- il y a 7 semaines
Avec Avi Bitton, avocat, influenceur ; Sophie Taillé-Polian, députée Écologiste et Social du Val-de-Marne.
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00:00Les instituts de beauté Body Minute vous présentent
00:04Magali Berda, Sud Radio, on vit pas dans la même France.
00:10Magali Berda sur Sud Radio, nous sommes en direct, il est 20h02, je suis ravie de vous retrouver, c'est lundi aujourd'hui, c'est le premier jour de la semaine, alors moi j'ai passé le week-end sans vous, vous m'avez manqué,
00:21et du coup je me réjouis d'être avec vous ce soir pour une émission très spéciale, une émission qui passionne, est-ce qu'on est en direct sur Instagram mon cher Yannick ?
00:29Alors attends, ça y est, on est en direct.
00:32Sublime, alors ce soir on va parler, et bien sûr sur Youtube, parce que notre principal direct c'est sur Youtube, sur notre chaîne Sud Radio, qui a plus d'un million deux cent mille abonnés.
00:41Tu vas pas y arriver, c'est pas grave, laisse moi ça me fait plaisir.
00:43D'accord, ok.
00:44Et qui est la radio la plus connue sur le monde Youtube, on est la number one.
00:50Moi je suis très forte de représenter cette émission un peu made in influence, les influenceurs, sur une radio qui est numéro un ou numéro une, je sais pas comment on dit, on s'en fout, sur Youtube.
01:00C'est très dur d'avoir un million deux cent mille abonnés sur Youtube.
01:02C'est énorme.
01:02C'est énorme.
01:03Pour une radio sur le monde.
01:04Et ce soir je suis accompagnée évidemment de notre cher et tendre Mathias.
01:08Comment ça va ?
01:08Et bien écoute, je vais très bien, et toi ?
01:10Tout va bien, et bien moi ça va super bien.
01:12Ouais, qu'est-ce que tu fais ? Qu'est-ce que t'as fait de beau ce week-end ?
01:14Qu'est-ce que j'ai fait de beau ce week-end ? J'étais malade.
01:15Par des bêtises.
01:16J'étais malade.
01:16Ah bah du coup t'as peut-être pas fait de bêtises alors.
01:18J'étais sorti samedi soir, je sors de la boîte de nuit, et là, boum, la crève.
01:23Et bien voilà.
01:23C'est pas le Uber qui est venu me chercher, c'est la crève.
01:25Direct.
01:25J'étais malade.
01:26Bah ça t'apprendra à couvrir.
01:27Bah sortez couvert.
01:28Comme si j'étais ta mère.
01:29Exactement, sortez couvert dans tous les sens.
01:30Voilà.
01:30Alors, ce soir, on a une émission, ah oui ton petit cadeau de Noël pardon.
01:35Il y a le sapin de Noël, c'est pas mon cadeau, je fais pas de cadeau.
01:37Je suis dépassée par Noël.
01:38C'est le sapin de Noël.
01:40Le sapin de Noël Sud Radio.
01:43Magnifique.
01:43C'est génial.
01:44C'est ce qui a gagné, Magali.
01:46C'est ce qui a gagné.
01:46Une journée dans un monde où être juif, musulman et chrétien n'est pas un crime.
01:50Ah, ça c'est sympa.
01:52Ça serait le rêve pour tout le monde, là.
01:53C'est vous, on en a tous besoin.
01:55Un peu d'agamique.
01:56C'est important.
01:56Non, il y a deux places pour le spectacle.
01:57Des chevaliers d'Iphièles à Perpignan à gagner.
02:00On envoie sapin au singulier au 7-28.
02:03Très bien.
02:03Sapin au 7-28.
02:04Sapin au singulier.
02:05Sans S.
02:06Pareil, c'est au début, quoi.
02:07Oui, d'accord.
02:08S-A-P-I-N.
02:10Pour ceux qui nous suivent.
02:11Oui, alors, je précise, parce que ce soir, on reçoit encore.
02:14On a la chance, tous les soirs, d'avoir des députés, des sénateurs, des maires, des ministres, etc.
02:21Et ce soir, on a la chance d'avoir une charmante députée avec nous, qui s'appelle Sophie Taillé-Pollion.
02:27C'est ça.
02:28Qui est députée écologiste et sociale du Val-de-Marne.
02:31Alors, ne m'en voulez pas.
02:32Nous, on est une émission ici.
02:33C'est la politique pour les nuls.
02:35Voilà.
02:35On est très à la cool.
02:36On fait plein de votes.
02:37On est très détendus.
02:39Et ce soir, on va vous faire débattre avec Avi Bitton, qui est avocat influenceur.
02:44Moi, j'appelle ça à un certain niveau de followers.
02:47J'appelle ça des influenceurs.
02:48Parce qu'ils ont forcément une notoriété.
02:51Ils ont forcément une parole que les gens écoutent.
02:54Des vidéos qui deviennent virales, etc.
02:55Combien d'abonnés, Avi Bitton ?
02:57Je ne les compte pas tous les jours.
02:59Mais je pense qu'ils doivent être à peu près au total sur tous mes réseaux à 1 300 000, je dirais.
03:05Il a dépassé Sud Radio sur YouTube.
03:06Voilà, 1 300 000.
03:08Maître Avi Bitton.
03:09Oui, c'est un avocat.
03:10C'est qui son concurrent ?
03:12C'est qui ?
03:12Maître Gims.
03:15C'est pour ça qu'il a lâché.
03:16Il ne s'appelle plus Maître Gims.
03:17Je crois qu'il a lâché.
03:18C'est pour ça qu'il a lâché.
03:19Il ne s'appelle plus Gims.
03:20Il s'est fait battre par Avi.
03:22Voilà.
03:23Magnifique avocat.
03:23Non mais on est quand même à la base d'un avocat spécialisé dans les prud'hommes
03:28qui termine avec 1 300 000 abonnés.
03:32Mon expertise consiste plutôt à éviter les prud'hommes en obtenant un accord amiable.
03:36Oui, c'est vrai.
03:38De toute façon, il faut toujours un accord amiable.
03:39Ça coûte toujours moins cher qu'un...
