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  • il y a 2 mois
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On va tout de suite aller retrouver Samy Sfaxi, Samy qui est dans les Yvelines du côté de Molette.
00:08Racontez-nous, Samy, ce qui se passe autour de vous. Ils ont prévu, là encore, de tenir toute la nuit. C'est bien ça, Samy ?
00:16Bonsoir, Julie. Alors, non, pas toute la nuit, parce qu'ils sont là quand même depuis tôt ce matin.
00:20Et en fait, ils ont allumé, et bien derrière moi, vous savez, ce feu de la colère.
00:23Alors là, on est un peu sur cette fin de soirée, donc on est sur la fin d'un bras zéro.
00:28Mais tout à l'heure, vraiment, les flammes atteignaient plusieurs mètres de haut.
00:33Et en fait, l'idée, c'était de rendre visible cette colère à des kilomètres à la ronde.
00:37Et on l'a vu, justement, les automobilistes qui passaient et qui klaxonnaient, qui apportaient leur soutien.
00:42On a vu également les pompiers allumer leur gyrofard et à coups de klaxon, apporter ce soutien aux agriculteurs.
00:48Et il y a même des habitants des communes aux alentours qui sont venus, comme Marie-Christine.
00:53Bonsoir, Marie-Christine. Merci de nous accorder quelques minutes.
00:56Alors vous, vous habitez pas loin et c'était indispensable de venir soutenir nos agriculteurs.
01:02Absolument. Ça fait quelques jours que je vois les manifestations qui se déroulent à 500 ou 600 kilomètres de chez moi.
01:12Et je ne pouvais pas venir les soutenir.
01:15Et ce soir, je vois la télé, je vois Molette.
01:18C'est à 15 kilomètres de chez moi. J'ai même pas réfléchi.
01:21J'ai éteint la télé, j'ai pris les clés de la voiture et je suis arrivée.
01:24Et alors, vous faites quoi dans la vie, Marie-Christine, du coup ?
01:26Je suis retraitée.
01:27Vous avez fait quoi ? Parce que c'est important.
01:29On a vu ce matin des gens qui venaient et qui apportaient des croissants.
01:33Chacun apporte quelque part sa pierre à l'édifice ici, on a l'impression.
01:37J'aurais bien aimé amener quelque chose.
01:40Mais là, j'avais les mains vides.
01:42Mais ce que j'ai fait dans ma vie, oh là là, j'ai eu plusieurs vies.
01:44Alors, ça serait très long. J'ai été hôtesse de l'air, j'ai été chef d'entreprise.
01:49Mais il faut les soutenir.
01:50Et maintenant, je suis retraitée.
01:51Et dans tous les cas, il faut les soutenir.
01:54Parce que nous sommes tous des enfants, des paysans, des agriculteurs.
02:00On est tous petits-fils, arrière-petits-fils, enfin fils-filles, enfants de...
02:06La France est paysanne.
02:08La France existe par son agriculture, par ses paysans.
02:13Donc, si on perd nos paysans, on perd la France.
02:16Et vous m'expliquez, Marie-Christine, également, que vous étiez très en colère
02:19contre la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard.
02:22Ah oui, ah oui.
02:24Parce qu'elle se contente de commenter en bégayant ses mots, en les répétant, etc.
02:33C'est pas ce qu'on lui demande.
02:35On lui demande d'agir.
02:35Il faut maintenant avoir le courage et la volonté de faire bouger les choses.
02:43Et pas seulement en France, mais en Europe.
02:47Or, la seule que j'ai entendue parler au Conseil européen,
02:52c'était Sarah Knafo qui a fait une déclaration qui était ferme et précise.
02:58Rendez-vous donc à Bruxelles, justement, jeudi, pour ce fameux Mercosur.
03:01Merci infiniment, Marie-Christine.
03:02Voilà, Marie-Christine était là ce soir.
03:04Il y avait d'autres personnes.
03:05On va retrouver également, merci Marie-Christine, pardon.
03:08On va retrouver Loïc Rivière.
03:09Bonsoir, Loïc.
03:10Alors, évidemment, tout le monde fait ses interviews.
03:13Loïc Rivière, président des jeunes agriculteurs de Oudan, Loïc Rivière.
03:18Les annonces de la ministre de l'Agriculture, ce sont des promesses,
03:22mais ça ne suffira pas à éteindre cette colère.
03:25Non, encore une fois, c'est des promesses.
03:27C'est sur un sujet très précis qu'est la DNC.
03:29Donc, c'est un sujet très grave qu'il faut résoudre.
03:32Mais après, on a d'autres sujets.
03:33On a le Mercosur, les taxes avec la MACF, la réduction de la PAC.
03:37On voit qu'il y a de nombreux sujets qui englobent la colère agricole en ce moment en France.
03:42Et ce n'est pas des annonces.
03:43Et c'est un premier pas quand même.
03:44Est-ce qu'on est sur le bon chemin ?
03:46On est peut-être sur le début du bon chemin.
03:48On a peut-être pris la bonne direction.
03:50Mais maintenant, on attend de voir dans les prochains jours ce qui va se passer.
03:52Bon, ce soir, on va éteindre ce feu et on reviendra demain, c'est ça ?
03:54On va l'éteindre et on va le laisser prêt à repartir pour les prochains jours.
03:58Bon, on se retrouve à Bruxelles.
03:59Je crois que vous y serez du coup jeudi.
04:00Jeudi à Bruxelles pour aller manifester là-bas notre mécontentement contre Mercosur.
04:05Eh bien, j'y serai également.
04:06On se donne rendez-vous jeudi à Bruxelles, Loïc.
04:08Merci à vous.
04:09En tout cas, voilà, cette mobilisation, elle se poursuit.
04:12Il y avait vraiment beaucoup de monde tout à l'heure, tout au long de la journée.
04:14Et chacun, comme je le disais, apportait un peu de soutien.
04:16Voilà, certains apportaient les saucisses, d'autres ramenaient du combustible pour ce feu.
04:21Et en tout cas, voilà, ils sont déterminés à poursuivre ce mouvement.
04:24Merci beaucoup, Samy.
04:25Avec Caroline Bertolino derrière la caméra.
04:27J'accueille sur le plateau Patrick Bénézit, vice-président de la FNSEA.
04:31Bienvenue à vous sur ce plateau.
04:32Vous êtes éleveur de bovins dans le Cantal.
04:35Et on est également avec Nicolas Chaban, fondateur de C'est Qu'il Patron, association de consommateurs.
04:40Bon, j'ai commencé par vous, Patrick Bénézit.
04:42Vous avez entendu les mots de Christine au micro de Samy Sfaxi,
04:45qui a dit tout un tas de choses, mais elle dit notamment qu'elle n'a pas hésité une seule seconde,
04:50que la France est paysanne.
04:51Et quand elle a vu qu'il y avait ce rassemblement à côté de chez elle,
04:54elle a pris sa voiture, elle y est allée.
04:56Ça, c'est quelque chose que vous remarquez, le soutien de la population française ?
05:00Oui, depuis 2024 d'ailleurs, quand il y avait eu les premiers blocages,
05:04nous avions eu ce soutien de la population française.
05:07Très franchement, on sent que la population française est derrière ces agriculteurs.
05:12Et on voit aussi dans l'expression des parlementaires, notamment français,
05:16vis-à-vis notamment du Mercosur, puisqu'à chaque fois qu'il y a une résolution,
05:20eh bien, il ne manque aucune voix, que ce soit au Sénat, que ce soit au Parlement,
05:25de gauche à droite, c'est l'unité totale.
05:27Ça fait du bien de voir ça de temps en temps dans ce pays.
05:29Nicolas Chabanne, même chose du côté des consommateurs,
05:31les consommateurs qui sont les Français, donc ça se rejoint,
05:35mais il y a un soutien, il y a un attachement à nos agriculteurs.
05:38Il est très profond, il suffit de se poser la question à soi.
05:41Quand on est face à des producteurs, des gens qui bossent énormément dans le lait,
05:47c'est 7 jours sur 7.
05:48Il faut se rendre compte de ce que c'est que la vie d'un producteur du lundi au dimanche,
05:512 traites par jour.
05:53On ne peut pas imaginer que ce soit la famille des gens qui nourrit les autres
05:58qui se retrouvent dans ces difficultés, sans savoir de quoi va être fait l'avenir,
06:02avec des mercosures, de la concurrence déloyale.
06:04Donc oui, vous avez raison.
06:06Il y a une donnée qui va grandir au fil des jours.
06:08On me le dit quand je viens dans ces moments-là,
06:11dit bien à quel point on est derrière les producteurs.
06:14Tous les sondages le montrent.
06:15Ce qu'on t'y bloque les routes, il y a 90% des Français qui sont encore d'accord.
06:2078% un sondage YouGov récent.
06:22Si on est sûr que les centimes arrivent aux producteurs,
06:25on est prêt à rajouter quelques centimes.
06:27Donc cette prise de conscience-là,
06:29elle va finalement créer un allié
06:31que sans doute le ministère a un peu sous-estimé.
06:34Les consommateurs sont aussi des citoyens.
06:36Donc il va y avoir quelque chose qui va se passer dans les prochains jours.
06:39Alors elle était un petit peu sévère, Christine.
06:41Elle dit, Annie Gennevard, elle n'a fait que s'agiter.
06:43En gros, la ministre de l'Agriculture, elle n'a rien proposé du tout.
06:45Elle a proposé d'élargir la vaccination à 750 000 bovins supplémentaires
06:51et elle annonce aujourd'hui la création d'un dialogue
06:54entre les scientifiques et les éleveurs
06:58puisqu'on voit qu'il y a une défiance qui s'est installée.
07:01Les vétérinaires qui, eux, défendent un abattage total.
07:04Seule solution, selon eux, pour la maladie.
07:06Sébastien Lecornu, et ça c'est la nouveauté aujourd'hui,
07:08a décidé aussi de reprendre le dossier en main aujourd'hui
07:11et il annonce, Bruno, une vaccination importante.
07:15C'est une urgence, dit-il.
07:17Oui, il y a une offensive de l'exécutif.
07:20De toute façon, déjà depuis la fin de semaine,
07:21ils ont bien compris que ça allait crescendo.
07:24Donc Sébastien Lecornu, il connaît quand même assez bien ce genre de situation.
07:29Il a bien vu que ça faisait partie des dossiers difficiles
07:32qui allaient suivre d'ailleurs le vote ou non du budget
07:36au week-end prochain ou au début de semaine prochaine.
07:40Mais parce que jusque-là, il était resté plutôt en retrait.
07:42Et là, il a senti qu'Annie Gennevar, ça ne prenait pas trop chez les agriculteurs.
07:46Donc il est rentré dans les discussions.
07:47Oui, il a laissé sa ministre.
07:49Ils ont aussi pris le temps de voir exactement
07:51comment les choses pouvaient évoluer au-delà de la région Occitanie.
07:55Parce qu'on voit bien que le point de blocage, au départ,
07:59il est vraiment sur l'Occitanie.
