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Baisse de la natalité en France : Mme Sarah El Haïry, haute-commissaire à l’enfance

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00:13:29d'incompréhension, de conséquence aussi de l'organisation de notre vie professionnelle, sociale également, et de la place pour le coup des services publics également.
00:13:37Je le dis d'autant plus que j'ai eu l'opportunité d'être auditionnée par Madame la députée Legrain et Berganti dans d'autres cadres et dans d'autres échanges également.
00:13:47Exactement, c'est d'autres auditions, mais le symptôme de cette confiance ou le manque de confiance qu'on a aujourd'hui éprouve, je pense,
00:13:56en tout cas de ce que je vois, des choix très personnels de faire famille. L'envie est là. Tous les chiffres le montrent et le démontrent.
00:14:02L'envie, elle est là. On a plutôt envie d'avoir plutôt deux enfants, donc c'est une envie plutôt stable.
00:14:07La réalité, c'est que dans la transformation de cette envie, en effet, en fondant une famille, les difficultés, elles sont quand même bien réelles.
00:14:18Et donc se pose la question, en tout cas de l'angle qui est le mien, de comment on lève un certain nombre d'obstacles.
00:14:22Et le premier ressort, à mes yeux, en tout cas c'est un des essentiels, c'est la question du soutien à la parentalité et d'une politique familiale universelle
00:14:31qui répond à la pluralité des formes de famille. C'est absolument essentiel, puisque derrière parentalité, aujourd'hui, se pose aussi la question des familles françaises dans leur diversité.
00:14:41Et ça veut dire quoi ? De manière très concrète, ça veut dire des familles, pour le coup, recomposées, monoparentales, des familles mariées,
00:14:50des familles en union libre, en concubinage, des familles adoptantes.
00:14:54Et en réalité, c'est bien cette pluralité des familles auxquelles il faut apporter un certain nombre de réponses et d'adresses.
00:15:00Les Français n'ont jamais autant aimé leurs enfants, ça c'est réel.
00:15:03Mais il y a beaucoup de contraintes et d'incertitudes auxquelles il faut répondre.
00:15:08Une réponse, du coup, se doit d'être systémique.
00:15:11Et tout au long du parcours de vie, cette politique, en tout cas familiale, ne pourrait être ni exclusivement nataliste, ni injonctive, ni punitive.
00:15:22Elle doit surtout répondre aux besoins et lever les obstacles.
00:15:26La natalité, ça ne se décrète pas, par contre, ça se permet, ça s'accompagne.
00:15:31Et pour l'accompagner, on défend, en tout cas moi je porte et je participe à une politique plutôt systémique,
00:15:38qui dit, avant la conception d'abord, pendant la grossesse, en périnatalité, après la grossesse, avec la naissance,
00:15:45les fameux mille premiers jours qui sont extrêmement structurants pour les enfants,
00:15:49et puis tout au long de la vie, ensuite, de l'enfant, qui va être, évidemment, les années de transition,
00:15:55le 0-3, le 3-6, l'arrivée au collège, la question de l'adolescence.
00:15:59Mais toutes ces étapes viennent construire le fait qu'on fasse un, deux ou trois enfants
00:16:03et donc permettent ou ne permettent pas, parfois, d'avoir ce fameux deuxième.
00:16:07Quatre leviers structurants autour plutôt de la naissance, pour revenir vraiment à la question de la natalité,
00:16:11ce qui fonde la décision.
00:16:13Il y a une question de lutte contre l'infertilité, tabou qui commence à être brisée,
00:16:16en tout cas un peu plus dans notre pays.
00:16:18Informer, prévenir, diagnostiquer aussi plutôt, soutenir la recherche,
00:16:22simplifier les parcours d'AMP, de PMA ou de FIV.
00:16:27Lutter contre l'infertilité, c'est aussi permettre aux familles qui veulent des enfants de pouvoir en avoir.
00:16:32C'est aussi des lois qui ont été votées dans cette même assemblée permettant la PMA pour toutes,
00:16:38aux femmes seules et aux couples de femmes.
00:16:41C'est aussi sécuriser les parcours de naissance.
00:16:43La stagnation, malheureusement, de la mortalité infantile en France nous oblige, réellement.
00:16:48Le nouveau registre des causes de décès, le renforcement de la périnatalité ou encore le soutien aux maternités.
00:16:55La lutte aussi contre les inégalités territoriales pose vraiment un certain nombre de questions.
00:17:01Et donc, c'est comment on sécurise la venue au monde.
00:17:04Ils sont tellement rares, nos enfants, que c'est quand même mieux de les garder en vie et en bonne santé.
00:17:08C'est peut-être simple de le rappeler, mais ce n'est absolument pas anodin.
00:17:14Ça a des vraies conséquences dans la vie de ces enfants après.
00:17:19Donner du temps aussi, bien indemniser aux parents.
00:17:22C'est toute la question et le débat que vous avez mené avec le congé de naissance.
00:17:28Des parents souhaitent être plus présents.
00:17:30Et on l'a vu d'ailleurs sur le rallongement du congé paternité,
00:17:33qui serait le congé parental, si on dit pour le deuxième parent.
00:17:37En tout cas, il a été rallongé et il a été saisi.
00:17:40Donc, ça répondait surtout à un besoin, alors même qu'on entendait beaucoup ricaner à l'époque,
00:17:45disant « mais ils ne prendront pas ».
00:17:46En tout cas, les papas, en pensant aux deuxièmes parents, ils ne prendront pas.
00:17:49En fait, si, il y a cette volonté de profiter de ces instants avec les enfants.
00:17:54C'est aussi, je crois, un pilier plus protecteur pour les enfants,
00:17:58mais aussi d'égalité dans le couple entre les deux parents.
00:18:02C'est une parentalité plus moderne aujourd'hui,
00:18:04que d'avoir aussi envie d'être aux côtés de son enfant dès sa naissance.
00:18:08Un enjeu qui n'est pas des plus simples, mais qui est structurant,
00:18:11l'accès au mode de garde et à la qualité de l'accueil sur l'ensemble du territoire.
00:18:16Il y a bien sûr le service public de la petite enfance,
00:18:18qui est un pilier majeur, qui pose un accompagnement et une compétence nouvelle
00:18:22auprès des collectivités territoriales et du bloc communal en particulier.
00:18:26Mais la question, c'est la garantie de place en crès pour la partie collective,
00:18:31mais aussi d'offre en assistante maternelle pour l'accueil individuel.
00:18:34Ça reste une liberté du parent de devoir choisir.
00:18:37La réalité, c'est qu'on est très, très loin de ça.
00:18:39Aujourd'hui, c'est plutôt une solution qu'on essaie de trouver
00:18:41avant d'avoir un choix réellement de projet pédagogique ou de solution d'accueil.
00:18:46Des standards de qualité homogène, des professionnels formés
00:18:50et pour qui les parcours devront être plus attractifs si on veut les garder,
00:18:54et les garder plus longtemps. Aujourd'hui, on voit un départ.
00:18:56Et d'ailleurs, la question du départ à la retraite des assistantes maternelles
00:19:00est extrêmement inquiétante, 50 % d'ici 2030,
00:19:04alors qu'il nous manque aujourd'hui presque 300 000 solutions d'accueil.
00:19:07Ce n'est pas anodin, c'est une pression réelle sur les parents,
00:19:10sur la décision de faire ou de ne pas faire peut-être parfois
00:19:12le premier ou le deuxième enfant, ou retarde la décision
00:19:14quand on a une flexibilité professionnelle plutôt difficile à avoir.
00:19:19On ne peut pas, en tout cas, soutenir la natalité
00:19:21si on ne soutient pas ceux qui accueillent les enfants.
00:19:23Et donc, je pense bien sûr à tous les professionnels de la petite enfance
00:19:25vraiment dans leur collectif.
00:19:28Un certain nombre de points de vigilance, en tout cas,
00:19:31je pense à l'effectivité des décrets, des financements,
00:19:34des moyens des CAF ou des ARS,
00:19:36où il y a des politiques qui sont certes réelles, concrètes,
00:19:38mais enfin pas toutes égales sur les territoires.
00:19:40Et une politique de soutien, une politique familiale,
00:19:44qu'elle soit d'ailleurs universelle au sens soutien à la natalité
00:19:48ou sociale en réponse à des vulnérabilités,
00:19:51a vocation à être, pour le coup, la plus homogène possible
00:19:55sur l'ensemble des territoires.
00:19:58Une égalité, du coup, sociale et territoriale,
00:20:01en tout cas, avec une exigence extrêmement forte à avoir.
00:20:06Je pense qu'aucune famille, aucune mère, mais aucun père
00:20:08ne doit être tenu à distance de nouvelles protections
00:20:10ou de questions de rémunération
00:20:13qui imposent parfois des choix parentaux
00:20:16qui n'étaient pas ceux qui étaient souhaités,
00:20:17mais qui deviennent, du coup, subis.
00:20:19Ce n'est pas anodin.
00:20:20Une question de la santé mentale des jeunes parents
00:20:22qu'il faut, je pense, continuer à accompagner.
00:20:28On a beaucoup parlé du postpartum,
00:20:31alors plus communément appelé baby blues,
00:20:32mais ce n'est pas tout à fait la même chose
00:20:33quand on prend les professionnels en tant que tels.
00:20:36Plus loin que ça et plus large que ça,
00:20:38il y a toute la question vraiment de la charge mentale.
00:20:41Parentale, qui a accompagné aujourd'hui,
00:20:43au sein de l'entreprise,
00:20:43on parle de l'équilibre vie pro-vie perso,
00:20:45mais on ne parle pas du tout de vie familiale
00:20:47ou de vie parentale.
00:20:49Moi, je pense que c'est aujourd'hui un débat à part entière
00:20:52à amener au sein de l'entreprise
00:20:54parce que c'est aussi un levier à part entière
00:20:58de soutien à la parentalité.
00:21:01La montée d'une vision no-kits dans notre société,
00:21:03moi, qui m'inquiète vraiment.
00:21:05On le voit d'abord, on le matérialise, c'est vrai,
00:21:07dans les offres de tourisme, hôtellerie, restauration,
00:21:10mais ce n'est pas anodin,
00:21:12c'est symptomatique d'une négation de l'enfant
00:21:16dans l'espace pour le coup public
00:21:17ou dans l'offre pour le coup d'accueil.
00:21:20C'est un sujet de droit, c'est discriminant.
00:21:22Je rappelle juste quand même au micro,
00:21:24à l'Assemblée nationale,
00:21:25que nous n'avons pas le droit d'interdire
00:21:26l'accès à des enfants,
00:21:27si ce n'est parce que c'est une discothèque
00:21:29ou un lieu qui l'aurait interdit.
00:21:30Mais enfin, une offre commerciale
00:21:32disant que c'est interdit aux enfants,
00:21:33ça tombe sur le coup de la loi,
00:21:34et de la loi de lutte contre les discriminations.
00:21:36Donc cette vision, en tout cas ces offres,
00:21:39moi elle m'inquiète,
00:21:40puisqu'on laisse entendre,
00:21:41on laisse imaginer qu'un enfant,
00:21:43et donc par définition,
00:21:45les parents ou les jeunes parents
00:21:46qui sont avec,
00:21:49un enfant est un obstacle à la liberté,
00:21:52c'est bruyant, c'est un coup,
00:21:54c'est exactement ce que,
00:21:55en tout cas,
00:21:56ne nous souhaitons pas laisser imaginer
00:21:58ou construire en France.
00:21:59On commence à voir les effets de ça,
00:22:02des élus, des maires,
00:22:03qui voient parfois les riverains s'opposer
00:22:07ou être très inquiets de l'installation d'air de jeu.
00:22:09C'est quand même fou,
00:22:10mais c'est la réalité.
00:22:11On a vu par ailleurs des cours d'école
00:22:14se retrouver au tribunal,
00:22:16certes sur des fondements de PLU,
00:22:18mais enfin, objectivement,
00:22:18ce qui a fondé la décision initiale,
00:22:20c'était le bruit,
00:22:21comme si du coup,
00:22:23la question du bruit devenait nuisance.
