- il y a 7 semaines
Les Vraies Voix qui font bosser la France avec Julie Huguet, directrice de La French Tech.
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NewsTranscription
00:00L'ANFA, l'accélérateur de changement des services de l'automobile présente
00:04Les vraies voix qui font bosser la France
00:08Et nous sommes avec Guillaume Faury, délégué général de l'ANFA, merci d'avoir accepté notre invitation.
00:15On va parler intelligence artificielle avec vous, aujourd'hui très médiatisée,
00:19est-ce que c'est déjà une réalité dans les ateliers de la filière automobile ?
00:23Alors ça commence, effectivement c'est très médiatisé, c'est pour ça qu'on a produit une étude très récemment
00:28et qu'on a publiée il y a quelques semaines.
00:31Donc on constate aujourd'hui un frémissement plutôt qu'un engouement sur l'IA
00:36puisque c'est 6% des entreprises de la branche des services auto aujourd'hui qui l'utilisent.
00:42Donc c'est les balbutiements.
00:43Alors pourquoi l'adoption de l'IA reste-t-elle aussi faible dans les services de l'automobile ?
00:48Alors pourquoi ? Tout simplement c'est qu'on n'a pas terminé encore une étape qui est...
00:51La mue ?
00:51Exactement, la mue de la digitalisation
00:54puisqu'en fait on est encore sur un tissu économique où 90% des entreprises de la branche
01:00c'est moins de 11 salariés.
01:03Donc il y a tout ce travail de digitalisation qui est encore en cours.
01:06Donc c'est pour ça aussi que ce sujet n'a pas été complètement pris à bras le corps
01:10même s'il y a beaucoup d'acteurs aujourd'hui qui proposent une offre très très dense de services
01:15à base d'IA pour les garagistes.
01:17Est-ce que ça veut dire qu'on va changer des métiers ?
01:19Est-ce que ça veut dire que ce sont les tâches plutôt qui vont être pris à bras le corps par l'IA ?
01:25Alors plus que les métiers c'est les tâches qui évoluent.
01:28L'analyse qu'on a pu conduire avec cette étude c'est que ça ne menace absolument pas l'emploi chez nous
01:34mais par contre il va falloir apprendre à travailler avec.
01:37Et je pense notamment des acheteurs en véhicule d'occasion
01:39ont vraiment recours aujourd'hui à l'IA pour des positionnements de prix
01:43pour une expertise du véhicule également dans le cas des sinistres.
01:46C'est vraiment le secteur, la carrosserie où on a le plus gros recours à l'IA.
01:50Ça veut dire que c'est plus précis ?
01:52C'est plus précis, oui, il y a un gain de temps.
01:55Après aujourd'hui ce qu'on constate aussi c'est qu'il y a peut-être une sous-cotation
01:59et on veille aussi à cela, c'est-à-dire que l'outil IA qui arrive sur le marché
02:03derrière ne déstabilise pas économiquement nos petites structures.
02:07Peut-on parler d'un risque pour l'emploi ou plutôt d'un outil d'assistance, Guillaume ?
02:12Non, c'est ce que je viens de dire, c'est plus un outil d'assistance qui permet du gain de temps,
02:18il y a tout ce qui peut, les usages administratifs de l'IA, c'est plus ça aujourd'hui
02:21dans les services automobiles qu'on constate.
02:24Mais il y a quand même des gestes qui vont disparaître ?
02:26Il y a des gestes ? Oui et non, parce que si on parle de gestes, on parle de travail manuel
02:29et nous, plus de 50% des effectifs, donc 250 000 personnes, ce sont des métiers du geste.
02:36Donc déjà, c'est des métiers qui sont non-niables.
02:38Donc quelque part, c'est aussi un argument pour nous rejoindre.
02:40Faire la vidange avec l'IA, c'est compliqué, il faut enlever le joint, le bouchon, etc.
02:44C'est tout de suite plus complexe. Donc non, ce n'est pas une menace.
02:46Mais est-ce qu'on est prêts, les compétences en tout cas, par exemple en ruralité,
02:51de se dire que le petit garage de demain, on l'imagine quand déjà, pourvu par l'intelligence ?
02:58Très complexe, parce qu'en fait, aujourd'hui, un petit garagiste,
03:02il est pris par plein de sujets du quotidien qui font qu'il n'a pas le temps
03:05de se mettre vraiment dans ce sujet-là.
03:06Donc c'est pour ça que sur la base de cette étude, on va proposer au sein de la branche
03:10une acculturation au sujet de l'IA et finalement à tout ce qu'on peut en tirer parti.
