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  • il y a 9 mois
Au programme de ce journal, les humiliations s’enchaînent pour Emmanuel Macron sur le terrain diplomatique. Alger a infligé un nouveau camouflet à Paris en ordonnant l’expulsion de 12 officiels. Une situation affligeante qui montre l’autorité et la crédibilité des dirigeants français.

Nous reviendrons ensuite sur la tragique frappe sur la ville ukrainienne de Soumy dimanche. Hervé Carresse nous livrera son analyse sur un événement qui met Moscou et Washington dans l’embarras.

Et puis en France, le gouvernement va encore vous faire les poches. Après avoir creusé le déficit comme jamais, Emmanuel Macron et son exécutif cherchent désormais 40 milliards d’euros d’économie. Alors que les prévisions de croissance s'affaissent, la découpe pourrait se faire dans les dépenses sociales.

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00:00Générique
00:00Madame, Monsieur, bonsoir. Je suis très heureuse de vous retrouver pour cette première édition de la semaine.
00:19N'hésitez pas à faire une toute petite pause dès maintenant pour cliquer sur le pouce en l'air et relayer cette vidéo.
00:25Nous avons besoin de vous pour doper notre diffusion, alors je compte sur vous.
00:30Au programme de ce journal, les humiliations s'enchaînent pour Emmanuel Macron sur le terrain diplomatique.
00:35Alger a infligé un nouveau camouflet à Paris en ordonnant l'expulsion de 12 officiels.
00:41Une situation littéralement affligeante qui montre l'autorité et la crédibilité des dirigeants français.
00:47Nous reviendrons ensuite sur la tragique frappe sur la ville de Soumy-Dimanche.
00:51Hervé Caresse nous livrera son analyse sur un événement qui met Moscou et Washington dans l'embarras.
00:56Et puis en France, le gouvernement va encore vous faire les poches.
01:00Après avoir creusé le déficit comme jamais, Emmanuel Macron et son exécutif cherchent désormais 40 milliards d'euros d'économie.
01:07Alors que les prévisions de croissance s'affaissent, la découpe pourrait bien se faire dans les dépenses sociales.
01:13Nouvelle affront algérien pour Paris.
01:19Alors qu'Emmanuel Macron feignait un réchauffement des relations, les humiliations pour la France se poursuivent.
01:25Une situation diplomatique synonyme de honte pour notre pays alors que les moyens de rétorsion existent.
01:31Explication de Renaud de Bourleuf.
01:32Emmanuel Macron, encore piétiné par l'Algérie, alors que le président de la République faisait l'étalage d'un prétendu réchauffement des relations avec ses homologues méditerranéens,
01:41le nouveau désaveu n'a pas tardé.
01:43Et pour cause, en fait d'apaisement, Paris avait offert un numéro de soumission qui visiblement n'était pas encore suffisant pour Abdelmajid Tebboune.
01:50En effet, ce lundi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, annonçait qu'Alger ordonnait l'expulsion de 12 agents de l'ambassade de France sous 48 heures.
01:59La décision algérienne serait une riposte après l'inculpation en France de ses ressortissants.
02:02Vendredi à Paris, le Parc national antiterroriste a mis en examen trois individus algériens, dont un agent consulaire,
02:08soupçonné de l'enlèvement en avril 2024 sur le sol français de l'influenceur algérien Amir Boukors.
02:14Ce dernier, arrivé en France en 2016 et bénéficiant de l'asile politique depuis 2023, avait émis régulièrement des critiques vis-à-vis du gouvernement algérien et son pays le réclamait pour le juger.
02:23Visiblement, le parquet national antiterroriste français étudie la piste d'une opération de barbouze algérien sur notre territoire.
02:29Cette fois encore, après l'expulsion des 12 diplomates français, Jean-Noël Barraud ne prend pas trop de risques.
02:34Dans un communiqué, il demande à Alger de renoncer et ajoute qu'en cas de refus, la France répondra immédiatement.
02:40Un discours fort pour une action faible. La méthode française ne devrait pas impressionner le président algérien Tebboune.
02:45Paris dispose pourtant d'importants leviers pour riposter.