00:22:24Enfin, le bruit d'une cour d'école,
00:22:25il faut arrêter,
00:22:26c'est des écoles maternelles.
00:22:27C'est des enfants qui sortent à un instant
00:22:29dans la journée pour prendre l'air.
00:22:30Et je commence à avoir les mêmes signaux
00:22:32sur des crèches,
00:22:33des espaces d'extérieur de crèche.
00:22:37Je sais que pour certains,
00:22:38c'est secondaire,
00:22:39ça ne l'est pas du tout.
00:22:40Ça dit quelque chose de notre société.
00:22:41Ça dit quelque chose
00:22:42d'une volonté de ne plus supporter,
00:22:46en tout cas, les enfants
00:22:47et du coup, leurs parents,
00:22:49par ailleurs, dans l'espace public.
00:22:50Et donc, moi, ça m'inquiète.
00:22:53Ce n'est pas anodin,
00:22:55ce n'est pas une mode.
00:22:56Et donc, je pense qu'il faut réaffirmer
00:22:58le devoir de respecter
00:22:59les droits pleins entiers des enfants.
00:23:01Ce sont des sujets
00:23:01des droits apparenteurs.
00:23:03Que leur place,
00:23:03elle est dans l'espace,
00:23:06bien sûr, public
00:23:06et les temps partagés,
00:23:07quels qu'ils soient.
00:23:08Et au contraire,
00:23:09on pourrait aller beaucoup plus loin
00:23:10et engager des démarches
00:23:11beaucoup plus volontaristes
00:23:12pour mieux accueillir les familles.
00:23:13On a des pays voisins
00:23:14qui sont beaucoup plus accueillants,
00:23:16qui ont des villes
00:23:17beaucoup plus,
00:23:17en très bon français,
00:23:19qu'ils ne sont plus
00:23:20beaucoup plus accueillantes
00:23:21pour les familles et les enfants
00:23:22parce qu'il y a du service,
00:23:23parce qu'on a pensé les espaces,
00:23:25on a aménagé les espaces.
00:23:27Il suffit de regarder
00:23:27nos réseaux de transports en commun.
00:23:29Il y a un enjeu fondamental
00:23:31à penser, finalement,
00:23:33les espaces avec ou sans enfants.
00:23:35Aujourd'hui,
00:23:35on les pense pour les adultes
00:23:36et pas pour les enfants.
00:23:37En tout cas,
00:23:38les enfants ne sont pas
00:23:38accessoires à leurs parents.
00:23:39Et donc,
00:23:40si on veut changer de regard,
00:23:41on peut,
00:23:42parce que des solutions,
00:23:42elles existent.
00:23:43Il suffit de regarder,
00:23:44je sens aller très loin,
00:23:45je pense aux Pays-Bas,
00:23:46mais quand on regarde
00:23:47l'Asie,
00:23:48le Moyen-Orient
00:23:49ou même l'Espagne,
00:23:50les offres,
00:23:51elles existent,
00:23:52les aménageurs,
00:23:52ils existent.
00:23:53On fait le choix ou pas
00:23:54de prendre en considération.
00:23:56Des villes ont fait ce choix-là.
00:23:57Le réseau Ville Amie
00:23:58des enfants
00:23:59qui est animé par l'UNICEF
00:24:01ont fait le choix.
00:24:02Des réseaux d'élus locaux
00:24:03comme l'ANET
00:24:04ont fait le choix
00:24:05de mettre les enfants
00:24:05au cœur de leur politique publique
00:24:07en termes de participation
00:24:09ou en termes de bâti
00:24:10de la ville.
00:24:11Et donc,
00:24:12tout ça amène à avoir,
00:24:14en tout cas,
00:24:14à mes yeux,
00:24:15une société
00:24:16qui est plus accueillante
00:24:17vis-à-vis des familles
00:24:18ou pas.
00:24:20Et donc,
00:24:20pour aller plus loin,
00:24:21la question de la prise
00:24:22en compte de l'enfant,
00:24:24aujourd'hui,
00:24:25elle est absolument essentielle
00:24:26parce que soutenir la natalité
00:24:27n'a de sens que si on soutient
00:24:29l'enfant et ses parents.
00:24:30On soutient ceux qui l'accompagnent
00:24:31et on soutient les enfants eux-mêmes.
00:24:33Et ce qu'on doit garantir,
00:24:34c'est bien sûr
00:24:34un cadre affectif solide,
00:24:36un environnement sécurisé,
00:24:37des modes d'accueil de qualité
00:24:38et des conditions de développement,
00:24:40bien sûr,
00:24:41qui respectent la dignité,
00:24:42le rythme des enfants
00:24:43avec leur singularité aussi.
00:24:45et je pense que l'année,
00:24:47on plaint notre démographie,
00:24:49mais on ne se saisit pas
00:24:50de toutes les opportunités
00:24:51qu'on pourrait amener
00:24:52pour y répondre.
00:24:53Et donc,
00:24:54la France pourrait,
00:24:55en tout cas,
00:24:56être le pays
00:24:57où il fait bon naître,
00:24:59bon grandir
00:24:59et bon devenir adulte.
00:25:00Et pour ça,
00:25:00il faut donner de l'espace
00:25:02aux enfants à part entière
00:25:03et les faire participer
00:25:05au quotidien.
00:25:06Moi, je pense qu'on est
00:25:07à un moment charnière.
00:25:07C'est la première année
00:25:08où on a plus, malheureusement,
00:25:09de décès que de naissances.
00:25:10Il y a eu une sorte
00:25:11d'électrochoc,
00:25:11de compréhension.
00:25:12Je pense que dans l'opinion,
00:25:14on s'est saisi
00:25:14de cette réalité-là.
00:25:17On peut choisir
00:25:17d'ignorer la baisse
00:25:19de la natalité
00:25:19et on peut choisir
00:25:20au contraire
00:25:21d'y répondre
00:25:21avec lucidité et ambition.
00:25:23Et pour y répondre,
00:25:24il faut que les politiques
00:25:26soient cohérentes,
00:25:27modernes, respectueuses.
00:25:29Aujourd'hui,
00:25:30qu'elles ne renoncent pas
00:25:31à peut-être engager
00:25:32de manière systémique
00:25:33les questions.
00:25:34C'est pour ça que je parlais
00:25:35beaucoup de soutien
00:25:35à la parentalité
00:25:36et beaucoup de la place
00:25:37de l'entreprise,
00:25:39en tout cas de l'employeur
00:25:39dans la démarche.
00:25:40Parfois,
00:25:41c'est le secteur public
00:25:42qui est le coordonnier
00:25:43le plus mal chaussé.
00:25:44Je le glisse là.
00:25:45Ce n'est pas anodin.
00:25:46La question de la fonction publique
00:25:47aujourd'hui
00:25:47est pleine et entière.
00:25:50Et puis,
00:25:51peut-être plus largement,
00:25:52et je vois que le temps file
00:25:53pour respecter
00:25:54le temps qui met un parti,
00:25:56on a un enjeu
00:25:57qui n'est pas anodin
00:25:58aujourd'hui,
00:25:59qui va être
00:26:00celle des injonctions
00:26:01et de la pression
00:26:02qui est mise sur les parents,
00:26:03sur plein de sujets
00:26:04de transition
00:26:05qui sont assez durs.
00:26:06Comment on crée
00:26:06une sorte de bouclier
00:26:07de protection
00:26:08face aux violences,
00:26:09aux violences plurielles ?
00:26:10Comment on crée également
00:26:12une coordination,
00:26:14ou en tout cas,
00:26:14une place des parents
00:26:15plus forte
00:26:16dans le parcours
00:26:16de santé des enfants,
00:26:17dans le parcours
00:26:18d'éducation des enfants ?
00:26:19Si on veut des enfants
00:26:20en bonne santé,
00:26:21il faut des parents
00:26:21très bien accompagnés.
00:26:23Et c'est ce qui fera
00:26:23la différence,
00:26:24je pense,
00:26:24à l'avenir.
00:26:26Voilà,
00:26:26Madame la Présidente,
00:26:27Monsieur le rapporteur,
00:26:28Mesdames les députés.
00:26:29En tout cas,
00:26:29en propos liminaires,
00:26:30les quelques propos
00:26:32que je souhaitais partager,
00:26:33mais ce qui est certain,
00:26:34c'est que les enfants
00:26:34sont une richesse
00:26:35et que la famille
00:26:37est le pilier
00:26:38et les familles
00:26:38au pluriel
00:26:39le sont.
00:26:40Et donc,
00:26:40leur avenir
00:26:40dépend aussi
00:26:41de nos actions
00:26:42aujourd'hui.
00:26:43Merci beaucoup.
00:26:44Merci beaucoup
00:26:45pour ces propos liminaires
00:26:47engagés
00:26:48et incarnés.
00:26:49Je vais laisser
00:26:50notre rapporteur
00:26:51réagir.
00:26:53Merci,
00:26:54Madame la Présidente,
00:26:55Madame la Haute-Commissaire.
00:26:56Déjà,
00:26:56je vais vous dire
00:26:56le plaisir
00:26:56de vous retrouver
00:26:57dans cette audition,
00:27:00dans cette assemblée.
00:27:01et vous avez balayé
00:27:03finalement en introduction
00:27:04bon nombre
00:27:05des enjeux
00:27:06qui ont traversé
00:27:07nos différentes auditions
00:27:08parce que nous en arrivons
00:27:09presque au terme
00:27:10de cette mission
00:27:11d'information
00:27:12et que vous avez évoqué
00:27:13de nombreux sujets
00:27:14qui sont autant de freins
00:27:15à la parentalité,
00:27:16à la natalité
00:27:17et j'y reviendrai
00:27:19en détail
00:27:20juste après.
