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Baisse de la natalité en France : Place de l’enfant et des familles dans la ville

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00:55:58Avec cet enfant où il n'y a plus de grands-parents parce qu'ils sont loin. C'est pareil. C'est un détail. Mais de permettre à des grands-parents de venir voir leur enfant sans être obligé de payer un stationnement mirobolant,
00:56:15eh bien ça, c'est quelque chose du quotidien qui ferait que les familles sont moins seules. Les grands-parents vont peut-être réfléchir à deux fois à venir voir leur enfant parce que s'ils habitent loin et qu'ils sont en voiture,
00:56:31tout le monde ne peut pas toujours être en vélo. Eh bien si ce stationnement est cher, eh bien ils vont réfléchir. Vous voyez, c'est dans des choses du quotidien toutes simples
00:56:43qui ne coûtent pas forcément très cher aux villes. Donc c'est sortir ces familles de la solitude. Ça pour moi, c'est ce qui est majeur, c'est-à-dire recréer ces lieux d'accueil enfants-parents
00:56:54et recréer ce lien pour que ces mamans ne se retrouvent pas désarmées quand elles sont en congé maternité. Voilà, ça pour moi, c'est la première chose.
00:57:07Et puis, deuxième chose, je l'ai déjà dit, redonner du temps aux familles et ne pas dépenser tout ce budget pour la garde d'enfants,
00:57:17mais le répartir différemment en le ventilant et en redonnant du temps aux familles pour apprendre à être parent. C'est extrêmement difficile pour des parents
00:57:26de remettre leur enfant à deux mois et demi. Ils ne sont pas encore parents. Ils n'ont pas encore ce lien d'attachement avec l'enfant.
00:57:34Beaucoup de rapports le disent. Le rapport des mille jours le dit. Donc pour moi, c'est vraiment la solitude des familles et redonner du temps aux familles
00:57:43pour apprendre à être parent, créer ce lien avec l'enfant et laisser la liberté de choix aux familles. C'est là un petit point de désaccord avec vous.
00:57:55Et je serais heureuse d'avoir les résultats de l'enquête que vous avez faite auprès des familles sur la libre répartition de ce congé parental.
00:58:03On a bien vu en 2014, quand on a imposé cette répartition, il y a beaucoup de familles qui se sont détournées du congé parental.
00:58:12Et donc je pense qu'il faut laisser une grande liberté aux familles. Il y a des moments où le papa va pouvoir le prendre,
00:58:17des moments où ça ne va pas être opportun. Et donc ne venons pas complexifier la vie des familles, mais au contraire, la simplifier dès qu'on en peut.
00:58:24Merci beaucoup. Ce qui permet d'appréhender vos nuances. Mais c'est des sujets où, heureusement, il y a une capacité d'avoir des nuances dans le respect de nos échanges.
00:58:33Même si, car est-ce que vous avez des questions, je vous laisse interroger.
00:58:37Merci, M. le rapporteur. Alors, Mme la maire adjointe, nous le savons tous, nous traversons un univers démographique sans précédent.
00:58:44La France a enregistré 633 000 naissances en 2024, son plus bas niveau depuis 1945, avec un indice de fécondité tombé à 1,62 par femme.
00:58:52Dans le même temps, des familles renoncent à un deuxième ou un troisième enfant, faute de solution de garde.
00:59:00Face à ce défi, le nouveau congé de naissance, vous l'avez dit, va dans le bon sens, mais ne saurait masquer l'immense tension sur les modes d'accueil.
00:59:08Il manque aujourd'hui 10 000 professionnels de la petite enfance pour répondre aux besoins des familles.
00:59:13Alors, à Annières, vous avez développé une politique familiale ambitieuse, avec notamment l'allocation municipale de garde d'enfants à domicile,
00:59:19qui offre aux familles une alternative concrète à la pénurie de places en crèche.
00:59:23Ma question est la suivante. Envisageriez-vous d'ouvrir cette aide municipale à la garde à domicile aux parents
00:59:29qui font le choix du congé parental afin de les accompagner dans cette période ?
00:59:35Et si oui, à combien estimeriez-vous le coût d'une telle extension pour une ville comme Annières ? Je vous remercie.
00:59:45Merci beaucoup pour votre intérêt et votre question.