08:00Puisqu'ils sont allés sur place.
08:02Ils se sont rendus compte aussi que lorsqu'ils évoquaient
08:04les précédents du Doubs et de Savoie ou de Savoie,
08:09ça déclenchait de la colère chez Occitanie.
08:11Il faut voir qu'il y a des choses aussi assez irrationnelles
08:13dans cette crise protéiforme.
08:17Et puis surtout, le Premier ministre,
08:18il anticipe ce qui peut se passer sur le Mercosur.
08:20C'est-à-dire que lui, il sait bien que le,
08:22j'allais dire entre guillemets,
08:23le dossier qui fera déraper tout ça,
08:27c'est le dossier du Mercosur.
08:29Alors, si les choses avancent dans un mauvais sens...
08:31Se traiter avec quatre pays sud-américains,
08:33ça, on en reparlera dans un second temps.
08:34Mais c'est ce dossier-là qui fait que
08:36Sébastien Lecornu, il anticipe, j'allais dire,
08:39non pas la vraie crise, parce qu'il y a déjà une crise,
08:41mais une crise de plus grande ampleur
08:43que serait celle du Mercosur
08:44et qu'il a fraitage d'huile sur tout le territoire.
08:47Alors, Patrick Bénézide,
08:48vous êtes membre de la FNSEA.
08:50Vous n'avez pas tous, il faut le rappeler,
08:52pas tous le même avis sur cette crise.
08:55Vous, à la FNSEA,
08:56vous préconisez de suivre le consensus scientifique
08:58et donc vous êtes plutôt de l'avis,
09:00et dites-moi si je me trompe,
09:02du gouvernement et des scientifiques.
09:04Donc, c'est de dire abattage systématique
09:06lorsqu'un cas est détecté,
09:08vaccination dans un périmètre de 50 km autour du cas
09:13et puis impossibilité de se déplacer.
09:16Qu'est-ce que vous pensez, vous,
09:18de cet infléchissement du gouvernement
09:20qui dit maintenant,
09:21on va, non pas généraliser totalement la vaccination,
09:24mais on l'élargit à 750 000 bovins supplémentaires
09:28est-ce que ça va dans le bon sens, selon vous ?
09:31Déjà, il faut que le gouvernement
09:32mette à disposition des éleveurs
09:34de ce large territoire
09:36puisque ce qui a été fait,
09:38c'est prendre des grands départements,
09:40quand même,
09:41de l'Atlantique jusqu'à la Méditerranée
09:43et de décider de faire des vaccins
09:47sur cette zone-là.
09:49Donc, déjà, la première chose,
09:50c'est que le gouvernement
09:51doit mettre à disposition rapidement,
09:53et pas que dans la Riège,
09:54sur l'ensemble de ces territoires,
09:56les vaccins.
09:57Vous avez vu qu'ils vont même dépêcher
09:58des vétérinaires militaires
09:59pour pouvoir vacciner les bovins ?
10:01Il y a quand même un point
10:02qui n'est pas clair ce soir,
10:04parce qu'on a besoin
10:05d'avoir des vaccins
10:06pour l'ensemble de cette zone,
10:08et ça, je n'ai pas encore perçu
10:10si c'était le cas ou pas,
10:12en tout cas dans l'immédiat,
10:14et ce que veulent les éleveurs,
10:15en plus,
10:16c'est d'avoir des vaccins
10:16au cas où il y ait,
10:19où la maladie évolue.
10:21C'est-à-dire que l'intérêt
10:22de vacciner cette zone,
10:23c'est de protéger les éleveurs
10:25de cette zone,
10:26les éleveurs,
10:27leurs voisins,
10:28les vaches,
10:29et de faire en sorte
10:30qu'il y ait le moins possible
10:31de cas pour ne pas abattre
10:35toutes ces bêtes,
10:37et ensuite, également,
10:39de protéger le reste du territoire.
10:41Et donc, nous,
10:42on ne sait pas aujourd'hui,
10:44et on a besoin d'être rassurés
10:45sur le fait qu'il y a suffisamment
10:46de commandes de vaccins,
10:47à notre avis,
10:48il en faut plusieurs millions,
10:49pour prévoir, anticiper,
10:51si jamais les choses
10:52venaient à évoluer.
10:53Et ça, on n'a pas
10:54la réponse ce soir.
10:55On a besoin de doses,
10:56dit-il,
10:56on a besoin de lever
10:56un certain nombre
10:57de freins logistiques,
10:58il y a urgence,
10:59on va les retrouver.
11:00Célia Vallée,
11:00vous êtes sur la 64 à Carbone,
11:03point de blocage
11:05depuis plusieurs jours.
11:06Comment réagissent-ils
11:07les agriculteurs autour de vous
11:09à ces annonces
11:10de Matignon ce soir ?
11:12Ils ne sont pas vraiment
11:15satisfaits,
11:15les agriculteurs,
11:16ici,
11:16et justement,
11:17avec Margot Sèv,
11:18on a rencontré
11:18deux jeunes apprentis.
11:19Laura,
11:20vous êtes apprentie
11:21dans un élevage
11:22de vaches laitières.
11:23Comment vous réagissez
11:24aux annonces
11:25de la ministre,
11:27particulièrement
11:27sur l'abattage complet
11:28ce soir ?
11:29Alors, la ministre,
11:30c'est un véritable génocide
11:31qu'elle est en train de faire.
11:33Abattre toutes les populations
11:35de vaches agricoles
11:36en France,
11:37c'est du grand n'importe quoi.
11:39A l'époque,
11:39en 1985,
11:40on les mettait juste
11:40en quarantaine,
11:41et là,
11:41pourquoi on vient de tout
11:42nous les abattre ?
11:43C'est des vies entières
11:44d'agriculteurs,
11:45sur des générations
11:45et générations,
11:46qu'on est en train
11:47de détruire.
11:48Et ça,
11:49juste pour son propre plaisir.
11:51Vous êtes étudiante encore,
11:53vous êtes apprentie.
11:54Qu'est-ce qu'on vous dit
11:55à l'école aujourd'hui,
11:57là-dessus ?
11:58Alors,
11:58ils nous incitent
11:58à venir manifester,
12:00à se battre
12:00pour notre métier,
12:02qui on nourrit
12:02toute la terre entière,
12:04et eux,
12:04ils viennent tout nous abattre.
12:06Clélia,
12:06vous avez changé
12:07d'orientation,
12:07vous vouliez faire
12:09agricultrice,
12:10vous aviez changé
12:11d'orientation,
12:12pourquoi ?
12:12Expliquez-nous.
12:13Parce qu'au moment,
12:13je faisais mes études
12:14pour être agricultrice.
12:16C'est là où tout a commencé.
12:17Les suicides,
12:18si on comptait
12:19tous les suicides par jour,
12:20je pense qu'il faudrait
12:21peut-être se renseigner
12:22sur les suicides
12:23qu'il y a eu,
12:23les manifestations,
12:25deux ans qu'on demande
12:26des vaccins,
12:27plein de choses,
12:28finalement,
12:29qui n'ont jamais été abouties
12:30ou même acceptées.
12:33Donc,
12:33si c'est pour avoir
12:34un métier dans dix ans
12:35qui s'efface
12:36complètement de la France
12:37pour favoriser
12:39la mondialisation,
12:41je pense que,
12:41ben non,
12:42et je pense que
12:42la moitié des agriculteurs
12:43ne s'en sortent pas.
12:44Vous avez changé
12:45d'orientation professionnelle
12:46à cause de ça ?
12:47Oui,
12:47totalement.
12:48Je ne souhaite pas,
12:51en fait,
12:51dans dix ans,
12:52me retrouver sans métier,
12:53qu'on m'abatte
12:54toutes mes vaches,
12:55exactement,
12:55en fait,
12:55comme a dit ma collègue,
12:57qu'on abatte toutes mes vaches,
12:59qu'on enlève mon métier,
13:00que ma passion,
13:01tout.
13:02Non,
13:03c'est pas possible.
13:04Merci beaucoup
13:05pour votre témoignage.
13:06Et ces jeunes filles,
13:06demain,
13:07aux côtés de leurs camarades
13:08d'école,
13:09elles vont manifester
13:09et elles vont bloquer
13:10le centre de formation
13:11près d'ici.
13:13Merci beaucoup,
13:14Célia,
13:15avec Margot Sèvres.
13:16Petite correction quand même,
13:17on ne peut pas parler
13:17de génocide,
13:18on parle de l'abattage
13:19d'un troupeau,
13:20mais ce qu'elle dit
13:21est quand même intéressant
13:22et très rare
13:22sur la situation
13:23des agriculteurs
13:24lorsqu'on abat
13:25un troupeau entier,
13:26c'est tout le travail
13:27d'une vie
13:27qui s'arrête.
13:29Arrêtons-nous quand même
13:29sur les indemnités
13:30en cas d'abattage
13:31et corrigez-moi
13:32si je me trompe,
13:33c'est 1500
13:33à 2500 euros
13:35par vache abattue,
13:37c'est ça ?
13:38Non,
13:38ce n'est pas ça,
13:39c'est la valeur des bêtes
13:41est estimée
13:41comme pas mal
13:43de maladies d'ailleurs
13:44parce qu'il n'y a pas
13:44que cette maladie
13:45qui aboutit malheureusement
13:47à des abattages
13:48et c'est très dur,
13:50c'est comme vous l'avez dit,
13:51des vies qui basculent,
13:53je suis éleveur,
13:55je me retrouverai
13:56dans cette situation,
13:57je serai vraiment
13:57en difficulté,
13:58mais malgré tout
14:01on peut être confronté
14:03à ça,
14:04vous prenez la tuberculose,
14:05on a abattu 5000 bêtes
14:06depuis le début de l'année,
14:08c'est des trucs très durs,
14:10très très durs
14:10et d'ailleurs...
14:11Et pardon,
14:11je m'arrête
14:11sur l'indemnité,
14:12donc c'est combien ?
14:13L'indemnité par contre
14:14c'est une estimation
14:16et là les valeurs
14:17qui circulent
14:18sont des montants
14:20forfaitaires
14:21d'avance d'aide
14:23et c'est là aussi
14:24on n'a pas eu
14:25la réponse ce soir
14:26de madame la ministre,
14:27c'est-à-dire
14:28que les agriculteurs
14:29notamment en Savoie
14:30qui ont été touchés,
14:31les éleveurs
14:31qui ont été touchés
14:32ont reçu ces avances
14:33qui sont selon les catégories
14:361500, 2000, etc.
14:38Mais la valeur de l'animal
14:39a été estimée
14:41si vous voulez
14:42et c'est des valeurs
14:43plus élevées,
14:44souvent 3000,
14:453500 euros,
14:46ça dépend de l'animal,
14:47ça dépend de sa génétique,
14:48les expertises sont faites
14:50par des gens,
14:51des experts de la race,
14:52c'est des expertises en fait
14:54et les soldes
14:56qui doivent être
14:57qui doivent arriver
14:58auprès des éleveurs
14:59traînent
14:59et on a quand même
15:00des gens en Savoie
15:01notamment qui sont
15:02en train de repeupler
15:03qui n'ont pas touché
15:04le solde
15:05et ça fait quand même
15:05des montants assez énormes
15:07et là il n'y a pas eu
15:07de réponse.