02:48Suspension de l'aide au développement, gel des visas, révision des accords de 1968 et des lettres diplomatiques de 2007.
02:55Depuis le début de l'affrontement entre les deux pays l'été dernier, rien n'a été mis en œuvre.
02:59Il a fallu attendre l'attente à meurtrier commis à Mulhouse par un clandestin algérien sous OQTF,
03:03qu'Alge avait refusé dix fois de reprendre pour que le gouvernement fasse mine de se réveiller.
03:07Nous avons adopté un texte sur, que je ne dise pas de bêtises, sur le titre exact du texte.
03:21Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, avait alors lancé la riposte graduée.
03:25Un pétard mouillé, puisqu'Emmanuel Macron et Jean-Noël Barraud vont de facto le désavouer,
03:29en discutant avec Alger, sans poser de conditions.
03:32Ni l'obtention des laissés-passés consulaires pour expulser les clandestins ne seront exigées pour la reprise d'un dialogue,
03:37ni même la libération de Bolem Sansal.
03:39Jean-Noël Barraud s'est pourtant rendu Alger au début du mois,
03:42et se disait fier d'avoir parlé d'égal à égal au président.
03:45De son côté, Bruno Retailleau continuait vendredi d'afficher sa fierté.
03:49J'ai assumé un rapport de force avec l'Algérie.
03:52Je veux dire que ce rapport de force, il a été aussi assumé par l'ensemble du gouvernement.
03:55Dimanche, interrogé sur LCI, Bruno Retailleau donnait plus de détails sur le rapport de force en question.
04:00Croyez-vous un seul instant, Darius Rochemin, que si je n'avais pas assumé ce rapport de force,
04:07cette question avec l'Algérie aurait franchi la surface médiatique.
04:10Je reste à savoir si c'est une bonne nouvelle.
04:11L'incapacité de la France à s'opposer à l'Algérie s'affiche au grand public,
04:15et Bruno Retailleau y a-t-elle ainsi son propre échec ?
04:18Cette nouvelle provocation d'Algérie pourrait bien lui être en partie destinée.
04:20Parmi les douze agents qu'Algérie souhaite expulser,
04:22certains seraient fonctionnaires du ministère de l'Intérieur.
04:28La paix en Ukraine fait un pas en arrière.
04:31Dimanche, une frappe de missiles russes Iskander sur la ville ukrainienne de Soumy
04:35a suscité l'émoi des dirigeants internationaux.
04:38Un drame qui interroge les perspectives de paix portées par Donald Trump.
04:42Le point tout de suite.
04:44Inacceptable, terrible, horrible.
04:46Les qualificatifs des dirigeants américains n'ont pas manqué pour réagir après l'attaque sur Soumy,
04:51une ville ukrainienne à quelques dizaines de kilomètres de la frontière russe dimanche.
04:56Le bilan est lourd.
04:5734 morts, dont deux enfants.
05:00Hervé Caress, le spécialiste de la gestion de crise, nous dresse les contours de cette frappe russe.
05:05Au-delà du bilan dramatique de cette frappe,
05:08c'est deux missiles islanders qui ont frappé un objectif qui, selon les autorités ukrainiennes, serait civil.
05:14Bon, comme vous savez, moi j'ai du mal, que ce soit d'un côté ou de l'autre,
05:18que lorsqu'on lance des Heimars ou des missiles comme les Islanders, qui sont assez coûteux,
05:23que l'on vise en fait des frappes de représailles.
05:26Au départ, il y a forcément un objectif militaire.
05:28Alors, de quelle nature était-il ?
05:30Alors, les réseaux télégrammes russes parlent d'un rassemblement de forces,
05:36enfin une prise d'armes avec remise de médailles.
05:39Bon, tout ça, ça mérite bien sûr à être précisé.
05:41En tous les cas, comme chaque fois, il y a deux versions.
05:44Cette décision de frappe, elle a été prise par un état-major russe du niveau du front, de l'armée,
05:50puisque c'est deux brigades de missiliers qui ont lancé ces missiles.
05:54Donc, ça veut dire qu'on est dans une boucle de ciblage avec un renseignement d'origine humaine
06:00et puis ensuite la décision de frapper.