03:16Parce qu'aujourd'hui, le paradoxe, c'est peut-être les petites structures
03:20qui auront tiré parti pour justement tout ce que ça peut apporter en termes d'assistance.
03:23En soutien, oui, c'est bien sûr.
03:26Et ça seraient les premiers intéressés et finalement, ce n'est pas ceux qui l'utilisent le plus.
03:29Est-ce que le diagnostic assisté par IA change la responsabilité d'un professionnel ?
03:33Non, aujourd'hui, en tout cas, c'est un moyen finalement d'atteindre un objectif.
03:38Donc c'est un soutien, une aide complémentaire.
03:41Mais à la fin, c'est quand même le garagiste qui pose sa signature,
03:44qui est responsable des travaux effectués.
03:47Est-ce que ça peut répondre aux tensions, par exemple, liées à l'emploi aujourd'hui ?
03:52Ouvrir peut-être des champs ?
03:53Ça ouvre des champs, mais on va dire que ça peut porter un petit peu,
03:58abaisser un peu la tension.
03:59Je pense notamment à la carrosserie.
04:00On voit apparaître des solutions technologiques comme des bras robotisés
04:03qui permettent d'assister.
04:04Mais il faut quand même un opérateur pour le gérer.
04:06Donc aujourd'hui, c'est quand même quelque chose d'assez très minoritaire.
04:10Merci beaucoup Guillaume Faurey, délégué général de la MFA.
04:14Et dans ce studio, l'intelligence est purement naturelle, vous l'avez remarqué.
04:17Absolument.
04:19Allez, vous restez avec nous deux.
04:21On va rester dans la tech, bien entendu, avec Julie Huguet,
04:24qui sera avec nous dans quelques instants.
04:26C'est la nouvelle directrice de la mission French Tech.
04:28On va parler territoire, on va parler emploi.
04:30Jusqu'à 20h.
04:31Soyez les bienvenus, on est ensemble avec Philippe David et avec vous.
04:34Si vous avez des questions, 0826 300 300.
04:36A tout de suite.
04:37C'était les vraies voix qui font bosser la France.
04:41Avec la MFA, l'accélérateur de changement des services de l'automobile.
04:48Le sapin de Noël Sud Radio.
04:50Mais quelle surprise !
04:52Dis donc, on offre des cadeaux sur Sud Radio.
04:54C'est dingue.
04:55Et des beaux en plus.
04:55Ah oui.
04:56Celui-là, il me plaît.
04:57Parce que moi, j'adore faire le ménage.
04:59J'y peux rien, je suis comme ça.
05:01Psychopathe du ménage.
05:01Tu ne peux pas venir à la maison ?
05:02Non ?
05:03Je ne sais pas, c'est payé combien ?
05:06Oh ben non, pour mes beaux yeux.
05:08Oui, c'est ça.
05:09Eh bien, envoyez-moi votre CV, on verra.
05:11Allez, et c'est Louise qui est avec nous en direct de Saint-Cernin.
05:16Bonsoir Louise.
05:17Bonsoir.
05:18Bonsoir.
05:19Comment ça va Louise ?
05:21Ça va très bien, merci.
05:22Très détonnée.
05:23Ah ben oui, je peux comprendre.
05:25Je vais vous expliquer ce que vous avez remporté.
05:26Écoutez bien, vous avez remporté un robot aspirateur iVot Z5
05:31de la marque Easy Clean.
05:32On est très heureux de vous l'offrir.
05:34Moderne, efficace et autonome.
05:35Le futur du ménage, c'est déjà, c'est vous.
05:37Ça veut dire, ça veut dire.
05:38Écoutez-moi bien Louise.
05:39Ça veut dire qu'on arrête le ménage, c'est fini.
05:41C'est-à-dire que vous mettez les jambes dans le canapé,
05:44la télécommande et bam !
05:45Et vous dites, Easy, fais-moi le sol s'il te plaît.
05:48Ce n'est pas un beau cadeau ça ?
05:50C'est magnifique.
05:51Ah ben, c'est magnifique.
05:53Merci beaucoup.
05:54Eh bien, je vous en prie.
05:56Louise, vous savez qu'il y a le cri de la joie quand même.
05:58Vous êtes au courant.
05:58Ça, il faut le faire.
06:00Il faut que ça recris de la joie.
06:01Oui, allez-y.
06:02Attendez, attendez.
06:033, 2, 1, c'est à vous.
06:05Youpi !
06:07Bon, Louise !
06:08Bon, on a compris.