00:27:22Peut-être vous redire
00:27:23parce que nos auditions
00:27:25commencent à susciter
00:27:26un intérêt
00:27:26et c'est tant mieux
00:27:27que la position
00:27:28du groupe Horizon
00:27:29quand il a créé,
00:27:30je le fais à chaque audition
00:27:31mais je préfère être clair
00:27:31vu que le débat
00:27:32est un peu instrumentalisé
00:27:33en ce moment
00:27:34sur ces sujets-là
00:27:35que quand le groupe Horizon
00:27:36a souhaité créer
00:27:37cette mission d'information
00:27:37il l'a fait dans un esprit
00:27:39et un seul esprit
00:27:40qui était celui
00:27:40d'accompagner les couples
00:27:42qui souhaitent avoir des enfants
00:27:43pour éviter ce désir d'enfant
00:27:45empêché
00:27:46et le renoncement
00:27:47des Français
00:27:47trop nombreux
00:27:48à renoncer
00:27:50à un projet d'enfant
00:27:52un désir d'enfant
00:27:52il était bien entendu
00:27:53d'ailleurs vous l'avez fait
00:27:54le maître commissaire
00:27:55jamais question
00:27:56d'imposer
00:27:58ou d'imposer aux Français
00:28:00des injonctions
00:28:01et de leur dire
00:28:02le nombre d'enfants
00:28:02qu'ils doivent faire
00:28:03combien ils doivent en faire
00:28:04et quand ils doivent en faire
00:28:05ça n'a jamais été ici
00:28:07en tout cas
00:28:07je crois que ça nous réunit
00:28:08avec même la présidente
00:28:09jamais été notre position
00:28:10une fois ce principe posé
00:28:14j'avais plusieurs questions
00:28:15la première
00:28:16c'est que vous avez été élu local
00:28:17vous avez été ministre
00:28:18vous avez été député
00:28:19pardon pour le désordre
00:28:20vous êtes aujourd'hui
00:28:21haut commissaire
00:28:22à l'enfance
00:28:24bref
00:28:24vous avez occupé
00:28:25de nombreuses fonctions
00:28:26qui vous ont permis
00:28:26de parentalité
00:28:29de manière peut-être différente
00:28:30ou en tout cas
00:28:31avec des éclairages différents
00:28:33selon votre conviction
00:28:35alors il ne s'agit pas
00:28:35de hiérarchiser
00:28:36mais aujourd'hui
00:28:37quel serait pour vous
00:28:39le frein le plus
00:28:39le plus important
00:28:41choisir c'est renoncer
00:28:44mais enfin
00:28:44gouverner c'est choisir
00:28:45et si nous devions
00:28:46mettre en place
00:28:47des politiques publiques
00:28:48dans un contexte
00:28:49de dépenses publiques
00:28:50fragilisées
00:28:52en tout cas dans un contexte
00:28:53budgétaire
00:28:54qui l'est tout autant
00:28:55quelle politique publique
00:28:57devrait selon vous
00:28:58faire être une priorité
00:29:00politique du logement
00:29:01politique de garde
00:29:02alors vous allez peut-être
00:29:02me dire tout ça à la fois
00:29:03mais s'il y avait quand même
00:29:05aujourd'hui un frein
00:29:06majeur
00:29:07lequel serait-il
00:29:08et quelle politique
00:29:09à mettre en oeuvre
00:29:11est-ce qu'il y a des mesures
00:29:12quand vous étiez ministre
00:29:14ou député
00:29:14que vous auriez aimé
00:29:15voir mises en oeuvre
00:29:17et qui permettraient
00:29:19de répondre
00:29:19à ce désir d'enfant
00:29:20ce désir d'enfant
00:29:22empêché
00:29:23et puis il y a une question
00:29:24qui est peut-être
00:29:24plus symbolique
00:29:25en tout cas c'est ma perception
00:29:27c'est qu'il y a aussi
00:29:28aujourd'hui
00:29:29une disqualification
00:29:30des enfants et des familles
00:29:32d'ailleurs quand on regarde
00:29:33les missions
00:29:34du haut commissariat
00:29:34à l'enfance
00:29:35et c'est tout à fait normal
00:29:37mais on voit
00:29:37qu'une de ces missions
00:29:38importantes
00:29:39est de lutter
00:29:39contre les violences
00:29:40faites aux enfants
00:29:41et c'est heureux
00:29:42que le haut commissariat
00:29:43à l'enfance
00:29:43puisse traiter
00:29:43cette question
00:29:44mais on a le sentiment
00:29:46parfois que dans le débat
00:29:47public
00:29:47dans le débat politique
00:29:48on ne parle des familles
00:29:49et des enfants
00:29:50que pour parler
00:29:51de situations
00:29:52tout à fait insupportables
00:29:54et sur lesquelles
00:29:54il faut que le politique
00:29:55agisse
00:29:56mais on a souvent du mal
00:29:57je trouve
00:29:58mais c'est peut-être
00:29:58ma perception à moi
00:29:59c'est pour ça que j'aimerais
00:30:00vous entendre
00:30:00à parler des enfants
00:30:01des familles
00:30:02de manière positive
00:30:03de leur place
00:30:03dans la société
00:30:04trop souvent invisibilisés
00:30:07souvent on y associe
00:30:09des projections négatives
00:30:11et on a l'impression
00:30:11que le débat public
00:30:12sur ces questions-là
00:30:14ne traite qu'une partie
00:30:15de la question
00:30:16je le redis
00:30:16parce que c'est une partie
00:30:17essentielle
00:30:18et c'est essentiel
00:30:19que notre assemblée
00:30:20puisse y travailler
00:30:20avec les ministres
00:30:21et le commissariat
00:30:22y travaille
00:30:22mais ce qui n'a pas aussi
00:30:23un enjeu symbolique
00:30:24dans notre pays
00:30:24à remettre en lumière
00:30:26ces familles
00:30:28ces enfants
00:30:28qui demandent aussi
00:30:29à être pris en compte
00:30:29dans l'espace public
00:30:30et dans les différentes
00:30:31politiques
00:30:32politiques publiques
00:30:34il y a un sujet
00:30:35enfin parce que je pense
00:30:36que la présente
00:30:37aura des questions
00:30:37puis les collègues aussi
00:30:39et je ne veux pas être
00:30:39trop long
00:30:39parce qu'on a ensuite
00:30:40des questions
00:30:41au gouvernement
00:30:41il y a une question
00:30:44finalement de comparaison
00:30:45avec ce qui se fait
00:30:46à l'étranger
00:30:46j'imagine que vous avez
00:30:48dans vos fonctions
00:30:49différentes fonctions
00:30:50traité aussi
00:30:51les comparaisons
00:30:52avec d'autres modèles
00:30:53est-ce qu'il y a des modèles
00:30:54on a étudié ici
00:30:55le modèle allemand
00:30:56la question du modèle
00:30:57suédois, danois
00:30:58est-ce que la France
00:30:59gagnerait à s'inspirer
00:31:00d'autres pays
00:31:01alors on peut avoir
00:31:03des réponses différentes
00:31:04en fonction des sujets
00:31:05sur la conciliation
00:31:06vie professionnelle
00:31:07vie privée
00:31:09sur la question
00:31:11de l'accompagnement
00:31:11financier
00:31:12et des allocations
00:31:13familiales
00:31:14on peut convenir
00:31:16ensemble
00:31:16qu'on a un modèle
00:31:17particulièrement complexe
00:31:18et si vous aviez
00:31:19des propositions
00:31:19à la matière
00:31:20pour simplifier
00:31:20je sais que c'est
00:31:21l'arlésienne dans ce pays
00:31:22mais enfin
00:31:22quand même
00:31:2314 dispositifs
00:31:24budgétaires différents
00:31:253 crédits d'impôt
00:31:26différents
00:31:26est-ce que là
00:31:27il n'y a pas
00:31:28des évolutions
00:31:29à mettre en oeuvre
00:31:31et puis pour terminer
00:31:32le congé
00:31:32je fais partie
00:31:34des députés
00:31:35qui considèrent
00:31:36qu'à force de multiplier
00:31:37les congés
00:31:38la lisibilité
00:31:39se perd
00:31:40et que c'est important
00:31:41d'avoir un congé
00:31:41maternité
00:31:42un congé paternité
00:31:43un congé naissance
00:31:44un congé parental
00:31:45mais ce qu'à la fin
00:31:46en multipliant
00:31:47ces différents congés
00:31:48avec des règles
00:31:49différentes
00:31:49des indemnisations
00:31:50différentes
00:31:51des fractionnements
00:31:52différents
00:31:53et finalement
00:31:53au fond
00:31:54des règles du jeu
00:31:54très différentes
00:31:55on n'arrive pas
00:31:57à un message
00:31:58très brouillé
00:31:59et à une articulation
00:32:00entre les différents
00:32:01congés
00:32:01complexes
00:32:02je me mets
00:32:04à la place
00:32:04de parents
00:32:04qui viennent d'apprendre
00:32:05qu'on a voté
00:32:05un congé de naissance
00:32:06qui est une bonne chose
00:32:07mais comment tout cela
00:32:08s'articule avec
00:32:09le congé parental
00:32:09avec des effets
00:32:11de seuil majeurs
00:32:12puisqu'on passe
00:32:12d'une très bonne
00:32:13indemnisation
00:32:14à quasiment
00:32:14plus grand chose
00:32:15donc voilà
00:32:16ma question
00:32:16un peu large
00:32:17mais comment
00:32:18on arrive dans le pays
00:32:20à créer un congé
00:32:21ou plusieurs congés
00:32:22mais qui à minima
00:32:23s'articulent
00:32:23et permettent
00:32:24de mieux accompagner
00:32:25les parents
00:32:25ça fait beaucoup
00:32:27de questions
00:32:28pour commencer
00:32:28madame la haute commissaire
00:32:29donc je n'en rajouterai pas
00:32:30je vous laisse tout de suite
00:32:31la parole
00:32:32merci beaucoup
00:32:33madame la présidente
00:32:34je peux rester
00:32:36je peux vous en parler
00:32:36pendant une heure
00:32:37mais au moins
00:32:39au moins
00:32:40pour respecter
00:32:40non même pas
00:32:41au moins
00:32:42mais si je prends
00:32:44dans l'ordre
00:32:44monsieur le député
00:32:45et de manière
00:32:46l'objectif de cette audition
00:32:48c'est d'être très clair
00:32:49et bien sûr
00:32:49que s'il y avait un sujet
00:32:50moi ce que je vois
00:32:51qui préoccupe le plus
00:32:53les parents
00:32:53c'est les solutions
00:32:54de garder d'accueil
00:32:55même si dans les études
00:32:57on voit bien
00:32:57que le logement
00:32:57arrive très haut
00:32:58la réalité
00:33:00objective
00:33:00c'est quand tu ne sais pas
00:33:01comment tu vas t'organiser
00:33:02que tu n'as plus
00:33:03de filet de sécurité
00:33:04familiale au sens large
00:33:06parce que
00:33:06la métropolisation
00:33:07des emplois
00:33:08ont fait qu'on est
00:33:08de plus en plus loin
00:33:09de nos parents
00:33:10et même
00:33:11au-delà de la famille nucléaire
00:33:14un oncle
00:33:15une tante
00:33:16un frère
00:33:17et objectivement
00:33:18les deux parents
00:33:19quand il y en a deux
00:33:19dans le couple
00:33:20travaillent
00:33:21et donc on a moins
00:33:22de souplesse
00:33:23et donc cette injonction
00:33:24cette capacité
00:33:25de se dire
00:33:25j'ai un coup de téléphone
00:33:26de la crèche
00:33:27ma fille ou mon fils
00:33:29a de la fièvre
00:33:30je n'ai pas d'autre solution
00:33:31parce que je n'ai pas
00:33:32d'autre relais
00:33:33c'est réellement
00:33:35un sujet
00:33:35et donc la force
00:33:37la sécurité
00:33:38la stabilité
00:33:38de la solution
00:33:39d'accueil
00:33:40et des plans B
00:33:41enfin plan B
00:33:42je m'entends
00:33:42mais des solutions
00:33:43alternatives
00:33:44s'il y a un pépin
00:33:45sont essentiels
00:33:46et donc dans la question
00:33:47des solutions d'accueil
00:33:48bien sûr
00:33:49il y a les solutions
00:33:49principales
00:33:50objectivement
00:33:51c'est la question
00:33:51de l'accueil collectif
