bonjour Guillaume Brusson.
00:19Bonjour Nicolas.
00:19Merci d'être avec nous. Vous êtes co-responsable de l'activité gestion de fortune chez Sanso Longchamp Asset Management.
00:25On va parler de la gestion sous mandat, mais peut-être avant, on a envie de recueillir vos convictions en ce début d'année sur les marchés financiers.
00:32Comment se portent selon vous ces marchés en ce début d'année ? Quelle analyse vous portez sur ces marchés ?
00:37Pour suivre régulièrement vos émissions, je pense qu'il y a un joli symbole du contexte de marché aujourd'hui.
00:43C'est que la question sur une éventuelle bulle à l'égard de l'intelligence artificielle a peu à peu disparu du plateau.
00:48Je trouve que ça illustre bien ce qui caractérise aujourd'hui l'environnement de marché auquel on fait face.
00:53A savoir qu'on est passé de l'espoir à la réalité économique sur le segment de l'intelligence artificielle.
01:00D'accord.
01:00Alors bien évidemment, on n'est pas...
01:01Donc ça se traduit, c'est ça aujourd'hui dans les résultats suffisamment pour qu'on considère qu'il y a un impact concret ?
01:07Exactement. Alors par contre, on n'est pas les seuls observateurs à arriver à cette conclusion.
01:12Et c'est vrai que ça se fait au prix d'une valorisation plutôt exigeante, même si on ne peut pas utiliser le terme excessif non plus.
01:19Et je pense que le principal piège face à cette situation, c'est d'être trop binaire dans notre lecture.
01:25C'est-à-dire qu'il ne faut ni céder à un optimisme BA à l'égard de cette thématique porteuse,
01:30ni rester sur le quai à attendre qu'un train mieux valorisé rentre en gare.
01:33D'accord.
01:33Parce que ça serait rester à l'écart justement d'un des moteurs de performance les plus prometteurs à moyen long terme.
01:38Donc se dire que la tech, l'IA, c'est trop cher aujourd'hui et qu'il faut attendre que ça corrige avant de potentiellement monter dans le train,
01:45c'est pas la bonne stratégie selon vous ?
01:46Non, je ne pense pas. Ce qu'il faut, c'est être discipliné et rigoureux dans l'approche.
01:49Et justement, on l'abordera quand on parlera gestion sous mandat.
01:52Mais c'est d'individualiser en fait la manière de s'y exposer en tenant compte de l'éventuelle participation de chaque client au cycle boursier en cours.
02:02Les risques qui sont où dans les marchés aujourd'hui sur cette thématique notamment, mais même de manière plus globale ?
02:06Alors justement, si le risque n'est pas une bulle, c'est comme on l'a dit, on est sur des niveaux de valorisation assez exigeants.
02:12Et donc forcément, ça va de pair avec un risque de déception qui est susceptible d'être sanctionné un peu plus durement.
02:19Alors après, c'est vrai qu'on pourrait élargir un peu plus le débat.
02:21C'est-à-dire que les paris des investisseurs sont tellement concentrés aujourd'hui qu'on observe de part et d'autre de l'Atlantique une certaine forme de dispersion.
02:29Et ça constitue une vraie opportunité justement de diversifier le risque parce qu'on est clairement dans un contexte qui justifie de se préparer à différents scénarios de marché.
02:36C'est intéressant ce que vous nous dites, c'est que les paris sont trop concentrés aujourd'hui.
02:39Donc c'est une opportunité pour les investisseurs de venir se diversifier encore plus justement pour contrebalancer un peu ça, c'est ça ?
02:46Exactement, c'est-à-dire qu'il y a des phases de marché qu'on pourrait prendre l'exemple de l'après-Covid où pour jouer la reprise cyclique et la réouverture des économies,
02:54il était plutôt pertinent d'avoir des paris concentrés en portefeuille.
02:57Et on voit bien aujourd'hui qu'on fait face à différents scénarios devant nous.
03:00Et donc c'est important, on est dans un contexte en tout cas qui justifie d'être un peu plus diversifié qu'il y a quelques temps,
03:06mais aussi de constituer des marges de manœuvre pour faire de la volatilité une alliée et non un risque subi.
03:12Quel rôle de la gestion sous mandat dans le contexte de marché que vous nous décrivez ?
03:18Pourquoi est-ce que ça a un intérêt pour les investisseurs de faire confiance à des gérants dans le cadre d'une gestion sous mandat ?
03:24Parce que je pense qu'aujourd'hui, en tout cas dans une partie de l'offre historique,
03:28le problème c'est que l'accès au marché financier doit être individualisé.
03:35Et trop souvent, le hasard du timing avec lequel le client passe la porte de sa banque privée reste le vecteur principal de sa satisfaction.