06:09Le modèle de Louise est Jean Dorido pour le cri de la joie.
06:13C'est ça.
06:14Louise, on vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année.
06:17Vous nous écoutez depuis longtemps ?
06:19Oh oui.
06:20Oui, oui, oui.
06:20Parce que nous sommes dans la voiture.
06:22Eh bien, très bien.
06:23Eh bien, faites attention.
06:24Bien entendu.
06:25Excusez-moi sa carte.
06:26Très bien.
06:26Eh bien, la prochaine fois, on vous offrira un téléphone, Louise.
06:29Vous inquiétez pas.
06:31On vous embrasse.
06:32On vous embrasse, Louise.
06:33Passez de très belles fêtes de fin d'année, Louise.
06:35Et vous restez avec nous dans un instant.
06:37Julie Huguet sera avec nous, directrice de l'émission French Tech.
06:40Et c'est maintenant.
06:42Les vraies voix qui font bosser la France.
06:44Et on est très heureux, en tout cas, de revenir sur l'emploi dans la tech qui traverse aujourd'hui une phase de recomposition profonde.
06:51Après une décennie de croissance rapide portée par les levées de fonds, l'écosystème rentre dans un âge plus mature où la création d'emplois s'inscrit dans la durée.
06:59Les start-up recrutent mieux sur des profils plus qualifiés, plus spécialisés, souvent ancrés dans les territoires.
07:05Derrière les ajustements, la tech reste un moteur d'emploi stratégique au cœur des enjeux de souveraineté, de réindustrialisation et de transition écologique.
07:13On vous souhaite la bienvenue, on est ensemble jusqu'à 20h.
07:16Les vraies voix sud radio.
07:17Et je le disais, Julie Huguet, vous êtes avec nous.
07:19Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation.
07:21Vous êtes directrice de l'émission French Tech.
07:24Alors, on va revenir un petit peu sur votre parcours, puisque vous avez fondé en 2016 Coworkies,
07:30une plateforme qui met en relation des entreprises et des freelances, je cherchais, que vous avez revendues en 2021.
07:40Cette expérience, est-ce qu'elle a été douloureuse quand on monte une entreprise ?
07:45Est-ce que ça a été compliqué quand on est une femme, quand on est dans la tech ?
07:49Est-ce que tout ça réuni a posé quand même quelques petits problèmes ?
07:53Alors, je ne l'ai pas vécu comme douloureuse, parce que j'adore l'entrepreneuriat, j'adore résoudre des problèmes.
07:58Mais effectivement, des problèmes à résoudre, on en a encore quelques-uns, particulièrement pour les femmes, et encore plus en région.
08:05J'ai fondé en 2016, j'étais une des premières start-up à Annecy.
08:10On en parlait, mais je me rappelle de Greenweez, de Copines de Voyage, mais on n'était pas tant que ça.
08:14On faisait souvent des déj' pour partager nos expériences.
08:17C'était ça, la French Tech à Annecy à l'époque.
08:19Et vous avez gardé la ligne, surtout avec la cuisine Savoyard, ce qui est un exploit.
08:23Et oui, pourtant, beaucoup de raclettes, d'artiflettes, fondues.
08:27Comme quoi ça mène à la tech.
08:29En tout cas, exactement, ça ne nous a pas enlevé de la créativité, ça c'est sûr.
08:35Après, effectivement, il y a des phases de vie de l'entrepreneuriat qui est particulièrement compliquée quand on est une femme.
08:41Et à l'époque, en région, puisque c'est en train de changer, mais c'est évidemment la période des levées de fonds.
08:47Moi, quand j'ai levé des fonds, c'était en 2018.
08:502018, il y avait peu d'investisseurs parisiens qui regardaient vraiment les régions, parce qu'il y avait peu de spécificités en région.
08:55Donc, on ne regardait pas trop ce qui se passait.
08:57Et puis, en tant que femme, évidemment, c'était plus difficile.
09:02J'ai eu quelques questions qui étaient un peu biaisées, des attitudes qui ont parfois été difficiles.
09:07Néanmoins, j'ai quand même réussi cette première levée de fonds d'un million d'eux à l'époque, qui était un CID.
09:11Alors, ça vous a renforcé aussi, j'imagine ?
09:13Exactement.
09:15Et dans tous les cas, j'ai réussi toutes mes étapes de vie de l'entrepreneuriat depuis les régions.
09:19Parce que j'ai vraiment créé Annecy, je passais par la levée de fonds.
09:22Et ma revente, je l'ai fait aussi depuis chez moi, finalement, à Annecy.
