Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 semaines
Baisse de la natalité en France : Mme Ludovine de La Rochère, présidente du syndicat de la famille

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:01:00...
00:01:30...
00:02:00...
00:02:30...
00:03:00...
00:03:30...
00:03:32...
00:03:34...
00:03:36...
00:03:38...
00:03:40...
00:03:42...
00:03:44...
00:03:46...
00:03:50...
00:03:52...
00:03:54...
00:03:56...
00:04:00...
00:04:02...
00:04:04...
00:04:06...
00:04:08...
00:04:12...
00:04:14...
00:04:16...
00:04:18...
00:04:24...
00:04:26...
00:04:28...
00:04:30...
00:04:32...
00:04:38...
00:04:40...
00:04:42...
00:04:44...
00:04:46...
00:04:52...
00:04:54...
00:04:56...
00:04:58...
00:05:00...
00:05:06...
00:05:08...
00:05:10...
00:05:12...
00:05:14...
00:05:20...
00:05:24...
00:05:26...
00:05:28...
00:05:34...
00:05:38...
00:05:40...
00:05:42...
00:05:48...
00:05:52...
00:05:54...
00:05:56...
00:06:02...
00:06:06...
00:06:08...
00:09:40...
00:09:50...
00:09:52...
00:09:54...
00:10:26...
00:10:40...
00:10:42...
00:10:44...
00:10:46...
00:10:48...
00:10:50...
00:10:54...
00:20:50...
00:21:10...
00:21:12...
00:21:14...
00:21:16...
00:21:18...
00:21:20...
00:21:24...
00:21:48Je vous remercie beaucoup Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur, Mesdames et Messieurs les députés, je vous remercie de m'auditionner sur cette question majeure de la natalité.
00:22:08Alors à ce sujet, la mise en parallèle des évolutions démographiques avec celle du contexte politique, social et culturel est très riche d'enseignements.
00:22:20Certes, la France n'est pas la seule concernée par la chute de sa natalité, mais son calendrier particulier ouvre des pistes pour comprendre.
00:22:30Alors je précise au préalable que l'enjeu dont nous parlons impose d'être pragmatique et concret et les observations qui suivent sont des constats simplement factuels.
00:22:42Alors d'abord, les facteurs politiques. Au fil des années, la politique familiale a été déconstruite avec une nette accélération en 2014.
00:22:52Nombre d'intervenants vous l'auront exposé. Les principes de la politique familiale ont été abandonnés au profit d'une politique sociale.
00:23:02De nombreuses familles ont été exclues des bénéfices de cette politique, en particulier celles des classes moyennes, qui peinent le plus à accueillir autant d'enfants qu'elles le souhaitent.
00:23:13La tendance a été aux économies de court terme. On a en effet oublié que la famille n'est pas une dépense à perte, mais un investissement rentable.
00:23:24Et puis une rumeur a diffusé l'idée que la politique familiale serait inefficace. Et ça et cela malgré toute l'expérience française notamment.
00:23:37Mais je souhaiterais insister sur un autre aspect. L'impensé qu'est la famille en politique et l'absence de vision globale.
00:23:48En effet, nos choix impactent tous la vie familiale, que ce soit en matière de logement, d'école, de transport, de santé et bien d'autres.
00:24:01Les mesures prises rendent le quotidien et donc l'accueil de l'enfant plus difficile ou moins difficile.
00:24:09La loi climat et résilience, par exemple, a été et est néfaste pour l'accès au logement, un sujet majeur pour la natalité.
00:24:18Donc je ne parle pas de l'aspect écologique ou pas, de l'efficacité écologique ou pas, mais le fait est que pour le logement, c'est tout à fait néfaste.
00:24:29Mais donc de fait, les études d'impact qui précèdent la présentation de projets de loi en Conseil des ministres ne prennent pas en compte la famille.
00:24:39Et il semble, au fond, que la famille, en tout cas jusque-là, intéressait peu nos dirigeants.
00:24:46Et pourtant, je le souligne, 70% des Français vivent en famille.
00:24:51Son importance est évidemment cruciale et ce désintérêt est d'autant plus étonnant que la famille est plébiscitée par les Français.
00:25:01Il résulte de cette impensée et de cette absence de vision globale des erreurs d'appréciation.
00:25:08Alors premièrement, les familles biparentales sont les grandes oubliées depuis des années.
00:25:14Les familles monoparentales focalisent l'attention des responsables institutionnels et politiques
00:25:20et c'est une bonne nouvelle car elles ont besoin, évidemment, de notre solidarité.
00:25:27Mais si on oublie les familles biparentales, enfin les familles d'une manière générale, on met de côté les familles les plus susceptibles d'accueillir un ou des enfants de plus.
00:25:38Deuxièmement, la politique familiale est devenue instable mais aussi illisible.
00:25:44Or, ces dérives vont à l'encontre du besoin de clarté et de sécurité dont les futurs parents potentiels ont besoin.
00:25:54Troisièmement, la confusion des objectifs.
00:25:58Alors par exemple, dans un objectif d'égalité, il a été décidé, à ce moment-là sans aucune consultation des familles,
00:26:07contrairement à votre démarche d'ailleurs, il a été décidé que les deux parents devraient prendre successivement un congé parental
00:26:16s'ils veulent en bénéficier jusqu'aux 3 ans de l'enfant.
00:26:19Sans cela, le congé est réduit d'une année, chaque parent n'ayant droit qu'à 24 mois maximum.
00:26:27Or, c'est un échec complet du point de vue de l'égalité, puisqu'après 2015 comme avant, 96% des allocataires sont des maires.
00:26:37Et cette réduction dans les faits de la durée du congé parental a entraîné une chute de plus de la moitié du nombre d'allocataires en moins de 10 ans.
00:26:47Et de fait, cette contrainte a compliqué l'organisation du quotidien, ce qui est défavorable à la natalité.
00:26:54Nos dirigeants d'alors ont oublié que chaque couple a ses contraintes propres, en trajet, en horaire, en activité professionnelle, etc.
00:27:03Et cette obligation de répartition va de fait à l'encontre du vœu de 84% des parents, suivant le sondage IFOP d'août 2025, les modes de garde et la vie des parents de jeunes enfants.
00:27:16Et donc, comme les futurs parents potentiels ont peur de ne pas trouver de mode de garde aux deux ans de l'enfant, et donc peur que l'un des deux ait à démissionner de son emploi,
00:27:26ils ont été nombreux à renoncer à ce congé, voire à renoncer à l'enfant.
00:27:31Alors, dix ans après la mise en place de cette mesure, que l'on devrait urgemment abandonner, on devrait aussi s'interroger.
00:27:39Pourquoi attendent toujours 96% de mères parmi les allocataires, alors qu'entre temps, l'écart salarial homme-femme s'est réduit ?
00:27:52Ne serait-ce pas parce que tout simplement des mères, je ne dis pas les mères, des mères désirent s'occuper quelque temps de leur enfant ?
00:28:02Ce dont témoignent les enquêtes comme celles que je viens de citer.
00:28:06Ne faudrait-il pas le prendre en compte, faciliter la vie des mères, au lieu de lutter contre pour des raisons idéologiques, et ce, au détriment de leur liberté et de la natalité ?
00:28:21Alors, deuxièmement, les facteurs sociaux.
00:28:24Et je voudrais évoquer justement l'épuisement des mères.
00:28:28Massivement, elles témoignent de leur épuisement, au point de renoncer à l'enfant de plus qu'elles désirent.
00:28:36L'une des périodes merveilleuses, certes, mais aussi la plus chargée pour les parents est la petite enfance.
00:28:43Les premières semaines sont éreintantes, les petits sont souvent malades, la crèche et la maternelle ont leur journée pédagogique, leur journée de grève, etc.
00:28:53La vie et la ville sont compliquées avec un jeune enfant.
00:28:57L'organisation du quotidien avec les enfants reste, quoi qu'il arrive, largement le lot de mères.
00:29:04Même si, avec la généralisation du travail féminin à l'extérieur du foyer, les pères s'occupent davantage d'eux.
00:29:12Mais l'organisation reste donc nettement du côté de la mère, peut-être parce que les mères sont des mères.
00:29:21Au lieu de le nier, prenons-le plutôt en compte pour le bénéfice des femmes.
00:29:28Par exemple, avec des changements urgents tels que des congés revalorisés, de durée courte ou longue au choix, des horaires cohérents avec la parentalité, des temps partiels facilités, des journées pour enfants malades plus nombreux, etc.
