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  • il y a 8 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On l'évoquait dans notre discussion, il y a des images qui restent gravées.
00:03Souvenez-vous, il y a deux ans, la crise des agriculteurs,
00:05Gabriel Attal, Premier ministre, se rendait auprès de Jérôme Bayle,
00:09il se rendait dans le sud-ouest pour discuter et il prenait la parole debout sur les bottes de foin.
00:15Et puis aujourd'hui, c'est Jordan Bardella qui est allé aux côtés des agriculteurs
00:19en tant que député européen à la veille de la manifestation à Bruxelles contre le Mercosur.
00:24Donc, on est dans la récupération politique, c'est le thème du signé qu'on signe ce soir.
00:30– Avec comme invité Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France,
00:36candidat à l'élection présidentielle de 2027. Bonsoir.
00:38– Bonsoir à vous tous.
00:39– Bonsoir Charles Consigny.
00:40– Bonsoir.
00:41– Récupération politique à saluer ou pas, finalement ?
00:45– Je pense que c'est sérieux la détresse des agriculteurs.
00:51C'est des gens qui travaillent 7 jours sur 7 pour très peu d'argent,
00:56qui font un métier extrêmement noble,
00:58c'est ce qui fait qu'ils sont soutenus massivement par les Français
01:01et c'est ce qui fait que les Français se méfient de ce traité Mercosur
01:07qui va aller fragiliser nos agriculteurs.
01:11Et ça, je crois que tout le monde est d'accord.
01:14C'est ce qui fait aussi que faire des coups de com' sur leur dos,
01:18ce n'est pas toujours très bienvenu.
01:21Donc, c'était le cas il y a deux ans, c'est le cas aujourd'hui.
01:23Les mises en scène, etc., ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu.
01:29C'est ce qui fait aussi qu'il ne faut pas raconter n'importe quoi.
01:35Et M. Dupont-Aignan, puisqu'on débat ensemble ce soir,
01:38moi je m'inquiète aussi de voir certains qui parfois mettent de l'huile sur le feu
01:43et dont on se demande presque s'ils ne jouent pas contre leur camp, en fait,
01:46contre notre pays, puisqu'on sait que cette crise,
01:50elle est émaillée aussi d'ingérences étrangères,
01:53de gens qui essayent de souffler sur les braises.
01:56Et il y a un certain nombre de fausses nouvelles qui ont été diffusées
01:59et qui, hélas, ont été notamment relayées par vos soins sur votre compte Twitter.
02:06Alors, il ne s'agit pas de faire votre procès,
02:08mais je pense que c'est un débat qui mérite un traitement très objectif.
02:16Et donc, voilà, mais quand vous tweetez que, par exemple,
02:21les agriculteurs auraient été gazés par un coup d'hélicoptère de la gendarmerie,
02:26c'est un tweet qui a quatre jours, ce n'est pas vrai.
02:30Quand vous tweetez une photo qui a été réalisée par intelligence artificielle,
02:35peut-être qu'on va la voir avec un agriculteur qui prend sa tête dans ses mains
02:39et trois scientifiques, voilà, derrière,
02:42c'est une photo qui est de l'intelligence artificielle.
02:46Donc, bon, voilà.
02:48Et quand vous dites qu'au fond,
02:51les abattages des cheptels traduiraient une volonté de l'Union européenne
02:57d'abattre les vaches françaises,
03:00malheureusement, non.
03:02Malheureusement, les vétérinaires français considèrent que c'est une bonne mesure.
03:06Donc, voilà, je m'arrête là parce que je veux qu'on fasse un débat,
03:09mais sur une base factuelle, si vous voulez, objective.
03:15Et je pense que, de part et d'autre,
03:17exploiter ça pour souffler sur les braises d'une manière ou d'une autre...
03:21Vous soufflez sur les braises, M. Dupont-Rien ?
03:23Alors, M. Consigny, le 26 août,
03:27le 26 août,
03:28j'étais le premier à aller voir un éleveur dont le...
03:31à Cessan, en Savoie,
03:34un jeune éleveur
03:35qui a vu son troupeau et son cheptel abattus.
03:40J'étais le premier à aller sur le terrain,
03:42vraiment, à leur contact.
03:43Et là, vous n'avez pas parlé de mes tweets.
03:48Parce que cette détresse, le gouvernement la connaissait depuis le 26 août.
03:52Premier point.
03:54Deuxième point,
03:55je veux le dire parce que je ne supporte pas,
03:58et j'en ai assez,
03:59qu'on traite de fake news, des nouvelles vraies.