15:08Nicolas Chaban,
15:08vous dénonciez hier
15:09un manque d'écoute,
15:11je vous entendais,
15:12de la part du gouvernement,
15:13là les choses évoluent
15:14quand même.
15:14ça évolue d'un demi-pourcent,
15:18ça évolue un peu on va dire
15:19mais on le voit
15:20avec les plus jeunes,
15:21je parle sous le contrôle
15:22des producteurs,
15:23vous imaginez que
15:23des plus jeunes aujourd'hui
15:24qui se dessinent
15:25à être producteurs
15:26ont une sensation
15:27angoissante,
15:28la jeune fille le disait
15:29en disant mon dieu
15:30mais on n'a pas envie
15:31nous de demain
15:32créer des troupeaux
15:33et les voir
15:34en totalité abattus,
15:36c'est-à-dire que
15:36la confiance
15:37dans ce ministère
15:39quand on est éleveur
15:40avec ce niveau d'écoute
15:42évidemment on ne va pas
15:43refaire de discours caricaturaux
15:44mais la bureaucratie
15:45cette espèce
15:46moi je les connais bien
15:47les conseillers
15:47ils sont plutôt
15:48sympas dans la vie
15:49mais il y a une espèce
15:50de distance
15:51il y a une espèce
15:52de dimension un peu hors sol
15:53aujourd'hui
15:54les éleveurs
15:55vous faites partie
15:56du premier syndicat
15:57n'ont pas du tout
15:58l'impression
15:58qu'ils vont être entendus
15:59qu'ils vont pouvoir discuter
16:01qu'ils vont pouvoir
16:01amener leurs éléments
16:02et donc
16:03ils seront reçus
16:04vendredi à Matignon
16:05mais comme ils l'ont été
16:06depuis des années
16:07c'est-à-dire
16:07qu'on reproduit
16:09si vous regardez
16:10les séquences
16:11on a toujours
16:12une part de promesse
16:13un espoir
16:13une part de promesse
16:14un espoir
16:14là on arrive à un moment
16:16où plus personne
16:17côté producteur
16:18ne croit dans ses promesses
16:19et finalement
16:20le Mercosur
16:22ce qui se passe actuellement
16:24avec la DNC
16:25les taxes
16:26compliquées
16:27la dermatose modulaire
16:29contagieuse
16:29et
16:30vous vous rendez compte
16:31qu'on a cité trois choses
16:32on peut en citer quatre ou cinq
16:33et on n'a pas encore parlé
16:34de la rémunération
16:36des producteurs
16:36qui est insuffisante
16:38quand vous êtes un producteur
16:39vous bossez 7 jours sur 7
16:40vous ne vous en sortez pas
16:41et vous avez cette somme
16:42de problèmes
16:43plus d'énormes
16:44et pas d'écoute
16:45de votre ministère
16:46qui d'ailleurs
16:46perd 800 millions
16:48dans le projet de loi
16:49de budget
16:50pour la première fois
16:51il passe sous les 4 milliards
16:52le budget du ministère
16:53ils perdent tous ces ministères
16:55voilà
16:56on était à 7 milliards 6
16:58il y a juste deux ans
17:00on va être à moins de 4 milliards
17:01pour financer
17:03l'agriculture
17:05et les producteurs
17:05qui nourrissent
17:06la totalité
17:07de la population
17:07avec des aides de la PAC
17:09qui risquent également
17:10de baisser
17:10de l'ordre de 20%
17:11je pense que dans ce dossier
17:13la difficulté
17:13qui se pose
17:15c'est que
17:15bon
17:16c'est vrai que la ministre
17:16a mis du temps
17:17à prendre la mesure
17:18sans doute
17:18de la crise
17:19deuxièmement
17:21c'est vrai que les syndicats
17:22se sont divisés
17:23et il faut reconnaître
17:24que la FNSEA
17:25qui a pris position
17:26pour
17:27l'abattage
17:29s'est retrouvé
17:30un peu seul
17:31à défendre
17:32un peu cette situation
17:32ce qui fait
17:33qu'il y a eu
17:33de la tension
17:33entre les syndicats
17:35alors ça s'est plutôt
17:35pas trop mal passé
17:36sur les régions
17:39alpines
17:40et dans le doux
17:42ça s'est même
17:43très bien passé
17:43et ça s'est très mal passé
17:45en Occitanie
17:45et résultat des courses
17:46aujourd'hui
17:47maintenant le gouvernement
17:48essaie de réclamer un peu
17:49et il y a le Mercosur
17:50qui se greffe là-dessus
17:51c'est bien compliqué
17:52je ne suis pas tellement d'accord
17:53pour dire que le gouvernement
17:54à chaque fois
17:58qu'il y a une crise agricole
17:59ça se passe toujours
18:00dans la violence
18:01le début
18:02ça se passe toujours
18:04comme ça
18:04toujours
18:05on peut pas
18:06si c'est pas violent
18:07mais même
18:07on nous parle de Chirac
18:08c'était pareil
18:09attends moi j'ai des souvenirs
18:10qui sont très précis
18:11la crise du lait
18:12la crise du lait
18:12il y a quelques années
18:13elle était extrêmement violente
18:14le problème c'est que
18:15effectivement
18:15il y a une bureaucratie
18:16qui est terrible
18:17il y a 35 000 fonctionnaires
18:19au ministère de l'agriculture
18:20alors qu'aujourd'hui
18:21vous n'avez plus que 400 000 exploitations
18:23en France
18:23alors qu'il y a 20 ans
18:25ou pas 20 ans
18:26mais il y a 60 ans
18:27il y en avait 4 millions
18:28je ne sais pas si vous vous rendez compte
18:29l'Europe a été généreuse
18:31pour l'agriculture au début
18:32très généreuse
18:33Edgar Pisani
18:34c'était un roi
18:35je me souviens de ce personnage
18:37qui était ministre de l'agriculture
18:39du général de Gaulle
18:40à l'époque
18:4070% du budget
18:42de l'Union Européenne
18:44allait à l'agriculture
18:45simplement
18:46maintenant il y a eu
18:47un changement complet
18:48parce qu'il y a eu
18:49la mondialisation
18:50et la mondialisation
18:51a changé la donne
18:52et puis là
18:53on ne va pas se mentir
18:53sur le sujet
18:54c'est que le gouvernement
18:55il est coincé
18:56il est coincé
18:57parce que scientifiquement
18:59je ne connais rien
19:00mais je pense que l'abattage
19:01me semble quand même
19:03la solution
19:04David Péridrat
19:04dit que c'est la seule solution
19:05pour l'instant
19:05et deuxièmement
19:07le Mercosur
19:08on va voir comment ça évolue
19:09mais je ne pense pas
19:10que la France
19:10soit en très bonne posture
19:12les différents pays
19:13de l'Union Européenne
19:14doivent trancher
19:14ce jeudi
19:15il y a déjà de grosses manifestations
19:16prévues
19:1610 000 personnes attendues
19:17à Bruxelles
19:18Nicolas Chaban
19:19je vais vous libérer
19:19merci beaucoup d'être venu
19:20sur ce plateau
19:21je vais vous garder
19:21en revanche
19:22Patrick Bénézide
19:24vice-président de la FNSEA
19:25Alexis Corbière
19:26va nous rejoindre
19:27et on se quitte sur ces images
19:28on marque une très courte pause
19:29vous ne bougez pas
19:29les images de Poitiers
19:31et des Yvelines
19:34où la mobilisation
19:35se poursuit
19:36pour le septième jour
19:37consécutif
19:38on en parle dans un instant
19:39à 22h50
19:40Jean-François Copé
19:41lui nous rejoindra
19:41à tout de suite
19:42Sébastien Lecornu
19:43reprend le dossier agricole
19:44en main
19:45et tente de rassurer
19:45les éleveurs
19:46très mobilisés
19:47dans le sud-ouest
19:47depuis sept jours
19:48il promet d'accélérer
19:49la vaccination
19:50contre la dermatose nodulaire
19:52contagieuse
19:53une urgence absolue
19:55dit-il
19:55est-ce que c'est de nature
19:56à calmer la colère
19:57et l'inquiétude
19:58des agriculteurs
19:59plusieurs axes routiers
20:00et ferroviaires
20:01vous le voyez
20:01sont toujours bloqués
20:03en Occitanie
20:04dans un instant
20:04Alexis Corbière
20:06on vous entendra
20:06sur ce sujet
20:07député écologiste
20:08et social
20:09de la Seine-Saint-Denis
20:09merci beaucoup
20:10de nous avoir rejoints
20:10on est toujours avec
20:11Patrick Bénézit
20:12de la FNSEA
20:13et l'ensemble
20:14de l'équipe
20:15mais juste avant
20:15vous le voyez à l'image
20:17Igor Saïry
20:18bonsoir Igor
20:18je ne sais pas si vous nous entendez
20:20vous êtes au niveau
20:21de Poitiers
20:22et là encore
20:24on est mobilisés
20:25ce soir
20:25oui absolument Julie
20:29je vais vous présenter
20:31le menu
20:32de ce soir
20:32je suis avec la CR86
20:34de la Vienne
20:35nous sommes à un axe
20:37échangeur
20:38qui bloque complètement
20:39la 10
20:39et la National 10
20:40il y a
20:41150
20:41200 agriculteurs
20:43et plusieurs dizaines
20:43de tracteurs
20:44et là je suis entre
20:45Pierre et Karine
20:46qui prépare des pommes de terre
20:48aux oignons
20:48avec des saucisses de porc
20:50au feu de bois
20:51évidemment
20:52ce ne sont que
20:53des produits locaux
20:54Karine
20:55vous avez de quoi
20:56tenir un siège
20:56pendant plusieurs jours
20:57oui on va s'organiser
20:58exactement pour le faire
21:00pendant combien de temps
21:01vous êtes prêts
21:02à tenir jusqu'à quand
21:03oh bah
21:04ça tous les jours
21:05on va se relayer
21:06ça il n'y a pas de soucis
21:07on va ravitailler
21:08ça ne pose aucun problème
21:09on peut tenir 15 jours
21:10les gens sont prêts
21:11à passer Noël ici
21:12certains sans doute
21:14oui
21:14c'est une cause quand même
21:15très très importante
21:16c'est la survie
21:17de notre métier
21:18donc il faut être engagé
21:19les décisions
21:21les déclarations
21:21du premier ministre
21:22monsieur Lecornu
21:24d'élargir la vaccination
21:26à un périmètre
21:27beaucoup plus large
21:27ça ne vous convient pas
21:29c'est pas suffisant
21:30c'est pas suffisant
21:31il faut aller jusqu'au bout
21:32jusqu'au bout des choses
21:33c'est une avancée
21:34mais on ne peut pas
21:35continuer à laisser abattre
21:36nos troupeaux
21:37il y a des solutions
21:37alternatives
21:38il faut écouter
21:39les gens de terrain
21:39les gens de terrain
21:40c'est qui c'est nous
21:41c'est nous les paysans
21:42sur nos fermes
21:43avec nos animaux
21:44ça fait 6 mois
21:45qu'on alerte
21:46pour qu'il se passe
21:46quelque chose
21:47et d'un seul coup
21:48ils se réveillent
21:49non mais il faut avancer
21:50plus vite
21:50tout ce que vous craignez
21:51c'est que la DNC remonte
21:52jusqu'ici c'est ça ?