09:25Même si l'entreprise qui m'a racheté était parisienne.
09:28Alors, vous êtes devenue présidente de la French Tech d'Annecy.
09:32Ensuite, vous êtes montée un peu plus haut, au niveau Alpes.
09:37Et c'est là que vous vous êtes dit, quelque part, que la territorialisation était très importante, en tout cas pour la tech.
09:43Puisque vous en êtes un produit pur.
09:46Et qu'il fallait continuer, sortir peut-être la tech de Paris.
09:48Il montrait que les régions étaient extrêmement dynamiques.
09:51Oui, en fait, quand je me suis confrontée à la réalité du marché, les levées de fonds, etc.,
09:55et que j'ai vu que c'était difficile, vraiment, il n'y avait rien qui était simple.
09:59Je ne savais pas où trouver de l'info.
10:01Je me suis dit que j'avais envie de contribuer pour que d'autres startups que je voyais arriver à Annecy puissent le faire.
10:07Et donc, en m'engageant comme présidente bénévole de la French Tech dans les Alpes,
10:12j'ai contribué à cette action pendant presque trois années.
10:17Et ça m'a permis aussi de mesurer à quel point l'écosystème en France évolue très vite.
10:21C'est vrai.
10:22Puisqu'au moment où, moi, j'ai levé des fonds, c'était compliqué.
10:24Mais aujourd'hui, les nouvelles sont plutôt bonnes, puisque 56% des entreprises sont basées hors Île-de-France.
10:30Et 53% des levées de fonds se font hors Île-de-France.
10:33Donc, il reste des disparités dans ces chiffres-là.
10:37Mais néanmoins, ce qui est intéressant, c'est qu'il y a quelques années en arrière,
10:40en 2018, en l'occurrence, comme moi, je montais mon entreprise,
10:42on n'avait pas du tout ces chiffres-là.
10:45Alors, on dit qu'en France, tout se passe à Paris.
10:47Ça date de Philippe Lebel, le roi qui a centralisé la France.
10:51Il y a quelques années, on était loin de la tech à l'époque.
10:54Et quelles sont aujourd'hui les régions les plus dynamiques en termes de tech, de French Tech ?
10:59Autour des grosses métropoles, Lyon, Toulouse, Marseille ?
11:03Oui, alors tout à fait.
11:04Donc, nous, on a des communautés French Tech,
11:06donc ces fameuses communautés comme celles que je présidais dans les Alpes.
11:09On a ce qu'on appelle les capitales, donc il y en a 17.
11:12Donc là, c'est effectivement celles qui sont plus dynamiques.
11:15Donc, on va retrouver Toulouse, Bordeaux, Lyon, la French Tech dans les Alpes, Lille.
11:20Donc, vraiment, ces métropoles qui ont une activité, un écosystème tech qui est renforcé
11:24avec des investisseurs, des structures d'accompagnement, des écoles
11:28et souvent une dynamique territoriale avec des secteurs forts.
11:31Donc, je pense par exemple à Toulouse où on va retrouver la Space Tech,
11:35à Grenoble où on va trouver la Deep Tech.
11:37Donc voilà, ces régions, évidemment, sont plus dynamiques que d'autres
11:41avec un écosystème qui est favorable à l'entrepreneuriat.
11:44Pour les levées de fonds, on a quatre régions qui sortent particulièrement du lot.
11:48On a Auvergne-Rhône-Alpes, on a aussi Tannis, on a PACA et on a Nouvelle-Aquitaine.
11:55D'accord.
11:56Sur les financements, on en a parlé, ce qui est important aussi, et c'est une émission d'emploi,
12:02de parler de l'emploi.
12:03Aujourd'hui, avec des annonces plutôt sympas, puisque c'est plus de 4,6 sur le dernier semestre 2025,
12:11cette augmentation, ce qui montre quand même qu'on est sur un marché qui devient peut-être mature,
12:17un peu plus mature, et qui va offrir aujourd'hui, alors je ne sais pas combien ça représente
12:21de salariés aujourd'hui en France, mais on sent quand même qu'il y a une dynamique
12:25vers la Tech, alors qu'avant, il y avait très peu de personnel et maintenant, ça grossit vraiment.
