- il y a 2 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Maintenant, on va partir dans un instant sur l'autoroute A64,
00:04parce que c'est un Noël particulier que vont vivre les agriculteurs
00:07qui ont décidé de maintenir la pression, de maintenir le barrage,
00:11du côté notamment de carbone, des agriculteurs bien décidés à ne pas lâcher.
00:16Et pour tenir, ils vont organiser ce soir un Noël entre eux sur cette autoroute.
00:21Et il y a même une messe de Noël qui est organisée.
00:24Écoutez ce qu'en disait l'abbé Jean-Baptiste Oneda,
00:27qui est l'un des prêtres qui va célébrer cette messe.
00:31Je rejoignais le barrage après une réunion
00:34pour retrouver un de mes cousins et quelques amis.
00:39Et puis là, tout d'un coup, on me demande si c'est possible de célébrer la messe.
00:44Dès qu'on a parlé avec le curé, c'était tout de suite très bien reçu.
00:50Et donc c'est comme ça que ça s'est fait.
00:52C'est pas courant, disons.
00:54C'est pas courant et c'est beau de porter le Christ en fait,
00:58que la communauté chrétienne se déplace et de porter le Christ au milieu des gens,
01:02de ceux qui notamment souffrent et qui sont dans la détresse.
01:05Voilà, une messe de Noël sur l'autoroute A64,
01:07autre autoroute bloquée, l'A75.
01:09On va y retrouver Éloi Nespoulos,
01:11qui est président de la coordination rurale de l'Aveyron.
01:14Bonsoir.
01:14Alors c'est pas l'autoroute qui est derrière vous,
01:16c'est votre ferme, c'est votre exploitation.
01:19Mais sur l'A75, on va passer aussi Noël entre agriculteurs sur le barrage ?
01:25Bien sûr, oui.
01:26Mes collègues sont sur le barrage, là, ils le tiennent.
01:29Ils se sacrifient pour que certains d'entre nous puissent faire ce soir en famille.
01:33Et demain, on les retrouvera.
01:35Et on les remercie chaleureusement pour leur sacrifice.
01:38Et ils sont nombreux ce soir à tenir l'autoroute.
01:40Et c'est vraiment très, très dur de se dire
01:44que notre gouvernement nous laisse sur les routes
01:47et ne nous répond pas à nos questions sur la DNC.
01:49Oui, mais certains ont décidé de faire une trêve pour Noël.
01:53D'ailleurs, il y avait des appels lancés à la trêve par le gouvernement.
01:56Pourquoi avoir voulu maintenir cette mobilisation,
01:59cette pression le soir de Noël ?
02:02On montrait à Mme Genevard qu'on est déterminé en Aveyron.
02:05On a à peu près 420 000 bovins.
02:07Donc, c'est soit la moitié de l'Occitanie.
02:10Nous, on ne veut rien lâcher.
02:12On veut sauver nos bêtes.
02:14On veut montrer que nos bêtes font partie de nos familles.
02:17Et c'est pour elles que ce soir,
02:19certains d'entre nous vont se sacrifier
02:22et rester loin de leur famille.
02:24Mais par contre, il y aura de la convivialité
02:25puisque beaucoup de commerçants et de riverains
02:29nous ont apporté des bonnes choses à manger ce soir
02:32sous le pont de l'autoroute à 75.
02:34Et Maracuville, on signe entre Albi et Rodès.
02:37On a deux points de fixation en Aveyron.
02:40Oui.
02:41Alors, vous avez été gâté par les habitants de l'Aveyron,
02:43si je comprends bien.
02:44C'est ça.
02:45Tout le monde est solidaires.
02:47Tout le monde nous dit de tenir.
02:48Et c'est ça qui nous fait tenir, justement.
02:49C'est de voir qu'on est un peu les derniers remparts
02:52face à des mesures complètement incomprises.
02:56En tout cas, depuis la base
02:58et de par les déleveurs à Véronais
03:03qui sont très, très meurtris
03:07par ce qui se passe avec le Novach.
03:09Oui, mais malgré cette mobilisation,
03:11finalement, le protocole sanitaire
03:12mis en place par le gouvernement
03:13n'a pas changé.
