Les États-Unis ont de nouveau évoqué la possibilité d’une annexion du Groenland. Cette annonce place l’Europe dans une situation particulièrement délicate, car pour la première fois, les États-Unis, garants de la sécurité des membres de l’OTAN, apparaissent comme une menace potentielle. Comment l’Union européenne peut-elle réagir face à Donald Trump ?
00:00En réalité, la guerre est aux portes de l'Europe, est en Ukraine et il y a une conscience très claire de tous les Européens et depuis plusieurs mois que cette guerre, elle joue aussi, elle impactera aussi sur la sécurité de l'Europe dans les années qui viennent.
00:16La sécurité de l'Europe, parce que si la Russie prend le dessus en Ukraine, bien évidemment, qui sera le suivant, et certains parlent de l'Estonie, etc., mais également parce que si la Russie prend le dessus en Ukraine et contrôle l'Ukraine, eh bien la Russie sera à la tête des deux armées les mieux préparées à la guerre qu'abrite aujourd'hui le territoire européen.
00:36Donc c'est quand même quelque chose de fondamental.
00:38Avec toutes les armes qu'on livre à l'Ukraine depuis des jours, des années.
00:40Et en plus, avec toutes les armes qu'on a livrées et qui reviendraient dans les mains de Vladimir Poutine.
00:45Donc il est très clair qu'il y a cette ligne rouge qui est totalement infranchissable et pour ça, on a besoin du soutien américain.
00:53Donc ce sont des Européens qui sont tétanisés, non pas tant par Donald Trump, mais qui sont tétanisés par la perspective que cette guerre trouve une issue complètement défavorable à l'Europe et aux Européens.
01:04Et ce qu'il faut bien voir dans cette issue-là, c'est que les Européens, nos décideurs européens, les institutions européennes sont tétanisés par cette optique-là.
01:13Mais on le voit autour de nous, chaque citoyen européen, chaque Européen, quel que soit son âge et qu'il soit à ce stade citoyen ou pas citoyen,
01:22on se rend bien compte qu'on n'a pas envie d'une guerre, on n'est pas préparé à une guerre.
01:26On vit dans un certain confort, dans une certaine habitude de stabilité.
01:31Et en plus, on a aujourd'hui des questions économiques majeures qu'on n'a pas véritablement envie d'aller à la confrontation et que les États-Unis sont bien pratiques en réalité.
01:38Sauf qu'on ne l'a bien vu dans la réaction collective.
01:40Sauf qu'on ne choisit pas son adversaire.
01:41Vous dites, pardon, je vous ai…
01:42Je dis qu'on ne choisit pas son adversaire.
01:43Le chef d'état-major le précédent disait, il faut être deux pour faire la paix, il suffit d'un seul pour faire la guerre.
01:47D'où la nécessité aujourd'hui de se réarmer.
01:49Et ça donne raison quand même, cet épisode donne raison à toutes celles et ceux qui, depuis des mois, des années même maintenant,
01:55expliquent que la France et l'Union européenne doivent se réarmer pour être suffisamment dissuasifs et être forts.
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