12:30Oui, en fait, on a toujours un peu cette image, les startups, c'est des petites entreprises,
12:34avec un baby-foot, ils sont quatre, alors que pas du tout, ce sont des entreprises aujourd'hui
12:40qui ont bien grandi, qui se déploient dans tous les secteurs, il y a même des industries,
12:44des usines, donc vraiment, on a des entreprises dans tous les secteurs, ça représente,
12:49donc c'est 18 000 startups sur l'ensemble du territoire français, et c'est plus de
12:53450 000 emplois directs, et presque un million d'emplois directs et indirects sur l'ensemble
12:59du territoire français.
13:00Ça commence à compter.
13:01Ça commence à compter, on n'est plus à 3-4 personnes qui jouent au baby-foot.
13:04Ah oui, alors il y a la French Tech, mais autour de nous, il y a probablement la German Tech,
13:10la Spanish Tech, l'Italian Tech, est-ce que la France est dans les pays en pointe dans
13:15l'environnement européen ?
13:17Eh bien, c'est une bonne question, parce qu'il y a un classement qui répond.
13:20Non, mais c'est vrai que c'est bien de se mesurer à la fois, de mesurer l'évolution
13:24en France, mais aussi de se comparer sur la scène internationale, et donc il y a un classement
13:29qui est le classement de Deal Room, qui mesure les écosystèmes par ville, pour savoir
13:33si un écosystème est favorable à l'innovation, en prenant en compte énormément de critères
13:37différents.
13:38Donc Paris, évidemment, ressort sur la carte en étant premier européen pour les sujets
13:43d'intelligence artificielle de Deep Tech, mais surtout en étant troisième au niveau
13:47mondial derrière San Francisco et New York, alors qu'on reste quand même un petit pays,
13:51même si on a de très grandes ambitions.
13:53Je trouve que c'est assez intéressant de le souligner.
13:54Et puis d'autres villes de France ressortent aussi sur ce classement qui est pourtant
13:58un classement international.
13:59Avec Toulouse, on en parlait, mais pour la Space Tech qui est septième.
14:03Et l'aéronautique aussi, l'espace aéronautique.
14:06Exactement.
14:07On a aussi Grenoble qui ressort pour les semi-conducteurs, par exemple, ou pour la Deep Tech.
14:12Donc les plusieurs villes de France s'inscrivent sur cette carte internationale et donc on est
14:17plutôt bien placés.
14:19Et on le voit d'ailleurs, parce que nos entreprises ont un programme qui est le French Tech Next 40 120
14:24qui accompagne les 120 entreprises tech les plus avancées.
14:2793% de ces entreprises ont une présence à l'international aujourd'hui.
14:3244% de ces entreprises sont rentables, génèrent plus de 100 millions de chiffres d'affaires annuels.
14:37Donc on est vraiment sur des entreprises matures et donc ça montre la force aussi et l'évolution
14:43de notre écosystème.
14:43Quel secteur d'activité aujourd'hui, si on regarde l'international, de se dire
14:49on peut trouver en France, c'est là qu'il faut aller en France ? Sur quel sujet ou sur
14:53quel domaine aujourd'hui ? On excelle vraiment ?
14:55Alors on excelle dans à peu près quatre domaines où on ressort vraiment et où on est
14:59connu à l'international.
15:00L'intelligence artificielle, on est très bien placé.
15:03Tout ce qui va être Deep Tech, donc les fameuses innovations de rupture.
15:06Donc dans ces innovations de rupture, on va retrouver autant des industries qui vont
15:10participer à la décarbonation, comme par exemple Vercors avec ses batteries qui
15:14a ouvert une Gigafactory exactement à Dunkerque cette semaine.
15:18Là, Dunkerque c'est même le Grand Nord, on aurait pu dire.
15:20Le Grand Nord, tout à fait, et qui est à Grenoble aussi.
15:22Ils sont d'ailleurs aussi à Grenoble.
15:24On va retrouver des industries qui innovent dans des secteurs clés pour la souveraineté,
15:29comme par exemple la santé.
15:31Et là on a des entreprises comme Akemia, comme White Lab Genomics qui travaillent, qui
15:36utilisent l'intelligence artificielle pour réduire les temps de recherche des
15:39médicaments, par exemple. On est très bon dans les Green Tech.
15:42La France est connue dans les Green Tech, pour les Green Tech.
15:45Voilà, intelligence artificielle, Green Tech, Deep Tech, oui, industrie, je pense que
15:49j'ai dit vraiment les quatre secteurs clés, et c'est déjà pas mal.
15:51Cécile l'a rappelé, l'emploi a augmenté de 4,6% au premier trimestre.
15:55Est-ce que ce sont, parce que quand on dit Tech, les gens qui nous écoutent se disent
15:59pour travailler là-dedans, il faut au minimum un Bac plus 5, plus 6, plus 7 scientifiques.