21:54tout à fait
21:55il y a encore des zones
21:56qui sont indemnes
21:57il faut les garder
21:57la vaccination
21:58fait partie des solutions
22:00il faut la mise en quarantaine
22:02des animaux
22:02mais on ne peut pas
22:03on ne peut pas abattre
22:04c'est insensé
22:05c'est insensé
22:06il y a également
22:07possiblement
22:08la signature
22:08du traité du Mercosur
22:10dans les prochains jours
22:10au conseil de l'Europe
22:12ça ça ne nous plaît pas
22:13du tout non plus
22:13non ça ne nous plaît pas
22:14tout simplement
22:15parce qu'en fait
22:16on voit bien
22:17que les services de l'état
22:18le gouvernement
22:18ne protège pas
22:19notre agriculture
22:20pas assez en tout cas
22:21pas assez
22:21on nous vante une agriculture
22:23une agriculture
22:24qui est très sécurisée
22:25qui est normée
22:26qui est hyper contrôlée
22:28ça on le vit au quotidien
22:29sur nos exploitations
22:30tout le monde nous l'en vit
22:32et là
22:33ils vont tout foutre en l'air
22:34on ne peut pas faire venir
22:36sur notre territoire
22:38des produits
22:39qui n'ont aucun contrôle
22:40la viande bovine
22:41qui viendra
22:42de l'Amérique du Sud
22:42sera beaucoup plus contrôlée
22:44que ce qu'elle ne l'était
22:45dans le traité
22:46en première lecture
22:47il y a eu des amendements
22:49qui ont été votés
22:50dans les dernières heures
22:51au Parlement européen
22:54la France défend
22:55le modèle agricole français
22:56mais c'est l'Europe
22:57qui décide
22:58c'est bien ça le problème
22:58c'est bien ça le problème
22:59la France a perdu
23:01toute crédibilité
23:01face à l'Europe
23:02et elle ne nous protège pas
23:03elle ne protège pas
23:04son agriculture
23:04on a notre agriculture française
23:07il faut la protéger
23:08on ne peut pas se laisser
23:09envahir comme ça
23:10c'est pour ça
23:11qu'on est là ce soir
23:11merci beaucoup Karine
23:13bon voilà vous le voyez
23:14Julie
23:15tout le monde tient bon ici
23:16et a bien l'intention
23:17de continuer
23:19ce mouvement de colère
23:20puisque certains me disaient
23:22tout à l'heure
23:22c'est une question de vie
23:23ou de mort
23:23qui se joue ici
23:24merci beaucoup Igor
23:26avec Lucie Martin
23:27Igor quand même
23:27toujours dans les bons plans
23:28même dans les blocages
23:30autour de ces patates
23:32saucisses
23:33merci beaucoup Igor
23:34Alexis Corbière
23:36vous vous êtes dans quel camp
23:38si j'ose dire
23:39est-ce que vous êtes du côté
23:40du gouvernement
23:41et des scientifiques
23:41qui disent
23:42il faut abattre
23:43et des scientifiques
23:44qui disent
23:45il faut abattre
23:46l'ensemble du troupeau
23:47ou est-ce que vous êtes du côté
23:48de la coordination rurale
23:50notamment
23:50qui elle dit
23:51ça c'est pas possible
23:53il faut vacciner
23:54et prendre d'autres mesures
23:56je crois qu'il n'y a pas
23:57que la coordination rurale
23:58la Confédération Paysanne
24:00ou la FNSEA aussi
24:01d'une certaine manière
24:02ah non
24:02la SLSA est plutôt du côté
24:04certains secteurs
24:05mais globalement
24:06pour le moment
24:07moi je ne veux pas me prendre
24:07pour ce que je ne suis pas
24:08chez une élue de Seine-Saint-Denis
24:09je veux dire franchement
24:10il y a un sujet scientifique
24:12par ailleurs
24:12les vétérinaires disent des choses
24:13mais moi
24:14on a exprimé un soutien
24:16au fait qu'on comprend
24:18l'indignation
24:19d'éleveurs
24:20quand même
24:20y compris le rapport
24:22à l'animal sensible
24:23a un peu changé
24:24sur des techniques
24:25pour faire face
24:26éventuellement à une maladie
24:27qui est parfois
24:27de mettre à mort
24:28la totalité d'un troupeau
24:30on comprend qu'aujourd'hui
24:31notre rapport au vivant
24:32a changé
24:32et il semble même
24:33que la profession elle-même
24:36ne peut plus l'accepter
24:37il y a la question
24:38des vaccins
24:39après je crois
24:40qu'en Espagne
24:40il y a eu un système
24:41de vaccins
24:42beaucoup plus préventif
24:43qui a porté ses fruits
24:44il semble que la France
24:44quand même
24:45était un peu en retard
24:46sur cette affaire-là
24:47donc moi je suis pour
24:48qu'on privilégie la vaccination
24:49mais de manière générale
24:50pour prendre un peu de recul
24:51pas pour échapper
24:52tellement à votre question
24:52moi je suis plutôt content
24:54de voir qu'il y a
24:55un regard
24:55pardon médiatique
24:56sur cette mobilisation
24:57plutôt positif
24:58on trouve bien
24:59qu'une profession
25:00se mobilise
25:01et je pense qu'il y a
25:01un énorme soutien
25:02dans la population
25:03parce qu'il y a une forme
25:04de vérité
25:04d'authenticité
25:05etc.
25:06qu'on soutient
25:06mais j'ai envie de dire
25:07que c'est un peu la même chose
25:08quand d'autres professions
25:08dans l'industrie aussi
25:09se mobilisent
25:10donc ces femmes
25:11et ces hommes
25:11qui luttent
25:11pour leur dignité
25:12qui font bouger
25:13le gouvernement
25:14nous montrent
25:14un chemin intéressant
25:15c'est-à-dire que parfois
25:15pour faire bouger
25:16des politiques publiques
25:17il faut savoir se mobiliser
25:18peut-être même bloquer
25:19sans être immédiatement
25:20criminalisé
25:21qu'ils expriment
25:22une volonté
25:23comment dirais-je
25:24de femmes et d'hommes
25:25qui travaillent
25:25et qui n'ont que
25:26leur force de travail
25:27pour pouvoir vivre
25:27qui permet aux politiques
25:29de bouger
25:30moi je soutiens cela
25:31voilà après
25:32ça a été pointé
25:34quand même
25:34l'accord Mercosur
25:35pardon mais je veux dire
25:37on va y revenir
25:37dans un instant
25:38c'est le fond du sujet
25:39c'est-à-dire qu'au-delà
25:39du sujet de la maladie
25:41il y a le sujet
25:41de la grande distribution
25:42c'est-à-dire qu'on a
25:43un système quand même
25:44où je ne suis pas sûr
25:45même j'ai la conviction
25:46on le sait
25:46qu'entre ce qui est produit
25:48l'éleveur
25:49le fabricant de lait
25:50le producteur de viande
25:51etc.
25:52entre ce que vous achetez
25:53dans les grandes surfaces
25:54et ce que lui
25:54il est payé
25:55ça ne va pas
25:55toutes les lois qui ont été faites
25:56on vous avait dit
25:57c'est réglé
25:57tout ça ne fonctionne pas
25:59il y a une colère
25:59qui couvre depuis des années
26:01et il y a le Mercosur
26:02qui s'ajoute
26:02et on va en parler
26:03et enfin le grand libre-échange
26:05écoutez
26:05que ceux qui m'écoutent
26:06on va faire venir des bovins
26:08de l'autre côté de la planète
26:09enfin je veux dire
26:10c'est complètement fou
26:11on allait arriver à un point
26:12du grand déménagement
26:13y compris de choses aussi élémentaires
26:14des pays
26:15de quatre pays
26:15d'Amérique
26:16et on sait très bien
26:17que ce sera pour tirer vers le bas
26:17et ça on va en parler
26:18dans un instant
26:19je vous le promets
26:19mais en tout cas
26:19vous n'êtes pas comme
26:25nous ne sommes pas favorables
26:26à cet abattage
26:27de toute manière
26:27ça c'est clair
26:28tel qu'il était
26:29dans un premier temps
26:30comme une évidence
26:31j'observe que même
26:32la ministre Mme Gennevard
26:33que j'ai entendue
26:33cet après-midi
26:33à l'Assemblée nationale
26:34n'a plus le même discours
26:35on va discuter
26:36on va voir
26:36on va vacciner etc
26:38et ça je crois
26:39que c'est le fruit
26:39de cette mobilisation
26:40les gens
26:40Alors justement
26:41Lionel Candelon est avec nous
26:43président de la chambre
26:43d'agriculture du GERS
26:44vous êtes le leader régional
26:46de la coordination rurale
26:48merci d'être avec nous
26:49on vous a entendu
26:50très remonté
26:51contre Annie Gennevard
26:52ces dernières heures
26:54vous nous disiez que
26:55en gros
26:56son passage dans le sud-ouest
26:58n'avait servi à rien
26:59est-ce que depuis
27:00vous sentez que les choses évoluent
27:01vous avez vu que le premier ministre
27:02reprend le dossier en main
27:04qu'il annonce une vaccination
27:05de 750 000 bovins supplémentaires
27:08est-ce que les choses
27:09bougent enfin
27:10comme vous le souhaitez ?