06:02Une décision très lourde pour les Ukrainiens qui, depuis plus de trois ans,
06:06pleurent leur mort dans un conflit qui n'aurait pas dû éclater
06:09et qui aurait pu être arrêté dès mars 2022 sans l'intervention du britannique Boris Johnson.
06:15Par ailleurs, selon Hervé Caress, la ville de Soumy pourrait faire l'objet d'autres frappes plus tard.
06:20La ville de Soumy est située à 50 kilomètres maintenant de la frontière russe, on va dire du front,
06:24il faut se rappeler que maintenant que les Russes ont reconquis l'ex-saillant de course,
06:31qu'ils sont maintenant à la frontière, ils ont commencé d'ailleurs à également avancer au-delà de la frontière russe,
06:36ils sont déjà en territoire ukrainien et ils ont l'intention de créer une zone tampon.
06:41Cela veut dire que Soumy, qui est à 50 kilomètres, constitue en fait un nœud logistique
06:47et un nœud de commandement où vont se concentrer tous les moyens de ce front côté ukrainien,
06:51aussi bien les ressources logistiques, les ressources en force que les moyens de commandement.
06:57Il faut bien comprendre que la ville de Soumy, malheureusement, elle risque de devenir la cible d'autres frappes,
07:03pour la simple et bonne raison que les cibles militaires à l'intérieur de la ville vont se multiplier.
07:06Je ne serais pas étonné d'ailleurs que la gare de Soumy soit l'objet de frappes dans un avenir proche.
07:11Une position bien difficile pour cette ville qui fait indirectement les frais de sa proximité avec la région russe de Kursk,
07:19où l'Ukraine avait tenté une offensive l'été dernier.
07:22En effet, avec les combats pour réduire le Saïan, la zone est devenue un lieu de repli pour l'armée de Kiev.
07:28Il n'en reste pas moins que ce tragique épisode marque un nouveau tournant dans ce conflit
07:32qui avançait ces dernières semaines vers une résolution de paix.
07:35En effet, cette frappe sur Soumy, en plus de remobiliser l'opinion internationale sur la question ukrainienne,
07:41alors même que l'épisode des droits de douane l'avait un peu passé sous silence,
07:45elle met dans l'embarras Washington pressé de sortir de cette coûteuse guerre lancée par les néo-conservateurs démocrates.
07:52Une opération qui ne fait pas non plus les affaires politiques de Moscou,
07:56en prise directe avec l'appareil de négociation américain.
07:59Sur un plan stratégique et au-delà du drame humanitaire,
08:03c'est une faute grossière de la part des Russes.
08:05L'état-major qui a pris la décision n'a qu'une vision militaire,
08:09et on va dire assez limitée, des enjeux qui sont en cours.
08:13Et je pense qu'ils vont même peut-être se faire remonter les bretelles par l'échelon politique du Kremlin.
08:19Parce qu'il faut comprendre qu'une telle frappe,
08:21à un moment où globalement les Russes ont l'avantage sur tout le front,
08:24et ont un allié de poids dans les négociations,
08:27les États-Unis, va mettre les États-Unis en difficulté.
08:31Et on le voit très bien dans les déclarations du président Donald Trump,
08:36qui parle d'une erreur dramatique.
08:38Mais on voit l'erreur dramatique, ça veut dire qu'ils sont gênés.
08:40Ils sont gênés aux entournures dans le processus de négociation et de rapprochement avec les Russes.
08:44Donc ce n'est pas très adroit, et c'est même catastrophique au plan stratégique.
08:48Ça permet aux Ukrainiens, bien sûr, de rebondir là-dessus,
08:52et de rassembler autour d'eux tout leur soutien, et notamment les Européens.
08:57Donc si au plan militaire, à la limite, ça pouvait être compréhensible.
09:02Des soutiens européens revigorés par la tragédie, et Volodymyr Zelensky.
09:06De quoi permettre à Emmanuel Macron de réécrire l'histoire de la guerre
09:09en faisant fi de la politique américaine qui aura semé ses fermants.
09:13Une tendance de la présidence française qui se conjugue aux prétentions d'imposer les cessez-le-feu
09:18avec les résultats qu'on lui connaît.