03:41Et l'avantage qu'offre la gestion sous mandat à risque perçu comme équivalent, par exemple sur un client dynamique,
03:48les intérêts à court terme peuvent diverger entre un client d'une part qui a participé au cycle boursier en cours
03:54et l'autre dynamique lui aussi, mais qui voudrait rentrer sur les marchés.
03:58En fait, les allocations préconisées ne sont pas forcément les mêmes à court terme, même si elles doivent ensuite converger dans le temps.
04:04Et donc la gestion sous mandat ne doit pas être une gestion collective déguisée.
04:08Et ce qu'on peut apporter, c'est l'individualisation.
04:09Ce que vous dites, c'est que par exemple, si on rentre en mode gestion collective avant la reprise post-Covid,
04:17finalement on est très très heureux de ce qui s'est passé sur les marchés.
04:20Si on rentre avant potentiellement une grosse période de correction,
04:23là on peut être un petit peu plus circonspect sur la manière dont se déroule son investissement
04:27parce que quelque part, il n'y a pas suffisamment d'individualisation des objectifs des investisseurs, c'est ça ?
04:32Exactement, exactement. On pourrait prendre l'exemple d'un client qui vient de céder son entreprise et qui rentre sur les marchés aujourd'hui,
04:38compte tenu du contexte de valorisation, son intérêt est qu'on dissocie son horizon de placement de son horizon de constitution du portefeuille
04:45et donc travailler des points d'entrée progressifs sur les marchés.
04:49Alors que comme je l'ai dit, un client dynamique, mais qui est dans les marchés depuis plusieurs années,
04:53a plutôt intérêt à ce qu'on opère des prises de bénéfices partiels pour se préparer aux différents scénarios que le marché pourrait nous offrir en 2026.
05:01Mais ça implique de votre côté à vous, donc chez Sanso Longchamp Asset Management,
05:06d'avoir une approche individualisée de chaque investisseur si je comprends bien ?
05:09Exactement, en tout cas ça implique d'avoir une méthode et les outils pour parvenir à cet objectif.
05:16Concrètement, du coup, est-ce que derrière ça permet d'offrir plus de performance
05:20ou en tout cas de faire en sorte que ça correspond plus aux objectifs des clients ?
05:26Oui, exactement, parce que je pense que finalement la performance dépend moins des marchés
05:29que de la trajectoire qu'on peut donner aux investissements.
05:32Et l'individualisation est clé justement pour remplir les objectifs qui peuvent être fixés par nos clients.
05:38La performance dépend moins des marchés que la trajectoire qu'on peut donner aux investissements.
05:41C'est-à-dire que comment est-ce qu'on fait par exemple quand c'est sur des marchés très chers aujourd'hui
05:44pour aller chercher de la performance alors même qu'il y a des questionnements politiques, géopolitiques ?
05:50Monétaire un petit peu et donc ça tient mais tout le monde se demande quelle sera la tendance pour cette année quand même ?
05:56L'enjeu justement c'est de se préparer à un éventuel pic de volatilité et se méfier de l'effet de base
06:01parce que l'effet de base peut amener certains clients à se voir conseiller ensuite d'allonger leur horizon d'investissement
06:07justement parce qu'ils seraient rentrés de manière trop marquée sur les marchés.
06:10Donc ce qu'on préconise souvent c'est comme je l'ai dit tout à l'heure de dissocier l'horizon de constitution de portefeuille de l'horizon de placement
06:17et être en mesure de s'inspirer de ce que les jeunes investisseurs font aujourd'hui par exemple avec le DCA
06:21en déroulant l'investissement progressivement mais en étant aussi opportuniste si des pics de volatilité se matérialisent
06:27pour accélérer le temps, accélérer l'investissement et donc se diriger plus rapidement vers l'allocation cible qui a été définie en amont.
06:36Donc l'investissement régulier type DCA c'est quelque chose qui fonctionne bien aussi dans les marchés à l'heure actuelle ?
06:40Ça fonctionne bien mais pour les investisseurs qui en fait sont encore en phase de constitution de leur épargne financière.
06:45D'accord, bien sûr.
06:45Et donc on peut s'inspirer de cette méthode là aussi pour des plus gros patrimoines financiers
06:49en essayant justement de les protéger de l'effet de base éventuel qui pourrait les amener à allonger leur horizon d'investissement
06:55parce qu'ils seraient rentrés avec un mauvais timing sur les marchés.
06:59Bon à vous écouter on sent quand même que c'est une science la gestion de fortune.
07:02C'est une méthode et une discipline en tout cas.
07:04Une méthode et une discipline. Merci beaucoup Guillaume Brusson de nous avoir accompagné dans Smart Patrimoine.
07:09Je rappelle que vous êtes co-responsable de l'activité gestion de fortune chez Sanso Lonsan Asset Management.
07:14Merci beaucoup.
07:15Merci Nicolas.
07:15Et quant à nous on se retrouve tout de suite dans la deuxième partie de Smart Patrimoine ici au Grand Forum du Patrimoine.
Écris le tout premier commentaire