16:04Est-ce que c'est le cas ou pas ?
16:06Non, bien sûr que non, d'ailleurs j'en suis l'exemple. J'ai fondé une entreprise
16:09dans la tech et je ne suis absolument pas ingénieure, je ne viens pas des métiers
16:12de la tech, j'ai une formation qui est plutôt commerciale, je sais faire du business, mais
16:15je me suis entourée des meilleurs techniciens pour créer ma plateforme. Dans une entreprise
16:20tech, on retrouve tous les métiers comme dans une entreprise traditionnelle, même
16:23si évidemment pour les plus innovantes, on va retrouver pour la plupart des ingénieurs,
16:27des chercheurs, des bureaux d'études, mais pas seulement, on va aussi avoir comme partout
16:31des services RH, des services informatiques, du marketing, de la communication, et donc
16:35voilà.
16:36Sauf qu'on est baigné dans un environnement d'avenir et pérenne.
16:39Exactement, d'innovation, dans une dynamique positive finalement qui est quand même assez
16:42agréable quand son entreprise croit, grossise, déploie à l'international, c'est toujours
16:47plus motivant que quand ça va mal.
16:48On a un problème en France, c'est le goût de l'échec.
16:52Vous, vous prenez le fait de dire, vous devenez un serial entrepreneur, testez, vous tombez,
17:00vous vous relevez et vous recommencez.
17:02Oui, en fait, il n'y a pas d'école de l'entrepreneuriat, moi je l'ai découvert
17:05en lançant mon entreprise.
17:06En fait, on apprend en faisant, on apprend en marchant, il y a toujours cette image
17:11que beaucoup d'entrepreneurs prennent de, je déploie le parachute après avoir sauté
17:15dans le vide, mais c'est ça.
17:17Et donc, en fait, pourquoi est-ce qu'on n'adopte pas, puisque quand on se lance,
17:21pourquoi est-ce qu'on n'adopte pas ce même mindset par rapport à l'erreur ?
17:24Parce que forcément, si on apprend en découvrant un univers, forcément on va faire des erreurs.
17:29Pourtant, le gouvernement nous a annoncé le droit à l'erreur.
17:31Donc, c'est quelque chose qu'il faut intégrer.
17:37Même dans la déclaration d'impôt, ce qui est important.
17:40C'est un autre sujet.
17:40Ça veut dire que c'est une incitation à devenir entrepreneur.
17:48Et puis, voilà, si ce n'est pas votre truc, vous changez et vous faites un autre métier.
17:51Mais au moins, peut-être d'essayer au moins une fois, peut-être.
17:53Moi, je pense qu'il faut essayer, qu'il faut se dire que ce n'est pas parce qu'on a échoué
17:56qu'on ne va pas y arriver la seconde fois ou la troisième fois.
17:59Au contraire, c'est de l'apprentissage.
18:01Et la fois d'après, on sera même encore meilleurs.
18:03Et je pense qu'il faut même fortement inciter les entrepreneurs qui ont échoué
18:07à remonter une entreprise très vite, à créer de la valeur sur le territoire.
18:10Parce que c'est des entrepreneurs qui, très probablement, seront successful très vite.
18:14Ce sont des petites entreprises au départ, quand ça démarre.
18:17Et les liens avec les entreprises du CAC 40, qui sont les 40 plus grosses entreprises
18:21multinationales françaises, qui sont toutes multinationales, ont été multipliées par 10.
18:26Qu'est-ce qu'elles apportent, outre leur réseau, leur puissance commerciale, financière, etc. ?
18:30Qu'est-ce qu'elles apportent en particulier ?
18:32Du business.
18:33L'enjeu numéro un des startups, ce n'est pas l'argent des investisseurs.
18:37C'est trouver du business pour se déployer sur du long terme.
18:40Mais avec le risque d'une entreprise du CAC 40, qu'elle peut vous squeezer vos savoirs
18:44ou vous racheter, etc.
18:45Est-ce que c'est vraiment leur intérêt ?
18:47Non, d'une part, ce n'est pas leur intérêt.
18:50Deuxièmement, c'est vraiment des contrats commerciaux très traditionnels.
18:53Donc en fait, les CAC 40 ne demandent pas les secrets des startups de production
18:59ou le détail de leurs produits.
19:01Pas du tout. Les startups ont une offre de services ou de produits qu'elles proposent
19:06aux grands groupes, qu'ils les achètent ou ne les achètent pas.
