Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Au programme de cette édition, l’offensive Mercosur repart de plus belle. En dépit de la colère paysanne, le calendrier s'accélère et Emmanuel Macron apparaît au mieux dépassé par la Commission européenne.

Nous reviendrons ensuite sur les premières révélations de l’enquête autour du drame de Crans-Montana. Une semaine après la tragédie qui a coûté la vie à 40 personnes et en a blessées au moins 116, une conjugaison de négligences semble avoir conduit à la catastrophe.

Et nous évoquerons le parquet national anti criminalité organisée. Une nouvelle institution qui permet à Gérald Darmanin de jouer à l’homme d’action pendant que les trafiquants continuent d’agir impunément.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle page d'actualité.
00:19Au programme de cette édition, l'offensive Mercosur repart de plus belle.
00:23En dépit de la colère paysanne, le calendrier s'accélère
00:26et Emmanuel Macron apparaît au mieux dépassé par la Commission européenne.
00:32Nous reviendrons ensuite sur les premières révélations de l'enquête
00:34autour du drame de Cran-Montana, une semaine après la tragédie
00:38qui a coûté la vie à 40 personnes et en a blessé au moins 116.
00:42Une conjugaison de négligence semble avoir conduit à la catastrophe.
00:46Et puis nous évoquerons le Parc national anti-criminalité organisée,
00:50une nouvelle institution qui permet à Gérald Darmanin de jouer à l'homme d'action
00:54pendant que les trafiquants continuent d'agir impunément.
01:02Coup de force pour l'accord sur le Mercosur.
01:04L'UE s'apprête à voter un texte très impopulaire chez les agriculteurs
01:08et même dans la population. Le point d'Olivier Frère-Jacques.
01:11Un vote prévu vendredi et la colère qui pourrait monter d'un cran.
01:15Alors que l'Union européenne s'apprête à voter sur l'accord de libre-échange
01:18avec le Mercosur, les agriculteurs européens s'agacent, particulièrement en France.
01:22La Commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen,
01:26pousse pour une signature rapide, potentiellement dès le lundi 12 janvier
01:30après un report obtenu en décembre sous la pression de Paris et Rome.
01:35Pour apaiser les craintes, Bruxelles a annoncé un déblocage anticipé
01:38de 45 milliards d'euros dès 2028 dans le cadre de la future politique agricole commune
01:43portant le budget total à 293,7 milliards d'euros.
01:47Cette mesure vise à soutenir les agriculteurs face aux défis posés par l'accord
01:51qui ouvrirait les marchés européens à des importations sud-américaines
01:54de viande, de sucre, de riz, de soja, souvent produites avec des normes moins strictes.
02:01En France, le gouvernement tente de contenir la grogne agricole
02:04qui a repris depuis midi décembre.
02:05Le Premier ministre Sébastien Lecornu a reçu les représentants des principaux syndicats,
02:09jeunes agriculteurs et coordination eurale lundi, suivi de la FNSEA
02:13et de la Confédération Paysanne mardi.
02:15Ces rencontres interviennent dans un contexte de mobilisation multiforme
02:19incluant des blocages d'autoroutes comme la 64 près de Toulouse,
02:23des manifestations à Caen et des convois de tracteurs vers Paris
02:26malgré des interdictions préfectorales.
02:29Les agriculteurs dénoncent une concurrence déloyale
02:31exacerbée par l'utilisation de pesticides interdits en Europe
02:35comme le mancozeb ou le thiophanate méthyl sur les produits importés
02:40tels que les avocats, les mangues ou les poivrons.
02:43Pour rassurer le secteur, Paris a publié un arrêté ce mercredi
02:46suspendant dès jeudi l'importation de ces denrées traitées avec des substances bannies
02:51pour une durée maximale d'un an en attendant des mesures européennes.
02:55Le ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, dit défendre cette position à Bruxelles
03:00mais est apparue bien fébrile à la radio ce mercredi matin.
03:03Je voudrais vous dire une chose, tant qu'un combat n'est pas achevé, il n'est pas perdu.
03:08Donc ce combat, il est mené, il sera mené jusqu'au bout.
03:10Simplement parce que le 12, le conseil des chefs d'État va se prononcer
03:16mais après, ça va partir au Parlement européen
03:19et ce sera l'affaire des parlementaires européens.