03:14D'ailleurs, un nouveau cas a été déclaré
03:16en Haute-Garonne
03:18et on a abattu le troupeau
03:20comme le stipule ce protocole sanitaire.
03:23Oui, mais on voit encore une fois
03:26que ça ne marche pas.
03:27On a des suspicions
03:28qui approchent de plus en plus de l'Aveyron.
03:31On ne sait pas si ça va tourner ou pas,
03:32mais en tout cas, on est très, très inquiets.
03:34Et on voit que...
03:35Vous êtes inquiets, vous ?
03:36Ah oui, on est très inquiets
03:37puisque ce qui s'est passé à l'Ariage
03:40va se repasser chez nous
03:41dans le Tarn, à l'Aveyron
03:42ou à Haute-Garonne.
03:43On ne sait pas, mais dès que l'éleveur
03:45va nous demander de résister,
03:47tout le monde va converger vers les fermes
03:50pour refaire comme à l'Ariage.
03:53Mais à force, on va gagner, je vous le dis.
03:55Mais ce qui aussi propage le virus,
04:00c'est les déplacements de troupeaux.
04:03Est-ce qu'on respecte les consignes
04:05dans l'Aveyron de ne pas déplacer les bêtes
04:08pour éviter effectivement la contamination ?
04:10Nous, on n'est pas encore en zone.
04:12Alors, on peut les déplacer encore librement.
04:14Mais bien sûr qu'il y a des contraintes
04:17au niveau du lavage des camions, etc.
04:19J'ai des collègues marchands ou agriculteurs
04:21qui se font contrôler le camion.
04:22C'est normal, sur ce point-là,
04:24il n'y a pas de problème.
04:25Il ne faut pas bouger les animaux.
04:26Par contre, il y a eu des déplacements de fées
04:29qui étaient tout à fait légaux
04:31et qui finalement sont en retard
04:33puisque la maladie met 28 jours à incuber.
04:35Donc, on aura toujours un train de retard.
04:37Tant qu'on ne vaccinera pas toute la France
04:38et qu'on ne négociera pas avec les pays tiers,
04:41le problème sera éternel et continuera.
04:43Surtout, nous, dans l'Aveyron, il neige.
04:46Mais on voit que la mouche est encore là
04:51puisqu'il y a encore des piqûres
04:53et encore de la maladie qui se propage.
04:55Donc, on ne croit pas à ce protocole.
04:58On croit à la vaccination.
05:00Alors, pour ceux qui le veulent ou pas,
05:01il va falloir changer les règles comme il faut.
05:03Mais on croit aussi à la négociation avec les pays tiers
05:06pour finalement sauver notre peau
05:08et aussi déclasser la maladie au niveau européen
05:10puisqu'on a vu qu'à la Réunion, en 1992,
05:13la maladie avait fait 1% de mortalité.
05:15Donc, il y a des analyses.
05:16Il y a des choses de faites.
05:18Et il faut arrêter de dire que cette maladie est dangereuse.
05:21Elle l'est, mais pas autant que ce qu'on veut nous dire.
05:24Restez avec nous.
05:25Dans un instant, on ira sur l'A64
05:27où on va célébrer une messe carrément sur autoroute.
05:31Mais Néné Latrousse, hier, quand même,
05:32le président de la République a voulu rassurer les agriculteurs.
05:36Il a reçu toutes les organisations syndicales à l'Elysée,
05:40notamment sur un autre dossier, la dermatose.
05:42Mais il y a deux dossiers, en fait, en parallèle,
05:43la dermatose et le dossier Mercosur.
05:45Un rendez-vous, d'ailleurs, dont il n'avait pas fait publicité lui-même.
05:49On l'a appris par les organisations syndicales.
05:52L'Elysée ne souhaitait pas communiquer sur ce rendez-vous.
05:56Donc, c'est vrai qu'on a fait un travail de journaliste.
05:59On a contacté un certain nombre de responsables syndicaux.
06:01Et de ce que l'on comprend, il a été effectivement question essentiellement du Mercosur.
06:05Le président de la République n'a pas beaucoup parlé.
06:08Beaucoup de nos interlocuteurs nous disent qu'il était dans une position d'écoute.