00:59:47Effectivement, comme je le disais, 90% du budget de la petite enfance est consacré au financement d'environ 1 000 places en crèche.
00:59:58Il y a 4 500 enfants de moins de 3 ans à Annières.
01:00:02Et donc, nous développons des modes de garde alternatifs beaucoup moins onéreux,
01:00:10ce qui permet d'avoir une offre pour les familles conséquentes.
01:00:14Mais effectivement, finalement, nous ne finançons aujourd'hui que la reprise du travail.
01:00:22Et des parents qui font le choix de rester un petit peu plus longtemps chez eux, finalement, ne bénéficient d'aucune aide de la ville.
01:00:29Le reste à charge pour une place en crèche pour la ville est d'environ 8 000 euros par an.
01:00:34Et nous ne donnons rien à une famille qui fait le choix de rester chez elle.
01:00:40Et donc, effectivement, nous réfléchissons en ce moment, avec le maire, à cette possibilité d'ouvrir l'aide municipale de garde à domicile,
01:00:48puisque finalement, des parents gardent à domicile leur enfant, aux parents.
01:00:56Donc, pour l'instant, cette aide est d'environ 1 000 euros par an pour les familles qui font appel à une assistante maternelle ou un auxiliaire parental.
01:01:09Et donc, pour l'instant, on est dans ces ordres d'idées, 1 000 euros.
01:01:15Alors, on reste une collectivité locale.
01:01:18Donc, vous le savez très bien, les baisses des dotations de l'État.
01:01:25Et donc, une ville ne peut pas non plus prendre en charge ce qui est réservé à l'État, surtout avec les baisses des dotations.
01:01:31Donc, on peut donner ce signal en donnant cette allocation aux familles, en leur faisant ce signal que, effectivement, la ville ne va pas uniquement financer la reprise du travail,
01:01:47mais aussi donner peut-être ce libre choix aux classes moyennes, particulièrement de pouvoir prendre ce congé parental,
01:01:57qui, pour l'instant, est court.
01:02:01Finalement, quand on additionne tous les dispositifs, la famille, elle va pouvoir rester à domicile 4 mois et demi, bien rémunérée.
01:02:08Après, on retombe à 480 euros, moins que le RSA.
01:02:12Donc, voilà, c'est un signal fort envers les familles pour leur dire, voilà, on change vraiment de direction et on encourage les parents qui le souhaitent,
01:02:30sans les forcer, bien évidemment.
01:02:31Il y a des familles, des parents qui ont besoin de reprendre leur activité rapidement.
01:02:36Mais c'est un signal fort et un changement de politique très important que de financer, pour une collectivité, les parents qui restent au domicile avec leur enfant.
01:02:49Merci.
01:02:50Monsieur la...
01:02:52Oui, je te rappuie. Monsieur le Président, monsieur le rapporteur, cher Jérémy, madame la conseillère métropolitaine, madame l'adjointe maire,
01:03:06merci beaucoup pour les propos, les présentations très précises, très pragmatiques.
01:03:11Je trouve qu'effectivement, il y a des travaux qui transcendent l'idéologie et qui nécessitent qu'on se pose toutes et tous,
01:03:19quelles que soient nos opinions politiques, pour essayer de trouver des solutions concrètes pour nos familles en ville.
01:03:26J'avais, bon, pour celles et ceux qui me connaissent, j'ai été élu pendant 10 ans à la mairie d'Anières avec madame Carmentran,
01:03:33donc je connais très bien le travail qu'elle a réalisé et je souhaite encore la féliciter pour ça.
01:03:37On aurait pu collaborer d'ailleurs sur de nombreux sujets.
01:03:41Bon, voilà, je voulais revenir pêle-mêle sur quelques petits points qui ont été évoqués.
01:03:46Madame la conseillère métropolitaine, j'ai trouvé très intéressant, effectivement, l'approche de la ville vue par l'enfant,
01:03:53parce qu'effectivement, vous l'avez dit, quand on se déplace avec une poussette, c'était mon cas pendant ces dernières années,
01:03:59on a les mêmes problématiques qu'une personne à mobilité réduite ou qu'un enfant sur des sujets de sécurité,
01:04:06donc c'est intéressant d'avoir un point de vue un peu différent.
