- il y a 10 heures
Éric Ciotti, président du groupe “UDR”à l’Assemblée et candidat à la mairie de Nice, était l’invité du Face-à-Face de ce mercredi 28 janvier sur BFMTV et RMC. Il a notamment été interrogé sur l'immigration, la situation politique en France, ainsi qu'aux Etats-Unis ou en Iran
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00:00Bien sûr, RMC et BFM TV. Bonjour Éric Ciotti.
00:02Bonjour.
00:03Vous êtes le président du parti UDR, vous êtes député des Alpes-Maritimes,
00:06vous êtes d'ailleurs aussi candidat à la mairie de Nice.
00:09Beaucoup de questions à vous poser, mais d'abord sur l'immigration,
00:12parce que les chiffres sont tombés hier.
00:14L'immigration atteint un niveau record en France, mais pas l'immigration de travail.
00:19Est-ce que vous vous désolez qu'il n'y ait pas d'immigration de travail ?
00:24Les travailleurs, et notamment le monde de l'hôtellerie-restauration,
00:28les agriculteurs eux-mêmes disent que c'est un vrai problème.
00:32Ces chiffres traduisent en effet le fait que 92 ou 93% des étrangers qu'on accueille,
00:39et vous avez raison de rappeler que c'est un record absolu depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:44530 000, 550 000 étrangers, si on ajoute les demandeurs d'asile,
00:50les mineurs isolés et les 384 000 titres de séjour,
00:54on arrive autour de 550 000, c'est le double, je le souligne,
01:00depuis l'élection de M. Hollande, du temps de M. Sarkozy,
01:04il y avait deux fois moins de titres.
01:06C'était déjà beaucoup, c'était déjà trop, mais on a doublé.
01:10Or, dans ces chiffres, il y a à peine 7 à 8% de gens qui viennent travailler.
01:16Donc ça veut dire, à contrario, que 92 ou 93% des étrangers qu'on accueille
01:22ne viennent pas pour travailler, et donc, quelque part,
01:26constituent une charge pour notre pays.
01:29Une charge, y compris ceux qui ont obtenu l'asile.
01:31Une charge pour notre pays.
01:32L'asile, les raisons humanitaires qui sont en hausse.
01:35L'asile est totalement dévoyé.
01:37155 000 demandeurs d'asile accueillis l'année dernière.
01:43Des taux d'obtention du statut de réfugié,
01:46on était, il y a quelques années, à 25-30%.
01:49On est passé à 50% aujourd'hui.
01:52Donc il y a une plus grande générosité dans l'actroi du statut noble de réfugié
01:58qui, quelque part, devient un peu galvaudé.
02:00Donc l'asile est devenu la porte d'entrée légale à l'immigration illégale.
02:06Il suffit de dire à la frontière que vous êtes demandeur d'asile,
02:10même si vous venez d'un pays où il n'y a absolument pas de conflit,
02:14il n'y a absolument pas de guerre, et vous obtenez ce statut de demandeur d'asile.
02:20Voilà, le statut de demandeur d'asile.
02:22Oui, mais qui vous fait rentrer dans un long parcours administratif,
02:28devant l'OFPRA.
02:29Ensuite, il y a un appel devant la Cour nationale du droit d'asile.
02:33Si ces deux étapes sont rejetées, le requérant peut aller devant le tribunal administratif.
02:38Après, il peut faire valoir qu'il est malade.
02:40Et au final, ce qui arrive reste en France.
02:43Il n'y a quasiment pas d'éloignement.
02:46Vous supprimeriez le droit d'asile ?
02:46Mais il faut le restreindre.
02:48Moi, je propose que l'asile soit donné à l'extérieur de notre pays.
02:53Il faut qu'on exclue les demandeurs.
02:55C'est-à-dire qu'on le demande avant d'entrer ?
02:57Absolument, notamment dans les consulats à l'étranger.
03:00Qu'on exclue ceux qui viennent de pays sûrs,
03:03et qu'on soit beaucoup plus restrictif.
03:05Regardez, l'Allemagne l'a fait, la Grande-Bretagne l'a fait.
03:09Mais l'Allemagne avait longtemps été très ouverte.