04:02Simplement, elles ne sont pas acceptées par le pouvoir.
04:04Et j'ai amené, parce que je savais que vous alliez fier le coup.
04:07Maintenant, je me méfie, je suis habitué.
04:09Fédération Vétérinaire Européenne,
04:11communiqués de presse,
04:12adoptée à l'unanimité lors de l'Assemblée Générale
04:15à Chypre, 14 novembre 2025.
04:17Mais ça, ça a été démenti, malheureusement.
04:19Non, qui est tout à fait écrit.
04:21Je vais répondre.
04:22Oui, qui a été écrit.
04:24Et qui recommande...
04:25Que disce communiquer.
04:25Et qui dit qu'il faut à tout prix éviter l'abattage systématique.
04:29Et d'ailleurs, il y a un pays...
04:30Parce que j'ai été en Savoie,
04:31et si vous étiez allé sur le terrain,
04:33vous auriez vu ce qui se passe.
04:34Mais là, ce que vous venez de dire,
04:36c'est pas vrai.
04:36Non, mais laissez-moi répondre, s'il vous plaît.
04:37Parce qu'il y en a assez des fausses nouvelles
04:39sous prétexte de fausses nouvelles.
04:41Et la Suisse, qui est un pays sérieux,
04:44la Suisse ne procède pas à l'abattage systématique.
04:48La Suisse l'a évité
04:51parce qu'à chaque fois qu'il y a eu un risque,
04:54vaccination systématique autour,
04:57isolement de la bête,
04:58soin de la bête,
04:59et j'ai étudié avec des vétérinaires spécialisés,
05:02il y a le communiqué de presse.
05:03Donc, maintenant, je voudrais qu'on parle des agriculteurs.
05:06Parce que c'est trop facile.
05:07Il y a une autre façon de faire.
05:08C'est trop facile, vous allez répondre.
05:11Mais moi, je ne veux pas perdre le temps qu'on a.
05:13Vous êtes en train d'aller sur un autre sujet.
05:14Je ne veux pas perdre le temps qu'on a.
05:15Juste sur les fake news,
05:17c'est insupportable
05:19que toute personne qui n'est pas d'accord
05:21avec le pouvoir...
05:22Non, non, mais non, moi, je ne suis pas...
05:23Vous voyez, je ne suis pas du tout de ceux...
05:26Est-ce qu'on peut parler du problème des serveurs ?
05:28Ce communiqué n'existe pas ?
05:29Non, ne me faites pas un faux procès.
05:32Oui, mais ce que dit en réalité
05:33la Fédération des Vétérinaires Européens,
05:36c'est qu'en cas de crise,
05:37l'abattage est la seule solution, justement.
05:39Mais il recommande au contraire d'éviter...
05:41Dans ce communiqué, je l'ai lu,
05:45la Fédération des Vétérinaires
05:46parle de la prophylaxie en général
05:48et non spécifiquement
05:49de la dermatose nodulaire, etc.
05:52Non, mais non, mais c'est important.
05:53C'est totalement faux.
05:53Parce que moi, je ne suis pas de ceux
05:56qui traitent leurs adversaires
05:58de complotistes ou de fake news, etc.
06:01Mais je pense que parfois,
06:03j'observe malheureusement
06:05que ce soit pendant le Covid
06:07ou que ce soit maintenant,
06:09il y a un certain nombre de gens
06:10qui mettent de l'huile sur le feu.
06:12Est-ce que vous mettez de l'huile sur le feu ?
06:14Et qui hystérisent des débats
06:16qui méritent une approche plus objective.
06:17Aujourd'hui, moi, je constate une chose.
06:20C'est que si le gouvernement
06:21avait pris les choses à temps,
06:23comme je l'ai fait, moi, dès le 26 août,
06:25on ne serait pas dans cette situation de blocage.
06:27Deuxième point, je veux dire aux Français
06:29que derrière la crise de la dermatose,
06:33il y a la détresse d'un monde agricole
06:34qui est coincée d'un côté
06:36entre des normes toujours plus dures
06:38pour produire en France et en Europe
06:41par l'Union européenne
06:43et de l'autre, des accords de libre-échange
06:45qui font entrer sur le sol européen
06:47des produits qui sont fabriqués
06:50entre guillemets ou élevés
06:51pour des bovins
06:52à partir d'antibiotiques,
06:55d'hormones de croissance
06:56interdites sur le sol européen.