00:29:42Aujourd'hui, tout cela est largement insuffisant en France, contrairement à certains pays du nord de l'Europe, par culture et habitudes françaises, sans doute.
00:29:51Et évidemment, cela conduirait les pères à s'impliquer davantage encore.
00:29:56La solitude des parents, elle rend difficile l'accueil d'un enfant de plus.
00:30:03La grande ville et la dispersion géographique isolent les parents, qui peinent à s'en sortir et même à profiter de leur enfant.
00:30:12C'est d'autant plus vrai que désormais, les grands-parents travaillent, en particulier depuis la réforme touraine.
00:30:19En effet, lorsqu'une mère a travaillé toute sa vie et a eu des enfants, elle peut acquérir l'ensemble de ses trimestres avant le fameux âge minimum légal.
00:30:3262 ans avec la réforme touraine et c'était théoriquement 64 ans, même si c'est en suspens.
00:30:39Cela signifie qu'en fait, les trimestres de maternité de la femme ne comptent plus.
00:30:45C'est une injustice absolument incroyable et cela accroît les difficultés des jeunes parents.
00:30:52Et par ailleurs, les lieux d'accueil pour les parents sont très hétéroclites, inaccessibles, mal connus et pour certains même plus actifs.
00:31:00Autre aspect d'ordre social, la baisse du nombre de mariages.
00:31:05Les démographes spécialistes de la natalité soulignent que la courbe de la natalité est corrélée à celle du mariage.
00:31:13C'est si vrai que Slate indiquait récemment que les gouvernements auraient tout intérêt à développer des politiques incitatives favorisant la formation de couples mariés.
00:31:25De fait, le mariage est perçu comme lié au projet de fonder une famille et juridiquement, il est plus sécurisant que le Pax et l'union libre.
00:31:35Mais depuis la création du Pax il y a 26 ans, le nombre de mariages a chuté de plus de 20% tandis que le nombre de Pax n'a cessé de croître.
00:31:44En outre, fiscalement et pour tout ce qui est droits sociaux et droits en matière reproductive, cela revient au même d'être en union libre Paxé ou marié.
00:31:57Alors il ne s'agit pas de discriminer quiconque mais il faut trouver le moyen de rendre attractif le mariage, le rendre moyen de le valoriser.
00:32:07Troisièmement, les causes culturelles et ce sera ma dernière partie. Sur le plan culturel, la dévalorisation du couple, de la parentalité, de la famille est presque systématique.
00:32:20Emmanuel Macron, par exemple, n'a cessé de répéter pendant le premier confinement de 2020 qu'il était dangereux que les enfants soient confinés en famille.
00:32:31Et quand il a reparlé une deuxième et dernière fois des parents, c'était pendant les émeutes de juillet 2023 pour critiquer ceux qui laissent leurs enfants traîner dans la rue.
00:32:42Certes, il y a des dysfonctionnements. Il faut évidemment faire de la prévention et il faut sécuriser.
00:32:51Mais c'est oublier que l'immense majorité des parents aiment leurs enfants et font tout ce qu'ils peuvent pour eux.
00:32:59De leur côté, les jeunes n'entendent que défiance vis-à-vis de leurs parents, vis-à-vis de la lourdeur et du manque de partage des tâches parentales.
00:33:09Ils n'entendent que critique sur la famille.
00:33:12Autre fait frappant, depuis des années en éducation affective, relationnelle et sexuelle, le couple, la paternité, la maternité ne sont jamais évoquées.
00:33:25Pas plus que le mariage et la parentalité, en éducation morale et civique.
00:33:30Mais pire encore, dès l'entrée en maternelle, il faut déconstruire les stéréotypes de genre, c'est-à-dire lutter contre toutes les représentations que les petits peuvent avoir de l'homme et de la femme,
00:33:41c'est-à-dire dans leur esprit de leur père et de leur mère.
00:33:46Plus grave, pour dénoncer les inégalités, on en a une lecture systématique, les filles étant décrites comme victimes et les garçons comme coupables.
00:33:56Dès lors, comment donner envie d'avoir confiance en l'autre ?
00:34:00Comment ne pas instiller la peur dans le cœur des filles vis-à-vis des garçons ?
00:34:05Comment ne pas instiller un profond malaise dans celui des garçons vis-à-vis des filles ?
00:34:10Comment, dans ces conditions, leur donner envie de s'engager dans une vie de couple et de fonder une famille ensemble ?
00:34:19Et de fait, la proportion des Français adultes qui vivent en couple ne cesse de se réduire, ce qui, évidemment, fait chuter la natalité.
00:34:27Par ailleurs, l'évolution des modes de vie est majeure, en particulier depuis le début de l'utilisation massive des smartphones, applications et réseaux sociaux,
00:34:36c'est-à-dire depuis 2010-2012, qui est le premier décrochage de la natalité française avant celui de 2015 puis de 2020.
00:34:45Cette correspondance avec la natalité française n'est pas un hasard.
00:34:50Aujourd'hui, les jeunes adultes passent en moyenne 4 heures par jour sur les écrans, auxquelles s'ajoutent 1h25 de télévision pour les 15-34 ans.
00:34:57Cela signifie moins d'activités extérieures, de temps social, de rencontres et donc moins de projets de couple, d'union et d'enfants.
00:35:08En outre, les réseaux sociaux incitent aux relations éphémères et des sociétés comme Glidon et d'autres incitent aux relations instables.
00:35:15Or, plus le couple est instable, plus les couples sont nombreux à se fracturer, moins ils auront d'enfants.
00:35:20Et moins les couples se forment et plus ils se forment tard, moins ils auront d'enfants.
00:35:25Et de fait, la moyenne d'âge de la première maternité ne cesse de reculer.
00:35:29La moyenne actuelle de 29,1 ans laisse évidemment moins de temps pour avoir d'autres enfants.
00:35:35C'est bien sûr lié à l'allongement considérable de la durée des études qui fait rentrer les jeunes dans la vie adulte de plus en plus tard.
00:35:42Mais plus encore, les médias et les réseaux sociaux valorisent, donc non pas la famille, mais au contraire, ou la natalité, mais au contraire, les tendances child-free ou no-kids.
00:35:53Tout cela, on le sait, dans le contexte d'un avenir présenté comme sombre, voire apocalyptique.
00:35:59Climat, effondrement économique, etc. et autres peurs sur la ville.
00:36:04Dès lors, comment les jeunes pourraient-ils envisager d'avoir d'autres enfants ?
00:36:10Autre aspect en lien avec l'évolution des modes de vie, avec la légalisation de l'autoconservation ovocitaire sans motif médical en 2021,
00:36:20on a incité les femmes en âge de procréer à reporter leur maternité à plus tard, à un âge où ce sera beaucoup plus difficile, même avec des ovocytes qui ont conservé.
00:36:30Mais c'est le contraire qu'il faut faire, non pas faire violence aux femmes en âge de procréer, pour les adapter au marché du travail, mais adapter celui-ci aux femmes.
00:36:40Alors, quant aux conséquences, j'insisterai sur un point en particulier.
00:36:47Vous le savez, le solde démographique de la France est devenu déficitaire.
00:36:52Il en résultera un déséquilibre explosif dans les années qui viennent entre le nombre de personnes très âgées et dépendantes et le nombre de jeunes.
00:37:00Mais du fait, en outre de l'inertie démographique, cette situation va être difficile à corriger, puis cela deviendra presque impossible.
00:37:11En effet, la réduction très importante, année après année, du nombre de femmes en âge de procréer ne peut que conduire à une natalité très basse, même si l'indice de fécondité remontait.
00:37:22Pour conclure, je dirais que la chute de la natalité, à laquelle donc s'ajoute l'inertie démographique, rend extrêmement urgente des réformes pragmatiques.
00:37:36Avec en particulier une vision globale qui prenne en compte tous les facteurs, en cessant de multiplier et confondre les objectifs,
00:37:44en adaptant la vie professionnelle et l'espace public à la parentalité, en tenant compte de la femme, qui est celle dont le temps de fécondité est le plus court
00:37:56et qui est celle qui porte et met au monde les enfants, cela doit être valorisé et non nié par idéologie.
00:38:04Il faut laisser du temps aux femmes pour leur maternité, tout en les aidant à reprendre leur carrière et à retrouver la rémunération correspondante.