03:11On se souvient évidemment du million de migrants accueillis par Angela Merkel.
03:15Ce qui fut une faute historique devant l'histoire.
03:17Cette ouverture de nos frontières, c'est d'ailleurs dans ces flux que les terroristes du Bataclan sont arrivés.
03:24Donc c'est une erreur historique.
03:26Ce n'est pas parce que l'Allemagne a fait des erreurs historiques qu'il faut les reproduire chez nous.
03:30Il y a une urgence à couper le robinet migratoire.
03:35L'Allemagne restreint, l'Espagne à l'inverse, va régulariser 500 000 travailleurs.
03:39C'est un autre sujet.
03:41C'est un autre sujet, la régularisation de ceux qui sont là.
03:44J'y suis naturellement totalement opposé parce que c'est un appel d'air.
03:48Mais aujourd'hui, le sujet c'est que nous, on n'a jamais laissé autant rentrer de personnes
03:54et qui ne sont là et qui, vous avez raison de le souligner, s'il y avait une immigration de travail.
04:00Mais ça, vous êtes simple.
04:01On peut ouvrir ce débat.
04:03Moi, je ne suis pas pour l'immigration zéro.
04:06On est un pays qui peut avoir besoin de talents.
04:09Vous n'êtes pas pour l'immigration zéro.
04:11Qui viennent de talents.
04:12On peut avoir besoin de chercheurs.
04:14On peut avoir besoin d'ingénieurs.
04:17Vous metteriez des quotas, c'est l'idée, de Gérald de Darmanin qui parle d'un moratoire.
04:21Tout mettre sur pause et ensuite, éventuellement, un référendum, voire même des quotas.
04:24Je rappellerai à M. Darmanin qui est au pouvoir depuis 9 ans.
04:27Ce n'est pas l'idée de M. Darmanin.
04:29On l'a eu bien avant lui.
04:31J'ai même déposé une proposition de loi constitutionnelle à laquelle M. Darmanin, Mme Borne, M. Macron s'étaient opposés
04:38pour que, justement, dans la Constitution, il y ait la capacité pour le Parlement de choisir.
04:44Parce que si le Parlement disait chaque année, on ne dépasse pas un nombre d'étrangers,
04:48y compris pour les demandeurs d'asile.
04:50Il y aurait la possibilité de réguler l'immigration zéro.
04:55Naturellement, moi, je n'adhère pas à cette idée.
04:58Mais il faut, parce qu'elle est illusoire,
05:02mais on ne peut pas rester dans ces niveaux aussi insupportables.
05:08Je vous pose quand même la question.
05:09Est-ce que, finalement, Gérald de Darmanin, quand il dit qu'il faut tout mettre sur pause,
05:11pendant deux ou trois ans,
05:13le temps, justement, de pouvoir organiser un référendum,
05:16voire la question des quotas,
05:18est-ce que vous dites à Gérald de Darmanin, bah, faisons-le ensemble ?
05:21M. Darmanin, il est dans la communication permanente.
05:26Quand il est au pouvoir, il ne fait pas ce qu'il dit.
05:29C'est d'ailleurs le problème de la classe politique qui nous gouverne.
05:32Ce sont des discours forts.
05:34Entendez, rappelez-vous, tous les discours sur l'immigration,
05:37toutes les lois.
05:38Et pourtant, d'année en année, on franchit des records.
05:41Parce qu'il n'y a pas le courage nécessaire d'adopter les vraies mesures
05:45et de les faire valider.
05:47Et là, c'est la clé de tout, par un référendum.
05:50Parce que les Français, qu'est-ce qu'ils nous disent ?
05:52Tous, y compris à gauche, qu'il y a trop d'immigration,
05:56qu'on ne peut plus l'assimiler,
05:58qu'elle met en cause notre modèle culturel aujourd'hui.
06:01Et ils veulent une restriction.
06:03Et ceux qui nous gouvernent,
06:04parce qu'aujourd'hui, ils sont sous la pression du Parti Socialiste,
06:08ouvrent les vannes.
06:09Et ça, c'est totalement insupportable.
06:10Éric Ciutti, est-ce que Donald Trump est toujours, pour vous,
06:12une source d'inspiration ?