27:12Non mais la ministre
27:13elle devait venir
27:14avec une seule chose
27:15elle suspendait
27:16l'abattage total
27:17des troupeaux
27:17parce que nos troupeaux
27:18aujourd'hui
27:19sont enfermés pour l'hiver
27:21dans des stabulations
27:21on fait un regroupement
27:23des bovins
27:24sur l'ensemble
27:25de l'exploitation
27:26donc on met en péril
27:27tous nos cheptels
27:28parce qu'elles décident
27:30d'abattre
27:30pour un animal malade
27:32tout le troupeau
27:33aujourd'hui
27:33on n'abattra plus
27:3415 vaches
27:3510 vaches
27:35on en abattra
27:36200, 300, 400
27:37c'est ce qui se passera
27:39dans mon département
27:40ce soir là
27:41on n'a pas fait venir
27:4254 bennes
27:43et une tonalisi
27:44pour rien
27:44pour la préfecture du Gers
27:45parce que hier
27:46elle nous a méprisés
27:47elle nous a insultés
27:48et encore ce matin
27:49elle s'est permise
27:50de parler sur moi
27:52sur Sud Radio
27:53alors que hier soir
27:54elle m'avait en face
27:55et qu'elle a été incapable
27:56de me dire
27:57et de me tenir
27:57les mots qu'elle avait
27:58donc elle devait venir
28:00avec une seule mesure
28:01elle ne l'a pas voulu
28:02on est monté crescendo
28:03dans la foulée
28:04ce soir on va déclencher
28:05un orage de merde
28:07dans le Gers
28:07c'est pas grave
28:08il y aura des conséquences
28:10du nettoyage
28:11s'il faut demain
28:12en cas de DNC
28:13dans le département
28:14lever des routes
28:15faire sauter des ponts
28:17on le fera
28:17pour protéger les vaches
28:18et y compris
28:19celle de ma compagne
28:20parce que je sais ce que c'est
28:21de voir quelqu'un
28:23qui a 30 ans
28:23qui se crève à la tâche
28:25tous les jours
28:25pour soigner ses animaux
28:27elle a certaines vaches
28:28qui ont 17, 18, 19 ans
28:30elle y a passé
28:31toute sa vie dedans
28:32il est hors de question
28:33de massacrer un troupeau
28:34parce que les déconnectés
28:35de la DGA
28:36elle en ont décidé
28:37et je parle bien
28:38des déconnectés de la DGA
28:39ce sont les mêmes
28:40qui pendant 6 ans
28:41nous ont dit
28:42on peut pas vacciner
28:43pour la grippe aviaire
28:44on peut pas faire ci
28:44on peut pas faire ça
28:45résultat des courses
28:46on a levé les exports
28:47on a vacciné
28:47aujourd'hui on s'en sort
28:48on s'en sort dans le Gers
28:50on s'en sort dans le sud-ouest
28:51parce qu'on a vacciné
28:52nos animaux
28:53la vaccination
28:53elle a 4 mois de retard
28:55elle nous a mis
28:56en danger de mort
28:56aujourd'hui elle la déploie
28:58à juste titre
28:59avec du retard
28:59mais elle la déploie
29:00très bien
29:01mais ce n'est que
29:02la moitié des mesures
29:02qu'elle devait annoncer
29:03pour éteindre la colère
29:04il fallait qu'elle suspende
29:05les abattages de masse
29:07elle n'a pas voulu le faire
29:08elle n'a pas voulu le dire
29:09sauf que Yonel Condelon
29:09son argument à elle
29:11elle reprend celle des vétérinaires
29:12c'est dire
29:13le problème c'est qu'il suffit
29:14qu'un bovin soit touché
29:15pour qu'il infecte
29:16le reste du troupeau
29:18d'où ce protocole sanitaire
29:20radical pour l'instant
29:21c'est ce que répond Annie Gébert
29:24il n'y a qu'à essayer
29:25notre méthode
29:26il n'y a qu'à essayer
29:27notre méthode
29:28notre protocole
29:29parce que
29:29à la réunion
29:30487 foyers
29:32en 1992
29:33il y a à peine eu
29:34200 bovins
29:36de mort
29:36200 bovins
29:38elle en a tué déjà
29:38plus de 4000
29:39donc aujourd'hui
29:41laissez faire
29:42les gens de terrain
29:43qui proposent des choses
29:44on a proposé
29:45avec l'interprofession
29:46avec les chambres d'agriculture
29:48avec tous les syndicats
29:50réunis
29:50avec nos vétérinaires
29:51de terrain
29:52nous avons proposé
29:53un protocole sanitaire
29:54on n'a pas sorti
29:55un protocole
29:56comme des pingouins
29:57sortis d'un saladier
29:58d'un panier à crabe
29:59on y a travaillé dessus
30:00on y a travaillé
30:01trois mois dessus
30:02ce qui a changé
30:03par rapport à il y a trois mois
30:04c'est une seule chose
30:05c'est qu'aujourd'hui
30:05je vous le dis
30:06on a regroupé
30:07nos animaux
30:08il est hors de question
30:09qu'on détruise
30:09à coup de 200
30:11300 bovins
30:12parce qu'il y en a
30:13un seul de malade
30:13c'est hors de question
30:14la seule chose
30:15qu'elle a permis de faire
30:16c'est qu'aujourd'hui
30:17les éleveurs
30:17ils sont morts de trouille
30:18ils sont terrifiés
30:20et donc du coup
30:21dès qu'il y a une vache malade
30:22ils la cachent
30:23ils l'enterrent au fond du jardin
30:24et ça ça permet
30:25de ne pas diagnostiquer la maladie
30:26de ne pas suivre la maladie
30:28c'est tout
30:28et on comprend évidemment
30:30vous désarroi
30:31merci beaucoup
30:31Lionel Candelon
30:32d'avoir témoigné
30:32sur notre antenne
30:33juste une question
30:34Patrick Bénézit
30:35vice-président de la FNSEA
30:36sur la question
30:37de la vaccination
30:38ce que demandent donc
30:39les éleveurs
30:40dont vous faites partie
30:41le ministre
30:45le premier ministre
30:45a choisi donc
30:46d'élargir la vaccination
30:47à 750 000 bovins supplémentaires
30:49élargir la vaccination
30:50c'est aussi
30:51réduire les possibilités
30:53d'exportation
30:54c'est malheureusement
30:55le pendant j'allais dire
30:56c'est la conséquence
30:58parce qu'effectivement
30:59cette maladie est classée
31:00au niveau international
31:01et donc
31:03elle a des répercussions
31:04sur les échanges
31:05et les échanges
31:06aujourd'hui
31:07on s'est battu
31:07depuis des années
31:09alors avec EGALIM
31:10mais pas que
31:10avec également
31:13ce qu'on a fait
31:14en travail
31:14avec nos collègues
31:15européens
31:16pour exporter nos animaux
31:17on a une génétique
31:18qui est une très haute génétique
31:20et qui nous est disputée
31:22aujourd'hui
31:22sur l'Italie
31:23l'Espagne
31:23mais également
31:24il y a des bovins reproducteurs
31:25qui partent dans toute l'Europe
31:26et donc
31:27lorsque vous perdez
31:29votre qualification
31:30et bien
31:31vous vous retrouvez coincé
31:32ça veut dire
31:33pendant des mois
31:34vous ne pouvez plus
31:35vendre de bétail
31:36et ça c'est un vrai problème
31:37parce qu'il se parle
31:38effectivement
31:39des abattages
31:40qui sont
31:41qui sont vraiment
31:42un drame
31:43pour les éleveurs
31:43mais en plus
31:44dans toute la zone
31:45dans toute la zone
31:47qui est bloquée
31:47pour faire en sorte
31:49que la maladie
31:49ne s'échappe pas
31:50et c'est logique
31:52que les conditions
31:52de mouvement
31:53soient bloquées
31:53en tout cas
31:54il y a une répercussion
31:55économique
31:56qui est très forte
31:56et nous avons
31:57pu négocier
31:58avec les Italiens
31:59un protocole
32:00qui permet
32:01d'éviter
32:01des mois
32:03de blocage
32:04mais malgré tout
32:05on est passé
32:05de 14 mois
32:06à 4-5 mois
32:07donc 4-5 mois
32:08quand vous gardez
32:09un animal
32:09c'est pas des sucres
32:10donc il faut
32:11pouvoir
32:12et là
32:12tous les éleveurs
32:13sont confrontés
32:14à ce type de problématiques
32:15c'est pour ça
32:15que c'est important
32:16d'éradiquer
32:18cette maladie
32:18et de faire en sorte
32:20qu'on puisse garder
32:22notre passeport international
32:24parce qu'on a réussi
32:26à avoir des prix
32:27à peu près corrects
32:29dans l'élevage
32:30et c'est important
32:31de les garder
32:32si on perd
32:32ces marchés export
32:33et comme le dit Leclerc
32:34c'est pas les gros
32:35qui exportent
32:36c'est même
32:37le petit agriculteur
32:38qui va avoir
32:39un animal
32:41ou deux animaux
32:41et en exportant massivement
32:43la France perd
32:44ce tampon
32:44de pays indemne
32:46vis-à-vis de la maladie
32:47nous ce qu'on demande
32:48ce qu'on attend
32:48c'est vraiment
32:49que le gouvernement
32:50garde
32:51face tout ce qui est
32:53en son pouvoir
32:53pour garder le statut
32:54indemne
32:55de la France
32:56oui c'est important
32:59il faut savoir une chose
32:59c'est que la France
33:00c'est une nation exportatrice
33:03en termes d'agriculture
33:04et pour la première fois
33:05depuis très longtemps
33:06la balance commerciale
33:08agricole
33:08est déficitaire
33:09c'est à dire
33:10qu'on importe plus
33:11d'alimentation
33:12qu'on en exporte
33:13c'est la première fois
33:14depuis très longtemps
33:15que ça arrive
33:18et c'est inquiétant
33:19effectivement
33:20l'exportation
33:21de bétail
33:23pour la France
33:25ça représente
33:26pas loin
33:27de 2 milliards d'euros
33:28par an
33:28donc c'est quand même
33:29énorme
33:30sur la gestion
33:31par le gouvernement
33:32de cette crise
33:33Alexis Corbière
33:34ça fait 7 jours
33:35que les agriculteurs
33:36se mobilisent
33:38comment vous percevez
33:39cette gestion
33:40de la part du gouvernement
33:41c'est ce que j'ai dit
33:42tout à l'heure
33:42c'est à dire
33:43qu'on voit bien
33:43qu'il y a une grande
33:44sensibilité malgré tout
33:45du gouvernement
33:46qui se comporte
33:46par rapport à cette
33:47mobilisation sociale
33:48de manière un peu différente
33:49qui se comporte
33:49avec d'autres
33:49mobilisations sociales
33:50j'ai en mémoire
33:51je crois que c'est hier
33:52ou avant-hier
33:52le président de la République
33:53a dit immédiatement
33:53qu'il était du côté
33:54des agriculteurs
33:56même s'il y avait
33:57on vient le voir
33:57des mobilisations
33:59un peu musclées
34:00on voit bien
34:01que là
34:01ils n'osent pas
34:02s'en prendre à eux
34:03alors que j'observe
34:03que le même gouvernement
34:04est très dur
34:05quand il s'agit
34:05de luttes sociales
34:06qui ne sont pas liées
34:07aux questions
34:07agricoles
34:09bon
34:09il voit bien
34:10parce qu'il y a aussi
34:12un réel attachement
34:14des français
34:14envers les agriculteurs
34:15mais les français
34:16ont raison
34:16oui
34:17mais parce que c'est
34:18l'idée de la souveraineté
34:19encore qui est défendue
34:19mais qui est mise à mal
34:20en réalité par beaucoup de choses
34:21parce qu'il y a 100 000 exploitations
34:22quand même en 10 ans
34:23qui ont disparu
34:23qui ne sont pas dues seulement
34:25à la maladie
34:26qui sont dues à un certain modèle
34:27parce qu'ils sont soumis
34:28à rude concurrence
34:29ce qu'on disait tout à l'heure