09:21Gouvernement cherche 40 milliards d'euros.
09:27Alors que l'exécutif tente de baisser le déficit public,
09:31les dernières prévisions de croissance morose ouvrent la voie à des coupes budgétaires
09:34qui pourraient bien toucher les dépenses sociales.
09:37Le point d'Olivier Frère-Jacques.
09:38Ramenez le déficit public à 4,6% du PIB en 2026 contre 5,4% prévu pour 2025.
09:45Cet engagement qualifié de très considérable par le ministre de l'économie Éric Lombard
09:50nécessitera un effort supplémentaire de 40 milliards d'euros, principalement sous forme d'économie.
09:5540 milliards d'euros c'est l'écart par rapport à la trajectoire naturelle du budget
09:59tel qu'il est issu de la façon habituelle de travailler.
10:03Nous allons légèrement baisser la dépense publique, très légèrement, par rapport à son niveau de 2025.
10:13Et c'est cet effort qui va demander la participation de tous.
10:17Et notamment, je suis certain que les entreprises ont des idées.
10:21Une annonce faite en prenant des pincettes et en tentant de partager la responsabilité avec les entreprises.
10:27Entre impératives économiques, contraintes européennes et tensions politiques internationales,
10:32le budget 2026 annonce un casse-tête terrible pour le gouvernement qui sera alors aux manettes.
10:37La France, deuxième économie de la zone euro, est sous pression pour réduire son déficit
10:41qui a atteint 5,8% du PIB en 2024, bien au-dessus du seuil de 3% fixé par les règles européennes.
10:48Pour Eric Lombard, cet effort s'inscrit dans une situation d'alerte budgétaire due à des déficits cumulés
10:54et non à des facteurs externes comme la guerre commerciale initiée par les Etats-Unis,
10:58qui ne sera probablement tout de même pas sans conséquence.
11:01L'annonce des 40 milliards d'euros d'économies intervient après un budget 2025
11:05déjà marqué par 50 milliards d'euros d'efforts,
11:08renforcé par 5 milliards supplémentaires issus de crédits réservés.
11:12Parmi les fameux partenaires sociaux que le gouvernement entend mettre à contribution,
11:16les syndicats et la gauche s'inquiètent de la réduction des dépenses sociales.
11:20Le président de la CFTC centrale considéré comme modéré,
11:23Cyril Charbonnier, a estimé que l'exécutif aura du mal à faire ses économies
11:28et a évoqué une nouvelle fois la question des retraites.
11:30Ça va être compliqué de trouver ces 40 milliards sans avoir quelques mesures fortes
11:37et en particulier sur les entreprises et sur les plus hauts salaires.
11:41Oui, il faut revenir sur la réforme des retraites.
11:44Oui, les salariés aussi ont démontré et ont souhaité plutôt avoir
11:48une très légère augmentation des cotisations plutôt que de travailler plus longtemps.
11:53Le débat sur les retraites est donc loin d'être clos alors que la CFTC,
11:56qui participe au conclave des retraites et fait figure de partenaire raisonnable
12:00aux yeux du gouvernement, refuse de renoncer au changement de l'âge de départ.
12:04À gauche, la France Insoumise a déjà annoncé une nouvelle motion de censure
12:07après les annonces budgétaires du gouvernement et cela par la voix du président
12:11de la Commission des Finances, Éric Coquerel, qui a mis en cause le Parti Socialiste.
12:15Notamment au plus tard à l'automne, parce qu'ils vont essayer de passer avec un 49-3,
12:19il y aura une motion de censure.
12:20Sauf que je m'aperçois que si le gouvernement peut faire tout ça,
12:22c'est parce que le Parti Socialiste a refusé de voter la motion de censure.
12:26Alors le Parti Socialiste voudra, comme M. Hollande le dit, laisser le gouvernement,
12:30laisser M. Macron épuiser le pays avec cette politique sur 2027.
12:34C'est eux qui ont la réponse.
12:35Des déclarations qui laissent entrevoir une nouvelle bataille à gauche,
12:39qui pourraient d'ailleurs se faire au détriment des revendications
12:41des différentes composantes de ce côté de l'échiquier politique.