06:13Donald Trump, il a été élu par les Américains.
06:16Il n'a pas été élu par les Français.
06:18Il fait globalement la politique pour laquelle il a été élu.
06:22Moi, je suis en France.
06:25Nous avons un programme pour les Français.
06:28C'est totalement différent.
06:29Il défend les intérêts de son pays.
06:31Avec des méthodes qui sont brutales,
06:33notamment pour les Européens.
06:35Mais ce que ça souligne dans sa brutalité,
06:38c'est la faiblesse, l'impuissance des Européens.
06:41– Brutalité sur la question des relations internationales,
06:43brutalité aussi sur son propre sol,
06:46avec la police aux frontières
06:47et la police d'immigration, la fameuse ICE,
06:50qui a des méthodes pour le moins brutales,
06:52jusqu'à tuer.
06:55Qu'est-ce que ça vous inspire, vous ?
06:56– Je vois l'émotion que ces morts ont suscité.
07:00Et c'est légitime.
07:02J'aimerais qu'on se préoccupe plus des 30 000 morts en Iran.
07:06Je vois la presse parler uniquement de ces deux faits
07:11extrêmement regrettables, bien sûr.
07:13Mais on parle de 30 000 morts en Iran aujourd'hui.
07:15– Mais je ne vois pas le rapport, pardon.
07:16– Oui, oui.
07:17– Non, mais je veux dire,
07:18avec ce que tu peux parler des deux,
07:19il y a une question…
07:20– Vous m'interrogez sur…
07:21– Non, mais je vous interroge sur ce qui se passe aux Etats-Unis.
07:24– D'abord, je dis, il est légitime,
07:27le président des Etats-Unis a été élu pour lutter contre l'immigration,
07:31il met en place une politique de lutte contre l'immigration.
07:34Je ne vais pas le contester,
07:36je crois qu'il est dans le rôle du mandat que lui ont donné les Américains.
07:39Après, les méthodes, ce sont des méthodes qui lui appartiennent,
07:43je déplore naturellement les morts,
07:45je méthode du prisme médiatique
07:48qui regarde plus ces regrettables actes qui ont été commis,
07:53que je déplore et que je condamne,
07:56plutôt que les 30 000 morts en Iran aujourd'hui
08:00qui devraient soulever une émotion internationale.
08:04Voilà, je vous le dis.
08:04– Sur les 30 000 morts et l'émotion internationale,
08:06je suis absolument et totalement d'accord avec vous,
08:09mais je ne vois pas le rapport à ça,
08:11je ne vois pas pourquoi est-ce que vous prendriez l'un pour justifier l'autre ?
08:14C'est-à-dire qu'au fond, la question malgré tout de l'usage de la force
08:17dans une démocratie, c'est une question essentielle.
08:19Est-ce qu'il pourrait y avoir ?
08:21Je vais vous poser la question tout simplement.
08:22Éric Ciotti, si vous étiez au pouvoir,
08:24j'imagine qu'il faudrait appliquer les décisions
08:26que vous voulez mettre en place,
08:28d'expulsion notamment des immigrés clandestins.
08:31On est bien d'accord.
08:33Alors, à qui donneriez-vous mandat pour le faire appliquer ?
08:40Y aurait-il une police spécifique ?
08:43Et s'il arrivait des drames comme celui-là,
08:47quelle serait votre réaction ?
08:47Mais nous avons, madame de Malé, nous avons des lois.
08:50Est-ce que vous diriez ?
08:50C'est désolant.
08:52Nous avons des lois en France, comme il y en a aux Etats-Unis.
08:55Si des actes contraires à la loi, aux lois fédérales américaines,
09:00ont été commis, ils seront sanctionnés.
09:03La justice américaine est très sévère,
09:05notamment contre les policiers.
09:07Mais en France, qui va appliquer notre politique d'éloignement ?
09:11Il n'y a pas eu un mot de désolation sur ces deux personnes qui ont été tuées ?
09:15La police aux frontières.
09:16De la part du pouvoir, de la part du gouvernement.
09:18Vous m'interrogez sur la France.
09:19C'est la police aux frontières.
09:21On a des lois.
09:22Il faudra qu'elles soient beaucoup plus fermes.