06:11Il notait les points.
06:13Il enregistrait les requêtes des uns et des autres.
06:17Le point sur lequel il a semblé le plus avancé, ce n'est pas la dermatose nodulaire contagieuse
06:23qui est gérée par son Premier ministre, qui lui recevra d'ailleurs les syndicats à la rentrée
06:29à partir du 5 janvier.
06:31Le président de la République, là où il s'est un peu le plus avancé, c'est sur le Mercosur.
06:36C'est, de fait, un accord qui dépend pleinement de ses prérogatives de chef d'État,
06:41puisque c'est lui qui représente la France au Conseil européen à Bruxelles
06:44et il est l'interlocuteur pour la France de la Commission européenne
06:47et notamment d'Ursula von der Leyen qui, elle, souhaite signer cet accord de libre-échange.
06:52Et il a semblé dire, Emmanuel Macron, aux agriculteurs, que sur ce volet-là,
06:56il avait bon espoir d'obtenir des améliorations substantielles d'ici au 12 janvier,
07:03la date fixée par la Commission pour signer.
07:06Il semblait dire notamment que sur les clauses de sauvegarde,
07:08il y avait encore un certain nombre de victoires à aller arracher.
07:12Les clauses de sauvegarde, c'est en quelque sorte le frein d'urgence
07:15si l'on constatait qu'il y avait des dépassements soit en matière de quantité
07:20de ce que l'on importe, soit de distorsion de prix.
07:24On aurait alors la possibilité de lever le frein d'urgence
07:27pour faire baisser et pour refroidir la machine, si je veux dire.
07:29Alors, sur les barrages, on s'apprête donc à fêter Noël.
07:33Regardez ces images en direct, on est à Sestas en Gironde,
07:36c'est sur l'autoroute A63, on a carrément fait une crèche de Noël
07:39avec des bottes de foin.
07:42Voilà, on les a vus tout à l'heure, on va sans doute les revoir sur nos images.
07:46Vous voyez les agriculteurs qui essaient de se tenir au chaud autour d'un verre.
07:50Et puis aussi mobilisation toujours sur l'A64 du côté de Carbone.
07:53On va retrouver Jérôme Baye.
07:55Jérôme, bonsoir.
07:56Alors, une messe de Noël va être carrément célébrée sur l'autoroute A64.
08:00Vous voilà béni, Jérôme.
08:01Mais j'espère qu'on sera béni et que les dieux du ministère de l'Agriculture
08:09entendront les demandes des agriculteurs.
08:14Soirée.
08:14J'ai pas entendu, excusez-moi.
08:20Comment se prépare la soirée ?
08:24Comment elle se prépare ?
08:26Toujours pareil, avec un gros soutien populaire.
08:29On a dû nous amener peut-être 200 ou 300 bûches de Noël.
08:33Donc on a un gros soutien populaire.
08:34On a vraiment du monde qui vient.
08:36Ça nous motive, ça nous galvanise.
08:38Mais ça nous attriste aussi parce que l'histoire des agriculteurs
08:44qui fêtent Noël sous un pôle, c'est quand même triste.
08:47Parce que chez nous, dans le sud-ouest, quand on dit que tu vas finir sous les pôles,
08:51c'est que tu as tout perdu.
08:53Et cette image-là, elle nous colle quand même un peu derrière.
08:56Parce qu'on n'est pas loin de tout perdre.
08:57Mais vous avez décidé de maintenir la mobilisation malgré les appels à une trêve de Noël.
09:04Pourquoi en fait ?
09:05C'était important de continuer à être sur cette autoroute.
09:11Parce que tout simplement, on n'est pas au service de l'État qui nous dicte tout.
09:16Nous, on n'est pas en guerre.
09:17On fait une trêve de Noël quand on est en guerre.
09:19Nous, on n'est pas en guerre.
09:20On est juste là pour montrer notre mécontentement,
09:24pour montrer notre détermination.
09:25Et peut-être que les agriculteurs, dans cette région,
09:29et dans ce département,
09:30ils avaient besoin de se retrouver tous ensemble
09:32pour se fédérer, pour se rassurer.