01:04:10Et vous avez évoqué notamment les rues aux écoles, ce sont des sujets que nous demandent de temps en temps,
01:04:15assez régulièrement même des parents de notre ville, de nos villes, Agnières et Colombes pour moi maintenant.
01:04:23Et je voulais savoir, effectivement, parce que c'est une problématique logistique,
01:04:27on a étudié la chose et on doit fermer des rues pour à peine 20 minutes, ça nécessite du personnel, du matériel, etc.
01:04:36Comment vous avez anticipé les choses, comment vous avez transformé les choses et si vous avez budgété la chose,
01:04:41parce qu'effectivement, c'est aussi une chose qui pose problème aujourd'hui, mais c'est un projet intéressant.
01:04:49D'autre part, donc ça c'est pour toutes les deux, on a vu qu'il y avait les difficultés de recrutement sur le personnel de petite enfance.
01:04:59Dans les Hauts-de-Seine, il y avait une dernière étude qui disait que le taux de vacances des postes dans les crèches était de près de 20%.
01:05:04Donc ça c'est vrai qu'effectivement, ajoutez à ça ce que vous disiez, Mme Carmentrand,
01:05:10le nombre d'assistantes maternelles qui vont partir à la retraite, je voulais savoir si vous aviez des idées pour essayer d'améliorer le recrutement en la matière.
01:05:21Et je voulais peut-être, Caroline, que vous précisiez sur les maisons d'assistantes maternelles,
01:05:28puisqu'on travaille ensemble actuellement sur un projet via un bâtiment du département des Hauts-de-Seine,
01:05:33que vous précisiez pour que les gens sachent comment ça fonctionne,
01:05:38comment on développe des musées d'assistantes maternelles avec le soutien d'une municipalité.
01:05:45Voilà, et puis après, moi je suppose que vous le savez, je suis un député qui travaille beaucoup avec le monde de l'entreprise,
01:05:49donc si vous avez des idées, des suggestions à faire aussi aux entreprises,
01:05:53pour qu'elles facilitent le quotidien des parents, pour qu'ils puissent aussi être plus sereins dans leur vie parentale.
01:06:01Merci beaucoup.
01:06:03Merci. Alors merci pour ces questions.
01:06:09Alors sur les rues aux écoles, on en a fait 12 sur le mandat.
01:06:15Pour donner une ordre d'idée, on a 89 écoles.
01:06:20Avec les nouvelles écoles, on a aussi travaillé des fois de manière à pouvoir fermer des bouts de rue,
01:06:26puisqu'on maîtrisait un peu plus le foncier, notamment celles qui sont en ZAC.
01:06:29Mais là où on a fermé les écoles, on s'est beaucoup appuyé sur les parents d'élèves,
01:06:38et sur les élèves eux-mêmes qui ont fait des banderoles pour déjà communiquer auprès des parents d'élèves sur la prévention,
01:06:46que c'était important, ces fermetures.
01:06:49On est aussi parti sur les écoles les plus simples où c'était à installer,
01:06:57c'est-à-dire là où on avait des rues à faible circulation,
01:07:00avec toujours l'idée de faire d'abord une expérimentation pour voir comment ça se passe,
01:07:04et puis à la fin de l'expérimentation, on mettait en place du matériel de manière pérenne.
01:07:12Donc il y a sur une école où on a fait une expérimentation, on est revenu en arrière,
01:07:20parce que lors de l'expérimentation, on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de voitures qui passaient ce matin-là,
01:07:25parce que c'était une voie qui permettait d'éviter les bouchons à un autre endroit,
01:07:28et en plus avec des travaux à proximité.
01:07:32Et comme ça devenait très dangereux, en fait là on est revenu en arrière pour éviter qu'avec des automobilistes très énervés,
01:07:42il y ait un mort.
01:07:46Mais sinon, on a réussi sur toutes les autres écoles, donc sur les 12 écoles qu'on a fermées,
01:07:53à maintenir ça et à maintenir ça sur plusieurs années,
01:07:55avec au début, on a la chance d'avoir des gardiens en fait dans toutes les écoles à Rennes.
01:08:02C'est les gardiens qui mettaient en place la barrière le matin,
01:08:04donc des barrières amovibles assez classiques qu'on met dans les stocks de toutes les collectivités.