03:41Vaut mieux un bon truc à l'amiable qu'un mauvais procès.
03:44Exactement.
03:44Si vous interrogez un cadre et que vous lui dites qu'est-ce que vous préférez,
03:47un accord à l'amiable en quelques mois rapidement ou un procès au prud'homme qui va durer des années,
03:52je vous laisse deviner ce qu'il vous répond.
03:54Parce qu'il y en a certains à l'amiable, ils s'envolent quand même.
03:55Oui.
03:56C'est vrai.
03:57Effectivement.
03:57Alors, ce soir, on va débattre d'un sujet.
04:00Alors, un sujet qui fait extrêmement parler sur les réseaux sociaux.
04:03Je vais vous faire écouter une petite vidéo qu'on a trouvée sur TikTok.
04:07C'est hyper...
04:08On va en parler avec madame la députée.
04:10C'est ultra courant sur TikTok, ce genre de vidéos.
04:13On écoute.
04:13Ça me tue, j'ai filmé un camion qui travaillait là.
04:17Moi, je suis là avec mes croissants, mes pains au chocolat, etc.
04:20Plus après mes binouzes.
04:23Quand j'ai un peu montré ça, tu vois, les mecs c'était en train de se changer, etc.
04:28Après, on a chacun la vie commune, comment dire.
04:31Moi, par exemple, j'ai décidé de ma vie de rien foutre et de profiter au maximum.
04:36Parce que le frange général, c'est là où on hiberde.
04:39C'est là où on se cache un peu, où on dort beaucoup, des trucs comme ça, etc.
04:45Mais bon, en tout cas, ça m'a fait un peu pitié quand même.
04:49Parce que les mecs, quand même, ils travaillent comme ça et tout.
04:52Je ne sais pas comment ils doivent faire.
04:54Franchement, la vérité, soit tu es endetté, soit...
04:56Parce que là, personnellement, moi en tout cas, même pour 5 minutes, je ne pourrais pas.
05:02C'est pour ça que j'ai montré vite fait.
05:04Mais bon, il faut les laisser travailler, faire leur boulot.
05:07Et nous, on profite un peu, voilà, de manière de...
05:12Il n'y a pas de mieux face à moi.
05:14Donc bon.
05:16Alors, on va débattre sur cette vidéo, sur ce sujet, juste après d'abord vos présentations.
05:21Je vais d'abord vous présenter tous les deux.
05:23Mais en gros, pour résumer, ça devient viral aujourd'hui.
05:26On en parlera parce que ça fait partie aussi du thème...
05:30Enfin, c'est complètement le thème de ce soir.
05:31des vidéos sur TikTok où certains expliquent comment gruger les aides sociales.
05:38Quelles sont les nouvelles aides ?
05:39On a trouvé même des vidéos TikTok où ils leur disent
05:41« Attention, il y a une aide qui vient de sortir, vous n'êtes pas au courant,
05:44il faut faire ça, il faut faire ça, il faut faire ça. »
05:46Et ça en est dans tous les sens.
05:47J'ai tapé « Aides sociales » sur TikTok.
05:49Alors, pompez-le up les vidéos.
05:51J'ai tapé « Fraude fiscale » sur TikTok.
05:55J'ai trouvé moins de recettes.
05:57Alors, tout ça pour répondre, ça va être un débat.
05:59Je vais payer les avocats pour ça.
06:00Ça va être un débat.
06:01Fiscaliste, hein, pas du travail.
06:03C'est gentil de préciser.
06:06Non, non, nous, on optimise, on ne fraude pas, on optimise.
06:09C'est la différence entre la fraude et l'optimisation.
06:12Effectivement, quand par exemple un cadre négocie son départ avec son entreprise,
06:15il y a des manières d'optimiser la fiscalité,
06:19d'exploiter toutes les possibilités qu'offre le code des impôts.
06:23Le sujet de ce soir, c'est la fraude.
06:25C'est la fraude sociale et la fraude fiscale.
06:27Qu'est-ce qui met le plus en danger les Français ?
06:30Est-ce que c'est pour vous la fraude fiscale ou bien la fraude sociale ?
06:34Il y a un débat, il y a un vrai sujet.
06:35Il y a des gens qui pensent qu'il faut durcir les peines, etc.,
06:39les contrôles pour la fraude fiscale.
06:41Et d'autres qui vous disent non, le problème, c'est la fraude sociale.
06:45Madame la députée, vous, vous travaillez.
06:46Alors, je vais vous présenter.
06:47Je ne vais pas le faire à l'envers, parce que là, je m'emballe.
06:49D'abord, je commence par Avi Bitton, qui est notre influenceur de ce soir.
06:54Donc, vous êtes avocat au Barreau de Paris depuis plus de 20 ans.
06:57Vous êtes spécialiste reconnu en droit du travail, droit pénal.
07:00La carrière de votre cabinet est jalonnée d'affaires médiatiques très complexes.
07:05Vous êtes intervenu dans des dossiers impliquant Nicolas Sarkozy,
07:08Dominique Strauss-Kahn, Karim Benzema,
07:10ainsi que dans l'affaire Benjamin Mendy,
07:12ou encore le procès des viols de Mazan.
07:13Alors, si je peux préciser, j'ai été interviewé sur ces affaires.
07:17Je ne suis pas intervenu en tant qu'avocat sur ces affaires-là.
07:21Mais je suis intervenu sur d'autres grandes affaires, je vous rassure.
07:24Comme lesquelles ?
07:25Lesquelles, du coup ?
07:26Par exemple, j'ai fait condamner la banque Natixis
07:28pour discrimination raciale envers un de ses cadres.
07:31J'ai aussi fait condamner des grandes entreprises,
07:35comme le groupe Eiffage,
07:37pour discrimination au retour du congé maternité.
07:39C'est toutes les entreprises.
07:41Alors, vous vulgarisez un peu la justice
07:43et vous la rendez accessible à travers vos vidéos.
07:46Est-ce que c'est important pour vous, aujourd'hui,
07:47de vulgariser un petit peu la justice
07:49et de la rendre accessible à travers les réseaux sociaux ?
07:52Oui, effectivement.
07:53On va parler aujourd'hui de fiscalité,
07:56de cotisation sociale.