00:33:53ou l'accueil individuel
00:33:53mais enfin
00:33:54quand vous avez
00:33:55un accueil collectif
00:33:56et que
00:33:56il y a un pépin
00:33:59et que c'est fermé
00:34:00ou que ça ne répond pas
00:34:01au volume horaire
00:34:02dont vous avez besoin
00:34:02parce que
00:34:03vous avez
00:34:04des réunions
00:34:04qui débordent
00:34:05ou parce que
00:34:06le matin
00:34:06il n'y a pas de
00:34:07scolaire à Paris
00:34:07en fait
00:34:08c'est un
00:34:09c'est un remix cube
00:34:10du quotidien
00:34:11et ça
00:34:12il y a un vrai sujet
00:34:13et donc
00:34:14la question
00:34:15qui peut se poser
00:34:15c'est comment
00:34:16on offre un panel
00:34:17beaucoup plus complet
00:34:19sur les solutions
00:34:20d'accueil
00:34:20et de garde
00:34:21et comment la qualité
00:34:22de l'accueil
00:34:23est importante
00:34:23puisque ce n'est pas
00:34:24de la garderie
00:34:25c'est comment on fait
00:34:26que ce temps
00:34:27de nos enfants
00:34:28en accueil collectif
00:34:29ou en accueil individuel
00:34:30fait qu'ils sont stimulés
00:34:31qu'il y a
00:34:33du développement
00:34:34que la qualité
00:34:34est au niveau
00:34:36et au rendez-vous
00:34:36donc ça c'est un enjeu
00:34:37en tout cas à mes yeux
00:34:38qui est essentiel
00:34:39et ça fait partie du coup
00:34:40de tout le travail
00:34:40avec la filière
00:34:41petite enfance
00:34:42la question du logement
00:34:43oui
00:34:44mais objectivement
00:34:45il y a un sujet métropole
00:34:47le coût du logement
00:34:48est de plus en plus cher
00:34:49donc quand tu n'as pas
00:34:50la possibilité
00:34:50ou l'opportunité
00:34:51d'avoir une deuxième pièce
00:34:52tu te poses la question
00:34:54deux ou trois fois
00:34:55avant de passer
00:34:56parfois la décision
00:34:58sachant que
00:34:59on pourrait imaginer
00:35:00il y a d'autres modèles
00:35:01qui sont assez intéressants
00:35:02on voit de plus en plus
00:35:03la place du télétravail
00:35:06de la flexibilité
00:35:07du travail au domicile
00:35:09se développer
00:35:10donc on voit
00:35:10des promoteurs immobiliers
00:35:11installer des espaces
00:35:12de co-working
00:35:13dans leur foncier
00:35:14mais à aucun moment
00:35:16on imagine des espaces
00:35:17vu qu'on a moins de mètres carrés
00:35:18dans les grandes villes
00:35:19d'espaces partagés
00:35:21de jeux
00:35:21pour les familles
00:35:23ou les enfants
00:35:23en fait
00:35:24on ne le pense pas
00:35:25ce n'est pas important
00:35:27on ne l'imagine pas
00:35:28et dans nos villes
00:35:30attention
00:35:30c'est pareil
00:35:31en fait dans les villes
00:35:32il y a
00:35:33la question
00:35:35absolument essentielle
00:35:36et je sais que ça peut paraître
00:35:37secondaire pour certains
00:35:38mais moi je le dis
00:35:38la question des médiathèques
00:35:40des ludothèques
00:35:40cette place du périscolaire
00:35:43quelle offre
00:35:44quel accompagnement
00:35:44parce que c'est bien
00:35:45toute la chaîne
00:35:46en réalité
00:35:47d'accompagnement
00:35:48et de divertissement
00:35:50et d'accès à la culture
00:35:51qui fait que
00:35:52en tant que parent
00:35:53tu projettes la gestion
00:35:54des temps de l'enfant
00:35:55sans se retrouver seul
00:35:56avec pour le coup
00:35:57le mot est peut-être un peu fort
00:35:58mais une charge de gestion
00:36:00seule
00:36:01surtout quand la famille
00:36:03n'est pas à côté
00:36:03et c'est vraiment
00:36:04la particularité
00:36:05de la métropolisation
00:36:06des emplois
00:36:06sur
00:36:08monsieur le rapporteur
00:36:09vous avez parlé
00:36:10alors de ce choix
00:36:11absolument
00:36:11dans l'ordre de priorité
00:36:13c'est pas le seul
00:36:13mais si je devais en donner
00:36:14un ou deux
00:36:15ça serait ces deux
00:36:16principaux
00:36:17et donc si un investissement
00:36:18massif à faire
00:36:19il est dans la petite enfance
00:36:20pour le coup
00:36:21dans les mesures
00:36:22et dans la manière
00:36:23dont on adresse
00:36:24c'est vrai qu'on parle
00:36:24beaucoup des violences
00:36:25mais parce qu'il y a aussi
00:36:27je pense de plus en plus
00:36:28de signalements
00:36:28une tolérance
00:36:29de plus en plus faible
00:36:30et encore
00:36:31il y a des horreurs
00:36:32je pense que vous avez
00:36:32tous vu aujourd'hui
00:36:33la vidéo du jeune enfant
00:36:34de l'aide sociale à l'enfance
00:36:35qui se fait raser la tête
00:36:37par un éducateur
00:36:38alors même que
00:36:39c'est quand même
00:36:40on le met en situation
00:36:41de protection
00:36:42pour être très clair
00:36:43c'est absolument
00:36:45condamnable
00:36:45c'est pas à faire
00:36:47ni à faire
00:36:48et donc il y a des procédures
00:36:49qui sont lancées
00:36:49aujourd'hui
00:36:50et engagées
00:36:50mais
00:36:51ça a été filmé
00:36:53ça veut dire qu'il y a bien
00:36:53une chaîne de dysfonctionnement
00:36:55il y a un adulte
00:36:56qui a filmé
00:36:56est-ce que les enfants
00:36:58ont parlé
00:36:58et qu'on n'a pas écouté
00:36:59c'est la place aussi
00:37:00de la parole des enfants
00:37:01dans notre société
00:37:01qui pose question
00:37:02et donc
00:37:03quand on met en situation
00:37:04de protection un enfant
00:37:05et qui relève
00:37:07en plus de l'aide sociale à l'enfance
00:37:08le devoir de protection
00:37:09est au carré
00:37:10ne peut pas
00:37:11le mettre dans des situations
00:37:12où il risque
00:37:13d'autres violences
00:37:14ces violences amènent
00:37:16aujourd'hui c'est vrai
00:37:17à une sorte de mobilisation
00:37:18plus collective
00:37:18et moi pour le coup
00:37:19je m'en félicite
00:37:19je pense que quand on est témoin
00:37:20de violence
00:37:20il faut alerter
00:37:21la loi s'est assemblée
00:37:23a avancé
00:37:24sur les violences éducatives
00:37:25ordinaires
00:37:25elle a avancé
00:37:26sur la question
00:37:28des violences aussi
00:37:29dans un certain nombre
00:37:30de secteurs
00:37:31la culture
00:37:32le sport
00:37:33l'éducation
00:37:34pour le coup
00:37:35au sens très large
00:37:36puisqu'il y a eu
00:37:37des commissions d'enquête
00:37:38et je pense que ça grandit
00:37:39cette maison
00:37:39que de voir ça
00:37:40mais ce n'est pas que ça
00:37:4170% pour le coup
00:37:43malheureusement
00:37:43des violences
00:37:43elles sont intrafamiliales
00:37:45et donc comment tu accompagnes
00:37:46les parents
00:37:47parce qu'on peut venir
00:37:48accompagner
00:37:49a posteriori
00:37:49et protéger les enfants
00:37:50mais le mieux c'est encore
00:37:51de prévenir
00:37:51ces violences
00:37:52et pour les prévenir
00:37:53il faut du soutien
00:37:53à la parentalité
00:37:54parfois c'est simplement
00:37:55du répit qu'il faut
00:37:56c'est de l'aide
00:37:57c'est un lieu
00:37:59c'est du conseil
00:38:00c'est parfois le fait
00:38:01de pouvoir souffler
00:38:01de pouvoir compter
00:38:02sur d'autres personnes
00:38:03et donc les questions
00:38:04de père et danse
00:38:05de la maison
00:38:05des parents
00:38:06le soutien à la parentalité
00:38:08est en réalité
00:38:10une des réponses
00:38:11en tout cas de prévention
00:38:12et de soutien aux enfants
00:38:14puisque c'est le soutien aux familles
00:38:15et puis
00:38:16il y a la question
00:38:17de est-ce qu'on célèbre
00:38:18ou pas les espaces
00:38:19qui veulent accueillir
00:38:20des enfants et des familles
00:38:21évidemment rappeler
00:38:22qu'ils ont vocation
00:38:23à être accueillis partout
00:38:24mais on peut aller
00:38:25encore plus loin
00:38:26et on peut faire le choix
00:38:27nous on a lancé
00:38:28une initiative
00:38:28qui s'appelle
00:38:28le choix des familles
00:38:29l'idée c'est de célébrer
00:38:30les lieux
00:38:31qui oui font plus
00:38:32parce qu'ils font le choix
00:38:33de mettre des livres
00:38:34des menus
00:38:35des offres
00:38:36mais à un moment
00:38:36où tu ne te sens pas
00:38:37de trop
00:38:38avec une poussette
00:38:39ou avec trois enfants
00:38:40autour de la table
00:38:41et personne n'est condamné
00:38:43à aller dans du fast food
00:38:44parce qu'il a trois enfants
00:38:45avec lui
00:38:45et malheureusement
00:38:47je pense qu'on a le devoir
00:38:49de se ressaisir
00:38:50d'offres
00:38:51de mettre en lumière
00:38:54des espaces
00:38:55des lieux
00:38:55et donc du coup
00:38:56des initiatives
00:38:56qu'elles soient
00:38:57publiques
00:38:58privées
00:38:59associatives
00:38:59culturelles
00:39:00pour faire que
00:39:01finalement
00:39:02ce ne soit pas
00:39:02à nouveau accessoire
00:39:03moi je cite
00:39:04souvent cet exemple
00:39:05parce que moi il m'a plu
00:39:06et puis il m'a touché
00:39:06mais des lieux
00:39:07comme le Hellfest
00:39:08des moments
00:39:08comme le Hellfest
00:39:09aujourd'hui ils font le Hellfest
00:39:10Kids
00:39:10mais c'est très bien
00:39:11c'est une journée
00:39:12mais au moins ça montre
00:39:13que oui les enfants
00:39:14ont accès aussi
00:39:15à des offres
00:39:16pour le coup culturelles
00:39:17avec leurs parents
00:39:18et ces moments de partage
00:39:19ils sont essentiels
00:39:19sinon on aura des choses
00:39:21très silotées
00:39:21les Kidsy
00:39:22où on part que pour les enfants
00:39:24et avec les enfants
00:39:24et puis tout le reste du temps
00:39:26où ils sont un peu moins bienvenus
00:39:28ou en tout cas
00:39:29ils peuvent venir
00:39:29mais bon on n'est pas super bien accueillis
00:39:31bah c'est pas ça
00:39:32en tout cas une société
00:39:33qui accueille les familles
00:39:35et les jeunes enfants
00:39:36et donc cette pression
00:39:37un peu
00:39:38vous savez
00:39:39un peu subliminal
00:39:41parce que c'est pas dit
00:39:42c'est pas écrit
00:39:43et bien elle pèse
00:39:44et si on se sent
00:39:45plutôt accueilli
00:39:46plutôt célébré
00:39:47au global
00:39:48et bien on a plus de chance
00:39:50plus d'opportunités
00:39:51si en plus la question
00:39:53pour le coup
00:39:53attention de l'emploi
00:39:54et des inégalités
00:39:55dans le parcours
00:39:56quand même est réglé
00:39:57parce que c'est quand même
00:39:58la conditionnalité objective
00:39:59du fondement même
00:40:04de faire parfois
00:40:04un deuxième enfant
00:40:05ou de faire le premier
00:40:05alors on se sent accompagné
00:40:08par une société plus largement
00:40:09et pour répondre
00:40:09à la dernière question
00:40:11monsieur le député
00:40:11sur le congé de naissance
00:40:13moi j'ai toujours pensé
00:40:14qu'il y avait en réalité
00:40:15une politique familiale
00:40:16qui avait vocation
00:40:17à être universelle
00:40:17qu'il n'est pas lié
00:40:19à la question sociale