09:35La preuve, on a malheureusement les éleveurs
09:37qui ont eu leurs animaux abattus,
09:39qui viennent parmi nous ce soir.
09:41Et ils voulaient préférer être avec nous
09:43que tout seuls enfermés dans leur maison.
09:46Oui, parce que c'est aussi l'occasion
09:47de se tenir les coudes, en fait,
09:49de se sentir moins seuls, de partager.
09:51Alors, c'est vrai, c'est sous un pont,
09:53mais partager aussi un moment de convivialité.
09:55Bien sûr, bien sûr.
10:00Aujourd'hui, si on arrive à tenir,
10:02si on arrive à tenir,
10:03c'est cet élan de solidarité qui nous fait,
10:06et je dis souvent, c'est ensemble, on risque rien.
10:09Nous, on est un collectif.
10:10On est pour les trois quarts issus.
10:12On a tous mis un maillot de rugby
10:13ou on a tous fait un sport collectif.
10:15Et on sait qu'il faut se battre pour le copain.
10:17Et donc, aujourd'hui, c'est cet état d'esprit
10:20qu'on a mis là.
10:21Et on veut tous avoir un même objectif.
10:23Et bien, c'est relever la tête
10:24que les agriculteurs français soient fiers
10:26d'être agriculteurs
10:27et que surtout, on arrive enfin
10:29à vivre de notre métier.
10:31Mais Jérôme Baye, hier, le président Macron
10:33a reçu tous les syndicats à l'Elysée.
10:36De nouveau, Sébastien Lecornu
10:38va aller à la rencontre des agriculteurs
10:40après les fêtes.
10:41Il y a quand même une mobilisation de l'exécutif.
10:44On ne peut pas dire que l'exécutif vous ignore.
10:49Mais je ne dis pas qu'il nous ignore.
10:50Mais je vous dis qu'il ne nous amène aucune solution.
10:52Nous, ce qu'on veut,
10:53ce ne sont pas des mecs
10:54qui viennent nous serrer la main
10:56et que nous, sur le terrain,
10:57on fasse office de tourisme
11:00à faire promener les gens dans les exploitations.
11:03Nous, ce qu'on veut, c'est des actes.
11:05C'est des mesures concrètes.
11:06On veut des gens qui nous écoutent.
11:09Quand aujourd'hui, on a encore laissé la parole
11:10sur le protocole qu'on a donné
11:12à cinq scientifiques
11:13qui vont encore sceller le sort de nos animaux,
11:19ça nous fait mal.
11:20Par contre, on sacrifie nos animaux,
11:23mais on garde quand même une mesure
11:25par manque de courage politique
11:26en laissant le commerce transiter
11:29par nos Pyrénées.
11:31Ça, ça ne dérange personne.
11:33Oui, mais le protocole sanitaire
11:34continue de s'appliquer
11:35contre cette dermatose.
11:37Il y a eu un cas détecté en Haute-Garonne.
11:39le troupeau a été abattu.
11:41Donc pour l'instant, le gouvernement
11:43suit le même protocole sanitaire
11:45fixé avec les vétérinaires.
11:46Bien sûr.
11:50Mais par contre, comme j'ai dit,
11:52on avait rendez-vous hier
11:53avec le préfet de région.
11:54Ce que je lui ai dit,
11:55je lui ai dit,
11:57aujourd'hui, on connaît les conséquences
12:00de la maladie
12:00puisqu'on abat les troupeaux,
12:02mais la cause, on ne la connaît pas.
12:04Je peux vous dire
12:04qu'il y a eu quatre dépeuplements.
12:07Les mots qui disent eux,
12:08le mot dépeuplement,
12:09moi je dirais qu'il y aura
12:10quatre abattages d'animaux
12:12à moins de 50 km de chez moi
12:14et de chez nous,
12:16il n'y a aucun agriculteur
12:18qui encore ne connaît la raison
12:20et savoir comment
12:20il a attrapé la maladie.
12:22Donc traiter les conséquences,
12:24c'est bien,
12:24mais amener des réponses
12:26sur la cause, c'est mieux.
12:27– Oui.
12:28Restez avec nous,
12:29Néla Latrousse,
12:30cette détermination
12:31qui affiche ce soir
12:32Jérôme Bayes sur la 64.