03:22Une manière de se dédouaner alors que les parlementaires macronistes
03:25voteront sans aucun doute le texte
03:27et que même si tous les élus français se mobilisaient contre le texte
03:31rien n'assure qu'ils ne passeraient pas
03:33les Allemands étant par exemple très favorables à l'accord
03:36pour tenter de relancer leur industrie automobile.
03:39Emmanuel Macron s'est lui félicité des annonces de la commission
03:42affirmant qu'elle garantissait le maintien des aides agricoles jusqu'en 2034.
03:46Un enthousiasme tout en communication qui contraste avec la colère paysanne.
03:51Même la FNSEA, pourtant proche du pouvoir et des milieux d'affaires
03:55devrait se mobiliser le 19 janvier à Strasbourg.
03:58La coordination rurale maintient ses convois vers la capitale
04:01critiquant le manque de volonté politique.
04:04Des voix de personnalité politique justement se sont élevées
04:07même du côté de LR avec David Linard qui juge l'accord non signable.
04:11Il faut sortir du Mercosur des dispositions inacceptables
04:15qui consistent à dire qu'on n'a pas le droit en France
04:17d'élever notre bétail d'une certaine façon
04:20mais en revanche on se verrait imposer de l'importation de viande
04:23élevée avec des substances non autorisées.
04:25que nos agriculteurs en France ont plus de contraintes
04:28que les autres agriculteurs européens
04:30parce que les agriculteurs hollandais, italiens, espagnols et allemands
04:35sont moins contraints que les agriculteurs français
04:38parce que leurs états ne surtransposent pas les interdictions de production.
04:42L'UE n'est donc pas la seule responsable dans l'équation agricole
04:45mais c'est bien la France et ses députés
04:47qui retransposent les pires textes bruxellois au détriment des paysans.
04:52Un député européen de la France insoumise, Arash Saedi
04:55a également mis en garde contre l'idée des clauses de sauvegarde
04:59qui protégeraient la France mais qui, selon lui, sont tout à fait inopérantes.
05:03Je reviens d'un voyage d'une semaine au Brésil
05:05où en gros quand on posait la question des clauses de sauvegarde
05:09nos interlocuteurs sud-américains nous faisaient un petit sourire
05:14nous expliquaient que si ça fait plaisir à Macron
05:17si ça lui permet de passer la pilule très bien
05:24mais ce n'est qu'une mesure interne à l'Union Européenne
05:28qui n'a aucune valeur de l'autre côté de l'Atlantique
05:31que nous ne pourrons pas leur imposer.
05:33Faire passer la pilule et montrer donc
05:35que si l'Europe est une serpillère pour les grandes puissances
05:38Macron, lui, est une serpillère pour Ursula von der Leyen.
05:41L'Italie autrefois réticente semble prête à voter en faveur
05:45ayant mieux négocié son affaire que la France
05:47qui se trouve privée d'une minorité de blocage
05:49avec la Pologne et la Hongrie.
05:51Les agriculteurs, touchés par d'autres crises
05:54comme la dermatose nodulaire contagieuse
05:55voient dans le Mercosur un chiffon rouge
05:57qui pourrait amplifier les protestations
05:59à seulement un mois et demi du salon de l'agriculture.
06:06Une semaine après le drame du réveillon
06:08dans la station suisse de Cran-Montana
06:10les failles de sécurité de l'établissement de nuit
06:12sont passées au crible.
06:13En toile de fond, le sentiment que la tragédie
06:16aurait dû être évitée.
06:18Explication.
06:19Matérios inadaptés, failles de sécurité,
06:22manque de contrôle.
06:24Et si tout était réuni pour que la soirée du réveillon
06:26vire au cauchemar dans le bar
06:28Le Constellation de Cran-Montana
06:29dans la station suisse.
06:31Une équation résultat particulièrement macabre
06:34puisque 40 personnes sont mortes dans l'incendie
06:36et qu'au moins 116 ont été blessées.
06:39Des victimes qui plus est particulièrement jeunes
06:40et parfois mineurs.
06:42Un des salariés saisonniers de l'établissement
06:44grièvement brûlés dans l'incendie
06:45s'en était d'ailleurs ému auprès de son père
06:47quelques jours auparavant.
06:48Il dit déjà que c'est un bar.
06:50Il y a des très jeunes enfants,
06:51enfin il y a des très jeunes enfants,
06:52des très jeunes adolescents, pardon.