19:08Donc là, la relation qui a été multipliée par 10, c'est vraiment une relation commerciale
19:13de grands groupes qui utilisent des solutions de startups.
19:15Non pas pour ce qu'on appelle les POC, ces fameux tests qui finalement sont coûteux
19:20en temps et en argent pour les startups et il n'y a pas de contrat à la clé.
19:23Mais vraiment des contrats qui leur permettent de vivre sur du long terme.
19:27Et puis en plus du coup, de lever des fonds parce que ça rassure aussi les investisseurs
19:30de se dire bon, il y a des clients, ça répond à un vrai besoin et la startup va être pérenne.
19:35Sur la partie emploi et sur la pédagogie, peut-être à l'orientation scolaire des plus jeunes,
19:42il y a un travail aussi à faire.
19:44de cette peur de se dire, ce n'est pas pour moi, comme dit Philippe,
19:47parce que je ne suis ni technicien, ni ça, ni ça, ni ça.
19:51Et de dire effectivement, vous pouvez d'abord intégrer des filières,
19:54que vous soyez fille ou garçon, parce que ça aussi c'est un problème, les filles.
19:58Comment inciter les filles à aller dans la tech ?
20:01Moi, à part avoir des exemples comme vous, c'est important.
20:07Il faut des femmes qui réussissent, c'est sûr, parce qu'on ne peut pas devenir ce qu'on ne connaît pas.
20:11Moi, j'ai des entrepreneurs dans ma famille, dont mes arrières-grands-mères.
20:15Et même si je ne les ai pas connus, j'en ai tellement entendu parler
20:17que je crois que ça m'a fortement inspirée.
20:20Et je pense qu'on a besoin effectivement d'exemples.
20:23Pour moi, il y a une clé, c'est ce que je vois,
20:25c'est qu'à chaque fois qu'une femme, elle parle d'un projet,
20:28qu'elle est devenue chef d'entreprise, qu'elle soit à la base chercheure, médecin,
20:31peu importe son origine commerciale,
20:34en fait, elle veut toujours résoudre un problème de société.
20:36Elle est toujours dans le care.
20:37Elle veut toujours apporter une solution à quelque chose qu'elle a vu.
20:39Et je pense que pour attirer les femmes dans ces filières-là,
20:42il faut leur montrer ce qu'elles vont pouvoir en faire,
20:44et pas le métier lui-même.
20:45Et leur dire que si elles étudient les maths,
20:47si elles deviennent scientifiques, etc.,
20:49elles pourront peut-être trouver des médicaments
20:51pour sauver leur tante qui est malade.
20:53Elles pourront peut-être améliorer les traitements, les soins,
20:58l'environnement, trouver des solutions à des problèmes concrets.
21:02Et je pense que c'est ça la clé.
21:03Les enjeux aujourd'hui de la French Tech,
21:05quand on se projette 2030, 2040 ?
21:07C'est les enjeux de la maturité.
21:09On a de plus en plus d'entreprises matures,
21:10donc maintenant, il faut les accompagner au passage à l'échelle.
21:14Être sûre qu'elles puissent lever suffisamment de fonds,
21:16qu'elles puissent suffisamment se développer à l'international
21:18sans basculer leur siège dans d'autres pays,
21:20vraiment depuis la France.
21:22Être sûre qu'elles puissent revendre quand c'est nécessaire
21:24ou faire une sortie en bourse.
21:26Voilà, c'est tous ces enjeux, finalement, de la maturité.
21:29Qui sont les... Pardon, allez-y.
21:30Non, non, il va falloir garder ses talents.
21:31C'est ça aussi, c'est le principe.
21:33Vous le dites, qu'elles soient enracinées chez nous
21:36et qu'elles ne partent pas à l'étranger.
21:38Oui.
21:38Je pense qu'il y a un enjeu de rétention de talents,
21:41même si on voit aujourd'hui que les Français
21:42qui sont à l'étranger sont beaucoup dans ce qu'on appelle le give back.
21:46Ils participent beaucoup.
21:47Ils sont d'ailleurs dans nos réseaux d'entrepreneurs,
21:49comme les réseaux de la French Tech,
21:50dans les réseaux des CCE,
21:51les conseillers du commerce extérieur de France.
21:53Et ils accompagnent les Français
21:55qui veulent s'internationaliser.
21:57Ils sont vraiment dans cette entraide.
21:58On en voit qu'ils reviennent,
21:59comme par exemple Yann Lequin,
22:01qui revient en France pour monter son entreprise.
22:03Ex-Méta.
22:04Exactement.