06:58Le résultat de cette concurrence
07:01totalement déloyale,
07:03mis en œuvre avec la complicité
07:04du gouvernement français,
07:06l'accord avec la Nouvelle-Zélande,
07:10il n'a pas dit non.
07:11C'est de la viande de mouton,
07:12nous sommes déjà dépendants à 55%.
07:15On consomme,
07:1655% de notre consommation
07:18est produite à l'étranger.
07:20On signe un accord avec la Nouvelle-Zélande
07:22qui est catastrophique
07:23pour nos éleveurs de moutons.
07:25Premier point,
07:26vous avez l'accord avec l'Ukraine
07:28de juin dernier
07:28qui est désastreux pour l'avenir.
07:31Vous avez les accords de libre-échange
07:32qui se sont multipliés.
07:34On a perdu 30%...
07:35Mais là, sur le Mercosur,
07:36la France dit non.
07:37Non, la France,
07:38excusez-moi,
07:39sur le Mercosur,
07:40la France fait semblant de dire non.
07:41Quand même, si...
07:42Mais ils demandent un report,
07:44ils ne demandent pas l'annulation du crédit.
07:45Le problème, c'est que la France est un peu seule,
07:47donc elle essaie de tenir une minorité de blocage.
07:49Eh bien, on en vient au problème de fond.
07:51C'est que moi, j'en ai assez,
07:52M. Consigny,
07:53de l'hypocrisie politique
07:55qui veut faire croire
07:57qu'on s'en sortira
07:57dans le cadre de cette Union européenne-là.
08:00On peut reprendre en main
08:01notre politique agricole...
08:02Si je peux finir ma phrase.
08:03Oui, mais c'est...
08:04Là, c'est un discours.
08:05On peut reprendre en main
08:07notre politique agricole
08:08nationalement
08:09en sortant
08:11de la politique agricole commune.
08:13On en a l'argent
08:14puisqu'on envoie
08:1530 milliards
08:16à l'Union européenne
08:17et qu'on reçoit 9
08:18pour nos agriculteurs.
08:20Donc,
08:20ce n'est pas un problème d'argent.
08:21On laisse à Bruxelles
08:2215 milliards
08:22en 2026.
08:24Deuxième point,
08:25on est accablés
08:26si je peux finir.
08:27On est accablés de normes.
08:29Et il y a un pays
08:31qui le fait,
08:31mais il y a un pays
08:32qui marche.
08:32Vous ne pouvez pas faire
08:33dix démonstrations
08:35en cas de la Suisse.
08:36C'est la Suisse
08:37et le cinéma français.
08:39Et pourquoi le cinéma français ?
08:40L'exception culturelle,
08:42vous voulez une exception agriculturelle.
08:44Je veux une exception agricole.
08:46Ce n'est pas mythique.
08:47Non, mais je permettais
08:48que je réponde.
08:48Je suis désolé,
08:50mais j'y tiens.
08:51Vous dites
08:52que vous ne voulez pas
08:53qu'on vous accuse
08:54de faire fake news, etc.
08:55Je pense que vous ne pourriez
08:56pas soutenir sérieusement
08:57que la photo que vous avez tweetée
08:58est une photo vraie.
08:59Mais je le savais.
09:00Mais elle symbolisait.
09:02Ah, d'accord.
09:02Mais je n'ai jamais dissimulé.
09:04Elle symbolisait.
09:05Ce n'est pas très clair.
09:05Elle symbolisait
09:07le drame qu'ont vécu
09:08nos agriculteurs.
09:09Vous croyez
09:09qu'ils ne sont pas révoltés ?
09:11Vous croyez
09:11que c'est bien
09:12d'envoyer des blindés
09:12contre des éleveurs ?
09:15Quand on n'envoie rien
09:16à Marseille
09:17contre les narcographiquants ?
09:18Il n'y avait pas d'hélicoptère ?
09:19Vous plaisantez ?
09:20Ils n'ont pas reçu
09:20des gaz lacrymogènes
09:21largués par hélicoptère.
09:24Non, ça ne s'est pas produit.
09:25Les blindés ?
09:26Voilà.
09:27Les blindés contre des éleveurs ?
09:29Ça, de toute façon,
09:32que les narcotraffiquants
09:33en Marseille n'ont rien
09:34contre eux ?
09:34Vous précisiez,
09:36c'est l'occasion,
09:37que cette photo
09:38l'avait cachée.