12:44Du côté de l'exécutif, Éric Lombard tente, lui, de rassurer en exhortant
12:48à dépenser mieux sans sacrifier la qualité des services,
12:51sans toutefois citer ces fameux « services qui seraient de qualité »
12:54et écartant le terme « austérité ».
12:57Le ministre a aussi proposé de rendre pérenne la contribution sur les hauts revenus
13:01qui touchent quelques dizaines de milliers de contribuables aisés.
13:04Cette mesure qui a rapporté 2 milliards d'euros en 2024
13:07pourrait devenir un outil contre l'optimisation fiscale, selon Bercy.
13:10Elle pourrait aussi provoquer un petit phénomène d'exil fiscal.
13:14Dès mardi, une conférence sur les finances publiques,
13:16convoquée par le Premier ministre François Béroux,
13:19réunira ministres parlementaires, organismes sociaux et collectivités locales.
13:23Présentée comme une méthode nouvelle,
13:25elle vise à sensibiliser aux pathologies budgétaires françaises
13:28et à poser les jalons du budget 2026.
13:31Un budget qui échouera à un gouvernement dont on ignore aujourd'hui
13:34et la coloration dans la situation politique semble incertaine.
13:41Et à présent, nous passons au Tour de France.
13:43Qui va payer le prix d'une santé à l'agonie ?
13:49Catherine Vautrin, Elisabeth Borne et Yannick Noder,
13:52respectivement ministres du Travail, de l'Éducation nationale et de la Santé,
13:56font l'objet d'une plainte à la Cour de justice de la République.
13:58À l'origine de ces poursuites, des proches de médecins et soignants suicidés
14:01ou des personnels de santé harcelés eux-mêmes au sein de leur hôpital.
14:04Pour l'avocat des plaignants, il s'agit des conséquences de la mauvaise gestion hospitalière
14:08entre désorganisations, réformes successives et contraintes budgétaires.
14:12Une situation qui ne met pas en péril que la santé des soignants.
14:14En effet, les patients souffrent directement de la dérive bureaucratique des hôpitaux français.
14:18Les salles de foot ont la côte dans le milieu associatif.
14:21L'ONG Médecins du Monde ainsi que la Fédération Addiction
14:24ont décidé d'attaquer l'État au tribunal administratif
14:27afin de pérenniser les salles de consommation de drogue
14:30faisant l'objet d'une expérimentation à Paris et Strasbourg.
14:32Selon les membres de ces organismes,
14:34les deux opérations auraient montré leur efficacité depuis leur lancement en 2016.
14:38Il est vrai qu'à Paris, dans le quartier de la Gare du Nord,
14:40la salle de foot installée a poussé à fuir les riverains
14:42terrorisés par les quelques 250 toxicomènes
14:44qui viennent quotidiennement sur les lieux
14:46pour s'administrer des docs de substances illicites
14:48en compagnie de soignants et de travailleurs sociaux.
14:51En 2024, 79 000 injections auraient été pratiquées
14:54sous les auspices de ce dispositif.
14:56Un dispositif qui sauve des vies,
14:58selon le médecin et directeur de Gaïa,
15:00l'organisme qui gère la salle de shoot.
15:03Barbarie dans le milieu libertin en Gironde.
15:05Vendredi à Bordeaux,
15:06quatre hommes âgés entre 40 et 57 ans
15:08ont été mis en examen pour viol
15:10avec actes de torture et de barbarie
15:12et complicité de ces crimes pour l'un d'entre eux
15:14sur une période courant de 2011 à 2024.
15:17Cinq femmes âgées de 45 à 67 ans,
15:19anciennes compagnes de l'un des suspects,
15:21figurent parmi les victimes.
15:22L'enquête a dévoilé des milliers de photos et de vidéos
15:24mettant en scène des femmes
15:25et des relations sexuelles avec de nombreux hommes,
15:27vraisemblablement sous la contrainte.
15:29Ces derniers étaient pour la plupart
15:30recrutés par des réseaux sociaux libertins.
15:33Et ça n'était filmé à Bordeaux,
15:34mais aussi dans L'Héros et Le Gard.
15:37Van der Poel triomphe au Paris-Roubaix 2025.