00:38:13Il faut donner envie aux jeunes. La vie conjugale et familiale doit redevenir désirable.
00:38:21Et enfin, prévenir les difficultés du couple pour réduire l'instabilité, laquelle est défavorable à la natalité et au passage à l'éducation des enfants.
00:38:31Je vous remercie beaucoup de votre écoute.
00:38:33Je vous remercie Madame la Présidente. Je vais laisser notre rapporteur pour une première réaction et jeu de questions.
00:38:39Et puis, je pense que j'en aurai des complémentaires aussi que j'ajouterai à celle du rapporteur pour qu'on puisse avoir du temps pour échanger avec les députés présentes.
00:38:45Merci Madame la Présidente.
00:38:53Merci pour votre propos liminaire, Madame la Présidente.
00:38:56Peut-être quand même dire en propos liminaire que je m'étonne que certains qui se revendiquent en permanence du débat démocratique et de la liberté d'expression cherchent aujourd'hui à disqualifier votre audition.
00:39:08Je le dis parce que j'ai souhaité comme rapporteur de cette mission d'information et le moment venu pour rédiger mon rapport, la Présidente l'a accepté de pouvoir auditionner l'ensemble des acteurs de la famille dans leur diversité.
00:39:19Et je veux dire ici très clairement, quand je lis ce que je lis depuis quelques jours que votre audition est organisée, qu'auditionner la Présidente d'un syndicat familial ne revient ni à adopter ses positions ni à les sanctuariser,
00:39:31mais bien à exercer notre mission de député. Qu'auditionner n'est pas adhérer, qu'écouter n'est pas approuver.
00:39:36Et que je le dis un peu avec fermeté parce que je suis vraiment surpris de ce que j'ai vu passer sur les réseaux sociaux, que ce qui menace la démocratie, c'est pas d'entendre une organisation familiale,
00:39:43c'est de vouloir décider qui a le droit de parler ou de se taire et qui doit être, dans notre Assemblée nationale, réduit au silence.
00:39:50Je le dis peut-être avec un certain clin d'œil pour des choses que j'ai lues récemment, mais que le Parlement, c'est pas un « safe place » idéologique.
00:39:57C'est l'endroit où les idées se confrontent et ceux qui refusent l'audition d'une voix parce qu'elle ne leur plaît pas ne défendent pas le pluralisme auquel on doit être attaché dans cette Assemblée.
00:40:06Je le redis très clairement, vous écoutez aujourd'hui, c'est pas approuver l'ensemble des propositions que vous portez.
00:40:10Je voulais faire ce petit rappel qui me semblait important. Maintenant, Madame la Présidente, j'aurais plusieurs questions à vous poser.
00:40:19Vous avez publié plusieurs rapports sur la natalité, dont un récemment, dans lequel vous détaillez beaucoup de propositions sur la famille.
00:40:29J'aurais aimé vous entendre sur le congé. Aujourd'hui, on s'y perd un peu, congé maternité, congé paternité, congé de naissance, congé parental.
00:40:36Je crois que vous êtes attaché à la liberté de l'organisation familiale et professionnelle.
00:40:40Mais quelle est la position du syndicat de la famille sur ces différents congés ?
00:40:46Vous avez beaucoup parlé des femmes et des mères.
00:40:49Il y a quelque chose peut-être de contre-intuitif dans les études qui sont parues.
00:40:54C'est qu'on remarque que le taux d'emploi des femmes, le travail des femmes, finalement, a un effet positif.
00:41:01Je ne sais pas s'il faut le qualifier de positif, mais en tout cas, a un effet sur la natalité.
00:41:04Et que plus, finalement, le taux d'emploi des femmes augmente, plus la natalité, en tout cas, progresse.
00:41:10J'aimerais vous entendre là-dessus. C'est peut-être contre-intuitif.
00:41:14Et souvent, certains caricaturent vos positions.
00:41:17J'aimerais que vous puissiez aussi vous exprimer sur ce sujet.
00:41:22Et puis, plus largement, il y a la question de la place des pères.
00:41:27Vous avez beaucoup parlé des mères et c'est important.
00:41:29On se pose la question, en tout cas, je me pose la question du congé paternité obligatoire
00:41:33qui permettrait aussi de sanctuariser ce moment d'accueil de l'enfant
00:41:37et de dire que la mère n'est pas le parent principal
00:41:40et que finalement, les deux parents, en tout cas au moment de l'accueil de l'enfant, doivent prendre leur part.
00:41:45D'autant que l'on sait que les inégalités, ensuite, de répartition de charges se jouent et se cristallisent
00:41:51dans les premières semaines de l'enfant.
00:41:53Et j'aimerais vous entendre là-dessus.
00:41:55Et puis, pour conclure, vous avez beaucoup parlé d'enjeux symboliques.
00:41:59Effectivement, on se rend compte qu'on peut considérer qu'il y a une forme de disqualification,
00:42:03parfois, d'invisibilisation des enfants, des familles,
00:42:06que les villes ne sont pas pensées à hauteur d'enfant.
00:42:09Et vous avez eu un propos sur le portage politique de ces questions.
00:42:12Et je serais heureux d'entendre vos propositions là-dessus.
00:42:15Comment, au niveau politique, ces enjeux-là doivent être pris en compte ?
00:42:19Alors, je sais qu'il y avait dans le temps un délégué interministériel de la famille.
00:42:21Il y a eu des ministères de la famille.
00:42:23Comment vous voyez l'architecture aussi gouvernementale, politique, de ces sujets-là,
00:42:29pour que dans le pays, on puisse les prendre de manière transversale,
00:42:32puisque ça touche de nombreuses politiques publiques ?
00:42:34Je vous remercie.
00:42:35Je vais juste me permettre de compléter les propos du rapporteur.
00:42:41Il y a quelques éléments qui m'ont quand même surprise dans les propos introductifs qui ont été les vôtres.
00:42:49Tout d'abord, revenir sur ce que vous appelez une politique familiale
00:42:54et une vision de la famille déconstruite qui amènerait à une baisse de la natalité.
00:42:58Ça me surprend quand on voit à l'échelle notamment des pays de l'OCDE,
00:43:04le fait que la Pologne, la Hongrie, l'Italie, mais on pourrait aussi citer la Corée ou le Japon,
00:43:10qui ont justement des cultures familiales extrêmement fortes,
00:43:17que d'aucuns pourraient qualifier de rigides,
00:43:19et qui sont justement les pays dans lesquels le taux de natalité a le plus chuté,
00:43:25a chuté le plus vite et le plus durablement.
00:43:28Donc pour moi, il y a là une forme de contradiction par rapport aux propos que vous portez,
00:43:33contradiction que je vais aussi alimenter avec les pays scandinaves,
00:43:36qui font partie, avec l'Irlande, Chypre et la France,
00:43:41des pays avec le taux de natalité qui s'effondrent le moins
00:43:45et qui ne sont pourtant pas des pays réputés pour avoir une vision traditionnelle de la famille.
00:43:52L'autre point sur lequel je souhaitais revenir, c'est la question des congés.
00:43:57Vous indiquiez dans vos propos que si l'écrasante majorité des personnes
00:44:03qui prennent un congé parental sont des femmes,
00:44:06c'est parce qu'elles veulent avant tout s'occuper de leurs enfants.
00:44:10Je ne nie absolument pas que beaucoup de femmes
00:44:12souhaitent pouvoir passer du temps avec leurs enfants.
00:44:16Néanmoins, les chiffres que nous avons eus
00:44:18démontrent qu'il y a quand même beaucoup de femmes
00:44:19qui prennent un congé parental de manière subie,
00:44:23en raison de difficultés d'accès aux modes de garde
00:44:25ou de coûts des modes de garde
00:44:28par rapport aux coûts d'un congé parental,
00:44:30et qui expriment là finalement une difficulté réelle
00:44:36dans la manière dont elles exercent leur parentalité
00:44:41et qui n'est pas toujours le signe d'un épanouissement parental fort.
00:44:49Et puis le dernier point,
00:44:51alors je pourrais revenir sur la loi climat et résilience
00:44:53qui est l'une de mes spécialités,
00:44:55je ne partage pas du tout,
00:44:57je suis désolée de vous le dire,
00:44:59le rapport de cause à effet que vous nous indiquez,
00:45:03je pense qu'il nous faut une politique du logement
00:45:04plus globalement beaucoup plus forte,
00:45:07que ce n'est pas la loi climat et résilience
00:45:08qui a détricoté la politique du logement,
00:45:10mais que ce détricotage était à l'œuvre bien plus tôt,
00:45:14et que d'autres mesures pourraient permettre aux familles
00:45:16d'intégrer le logement.