09:39Mais attendez,
09:40allons de l'avenir
09:43de notre agriculture,
09:44monsieur le conseil.
09:45Ne cherchez pas des...
09:47Attendez, laissez-le parler.
09:48Si vous l'équipe
09:48parle de l'avenir,
09:48laissez-le parler.
09:50Laissez-le terminer
09:50parce que c'est le bon moment.
09:51Figurez-vous que j'ai dénoncé
09:52ici même,
09:53je crois que c'était même hier,
09:55l'accord avec la Nouvelle-Zélande
09:57qui fait qu'on se retrouve
09:58avec de l'agneau néo-zélandais
10:01sur les étals
10:02des boucheries,
10:04enfin en tout cas
10:04dans les supermarchés français,
10:06dans des régions
10:06où on produit de l'agneau.
10:07Donc vous voyez,
10:08on n'est pas...
10:08Donc il faut bien traiter la cause.
10:09À ce point-là,
10:10antagoniser.
10:10Il faut bien traiter la cause.
10:12Oui, mais vous vous en servez
10:13pour dénoncer
10:15tout ce qui serait fait
10:16au niveau européen, etc.
10:17Il faut bien voir aussi
10:18que l'Europe
10:19a ce qui lui reste d'industrie,
10:22dépend énormément
10:23des exportations.
10:24Et donc moi,
10:24je ne jetterais pas
10:25comme un seul homme
10:26tous les traités
10:27passés par l'Europe
10:28comme s'ils étaient
10:30tous nuisibles.
10:30ce n'est pas vrai.
10:31Mais je n'ai jamais dit ça.
10:32Vous dénoncez en gros...
10:34Je dénonce.
10:35Excusez-moi.
10:36Arrêtez.
10:37Cette façon de procéder
10:38par caricature...
10:38Est extrêmement mauvaise
10:39pour absolument
10:40toute notre industrie.
10:42Mais je n'ai pas parlé de ça.
10:43Je pense que ça n'est pas vrai.
10:43Je vais vous prendre deux exemples.
10:44J'ai parlé de nos agriculteurs.
10:46Je vais vous prendre
10:48deux exemples.
10:49Premièrement,
10:49par exemple,
10:51sur le Mercosur.
10:54Finalement,
10:54on n'est pas sûr
10:55que passera ce Mercosur
10:56puisque finalement,
10:57Mme Mélanie
10:58est contre aussi,
10:59à demander aussi un report.
11:01Et donc,
11:02il n'est pas à exclure
11:02qu'on parvienne quand même
11:04à amender ce traité
11:06pour protéger
11:07nos agriculteurs
11:08des importations
11:09de produits agricoles
11:11d'Amérique du Sud.
11:11Et je suis d'accord avec vous
11:12qu'il faut les protéger.
11:14Deuxièmement,
11:16vous n'avez peut-être pas...
11:17Ça, vous n'êtes peut-être pas échappé
11:18que l'industrie pharmaceutique européenne
11:21est gravement menacée aujourd'hui
11:23parce que la Chine et l'Inde
11:24fabriquent aussi bien que nous
11:26maintenant des médicaments
11:27est parce que les mesures américaines
11:29font que même
11:31nos propres laboratoires
11:33vont se mettre à fabriquer
11:34aux Etats-Unis
11:35pour échapper aux droits de douane
11:37américains.
11:38Raison de plus
11:39pour en mettre nous-mêmes.
11:40Raison de plus
11:42pour trouver d'autres marchés.
11:44Il faut les mettre
11:44aux frontières.
11:45Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ?
11:47Il faut les mettre aux frontières
11:48de l'Union européenne.
11:49Je peux vous répondre.
11:49J'ai posé une question.
11:52Non, c'est plutôt
11:52parce que je pose une question à la fin.
11:54Je vous remercie.
11:55Est-ce qu'il faut mettre
11:56des contrôles à nos frontières
11:57aux frontières européennes ?
11:58Je pense qu'il faut mettre
12:01maintenant,
12:03quand on est en situation
12:04de crise,
12:05un protectionnisme national.
12:08Parce que le protectionnisme national,
12:10on peut le décider
12:11tout de suite.
12:13C'est quand on a une hémorragie,
12:15qu'on est au bord de la route,
12:16on met un garrot
12:17pour éviter de perdre le sang.
12:19Après,
12:20une fois qu'on aura mis
12:21un protectionnisme national
12:22d'urgence,
12:24ciblé,
12:25je prends l'exemple
12:25les voitures chinoises,
12:26électriques,
12:27je prends l'exemple
12:28les bovins
12:29ou des points particuliers,
12:32nationals.