07:57Par exemple, effectivement, c'est important
07:59d'expliquer aux cadres, aux cadres dirigeants,
08:02quand ils négocient leur départ,
08:04évidemment, il faut toucher le maximum d'indemnités,
08:07mais il faut que la somme nette,
08:08qui vous revient à la fin, soit optimisée.
08:11Et donc, on va structurer ça au mieux
08:14pour que le cadre paye le moins possible
08:17de cotisations sociales
08:18et le moins possible d'impôts, effectivement.
08:21Alors, on reçoit en face de vous,
08:23maître Avibiton,
08:25madame la députée Sophie Taillé-Pollian.
08:28Vous êtes une femme politique française engagée,
08:31députée du Val-de-Marne à l'Assemblée nationale,
08:33où vous défendez des valeurs progressistes,
08:35sociales et écologistes.
08:36Vous avez également été sénatrice.
08:39Ah non, on est fan des sénateurs ici.
08:42On a tout de suite l'impression d'être en glowep.
08:45Et vous êtes élue locale à Villejuif.
08:48Votre parcours est marqué par un engagement constant
08:50pour l'écologie,
08:51la solidarité et le pluralisme des médias.
08:54Très important pour vous.
08:55D'ailleurs, vous êtes en ce moment frontal
08:57sur l'histoire de la commission d'enquête
09:01sur France Télévise,
09:02sur la chaîne publique,
09:03enfin, tous les médias publics.
09:04Voilà, on a reçu le député
09:06qui mène cette commission d'ailleurs
09:07jeudi soir dans notre émission.
09:11Merci Mathias.
09:12Comment vous avez décidé
09:13de vous lancer en politique ?
09:16En fait, je ne me suis pas décidée
09:17de lancer en politique,
09:19c'est juste que ça m'a toujours intéressée
09:21quand j'étais gamine à l'école,
09:23je parlais politique avec les copains,
09:24les copines et tout ça.
09:26Et un jour, j'ai recroisé
09:27une vieille copine d'enfance
09:28et je lui ai dit
09:28« Ah, tu sais, je suis élue à Villejuif,
09:30je suis élue municipale ».
09:30Elle m'a dit « Oui, bah écoute,
09:31il n'y a rien d'étonnant et tout ça ».
09:33C'est un intérêt que j'ai toujours eu.
09:36Donc après, j'ai milité,
09:38incroyable, mais voilà.
09:39Et puis, petit à petit,
09:40dans mon engagement,
09:41j'ai pris des responsabilités.
09:42Rien de hyper naturel en fait.
09:44Vous êtes une battante.
09:45Moi, je pense que toutes les femmes
09:47qui sont en politique aujourd'hui
09:48sont des guerrières.
09:49Parce que moi, j'ai repéré une chose
09:50en faisant mes pseudo-enquêtes,
09:53si je peux dire ça comme ça,
09:54dans mon politique,
09:54puisque j'ai mené des interviews
09:55pendant les candidats à la présidentielle.
09:58Et notamment, je suis partie en déplacement
09:59avec certains députés,
10:00hommes-femmes de tous bords,
10:01de gauche, de droite, d'extrême-gauche,
10:02d'extrême-droite, du centre, etc.
10:04Et j'ai trouvé que quel que soit le bord,
10:06en étant tout à fait neutre,
10:07elles s'en prennent toutes plein la tête.
10:09Ça veut dire que les femmes
10:10sont hyper jugées sur le physique,
10:12sont rabaissées, sont humiliées,
10:14ne sont pas du tout traitées
10:15comme les hommes politiques.
10:16Et d'ailleurs, j'en ai notamment
10:17beaucoup parlé avec Sandrine Rousseau,
10:18avec qui j'ai fait
10:19même une immersion.
10:23et je trouvais ça hallucinant.
10:25Et pour moi, vous êtes toutes des guerrières,
10:27quel que soit votre parti politique.
10:29C'était ma petite...
10:30Oui, c'est vrai qu'il faut toujours faire plus,
10:33mais c'est pareil partout, en fait.
10:35Dans tous les...
10:35Mais vous êtes ultra exposée.
10:37Mais bon, la politique,
10:38c'est particulier,
10:39parce qu'on est plus exposées,
10:40mais en même temps,
10:41c'est comme tout pour les femmes,
10:43c'est-à-dire qu'il faut en faire deux fois plus
10:44pour arriver au même niveau.
10:46Et vous avez été une des personnes
10:48qui avait milité pour la fermeture de C8
10:49et l'arrêt de l'émission TPMP.
10:52De C8 sur la TNT,
10:54mais pas sur d'autres canaux type...
10:56Mais surtout sur l'arrêt de l'émission TPMP.
10:59C'est-à-dire que quand il y a quelqu'un
11:00qui ne respecte pas,
11:01notamment la dignité humaine,
11:04et comme ça, sans arrêt,
11:06il faut rappeler la base.
11:08Et c'est sur la TNT,
11:10il y a des règles
11:11qui doivent être respectées plus qu'ailleurs,
11:13parce que des chaînes TNT,
11:15il n'y en a pas des milliers de cents.
11:17C'est vraiment spécifique.
11:18Donc, oui.
11:20Mais je dois vous dire aussi,
11:22je suis coupable aussi
11:23d'avoir demandé
11:23que ces news,
11:25et je dirais que pour moi,
11:27c'était plus important
11:28que ces news
11:29soit arrêtent la TNT,
11:30soit se mettent à traiter les choses
11:32avec honnêteté.
11:33D'accord.
11:34Incroyable.
11:34Je n'ai pas réussi.
11:35Mais je continue.
11:36Cela n'engage que vous.
11:38Oui, l'honnêteté,
11:39non, non,
11:40j'espère que ça n'engage pas.
11:41Par rapport à ces news,
11:41je plaisante.
11:42J'ai encore une petite question.
11:45On revient juste ici.
11:46Restez avec nous sur Sud Radio.
11:47On revient avec encore
11:48une ou deux petites questions
11:49pour madame la députée
11:50et après,
11:50on part de notre grand débat.
11:51A tout de suite sur Sud Radio.
11:53Sud Radio.