00:45:17Mais revenir sur ce que vous disiez
00:45:19par rapport à l'image de la famille
00:45:20et la manière dont on éduque nos enfants,
00:45:23les filles sont dites victimes,
00:45:24les garçons sont des coupables,
00:45:26je vous rappelle quand même que
00:45:28trois enfants par classe sont victimes d'inceste,
00:45:32que l'écrasante majorité des agresseurs
00:45:34sont des hommes,
00:45:36et je pense que là nous avons un devoir collectif
00:45:39de prévention,
00:45:42de dénonciation aussi,
00:45:44et d'éducation,
00:45:45et que ça n'est pas du tout
00:45:47vouloir véhiculer aux petits garçons
00:45:49l'image qu'ils sont des agresseurs futurs,
00:45:54mais plutôt les aider à éviter de le devenir
00:45:58et les faire grandir, eux, comme les petites filles,
00:46:00dans des environnements sécurisants.
00:46:03Mais voilà, je voulais revenir sur ces quelques propos,
00:46:05vous laisser répondre aux questions du rapporteur
00:46:08et peut-être réagir à mes remarques.
00:46:10Je vous remercie.
00:46:10Je vous remercie beaucoup de vos questions.
00:46:14Alors je vais juste,
00:46:15avant de revenir dans l'ordre,
00:46:17vous répondre sur cette question
00:46:19de la lutte contre les violences.
00:46:21Évidemment,
00:46:22il est absolument impératif
00:46:24de faire de la prévention
00:46:25et d'agir
00:46:27et d'éduquer les enfants
00:46:29au respect de l'autre
00:46:30et d'éduquer en particulier
00:46:33les petits garçons et les garçons
00:46:35au respect des filles
00:46:36et plus tard de la femme.
00:46:37C'est une évidence.
00:46:39Mais la manière,
00:46:40si je vous invite à lire tous les textes,
00:46:43ce que j'ai fait pour ma part
00:46:45très attentivement,
00:46:47il y a de manière implicite
00:46:49l'idée de quelque chose
00:46:52qui serait systémique
00:46:53et qui serait installé comme tel
00:46:56dans la société.
00:46:58Et c'est cela
00:46:58qui est quelque part caricatural
00:47:01et qui renvoie les uns et les autres
00:47:03à des statuts
00:47:05qui ne peuvent
00:47:07qu'être à côté
00:47:09de la complexité
00:47:09des relations humaines,
00:47:11d'une part,
00:47:12et qu'inscrire
00:47:13une défiance très forte
00:47:14la lutte des sexes,
00:47:16autrement dit,
00:47:17je le crois profondément
00:47:19et très néfaste.
00:47:22Dès lors, en tout cas,
00:47:23que cette lutte
00:47:24se fait avec ce caractère
00:47:26derrière
00:47:27que l'on trouve ici ou là,
00:47:29ce caractère implicite.
00:47:31Alors, sur la question
00:47:32des congés,
00:47:34le congé parental
00:47:35est, me semble-t-il,
00:47:38extrêmement important
00:47:39pour les personnes
00:47:41qui veulent prendre ce congé.
00:47:44Tout comme est important
00:47:45le congé de naissance
00:47:46qui devrait être créé
00:47:48et bien entendu
00:47:49le congé de maternité,
00:47:50de paternité.
00:47:52Plus les parents auront le choix,
00:47:54plus ils auront de possibilités,
00:47:56mieux ce sera.
00:47:57Pour ma part,
00:47:58je pense que
00:47:59c'est la liberté
00:48:00qui importe
00:48:01et la facilité
00:48:03pour les parents
00:48:04dans leur organisation pratique.
00:48:06Ce que je dis là
00:48:07est complètement pragmatique.
00:48:10Alors,
00:48:10le congé parental,
00:48:11en 2014,
00:48:13pour, donc,
00:48:14dans un objectif d'égalité,
00:48:16on a réduit
00:48:17pour chaque parent
00:48:18à 24 mois.
00:48:19Comme il se trouve,
00:48:21c'est le constat
00:48:22de la réalité
00:48:23qui a été constaté
00:48:24par différentes institutions,
00:48:26c'est un échec.
00:48:27On a toujours
00:48:27une très grande majorité
00:48:28des allocataires
00:48:30du congé parental
00:48:30qui sont des mères.
00:48:32Comme il n'y a plus que deux ans,
00:48:33du coup,
00:48:34elles se trouvent
00:48:35littéralement punies.
00:48:36Comme on veut agir,
00:48:37on a voulu agir
00:48:38pour l'égalité
00:48:38et évidemment,
00:48:40tout le monde
00:48:41est favorable à l'égalité,
00:48:42c'est une lapalissade.
00:48:43Mais sauf que
00:48:44on a puni les femmes
00:48:45qui se retrouvent
00:48:46devant une situation
00:48:47très difficile
00:48:48aux deux ans de l'enfant,
00:48:50pas de mode de garde
00:48:50ou en tout cas
00:48:51très difficile à trouver
00:48:52et de plus en plus difficile.
00:48:53La conséquence,
00:48:56c'est évidemment
00:48:56une réduction considérable
00:48:58du nombre d'allocataires
00:48:59du congé parental.
00:49:01Ça signifie
00:49:01plus de difficultés
00:49:02pour trouver
00:49:03des modes de garde,
00:49:04ça signifie
00:49:04beaucoup de stress
00:49:05et d'inquiétude,
00:49:07ça signifie
00:49:07des femmes
00:49:07ou parfois
00:49:09des hommes
00:49:09qui recourent
00:49:11à d'autres solutions
00:49:13puisque parfois
00:49:15l'un des deux
00:49:16doit renoncer
00:49:17à son travail.
00:49:18En fait,
00:49:18le résultat,
00:49:19c'est qu'on éloigne
00:49:19même certains de l'emploi.
00:49:21C'est autrement dit
00:49:22contre-productif.
00:49:24L'idée était pleine
00:49:25de bonne volonté,
00:49:25c'est un échec.
00:49:28Voilà pour nous,
00:49:30pour le syndicat
00:49:31de la famille,
00:49:31libérer le congé parental
00:49:33et que l'État laisse
00:49:35les couples décider
00:49:38dans leur intimité,
00:49:40en connaissance
00:49:41de leurs propres contraintes,
00:49:43nous paraît
00:49:43absolument fondamental.
00:49:45De toute façon,
00:49:45alors j'évoquais
00:49:46la déconstruction
00:49:47de la politique familiale
00:49:48de notoriété publique
00:49:50et je ne vais pas
00:49:50me détailler.
00:49:54La politique familiale
00:49:55en 2014
00:49:56a vu le principe
00:49:57d'universalité
00:49:58être transformé,
00:50:01enfin on y a mis
00:50:02un terme,
00:50:03la solidarité de tous,
00:50:04la solidarité horizontale
00:50:06de tous
00:50:07vis-à-vis des familles
00:50:07avec enfants
00:50:08a été complètement bouleversée.
00:50:12D'autres aspects fiscaux
00:50:13ont été bouleversés aussi
00:50:14et puis cette question
00:50:15du congé parental.
00:50:17Qu'en 2015,
00:50:18il y ait eu un décrochage
00:50:19de la natalité,
00:50:20je ne dis pas
00:50:21que c'est l'unique cause,
00:50:23bien sûr,
00:50:23c'est multifactoriel,
00:50:24c'est complexe,
00:50:25mais néanmoins,
00:50:26l'histoire de la démographie
00:50:27française
00:50:28est très éclairante
00:50:29sur le caractère bénéfique
00:50:36et utile
00:50:38de la politique familiale
00:50:39pour la famille.
00:50:40et puis en 2014,
00:50:43elle est devenue aussi
00:50:43plus complexe
00:50:45à comprendre
00:50:45et je vois plein de parents
00:50:47qui sont perdus
00:50:48et qui ne comprennent plus
00:50:49ce à quoi ils ont droit
00:50:50et ce sur quoi
00:50:51ils pourront compter
00:50:52dans les années à venir.
00:50:54Quant à la place
00:50:55des pères
00:50:55et donc à la question
00:50:56du congé de naissance,
00:50:59la question s'était posée,
00:51:01congé de paternité,
00:51:02et ça avait été évoqué
00:51:04aussi pour le congé
00:51:04de naissance
00:51:05et puis finalement,
00:51:06il reste libre,
00:51:08c'est la même chose.