12:33Juste pour les voitures chinoises,
12:36ils sont en train d'installer
12:36des usines,
12:37vous avez vu,
12:37en Turquie et en Hongrie.
12:39C'est pourquoi il faut
12:40un protectionnisme national.
12:42Que c'est le seul moyen
12:43de forcer nos partenaires
12:45à enfin se décider
12:47à protéger l'Europe.
12:48Car vous remarquerez
12:49que l'accord
12:50qu'il y a eu ce matin,
12:51ou hier,
12:52sur la fin
12:56de l'interdiction
12:57du moteur thermique
12:58en 2035,
12:59ne s'est pas accompagné
13:00d'une vraie préférence européenne.
13:02Car nos partenaires
13:03n'en veulent pas.
13:04Et le point fondamental
13:05que je veux dire,
13:07c'est que la France
13:07est minoritaire aujourd'hui,
13:09dans l'Europe des 27,
13:11sur les droits de douane,
13:12le protectionnisme.
13:13Et que la seule façon,
13:16si on veut éviter
13:17la mort définitive
13:18de notre agriculture,
13:19de notre industrie,
13:21ce sera un des thèmes
13:21majeurs de 2027,
13:23c'est le protectionnisme.
13:25Mais il faut bien exporter aussi.
13:26On ne peut pas vivre
13:26contre nous.
13:27Mais bien sûr.
13:28Ça ne marche jamais comme ça.
13:29Mais bien sûr,
13:30attendez un instant.
13:31Le protectionnisme,
13:32je veux quand même
13:32être précis.
13:33Il faut quand même pouvoir
13:33commercer à l'extérieur.
13:34Tous les pays du monde
13:35commercent.
13:36Mais tous les pays du monde
13:38tirent l'exception
13:39de l'Union européenne.
13:41Excusez-moi
13:41si on peut finir une phrase.
13:42On peut commercer dans le monde.
13:52Tous les pays du monde
13:52hors Union européenne
13:54se protègent
13:54de manière ciblée
13:56à géométrie variable.
13:58Et Donald Trump le fait.
14:01Les Chinois le font.
14:01On ne se protège pas
14:02à ces chambres.
14:03Mais pourquoi pas nous ?
14:05Je suis malheureusement
14:06assez d'accord.
14:08Ça me rend ennuie
14:08d'être d'accord avec moi.
14:09Non, non, pas du tout.
14:10C'est parce que je suis contre
14:12par principe le protectionnisme.
14:14Je pense qu'à long terme,
14:16ça ne fait que de l'inflation.
14:18Et d'ailleurs, il y a...
14:19Mais je n'ai jamais dit
14:19qu'il ne fallait faire
14:20que du protectionnisme.
14:21Non, non, non.
14:21Mais ce que je veux dire,
14:22c'est qu'aux États-Unis,
14:23par exemple,
14:24avec les mesures protectionnistes
14:25de Trump,
14:25la corrélation,
14:27c'est l'inflation.
14:28C'est normal.
14:29En attendant,
14:29ils ont des recettes budgétaires
14:30et les emplois reviennent.
14:32Mais vous étiez les premiers
14:33à dire que la...
14:33On n'en manque pas
14:34en France des recettes budgétaires.
14:35Vous étiez les premiers
14:36à dire...
14:36S'il vous plaît,
14:37M. Pognon.
14:37Non, mais attendez.
14:38Vous m'avez...
14:38Vous étiez les premiers
14:39à dire que l'administration
14:40n'est pas...
14:41Je ne vous interrompe pas.
14:42Je vous en prie.
14:44Qu'on vous réponde.
14:45Je pense que ça crée
14:46de l'inflation.
14:47C'est naturel.
14:48Puisque si, par exemple,
14:49vous mettez des droits de douane
14:51sur les produits
14:51fabriqués en Chine,
14:52évidemment qu'ils n'arrivent pas
14:54au même prix
14:55sur le marché européen.
14:56C'est tout le but.
14:56Mais si on n'a plus d'emplois,
14:58on ne peut plus rien acheter.
14:59Mais bien sûr.
14:59Mais c'est pour ça que
15:00tout est une question
15:02de curseur, de mesure.
15:05Il se trouve que Trump
15:06utilise de la manière forte.
15:07Et ce qu'on voit,
15:07c'est vrai,
15:08il faut être objectif
15:09et dire la vérité,
15:11c'est que ça fonctionne
15:12sur certaines industries.