09:24Il faudra qu'elles soient moins laxistes.
09:25Il faudra qu'il y ait des moyens matériels considérables.
09:28Vous savez, les policiers qui font les éloignements,
09:30notamment dans les avions,
09:32ont des conditions de travail épouvantables.
09:35Épouvantables.
09:35Parce que les étrangers qu'ils éloignent
09:38connaissent toutes les ficelles pour s'opposer aux éloignements.
09:41Ce sont les policiers.
09:42J'en discutais avec certains qui m'en parlaient récemment.
09:45Donc arrêtons sur un fait, sur des actes,
09:48sur des meurtres.
09:51Je ne sais pas si c'est meurtre.
09:52Vous diriez meurtre ?
09:53Peut-être le mot doit être qualifié par la justice.
09:57Mais ce qui s'est passé, je le condamne, je le déplore.
10:00Mais ne mettons pas en cause, du fait de ces incidents,
10:03un système d'éloignement.
10:05Chaque pays doit avoir la capacité,
10:08et c'est ce que je souhaite pour la France,
10:10de dire qu'il veut ou qu'il ne veut pas sur son territoire.
10:13Et ce qui rentre illégalement en vocation à partir.
10:16Je vous pose également la question, effectivement, de l'Iran,
10:18même si pour moi, l'un n'a rien à voir avec l'autre.
10:21Mais puisque vous l'évoquez, évidemment, j'y reviens.
10:24Est-ce que ce même Donald Trump,
10:26dont, semble-t-il, vous finissez quand même par dire
10:28qu'il y a eu, vous dites même le mot meurtre,
10:31alors il vous échappe un peu, mais enfin tout de même.
10:33Est-ce que pour vous, est-ce que vous espérez que Donald Trump intervienne en Iran ?
10:39Oui, oui, j'espère que le peuple iranien puisse se libérer par tous les moyens.
10:45Aujourd'hui, il subit un martyr,
10:47il subit le poids d'une dictature qui, depuis trop longtemps,
10:53prive les Iraniens,
10:55prive ce peuple extraordinaire de liberté,
10:59et s'en prend notamment aux femmes.
11:03Il faut que ce peuple se libère.
11:05Tous les moyens pour le libérer doivent être utilisés.
11:08Et s'il y a une intervention américaine,
11:11elle sera bienvenue, la bienvenue,
11:13et personnellement, je la souhaite.
11:15Vous aimeriez que la France mette les gardiens de la Révolution,
11:19les Mollahs, les responsables du régime iranien sur la liste des terroristes ?
11:23Absolument, nous l'avons demandé à l'Assemblée nationale.
11:26Il faut le faire, je vois le gouvernement dans une forme d'ambiguïté,
11:29il n'a pas répondu hier à une question sur ce sujet.
11:34Comment vous expliquez cette ambiguïté ?
11:35C'est une faute, parce que c'est la diplomatie française,
11:39c'est la diplomatie macronienne,
11:41c'est celle du en même temps, qui ménage tout le monde,
11:44et finalement, on se discrédite partout.
11:46Vous avez voté contre le gouvernement hier,
11:50et M. Lecornu vous a reproché de jouer double jeu.
11:56C'est-à-dire d'un côté, de dire qu'il y a plein de choses qui ne vont pas,
11:58mais de l'autre en même temps, quand enfin on met un budget pour la France,
12:03de ne pas le voter.
12:04D'abord, la déclaration de M. Lecornu, qui répondait à une question sur un drame terrible
12:09qui a touché notre pays, qui a touché la ville de Nice.
12:12Le viol d'une vieille dame de 90 ans, boulevard de la Madeleine à Nice.
12:18Pas simplement au-delà du viol, il y a eu une agression.
12:22Cette personne est encore hospitalisée.
12:24Je pense à elle.
12:26M. Lecornu n'a pas eu un mot de compassion.
12:28Il a fait de la politique politicienne.
12:30C'est pas vrai. Moi, j'ai écouté l'ensemble de l'intervention.
12:32Il a quand même commencé par parler d'elle et de sa famille.
12:36De la politique politique.
12:36Non, mais vous ne pouvez pas dire qu'il n'y a pas eu un mot.