06:54C'est pas normal.
06:55Sans doute un point difficile à assumer
06:57par les propriétaires de l'établissement
06:59appréciés dans la station valaisanne
07:01où ils possèdent d'autres bars.
07:03Ils sont d'ores et déjà poursuivis
07:04par les autorités suisses pour homicides,
07:06lésions corporelles et incendies
07:07par négligence.
07:09Il faut dire que les zones d'ombre
07:10pour expliquer la rapidité de l'incendie
07:13et l'ampleur de la catastrophe
07:14ne manquent pas.
07:15D'abord, certains témoins évoquent
07:17notamment le manque d'extincteurs.
07:19D'autres affirment que le bar
07:20n'avait pas de détecteur à incendie.
07:22Des éléments qui devront être confirmés
07:24ou infirmés par l'enquête.
07:26Sur les circonstances exactes du drame,
07:28tout semble indiquer que le feu
07:30serait parti de bougies étincelantes
07:31fixées sur les bouteilles d'alcool
07:33amenées aux clients dans la salle
07:34au sous-sol de l'établissement.
07:35En effet, le plafond étant assez bas,
07:38ces feux de bengale auraient touché
07:40les mousses acoustiques fixées au-dessus.
07:42Un danger visiblement connu
07:43au vu de la publication d'une vidéo
07:45datant du réveillon 2019-2020
07:47dans le même établissement.
07:49On entend donc distinctement
08:00un serveur indiquer de faire attention
08:02à la mousse du plafond,
08:04probablement à cause de son caractère
08:05inflammable.
08:06Dans ce cadre, on peut penser que cette matière
08:08n'a pas fait l'objet de contrôle
08:09puisqu'il apparaît qu'elle est réputée
08:11pour être particulièrement inflammable
08:13et libérée des gaz combustibles
08:15qui transforment ni plus ni moins
08:17l'air de la pièce en boule de feu
08:18à plus de 500 degrés.
08:21Ce qui semble en revanche certain,
08:22c'est que le feu n'a pas laissé
08:24beaucoup de chance
08:25à ceux qui se trouvaient au sous-sol.
08:27Les personnes piégées en bas
08:28ont eu très peu de temps
08:29et les précédentes catastrophes
08:31ont montré des temps de réaction
08:32chez les victimes
08:33entre sidération et biais de normalité.
08:36Rien à voir avec les téléphones portables
08:38ou les réseaux sociaux
08:39comme on a pu tristement le lire parfois.
08:41Le délai pour s'apercevoir
08:43de la gravité de la situation
08:44laissait donc peu de chance aux victimes
08:46à plus forte raison
08:47que certaines versions de témoins
08:48affirment que la seule issue
08:50pour remonter à la surface
08:51et sortir de l'établissement
08:52se résumait à un escalier
08:55rapidement encombré
08:56dans le mouvement de foule.
08:57Les issues de secours
08:58semblaient quant à elles
08:59peu visibles, voire inutilisables.
09:01Autant d'éléments qui semblent
09:02pour l'heure accablants
09:04pour les propriétaires du bar
09:05mais pas seulement.
09:06En effet, les ouvertures d'établissements
09:08recevant du public
09:09sont soumises à des autorisations
09:10et des contrôles rigoureux.
09:12Aucun n'avait visiblement été conduit
09:14depuis 2020
09:15comme l'a expliqué Nicolas Ferrault
09:17le président de la commune
09:19de Cran-Montana.
09:20« Comme vous le constatez,
09:24les contrôles périodiques
09:26n'ont pas été effectués
09:27entre 2020 et 2025.
09:32Le Conseil communal
09:33a pris connaissance
09:34de cet état de fait
09:35en consultant les documents
09:37remis au ministère public
09:38ce week-end.
09:41Nous le regrettons amèrement.
09:43La justice dira
09:47l'influence
09:48qu'a eu
09:48un tel manquement
09:49dans la chaîne de causalité
09:51ayant conduit au drame.
09:54Nous assumerons
09:54toute la responsabilité
09:56que la justice
09:57déterminera. »
09:59Comme souvent
10:00en pareille catastrophe,
10:01tout porte à croire
10:01que c'est une conjugaison
10:02de négligence
10:03qui a conduit
10:04à la tragédie,
10:05laissant alors un goût
10:06particulièrement amer,
10:08celui d'un drame
10:09qui aurait pu être évité.