00:40:22ou des besoins de vulnérabilité
00:40:23en fait il y a deux politiques
00:40:24il y a une politique familiale
00:40:25qui a vocation à être universelle
00:40:26et qui est attachée à l'enfant
00:40:27en tout cas ça c'est ma lecture
00:40:28et donc derrière cette lecture
00:40:29se pose
00:40:30c'est une vision
00:40:31après on peut être
00:40:31d'accord en désaccord
00:40:32mais en tout cas c'est la mienne
00:40:34et donc elle est ouverte
00:40:35dès le premier enfant
00:40:36parce qu'en fait
00:40:36elle est attachée à l'enfant
00:40:38et on a une politique sociale
00:40:40qui a vocation
00:40:41à accompagner les familles
00:40:42et les enfants
00:40:42parce qu'il y a des vulnérabilités
00:40:44parce que c'est une famille
00:40:45monoparentale
00:40:45parce qu'il y a
00:40:46une vulnérabilité
00:40:48territoriale
00:40:50et là pour le coup
00:40:51elle est complémentaire
00:40:52mais une politique familiale
00:40:53a vocation à être
00:40:54universelle par essence
00:40:55en tout cas
00:40:55dans ma lecture
00:40:57et dans mon principe
00:40:58ce qui amène
00:40:59la question du congé de naissance
00:41:00je trouve que c'est
00:41:01une très belle avancée
00:41:02on a beaucoup débattu
00:41:03c'était pas ce qui était souhaité
00:41:05dans un idéal
00:41:06on va être très très clair
00:41:08mais c'est une avancée
00:41:08puisque ça permet
00:41:10moi je suis très attachée
00:41:12au libre choix des femmes
00:41:13et le libre choix
00:41:14c'est de dire
00:41:15c'est pour ça
00:41:16que la question de la prépare
00:41:17du congé parental
00:41:18certains souhaitaient
00:41:19à un moment
00:41:19le supprimer
00:41:20si on faisait le congé de naissance
00:41:21moi je pense pas
00:41:22je pense qu'on peut faire le choix
00:41:24de rester plus longtemps
00:41:25si on le souhaite
00:41:26mais avec une rémunération moindre
00:41:28attention
00:41:29il fallait que ça reste un choix
00:41:29et ce n'était pas un choix
00:41:31puisque aujourd'hui
00:41:32c'était soit parce qu'on était très aisé
00:41:33on pouvait se permettre
00:41:34de rester avec son enfant
00:41:35soit parce qu'on était
00:41:36pour le coup
00:41:37en situation
00:41:37de plus grande précarité
00:41:39et donc le différentiel
00:41:40entre la prépare
00:41:41et sa rémunération
00:41:42était finalement assez peu
00:41:44mais vous aviez
00:41:44toute la classe moyenne
00:41:46qui pour le coup
00:41:46n'avait pas cette liberté là
00:41:47en tout cas même pas ce choix là
00:41:48donc le congé de naissance
00:41:49ça ne résout pas
00:41:50la question de la prépare
00:41:51puisque ce n'est pas
00:41:52la même durée
00:41:52mais ça permet de rester plus longtemps
00:41:54avec son enfant
00:41:54avec une proportionnalité
00:41:56par rapport au salaire
00:41:56ce qui permet aussi
00:41:57une égalité dans le couple
00:41:58entre les deux parents
00:41:59ou souvent
00:42:00ou malheureusement
00:42:01c'était pour le coup
00:42:02la femme dans les couples
00:42:03pour le coup
00:42:04hétérosexuels
00:42:05ou le deuxième parent
00:42:06dans les couples
00:42:07pour le coup homo
00:42:08ou quand tu es parent seul
00:42:09pour ne pas avoir de solution
00:42:10de tout court
00:42:11de ne pas passer autant de temps
00:42:12qu'on le souhaiterait
00:42:13avec son enfant
00:42:14et donc la philosophie
00:42:15du congé de naissance
00:42:16c'était de permettre
00:42:17qu'avant de devoir
00:42:19devoir trouver une solution
00:42:21d'accueil pour son enfant
00:42:22on puisse passer un peu de temps
00:42:23la réalité c'est qu'on ne trouve
00:42:25quand même pas toujours
00:42:25de solution d'accueil
00:42:27en tout cas de qualité
00:42:28ce qui amène parfois
00:42:28du temps partiel subi
00:42:30ou pas de retour
00:42:31après un congé maternité
00:42:32et donc c'est une opportunité
00:42:35c'est une étape
00:42:36je pense que
00:42:36c'est une étape positive
00:42:37mais en chemin
00:42:40vers quelque chose
00:42:41peut-être d'encore plus global
00:42:42si le monde de l'entreprise
00:42:45se saisit
00:42:45public et privé
00:42:46j'invite les deux
00:42:48à se questionner
00:42:49sur la place de la parentalité
00:42:50dans leur politique RH
00:42:51on a encore
00:42:53beaucoup de progrès
00:42:54en tout cas à faire
00:42:55c'est une jolie invitation
00:42:58si je résume votre propos
00:43:01en disant que
00:43:02la politique familiale
00:43:03est devenue une politique
00:43:04exclusivement sociale
00:43:06ou fiscale
00:43:07et qu'elle gagnerait
00:43:08à devenir une politique universelle
00:43:09à revenir à une politique universelle
00:43:11dès le premier enfant
00:43:11est-ce que j'ai résumé
00:43:13correctement
00:43:14ce que vous pensez ?
00:43:15moi oui
00:43:16je pense que oui
00:43:17très sincèrement
00:43:18et ça veut dire
00:43:18qu'il faut une politique sociale
00:43:19pour les familles
00:43:20qui en ont le plus besoin
00:43:21parce qu'ils ont des spécificités
00:43:22des besoins
00:43:23et c'est important de répondre
00:43:24mais la question
00:43:25de l'universalité
00:43:26de la politique familiale
00:43:27est en réalité
00:43:28une promesse
00:43:29qu'on attache à l'enfant
00:43:30et donc là
00:43:30il y a quelque chose
00:43:31après c'est une vision
00:43:32on peut être en désaccord
00:43:34et pour le coup
00:43:34c'est très légitime aussi
00:43:35merci beaucoup
00:43:39moi j'aimerais rebondir
00:43:41sur certains de vos propos
00:43:43à commencer par celui
00:43:45de la place de l'enfant
00:43:46alors on a tendance à dire
00:43:49dans l'espace public
00:43:50mais on va dire
00:43:51dès lors qu'il sort
00:43:53de l'environnement familial
00:43:56dès qu'on est dehors
00:43:57dans les transports
00:43:59dans un lieu culturel
00:44:00ou autre
00:44:02la France reste quand même
00:44:05un pays
00:44:06à la natalité soutenu
00:44:09par rapport à nos voisins
00:44:11voire très soutenu
00:44:12par rapport à nos voisins
00:44:13même si elle a beaucoup baissé
00:44:14et je suis quand même frappée
00:44:17de voir que justement
00:44:18chez certains de nos voisins
00:44:19je pense à l'Italie par exemple
00:44:22l'enfant est plutôt bien accueilli
00:44:24à l'extérieur
00:44:25alors même que c'est un pays
00:44:27à la natalité extrêmement basse
00:44:29vous avez des tables à de langer
00:44:31absolument partout
00:44:31des espaces d'allaitement
00:44:32on vous fait sauter les queues
00:44:35au musée
00:44:36parce que vous avez un enfant
00:44:37en bas âge
00:44:38pas seulement parce que vous êtes enceinte
00:44:39juste parce que vous avez
00:44:40un enfant en bas âge avec vous
00:44:41vous n'êtes pas discriminé
00:44:44au restaurant
00:44:45avec un enfant qui s'agite
00:44:46etc.
00:44:46donc on voit que la perception
00:44:48de l'enfant
00:44:49dans un pays
00:44:49qui pourtant n'en fait plus
00:44:50reste relativement positive
00:44:54et est aussi intégrée
00:44:57comment vous envisageriez
00:45:01qu'on puisse au-delà
00:45:03de l'injonction
00:45:05du souhait
00:45:05améliorer justement
00:45:08cette place de l'enfant
00:45:11dans l'espace au sens large
00:45:14je me souviens d'une polémique
00:45:16autour de la SNCF
00:45:18qui expérimentait des wagons
00:45:19au concert
00:45:20alors qu'il n'y a aucun espace
00:45:22en particulier
00:45:23pendant les vacances scolaires
00:45:24pour que les familles
00:45:26et les enfants
00:45:26puissent avoir un espace
00:45:27qui leur est un peu dédié
00:45:28pour éviter
00:45:29que le voyage soit
00:45:31beaucoup trop long
00:45:32et que du coup
00:45:32pour eux
00:45:33ce soit très pénible
00:45:34et donc pour les autres voyageurs
00:45:36ça devienne aussi pénible
00:45:37parce que le fil
00:45:39il est là en fait
00:45:40si on ne se met pas
00:45:40à hauteur d'enfant
00:45:41l'enfant devient effectivement
00:45:42plus en difficulté
00:45:44donc il devient pénible
00:45:45et donc il est pénible
00:45:46aussi pour son entourage
00:45:47mais avez-vous des pistes
00:45:50sur lesquelles vous commencez
00:45:52à travailler
00:45:52très concrètes
00:45:53sur lesquelles nous
00:45:54on pourrait avoir une action
00:45:56en tant que législateur
00:45:57et en parallèle
00:45:59votre haut commissariat
00:46:02travaille-t-il
00:46:02je pense par exemple
00:46:04avec le syndicat de l'UMIH
00:46:06les hôteliers restaurateurs
00:46:08sur finalement
00:46:11en quoi le fait d'être
00:46:12accueillant pour les familles
00:46:14le fait d'être accueillant
00:46:15pour les enfants
00:46:16peut aussi être
00:46:17bénéfique pour eux
00:46:19il n'y a pas de mal
00:46:21à se dire
00:46:22qu'il y a quand même
00:46:23besoin de rentabilité économique
00:46:24dans notre vie économique
00:46:26est-ce qu'on n'a pas
00:46:28nous
00:46:28des recommandations
00:46:29à se faire
00:46:30je parlais de la SNCF
00:46:31à l'instant
00:46:31mais c'est vrai
00:46:32qu'on pourrait inclure
00:46:33une forme de charte
00:46:35des bonnes pratiques
00:46:36dans nos équipements publics
00:46:38dans un certain nombre
00:46:39de lieux d'accueil
00:46:39on n'a pas toujours
00:46:41ne serait-ce qu'une table
00:46:41une chaise à hauteur d'enfant
00:46:43avec de quoi colorier
00:46:44le temps que les parents
00:46:45fassent la file d'attente
00:46:46enfin voilà
00:46:48est-ce que vous avez
00:46:48vous avez un certain nombre
00:46:50de recommandations là-dessus
00:46:51toujours sur la question
00:46:52du dialogue
00:46:53avec les syndicats
00:46:54je pense
00:46:54au MEDEF
00:46:56je pense à la CPME
00:46:57je pense
00:46:57pourquoi pas
00:46:59à la NDRH aussi
00:47:00avez-vous
00:47:02des relations privilégiées
00:47:05avec le monde économique
00:47:06et plus particulièrement
00:47:07le monde de l'entreprise
00:47:09pour travailler
00:47:10cette question
00:47:10de la flexibilité
00:47:12vous disiez
00:47:12à très juste titre
00:47:13quand on a un mode de garde
00:47:16on a rarement
00:47:16un plan B
00:47:17et c'est vrai
00:47:19c'est très juste
00:47:20on se met vite
00:47:22en grande difficulté
00:47:23vis-à-vis de son employeur
00:47:25on s'ajoute
00:47:25une charge mentale
00:47:26qui est très très importante
00:47:27parce qu'on n'accepte pas
00:47:29ces besoins particuliers
00:47:32qui accompagnent
00:47:34l'arrivée d'un enfant
00:47:35jusqu'à ses 10 ans
00:47:36est-ce que ce sont
00:47:39des sujets
00:47:39dont vous parlez
00:47:40concrètement
00:47:40avec les entreprises
00:47:42parce que là
00:47:42on ne peut pas
00:47:43tout imposer
00:47:44il y a aussi
00:47:45des environnements