00:51:09Je pense que plus
00:51:09il y a de liberté,
00:51:10plus il y a de possibilités
00:51:12de choix
00:51:13mais aussi de liberté,
00:51:14plus d'abord
00:51:15on respecte
00:51:16les décisions personnelles
00:51:18de chacun
00:51:18et du couple
00:51:19et plus
00:51:20on facilite
00:51:22le quotidien.
00:51:23Si on pense
00:51:24aux personnes
00:51:24qui ont des horaires de nuit,
00:51:25aux personnes
00:51:26qui ont des activités
00:51:26professionnelles irrégulières,
00:51:28aux personnes
00:51:29qui sont indépendantes,
00:51:32toutes ces possibilités,
00:51:34toutes ces situations
00:51:35de vie,
00:51:36le législateur
00:51:37ne peut pas
00:51:38appliquer
00:51:39un schéma figé,
00:51:42il ira
00:51:42nécessairement
00:51:43dans le sens contraire
00:51:44de l'intérêt
00:51:45d'un certain nombre
00:51:46de parents.
00:51:49Alors,
00:51:50sur un plan
00:51:50plus politique,
00:51:54je le disais,
00:51:55la famille
00:51:55n'est pas prise en compte,
00:51:57donc la question
00:51:58de l'accueil
00:51:58de l'enfant
00:51:59n'est pas prise en compte
00:52:00puisqu'évidemment
00:52:02au cœur
00:52:02de la famille
00:52:03c'est l'enfant
00:52:04et l'éducation
00:52:05de l'enfant.
00:52:06Il nous semble
00:52:07que pour s'assurer
00:52:08d'une prise en compte,
00:52:10nous devrions avoir
00:52:11un ministère
00:52:13qui soit
00:52:14de plein exercice,
00:52:16qui ait des pouvoirs
00:52:17sur différentes administrations,
00:52:21qui ait des pouvoirs
00:52:21pour travailler
00:52:22de manière transversale
00:52:24avec les autres ministères.
00:52:26Cela nous semble
00:52:27extrêmement important.
00:52:29Je note au passage
00:52:29que pendant des années,
00:52:30il n'y avait plus
00:52:31de ministères
00:52:32de la famille
00:52:32ou des familles,
00:52:33peu importe,
00:52:34ce qui était aussi
00:52:35le symptôme
00:52:36d'un désintérêt.
00:52:40Je le disais,
00:52:4070% des familles
00:52:41vivent en famille,
00:52:42donc c'est complètement
00:52:43surprenant
00:52:46et non efficace.
00:52:49Et je dirais même
00:52:51que ce ministère
00:52:54doit être lié,
00:52:55bien sûr,
00:52:55à d'autres questions
00:52:56comme celles
00:52:56de l'enfance,
00:52:58de l'adolescence,
00:53:00de la solidarité,
00:53:03du handicap.
00:53:04C'est bien
00:53:04un ensemble
00:53:05de sujets
00:53:06et on devrait même
00:53:10avoir systématiquement
00:53:11des poids lourds politiques
00:53:12qui traitent
00:53:13et qui prennent en compte
00:53:14ce type de sujet
00:53:15et ce qui permettrait
00:53:17de prendre en compte
00:53:21la famille,
00:53:22de lui donner
00:53:22de la visibilité,
00:53:23de la valoriser
00:53:24et donc
00:53:26de travailler
00:53:27à sa prise en compte
00:53:28systématique.
00:53:28Par exemple,
00:53:30les projets de loi,
00:53:31les études d'impact,
00:53:32avant tout projet de loi,
00:53:33pourraient avoir
00:53:35de manière obligatoire
00:53:36une partie
00:53:37d'études
00:53:39de l'impact
00:53:40sur la vie familiale.
00:53:43Alors pour
00:53:43à ce sujet
00:53:45en termes d'impact,
00:53:47bien entendu,
00:53:47ce n'est pas la loi
00:53:48climat et résilience
00:53:49qui a rendu difficile
00:53:50l'accès au logement.
00:53:51Je le donnais
00:53:51comme exemple
00:53:52quand la loi
00:53:54climat et résilience
00:53:55a été présentée.
00:53:57Je ne crois pas
00:53:58que ce soit posé
00:53:59la question
00:54:00sous cet angle-là.
00:54:02Donc je vais donner
00:54:02cet exemple
00:54:03mais bien sûr,
00:54:05c'est tout un ensemble
00:54:06de mesures
00:54:08ou plutôt
00:54:09de non-mesures
00:54:09qui expliquent
00:54:10la difficulté
00:54:11d'accès au logement
00:54:12maintenant,
00:54:13malheureusement.
00:54:14Et d'ailleurs,
00:54:15si l'on évoque
00:54:15les questions matérielles
00:54:16des jeunes parents
00:54:19ou des éventuels
00:54:20futurs parents,
00:54:23il est très frappant
00:54:23de voir que tous
00:54:24évoquent les difficultés
00:54:25matérielles
00:54:26et non pas
00:54:28qu'ils soient
00:54:29des jeunes
00:54:30qui travaillent
00:54:32peu
00:54:33ou modestement
00:54:34ou qui n'aient pas
00:54:35fait d'études
00:54:36ou qui soient
00:54:37dans des catégories
00:54:38sociales
00:54:38de manière habituelle
00:54:39très modeste.
00:54:40le drame
00:54:41c'est bien
00:54:42que c'est
00:54:43l'ensemble
00:54:44des jeunes
00:54:44qui se trouvent
00:54:45en difficulté
00:54:46parce qu'on le sait
00:54:47le niveau
00:54:48de vie des jeunes
00:54:49a considérablement
00:54:50baissé
00:54:50et le niveau
00:54:51de contrainte
00:54:52a considérablement
00:54:54augmenté
00:54:55et c'est là
00:54:56où on peut
00:54:56libérer
00:54:57beaucoup de choses
00:54:58bien sûr
00:54:59avec de la volonté
00:55:00et de l'ambition.