01:08:12On mettait une banderole rue aux écoles, on fermait les rues,
01:08:15et puis durant l'été, quand c'était validé, on installait des petites barrières jaunes,
01:08:23qui en fait, on peut tourner, voilà,
01:08:27et qui sont bloquées avec un cadenas dont le concierge a les clés,
01:08:30qu'il bloque en allant sécuriser le cheminement le matin,
01:08:34et qui rouvre à la fin de ça, c'est quand il rentre,
01:08:38parce qu'il fait passer les passages piétons aussi souvent auprès des écoles.
01:08:42Et du coup, on en met, elles font pas toute la largeur de la rue,
01:08:49elles font une demi-largeur de rue,
01:08:52et donc s'il y a des voitures qui ont besoin de sortir,
01:08:54notamment des riverains qui habitent dans cette rue-là,
01:08:57c'est possible pour elles de quitter la rue,
01:09:00mais ça bloque encore en partie la rue,
01:09:03et après ça passe vraiment avec faire connaître le dispositif aux parents.
01:09:07Et du coup, c'est des aménagements qui sont très faibles en coût.
01:09:13On est autour, enfin, le prix de la barrière, voilà.
01:09:17Non, c'est ça.
01:09:19Je pense que sur ce sujet-là, une ville comme Grenoble,
01:09:24on a fait beaucoup plus,
01:09:26et pour le coup, on fait des aménagements,
01:09:29vraiment en modifiant l'aspect des rues,
01:09:31pour faire carrément des places aux écoles, devant les écoles,
01:09:35et ils sont, je pense, à un niveau plus avancé que Rennes sur ce sujet-là.
01:09:42On a aussi eu des problèmes...
01:09:43Je me permets juste de répondre à des petites notes
01:09:46que j'ai prises au cours des discussions.
01:09:48On a aussi des problèmes de recrutement dans les crèches,
01:09:50mais on a revalorisé le métier.
01:09:53On a augmenté, en fait, le niveau de salaire,
01:09:56ce qui nous a permis de recruter, en fait, dans les crèches municipales
01:10:00et aussi par des aménagements de temps de travail.
01:10:05Ce qui permet, je trouve, aussi, de vraiment soutenir les familles,
01:10:08c'est d'adapter les lieux.
01:10:09C'est-à-dire que dans les bâtiments municipaux,
01:10:11on est des fois des toilettes enfants,
01:10:13notamment quand on a beaucoup de classes de maternelle
01:10:15qui viennent en visite,
01:10:16donc des toilettes plus petites et des tables allongées.
01:10:20Et par rapport aux suggestions aux entreprises,
01:10:23j'ai bien entendu votre dernière question.
01:10:26Je pense que ce que recherchent les parents,
01:10:30c'est une certaine souplesse.
01:10:32Il y a plein de métiers où on pourrait avoir des fois
01:10:37une souplesse le matin ou le soir
01:10:38pour pouvoir emmener son enfant,
01:10:41enfin, partir un peu plus tôt pour aller rechercher son enfant à l'école
01:10:46ou le déposer chez le médecin ou voilà.
01:10:49Avoir des fois une souplesse sur le temps de travail
01:10:52tout en faisant ses heures, pas forcément.
01:10:54Ça permet vraiment de pouvoir s'adapter à un quotidien
01:10:58qui est des fois compliqué,
01:11:00quand on a notamment des enfants en bas âge
01:11:02qui sont malades assez régulièrement.
01:11:05Et une souplesse sur le télétravail.
01:11:08Je pense que beaucoup d'employés ont pu l'expérimenter
01:11:12lors du Covid et ont vraiment apprécié cette souplesse-là.
01:11:16Alors, je sais bien qu'il y a des métiers
01:11:18dans lesquels ce n'est pas possible
01:11:19et on a besoin d'être présents.
01:11:21Je suis moi-même enseignante
01:11:23et du coup, on a une obligation de service qui est fétive.
01:11:28On ne peut pas avoir cette souplesse-là.
01:11:30Mais je pense que cette souplesse-là est intéressante.
01:11:34Merci, Thomas, pour ton intérêt sur ces sujets
01:11:45que je sais sincères.
01:11:49Donc, concernant peut-être les maisons d'assistantes maternelles,
01:11:53rapidement, on en a effectivement ouvert 5 à Annières
01:11:56dans chaque quartier.