10:10Gérald Darmanin,
10:15champion du texte de loi
10:16mais raté de la sécurité.
10:18Le ministre a lancé
10:19le parquet national
10:20anticriminalité,
10:21une institution de plus
10:22qui peinera
10:23à faire ses preuves.
10:24Renaud de Bourleuf.
10:25Les narcotrafiquants
10:26vont-ils trembler ?
10:28Lundi,
10:28le parquet national
10:29anticriminalité organisé
10:30est entré officiellement
10:31en activité.
10:32Cette institution
10:33suit le modèle
10:34du parquet national financier
10:35et du parquet national
10:36antiterroriste.
10:37L'idée est de centraliser
10:38et renforcer
10:39le traitement des affaires
10:40d'une très grande complexité.
10:42Ce parquet est constitué
10:42de 16 magistrats
10:43dont environ un tiers
10:44vient de l'ancienne
10:45Juridiction nationale
10:46de lutte contre
10:47la criminalité organisée
10:48qui dépendait
10:49du parquet de Paris.
10:50Une institution
10:51qui doit lutter
10:51principalement
10:52contre le narcotrafic
10:53mais aussi le proxénétisme
10:55ainsi que les filières
10:56de passeurs.
10:57A entendre le garde des Sceaux,
10:58Gérald Darmanin,
10:59la guerre contre
10:59la criminalité organisée
11:01est d'ores et déjà gagnée.
11:02Le parquet national
11:03qu'incarne la procureure,
11:04spécialiste de la lutte
11:05anti-blanchiment,
11:06c'est une femme remarquable
11:07qui va porter ce travail,
11:09il va nous permettre
11:10de gagner ce point de bascule
11:11et de nouvelle ère judiciaire.
11:14Le criminologue
11:14Xavier Roffer
11:15revient sur l'éventuelle portée
11:16de ce parquet national
11:17anti-criminalité organisé.
11:19C'est bien
11:20de faire les choses
11:21en fanfare
11:22et dans ce domaine,
11:23M. Darmanin
11:24en effet s'y entend
11:25puisqu'il passe
11:27la plus claire de son temps
11:29à faire de la communication
11:30mais il ne suffit pas
11:32de lancer des structures
11:34ou de vouloir ceci ou cela
11:36ou de proposer ceci ou cela,
11:39il faut que ça suive sur le terrain.
11:41C'est-à-dire qu'à force
11:43de multiplier les structures
11:45et celles
11:46qu'a lancé M. Darmanin
11:48quand il était ministre
11:50de l'Intérieur
11:51ont été,
11:52pour la police judiciaire,
11:54désastreuses.
11:55Il a pratiquement
11:55paralysé les services d'enquête
11:58en faisant une réforme
11:59qui ne s'imposait pas
12:00et qui a donné
12:02des résultats terribles
12:03surtout dans la région
12:04de Marseille
12:05et à l'heure actuelle
12:06on peut penser
12:07que le ministre
12:09de la Justice,
12:10ce qu'il fait,
12:11revient peu ou prou
12:12à corriger
12:13ce qu'il a fait de négatif
12:14quand il était
12:15ministre de l'Intérieur.
12:16Le ministre Gérald Darmanin
12:17se dit très satisfait
12:18de son bilan à l'Intérieur.
12:19Il affirme que le cannabis
12:21baisse dans sa consommation
12:22en France
12:22pour la première fois
12:23mais que la cocaïne
12:24et les drogues de synthèse
12:25augmentent.
12:26En même temps,
12:27très macronien,
12:28mais il reste à savoir
12:30si cette nouvelle juridiction
12:31ne va pas apporter
12:32encore plus de complexité
12:33à un appareil judiciaire
12:35saturé.
12:36Pendant tout le temps
12:36où j'ai enseigné
12:37à l'Institut de criminologie,
12:38j'ai eu beaucoup
12:39de mes étudiants
12:40qui sont destinés
12:41à la magistrature.
12:42J'en ai un
12:43d'ancien étudiant
12:44à l'heure actuelle
12:45qui est dans une zone
12:46assez criminogène.
12:48Cette figure
12:49de la magistrature
12:51a à l'heure actuelle
12:52300 dossiers
12:53sur son bureau
12:54pour travailler
12:54sereinement
12:55et sérieusement
12:56et il faut que la justice
12:58soit sereine.