34:30c'est pas que Mercosur
34:31le fait que nous soyons
34:32le marché national
34:33et lui-même inondé de produits
34:34dont on se demande pourquoi
34:35on fait venir
34:35de l'autre côté de la planète
34:37des choses qu'on devrait
34:38produire localement
34:39il n'y a aucune vision
34:40en vérité très stratégique
34:41il faut du moins
34:42c'est très limité
34:43de pouvoir redonner
34:44la possibilité
34:45d'une exploitation
34:46qui est moins soumise
34:47à cette logique marchande
34:49telle que c'est le cas aujourd'hui
34:50et il y a une profession
34:51qui est objectivement en danger
34:52ça c'est vrai
34:52qui peut disparaître demain
34:54alors ils tiennent ça
34:55à bout de bras
34:56mais là encore
34:57il y a assez contradictoire
34:58de dire je suis de votre côté
34:59mais quand même
34:59de laisser passer
35:00même si le président de la république
35:01a eu des mots
35:01l'accord Mercosur
35:03parce que la France
35:03aurait pu dès le départ
35:04le bloquer
35:05ce qu'elle n'a pas réellement fait
35:06et puis bon
35:07je ne suis pas assez affûté
35:08mais la FNSEA
35:10défend aussi
35:10un certain modèle
35:11souvent de l'agriculture
35:12je crois
35:13qui est plus tourné
35:14vers des grandes exploitations
35:16et n'a pas toujours été
35:17au service
35:17d'un certain autre type
35:19d'agriculture
35:20il ne suffit pas de dire
35:20le mot agriculteur
35:22il y a des choses
35:22il y a des réalités
35:23très différentes
35:24y compris dans les aides publiques
35:25au niveau européen
35:26bénéficient plus
35:27à certains qu'à d'autres
35:28etc
35:28donc il y a un modèle
35:29à revoir
35:30c'est pas parce qu'on dit
35:31le mot agriculture
35:31qu'on n'est pas
35:32totalement dans l'ambiologie
35:33on ne peut pas comparer
35:33un gros céréalier
35:34exactement
35:35donc vous avez des gens
35:37qui prennent la parole
35:37qui sont des gens
35:38qui sont quasiment
35:39en train de
35:39pardon de l'expression
35:40trivale
35:41de crever
35:41et on comprend
35:42qu'ils sont prêts
35:42même à mettre
35:43en danger leur propre vie
35:44parce qu'ils sont prêts
35:45à des actes terribles
35:46et vous avez aussi
35:47des fois des gens
35:48qui prennent la parole
35:48qui sont des gens
35:49des businessmen en vérité
35:51bon donc tout ça
35:51quand même
35:52il faudra le remettre
35:53sur la table
35:54et on va parler
35:54de cet accord de libre-change
35:55dans un instant
35:56parce que ça va être
35:56l'autre grosse manifestation
35:57jeudi
35:5810 000 personnes attendues
35:58à Bruxelles
35:59mais juste avant
36:00Vincent Vieillard
36:00vous êtes du côté
36:02de Maubeuge
36:03racontez-nous
36:04ce qui se passe
36:05du côté de chez vous
36:07ce soir
36:07et bien on a pris
36:11la route
36:12tout à l'heure
36:12aux alentours
36:12de 20h30
36:14on était du côté
36:15d'Avene-sur-Elpe
36:16ensuite il y a eu
36:17une opération escargot
36:18pendant un peu plus
36:18de deux heures
36:19jusqu'à Maubeuge
36:20et puis on est donc
36:22arrivé ici
36:22on est à quelques
36:23dizaines de mètres
36:24de l'hôpital
36:25et vous voyez
36:26donc une centaine
36:27d'agriculteurs
36:28qui ont installé
36:29et allumé
36:30un feu
36:30au milieu
36:30de ce rond-point
36:32les tracteurs
36:33qui se sont enfin posés
36:34et maintenant
36:35place à la discussion
36:36Chloé
36:37vous êtes éleveuse
36:38notamment de vaches
36:39dans la région
36:41la soirée
36:43il y a eu
36:44énormément d'échanges
36:45qui ont débuté
36:45là c'est quoi
36:46les mots
36:47c'est quoi la colère
36:48que vous voulez porter
36:48ce soir ?
36:50C'est faire voir
36:51que la coordination urale
36:52est présente aussi
36:53en haut de la France
36:55dans les Hauts-de-France
36:56l'objectif de cette nuit
36:57c'est de se rassembler
36:58de parler de l'actualité
37:00de faire voir aussi
37:02qu'on est toujours en colère
37:03malgré les annonces
37:04du gouvernement
37:04Justement
37:05qu'est-ce qui vous déplaît
37:06dans ces annonces
37:06du gouvernement
37:07alors qu'ils ont annoncé
37:08un renfort de la vaccination
37:09notamment ?
37:10D'accord pour la vaccination
37:11mais nous on veut
37:12l'arrêt total
37:12de l'abattage
37:14la coordination rurale
37:16avait proposé
37:16une ferme test
37:17qui a été refusée
37:18par le gouvernement
37:19on ne comprend pas pourquoi
37:20donc là la colère
37:21va monter d'un cran
37:22et on peut vous croire
37:23qu'on a encore
37:23beaucoup de choses
37:24à mettre en place
37:25donc voilà
37:26Justement c'est l'attachement
37:28à vos animaux
37:28que vous vouliez témoigner aussi
37:29Beaucoup
37:30beaucoup d'attachement
37:31à nos animaux
37:32pardon
37:32ça fait plus de 15 ans
37:33qu'on donne un coup de main
37:34sur la ferme
37:35nos animaux on les connaît
37:36on travaille matin et soir
37:37avec eux
37:37la nuit également
37:39quand il y a des soucis
37:39et là maintenant on arrive
37:40on nous dit
37:41on tue vos animaux
37:41pour une vache malade
37:43ou deux
37:43non
37:43on ne peut pas
37:44ce n'est pas possible
37:45nos animaux
37:46déjà c'est l'amour
37:47qu'on a pour elles
37:48et également
37:49c'est notre revenu
37:50parce que c'est déjà compliqué
37:51en temps actuel
37:52de se rémunérer
37:53dans le monde agricole
37:54et là on nous annonce ça
37:55et les indemnités
37:56n'en parlons pas
37:57c'est catastrophique
37:58Donc ça fait partie
37:59des discussions
37:59qui vont avoir lieu
38:00ce soir ici
38:00du côté de Maubeuge
38:02avec cette nuit
38:03qui ne fait que débuter ici
38:05et puis il y aura
38:05un autre mouvement agricole
38:06qui partira de la région
38:07ce sera jeudi
38:08et ce sera direction Bruxelles
38:10Merci beaucoup Vincent
38:11avec Pauline Delevoye
38:12à la caméra
38:13Célia Vallée
38:13vous êtes du côté
38:14de la 64 à Carbone
38:15là encore
38:17on se prépare
38:18à y passer la nuit
38:19c'est ça Célia ?
38:20Bien sûr
38:22on se prépare
38:22à passer la nuit
38:23c'est les femmes
38:24cette nuit
38:24qui vont dormir ici
38:25il y a tout un groupe
38:26de femmes
38:26qui se prépare
38:27à dormir ici
38:27on va vous montrer
38:28avec Margot Sèv
38:29à quel point
38:29ils sont bien installés
38:30et à quel point
38:31ils sont déterminés
38:32à rester ces agriculteurs
38:33regardez
38:34on montre un petit peu
38:35où ces femmes
38:36vont dormir ce soir
38:37donc tout est installé
38:38les couchettes
38:39les couettes
38:39les coussins
38:40je vous rappelle
38:40qu'on est sur l'autoroute
38:41à 64
38:42on est près de Toulouse
38:44et il y a deux murs
38:45de paille autour de nous
38:46pour conserver un peu
38:47de chaleur
38:48pendant la nuit
38:49ces femmes qui vont donc dormir ici
38:50ce qu'on voulait vous montrer également
38:52on vous fait faire un petit tour
38:53du propriétaire
38:54avec Margot Sèv
38:55c'est toute cette décoration
38:56tous ces dons
38:57qui sont faits
38:58par des artistes
38:59par des
38:59là c'est une fleuriste
39:01en l'occurrence
39:02qui a fait
39:02la carte de la France
39:03avec des fruits
39:04et des légumes
39:05elle a apporté ça tout à l'heure
39:07elle a été applaudie
39:08cette fleuriste
39:08voilà ce qui est installé
39:10ici sur cette autoroute
39:11à 64
39:11en plus bien sûr
39:12de la cuisine
39:14des personnes qui se relaient
39:15en cuisine
39:16juste ici
39:16avec des dons
39:18des dons de toutes parts
39:19des personnes qui viennent
39:20offrir des cafés
39:21des denrées
39:21pour ces agriculteurs
39:24voilà pourquoi
39:24ils sont déterminés
39:25à tenir ces agriculteurs
39:27ils comptent bien rester
39:28encore insatisfaits ce soir
39:30et un dernier symbole
39:32à vous montrer
39:32c'est ce sapin
39:33il y en a beaucoup
39:34des sapins
39:34sur l'autoroute à 64
39:36ici
39:36ils ont été décorés
39:37preuve que ces agriculteurs
39:38ils sont prêts même
39:39à passer les fêtes de Noël
39:41ici sur l'autoroute à 64
39:42qui vont tenir
39:43merci beaucoup
39:44c'est lié avec
39:45Margot Sev
39:46ces agriculteurs
39:48qu'on voit là
39:48on en parlait
39:49ils protestent aussi
39:50contre cet accord
39:51du Mercosur
39:52qui prévoit de réduire
39:54drastiquement
39:54les droits de douane
39:55entre ces pays
39:56d'Amérique latine
39:57et l'Union européenne
39:58au risque donc
39:59de déstabiliser
40:00nos agriculteurs
40:02en France
40:03qui craignent
40:03une concurrence déloyale
40:04les pays
40:05de l'Union européenne
40:07doivent se prononcer
40:07c'est un peu le hasard
40:08du calendrier là
40:09dans les tout prochains jours
40:10il y a des réunions
40:11qui sont prévues à Bruxelles
40:1210 000 personnes attendues
40:13ce jeudi
40:14dont 4000 agriculteurs français
40:17j'aimerais qu'on écoute
40:17sur le sujet
40:18Jordan Bardella
40:18tout à l'heure
40:19le président français
40:21aura repoussé
40:22sur ce sujet
40:23l'art du double discours
40:24à son paroxysme
40:26abîmant un peu plus
40:27la parole présidentielle
40:28en France
40:29et la crédibilité
40:30de notre pays
40:31en Europe
40:31il n'existe qu'une seule
40:33solution raisonnable
40:34pour la France
40:35l'opposition totale
40:36et définitive
40:37à la ratification
40:38de cet accord
40:39avec le Mercosur
40:40toutes les puissances mondiales
40:41ont bâti leur stratégie
40:42sur un schéma simple
40:44mais redoutablement efficace
40:45la protection de leurs marchés
40:47la constitution de filières
40:49solides et compétitives
40:50et bien sûr
40:51la conquête
40:51de nouveaux marchés
40:52seule l'Union Européenne
40:54a pris le chemin inverse
40:55en multipliant
40:56cette année encore
40:57les contraintes
40:58pour ses propres producteurs
40:59tout en ouvrant grand
41:00les portes
41:00à la concurrence déloyale
41:01Alexis Corbière
41:03on sait qu'Emmanuel Macron
41:04dit
41:04il lui souhaite un report
41:05tant que certaines conditions
41:07n'ont pas été
41:07acceptées
41:09vous vous dites non
41:10il aurait dû
41:11comme Jordan Bardella
41:12s'opposer
41:12définitivement
41:14à cet accord du Mercosur
41:15les français doivent savoir
41:16qu'il n'y a pas que
41:17l'extrême droite
41:18qui dit ça
41:18le fait le refus
41:19du grand déménagement
41:20que j'évoquais tout à l'heure
41:21les traités de libre-échange
41:22d'ailleurs même moi
41:23j'ai toujours considéré