01:11:57Et en fait, ça permet de sortir les assistantes maternelles
01:12:02de leur solitude parce que c'est des personnes
01:12:07qui sont seules chez elles.
01:12:08Et parfois, les parents ne sont pas très rassurés
01:12:10de laisser leur enfant à une personne seule chez elles.
01:12:13Donc, ça permet aux assistantes maternelles
01:12:17de sortir de leur solitude et de rassurer les parents
01:12:19de savoir des assistantes maternelles.
01:12:21Donc, elles sont généralement quatre.
01:12:23La ville met à disposition un local avec un loyer modique.
01:12:27Elles se montent en association et elles accueillent les enfants.
01:12:30Donc, elles restent libérales.
01:12:32C'est elles qui choisissent les familles.
01:12:35Et donc, pour la ville, ça n'a pas de coût particulier.
01:12:40Et les parents ont toutes les aides auxquelles ils ont le droit
01:12:42qui ont été revalorisées récemment.
01:12:46Et c'est un mode de garde, vraiment, qui a le vent en poupe.
01:12:54De nombreuses familles font ce choix aujourd'hui
01:12:57parce que c'est une collectivité beaucoup plus douce que la crèche.
01:13:01Il y a un maximum 16 enfants.
01:13:04Et on sent que l'intérêt de l'enfant est remis un petit peu.
01:13:11La crèche, elle a été créée au départ pour permettre aux femmes
01:13:13d'aller travailler sans penser, c'est le rapport de Ligas qui le dit,
01:13:18sans penser du tout l'intérêt de l'enfant ni le coût, en fait.
01:13:22Et aujourd'hui, et donc, l'objectif recherché était uniquement
01:13:26que la femme puisse aller travailler.
01:13:28Donc, cet objectif a été atteint puisque plus de 80 % des femmes
01:13:31travaillent aujourd'hui.
01:13:33Mais aujourd'hui, on se réinterroge du coup sur ce mode de garde
01:13:36en remettant l'enfant au centre et le coût.
01:13:40Et on se réinterroge aussi sur le coût.
01:13:42Vous dites, on a augmenté les salaires des professionnels.
01:13:45Je suis d'accord avec vous.
01:13:46Il faut une attractivité de ces métiers.
01:13:49Mais qui dit augmenter le coût des professionnels,
01:13:53dit surenchérir encore ce coût, ce mode de garde.
01:14:00Donc, faisons attention aussi à ce coût par enfant
01:14:04de ce mode de garde qui ne bénéficie pas finalement
01:14:07à très peu d'enfants.
01:14:09Donc, voilà pour les maisons d'assistantes maternelles.
01:14:13Et puis, ça permet aussi, dans nos quartiers dont l'immobilier
01:14:18est assez élevé, il y a beaucoup d'assistantes maternelles
01:14:21qui ne sont plus assistantes maternelles parce qu'elles n'ont pas
01:14:24la surface nécessaire pour accueillir des enfants puisque le coût
01:14:28de l'immobilier est trop élevé.
01:14:29Et donc, ces maisons d'assistantes maternelles permettent
01:14:32de pallier à ça et de leur mettre à disposition un local.
01:14:40Pour les métiers, votre question sur les...
01:14:46faire en sorte que les jeunes rechoisissent ces métiers,
01:14:50je pense qu'il faut aussi réenchanter ce métier.
01:14:53C'est-à-dire que le nombre d'heures que passe un enfant à la crèche
01:15:00a explosé aujourd'hui.
01:15:04Voilà, majoritairement, les enfants restent 10 heures à la crèche.
01:15:10On peut s'interroger sur l'intérêt pour l'enfant
01:15:13de rester 10 heures en crèche.
01:15:14Et pour le personnel, c'est pareil.
01:15:17Ils sont sous tension toute la journée parce que ce nombre d'heures
01:15:21a explosé là où avant, les parents pouvaient laisser leur enfant
01:15:288 heures à la crèche.
01:15:31Aujourd'hui, c'est 10 heures.
01:15:32Tous les enfants sont présents de 8 heures du matin à 18h30
01:15:36ou 19 heures le soir.