12:58Autrement,
12:59il y a des erreurs judiciaires.
13:00N'est-ce pas ?
13:00Eh bien,
13:01pour travailler sereinement,
13:02il faudrait qu'il ait
13:0330 dossiers
13:03sur son bureau.
13:04Donc,
13:05vous voyez
13:05qu'à l'heure actuelle,
13:06tout est à reprendre
13:07en matière
13:08de justice.
13:10Il faut donner
13:10à cette institution
13:11cruciale
13:12de tout état de droit
13:13les moyens
13:14de travailler.
13:15Éviter de les submerger
13:17de lois nouvelles
13:18parce que les lois,
13:19n'est-ce pas,
13:20se surajoutent
13:21aux précédentes
13:22mais ne les annihilent pas.
13:24Les autres continuent
13:25d'exister.
13:26Si bien que,
13:27pour vous donner
13:28un exemple concret
13:30de ce que je viens
13:31de vous dire,
13:32le livre que tout magistrat
13:33a sur son bureau,
13:34c'est-à-dire le gros livre
13:36où il y a toutes
13:36les incriminations
13:37possibles et imaginables
13:38prévues par le droit français,
13:40on le change
13:41et on le modifie
13:41à peu près tous les
13:424 ou 5 ans.
13:43En 2017,
13:44il faisait 1500 pages.
13:46En 2024,
13:47quand il a été renouvelé,
13:49il en fait 2200.
13:50Toujours avec un nombre
13:51égal de magistrats,
13:53de greffiers,
13:53d'employés du ministère,
13:55etc.
13:55Il n'y arrive pas.
13:57Vous aviez offert
13:57détail quelques pistes
13:58face à l'exposition
13:59de la criminalité.
14:00La simplification
14:02de la procédure pénale.
14:04A l'heure actuelle,
14:05chaque fois qu'on arrête
14:06quelqu'un pour avoir
14:07traversé en dehors
14:08des clous,
14:09il y a 50 pages
14:10de procédure
14:11à respecter
14:12avant de pouvoir
14:13lui poser une première
14:13question.
14:14Cette procédure
14:15ne protège personne.
14:18La procédure,
14:18naturellement,
14:19est destinée
14:19à protéger
14:20les justiciables.
14:21Il faut faire les choses
14:22d'une certaine façon,
14:23dans un certain ordre,
14:24de manière à ce que
14:25les décisions prises
14:27à la fin soient saines.
14:28Autrement,
14:28on est obligé
14:29de les casser,
14:29d'aller en cassation,
14:31ce qui rajoute encore
14:31une couche
14:32au bazar ambiant.
14:33Eh bien,
14:34simplifier la procédure,
14:36doter la France
14:37de logiciels
14:38performants
14:39pour tout ce qui est
14:40automatisable
14:41dans la justice,
14:42c'est-à-dire
14:42les dépôts de plainte,
14:43c'est-à-dire
14:44les interrogatoires,
14:46les questions,
14:48les réponses,
14:48etc.
14:49Et faire en sorte,
14:51en plus de ça,
14:52que les bandits,
14:53comme on l'a vu récemment,
14:54les pirates informatiques,
14:55n'aillent pas se promener
14:56dans les dossiers
14:56de justice
14:57en y prélevant
14:58Dieu sait quoi.
14:59Et nous restons
15:03en compagnie
15:04de Renaud Bourleuf,
15:04cette fois pour l'actualité
15:05en bref,
15:06en France.
15:09Macron touche
15:10à son but.
15:11Mardi,
15:11après les discussions
15:12de la coalition des volontaires
15:13avec les émissaires
15:14américains et ukrainiens,
15:15le président français
15:16était ravi.
15:17Cette réunion
15:17scelle
15:19aujourd'hui
15:21une avancée
15:21considérable
15:23qui est reflétée
15:25par la déclaration
15:26de Paris
15:26des garanties
15:27de sécurité robustes
15:28pour une paix solide
15:29et durable.
15:31Cette déclaration
15:31de la coalition
15:32des volontaires
15:33vient pour la première fois
15:36reconnaître
15:37une convergence
15:37opérationnelle
15:39entre les 35 pays
15:41qui composent
15:42la coalition des volontaires,
15:43l'Ukraine
15:44et les Etats-Unis
15:45d'Amérique
15:45pour bâtir
15:46des garanties
15:47de sécurité robustes.