11:54Sud Radio.
11:54Parlons vrai.
11:55Parlons vrai.
11:56Sud Radio.
11:56Parlons.
11:57Les instituts de beauté
11:58Body Minute vous présentent.
12:00Magali Berda, Sud Radio.
12:02On ne vit pas dans la même France.
12:06Magali Berda sur Sud Radio.
12:08Il est 20h16.
12:09Nous sommes en direct.
12:10On ne vit pas dans la même France.
12:11Et ce soir, on reçoit
12:12Avis Biton, avocat influenceur
12:14auprès des 1,3 million abonnés
12:16sur ses réseaux sociaux.
12:17Je n'ai jamais vu un avocat.
12:18Tous mes avocats rêvent
12:19d'avoir un million et demi d'abonnés.
12:21Pourtant, c'est des grands avocats.
12:22Je les adore.
12:23Mais vous aussi, je vous aime.
12:24Je vous aime.
12:24Et vous allez débattre
12:27Avis Biton ce soir
12:28avec Sophie Taillé-Pollion
12:30qui est députée écologiste
12:31et sociale du Val-de-Marne
12:32qui est très engagée
12:33sur le sujet des aides sociales.
12:38Et avant de rentrer
12:39dans notre débat,
12:40qu'est-ce qui met le plus
12:41en danger les Français ?
12:43Est-ce que c'est la fraude fiscale
12:44ou est-ce que c'est la fraude sociale ?
12:46On revient sur l'arrêt de C8.
12:50Puisque vous êtes aussi à fond
12:52sur ce qui se passe en ce moment.
12:55Il y a une commission d'enquête
12:56sur toutes les chaînes publiques.
12:59Il y a eu une commission d'enquête
13:00il y a quelques temps.
13:01Je crois que c'était il y a un an ou deux.
13:02Non, il y a même deux ans.
13:03Il y a deux ans.
13:04Sur C8, etc.
13:07Est-ce qu'aujourd'hui...
13:08Alors, Cyril est passé sur M6,
13:11sur W9.
13:12Il fait un carton d'audience.
13:14Donc finalement,
13:15est-ce que ça valait le coup
13:15de déloger de C8 à W9 ?
13:20Alors, en fait,
13:21est-ce que ça valait le coup
13:21de l'arrêter ?
13:22Parce que finalement,
13:22on ne l'arrête pas.
13:23C'est que les gens l'aiment.
13:24C'est qu'il a un public.
13:25C'est qu'il a quelque chose.
13:27Pourquoi ?
13:28Évidemment qu'il a quelque chose.
13:29Il a quelque chose de très très fort.
13:31Il y a un lien avec les gens
13:32qui est absolument incroyable.
13:34Moi, ce que je voulais,
13:35c'était juste qu'il y ait
13:36des limites qui soient posées.
13:38Parce que des fois,
13:39quand on est très très aimé
13:40et on se croit tout permis,
13:41on arrive à faire des choses
13:43qui ne sont pas bien.
13:44Il y a eu un certain...
13:45Je ne veux pas forcément
13:46en parler de moments spécifiques,
13:48mais il y a eu des moments
13:49pas bien avec une personne
13:50qui a été une star
13:52de la télé-réalité,
13:53qui a vraiment fait
13:53beaucoup réagir.
13:54Il y avait beaucoup
13:55de moments pas bien.
13:56Et puis, il y avait beaucoup aussi,
13:58finalement,
13:59de prises de positions politiques
14:01qui n'étaient pas
14:02le lieu habituel.
14:05Et puis, vous voyez,
14:06par exemple,
14:06moi qui avais demandé,
14:07mais je l'ai demandé
14:07avec mes petits réseaux sociaux
14:08à moi,
14:09je n'ai pas...
14:09Et là,
14:11M. Hanouna,
14:12il a parlé de moi
14:12à la télé
14:14en disant
14:17« Ah oui,
14:17mais Soso,
14:18elle doit être amoureuse de moi
14:19en s'embrassant les biceps. »
14:20Est-ce que vous trouvez
14:21que ça,
14:21c'est sympathique ?
14:23Est-ce que vous trouvez
14:23que c'est normal ?
14:24Est-ce que vous trouvez
14:25que c'est bien de faire ça
14:26devant des millions
14:27de téléspectateurs ?
14:28Vous trouvez que c'est bien ?
14:29Moi, je ne trouve pas.
14:30Je trouve qu'il faut des...
14:31Alors, il ne faut pas non plus
14:32qu'on...
14:32Mais qu'est-ce qu'il y a
14:32de mal à faire les biceps ?
14:34Non, mais...
14:36Le truc, c'est que...
14:37Après, c'est de...
14:39Comment dirais-je ?
14:39De montrer des...
14:41Enfin, de mettre des gens
14:42dans une situation
14:43de se sentir dégradée.
14:44Moi, par exemple,
14:45vous voyez,
14:45il parlait de moi.
14:45Moi, je n'ai jamais rien dit
14:46sur lui...
14:48Comment dirais-je ?
14:50Qui est un peu attentatoire
14:53un peu à ce qu'il est, quoi.
14:54Moi, chacun est comme il veut
14:56et tout ça,
14:56mais ce n'est pas des manières,
14:59vous voyez ?
14:59Je ne sais pas.
15:00Vous trouvez que c'est
15:00un bon exemple
15:01pour tout le monde
15:03qui regarde ça,
15:03qui se dit
15:03« Je peux faire ça,
15:04je peux aller voir
15:06n'importe qui
15:06qui n'est pas d'accord
15:07avec moi
15:07et lui parler comme ça. »
15:09Moi, je ne crois pas.
15:10Et il y avait
15:11des tas d'autres exemples.
15:12Là, je parle d'un exemple
15:13que moi, j'ai vécu.
15:14Vous voyez ?
15:15Donc, moi,
15:16je suis une bonne femme
15:17assez basique,
15:18normale,
15:19la vie quotidienne et tout.
15:21Je prends des positions politiques.
15:22Vous avez dit vous-même
15:23que c'était courageux,
15:24qu'il fallait se bagarrer,
15:25qu'il fallait assumer les trucs.