41:24que dès 2005
41:26ça peut sembler loin
41:27quand il y a eu le non
41:27à la constitution européenne
41:29il y a une opposition
41:30je pense à la majorité du pays
41:32qui n'est pas sur les thématiques
41:34de monsieur Bardella
41:34qui veut par contre
41:35une Europe plus solidaire
41:36qui veut effectivement
41:37une autre construction
41:38qui n'est pas seulement
41:39développée sur le développement
41:41de traités de libre-échange
41:42qui existe
41:42et que c'est une voie de gauche
41:43voilà
41:43donc je pense effectivement
41:45qu'il faut même utiliser
41:46parfois des termes
41:47qui pouvaient apparaître
41:48jadis dans le passé
41:49comme des gros mots
41:50mais protectionnisme
41:51oui
41:51protectionnisme solidaire
41:53protectionnisme écologique
41:54on ne fera pas rentrer
41:55sur le territoire national
41:56des choses
41:56que ce soit éventuellement
41:57une production agricole
41:59ou même des produits
42:00qui ont été faits
42:01dans des conditions écologiques
42:02insoutenables
42:02dans des conditions sociales
42:03sociales et insoutenables
42:05donc on voit bien
42:06que là
42:06on est dans un grand moment
42:07de crise
42:08parce que l'Espagne
42:09par exemple
42:10qui est plutôt pour
42:10elle, elle dit
42:11dans cette période
42:12justement là
42:13très protectionniste
42:14avec Donald Trump
42:15etc
42:15il faut montrer
42:15que l'Union Européenne
42:16a des partenariats
42:18qu'elle donne envie
42:19etc
42:19l'Espagne elle est très liée
42:20à l'Amérique du Sud
42:21pour des raisons
42:21qu'on connaît
42:22très historiques
42:23mais je veux dire
42:23vous savez 75%
42:25de la déforestation
42:25je crois au Brésil
42:26qui a des conséquences écologiques
42:28est due notamment
42:29au fait qu'il y a
42:30une course productiviste
42:33de la production du bovin
42:34bon nous
42:34donc il faut penser global
42:35c'est le moment
42:36de penser global
42:36la crise écologique
42:38elle est aussi due
42:38elle est aussi liée
42:39à ces mouvements
42:40à la planète
42:41si on laisse faire
42:43vous savez
42:43on en décidera
42:44on fait partie
42:45d'un ensemble
42:46qui s'appelle
42:46l'Union Européenne
42:47nous sommes 27
42:48cet accord
42:50il est passé
42:51au nom de l'Union Européenne
42:52et on est minoritaire
42:53à l'intérieur
42:54de cette Union Européenne
42:55alors je veux bien
42:56et c'est vrai
42:56que le Président de la République
42:58n'a pas eu
42:59un discours constant
43:00c'est le moins
43:00qu'on puisse dire
43:01parce qu'à un moment
43:02il est un peu flancé
43:03là il semble
43:04plutôt vouloir
43:05s'y opposer
43:05il était complètement contre
43:07et maintenant il dit
43:07ok mais il faut accepter
43:09certaines commissions
43:10voilà
43:10il était plutôt contre
43:13il a été pour
43:14et maintenant
43:14il est vraiment contre
43:15mais
43:16donc c'est aussi
43:18la loi
43:19la règle du jeu
43:20c'est-à-dire que
43:21non mais il faut quand même
43:23le dire aux téléspectateurs
43:24je pense que
43:24il y a
43:25des matières sur lesquelles
43:27des matières sur lesquelles
43:28eh bien
43:28on est gagnant
43:30en faisant commerce
43:31avec ces 4 pays européens
43:32notamment l'automobile
43:34notamment la viticulture
43:35parce que c'est pas
43:36que l'agriculture
43:37notamment d'autres choses
43:38et donc
43:39est-ce qu'il n'y a pas
43:41matière à réfléchir
43:43en se disant
43:43bah on peut être gagnant
43:45sur certains fronts
43:46et puis quitte à perdre
43:47sur d'autres fronts
43:48surtout que les fronts
43:49alors là je vais peut-être
43:50vous fâcher
43:50mais les fronts
43:51les fronts agricoles
43:52en question
43:52ce sont des fronts
43:53sur lesquels
43:54les volumes sont
43:56hyper maîtrisés
43:57sont hyper encadrés
43:58au terme du Mercosur
43:59et que c'est pas eux
44:01qui vont mettre en péril
44:02l'agriculture française
44:03alors arrêtez-nous
44:04un instant là-dessus
44:05répondez Alexis Corbière
44:07et ensuite j'aurai une précision
44:08à vous demander
44:08parce que vous avez plus
44:09d'autorité que moi
44:09mais il y a quand même
44:10un sujet dont on ne peut pas
44:11discuter
44:12c'est la souveraineté alimentaire
44:13on ne peut pas détruire
44:15notre agriculture
44:15ce n'est pas possible
44:17ce n'est pas possible
44:18ce n'est pas envisagé
44:18c'est fou de l'imaginer
44:20donc de toute manière
44:20même on pourrait dire
44:22il y a sur tel secteur
44:24prétendument
44:24est-ce que l'accord du Mercosur
44:26détruirait réellement
44:26notre agriculture ?
44:28bah si
44:28alors arrêtons-nous
44:30c'est une profession
44:31je répète
44:31100 000 exploitations
44:32en 10 ans
44:33parce que ce n'est pas
44:34toute l'agriculture
44:35ce sont certaines spécialités
44:36certaines spécialités
44:38avec des volumes
44:39qui sont justes
44:40est-ce qu'on peut
44:41s'il vous plaît
44:42s'il vous plaît
44:42je vous donne le micro
44:44Alexis Corbière
44:44plus éthique
44:45jugez-vous
44:46je ne sais pas si vous avez des enfants
44:47enfin ce n'est pas le sujet
44:48mais franchement
44:49on ne va pas manger de la viande
44:50qui vient d'Amérique du Sud
44:51surtout quand on en produit ici
44:53c'est quoi ce mot ?
44:54si on n'avait pas de viande
44:55je veux bien
44:55que la viande traverse la planète
44:59même si effectivement
44:59il y a une partie de la France
45:00qui se trouve proche
45:01de l'Amérique latine
45:02qu'on oublie
45:02qui sont les autres
45:03donc le trajet serait moins long
45:04mais ça n'a absolument
45:06aucune rationalité
45:06et ça n'a même pas de sens
45:08par rapport à l'orientation
45:09écologique
45:10qu'a pris la France
45:10c'est-à-dire que
45:11qu'est-ce que ça veut dire
45:12qu'un pays accepte
45:13qu'on fasse venir des produits
45:14qui sont très bien produits
45:16en France
45:16au mépris même
45:17de l'avenir de la planète
45:18ça n'a pas vraiment de
45:20et effectivement
45:20ça va détruire quand même
45:21des productions
45:22de magnétiques
45:22donc juste si on fait le point
45:23pour comprendre
45:24l'impact de ce Mercosur
45:26et je vous donne le micro
45:26il y a certaines filières
45:28la filière bovine
45:29la vôtre
45:29qui va être directement affectée
45:31puisque là-bas
45:31on en produit beaucoup
45:32en revanche
45:33pour le vin
45:35le fromage français
45:36là pour ces filières-là
45:38ça va être un avantage
45:39ça va offrir des débouchés
45:41en gros tout ça
45:41ça c'est ce qu'on a essayé
45:42de nous expliquer
45:43sauf que je ne suis pas sûr
45:45que l'accord du Mercosur
45:46fasse beaucoup de débouchés
45:48pour les vins français
45:49par contre
45:50il marche dans les deux sens
45:51il ne faudrait pas
45:52qu'à l'arrivée
45:53ce soit des vins argentins
45:54qui soient détaxés
45:55et qui rentrent
45:56parce qu'à chaque fois
45:57il ne faudrait jamais oublier
45:58ces accords
45:59ils marchent dans les deux sens
46:00donc c'est pour ça d'ailleurs
46:02que les viticulteurs
46:02ne se sont pas bousculés
46:03à soutenir l'accord du Mercosur
46:05parce qu'ils ont bien senti le danger
46:06et le boomerang
46:07qui pourrait revenir
46:08y compris en matière laitière
46:10où il y a des grandes entreprises laitières
46:11type Lactalis
46:12qui sont déjà présentes au Brésil
46:13on ne sait pas
46:14si elles vont exporter du lait là-bas
46:16ou si elles vont en faire revenir
46:18parce qu'elles auront aussi
46:19des droits de douane préférentiels
46:20pour en faire revenir
46:21donc c'est pour ça
46:22que le monde agricole
46:22est resté très soudé
46:23opposé à ce Mercosur
46:25mais le fond du sujet
46:26le fond du sujet
46:28c'est l'écart de normes
46:29quand vous dites des fois
46:30qu'on a un problème de modèle
46:32pardon mais
46:33même à la FNSA
46:34on est des petits agriculteurs
46:35il y a des éleveurs
46:37ou autres
46:38par rapport au modèle
46:39qu'il y a là-bas
46:40vous avez des fermes
46:41qui représentent
46:41un département
46:42un département français
46:44c'est un écart de modèle
46:46qui est
46:46on ne se rend pas compte
46:48de la chance qu'on a
46:50d'avoir le modèle français
46:51respectueux
46:52de tout plein de normes
46:53etc
46:53là on a affaire
46:55à une agriculture
46:56où tout ce qui est interdit
46:57chez nous
46:57est autorisé chez eux
46:59parce que c'est l'écart de normes
47:00c'est pas simplement
47:01la molécule
47:03qui a été décriée
47:04cet été
47:05dans nos débats
47:0577%
47:07des produits
47:08phytosanitaires
47:09interdits chez nous
47:10sont utilisés
47:11au Brésil
47:11c'est énorme
47:12c'est juste majeur
47:13des animaux
47:15nourris
47:16aux activateurs
47:17de croissance
47:17les activateurs de croissance
47:18c'est interdit chez nous
47:19grand bien
47:20heureusement
47:20ce sont quand même
47:22des antibiotiques
47:23en permanence
47:23dans la ration
47:24qui sont mis
47:25pour faire gagner
47:26le poids des animaux
47:28déforestation
47:28et attendez
47:30on va finir
47:31par le pompon
47:32c'est à dire
47:33la seule mesure
47:34et close miroir
47:34qui existe
47:35parce que c'est
47:36une mesure internationale
47:37c'est le fait
47:38qu'ils n'ont pas le droit
47:39de nous envoyer
47:39du bœuf aux hormones
47:40juste à chaque fois
47:41qu'ils vont faire
47:42des contrôles
47:42au Brésil notamment
47:43la commission européenne
47:45la DG
47:45et c'est dans les rapports
47:47tout à fait publics
47:48trouve carrément
47:49le stradiol 17 bêta
47:50qui est l'hormone
47:51de croissance
47:52la plus utilisée
47:53et ça normalement
47:54c'est interdit
47:54dans les accords
47:54donc on est une véritable passoire
47:56c'est pour ça que
47:57c'est une question
47:58de modèle
47:59soit on veut préserver
48:00notre modèle
48:00et on ne signe pas
48:01ces accords
48:02et c'est pour ça
48:03qu'on sera
48:04massivement
48:06à la FNSEA
48:07à la FNSEA
48:08mobilisés jeudi
48:10à Bruxelles
48:11sous les fenêtres
48:12de Vendor Lion
48:13et il ne faut absolument
48:14pas que cet accord
48:15soit signé
48:16et vous l'impact
48:16par exemple
48:16vous vous êtes éleveur
48:17de bovins dans le Cantal
48:18concrètement
48:18l'impact d'un accord
48:19comme ça
48:20qui serait passé là
48:21ces prochains jours
48:21ce serait quoi ?