15:39Le maillot jaune Tadej Pogakar,
15:41lui, frôle l'exploit
15:42pour sa première participation à cette course dimanche.
15:44Le Slovène, victime d'une chute
15:46à 38 km de l'arrivée,
15:47a néanmoins terminé deuxième.
15:49Mathieu Van der Poel s'offre une troisième victoire
15:51sur l'enfer du Nord.
15:52Malgré une course électrisante
15:53et des attaques répétées,
15:54Pogakar n'a pu distancer le néerlandais.
15:56Ce dernier a été victime d'un jet de bidon
15:58par un spectateur.
15:59Pogakar, lui, égale une statistique étonnante.
16:01Il s'agit du premier vainqueur du Tour
16:02sur le podium depuis Merck en 1975.
16:04Et pendant que sa pédale est dure dans le Nord,
16:05le marathon de Paris a lui été emporté
16:07par le Kenyan Bernard Bivaud en 2h05
16:09et l'Ethiopienne Bédatui-Hirpa en 2h20,
16:12mettant une nouvelle fois l'Afrique de l'Est
16:13à l'honneur sur cette distance.
16:14Et l'on poursuit avec l'actualité internationale.
16:23Bac à sable, diplomatique pour Emmanuel Macron.
16:25Déclassé en Europe dans le dossier ukrainien,
16:28le président français a été pris à partie
16:29par le fils du Premier ministre israélien
16:31Benjamin Netanyahou.
16:33Sur le réseau social X,
16:35Yair Netanyahou a ainsi écrit
16:36« Va te faire voir » en réponse à la défense
16:38par le chef d'État français
16:39de l'idée de reconnaître un État palestinien.
16:42De son côté, Benjamin Netanyahou a jugé
16:44le style de son fils inacceptable
16:46tout en défendant son droit d'opinion
16:48et d'estimer par ailleurs
16:49que la prise de position d'Emmanuel Macron
16:51serait une grave erreur
16:53et se lançant dans des comparaisons hasardeuses
16:55sur la Corse et la Nouvelle-Calédonie.
16:58Mark Zuckerberg dans la tourmente.
17:00Le groupe Meta, propriété du milliardaire américain,
17:02est attendu au tribunal ce lundi
17:04pour un procès qui pourrait s'avérer capital.
17:07La FTC, l'agence de protection
17:08des consommateurs américains,
17:10accuse Meta d'avoir abusé
17:11de sa position dominante
17:13lors de l'acquisition d'Instagram en 2012
17:15et de WhatsApp en 2014.
17:18Selon l'agence, le groupe aurait détenu
17:20un monopole pendant une décennie
17:22sur les services de réseaux sociaux personnels.
17:24Si Meta perd le procès,
17:26le groupe sera forcé de se séparer
17:28d'Instagram et de WhatsApp.
17:29La plainte avait été déposée
17:31sous le premier mandat de Donald Trump.
17:33Depuis Mark Zuckerberg,
17:35actuellement troisième fortune mondiale,
17:37a tout fait pour se rapprocher
17:38de l'administration américaine.
17:40Il a nommé des alliés du président
17:42à des postes importants chez Meta,
17:43dont il a aussi assoupli les règles de modération
17:46et versé des contributions financières.
17:49Depuis l'arrivée de Donald Trump
17:50à la présidence,
17:51Mark Zuckerberg s'est rendu
17:52à plusieurs reprises à la Maison Blanche
17:53afin d'obtenir un règlement
17:55à l'amiable en vain.
17:58Apple sera-t-elle épargnée
17:59par la guerre commerciale de Donald Trump ?
18:01C'est ce que laisse présager
18:03une annonce de l'administration américaine
18:05vendredi.
18:05Après une première suspension
18:07de la plupart des droits de douane
18:08pour 90 jours,
18:09c'est une nouvelle reculade
18:10pour Washington.
18:12La Chine était jusque-là exclue
18:14de ces suspensions
18:15et devait subir 145%
18:17de droits de douane.
18:18L'administration américaine
18:19a cependant décidé de changer
18:21la classification tarifaire
18:22des produits de la tech,
18:23leur évitant donc
18:24ces droits de douane exorbitants.