15:27Mais est-ce que vraiment
15:28c'est logique
15:29que sur une chaîne
15:29publique,
15:31parce qu'en fait,
15:32la TNT,
15:32tout ça,
15:33c'est un espace public.
15:34C'est géré par le public.
15:35C'est payé par l'argent public.
15:38On met en scène
15:39ce genre de spectacle.
15:40Moi, je ne suis pas sûre.
15:41Après,
15:42c'est l'ARCOM qui a décidé.
15:44Ce n'est pas moi.
15:44Moi, j'ai dit
15:45j'aimerais bien.
15:46Après, c'est l'ARCOM qui a décidé.
15:47L'ARCOM a été alerté
15:48par plein d'actions,
15:49de députés, etc.
15:51Mais ils ont été saisis,
15:52en fait.
15:52Et l'ARCOM,
15:53après,
15:53ils jugent sur pièce
15:54et regardent chaque séquence
15:56sur laquelle on dit
15:57bon, là,
15:57est-ce qu'il y a un problème ou pas ?
15:59Et ils disent
15:59est-ce qu'il y a problème ou pas ?
16:01Et quand il y a des problèmes
16:02pas tous les jours,
16:03enfin, très, très, très souvent,
16:05il y a un moment
16:05où il faut que ça s'arrête.
16:06Non ?
16:06Vous ne trouvez pas ?
16:07C'est-à-dire qu'on demande
16:08quand même que les gens
16:09y soient respectés
16:10partout dans la société.
16:12Et à la télé aussi.
16:13Mais qu'est-ce qui vous dérange ?
16:14Que Cyril se soit embrassé en biceps ?
16:16Non, mais vous ne trouvez pas
16:18que ce n'est pas...
16:18En fait, moi, je trouve
16:19qu'il y a tellement...
16:20Moi, je trouve qu'aujourd'hui...
16:22Non, mais là,
16:22il ne s'est pas embrassé en biceps.
16:25Non, mais vous réduisez
16:26un petit peu le truc.
16:27Mais parce que...
16:28Attendez, laissez-moi vous répondre
16:29si je peux me permettre.
16:31C'est qu'en fait,
16:32est-ce qu'il n'y a pas aussi
16:32une diabolisation de Cyril
16:34pour pouvoir toucher Bolloré ?
16:36Est-ce que tout ça,
16:36ce n'est pas pour toucher Bolloré ?
16:37Parce qu'au final,
16:38vous me dites,
16:39il s'est embrassé le biceps.
16:40Mais je veux dire...
16:40Il s'est embrassé le biceps
16:41en parlant de moi
16:42dans des propos peu respectueux.
16:44Voilà.
16:44Madame la députée...
16:45Ça m'a touchée personnellement.
16:47Non, mais j'entends.
16:47Après, il y a aussi
16:48des tas de fois
16:48où il a parlé de gens
16:50qui, après, se sont pris
16:51sur les réseaux sociaux,
16:53des tas de problèmes,
16:54des tas d'insultes,
16:55des tas de ci, des tas de ça.
16:56Vous voyez, ce genre de trucs,
16:57ça véhicule le fait
16:58qu'on peut dire
16:58n'importe quoi sur n'importe qui.
17:00J'entends,
17:01mais il a mis en avant
17:01des situations
17:02qu'aucune autre chaîne
17:03de télévision n'a pu mettre en avant.
17:05Comme les Gilets jaunes.
17:06Ça veut dire qu'aujourd'hui,
17:06Cyril a donné la parole
17:08à des gens
17:08dont personne ne voulait donner la parole.
17:11Quand vous dites
17:12qu'il a parlé à des politiques,
17:13ce n'était pas le lieu.
17:14Mais finalement, le lieu...
17:15Je ne me suis pas dit
17:15qu'il parlait à des politiques
17:16et que ce n'était pas le lieu.
17:21Ce n'était pas l'endroit.
17:23Mais pourquoi ?
17:24L'endroit de parler de la politique,
17:25c'est en France entière.
17:26Chaque Français
17:26a le droit de parler de politique.
17:27Chaque Français
17:28doit s'intéresser à la politique.
17:29Et Cyril a été un vecteur
17:30pour ramener des gens
17:31à écouter et à parler politique
17:33qui n'écoutaient plus
17:33parce que ça les gonflait.
17:35Et le fait d'en parler
17:36d'une manière
17:36beaucoup plus vulgaire
17:37et beaucoup plus ouverte,
17:38ça a ramené tellement de gens
17:40à voter, peut-être même pour vous.
17:41Vous voyez ce que je veux dire ?
17:42Écoutez, moi,
17:43ce que j'ai observé,
17:44c'est aussi ce qui s'est passé
17:45avec mon collègue Boyard.
17:45C'est-à-dire qu'il a osé
17:46parler Bolloré,
17:47vous avez parlé Bolloré.
17:48Est-ce que le vrai problème
17:49ce n'est pas Bolloré ?
17:50Moi, je crois.
17:51Donc vous pensez
17:52qu'en touchant Bolloré,
17:54on touche Cyril ?
17:55Pour toucher Bolloré,
17:56on a tapé sur Cyril ?
17:57Le truc, c'est que Bolloré,
17:59il utilise l'argent
18:01qu'il a fait
18:01sur tout un tas d'autres choses
18:03pour acheter des médias
18:05et leur faire dire
18:07ce qu'il a envie qu'ils disent.
18:08Vous savez, en France,
18:09il y a un principe,
18:09c'est l'indépendance des médias.
18:10Vous, vous êtes indépendante,
18:11vous parlez de Cyril Hanouna,
18:13vous l'aimez bien,
18:13vous le défendez
18:14et c'est bien
18:14et c'est normal.
18:16Mais vous n'êtes pas,
18:17vous n'avez pas,
18:18j'exagère bien sûr,
18:19Vincent Bolloré dans l'oreillette
18:21qui vous dit
18:21dire ça, dire ça.
18:22Donc par exemple,
18:22Boyard, il a commencé
18:23à vouloir parler
18:24de Vincent Bolloré en Afrique,
18:25on lui a coupé la parole
18:26violemment
18:26et Cyril Hanouna
18:28l'a insultée.