00:55:03Pour ce qui concerne
00:55:04les pays traditionnels
00:55:06Madame la Présidente
00:55:07les pays
00:55:08de culture traditionnelle
00:55:09on pourrait évoquer
00:55:10aussi l'Italie
00:55:10d'ailleurs par exemple
00:55:11qui a une natalité
00:55:12très basse
00:55:13je ne pense pas
00:55:15alors on pourrait citer
00:55:16d'ailleurs dans l'autre sens
00:55:17Israël
00:55:18qui a une natalité
00:55:18importante
00:55:19et non pas seulement
00:55:21comme je l'entends parfois
00:55:21à cause de certaines familles
00:55:23très traditionnelles
00:55:24mais en Israël
00:55:26la culture
00:55:27de la famille
00:55:28est très importante
00:55:30et le taux de natalité
00:55:32est beaucoup plus élevé
00:55:32mais là encore
00:55:33il ne suffit pas
00:55:34d'apprécier
00:55:35et d'aimer
00:55:37les familles
00:55:38ou les familles
00:55:38nombreuses
00:55:39pour que cela suffise
00:55:41à avoir
00:55:42une natalité
00:55:42plus importante
00:55:43bien sûr
00:55:44c'est un ensemble
00:55:45de conditions
00:55:46politiques
00:55:48sociales
00:55:48et culturelles
00:55:50et tout cela
00:55:51se conjugue
00:55:52dans un sens
00:55:52malheureusement
00:55:54dans le mauvais sens
00:55:54depuis un certain
00:55:55nombre d'années
00:55:56ou à l'inverse
00:55:57se conjugue
00:55:58dans le bon sens
00:55:59voilà je crois
00:56:03je crois que j'ai couvert
00:56:05l'ensemble de vos questions
00:56:07et remarques
00:56:08je vous remercie
00:56:09du côté des députés
00:56:10personne ne m'a signifié
00:56:11de demande de parole
00:56:12il y a-t-il des demandes
00:56:14de réaction
00:56:14madame le grain
00:56:18merci madame la présidente
00:56:26oui monsieur le rapporteur
00:56:27puisque je pense que c'est clairement
00:56:28à moi que vous faites référence
00:56:30et à mon groupe
00:56:31qui a effectivement contesté
00:56:32l'organisation de cette audition
00:56:34et je maintiens
00:56:35que rien ne vous obligez
00:56:36à recevoir
00:56:37dans cette mission
00:56:38une organisation
00:56:39qui se présente
00:56:40comme un syndicat
00:56:40de la famille
00:56:41et qui est un groupe
00:56:42de pression
00:56:42qui trie entre les familles
00:56:43qui refuse le droit
00:56:44des familles homosexuelles
00:56:46à être des familles
00:56:46qui refuse aussi
00:56:48pour une part
00:56:49d'entre eux en tout cas
00:56:49le droit des femmes
00:56:50à disposer de leur corps
00:56:51donc je pense
00:56:52qu'il n'était pas nécessaire
00:56:53forcément
00:56:53de donner cette tribune là
00:56:56et ça ne signifie pas
00:56:57que ces voix
00:56:58ne s'entendent pas
00:56:58dans la société
00:56:59et d'ailleurs
00:57:00c'est la liberté d'expression
00:57:01mais c'est aussi
00:57:01le choix
00:57:02on a un rapporteur
00:57:03de décider
00:57:05d'attribuer cette parole
00:57:07et de donner une légitimité
00:57:08à des organisations
00:57:09qui se manifestent
00:57:10davantage vers leur hostilité
00:57:11que par une construction
00:57:13mais maintenant
00:57:14que vous êtes là
00:57:15je suis venue
00:57:16et j'ai un certain nombre
00:57:17de réactions
00:57:19à ce que vous venez de dire
00:57:20vous nous expliquez
00:57:21que les familles
00:57:23biparentales
00:57:24sont les grandes oubliées
00:57:25alors il faut savoir
00:57:26quand même
00:57:27qu'un quart des familles
00:57:28sont des familles
00:57:29monoparentales
00:57:30que presque un enfant
00:57:30sur deux
00:57:31qui grandit
00:57:31dans une famille
00:57:32monoparentale
00:57:32est sous le seuil
00:57:33de pauvreté
00:57:34donc je trouve ça
00:57:35assez surprenant
00:57:37de formuler les choses
00:57:37de cette façon là
00:57:38vous nous expliquez
00:57:39que les problèmes
00:57:40de logement
00:57:40sont liés à la loi climat
00:57:41alors j'aimerais savoir
00:57:42qu'est-ce que vous pensez
00:57:44plutôt de la sape
00:57:45du logement social
00:57:45puisque justement
00:57:46pour une partie des familles
00:57:47la question d'avoir accès
00:57:48à un logement social
00:57:49est central
00:57:50pour pouvoir envisager
00:57:52un premier
00:57:53ou un deuxième
00:57:54ou un troisième enfant
00:57:55vous expliquez ensuite
00:57:56que le congé parental
00:57:57a été un échec
00:57:58en matière d'égalité
00:57:58sa réforme
00:57:59moi je suis d'accord
00:58:00avec vous
00:58:00parce qu'effectivement
00:58:01quand on indemnise
00:58:01à 400 euros
00:58:02et qu'on dit
00:58:04que les pères
00:58:04devront prendre
00:58:05un des trois ans
00:58:06il ne faut pas s'attendre
00:58:07à ce que les pères
00:58:07qui gagnent 30 à 40%
00:58:09de plus que les mères
00:58:10selon le nombre d'enfants
00:58:11qu'ils ont
00:58:12soient ceux qui s'arrêtent
00:58:13mais vous avez parlé
00:58:14d'échec en matière d'égalité
00:58:16mais derrière
00:58:16je n'ai pas eu le sentiment
00:58:17que vous nous proposiez
00:58:18quelques mesures
00:58:18que ce soit en matière d'égalité
00:58:19puisque
00:58:20ni que vous la souhaitiez
00:58:21puisque vous avez dit
00:58:22que ces mêmes mères
00:58:23s'arrêtaient pour 400 euros
00:58:24parce qu'elles leur souhaitent
00:58:26parce que c'est leur liberté
00:58:27avant de dire finalement
00:58:29une mère est une mère
00:58:30donc moi je m'interroge
00:58:30sur le lien entre liberté
00:58:32et nature
00:58:33que vous leur assignez
00:58:34vous semblez confondre
00:58:35un peu les deux
00:58:36un enfant sur cinq aujourd'hui
00:58:37est gardé par ses parents
00:58:39faute de mode d'accueil
00:58:40par ses parents
00:58:41on se comprend
00:58:42par sa mère
00:58:43on a le même constat
00:58:44et c'est faute de mode d'accueil
00:58:46et vous n'avez pas mentionné
00:58:47une seule fois
00:58:47la question du service public
00:58:49et des modes d'accueil
00:58:50comme si en réalité
00:58:51le seul destin possible
00:58:53pour un enfant
00:58:54dans une famille
00:58:55était de rester auprès de ses parents
00:58:56et donc finalement
00:58:57auprès de sa mère
00:58:57ce qui est aussi
00:58:58un destin que vous assignez
00:58:59aux mères
00:59:00dont beaucoup souhaitent pouvoir
00:59:02à la fois évidemment
00:59:03avoir du temps
00:59:03avec leurs enfants
00:59:04mais aussi avoir
00:59:05des modes d'accueil
00:59:06pour leurs enfants
00:59:06leur permettant d'avoir
00:59:07une vie professionnelle
00:59:08et une indépendance économique
00:59:09enfin ce qui m'a le plus choqué
00:59:11dans ce que vous avez dit
00:59:12j'aimerais que vous entendre là-dessus
00:59:14finalement les responsables
00:59:16de la baisse de la natalité
00:59:17sont selon vous
00:59:18donc la déconstruction
00:59:19de la famille
00:59:20alors que par exemple
00:59:21le fait
00:59:22dont vous avez parlé aussi
00:59:24de déconstruction
00:59:24et d'idéologie
00:59:25vous avez terminé là-dessus
00:59:26sur la question de la culturelle
00:59:28de l'attaque de la famille
00:59:28donc que vous expliquiez
00:59:30qu'il y ait des espaces
00:59:31no kids
00:59:32et qu'on soit contre
00:59:33les espaces no kids
00:59:34c'est quelque chose
00:59:34que je peux bien entendre
00:59:35mais du coup
00:59:35je ne vois pas
00:59:36la logique à s'opposer
00:59:37à ce qu'il puisse y avoir
00:59:38des familles homoparentales
00:59:40puisque c'est bien
00:59:40étendre le champ de la famille
00:59:42que de permettre
00:59:42à des couples qui s'aiment
00:59:43d'avoir des enfants
00:59:44et là il me semble
00:59:46qu'il y a une contradiction
00:59:47dans votre propos
00:59:48et par ailleurs
00:59:48vous avez fait
00:59:49en dernière instance
00:59:50vous avez donné l'impression
00:59:52que les vars
00:59:53étaient responsables
00:59:54notamment d'un déclin
00:59:56de l'envie de famille
00:59:57etc.