15:49Des déclarations
15:50qui pour l'heure
15:50n'ont pas de réels effets
15:52sur le terrain
15:52dans la mesure
15:53où il semble
15:53que la paix
15:54n'est pas avancée
15:55d'un iota.
15:55Mais Emmanuel Macron
15:56s'est déjà mis
15:57dans la situation
15:57du jour d'après,
15:58dit-il.
15:59Nous souhaitons pouvoir
16:01un, fournir des images
16:03et de l'observation
16:04parce que ça
16:04on a la capacité
16:05de le faire
16:05on le fait aujourd'hui.
16:06Deux, nous participerons
16:08évidemment à la régénération
16:09de l'armée ukrainienne
16:10et trois, nous avons montré
16:12notre disponibilité aussi
16:13pour nous être déployés
16:15dans cette force
16:16multinationale.
16:17Le président français
16:17nourrit toujours
16:18les mêmes espoirs
16:18voir des soldats français
16:19fouler le sol ukrainien
16:20une éventualité
16:21que la Russie
16:22peinera à accepter
16:22à plus forte raison
16:23que la situation actuelle
16:24sur le terrain militaire
16:25est toujours à l'avantage
16:26de Moscou.
16:27Les discussions
16:27se sont poursuivies encore
16:28ce mercredi à Paris
16:29à se demander
16:30ce qu'ils arrivent encore
16:31à se dire
16:31pour produire aussi peu
16:32d'effets.
16:32La commission d'enquête
16:34parlementaire sur l'audiovisuel
16:35public fait des remous
16:36après quatre semaines
16:37de révélations-chocs
16:38sur le gaspillage
16:39et le grand train
16:39de France TV et Radio France
16:40l'apaisement s'impose
16:42par la voix du président
16:43Jérémy Patriel-Étus
16:44député Horizon.
16:45Ce dernier avait déjà décidé
16:46de suspendre les convocations
16:47pour les fêtes de Noël
16:48et du réveillon
16:48tant ces dernières
16:49viraient au procès à charge.
16:50Il faut dire que les auditions
16:52avaient su ravir les français
16:53qui comprenaient au fil
16:54des prises de parole
16:55où partaient une partie
16:56de leurs impôts.
16:57Pour conduire la suite
16:58des débats
16:59le président a donc édicté
17:00quatre règles
17:01l'interdiction de communiquer
17:02en temps réel
17:03sur les réseaux sociaux
17:04un engagement de discrétion
17:05dans les médias
17:06en parallèle de la commission
17:07et éviter le travestissement
17:09des propos.
17:10En finir
17:11le bureau devra communiquer
17:12au rapporteur
17:13tous les documents mentionnés.
17:14Des règles censées rétablir
17:16la sérénité des débats
17:17après que l'animateur Nagui
17:18a menacé le rapporteur
17:20Charles Aloncle
17:21député UDR
17:22de poursuite
17:23pour avoir dit
17:23qu'il était l'une des personnes
17:24qui s'était la plus enrichie
17:25grâce à France TV.
17:27Les insoumis ont protesté
17:28argant que ces nouvelles règles
17:29ne changeraient rien
17:30à ce qu'ils jugent
17:31comme une dérive
17:31de la commission.
17:33C'est vrai que rares
17:34sont ces commissions
17:34à offrir autant de transparence
17:36aux français.
17:38Partenariat de long terme
17:39entre ArcelorMittal
17:40et EDF
17:40Mardi, le groupe sidérurgiste
17:42a annoncé la signature
17:43d'un contrat
17:43de fourniture
17:44d'électricité nucléaire
17:45de 18 ans
17:46pour approvisionner
17:47ces sites français.
17:48Les premières livraisons
17:49ont commencé le 1er janvier.
17:50Pour ArcelorMittal,
17:51la décarbonation
17:52des hauts fonds de Dunkerque
17:53est un enjeu.
17:54Du côté d'EDF,
17:55le contrat de fourniture
17:56d'électricité nucléaire
17:57dit CAPN
17:58permet de sécuriser
17:59ces recettes commerciales
18:00dans le contexte
18:01des investissements
18:01nécessaires à la relance
18:03du nucléaire.
18:04Décidément,
18:05les poupées pullulent
18:05dans l'actualité.