15:13Puisque, effectivement,
15:15l'industrie pharmaceutique,
15:16notamment,
15:17est en train de rouvrir
15:18des usines
15:19aux Etats-Unis
15:20pour s'éviter
15:21les droits de douane américains.
15:22C'est donc qu'effectivement...
15:24En fait, vous y arrivez
15:25avec le temps.
15:26C'est donc qu'effectivement
15:27ça fonctionne.
15:27Mais il faut que
15:27nos agriculteurs crèvent
15:29pour que vous réagissiez.
15:31Non, non, mais je vous en prie.
15:32Vous n'êtes pas le seul
15:33à défendre les agriculteurs,
15:35M. Dupont-Aignan.
15:36Non, mais je suis le seul
15:37qui pointe du doigt
15:38la politique agricole européenne.
15:40Et je dis qu'on ne peut pas...
15:41Oui, M. Dupont-Aignan,
15:41elle les soutient beaucoup aussi,
15:42la politique agricole européenne.
15:42Non, c'est nous qui payons.
15:43C'est nous qui payons aussi.
15:45On paye pour d'autres choses.
15:46Non, non, M. Consigny.
15:47On ne paye pas que
15:47pour la politique agricole.
15:49La dotation de la France
15:50à l'Union européenne,
15:51elle finance beaucoup d'autres choses.
15:52Le budget de la PAC
15:52qui va baisser, d'ailleurs.
15:55Il faut que les Français
15:55sachent quand même,
15:56au moment où le gouvernement
15:57cherchait 20 milliards,
15:5840 milliards,
15:59qu'il a quand même accepté
16:00de donner 6 milliards de plus
16:01à l'Union européenne,
16:025,5 exactement.
16:04Et que l'année prochaine,
16:052026,
16:06on va verser 30 milliards,
16:09on recevra 15.
16:10Ça veut dire que
16:12les Français
16:13subventionnent
16:15une politique
16:16qui fait du mal
16:17à leurs forces productives
16:18agricoles et industrielles.
16:20Moi, je ne suis pas maso.
16:21J'en ai assez de payer
16:23pour une organisation
16:24qui est contre nous.
16:26Je dis qu'il faut sortir
16:27de l'Union européenne
16:28au plus vite.
16:29Mais elle n'est pas contre nous.
16:29Elle vit contre nous.
16:31Mais non.
16:31Elle nourrit
16:32la destruction
16:33de nos forces vives.
16:35Il est temps de réagir.
16:36C'est un bouc émissaire.
16:38Non, ce n'est pas un bouc émissaire.
16:39Attendez, attendez qu'il vous réponde.
16:41Pourquoi pensez-vous
16:41que les Etats-Unis,
16:42pourquoi ça marche
16:42les droits de douane aux Etats-Unis ?
16:44Parce que c'est un marché
16:45de 400 millions de personnes.
16:47C'est pour ça que ça fonctionne.
16:48Et pourquoi en Suisse,
16:49ça marche très bien
16:49pour l'agriculture ?
16:50La Suisse n'est pas un exemple
16:52absolu dans tous les domaines.
16:54Allez voir les agriculteurs suisses,
16:56M. Consigny.
16:57Allez voir comment ils vivent.
16:58Là, s'ils n'ont pas de vaches,
16:59c'est parce qu'ils n'ont pas de vaches.
17:00Non, je ne parle pas de ça,
17:00M. Consigny.
17:01Je parle de leur qualité alimentaire.
17:03Je parle du niveau de vie
17:04des agriculteurs suisses
17:05et je parle de leur protection.
17:07Si ça fonctionne aux Etats-Unis,
17:10les droits de douane,
17:10c'est parce que c'est un marché
17:12qui est tellement énorme
17:14que les industriels s'adaptent.
17:16Vous n'allez pas implanter,
17:18par exemple,
17:18des usines chinoises en France
17:20juste pour avoir l'accès
17:22au marché français.
17:23C'est l'accès au marché européen
17:25qui intéresse les partenaires.
17:26En attendant, M. Consigny.
17:27Merci, messieurs.
17:28Donc moi, je pense qu'il faut en faire,
17:30mais au frontière de l'Europe,
17:31parce que l'Europe est un très beau marché
17:32que nos voisins ne veulent pas,
17:34ce qui est quand même gênant.
17:35Merci, Nicolas Dupont-Aignan.
17:37Merci, Charles Consigny.
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