01:15:38Et donc, peut-être se réinterroger pour que cette pression
01:15:43sur le personnel soit moins, qu'elles aient moins l'impression
01:15:45finalement de faire du gardiennage, ce nombre d'heures
01:15:49interroge quand même et sur l'intérêt de l'enfant
01:15:51et sur l'intérêt du métier.
01:15:54Concernant les entreprises, là, il y a beaucoup,
01:15:56beaucoup de choses à faire, effectivement.
01:15:59Donc, elles sont un peu comme le reste de la société.
01:16:01Les entreprises, elles financent des places en crèche
01:16:03pour leurs collaborateurs.
01:16:05Et donc, elles font le choix de financer, effectivement,
01:16:08une reprise rapide du travail, ce qui n'est pas forcément
01:16:12un bon calcul pour elles parce qu'une maman qui va reprendre
01:16:15son boulot trop rapidement, qui n'a même pas fini d'allaiter,
01:16:19l'enfant ne fait pas ses nuits, il va être malade à la crèche,
01:16:23il va avoir une brochiolite, une gastro, puis une otite.
01:16:26C'est des mamans qui vont être, ou des parents qui vont être
01:16:30absents du travail, finalement, ils vont être là,
01:16:33ils sont revenus, mais en fait, ils ne sont pas là.
01:16:36Donc, peut-être qu'une entreprise a tout intérêt à contribuer
01:16:39au financement de ce congé parental pour avoir des parents
01:16:43qui reviennent sereins,
01:16:48avec avoir eu le temps de poser leur famille
01:16:52et de revenir dans l'entreprise
01:16:56une fois que cette famille est posée
01:17:01et a commencé à se construire.
01:17:05Et puis, le développement du temps partiel.
01:17:07Je pense qu'il faut vraiment que les entreprises
01:17:10puissent proposer aux familles qui le souhaitent
01:17:15de pouvoir équilibrer davantage leur vie personnelle,
01:17:19leur vie familiale et leur vie professionnelle
01:17:21avec ce développement du temps partiel
01:17:23et avec des filières, vraiment, voilà,
01:17:27sans que le travail perde de son intérêt.
01:17:30Mais il y a beaucoup de familles
01:17:31qui, une fois qu'elles ont des enfants,
01:17:35se disent, moi, j'ai envie d'équilibrer
01:17:37ma vie de famille et ma vie professionnelle.
01:17:40Je n'ai pas forcément envie de tout mettre dans ma carrière,
01:17:43mais de trouver cet équilibre est important.
01:17:45Et donc, je pense que les entreprises ont un grand rôle à jouer
01:17:48et puis, effectivement, éviter de mettre des réunions à 20h le soir,
01:17:53voilà, me paraît aussi une bonne idée,
01:17:56mais ça, c'est une évidence.
01:18:00Voilà.
01:18:00Je voulais vous remercier très chaleureusement de votre présence,
01:18:11de ces échanges nourris.
01:18:14Vous dire aussi que c'est la dernière audition
01:18:17de cette mission d'information
01:18:18qui achève aujourd'hui ses travaux.
01:18:21Et je salue l'engagement de la présidente
01:18:24qui n'a pas pu être à nos côtés,
01:18:27l'engagement des députés, membres de cette commission,
01:18:28remercier M. Talon, les administratrices
01:18:32qui nous ont accompagnés,
01:18:33les services aussi du compte-rendu.
01:18:36Les travaux ne sont pas tout à fait achevés
01:18:38puisque notre mission se rendra à l'étranger
01:18:40la semaine prochaine pour pouvoir comparer
01:18:42des politiques familiales de pays européens,
01:18:45en l'occurrence l'Allemagne et la Suède,
01:18:48qui ont mis en place des politiques familiales différentes
01:18:49et de pouvoir aussi s'inspirer
01:18:51de ce qui peut fonctionner ou non dans d'autres pays.
01:18:55Nous avons essayé de mener un travail le plus impartial,
01:18:59le plus objectif possible,
01:19:00en donnant la parole à l'ensemble des acteurs de la famille,
01:19:03quelles que soient leurs convictions,
01:19:04quelles que soient leurs sensibilités.