18:06L'association Move Enfants
18:08a signalé à la justice
18:09la société Love Doll
18:10implantée à Valoris
18:11dans les Alpes-Maritimes
18:12pour la commercialisation
18:13de poupées sexuelles
18:14évoquant des adolescentes.
18:16Sous le cofondateur
18:17de l'association dédiée
18:18à la protection de l'enfance,
18:19ces produits présentent
18:20des caractéristiques alarmantes
18:21allant de la description
18:22mentionnant une apparence jeune
18:24au poids et taille
18:25rappelant celle d'adolescente
18:26et même des accessoires
18:27comme des nounours
18:28évoquant l'enfance.
18:30Ce signalement s'inscrit
18:30dans un contexte plus large.
18:32En novembre,
18:32des poupées similaires
18:33sur Chine
18:34avaient conduit
18:34à une enquête
18:35et mi-décembre,
18:36une vingtaine d'acheteurs
18:37de Chine et AliExpress
18:38ont été interpellés
18:40par l'office mineur
18:41de la police.
18:45Et à présent,
18:47le reste de l'actualité
18:47internationale
18:48aux côtés d'Olivier Frère Jacques.
18:52Lutte contre le narcotrafic
18:54ou raquette étatique.
18:56Donald Trump a annoncé
18:57que le Venezuela remettrait
18:58aux Etats-Unis
18:59entre 30 et 50 millions
19:01de barils de pétrole
19:02de haute qualité
19:03sous sanction.
19:04Le président américain
19:05a précisé sur son réseau
19:06de trous social
19:06qu'il contrôlerait
19:07personnellement
19:08les revenus
19:09pour le bénéfice
19:10des peuples vénézuéliens
19:11et américains.
19:12Cette déclaration
19:13survient après la capture
19:14de Nicolas Maduro
19:15et de son épouse
19:16officiellement
19:17pour narcoterrorisme,
19:19plaçant
19:19Delcy Rodriguez
19:20comme présidente
19:21par intérim
19:22pour 90 jours.
19:23Cette dernière a affirmé
19:24rejeté toute ingérence
19:25mais devra probablement
19:26composer avec son
19:27encombrant voisin.
19:29Nouvelles tensions
19:30en Syrie.
19:31Les autorités islamistes
19:32syriennes ont suspendu
19:33pour 24 heures
19:34les vols à l'aéroport
19:35d'Alep,
19:35théâtre d'affrontement
19:36meurtrier
19:37entre forces kurdes
19:38et gouvernementales.
19:39Cette mesure,
19:40annoncée par l'agence
19:41officielle Sana,
19:42concerne les arrivées
19:43et départs
19:43avec un report
19:44vers Damas.
19:45École,
19:46université et services publics
19:47étaient par ailleurs
19:48fermés ce mercredi.
19:49Au moins neuf personnes
19:49ont été tuées
19:50dans ces violences,
19:51les plus graves
19:52depuis des mois
19:52alors que les négociations
19:54piétinent sur l'intégration
19:55des forces démocratiques syriennes,
19:56les FDS,
19:57à majorité kurdes,
19:59dans l'armée nationale
20:00prévue initialement
20:01fin 2025
20:01par un accord
20:03conclu en mars.
20:04Ces heures
20:05soulignent
20:05les tensions persistantes
20:07dans le nord du pays,
20:08des accrochages
20:09qui s'ajoutent
20:10aux attaques
20:10de l'État islamique
20:11dans le pays
20:12contre qui
20:12la France
20:13et le Royaume-Uni
20:14ont récemment
20:15mené des frappes.
20:17Quatre jours
20:17dans le noir,
20:18en plein hiver,
20:18Berlin subit
20:19depuis samedi
20:20une panne d'électricité géante
20:22dans le quartier
20:22de Zellendorf
20:23au sud-ouest
20:24de la capitale.
20:2525 000 foyers
20:26sont privés de courant
20:27alors que la température
20:28est négative.
20:29Des habitants
20:30ont quitté
20:30leur logement
20:31pour rejoindre
20:31des centres
20:32d'hébergement
20:33d'urgence
20:33vite saturés.
20:34La panne serait due
20:35à un incendie criminel.
20:37Mardi,
20:38le parquet fédéral allemand
20:39a annoncé
20:39se saisir
20:40de l'enquête
20:40pour soupçon
20:41d'appartenance
20:42à une organisation
20:43terroriste
20:43et de sabotage.