00:47:48qui doivent évoluer
00:47:49d'eux-mêmes
00:47:50et de fait
00:47:52on se rend compte
00:47:52que le monde
00:47:53de l'entreprise
00:47:54pour certains
00:47:55ont bien compris
00:47:56l'enjeu de la parentalité
00:47:57mais pour la plupart
00:47:58d'entre eux
00:47:59c'est quand même
00:47:59très très faible
00:48:00donc voilà
00:48:01comment vous travaillez
00:48:02ce sujet-là
00:48:03et enfin
00:48:03sur le service public
00:48:06de la petite enfance
00:48:07vous parliez
00:48:09dans vos propos liminaires
00:48:10notamment
00:48:10de la question
00:48:12des inégalités territoriales
00:48:14on sait
00:48:15la difficulté
00:48:16à trouver
00:48:17un mode de garde
00:48:19sans même pouvoir
00:48:19le choisir
00:48:20vous le disiez
00:48:21l'énorme défi
00:48:22qui est représenté
00:48:24par les départs
00:48:26à la retraite
00:48:26des personnels
00:48:27de la petite enfance
00:48:28en premier lieu
00:48:29les assistants maternels
00:48:30mais pas seulement
00:48:30est-ce que vous estimez
00:48:35qu'aujourd'hui
00:48:35maintenir ce service public
00:48:37de la petite enfance
00:48:38sous compétence
00:48:40du bloc communal
00:48:42c'est une bonne chose
00:48:43ou est-ce qu'on devrait
00:48:45imaginer
00:48:46un maillage supra
00:48:47à reprendre
00:48:50dans nos recommandations
00:48:51comment est-ce qu'on retravaille
00:48:54en fait
00:48:54cette question
00:48:55des inégalités territoriales
00:48:56et comment est-ce qu'on assure
00:48:58à chaque habitant
00:49:02de ce pays
00:49:02qui devient parent
00:49:03pour la première fois
00:49:04ou pour une seconde
00:49:05voire une troisième fois
00:49:06un droit à trouver
00:49:09un mode de garde
00:49:10adapté
00:49:12c'est une question
00:49:13qu'on se pose
00:49:13et c'est une question
00:49:14qu'on peut en partie
00:49:15articuler
00:49:16avec la question
00:49:16du congé de naissance
00:49:17vous avez répondu
00:49:20au rapporteur là-dessus
00:49:21vous disiez
00:49:22que vous étiez
00:49:22pour le libre choix
00:49:24on s'interroge beaucoup
00:49:26sur la place du père
00:49:28ou du coparent
00:49:29dans la prise
00:49:30de ce congé
00:49:31notamment sous l'angle
00:49:32de la réduction
00:49:33des inégalités
00:49:34domestiques et parentales
00:49:35est-ce qu'il ne serait pas
00:49:37souhaitable
00:49:37à minima
00:49:39pour démarrer
00:49:40que le père
00:49:42ou le coparent
00:49:43doivent prendre
00:49:44quelques semaines
00:49:46seul
00:49:46avec son enfant
00:49:48et que cela soit
00:49:50une obligation
00:49:51même si on n'aime pas
00:49:52les obligations
00:49:53on a du mal
00:49:54à voir
00:49:55comment
00:49:56le monde du travail
00:49:58peut aussi évoluer
00:49:59sur le regard
00:50:00qu'il porte
00:50:01en particulier
00:50:01sur les pères
00:50:02si à un moment donné
00:50:04il n'y a pas
00:50:04cette obligation
00:50:05qui lui est faite
00:50:05de laisser
00:50:07les salariés
00:50:09devenir des pères
00:50:09à part entière
00:50:10merci
00:50:11comme ça sera fait
00:50:15pardon
00:50:15parce que j'ai vu
00:50:16que vous aviez
00:50:17été de celles
00:50:18qui ont multiplié
00:50:19les labels
00:50:19parents numériques
00:50:21le choix des familles
00:50:22ce qui n'est pas forcément
00:50:22une mauvaise chose
00:50:23et je le dis
00:50:23sans ironie
00:50:25mais est-ce que
00:50:25pour prolonger la question
00:50:26de la présidente
00:50:26un label
00:50:27qui viendrait reconnaître
00:50:29l'engagement
00:50:30des entreprises
00:50:31en faveur
00:50:31de la parentalité
00:50:33et en particulier
00:50:33de la conciliation
00:50:34vie professionnelle
00:50:35vie personnelle
00:50:37serait utile
00:50:38si ça vous permettra
00:50:39peut-être de revenir
00:50:39sur tous ces labels
00:50:40parents
00:50:41parlons numériques
00:50:41parents famille
00:50:42j'ai vu toute une liste
00:50:43de labels
00:50:43est-ce que c'est efficace
00:50:44ces labels
00:50:44en tout cas c'est stimulant
00:50:46il y a deux manières
00:50:49de voir les choses
00:50:49soit tu n'es que punitif
00:50:51soit tu passes par l'obligation
00:50:53je pense qu'il y a des sujets
00:50:54sur lesquels il faut
00:50:54des obligations
00:50:55il faut les assumer
00:50:56parce que c'est transformant
00:50:56et il y en a d'autres
00:50:57où il faut être
00:50:58il faut créer des coalitions
00:51:01et moi ce que je vois
00:51:02au quotidien
00:51:02parce que je travaille
00:51:03pour le coup
00:51:03dans mon parcours
00:51:04bien sûr
00:51:05j'ai eu des responsabilités
00:51:06et la chance
00:51:08d'avoir des mandats
00:51:09démocratiques
00:51:10mais j'ai aussi
00:51:11pendant un moment
00:51:13j'étais responsable syndicale
00:51:14pour la CFTC
00:51:15donc j'ai eu une culture
00:51:16plutôt de syndicaliste
00:51:18d'une organisation syndicale
00:51:20qui est très engagée
00:51:21sur la question de la famille
00:51:21dans son histoire
00:51:22qui est la CFTC
00:51:23et en fait
00:51:23il y a une lecture
00:51:25très particulière
00:51:26de se dire
00:51:27est-ce que tu penses
00:51:27la question
00:51:28de l'entreprise
00:51:29dans exclusivement
00:51:31ton individualité
00:51:32ou dans ta réalité de vie
00:51:34donc en intégrant
00:51:35la question de la famille
00:51:36moi je pense profondément
00:51:37que c'est nécessaire
00:51:38et quand on embarque
00:51:40par exemple
00:51:40moi je discute évidemment
00:51:41avec le MEDEF
00:51:42la CPME
00:51:43l'UMI
00:51:45la fédération du jouet
00:51:46évidemment
00:51:47il y a un moment
00:51:48c'est des transformations
00:51:49qu'il faut faire
00:51:49et donc il faut mobiliser
00:51:50les acteurs
00:51:51qui ont également
00:51:52des leviers complémentaires
00:51:53il y a des secteurs
00:51:55qui sont très en avance
00:51:55la banque assurance
00:51:57ils sont très en avance
00:51:59dans les congés
00:52:01dans l'accompagnement
00:52:02des solutions de garde
00:52:03mais face à des secteurs
00:52:05la réalité c'est que
00:52:06la TPE
00:52:06la PME
00:52:07on est plus loin
00:52:08le monde de l'industrie
00:52:09ça dépend
00:52:10et encore une fois
00:52:13la fonction publique
00:52:15elle questionne
00:52:16comment on fait
00:52:18quand on pose
00:52:18par exemple
00:52:18dans le cadre
00:52:19de l'éducation nationale
00:52:20on impose des mobilités
00:52:21à des familles
00:52:22c'est une question
00:52:25on peut se poser
00:52:25la question aujourd'hui
00:52:26de la place de la famille
00:52:28dans le parcours professionnel
00:52:29et donc dans le cadre
00:52:30de ce débat
00:52:31pour ne pas rallonger
00:52:32moi je pense
00:52:33qu'il faut absolument
00:52:34effectivement
00:52:35travailler avec
00:52:36les employeurs
00:52:37pluriels
00:52:38quel que soit leur statut
00:52:39et donc
00:52:40embarquer
00:52:41les DRH
00:52:42et les directions générales
00:52:45parce que ce sont
00:52:45en réalité
00:52:45des politiques stratégiques
00:52:46de direction générale
00:52:47la question
00:52:49de comment on met plus
00:52:51l'enfant
00:52:51au coeur
00:52:52de nos espaces
00:52:53bien sûr
00:52:54qu'on pourrait mettre
00:52:55dans nos marchés publics
00:52:56le fait
00:52:56que ce soit accessible
00:52:58accessible aux enfants
00:53:00et donc aux jeunes parents
00:53:01parce que sinon
00:53:02tu exclues les enfants
00:53:02et tu exclues les jeunes parents avec
00:53:03et que ce ne soit pas accessoire
00:53:05et la question des transports
00:53:07les transports en commun
00:53:08c'est absolument essentiel
00:53:09aujourd'hui il y a des wagons
00:53:10bars
00:53:11il n'y a pas de wagons
00:53:12même sur les longs trajets
00:53:13d'espace partagé
00:53:15en réalité
00:53:15les parents se retrouvent
00:53:17soit dans les couloirs
00:53:18à faire des va-et-vient
00:53:19soit au wagon bar
00:53:21mais enfin il n'y a pas
00:53:22d'espace pour les enfants
00:53:23j'ai trop longue
00:53:25ah pardon
00:53:28mais tout le temps
00:53:30mais tout le temps
00:53:31franchement
00:53:32nous on a une version triple
00:53:33on a une version deux ans
00:53:35où en fait
00:53:36elle a du mal à rester
00:53:37pendant
00:53:37sur un trajet de Nantes
00:53:38Paris deux heures
00:53:39c'est pas simple
00:53:41donc du coup
00:53:41pour ne déranger personne
00:53:42tu vas dans le couloir
00:53:43enfin il y a un moment
00:53:43voilà après un marché
00:53:44dans le train
00:53:45c'est pas anodin
00:53:47mais la question c'est
00:53:48pourquoi on n'a pas
00:53:48ces espaces là
00:53:49ça peut être en réalité
00:53:50un choix stratégique
00:53:52surtout avec
00:53:53avec des transports
00:53:55en commun
00:53:55comme pour le coup
00:53:57le train
00:53:58c'est pas anodin
00:53:59c'est pas accessoire
00:54:01non plus
00:54:01et donc cette offre
00:54:03sur le train
00:54:04peut être totalement
00:54:05développée demain
00:54:06dans la restauration
00:54:07dans le monde de la culture
00:54:08on a des musées
00:54:09qui font ça
00:54:09le musée Rodin
00:54:10il fait ça
00:54:11ok c'est Rodin
00:54:12ça parait
00:54:12c'est dans le septième
00:54:13la question c'est
00:54:14comment toutes les offres culturelles
00:54:15à un moment
00:54:16elles pensent ces espaces
00:54:17et est-ce qu'elles ouvrent
00:54:18ou pas l'offre
00:54:18et c'est pas qu'une offre
00:54:19de tarification
00:54:20c'est plutôt
00:54:21l'organisation
00:54:22et c'est là où on célèbre
00:54:23les enfants en Italie
00:54:24on les célèbre moins
00:54:24chez nous
00:54:25chez nous c'est bien
00:54:26enfin ça s'arrête là
00:54:27mais qu'est-ce qu'on fait
00:54:29et qu'est-ce qu'on fait
00:54:31c'est simplement
00:54:31en fait quand t'es
00:54:32à hauteur d'enfant
00:54:33ça se passe bien
00:54:33t'as pas la pression
00:54:35t'as pas la pression
00:54:37parce que tu sais que
00:54:37parce que ton enfant
00:54:38il a un rythme chronobiologique
00:54:40et donc si tu peux le changer
00:54:41s'il peut un moment bouger
00:54:43t'as pas besoin déjà
00:54:44de le mettre devant un écran
00:54:45pour essayer
00:54:46d'embêter personne
00:54:47donc tu culpabilises
00:54:48en plus à le faire
00:54:48et tu sais que c'est pas
00:54:49ce que t'as envie de faire
00:54:50mais dans le fond tu le fais
00:54:51ou tu te retrouves avec
00:54:52en face de toi
00:54:53des personnes
00:54:54qui ne supportent pas
00:54:55la présence d'enfants
00:54:56et donc qui oustent
00:54:57et on finit par dire
00:54:59oui mais c'est l'éducation
00:54:59de vos enfants
00:55:00non il y a un sujet
00:55:01d'éducation
00:55:01et ça ça appartient aux parents
00:55:02et en fait c'est les parents