48:22pour les bovins
48:23c'est 100 000 tonnes
48:24à droit réduit
48:25c'est-à-dire
48:26qui passent de 30%
48:2740%
48:28à 7,5%
48:29donc 100 000 tonnes
48:30quand même
48:30et 58 000 tonnes
48:32qui passent de 20%
48:33à 0%
48:34ça représente
48:36ça représente quand même
48:37le tiers
48:38du marché
48:40des alloyaux
48:40parce qu'en plus
48:41la commission européenne
48:42a eu l'intelligence
48:43de ne pas regarder
48:45le type de morceaux
48:46qu'ils allaient nous envoyer
48:47donc le marché européen
48:49par exemple
48:49des morceaux nobles
48:50au niveau
48:51des races allaitantes
48:53au niveau européen
48:53c'est 400 000 tonnes
48:54donc on leur offre
48:56160 000 tonnes
48:57à droit réduit
48:58donc oui
48:59sur les morceaux
48:59les plus valorisés
49:00c'est-à-dire
49:01les entrecôtes
49:02ce qui est le plus valorisé
49:03donc pardon
49:04Bruno Jeudy
49:04quel est l'objectif
49:05de ce Mercosur
49:07si vraiment
49:08il fait mal
49:09aux agriculteurs
49:10de l'Union Européenne ?
49:11là concrètement
49:11l'objectif de la France
49:12c'est des pays qui s'opposent
49:14pour l'instant
49:14donc ils sont entre 4 et 5
49:16ça varie un peu
49:17suivant les jours
49:19en tous les cas
49:19on est minoritaire
49:20comme le disait Yves
49:21l'objectif concrètement
49:23c'est d'obtenir des garanties
49:26sur les clauses miroirs
49:27d'imposer des clauses miroirs
49:28ce que disait à l'instant
49:29c'est-à-dire qu'il y en a très peu
49:30dans l'accord
49:30et c'est insuffisant
49:31pour notamment
49:32l'agriculture
49:34et les filières
49:35c'est la réciprocité
49:36c'est la réciprocité
49:37après il y a les contrôles effectifs
49:39qui pourront être menés
49:40là-bas
49:41et ça pour l'instant
49:42il n'y a pas de garantie suffisante
49:44pour le monde
49:45le monde agricole
49:46ça c'est vraiment
49:47les deux principaux points
49:48il y en a deux
49:49il y en a deux ou trois autres
49:50mais disons que c'est là-dessus
49:51que la délégation française
49:53et le président de la république
49:54vont se battre
49:55auprès de
49:55madame van der Leyen
49:57président de la commission européenne
49:58l'Irlande
50:00quelques pays
50:01la Pologne
50:02l'Italie
50:03peut-être l'Italie
50:04peut-être l'Hongrie
50:05déjà nous vendons
50:07des produits
50:08à l'Amérique latine
50:09et on a en France
50:10sur le marché
50:10des produits latino-américains
50:11vous évoquiez le vin
50:12il y a du vin chilien
50:13du vin argentin
50:14ça s'achète au supermarché
50:15donc il ne faut pas
50:16non plus faire croire
50:16qu'actuellement
50:17on serait fermé
50:17il y a déjà des échanges
50:18ce type d'accord
50:20de libre-échange
50:21veut stopper
50:22de toute forme
50:22je veux dire
50:23favoriser ça
50:24et la difficulté
50:25pour le dire en peu de mots
50:26c'est que nous ne pourrons pas
50:27nous aligner
50:28sur des pays
50:29où on le sait très bien
50:30la main d'oeuvre
50:30coûte moins cher
50:31et c'est le même débat
50:32sur y compris
50:33ce qui a eu lieu
50:33au niveau européen
50:34la désindustrialisation
50:35du pays
50:35avec des délocalisations
50:37dans des pays
50:37non pas parce qu'il y avait
50:38plus de qualifications
50:39mais tout simplement
50:40parce que le travail
50:40coûtait moins cher
50:41et comme ça
50:42on tire tout vers le bas
50:43moi je suis pour l'échange
50:44je suis internationaliste
50:45mais observons qu'aujourd'hui
50:47ce type de traité
50:48est un modèle
50:49auquel nous ne résisterons pas
50:51c'est pour ça que je
50:51permettais de
50:52ok peut-être on peut réfléchir
50:53stratégiquement
50:54mais en plus
50:54on doit avoir une vision
50:55de choses fondamentales
50:56notre agriculture
50:57ne peut se désoirer
50:59on l'avait dit un petit peu
51:00aussi du CETA
51:00et finalement
51:01ça a été moins
51:02moins compliqué
51:04qu'on l'avait imaginé
51:05alors attendez
51:06on va revenir
51:07je pars sur contrôle
51:08de la gestion
51:09de ces mesures
51:09où Donald Trump
51:11coupera son marché
51:12aux Canadiens
51:13et qu'ils se souviendront
51:15qu'ils ont 60 000 tonnes
51:16à droit nul
51:17à nous envoyer
51:18effectivement
51:18tant qu'ils n'ont pas besoin
51:19de ce marché
51:20il n'y a rien qui bouge
51:21mais là
51:22on a quand même
51:22une épée de Damoclès
51:23surtout avec la politique mondiale
51:25on va retourner dans le nord
51:26par rapport aux USA
51:27on va retourner dans le nord
51:29retrouver Vincent Vieillard
51:30une opération escargot
51:31est en cours
51:32c'est ça Vincent ?
51:36oui l'opération escargot
51:37elle s'est terminée
51:38il y a une petite dizaine
51:39de minutes maintenant
51:39on a roulé
51:40pendant plus de deux heures
51:41sur 20 kilomètres
51:43avec un peu moins
51:44de 100 tracteurs
51:45on va en parler justement
51:46de cette action
51:47avec l'un de ses organisateurs
51:48Stéphane Lezé
51:49de la coordination rurale
51:50le président même
51:51de la coordination rurale du nord
51:52bonsoir
51:53l'objectif c'était surtout
51:54de montrer que vous étiez présent
51:57et que c'est vraiment
51:57la question de la dermatose nodulaire
52:00et surtout des abattages
52:01autour de cette maladie
52:02qui vous dérange
52:03oui on est dans la continuité
52:05justement
52:06du soutien
52:07pour nos collègues du sud
52:08et on a une forte inquiétude
52:11au niveau du monde agricole
52:13ici sur la Vénois
52:14qui est quand même
52:15le terroir
52:15de l'élevage
52:17du département
52:17comme on peut voir
52:19il y a énormément de jeunes
52:20je pense que tout le monde
52:21est inquiet
52:21aussi bien pour son avenir
52:23que pour cette problématique
52:25de dermatose
52:26je pense qu'il y a aussi
52:27beaucoup beaucoup
52:28de problématiques
52:29qui n'ont pas été réglées
52:30depuis deux ans
52:30et je pense que
52:32je ne vais pas vous cacher
52:33que la tension est forte
52:34il y a des annonces
52:34justement de renforts
52:35de vétérinaires
52:36de vaccins supplémentaires
52:37tout ça
52:37est-ce que ça a pu
52:38vous avez pu en échanger
52:39avec notamment les jeunes
52:40qui sont autour de vous
52:40qui ont parlé de leur inquiétude
52:41oui alors pour l'instant
52:43ça reste que des annonces
52:44on espère avoir
52:45des retours
52:46de notre syndicat national
52:47pour avoir du concret
52:49et surtout annoncer
52:52des bonnes nouvelles
52:53si c'est le cas
52:54mais pour l'instant
52:54je n'ai aucune nouvelle
52:56d'actes concrets
52:58parce que c'est surtout
52:59oui
52:59beaucoup d'éleveurs
53:00de vaches
53:01de vaches laitières
53:02aussi qui sont là
53:02qui sont présents
53:03oui exactement
53:04il y a énormément d'éleveurs
53:06je pense qu'il y a aussi
53:07des habitants
53:08qui sont venus
53:08un peu soutenir
53:09la cause
53:10mais je pense que
53:11la plupart des gens
53:11qui sont ici
53:12sont très inquiets
53:14pour l'avenir de l'élevage
53:15ils peuvent rester
53:15toute la nuit
53:16sur ce rond-point ?
53:17alors je pense que oui
53:18il y a peut-être des gens
53:19qui vont bouger un peu
53:20pour faire certainement
53:21une deuxième opération escargot
53:22mais on risque
53:24de rester ici
53:26pour un petit moment
53:27la soirée donc
53:28qui risque d'être longue
53:29ici à Maubeuge
53:30et puis il y a donc
53:31en plus de ça
53:32on l'a dit
53:33cette nouvelle opération
53:34c'est un déplacement
53:35qui s'annonce
53:36donc jeudi
53:36du côté de Bruxelles
53:37devant le Parlement européen
53:39merci beaucoup
53:39Vincent Vieillard
53:40avec Pauline Delevoye
53:41à la caméra
53:41merci beaucoup
53:42merci beaucoup
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