20:45L'incendie a été revendiqué
20:46par le Vulcan Group,
20:48littéralement
20:48le groupe Vulcan,
20:50gauche qui dit avoir visé
20:51l'économie
20:52des combustibles fossiles.
20:58Et voilà,
20:59nous approchons
20:59de la fin de cette édition.
21:00Ce soir,
21:01à partir de 21h,
21:02retrouvez le nouveau numéro
21:03de Bistro Liberté.
21:04Pour commencer l'année,
21:05Éric Morillot
21:06reçoit le chanteur
21:07Francis Lalanne.
21:08Moi, maintenant,
21:09j'aimerais bien
21:09qu'on arrête
21:10de confondre
21:10la République
21:11avec la France.
21:11Je voudrais bien
21:12qu'on reparle
21:13dans ce pays
21:13de démocratie,
21:14c'est-à-dire
21:15de souveraineté nationale.
21:16Aujourd'hui,
21:16il n'y a plus
21:17de souveraineté nationale.
21:18Si, aujourd'hui,
21:19parler de la souveraineté nationale,
21:20c'est de décider
21:20qui va être le prochain président,
21:21donc la prochaine personne
21:23qui va entuber
21:23tous les Français,
21:24moi, ça ne m'intéresse pas.
21:25Aujourd'hui,
21:25je dis simplement
21:26qu'il y a,
21:26et je reviens
21:27sur ce que tu disais,
21:28moi, je suis là pour quoi ?
21:29Et pourquoi je me bats
21:30dans ce pays ?
21:30C'est pour la France,
21:31ce n'est pas pour les États-Unis,
21:32ce n'est pas pour la Russie,
21:33c'est pour la France.
21:34Quand je défends
21:36l'amitié franco-russe,
21:37c'est pour la France
21:38que je la défends.
21:39Parce que pour moi,
21:39c'est dans l'intérêt
21:40de la France
21:41de jouer la carte géopolitique
21:42de la Russie
21:43et pas celle des États-Unis.
21:44Parce qu'il n'y a pas simplement
21:45qu'une politique nationale
21:46à mener dans notre pays.
21:47Il y a une politique internationale,
21:49une politique géopolitique.
21:50Et là,
21:51il faut choisir ses alliés.
21:52Et moi,
21:52je n'ai pas envie
21:53de choisir des alliés
21:53comme M. Trump
21:54qui décide un matin
21:55d'aller chercher
21:56des puits de pétrole
21:56dans un pays
21:57et de les prendre
21:57avec la corruption
21:59et l'aide locale
22:01pour faire semblant
22:02du God bless America.
22:04Également au programme
22:05de votre soirée,
22:06passé présent,
22:07Guillaume Fiquet
22:08reçoit le général
22:09Philippe Sidos
22:09pour évoquer les échecs
22:11américains
22:11et soviétiques
22:13en Afghanistan.
22:14Demain,
22:15jeudi,
22:15dès 7h,
22:16découvrez un nouveau Zoom
22:17aux côtés de
22:18Marie-Lise Pellissier,
22:19porte-parole
22:19de la Marche pour la Vie.
22:21Elle appelle
22:21à manifester
22:22dimanche 18 janvier.
22:24Et donc,
22:24venez nombreux.
22:26Il y a des bus organisés
22:27qui sont pris en charge
22:28financièrement
22:28par la Marche pour la Vie,
22:29quand même,
22:30à noter.
22:31Nous pouvons loger
22:32aussi les bénévoles
22:34qui viennent
22:34à la Marche pour la Vie
22:35la veille,
22:35le samedi.
22:37Le samedi,
22:37il y a une formation bénévole
22:38toute l'après-midi,
22:39justement,
22:40pour qu'on allie
22:41l'action à la formation.
22:43Et le soir,
22:44il y a une veillée de prière
22:45pour la vie aussi,
22:47pour un week-end
22:49bien complet
22:50sur la défense de la vie.
22:51Et voilà,
22:51c'est déjà la fin
22:52de cette édition.
22:53Merci à tous
22:53pour votre fidélité.
22:54Rendez-vous demain
22:55aux côtés d'Olivier
22:56et frère Jacques.
22:56En attendant,
22:57portez-vous bien.
22:58Bonsoir.
22:58Sous-titrage Société Radio-Canada
23:12Sous-titrage Société Radio-Canada
23:14Sous-titrage Société Radio-Canada
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations