00:00Puis de l'autre côté, des agriculteurs qui sont en train de souffrir de normes et de grosses difficultés.
00:04Donc la colère des agriculteurs, on a vu, elle ne retombe pas aujourd'hui à propos de la dermatose nodulaire bovine.
00:10Pourtant, la ministre de l'agriculture s'est exprimée, elle a encore expliqué qu'il y aura des vaccinations massives,
00:18mais elle ne démord pas sur le fait qu'il faut l'abattage systématique.
00:22Dès qu'il y a une bête qui est atteinte de la dermatose, il faut abattre tout le troupeau.
00:27Alors on rappelle que les agriculteurs sont indemnisés à peu près de 2 000, 3 000, 2 500 euros par tête.
00:33Et pour autant, ça ne suffit pas, disent les agriculteurs, à remplacer deux générations parfois de sacrifices de travail pour pouvoir élever et pour avoir un troupeau.
00:43Donc les agriculteurs sont au colère et eux, ce qu'ils proposent, c'est d'avoir, si la bête est malade, on abat uniquement la bête malade, mais pas tout le troupeau.
00:52Bonjour Patrick Legrin, vous êtes président de la coordination rurale des Hauts-de-France.
00:56Quel est votre état d'esprit ce matin par rapport à la ministre de l'Agriculture qui veut vraiment calmer les choses ?
01:02Bonjour. Comme j'ai déjà dit, Madame la ministre, elle est bien gentille, mais pour qu'on puisse discuter, il faut déjà reconnaître quand on a fait une erreur.
01:12Et l'erreur a été faite depuis le mois de juin, de garder la même stratégie.
01:17Alors, un cas, deux cas, c'est une chose. Comme j'ai dit hier, j'ai vu une préfète, quand vous avez un ou deux accidents à un stop, c'est tout, on ne change pas le stop.
01:27Quand on a, comme là aujourd'hui, 111 massacres, c'est-à-dire 111 accidents, je pense qu'il aurait été judicieux de revoir la copie depuis six mois.
01:36Et là, la décision qui est prise de vacciner, alors non seulement elle est tardive, mais en plus, on n'a pas commandé les vaccins.
01:43Mais en plus, ça ne règle pas tout puisque sur l'abattage massif, beaucoup d'agriculteurs, que quel que soit leur syndicat, n'accepteront pas.
01:52Par exemple, la Camargue, vous imaginez, c'est des taureaux qui valent plusieurs milliers d'euros.
01:56Il est hors de question qu'ils acceptent cet abattage.
01:58Aujourd'hui, ce qui est dramatique, c'est qu'on a en fait une gestion de crise qui est purement économique.
02:04Je vais vous dire que vous avez une radio concurrente, puisque j'en avais parlé, qui l'a bien expliqué ce matin.
02:09C'est-à-dire que la raison est financière.
02:11S'il y a un million de bêtes à vendre, ça correspond à peu près à un milliard et demi.
02:15Il est hors de question qu'on passe à côté d'un milliard et demi.
02:18Donc, c'est de la gestion financière.
02:20Et cette gestion financière, elle n'est pas la coordination rurale, elle n'est pas la confédération paysanne,
02:24elle n'est pas chez l'agriculteur de la FNSEA ou GIA de base.
02:27Elle est chez les grands patrons.
02:29Donc, comme j'ai dit là sur un plateau, lorsque Mme la ministre aura un accord avec M. Rousseau, Mme Genevard,
02:37on saura ce qu'ils ont décidé.
02:38Mais ça se joue.
02:39C'est toujours du business.
02:40C'est toujours du business.
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