00:59:58en reprochant
00:59:59à l'éducation
01:00:00à la vie sexuelle
01:00:01affective et relationnelle
01:00:02de déconstruire
01:00:03les stéréotypes de genre
01:00:04et d'expliquer
01:00:05qu'il y a des inégalités
01:00:06qu'il y a des victimes
01:00:08que les femmes
01:00:09sont victimes
01:00:10donc je vais vous dire
01:00:11très clairement
01:00:11pour vous le problème
01:00:12c'est le fait
01:00:13qu'on explique aux enfants
01:00:14ce qui est le cas
01:00:15dans la société
01:00:15parce que ces inégalités
01:00:16elles existent
01:00:17et parfois
01:00:18elles se traduisent
01:00:18en violences
01:00:19qui sont même
01:00:19massives sur les enfants
01:00:21c'est le problème
01:00:22de leur expliquer
01:00:23dans ce cas là
01:00:24qu'est-ce que vous proposez
01:00:25comme sortie
01:00:26d'une situation
01:00:27dans laquelle
01:00:27on a ces inégalités
01:00:29et ces violences
01:00:30si en fait
01:00:30le problème
01:00:31c'est plutôt
01:00:31de les pointer
01:00:32que de les défaire
01:00:34je vous remercie
01:00:37je vais vous laisser répondre
01:00:38madame Delarochère
01:00:39et puis il faut
01:00:40impérativement
01:00:40qu'on ait terminé
01:00:41à 10h30
01:00:42donc s'il y avait
01:00:42d'autres demandes
01:00:43de parole
01:00:44je vous remercie
01:00:44de bien vouloir
01:00:45me le dire rapidement
01:00:46madame Delarochère
01:00:48je vous remercie
01:00:50je vous remercie
01:00:50de vos questions
01:00:52alors je suis
01:00:53j'ai l'impression
01:00:55que vous avez
01:00:56tellement tellement
01:00:57tellement de préjugés
01:00:58que vous appliquez
01:01:00une lecture
01:01:01simplificatrice
01:01:03de mon propos
01:01:03de manière
01:01:04très étonnante
01:01:06je suis stupéfaite
01:01:07par exemple
01:01:08les familles
01:01:09monoparentales
01:01:10je l'ai dit
01:01:10je reviens
01:01:13focalisent
01:01:14l'attention
01:01:15des responsables
01:01:16institutionnels
01:01:17et politiques
01:01:17et c'est une bonne nouvelle
01:01:19car elles ont besoin
01:01:20je l'ai souligné
01:01:22de notre solidarité
01:01:23évidemment
01:01:24nous savons tous
01:01:25qu'elles souffrent
01:01:26bien davantage
01:01:27de situations
01:01:28de situations
01:01:28de pauvreté
01:01:29de problèmes
01:01:30évidemment
01:01:31de problèmes
01:01:31d'employabilité
01:01:33enfin d'emploi
01:01:34d'être mère seule
01:01:35et élever
01:01:36un ou des enfants
01:01:37c'est évidemment
01:01:38extrêmement difficile
01:01:39et on en connaît
01:01:40toutes les conséquences
01:01:40simplement mon propos
01:01:42était de dire
01:01:43que depuis quelques années
01:01:44tous les discours
01:01:46de politique générale
01:01:47des premiers ministres
01:01:48les travaux
01:01:50du Haut Conseil
01:01:51pour la famille
01:01:52tous les textes
01:01:53qui sont parus
01:01:54étaient consacrés
01:01:55aux familles
01:01:56monoparentales
01:01:57ce qui est bien
01:01:58mais il ne faut pas
01:01:59oublier
01:02:00l'ensemble des familles
01:02:01c'était uniquement
01:02:02mon propos
01:02:03et rapporté
01:02:05à la natalité
01:02:05puisque le couple
01:02:07est plus susceptible
01:02:08par définition
01:02:09d'avoir d'autres enfants
01:02:11qu'une personne
01:02:12qui est seule
01:02:13voilà c'est tout
01:02:13c'est simplement cela
01:02:14quant à la question
01:02:16de l'égalité
01:02:19il faut évidemment
01:02:21agir et tenir compte
01:02:22de manière systématique
01:02:24de la question
01:02:24de l'égalité
01:02:25je pense que
01:02:26la France
01:02:26de s'y travailler
01:02:27et même
01:02:28que la France
01:02:29est l'un des pays
01:02:31les plus engagés
01:02:32et probablement
01:02:33si on prend
01:02:34l'ensemble
01:02:35des états
01:02:36l'un des pays
01:02:37les plus avancés
01:02:38là-dessus
01:02:39ce à quoi j'appelle
01:02:41c'était simplement
01:02:42à ne pas confondre
01:02:43les sujets
01:02:44et les objectifs
01:02:46parce qu'alors
01:02:47on perd
01:02:47la finalité
01:02:48vous voyez
01:02:49vous m'avez parlé
01:02:49de l'égalité
01:02:50vous m'avez parlé
01:02:51d'un certain nombre
01:02:52de sujets
01:02:52mais le sujet
01:02:54ma lecture
01:02:55elle était autour
01:02:55de la question
01:02:56de la natalité
01:02:57et quant aux mères
01:03:00je ne dis pas
01:03:02les mères
01:03:03il y a des mères
01:03:03qui n'ont aucune envie
01:03:05d'avoir des enfants
01:03:06ou aucune envie
01:03:07de s'occuper
01:03:08à plein temps
01:03:08de leurs enfants
01:03:09ou même à temps partiel
01:03:10chacun est libre
01:03:12et je pense que
01:03:13c'est cette liberté
01:03:14qui est fondamentale
01:03:15en revanche
01:03:16il y a des mères
01:03:17et comme il y a
01:03:18des pères
01:03:18et c'est formidable
01:03:20qui le souhaite
01:03:21et dans ce cas là
01:03:22il s'agit
01:03:23de ne pas les empêcher
01:03:24de ne pas les sanctionner
01:03:26mais de leur donner
01:03:28aussi cette possibilité
01:03:29alors vous me dites
01:03:30que je n'ai pas parlé
01:03:30des modes de garde
01:03:31j'ai évoqué
01:03:32les modes de garde
01:03:33mais je pense
01:03:33que tout le monde
01:03:34ici est conscient
01:03:35du manque
01:03:36de criants
01:03:38de modes de garde
01:03:39du manque
01:03:41de place de crèche
01:03:42du fait qu'un grand nombre
01:03:43d'assistantes maternelles
01:03:44partent à la retraite
01:03:45et ne sont pas remplacées
01:03:47je veux bien répéter
01:03:49ce qui vous a déjà été dit
01:03:50et ce qui a été dit
01:03:51dans d'autres émissions
01:03:52mais je crois
01:03:53je crains que ce ne soit
01:03:54pas très intéressant
01:03:55aujourd'hui ce sont
01:03:56des évidences
01:03:57il faut évidemment
01:03:58que les parents
01:03:59aient accès
01:04:00à tous les modes de garde
01:04:01le plus diversifiés possible
01:04:04et qu'ils correspondent
01:04:05le plus à leurs besoins
01:04:06c'est tellement évident
01:04:08mais malheureusement
01:04:09je crains fort
01:04:11que vos préjugés
01:04:12soient tellement forts
01:04:13que vous fassiez
01:04:14une lecture
01:04:15comme si j'avais
01:04:15des sous-entendus
01:04:16etc
01:04:16ce n'est pas le cas
01:04:17je vous ai dit les choses
01:04:18de manière sincère
01:04:20et encore une fois
01:04:21de façon pragmatique
01:04:23et uniquement
01:04:24sur cette question
01:04:25qu'est-ce qui fait
01:04:27qu'on accueille
01:04:28qu'on peut accueillir
01:04:29des enfants
01:04:31pardon
01:04:34mais pourquoi est-ce que
01:04:39vous me parlez
01:04:39d'un autre sujet
01:04:40on parle de la natalité
01:04:42alors ça fait partie
01:04:43des questions
01:04:43qu'a posées
01:04:44madame Legrain
01:04:45après on n'est pas
01:04:45en commission d'enquête
01:04:46madame la présidente
01:04:47a le choix
01:04:48de répondre aux questions
01:04:49qu'elle souhaite
01:04:50je vais laisser
01:04:51la parole
01:04:52à monsieur le rapporteur
01:04:53oui
01:04:56merci
01:04:59peut-être deux questions
01:05:00complémentaires rapidement
01:05:01dans votre
01:05:03étude
01:05:05document
01:05:05famille et solidarité
01:05:06vous avez
01:05:07de nombreuses propositions
01:05:08vous n'évoquez pas
01:05:09la question
01:05:10des droits familiaux
01:05:11de retraite
01:05:12les trimestres
01:05:13de retraite
01:05:14pour naissance
01:05:15la majoration
01:05:18des pensions
01:05:18de retraite
01:05:18pour les femmes
01:05:19ça représente
01:05:2020 milliards d'euros
01:05:22alors dans un monde idéal
01:05:23il faudrait augmenter
01:05:25les moyens
01:05:26de la politique familiale
01:05:27et ne pas raisonner
01:05:27à coup constant