18:26Il faut dire qu'Apple
18:26est la première capitalisation boursière
18:28au monde,
18:29un fleuron de l'industrie américaine.
18:31Accusant déjà un gros retard
18:32dans le développement
18:33de l'intelligence artificielle,
18:34l'entreprise aurait subi
18:35de plein fouet
18:36ses droits de douane.
18:37Le prix d'un iPhone
18:38aurait ainsi pu passer
18:39de 1 000 à 3 500 dollars.
18:41Le président américain
18:42aime cependant
18:43se rendre imprévisible.
18:45Reste donc à savoir
18:45ce qu'il fera
18:46en dernière instance.
18:48Toujours est-il
18:48que les ventes
18:49de produits Apple
18:50ont bondi début janvier,
18:52les consommateurs
18:52souhaitant acheter avant
18:54une potentielle augmentation
18:55drastique des prix.
18:57Près de 12 ans
18:57après son grave accident
18:58de ski à Méribel
18:59en 2013,
19:00Michael Schumacher
19:01a donné un signe de vie
19:02en signant de ses initiales
19:04MS,
19:04un casque porté
19:05par Jackie Stewart
19:06en 1973.
19:08Ce casque,
19:08également paraffé
19:09par tous les champions
19:09du monde vivant,
19:10sera vendu aux enchères
19:11dimanche avant
19:12le Grand Prix de Bahreïn
19:13au profit de l'association
19:14Race Against Dementia
19:16de Stewart.
19:18Aidé par sa femme
19:19Corinna Schumacher
19:19a besoin de soins constants
19:21mais progresse petit à petit
19:22de quoi donner
19:23un exemple de rédemption
19:24en plein débat
19:25sur l'euthanasie
19:26en France.
19:26Et voilà,
19:30nous approchons
19:31de la fin de cette édition.
19:32Dès à présent,
19:33retrouvé politique et éco,
19:34Olivier Pichon reçoit
19:35François Dubois,
19:36vice-président
19:37de l'association
19:38Profession Gendarme.
19:40Il présente son roman
19:40Rouélien,
19:41Captionem,
19:42une cité,
19:43une technologie,
19:44un totalitarisme.
19:45On s'aperçoit que derrière,
19:47et en fait,
19:48c'est tout le problème
19:49de cette société,
19:50c'est-à-dire qu'elle est illusoire.
19:52Il y a une illusion.
19:52Oui, Captionem est une illusion.
19:54C'est une illusion de tout.
19:55C'est satanique.
19:56C'est un principe satanique.
19:58Et là,
20:00je ne parle pas
20:01pour parler bêtement
20:03du diable comme ça.
20:04C'est vraiment
20:04qu'on est sur le plan ésotérique
20:06dans l'inversion totale
20:07et on est dans l'illusion
20:10permanente
20:11et l'illusion de démocratie,
20:13l'illusion de justice,
20:15l'illusion de tout.
20:17Et le pouvoir réel.
20:18L'illusion de propité.
20:19Et c'est celui qui s'allait fiable.
20:20Vous disiez tout à l'heure
20:20qu'ils étaient tous corrompus.
20:22Vous disiez qu'il faudrait
20:23mettre toute la classe politique
20:24en prison.
20:25Pour corruption.
20:26En tout cas,
20:27dans le cas présent du livre,
20:30c'est clair que
20:31si une telle expérience
20:33avait lieu,
20:34il y aurait des gens
20:35à condamner.
20:36Ça, c'est une évidence.
20:38Également au programme
20:38Le Zoom du jour,
20:39Mathéo Leroy et Baptiste Navarro
20:41présentent une soirée de débat
20:43en lien avec l'ISSEP
20:44le 25 avril à Paris
20:45sur les médias alternatifs
20:46et l'écologie
20:47avec notamment la présence
20:49de Lucas Chancerelle de TVL.
20:51C'est à présent
20:51la fin de cette édition.
20:53Merci à tous
20:54pour votre fidélité.
20:55On se retrouve demain
20:56même lieu même heure.
20:56En attendant,
20:57portez-vous bien.
20:58Bonsoir.
20:59Sous-titrage Société Radio-Canada
21:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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