18:29Moi, je trouve
18:30qu'il y a un minimum
18:31de respect
18:31et de dialogue.
18:32Cyril n'a pas aimé
18:33l'ingratitude de Bolloré.
18:34C'est pas ce qu'il disait
18:35sur l'ingratitude
18:38de Boyard
18:38par rapport à Bolloré.
18:39Il est un petit peu insultée.
18:41Après, moi,
18:42je ne rentre pas
18:42dans leurs histoires personnelles.
18:43Oui, parce qu'il y a peut-être
18:44des choses que vous ne savez pas
18:45en coulisses.
18:45Il a bien mangé,
18:46le Boyard, là-bas.
18:47Maintenant, ce que je vais vous expliquer,
18:48c'est que moi,
18:48en ayant été chroniqueuse
18:49là-bas pendant six ans
18:50et j'ai été chroniqueuse là-bas
18:51et je ne le suis plus
18:52donc je peux en témoigner,
18:53on ne m'a jamais,
18:54jamais, jamais, jamais
18:55demandé une seule fois
18:56de dire ça,
18:57de dire A ou de dire B.
18:59On nous appelle,
18:59on dit, voilà,
19:05On n'avait pas Bolloré dans l'oreillette.
19:06Non, on n'avait pas Bolloré
19:07dans l'oreillette.
19:08Et en fait,
19:08on a l'impression que des fois,
19:09il y en a qui se sont fait
19:09un petit fantasme.
19:10Et j'ai une autre question.
19:11Quand on entend, pardon,
19:15Jésus est pédé sur France Inter,
19:17sur France Inter,
19:18qui est une chaîne,
19:18qui est une radio...
19:19Jésus, Jésus est pédé,
19:22je ne vois pas pourquoi
19:23ça dérangerait.
19:25Du haut de la croix,
19:26signe révélateur,
19:28Jésus écoute Mylène Farmer.
19:31Qu'est-ce que c'est ?
19:32C'est France Inter,
19:33public, radio public.
19:35Chaîne publique,
19:36médias publics,
19:37et payés par, du coup,
19:38les gens comme vous et moi.
19:40Cyril, c'est un média privé.
19:42La TNT,
19:43ce n'est pas financé,
19:44ce n'est pas de l'argent public.
19:45C'est une chaîne privée.
19:45Si, le canal TNT, si.
19:47Oui, d'accord,
19:47mais ce n'est pas autant public
19:48que France Inter.
19:50Mais est-ce qu'aujourd'hui,
19:51ce que vous entendez là,
19:52ce qui a été diffusé
19:53sur France Inter,
19:53n'est pas plus grave
19:54qu'un Cyril Anouna
19:55qui s'est embrassé le bipceps ?
19:56Vous comprenez ce que je veux dire ?
19:59Là, vous...
20:01Comment dire ?
20:01Moi, je vous fais part
20:02du sentiment que j'ai eu
20:04quand Cyril Anouna
20:06a parlé de moi
20:06d'une manière un peu dégradante.
20:08Et là, vous vous résumez ça
20:09et il s'est embrassé le bipceps.
20:10Pardon !
20:11Mais ce n'est pas très...
20:12Vous voyez ?
20:13Je veux dire,
20:13il a parlé de moi
20:14devant des millions de téléspectateurs
20:15parce que moi,
20:16j'ai fait une demande
20:16pas contre lui personnellement.
20:19J'ai fait une demande
20:19de ce qui me semblait être juste
20:20pour les Françaises et les Français.
20:22Point.
20:22Après, ce n'est pas moi
20:23qui décide.
20:23Mais ce que vous entendez là
20:23sur France Inter.
20:24Non, mais donc ne faites pas
20:25genre il s'est embrassé le bipceps.
20:26Non !
20:27Et après, moi,
20:28ce que je dis,
20:29c'est que quand il y a un problème,
20:30il y a l'ARCOM qui doit être saisi.
20:32Si des gens sont choqués par ça,
20:33ils doivent saisir l'ARCOM.
20:34Est-ce que ce que vous venez d'entendre,
20:36à votre avis,
20:37on doit saisir l'ARCOM
20:38pour ce que vous venez d'entendre ?
20:38Et pour moi,
20:39il faut que les médias publics
20:41soient plus en prise avec...
20:43plus dans leur gestion,
20:44dans leur choix,
20:45plus en lien avec,
20:46un, les salariés qui bossent là-bas,
20:47et deux, avec les usagers.
20:49Pour que ce soit...
20:50Ça, vous avez raison.
20:50Donc moi, je ne suis pas obtue
20:53et dire qu'il y ait zéro changement.
20:55Pas du tout.
20:55Je pense qu'il y a plein de choses
20:56qui doivent évoluer
20:57dans plein d'endroits.
20:58Mais c'est l'ARCOM
20:59qui doit juger.
21:00Est-ce que ce que vous venez d'entendre là ?
21:02Voilà, c'est complètement hors contexte.
21:03Donc moi, je ne trouve pas ça super rigolo.
21:05Mais enfin, bon, après...
21:05Excusez-moi, c'est hors contexte.
21:07Donc après, voilà...
21:09Excusez-moi,
21:09c'est juste christianophobe
21:11et homophobe.
21:12Enfin, ça porte atteinte
21:13à la fois de millions de Français,
21:15ça emploie le terme pédé
21:17qui est quand même un terme
21:18qu'on doit proscrire aujourd'hui.
21:20Mais vous ne condamnez pas ce propos.
21:22Je ne soutiens pas ça.
21:24C'est visiblement un truc humoristique.
21:25Je ne suis pas sûre
21:26que ça me fasse vraiment rire.
21:27J'aimerais bien entendre le truc.
21:28Mais la blague de Cyril Hanouna
21:29était aussi humoristique.
21:30Vous la prenez
21:31comme une blessure grave personnelle.
21:33Mais là, il y a des millions de Français
21:34qui peuvent être heurtés
21:36en raison de leur orientation sexuelle
21:38ou religieuse
21:38par le propos qui vient d'être défendu.
21:40Je n'ai pas de particulier.
21:41Mais non !
21:41Oui, mais visiblement non !