12:38C'est pas vrai. C'est pas actuellement faux.
12:40Il a fait de la polémique politicienne.
12:43Moi, ce que je lui reproche,
12:44parce que qui a violé cette personne ?
12:47Qui est l'auteur présumé ?
12:48Et c'est là où on est au fond du sujet.
12:51Une personne sous OQTF.
12:53Une fois de plus, une fois de trop.
12:55C'est ça qui est insupportable.
12:57Et M. Lecornu, il nous dit quoi ?
12:59Il nous dit qu'il faut voter mes mesures.
13:01En gros, ça sert à quoi ?
13:02Qu'ils restent en place.
13:03Mais pour faire quoi ?
13:04Depuis l'élection de M. Macron,
13:07il y a 70% d'homicides et de tentatives d'homicides.
13:11En plus, il y a 115% de violences sexuelles.
13:15Puisque vous évoquez la question des OQTF.
13:17En plus, 55% de coups et blessures.
13:18Et on veut, il voudrait qu'on lui donne un chèque en blanc.
13:21Éric Ciotti, vous l'avez peut-être vu.
13:24La seule solution, c'est qu'il s'en aille.
13:26C'est qu'il démissionne.
13:27C'est qu'on vote et connaît la vraie alternance
13:30dans l'alliance qu'on a voulu avec le RN et l'IDR.
13:32Je voudrais vous poser la question de ce qui se passe à Chessy.
13:35C'est en Seine-et-Marne.
13:36Un maire qui avait refusé de célébrer un mariage
13:38parce que le marié était sous OQTF.
13:43Finalement, obligé de le faire, il a remis sa démission.
13:47Tout comme l'ensemble du conseil municipal.
13:49Démission refusée par la préfecture.
13:51Et le maire a finalement, jusqu'à jeudi, pour publier les bancs.
13:54Sans quoi, le juge de l'exécution du tribunal de mots
13:57a décidé qu'il serait pénalisé de 500 euros par jour
14:01si les bancs ne sont pas publiés d'ici jeudi.
14:04La somme passera même à 3000 euros par jour
14:07si le mariage n'est pas célébré à la date annoncée.
14:10Qu'est-ce qu'il doit faire ?
14:11Payer ou marier ?
14:13Quand on entend ça, c'est une sidération qui me frappe.
14:19Je me dis, est-ce que notre France a encore un avenir ?
14:22Quand on voit de telles décisions
14:24qui sont contraires à tous les intérêts supérieurs de notre pays.
14:28sanctionner un maire courageux.
14:31Faire payer le contribuable local
14:33alors qu'on va faciliter, quelque part,
14:37la violation de la loi par un étranger en situation irrégulière.
14:41Alors, ils disent qu'il n'y a pas de violation
14:43parce qu'il n'est pas prouvé qu'il s'agirait d'un mariage blanc.
14:46Le zèle qui est fait derrière tout ça.
14:48Le zèle de qui ?
14:49Le zèle de la préfecture, de la mairie, du tribunal de mots ?
14:52Le zèle de l'État.
14:53Moi, je soutiens ce maire.
14:55Il est extraordinairement courageux.
14:57Et il faut que tout le monde le soutienne.
14:59J'ai voulu faire changer la loi.
15:01Vous vous rappelez ?
15:01Oui.
15:02Mon groupe a déposé une proposition de loi
15:04qui a été examinée, c'était en juin dernier,
15:08en juin 2025.
15:10Ce texte n'a pas été adopté
15:12du fait de la volonté de M. Wauquiez.
15:15Parce que ses députés n'étaient pas là.
15:17Et on a eu une obstruction toute la journée
15:20de LFI, de toute la gauche.
15:22Donc, il faut une loi.
15:24Elle était attendue.
15:27Moi, je l'ai proposé.
15:29En attendant, c'est jeudi.
15:30Si jeudi, les bancs ne sont pas publiés,
15:31ils payent 500 euros par jour.
15:32Et si ensuite, le mariage n'est pas célébré,
15:34ils payent 3000 euros par jour.
15:35Il faudra que l'État, s'il est cohérent,
15:38rembourse à la mairie cette somme.
15:40Donc, tant pis.