22:05On en voit comme Fidji Simo,
22:06qui brille à l'international,
22:07mais qui en même temps...
22:08Qui est en région parisienne.
22:09Je viens de s'y gagner.
22:10Oui, c'est vrai.
22:12Et en même temps,
22:12elle accompagne aussi beaucoup de Français,
22:15beaucoup d'entrepreneurs.
22:16Elle investit.
22:17Donc je pense que dans tous les cas,
22:20ce n'est jamais une mauvaise chose de partir
22:22parce qu'on revient avec encore plus d'expérience
22:24et on se rend compte à quel point la France est belle,
22:26surtout quand on la regarde depuis l'étranger.
22:29Eh bien, merci beaucoup, Julie Huguet,
22:30d'avoir accepté cette invitation,
22:31directrice de l'émission French Text.
22:34C'est important de vous avoir
22:36puisque à la suite de Clara Chappaz,
22:38qui est passée ministre,
22:39enfin qui ne l'est plus maintenant,
22:40en tout cas,
22:41vous êtes la suivante
22:42et on voit qu'il y a quand même
22:44beaucoup, beaucoup d'envie
22:45et beaucoup de motivation.
22:47Merci d'avoir accepté notre invitation.
22:49Merci beaucoup pour l'invitation.
22:51On ne vit pas dans la même France
22:52et Magali Berda qui est avec nous.
22:53Bonsoir, Magali.
22:53Bonsoir, ça va ?
22:55Comment ça va ?
22:56Bien, quand je vous vois,
22:57ma soirée s'illumine.
22:59Oh magnifique.
23:00Nous, c'est pareil.
23:00Vous parlez de nous deux
23:01ou seulement de Cécile ?
23:02Alors, Cécile en number one
23:03et vous en number two.
23:05Bon, je ne vous ferai pas votre top en arrière.
23:06Non !
23:07Mais je vous aime.
23:09Oh merci.
23:10Mais Cécile, c'est Cécile.
23:11Mais voilà, ce soir,
23:13on va parler d'un vrai sujet.
23:14Alors, il y a un vrai problème en France,
23:15enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez,
23:16c'est la police municipale.
23:19Est-ce que vous êtes au courant
23:20que la police municipale,
23:21elle est armée ou pas armée
23:23en fonction du maire ?
23:24Oui, absolument.
23:24C'est le maire qui décide
23:25de si la police va être armée.
23:27Donc, si j'ai de la chance,
23:27je suis dans une ville,
23:28alors, on voit chance ou pas chance,
23:30ça dépend comment on le voit,
23:31mais en gros,
23:32c'est au bon vouloir de la mairie.
23:33Est-ce que vous trouvez ça normal ou pas ?
23:35Et c'est ce dont on va débattre ce soir
23:37avec une influenceuse qu'on connaît tous.
23:39Alors, ça va être extraordinaire,
23:41il faut que vous soyez là.
23:42Et Cécile, vraiment,
23:43vous allez rentrer chez vous là,
23:43mettez la radio dans votre voiture.
23:45C'est ce que je fais tous les soirs.
23:45Il y a Rubini Cara qui est là.
23:47Vous connaissez Rubini Cara ?
23:47Oui, à peu près.
23:48Rubini Cara,
23:49qui va débattre avec un politique,
23:51un candidat à la mairie,
23:53un conseiller parlementaire
23:55d'un député qu'on connaît tous aussi,
23:57qui est M. Tanguy,
23:59qui est Damien Toumy,
24:00délégué départemental
24:01du Rassemblement National dans la Somme.
24:03Et on va parler de ce sujet,
24:04on va débattre ensemble
24:05sur la police municipale armée ou pas armée.
24:08Et voilà, 0826 300 300,
24:09vous connaissez le numéro.
24:11Et dans un instant,
24:12Magali Berda,
24:13on ne vit pas dans la même France.
24:14On remercie bien sûr Aude,
24:16on remercie,
24:17mais qui est partie Maxime,
24:19et c'est Marie maintenant
24:20qui est à la...
24:21Voilà, on remercie François-Louis,
24:22Antoine,
24:23Antoine,
24:23et puis bien entendu Justine.
24:25Et on se retrouve demain
24:26à partir de 18h.
24:27Passez une très belle soirée
24:28et merci de votre fidélité.
24:30Salut, salut Philippe.
24:30Très bonne soirée, à demain.
24:32Salut, à demain.
24:32Sud Radio.
24:34Sud Radio.
24:35Parlons vrai.
24:35Parlons vrai.
24:36Sud Radio.
24:37Parlons vrai.
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