21:42Vous refusez de répondre
21:43à la question de Magali
21:45qui est...
21:46Mais s'il y a des personnes...
21:47Ce propos est-ce qu'il est condamnable ?
21:48Oui ou non !
21:49Mais s'il y a des personnes...
21:50Vous voulez entendre pédé
21:51sur une radio publique
21:52et vous ne condamnez pas ça, madame ?
21:55Non, en fait,
21:55il ne faut pas qu'il y ait
21:56deux poids, deux mesures.
21:56C'est parce que c'est Cyril Hanouna
21:58alors on condamne...
21:58Mais bien sûr qu'il ne faut pas
21:59qu'il y ait deux poids, deux mesures.
22:00D'ailleurs, l'ARCOM régulièrement
22:01fait des mises en demeure
22:03à toutes celles et ceux...
22:03Donc vous êtes d'accord
22:04que ce que vous entendez
22:05sur France Inter,
22:06c'est absolument pas normal ?
22:07Non !
22:08Non, c'est pas tout ce que j'entends
22:10sur France Inter,
22:10c'est pas normal.
22:11Mais il y a des trucs
22:13qui sont incongrues
22:15et qui n'auraient pas dû avoir lieu.
22:17Là, visiblement,
22:17je ne sais pas ce dont il s'agit.
22:19Je ne trouve pas ça
22:20très drôle
22:21et ça peut choquer des gens.
22:23Donc il y a certainement eu...
22:26Ça peut choquer des gens,
22:28mais dites-le, madame.
22:29Moi, ça me choque.
22:29Vous avez entendu que c'est...
22:31Moi, ça me choque.
22:32J'ai pas besoin d'avoir le contexte.
22:33Mais monsieur Viton,
22:34vous avez entendu que c'est...
22:35J'entends pédé
22:35sur le service public.
22:36Vous avez entendu
22:38que c'est un truc
22:40de la chanson
22:41de Tienne Châtiliès,
22:42là, du film
22:42La vie est un long fleuve tranquille.
22:45C'est une reprise
22:45de ce truc-là.
22:46Oui, on l'a compris.
22:47Donc voilà.
22:48Bon, après,
22:49moi, personnellement,
22:50je n'aurais pas employé
22:51ce terme-là.
22:52Je ne trouve pas
22:52que ce soit très...
22:53Mais si vous voulez,
22:54ce n'est pas à moi
22:55de juger.
22:56Vous pensez que Jésus
22:57est vraiment homo ?
22:58En fait, je m'en fous,
23:00vous voyez ?
23:00Moi, la sexualité
23:01de qui que ce soit,
23:02c'est le problème
23:03des gens
23:04et pas du tout le bien.
23:05Moi, je m'intéresse
23:06à la mienne
23:06et puis voilà.
23:07Et point final.
23:09Mais pour autant,
23:11vous n'allez pas demander
23:12la déprogrammation
23:13de cette émission
23:14sur France Inter.
23:15Alors que pour TPMP,
23:17en raison de la blague
23:17qui a été faite sur vous,
23:19là, par contre,
23:20vous pensez que c'est légitime
23:21de déprogrammer TPMP
23:23et Cyril Hanouna ?
23:24Ce n'est pas une blague,
23:24mais bon.
23:25La blague qui a été faite
23:26sur moi,
23:26ce n'est pas vraiment une blague.
23:28On comprend que c'est une blague.
23:29Soso,
23:30il s'embrasse le bicep.
23:31Alors, il ne faut vraiment
23:32pas avoir du mou.
23:32Oui, peut-être.
23:34Mais en fait,
23:35si vous voulez,
23:36moi, j'avais fait cette demande
23:37parce qu'il y avait eu
23:38beaucoup de mises en garde
23:40et de sanctions de l'ARCOM avant.
23:42C'est sûr ce qu'a jugé l'ARCOM.
23:44Ce n'est pas là-dessus
23:44que j'ai demandé.
23:45Sinon, qu'est-ce qu'on s'en fout
23:46de ma personne ?
23:47Je veux dire,
23:48ce n'est pas grave.
23:49Puis ça passe
23:49et puis on oublie.
23:50Mais c'est parce qu'il y avait eu
23:52beaucoup de mises en cause,
23:54beaucoup de sanctions
23:55de l'ARCOM
23:56à l'égard de C8
23:57et de CNews
23:57que je disais
23:58comme ils n'ont pas respecté
23:59leur cahier des charges,
24:00ce serait normal
24:01qu'on ne leur redonne pas l'antenne.
24:06Ils ont fait des conneries.
24:07Ils n'ont pas respecté
24:08le cahier des charges.
24:09Donc, on va peut-être réfléchir
24:10à deux fois
24:11avant de leur faire signer
24:12un nouveau
24:12parce qu'en fait,
24:13ils ne le respectent pas.
24:14Moi, c'est ça.
24:14Ce qui serait juridiquement intelligible,
24:16c'est d'appliquer les mêmes règles
24:17à tout le monde.
24:18Mais c'est le cas
24:19parce que si l'ARCOM
24:20et pas appliquer des règles
24:21très strictes
24:22à Sybilla Nounah
24:23et son ambition
24:25et pas à d'autres.
24:26Autant de sanctions
24:27aux services publics,
24:28moi, je serais pour qu'il y ait
24:28un changement des directions
24:29des services publics, bien sûr.
24:30Il n'y a pas de souci.
24:32Mais il n'y en a pas autant.
24:33Les faits sont têtus.
24:34Restez avec nous
24:34sur Sud Radio.
24:35On revient avec notre sujet du jour.
24:37Oui, quand même.
24:38Avec notre thème.
24:39Qu'est-ce qui met le plus en danger ?
24:40Il fallait me dire
24:40que tu veux parler de ça.
24:41Apparemment, c'est Aluna
24:42qui met le plus en danger.
24:44On ne pensait pas
24:45que ça allait partir aussi longtemps.
24:46Donc, qu'est-ce qui met en danger
24:47le plus les Français ?
24:49Est-ce que la fraude fiscale
24:50ou est-ce que c'est la fraude sociale ?
24:51Et on répond à cette question
24:52juste après cette petite pause
24:53sur Sud Radio.