00:55:03qui posent ce cadre là
00:55:05éducatif
00:55:05mais à un moment
00:55:07on ne peut pas considérer
00:55:08que c'est insupportable
00:55:09d'avoir un enfant
00:55:09dans un wagon de train
00:55:10si on n'a pas d'espace
00:55:11pour jouer avec lui
00:55:13le sortir de cet espace
00:55:15sans être spécialement
00:55:15dans le couloir
00:55:16désolé je fais une fixette
00:55:17ce n'est pas
00:55:18c'est une invitation
00:55:18pour Jean Castex
00:55:19à travailler
00:55:21sur le sujet
00:55:22de la parentalité
00:55:23mais ça amène
00:55:24tout notre écosystème
00:55:25entreprise
00:55:26transport
00:55:26employeur
00:55:28et là on peut
00:55:29on est le premier pays
00:55:30destination au monde
00:55:32du tourisme
00:55:32il y a une offre
00:55:34et on est franchement
00:55:36battu à plat de couture
00:55:37par certains pays
00:55:38si on regarde le Moyen-Orient
00:55:40en ce moment
00:55:41c'est impressionnant
00:55:42comment ils vont loin
00:55:43quand on regarde
00:55:44le nord
00:55:45les pays d'Europe du nord
00:55:46la place des enfants
00:55:48au Danemark
00:55:48en Suède
00:55:49je parle dans l'espace
00:55:49partagé
00:55:50public et privé
00:55:51l'offre servicielle
00:55:52est publique
00:55:53ils vont très loin
00:55:54et du coup
00:55:55l'idée c'est de dire
00:55:56comment on fait
00:55:57pour que nous
00:55:57à nouveau
00:55:58on recélèbre
00:55:58les familles
00:55:59à ce moment
00:56:00comment tu arrives
00:56:01avec des gens
00:56:01qui sont contents
00:56:02de t'avoir
00:56:02et je ne parle même pas
00:56:04de
00:56:04tu arrives seule
00:56:05une maman seule
00:56:06avec deux enfants
00:56:06deux menus enfants
00:56:08et un seul adulte
00:56:09parce que je suis sûre
00:56:10d'en vouloir
00:56:10c'est ça la réalité
00:56:11des familles nombreuses
00:56:12qui n'ont pas de réservation
00:56:14il y en a bien plus
00:56:17que ce qu'on imagine
00:56:17et donc essayer
00:56:18d'appeler
00:56:19et de prendre une réservation
00:56:19avec quatre enfants
00:56:20et deux adultes
00:56:21compliqué
00:56:22on peut aller
00:56:23dans certaines chaînes
00:56:24je vais éviter
00:56:25de les citer ici
00:56:26c'est pas l'idée
00:56:26enfin
00:56:26la question qui se pose
00:56:28profondément
00:56:29sur le service public
00:56:30de la petite enfance
00:56:30madame la présidente
00:56:30parce que je vois
00:56:31que le temps file
00:56:31mais c'est des sujets
00:56:32qui sont passionnants
00:56:33sur la petite enfance
00:56:34on a des communes
00:56:36qui avaient transféré
00:56:36la compétence
00:56:37à l'intercommunalité
00:56:38et objectivement
00:56:40là on est dans une période
00:56:42de renouvellement démocratique
00:56:44donc c'est pas
00:56:45le moment le plus dynamique
00:56:46sur le service public
00:56:47de la petite enfance
00:56:47pour être tout à fait honnête
00:56:48maintenant c'est aussi
00:56:49le moment où les élus
00:56:51vont préparer leur programme
00:56:52sur les mandats à venir
00:56:53nous on a fait un guide
00:56:54assez basique
00:56:55enfin je jure
00:56:55c'est pas un guide d'expertise
00:56:58c'est plutôt un guide
00:56:58de bonne pratique
00:56:59parce que les communes
00:57:00le bloc communal
00:57:01ou le bloc intercommunal
00:57:02en fonction de la taille
00:57:03ont des services
00:57:04pas de services
00:57:04et donc on a juste
00:57:05amené un outil supplémentaire
00:57:08avec un certain nombre
00:57:09de bonnes pratiques
00:57:10de solutions
00:57:11et surtout d'interlocuteurs
00:57:12et il faut repenser aussi
00:57:14l'offre d'accueil
00:57:15on pense beaucoup
00:57:16à la crèche
00:57:16municipale, associative
00:57:18ou pour le coup
00:57:19même d'installation
00:57:21enfin privée, lucrative
00:57:22on pense souvent à ça
00:57:23on pense peu
00:57:24aux crèches familiales
00:57:25on pense peu
00:57:25à d'autres modèles
00:57:27à la place des mames
00:57:29à la place finalement
00:57:30du foncier
00:57:31ou de classes qui ferment
00:57:32dans nos écoles rurales
00:57:33qu'on pourrait transformer
00:57:34en lieu d'accueil
00:57:34pour les plus petits
00:57:35et donc créer des pôles
00:57:36d'accueil plus simples
00:57:37je pense qu'aujourd'hui
00:57:38il faut imaginer aussi
00:57:39comment on peut faire
00:57:40avec du foncier existant
00:57:41dans nos écoles
00:57:42à Paris il y a 4000 enfants
00:57:44et je parle de Paris
00:57:45c'est pas chez moi
00:57:46mais enfin objectivement
00:57:47il y a 4000 enfants moins
00:57:47qu'est-ce qu'on fait
00:57:48des écoles
00:57:49qui vont fermer demain
00:57:50puisque objectivement
00:57:51il n'y a que moins d'enfants
00:57:52et bien on peut les penser
00:57:53pour la petite enfance
00:57:54et ce sera une grande chance
00:57:55merci beaucoup
00:57:57madame Legrain
00:57:57oui merci
00:57:59madame la haute commissaire
00:58:00à l'enfance
00:58:01merci pour toutes ces interventions
00:58:02je vais essayer de me concentrer
00:58:03il y a beaucoup de choses
00:58:04qui ont été abordées
00:58:04moi celle que je voulais aborder
00:58:06c'était
00:58:06vous mettre un peu
00:58:07les pieds dans le plat
00:58:08avant de nous poser
00:58:09la question des naissances
00:58:10la question de la façon
00:58:11dont nous
00:58:12et je dirais plutôt
00:58:13l'état
00:58:13traite les enfants
00:58:14une fois qu'ils sont nés
00:58:15donc à l'heure
00:58:16où on nous parle
00:58:16de réarmement démographique
00:58:18où le chef des états-majors
00:58:19nous explique
00:58:19qu'il faut se demander
00:58:21si on accepte
00:58:21que nos enfants meurent
00:58:22pour la patrie
00:58:23de quelle façon
00:58:24doit-on regarder
00:58:26quelle façon
00:58:27la patrie elle-même
00:58:28regarde-t-elle ses enfants
00:58:29et notamment
00:58:30la façon dont l'état
00:58:31traite ou maltraite
00:58:32les enfants
00:58:33dont il a particulièrement
00:58:34la charge
00:58:34donc vous l'avez mentionné
00:58:35aujourd'hui
00:58:35moi j'ai été glacée
00:58:36de voir cette vidéo
00:58:37d'enfants placés
00:58:38dans un établissement parisien
00:58:39tondus
00:58:40par ces éducateurs
00:58:42de la protection
00:58:42de l'enfance
00:58:43elle vient s'ajouter
00:58:44à un nombre insupportable
00:58:46d'enfants morts
00:58:46violés, prostitués
00:58:47alors qu'ils étaient
00:58:48sous la protection de l'état
00:58:49à l'horreur du scandale
00:58:51à Paris
00:58:51des violences sexuelles
00:58:52dans le périscolaire
00:58:53qui ont prospéré
00:58:54à la faveur
00:58:56voire d'un mépris
00:58:57opposé aux parents
00:58:58qui lançaient l'alerte
00:58:59et puis la semaine dernière
00:59:00c'était le recours
00:59:01à une police municipale
00:59:04dans une école
00:59:04pour faire taire
00:59:05des enfants jugés
00:59:06être bruyants
00:59:06le mois précédent
00:59:07c'était la fermeture
00:59:08d'une cour d'école
00:59:09par la justice
00:59:10donc c'est tous les jours
00:59:11qu'on peut se demander
00:59:11si nos institutions
00:59:12traitent correctement
00:59:13les enfants
00:59:14et ce que je remarque
00:59:15c'est que ça fait des années
00:59:16qu'il y a certains militants
00:59:17qui nous alertent
00:59:17en particulier
00:59:18sur le sort réservé
00:59:19aux enfants les plus
00:59:20marginalisés par la société
00:59:22les plus discriminés
00:59:23les enfants placés
00:59:24les mineurs non accompagnés
00:59:25les enfants des quartiers
00:59:26populaires
00:59:27et des familles
00:59:27issues d'immigration
00:59:28et je pense notamment
00:59:29au front de mer
00:59:30syndicat de mer
00:59:31qui portait le terme
00:59:32de désenfantisation
00:59:33en disant
00:59:33ces enfants marginalisés
00:59:34ne sont jamais traités
00:59:35comme des personnes
00:59:36ayant besoin de protection
00:59:37mais comme des adultes délinquants
00:59:39comme des éléments perturbateurs
00:59:41voire comme des animaux
00:59:42indésirables
00:59:43dans le viseur
00:59:44en général
00:59:44des institutions répressives
00:59:46et notamment de la police
00:59:47donc moi j'entends bien
00:59:48votre propos
00:59:48sur la nécessité
00:59:49d'une vision globale
00:59:50et universaliste
00:59:51mais est-ce qu'on ne doit pas
00:59:52commencer par regarder
00:59:53le sort qui est réservé
00:59:54par l'État
00:59:55à ces enfants-là
00:59:57à ces familles-là
00:59:58particulièrement marginalisées
00:59:59et qui n'ont pas le droit
01:00:01à être traités
01:00:02comme des enfants
01:00:02aux yeux aujourd'hui
01:00:03de notre État
01:00:04Allez-y Madame la Présidente
01:00:09Madame la Commissaire
01:00:10Je ne veux pas polémiquer
01:00:13avec Madame Legrin
01:00:14mais si on peut isoler
01:00:15quand même les propos
01:00:15du chef d'État-major des armées
01:00:16du sujet majeur
01:00:17qu'évoque Sarah Legrin
01:00:19parce que je voulais
01:00:20quand même être précis
01:00:21il y a des enfants
01:00:23qui meurent
01:00:23depuis des années
01:00:24quand même
01:00:25des militaires français
01:00:26meurent
01:00:27il y en a eu plus de 220
01:00:28depuis 10 ans
01:00:28bon c'est aussi des français
01:00:29je ne veux pas polémiquer
01:00:30avec vous
01:00:30mais enfin
01:00:30on s'en émeut maintenant
01:00:32mais qu'un chef d'État-major
01:00:33des armées
01:00:34alerte les citoyens
01:00:35en disant
01:00:35il y a des enfants français
01:00:36qui meurent
01:00:36je ne veux pas polémiquer
01:00:37mais si on peut écarter
01:00:38à mon avis
01:00:40ce n'est pas le même sujet
01:00:41pas le même niveau
01:00:42Monsieur le rapporteur
01:00:44Madame la Présidente
01:00:44Madame la députée
01:00:45effectivement
01:00:46vous avez dit
01:00:47beaucoup de choses
01:00:48et donc je vais essayer
01:00:48de répondre dans l'ordre
01:00:49il se trouve que j'ai eu la chance
01:00:51de connaître le chef d'État-major
01:00:52des armées
01:00:52puisque j'ai été rattachée
01:00:54à l'éducation nationale
01:00:55et au ministère des armées
01:00:56quand j'étais en charge
01:00:57de la jeunesse
01:00:58et de la vie associative
01:00:59et par les propos
01:01:00du chef d'État-major
01:01:01l'idée
01:01:02l'esprit en tout cas
01:01:03de ce que j'en ai fait lecture
01:01:05c'est la force d'âme
01:01:07objectivement
01:01:08bien sûr qu'il y a des familles
01:01:08et des enfants
01:01:09qui sont endeuillés
01:01:10bien sûr qu'il y a des français
01:01:11qui meurent
01:01:12pour nous en fait
01:01:13et pour notre idéal
01:01:15et pour notre histoire
01:01:16et qui laissent aussi
01:01:17des orphelins
01:01:18et pour le coup
01:01:19que ce soit
01:01:20dans nos forces armées