01:19:06Et je remercie la présidente d'avoir accepté
01:19:09cette diversité des points de vue,
01:19:11cette diversité des convictions
01:19:13qui a permis d'entendre celles et ceux
01:19:15qui ont aujourd'hui un engagement pour la famille,
01:19:18associations, élus locaux, institutions,
01:19:21organisations professionnelles,
01:19:22professionnelles, familles, parents français
01:19:26qui ont des difficultés à avoir des enfants
01:19:28ou n'ont pas pu en avoir,
01:19:30chercheurs, médecins, professionnels de santé,
01:19:32sages-femmes, assistantes maternelles.
01:19:33Je vous remercie toute cette chaîne
01:19:34des acteurs de la famille et des enfants
01:19:37qui permettent qu'aujourd'hui en France,
01:19:39on puisse accompagner les Français
01:19:42qui souhaitent avoir des enfants
01:19:43et leur permettre de réaliser ce projet d'enfants.
01:19:45Je conclurai simplement en vous disant
01:19:47qu'on ne peut pas accepter,
01:19:48quelles que soient nos étiquettes politiques,
01:19:49que ce désir d'enfant empêché progresse dans le pays,
01:19:53que trop de Français renoncent
01:19:54à leur projet d'enfant.
01:19:56Je ne parle pas là des Français
01:19:57qui ne souhaitent pas avoir d'enfant
01:19:58et que nous respectons dans leur choix,
01:20:00mais bien des Français
01:20:00qui souhaitent avoir un enfant
01:20:01et renoncent à ce projet.
01:20:03Ce n'est pas acceptable
01:20:04quand dans un pays comme la France,
01:20:07qui est la sixième,
01:20:08la septième puissance économique du monde,
01:20:11qui est un pays qui a fait toujours un choix
01:20:12d'une politique familiale universaliste
01:20:14et universelle d'accepter sans rien faire
01:20:18ce décalage qui grandit
01:20:20entre le désir d'enfant d'un côté
01:20:21qui reste important
01:20:22et l'indice de fécondité qui baisse.
01:20:24Grâce à l'ensemble de ces auditions,
01:20:26au travail de nos services
01:20:28et de nos administrateurs,
01:20:29j'aurai l'occasion de publier le rapport
01:20:31de cette mission d'information
01:20:32qui a été créée au titre
01:20:34du droit de tirage d'Horizon,
01:20:35du groupe Horizon et Indépendant,
01:20:37que je remercie de leur confiance,
01:20:39mes collègues de ce groupe.
01:20:40Je publierai ce rapport
01:20:41à la fin janvier, début février,
01:20:43avec des propositions qui, je l'espère,
01:20:45permettront de répondre
01:20:46à ce défi vertigineux pour notre pays.
01:20:49Voilà, merci aux journalistes
01:20:51qui ont suivi nos travaux,
01:20:51ils ont été nombreux,
01:20:52merci aux Français
01:20:53qui ont participé
01:20:54à cette consultation citoyenne,
01:20:55plus de 30 000 Français
01:20:56qui ont répondu
01:20:57à une consultation
01:20:57de l'Assemblée nationale.
01:20:59Dans le contexte,
01:20:59on peut s'en réjouir,
01:21:00je ne suis pas certain
01:21:01que nous soyons l'institution
01:21:01préférée des Français,
01:21:02je voulais leur remercier
01:21:03de leur confiance
01:21:04et d'avoir pris part aussi
01:21:05à cette consultation
01:21:06qui va nourrir le rapport
01:21:07que je présenterai
01:21:08et j'indique bien entendu
01:21:09aux collègues,
01:21:10quelle que soit leur diversité politique,
01:21:11ils ont la capacité
01:21:13au moment de la publication
01:21:14de ce rapport
01:21:15de pouvoir aussi s'exprimer
01:21:16et de faire part aussi
01:21:17de leurs propositions.
01:21:19L'idée n'est pas pour moi
01:21:20d'être le seul en mesure
01:21:23d'exprimer,
01:21:24même s'il m'appartient
01:21:25de faire ce rapport
01:21:25et d'en présenter
01:21:27les conclusions de cette mission.
01:21:29Voilà, merci encore une fois
01:21:29aux députés
01:21:30qui ont participé
01:21:31de manière assidue
01:21:31à nos travaux
01:21:33et puis je vous donne rendez-vous
01:21:34pour la parution de ce rapport
01:21:35et des propositions
01:21:36dans quelques semaines.
01:21:41Sous-titrage Société Radio-Canada
01:21:46Merci.
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