12:34Nous étions également
12:34avec le président
12:36de la coordination rurale
12:36de l'Aveyron.
12:37Donc là, c'est la 75.
12:38La 63 également.
12:40Certes, d'autres barrages
12:41ont été levés,
12:41mais le pari du gouvernement
12:43c'était que les fêtes
12:44finalement allaient peut-être
12:46faire oublier cette mobilisation,
12:48on allait passer à autre chose.
12:49Ce n'est pas le cas en fait.
12:50– Non, il y a encore du monde
12:51sur les barrages
12:53parce que aussi c'est Noël,
12:55parce que c'est un métier,
12:56l'agriculture,
12:57où en fait vous êtes
12:58terriblement seul
12:59quand vous êtes sur votre exploitation
13:00et que là c'est l'occasion
13:01d'échanger.
13:02Je veux dire que
13:03quand on discute
13:05avec des membres du gouvernement
13:07ou du bloc central,
13:08cette colère d'abord
13:10ils ne l'attendaient pas aussi tôt.
13:12Ils étaient persuadés
13:13que la colère exploserait
13:15au mois de janvier
13:17parce que
13:18on va dire
13:19dans les cycles agricoles,
13:20le mois de janvier
13:21est le mois où
13:22généralement
13:23vous avez un peu plus de temps,
13:24vous n'êtes plus forcément
13:24dans les champs, etc.
13:26Et donc vous avez les moyens
13:27de vous mobiliser.
13:28Donc ils s'attendaient
13:28à la réitération
13:30du scénario de janvier dernier.
13:31Pour qu'elle ait pris
13:32plus tôt
13:33et de manière aussi vigoureuse
13:35et aussi tenace,
13:37c'est que d'une certaine façon
13:38la colère
13:40et je dirais peut-être même
13:41le désespoir
13:42de la profession
13:43était bien au-delà
13:44que ce que les capteurs
13:45faisaient remonter
13:46au ministère
13:47de l'agriculture.
13:49Ce qui est étonnant d'ailleurs
13:50parce qu'on a quand même
13:50connu une crise agricole
13:51très forte il y a deux ans.
13:52C'était les mêmes au pouvoir
13:54si j'ose dire.
13:55Alors on nous disait
13:55que la colère
13:56allait exploser,
13:57qu'il y avait vraiment
13:58une détresse
14:01très très très forte.
14:03Mais on ne pensait pas
14:04qu'elle s'exprimerait
14:04aussi vite
14:05et qu'elle durait
14:06aussi longtemps.
14:07Le fait qu'il y ait
14:09encore du monde
14:09sur les barrages,
14:11je vous rappelle
14:12les mots la semaine dernière
14:14et du ministre de l'Intérieur
14:15et du ministre des Transports
14:17appelant les agriculteurs
14:18à ne pas bloquer
14:19les départs des Français.
14:21Les mots du ministère
14:22de l'Intérieur
14:22annonçant que les préfets
14:23avaient reçu pour instruction
14:24d'interdire
14:26l'installation
14:27de nouveaux barrages.
14:28Vous avez expliqué
14:28que les préfets
14:29discutaient précisément
14:30avec les agriculteurs
14:32sur les barrages
14:33pour lever petit à petit
14:34ces points
14:36de congestion
14:38et de colère.
14:39On voit que
14:40toutes ces tentatives-là
14:42aujourd'hui,
14:43elles se traduisent
14:44certes
14:46par
14:46non pas une explosion
14:48ou une situation
14:49qui échappe
14:49à la situation
14:50du gouvernement
14:50mais en face,
14:52on voit que Jérôme Bayle
14:53et d'autres
14:54sont toujours
14:55sur les autoroutes
14:56et tiennent leur barrage.
14:59Justement,
14:59on va retrouver
15:00sur la 64
15:01Jérôme Bayle
15:01qui voulait réagir
15:02à vos propos
15:03à Nélia Latrousse.
15:03Jérôme ?