01:05:28mais si on devait
01:05:28raisonner à coup constant
01:05:29et je le dis ici
01:05:30c'est pas forcément
01:05:31ma position
01:05:31et c'est pas forcément
01:05:32le sens du rapport
01:05:32que je ferais
01:05:34mais j'aimerais vous entendre
01:05:35sur ces droits familiaux
01:05:36à la retraite
01:05:36on a auditionné
01:05:37certaines organisations
01:05:39institutions
01:05:39de notre pays
01:05:40qui nous disaient
01:05:40quand même
01:05:41que certains
01:05:42de ces droits familiaux
01:05:42étaient obsolètes
01:05:43perdaient de leur efficacité
01:05:44est-ce qu'il ne fallait pas
01:05:45plutôt soutenir
01:05:46les familles
01:05:46les mères
01:05:48les pères maintenant
01:05:49plutôt que
01:05:50plutôt que dans 40 ans
01:05:52à la fin de leur vie
01:05:53professionnelle
01:05:54étant entendu
01:05:55que c'est aujourd'hui
01:05:56que les français
01:05:57renoncent pour certains
01:05:59à leur projet d'enfant
01:05:59je le redis ici
01:06:01la présidente l'a fait
01:06:01nous on essaye de répondre
01:06:02à ce désir d'enfant empêché
01:06:03c'est à dire aux français
01:06:04qui souhaitent avoir des enfants
01:06:05et y renoncent
01:06:06pour des raisons matérielles
01:06:08mais est-ce que là
01:06:08il n'y a pas
01:06:09un sentiment d'urgence
01:06:10quand on regarde
01:06:10ce désir d'enfant
01:06:11qui reste élevé
01:06:12et cet indice de fécondité
01:06:13qui baisse
01:06:13à j'allais dire
01:06:14augmenter les financements
01:06:16sur les familles
01:06:17d'aujourd'hui
01:06:18et les couples
01:06:19qui souhaitent avoir
01:06:19des enfants
01:06:20y renoncent
01:06:20et quitte à revenir
01:06:23sur une partie
01:06:24des droits familiaux
01:06:24de retraite
01:06:25je serais intéressé
01:06:25de vous entendre
01:06:28sur ce sujet
01:06:28et puis à la question
01:06:29vous l'avez évoqué
01:06:30rapidement
01:06:31de la complexité
01:06:32du maillage
01:06:33des aides
01:06:33aujourd'hui
01:06:3414 dispositifs budgétaires
01:06:35des nombreux crédits
01:06:37d'impôts
01:06:37on n'y comprend plus
01:06:38grand chose
01:06:39quand on est parent
01:06:39aujourd'hui
01:06:41de cette politique familiale
01:06:42alors est-ce que vous avez
01:06:42des propositions
01:06:43là je parle vraiment
01:06:43de rationalisation
01:06:44de lisibilité
01:06:45voilà
01:06:46de simplification
01:06:47un peu d'arlésienne
01:06:49je vous en prie
01:06:50je vais juste
01:06:51je suis désolée
01:06:51les questions du rapporteur
01:06:53sont importantes
01:06:53mais je vais vous appeler
01:06:55à la concision
01:06:56pour que nous puissions
01:06:56tenir nos délais
01:06:57je vous remercie
01:06:58pardon
01:07:01je vais être extrêmement rapide
01:07:03je ne refuse pas
01:07:03de répondre
01:07:04sur la question
01:07:04des couples
01:07:06de personnes
01:07:07de même sexe
01:07:08madame
01:07:08mais nous parlons
01:07:08de la natalité
01:07:09en fait c'est tout simple
01:07:10et la natalité
01:07:12elle implique
01:07:16de ne pas évoquer
01:07:17des situations
01:07:17qui ne nous regardent pas
01:07:20d'une part
01:07:20et qui ne sont pas celles
01:07:22qui vont permettre
01:07:22d'augmenter la natalité
01:07:24pardonnez-moi
01:07:25d'être aussi pragmatique
01:07:26parce qu'on peut ouvrir
01:07:28le débat sur la gestation
01:07:29pour autrui par exemple
01:07:30et je pense que
01:07:31ce n'est pas le sujet
01:07:32alors je suis désolée
01:07:37mais je vais laisser
01:07:38madame Delarocher répondre
01:07:39ce n'est pas cela
01:07:40qui va augmenter
01:07:41ce n'est pas cela
01:07:43qui va augmenter
01:07:43le nombre moyen
01:07:44d'enfants par femme
01:07:45tout simplement
01:07:46et c'est pour cela
01:07:46que je ne développais pas
01:07:48là-dessus
01:07:48alors sur la question
01:07:50des droits à la retraite
01:07:53il me semble
01:07:54enfin quand on a eu
01:07:55des enfants
01:07:56quand on a des enfants
01:07:58on met beaucoup de moyens
01:08:00pour les élever
01:08:00on y consacre en général
01:08:03vraiment son temps
01:08:04son énergie
01:08:05on ne capitalise pas
01:08:07de la même manière
01:08:08et ces enfants
01:08:09vont
01:08:10grandir et travailler
01:08:12au bénéfice
01:08:12de l'ensemble
01:08:13de la société
01:08:13et le niveau
01:08:16de vie
01:08:16et le niveau
01:08:18de capitalisation
01:08:19d'économie
01:08:21que peuvent
01:08:21faire
01:08:22produire les familles
01:08:24avec enfants
01:08:25est beaucoup moins
01:08:26important que le reste
01:08:26de la population
01:08:27et donc qu'il y ait
01:08:28une solidarité
01:08:29de tous vis-à-vis
01:08:30de ces enfants
01:08:31de ces familles
01:08:32paraît très légitime
01:08:33je ne crois pas
01:08:36autrement dit
01:08:36qu'il faille
01:08:37faire de
01:08:38comparaison
01:08:40d'un budget
01:08:40à l'autre
01:08:42la politique familiale
01:08:44est une politique
01:08:45rentable et efficace
01:08:46et
01:08:47je voudrais
01:08:50juste pointer
01:08:51une autre petite chose
01:08:52pourquoi est-ce
01:08:55qu'on veut
01:08:56aujourd'hui
01:08:58on a besoin
01:08:58que tous
01:08:59cotisent
01:08:59et donc
01:09:00que tous
01:09:00travaillent
01:09:01et je crois
01:09:03aussi qu'il y a
01:09:04une pression
01:09:04très forte
01:09:05de ce côté-là
01:09:05et qu'il conviendrait
01:09:07pour favoriser
01:09:08la natalité
01:09:08je voudrais
01:09:09y revenir
01:09:10quelques instants
01:09:11laisser un petit peu
01:09:12plus de
01:09:13de marge
01:09:15de manœuvre
01:09:15de possibilité
01:09:16aux parents
01:09:17qu'ils puissent
01:09:18s'arrêter
01:09:19s'opposer
01:09:20avant
01:09:21au contraire
01:09:22de reprendre
01:09:23et là
01:09:24avec
01:09:24une aide
01:09:25importante
01:09:27non pas financière
01:09:28mais une aide
01:09:29par
01:09:30toutes les possibilités
01:09:32d'accompagnement
01:09:33professionnel
01:09:34de bilan
01:09:35de compétences
01:09:35etc
01:09:36il y a une telle
01:09:37inquiétude
01:09:38des éventuels
01:09:38futurs parents
01:09:39sur leur avenir
01:09:40professionnel
01:09:41et en même temps
01:09:43ils sont tellement
01:09:43débordés
01:09:44en difficulté
01:09:45par le temps
01:09:46par la solitude
01:09:47ça me
01:09:50ça me semble
01:09:50absolument
01:09:51capital
01:09:51voilà
01:09:54et évidemment
01:09:55la complexité
01:09:55des aides
01:09:56est éminemment
01:09:57problématique
01:09:58on doit absolument
01:10:00en arriver
01:10:02au nombre
01:10:03on ne peut pas
01:10:04en avoir
01:10:04qu'une seule
01:10:05mais une
01:10:05enfin
01:10:06quelques aides
01:10:07quelques allocations
01:10:09autrement dit
01:10:09mais le plus simple
01:10:11possible
01:10:11le plus
01:10:13accessible
01:10:15et compréhensible
01:10:16possible
01:10:16ça semble
01:10:17absolument capital
01:10:18il ne peut pas
01:10:18non plus
01:10:19y en avoir
01:10:19une seule
01:10:19elle serait
01:10:21trop inadaptée
01:10:21à un certain
01:10:22nombre de situations
01:10:23je vous remercie
01:10:26je vous remercie
01:10:27d'avoir participé
01:10:28à nos travaux
01:10:29je vous remercie
01:10:29également
01:10:30pour les échanges
01:10:31avec les députés
01:10:33présents
01:10:34je vais devoir
01:10:35donc conclure
01:10:36l'audition
01:10:37de ce matin
01:10:38et je vous donne
01:10:39rendez-vous
01:10:40pour cet après-midi
01:10:41pour les auditions
01:10:41suivantes
01:10:42bonne journée
01:10:43à tous
01:10:43merci beaucoup
01:10:46merci madame la présidente
01:10:47monsieur le rapporteur
01:10:48mesdames et messieurs
01:10:53merci
01:11:23merci
Commentaires

Recommandations