01:01:21que ce soit
01:01:21dans nos forces
01:01:23de sécurité intérieure
01:01:24je suis la marraine
01:01:25d'Orphéopolis
01:01:26qui est pour le coup
01:01:27une association
01:01:28qui accueille des enfants
01:01:28orphelins
01:01:30de la police nationale
01:01:31ces enfants
01:01:33ils ont perdu leurs parents
01:01:34parce que leurs parents
01:01:35ont servi
01:01:35dans un sujet
01:01:37de protection
01:01:38des plus vulnérables
01:01:39et les premières victimes
01:01:40pour le coup
01:01:41les premières
01:01:42des violences
01:01:44c'est les familles
01:01:44les plus vulnérables
01:01:45la sécurité
01:01:46elle touche d'abord
01:01:47les quartiers populaires
01:01:48la sécurité
01:01:49et les risques
01:01:50du narcotrafic
01:01:51et tout ça
01:01:51est d'abord
01:01:53plus grave
01:01:54et plus dangereux
01:01:55quand tu es
01:01:56dans un quartier
01:01:57dans un quartier populaire
01:01:58je fais partie
01:01:59de ces familles
01:01:59qui sont arrivées
01:02:00avec une immigration
01:02:01mes parents sont arrivés
01:02:02du Maroc
01:02:02c'est une réalité
01:02:04et notre pays
01:02:05il grandit
01:02:06par protéger
01:02:07tout le monde
01:02:08et pour le coup
01:02:09c'est pas pour revenir
01:02:10sur les propos
01:02:10du chef d'état-major
01:02:11mais pour le coup
01:02:13pour le connaître
01:02:13pour connaître aussi
01:02:15sa sagacité
01:02:16et le fait
01:02:17qu'il a fait
01:02:17pour le coup
01:02:18lui-même
01:02:18servi
01:02:20je vois que c'est plutôt
01:02:22l'esprit d'âme
01:02:23qui portait
01:02:23donc je mettrai pas
01:02:25sur le même niveau
01:02:25la question
01:02:26de l'aide sociale à l'enfance
01:02:27et les propos
01:02:27du chef d'état-major
01:02:28sur l'aide sociale à l'enfance
01:02:29je suis d'accord avec vous
01:02:30c'est glaçant
01:02:31ce qu'on a vu
01:02:31avec cette vidéo
01:02:32et madame Legrin
01:02:33ce qui est d'autant plus grave
01:02:34c'est que les enfants
01:02:35de l'aide sociale à l'enfance
01:02:36aujourd'hui
01:02:36vous avez dit
01:02:37qu'ils sont sous la protection
01:02:38de l'état
01:02:38ils sont sous la protection
01:02:40de la responsabilité
01:02:40des départements
01:02:41et l'état
01:02:42il a la responsabilité
01:02:43pleine et entière
01:02:44de leur santé
01:02:46de leur éducation
01:02:47et ce n'est pas au rendez-vous
01:02:48et pour le coup
01:02:48ça sert à rien
01:02:49de transférer
01:02:49la responsabilité
01:02:50et donc se pose la question
01:02:52de se dire
01:02:52comment on fait
01:02:53pour qu'un enfant
01:02:54qui est placé aujourd'hui
01:02:54dans le Nord-Pas-de-Calais
01:02:55à Paris
01:02:56ou chez moi
01:02:57en Loire-Atlantique
01:02:58a le même traitement
01:02:59et la même réponse
01:03:00aujourd'hui ce n'est pas le cas
01:03:01et d'ailleurs
01:03:02la commission d'enquête
01:03:03de cette rassemblée
01:03:04l'a illustré
01:03:05et l'a montré
01:03:05par contre
01:03:06quand vous voyez
01:03:07qu'à Paris
01:03:07ce garçon
01:03:08qui est tendu
01:03:09qui est violenté
01:03:11alors même que c'est
01:03:11un éducateur
01:03:12qui le fait
01:03:13dont il a la responsabilité
01:03:14et la charge
01:03:14il est sous
01:03:15l'autorité
01:03:16d'un éducateur
01:03:19donc de l'aide sociale
01:03:20à l'enfance
01:03:20que cette aide sociale
01:03:21à l'enfance
01:03:22elle est dirigée
01:03:23par la mairie de Paris
01:03:24pour le coup
01:03:25par quelqu'un
01:03:26pour le coup
01:03:26dont je connais
01:03:27l'engagement
01:03:27puisque c'est Anne Devrez
01:03:28qui est la présidente
01:03:29du CNPE
01:03:29il y a un moment
01:03:30un truc qui ne marche pas
01:03:32et donc c'est une défaillance
01:03:33d'une personne
01:03:34c'est vrai
01:03:35qui a vocation
01:03:35à être très lourdement
01:03:36condamnée
01:03:37et je pense
01:03:37de manière vraiment ferme
01:03:39pourquoi
01:03:40parce qu'il y a une trahison
01:03:41parce que les enfants
01:03:43aujourd'hui
01:03:43de l'aide sociale à l'enfance
01:03:44quand on les enlève
01:03:46à leur famille
01:03:46pour les protéger
01:03:47ce n'est pas pour les mettre
01:03:48entre les mains de proxénètes
01:03:49ce n'est pas pour les mettre
01:03:50entre les mains de personnes
01:03:51qui vont être plus violentes
01:03:52encore avec elles
01:03:53alors il y a un engagement
01:03:54nécessaire vis-à-vis
01:03:55de l'aide sociale à l'enfance
01:03:56qui est la question
01:03:57de la redevabilité des droits
01:03:58il y a une proposition de loi
01:03:59je m'exprime peu
01:04:00c'est vrai sur les projets
01:04:01qui ne sont pas encore votés
01:04:02puisque ce n'est pas spécialement
01:04:03mon rôle
01:04:04mais je vais m'autoriser
01:04:05cette petite liberté
01:04:06c'est filmé
01:04:08mais la question
01:04:10de la place de l'avocat
01:04:11auprès des enfants
01:04:11de l'aide sociale à l'enfance
01:04:12bien sûr que c'est une avancée majeure
01:04:13et bien sûr qu'elle est nécessaire
01:04:15je sais qu'elle a un coût
01:04:16je sais
01:04:16mais sauf que quand on passe
01:04:17devant un juge des enfants
01:04:19et que parfois ses parents
01:04:20ou la personne qui va
01:04:22s'exprimer sur votre éducation
01:04:23est accompagnée d'un avocat
01:04:25parce qu'ils sont parfois
01:04:26commis d'office
01:04:26et que vous
01:04:26vous n'avez pas le droit
01:04:27d'être accompagné
01:04:29et conseillé
01:04:29ce n'est pas
01:04:30on travaille sur le code de l'enfance
01:04:32pourquoi je vous parle de ça ?
01:04:33parce que ça vient répondre
01:04:34à la question de la place
01:04:35de l'enfant dans sa globalité
01:04:36vous faites référence
01:04:38des différents silos
01:04:38moi je pense
01:04:40qu'un enfant est d'abord un enfant
01:04:41on a eu les premières décisions
01:04:43de justice reconnaissant
01:04:43que les enfants peuvent être
01:04:44victimes en réalité
01:04:45de réseaux de traite
01:04:46et d'exploitation
01:04:47qui les amènent à amener
01:04:48même parfois
01:04:49c'est les enfants du trocadéro
01:04:50les enfants qui ont été drogués
01:04:52ou qui sont soumis
01:04:53à de la violence
01:04:53pour commettre des violences
01:04:56la question dans notre pays
01:04:58aujourd'hui c'est
01:04:58comment on traite l'enfant
01:05:00dans sa globalité
01:05:00qu'il soit victime
01:05:02ou auteur
01:05:03mais en même temps
01:05:04dernier rapport
01:05:05sur les auteurs
01:05:06de violences sexuelles
01:05:0770% des auteurs
01:05:08de violences sexuelles
01:05:10de moins de 13 ans
01:05:11donc la question du discernement
01:05:12est posée
01:05:12ont été
01:05:13à 70% victimes
01:05:14eux-mêmes
01:05:15et moins de 13 ans
01:05:17ça veut dire
01:05:17que tu n'as pas
01:05:18poursuivi de ça
01:05:19donc comment tu rompes
01:05:20ce cercle vicieux
01:05:24horrible
01:05:24et donc
01:05:25un enfant qui se prostitue
01:05:27est un enfant victime
01:05:28il n'y a pas
01:05:28de consentement
01:05:29c'est de l'exploitation
01:05:31sexuelle à part entière
01:05:32et donc mon enjeu
01:05:33en tout cas mon sujet
01:05:34c'est les travaux
01:05:34qu'on mène avec
01:05:35avec un certain nombre
01:05:37c'est vrai d'associations
01:05:38mais aussi
01:05:38la commission nationale
01:05:39des droits de l'homme
01:05:40avec un certain nombre
01:05:41en réalité
01:05:42d'acteurs
01:05:43c'est de dire
01:05:44comment finalement
01:05:44ce code de l'enfance
01:05:45qui a été d'ailleurs
01:05:46appelé par un certain nombre
01:05:48c'est une proposition
01:05:48qui revient du Sénat
01:05:49de l'Assemblée nationale
01:05:50dans plein de rapports
01:05:52et il y a même eu
01:05:52des propositions de loi
01:05:53qui ont été déposées
01:05:54ce code de l'enfance
01:05:56va enfin poser l'enfant
01:05:57au coeur de notre dispositif
01:05:59ça va être d'abord
01:05:59un recueil
01:06:00parce que sinon
01:06:00c'est vraiment
01:06:00la commission nationale
01:06:01de codification
01:06:02qui fait le travail
01:06:03mais qui va regarder
01:06:05l'enfant comme enfant
01:06:05donc dans sa filiation
01:06:06donc ses droits
01:06:07et ses devoirs
01:06:07vis-à-vis aussi
01:06:08de la question du parent
01:06:09de la famille peut-être
01:06:10recomposée
01:06:10des devoirs qu'on leur doit
01:06:11et de l'autre côté
01:06:12qui posera aussi
01:06:13finalement l'enfant élève
01:06:15l'enfant patient
01:06:16l'enfant adhérent
01:06:17d'une association
01:06:18et donc on va penser
01:06:19au global
01:06:19et on va plus garder
01:06:20le silotage par secteur
01:06:22qui je crois
01:06:22fait le plus de mal
01:06:24mais l'enjeu principal
01:06:28à mes yeux
01:06:29c'est la protection
01:06:30des enfants
01:06:30dans tous les espaces
01:06:31et rappeler
01:06:32que aujourd'hui
01:06:33ça reste les forces
01:06:34de sécurité intérieure
01:06:35qui sont les premiers
01:06:36interlocuteurs
01:06:37de la démarche
01:06:38et donc continuer
01:06:38à former policiers
01:06:39et gendarmes
01:06:40continuer à installer
01:06:41des UAPED
01:06:41je vous assure
01:06:42que c'est un des meilleurs
01:06:43points d'entrée
01:06:44pour apporter des réponses
01:06:46pour le coup
01:06:46et des poursuites judiciaires
01:06:47parce qu'il y a
01:06:47des médecins légistes
01:06:48et donc aujourd'hui
01:06:49si on a aussi peu
01:06:50de condamnations
01:06:51malheureusement
01:06:51sur des violences faites
01:06:52sur les enfants
01:06:52c'est parce que
01:06:53en fait
01:06:54le manque de preuves matérielles
01:06:56c'est fou
01:06:56quand on leur demande
01:06:57de parler
01:06:58et qu'ils parlent
01:06:58et qu'on arrive
01:06:59à apporter des éléments
01:07:00mais que ça reste parole
01:07:01contre parole
01:07:02c'est inacceptable
01:07:03de permettre
01:07:04enfin
01:07:04c'est extrêmement dur
01:07:06d'expliquer ça
01:07:07et donc plus on avancera
01:07:09sur la matérialisation
01:07:10des preuves
01:07:10et donc la présence
01:07:11du UAPED
01:07:12donc de professionnels formés
01:07:13permettant de judiciariser
01:07:14alors je pense
01:07:15qu'on gagnera
01:07:15dans la protection
01:07:16ce sera donc
01:07:19le mot de la fin
01:07:20je suis désolée
01:07:20de conclure
01:07:21aussi rapidement
01:07:22je m'en excuse
01:07:23merci beaucoup
01:07:25pour votre présence
01:07:26parmi nous
01:07:27et pour
01:07:28nous permettre
01:07:29de remettre
01:07:30au coeur du sujet
01:07:31de la natalité
01:07:32la question de la place
01:07:33de l'enfant
01:07:34dans notre société
01:07:35merci beaucoup
01:08:05merci beaucoup
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