15:06Ce que je voulais dire
15:08c'est qu'aujourd'hui
15:09le gouvernement
15:10pensait et prévoyait
15:12qu'on allait manifester
15:14en janvier
15:14ce qui était prévu
15:16à l'origine
15:17mais si aujourd'hui
15:18les agriculteurs français
15:19sont sur les routes
15:20et énervés
15:21c'est que de la faute
15:22du gouvernement.
15:24Moi,
15:24j'avais pris la parole
15:25au bord de Surarise
15:26devant 2000 agriculteurs
15:27j'avais dit
15:28si l'État
15:29nous passe dessus
15:30par la force
15:30on ripostera
15:32par une révolte agricole
15:33inoubliable
15:34et jamais connue
15:36et inédite
15:37on va dire
15:37donc c'est eux
15:39c'est le comportement
15:40du gouvernement
15:41en nous envoyant
15:42des forces de l'ordre
15:43et en nous méprisant
15:44et en nous traitant
15:45pour des moyens
15:46qui nous a poussé
15:49à faire des blocages
15:50dès le lendemain
15:51voilà
15:52après ce qu'on peut
15:54parler aujourd'hui
15:54et c'est là
15:56qu'on voit
15:56une incapacité totale
15:57de la connaissance
15:59de notre métier
15:59quand on voit
16:01des chiffres
16:02ils estiment
16:03qu'ils vont avoir
16:04des blocages
16:06en janvier
16:06mais s'ils vont voir
16:07l'état d'esprit
16:08des agriculteurs
16:09dans les exploitations
16:10et les chiffres
16:11des revenus
16:12des agriculteurs
16:13avec un EBE
16:14je peux parler
16:15de mon département
16:16et de la zone
16:17du Comège
16:17qui a été divisée
16:19de plus de 50%
16:20en un an
16:20il faut se réveiller
16:23avant les gars
16:23moi je pense
16:25que dans les gouvernements
16:25il faut qu'ils sortent
16:26de leur bureau doré
16:27et qu'ils aillent
16:28sur le terrain
16:29ils mettent
16:29des bottes
16:31ils sortent
16:32leur corstar
16:32ils sortent
16:33leur cravate
16:33et ils viennent
16:34nous rendre visite
16:35et ils vont comprendre
16:36la situation
16:37parce que moi
16:38je peux vous dire
16:39que sur ce barrage
16:39aujourd'hui
16:40on est unis
16:41il y a du monde
16:42et je peux vous dire
16:43qu'il y avait
16:43des agriculteurs
16:44qui avaient prévu
16:45de passer à l'acte
16:46avant Noël
16:47et aujourd'hui
16:48ils nous disent
16:48merci parce qu'on se bat
16:49et qu'ils vont faire
16:50un Noël de plus
16:51et ça c'est catastrophique
16:52question de Nelle
16:54à la trousse
16:54oui je vous ai entendu
16:56parler de BE
16:56j'imagine
16:57c'est l'excédent brut
16:58d'exploitation
16:58si j'ai bien compris
17:00vous parlez du gouvernement
17:02il y a plusieurs politiques
17:03qui sont venues vous voir
17:04est-ce que vous croyez
17:06encore en leur capacité
17:07à améliorer
17:08votre situation
17:10parce que
17:11ils sont nombreux
17:12à vous avoir fait
17:13des promesses
17:14ils sont nombreux
17:15à être venus vous voir
17:16il y a eu des gouvernements
17:17qui sont tombés
17:19qui ont été renommés
17:20avec nouveaux ministres
17:21de l'agriculture
17:22et moi depuis
17:23quelques temps
17:25où je suis la politique
17:26j'ai l'impression
17:26qu'on connaît régulièrement
17:27des crises agricoles
17:28et que régulièrement
17:29j'entends le discours
17:31où vous dites
17:31mais à Paris
17:31ils ne nous comprennent pas
17:32ils nous font des promesses
17:33elles ne sont pas tenues
17:34vous croyez encore
17:35dans le politique
17:35dans sa capacité
17:36à changer votre vie ?