15:41Il ne marie pas, il paye.
15:42Il doit garder le cap.
15:43Les Français sont derrière lui.
15:45On ne peut plus accepter de se laisser marcher dessus.
15:49Il faut que la France réagisse.
15:51Il faut qu'elle se lève.
15:52Mais il faut qu'elle se lève avec des hommes
15:54qui la dirigent de façon courageuse
15:56et pas avec des lâches aujourd'hui
15:58qui ne prennent aucune décision
16:00pour garder leur place
16:01parce qu'ils la tiennent du Parti Socialiste
16:04et de l'extrême-gauche.
16:05C'est ça, la réalité.
16:06Éric Ciotti, Michel Houellebecq a répondu en exclusivité ce matin à BFM TV.
16:10Première interview depuis trois ans à un média français.
16:13Il parle ouvertement d'un risque de guerre civile en France.
16:15Je voudrais que vous l'écoutiez.
16:16J'envisage différentes possibilités.
16:20Même la guerre civile dans une chanson ?
16:22Oui, dans une guerre civile.
16:23Oui, c'est une possibilité aussi.
16:25Je n'ai pas l'impression d'être le premier.
16:27Envisager éventuellement des futurs tragiques.
16:32Il dit qu'il lui pèse d'ailleurs d'avoir parfois une parole prophétique.
16:37Qu'est-ce que vous répondez à Michel Houellebecq ?
16:39Est-ce qu'il y a un risque de guerre civile en France ?
16:41Michel Houellebecq, par le passé,
16:43a démontré combien il avait une capacité de visionnaire,
16:47je dirais malheureusement,
16:49de la dégradation de la situation dans notre pays.
16:51J'échange souvent avec Michel Houellebecq.
16:54C'est sans doute le plus grand intellectuel,
16:56le plus grand écrivain de ce siècle.
17:00Et il faut l'écouter.
17:01Il faut l'entendre.
17:02Parce qu'il connaît mieux que quiconque
17:04les ressorts de cette France profonde
17:06qui est méprisée aujourd'hui,
17:09qui est ignorée par un pouvoir
17:11qui est coupé de toutes les réalités
17:13depuis trop longtemps.
17:15Donc la voix de Michel Houellebecq doit être entendue.
17:16Si le RN et vous-même arriviez au pouvoir,
17:18est-ce que vous imaginez qu'il y aurait des réactions possibles en France ?
17:22Et peut-être même que ça soit la cause d'une guerre civile ?
17:25Absolument pas.
17:26L'ordre sera rétabli lorsque nous arriverons.
17:29Parce qu'aujourd'hui, c'est le désordre.
17:31C'est le désordre dans la rue.
17:32C'est le désordre dans les comptes.
17:34On le voit, tout s'effondre aujourd'hui.
17:37La dette, les déficits, les records d'immigration.
17:40Le sujet de cette interview le démontre.
17:43Tout s'effondre.
17:44Et à un moment, ceux qui sont les responsables
17:47de cet effondrement doivent être balayés.
17:50C'est ce que veulent les Français.
17:52C'est pour ça qu'il faut leur redonner la parole.
17:54Merci Éric Ciotti.
17:55Il y a une question.
17:56Vous étiez hier soir sur CNews.
17:58Est-ce que vous iriez le matin dans l'émission de Jean-Marc Morandini ?
18:01Je n'y suis jamais allé.
18:02Donc, je n'irai pas non plus dans la terre.
18:04Mais pour vous, ça n'a rien à voir avec sa condamnation ?
18:07Je n'irai pas.
18:08Et la condamnation renforce le fait que je n'irai pas.
18:11Vous trouvez qu'il est normal qu'il reste à l'antenne
18:13après une condamnation pareille ?
18:14Je n'ai pas à juger dans l'organisation d'une chaîne.
18:17Mais personnellement, je n'irai pas.
18:19Et vous ne souhaitez pas qu'aucun de ceux qui travaillent avec vous y aille ?
18:22Personne n'ira.
18:23Personne n'ira.
18:24Éric Ciotti, président du parti UDR.
18:26Merci d'avoir répondu à mes questions ce matin.
18:28Il est 8h47 sur RMC BFF.
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