17:39mais en fait
17:41aujourd'hui
17:41j'en suis un point
17:42où c'est que
17:42j'arrive à en croire
17:43aux politiques
17:44qui veulent détruire
17:45l'agriculture française
17:46on en est là
17:48on n'a plus confiance en eux
17:49on n'a plus du tout
17:52confiance en eux
17:52et ce que je peux vous dire
17:56c'est que
17:56la parole des agriculteurs
17:58aujourd'hui
17:58elle est
17:59s'ils ne veulent plus de nous
18:00ils nous le disent franchement
18:01et on rend le tablier
18:03on pose le tablier
18:03voilà
18:04on en est là
18:05moi
18:06moi je vous le dis
18:07on a une ministre de l'agriculture
18:08qui est venue
18:09qui est très gentille
18:10elle est venue dix fois
18:11en Occitanie
18:12elle a amené zéro solution
18:14donc moi je vous le dis
18:16les agriculteurs occitans
18:18en ont marre
18:18de servir de l'office de tourisme
18:20une dernière question
18:23Jérôme
18:24c'est quoi le menu ce soir ?
18:25j'ai entendu parler de biche
18:26on a un menu
18:31très diététique
18:32on va commencer
18:33par de la charcuterie
18:35un peu de foie gras
18:36et des huîtres
18:36après on a
18:38un producteur de dinde
18:40qui nous a amené
18:40trois dindes de 25 kilos
18:42qui sont à la rôtissoire
18:43on a nos amis chasseurs
18:45qui sont dans le même combat
18:46que nous du monde rural
18:47qui nous ont ramené
18:48un sanglier
18:49et une biche
18:50et après on a la population
18:52qui nous a amené
18:53peut-être
18:53je ne peux pas dire
18:55peut-être plus de 200 bûches
18:56de Noël
18:57donc on devrait arriver
18:58à tenir le coup
18:59donc si le gouvernement
19:01pense qu'on va sortir
19:03de l'autoroute
19:04par le maître de fait
19:06après un tel repas
19:07il va falloir quand même
19:08digérer après tout ça
19:10je pense que la seule chose
19:14qui peut nous faire sortir
19:15de l'autoroute
19:16ça sera le diabète
19:18ou le cholestérol
19:19ou alors qu'on attrape
19:19la goutte
19:20mais en tout cas
19:23ça ne sera pas
19:24le manque de fengue
19:26voilà
19:26écoutez je vous souhaite
19:27un bon Noël
19:28mais avec modération
19:29bien entendu
19:30on l'a bien compris
19:30vu le menu
19:31que vous avez détaillé
19:32Merci
19:33un mot aussi
19:34à Éloi Nespoulos
19:35qui est toujours
19:36du côté de l'Aveyron
19:37le président
19:38de la coordination rurale
19:39là c'est sur l'A75
19:40qu'on va dîner ce soir
19:42un dîner de Noël
19:43il est à l'envers
19:44on va essayer de le remettre
19:45à l'endroit
19:46ça va être compliqué
19:46tiens regardez
19:47ça c'est la crèche
19:48de Noël
19:49qui a été construite
19:50dans une botte de fond
19:52sur l'A63
19:53à Sestas
19:53vous voyez
19:54donc vraiment
19:55on s'organise bien
19:56simplement un mot
19:58Éloi Nespoulos
19:59vous aussi
19:59vous allez dîner
20:00sur l'autoroute
20:01tout est prévu
20:02ce soir
20:03c'est les collègues
20:04ils se sacrifient
20:05pour moi
20:06pour ma fille
20:07pour mon beau-fils
20:08pour ma femme
20:08on va dire
20:10que c'est les célibataires
20:11et les gars
20:13ou les divorcés
20:14qui vont se sacrifier
20:15pour nous
20:15et on les remercie
20:17chaleureusement
20:18mais en tout cas
20:19on leur rendra bien
20:19et ils profiteront
20:21de leur famille
20:21demain ou après-demain
20:23on va faire du turnover
20:24pour que tout le monde
20:25en profite
20:25et voilà
20:26par contre
20:27on va faire un gros réveillon
20:28à Sest Sylvester
20:29on sera tous ensemble
20:30parce que Bon Noël
20:31c'est la famille
20:31c'est aussi les amis
20:33mais c'est la Sest Sylvester
20:34c'est sûr
20:34d'accord
20:35merci
20:36merci à vous tous
20:38merci Nela Latrousse
20:39merci à vous
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