24:54A tout de suite.
24:55Sud Radio.
24:56Sud Radio.
25:00Côté Body Minute vous présente
25:02Magali Berda, Sud Radio.
25:06On ne vit pas dans la même France.
25:09Magali Berda sur Sud Radio.
25:11Il est 20h30.
25:11Nous sommes en direct.
25:13On ne vit pas dans la même France.
25:14On va passer à notre sujet
25:15de ce soir.
25:16Voilà.
25:16Et juste avant ça,
25:17on embrasse Cyril Hanouna.
25:19Non.
25:21Un petit bisou, moi.
25:22Pas sur le biceps.
25:23Un petit coucou.
25:24Même pas un petit coucou ?
25:26Pas un bisou, un petit coucou.
25:27Quand même, Cyril.
25:28Moi, je salue.
25:29Il est top sur W9.
25:30Je salue tout le monde.
25:31Mais le bisou,
25:32je crois qu'il n'en a pas très envie.
25:34Et moi non plus.
25:35Je vous assure qu'il est très sympathique.
25:37Il est très, très sympathique.
25:38Je n'en dis pas.
25:39Alors, ce soir,
25:41on débat.
25:41Qu'est-ce qui met le plus en danger ?
25:43Les Français.
25:43Est-ce que c'est la fraude fiscale
25:45ou la fraude sociale ?
25:46On a entendu un petit magnéto
25:48juste avant,
25:49au début de l'émission,
25:50où on entend...
25:50Alors, Madame la députée,
25:52vous êtes sur une commission d'enquête,
25:53je crois, actuellement aussi ?
25:55Sur un projet de loi.
25:55Un projet de loi.
25:56Une PPL, on appelle ça.
25:57J'apprends plein.
26:00Les députés, les sénateurs qui l'écrivent...
26:02Non, mais je refais un point.
26:03Parce que comme c'est les projets de loi,
26:06ça vient du gouvernement.
26:07Ok.
26:08Et les propositions de loi,
26:09PPL,
26:10c'est à l'initiative des parlementaires.
26:12Donc, c'est nous qui les écrivons
26:13et qui les proposons.
26:14Et dans les faits,
26:15dans les faits,
26:1590% des lois qui sont votées
26:18sont des projets de loi,
26:19c'est-à-dire qu'ils viennent du gouvernement,
26:21qui n'est pas élu.
26:23Et il n'y a seulement que 10% des lois
26:25qui sont d'origine parlementaire,
26:26qui viennent des députés.
26:28Voilà, Magali.
26:28Super.
26:29C'est le moment chiant, peut-être.
26:33Moi, je veux savoir.
26:35Vous, vous pensez,
26:36en parlant français,
26:37quand je dis français,
26:38c'est en parlant un peu djans, quoi.
26:40Trop cool.
26:41Vous pensez qu'en gros,
26:42la fraude sociale
26:43est bien plus...
26:45En fait, c'est comme si la fraude sociale...
26:47Si je retranscris un peu
26:50ce que j'ai vu de vos interventions,
26:51c'est comme si, en vrai,
26:53on faisait un faux combat.
26:54Parce qu'il n'y avait pas vraiment
26:55de fraude sociale.
26:56Et que là où il fallait taper fort,
26:58c'est la fraude fiscale.
26:59Est-ce que c'est ça,
27:00madame la députée ?
27:01Alors, en fait, moi,
27:02je suis contre...
27:02Je suis quand même précise.
27:03Je suis contre la fraude.
27:04Oui, évidemment.
27:05Non, mais parce qu'après,
27:06on me dit...
27:06Non, non.
27:07Enfin, voilà.
27:07Les fraudeurs,
27:08ils doivent être pourchassés.
27:11Et puis, ça doit s'arrêter.
27:12On est bien d'accord.
27:13Mais après, le truc,
27:14c'est qu'on déploie des moyens
27:16de dingue sur les petits.
27:20Et par contre,
27:20on laisse couler
27:21les beaucoup plus gros.
27:22Donc, on est fort avec les faibles
27:24et faible avec les forts.
27:26Et c'est exactement ce qui se passe
27:28avec la fraude sociale.
27:29où on met en place
27:31des usines à gaz,
27:32des armées de la Pôle emploi,
27:35la CAF, etc.,
27:36de contrôleurs.
27:37On fait tourner des algorithmes
27:38à fond les ballons, etc.,
27:40pour vraiment aller mener
27:42des enquêtes
27:43jusqu'au relevé bancaire
27:47des bénéficiaires.
27:49Et par contre,
27:49on met en place
27:50pour la fraude fiscale,
27:53par exemple,
27:53et ça, monsieur,
27:54il va aimer,
27:55la CJIP.
27:55C'est-à-dire le fait de dire
27:56je vais négocier,
27:58j'ai fraudé fiscalement,
27:59mais bon,
28:00je vais dire,
28:01ok, je suis coupable,
28:01et après,
28:02on va négocier un arrangement.
28:03Vous voyez ?
28:03Et en fait,
28:04il y a ce sort de deux...
28:05On parlait du deux poids,
28:06deux mesures.
28:06En fait, avec les petits,
28:08on est beaucoup plus durs.
28:10Et quand, par exemple,
28:11il y a un décret récemment
28:12qui est sorti en mai
28:13ou qui autorise
28:15à ponctionner le RSA
28:17en cas de fraude,
28:18le problème,
28:19c'est que moi,
28:20je ne suis pas contre
28:20que les fraudeurs
28:22soient sanctionnés.
28:23Mais si derrière,
28:24on n'a plus un rond
28:26pour manger,
28:26il y a quand même
28:28un souci, quoi.
28:29Alors qu'on va être
28:31beaucoup plus négociants,
28:33tranquillous,
28:33avec des gens
28:34qui ont des moyens.
28:35Moi, c'est ça
28:36le problème pour moi.
28:37Et après,
28:38c'est vrai que,
28:39en fait,
28:40il y a beaucoup plus d'argent
28:41à aller chercher
28:41sur la fraude fiscale
28:42que sur la fraude sociale.
28:44C'est un rapport
28:44entre 1 à 10.
28:45on pense qu'il y a
28:46à peu près
28:4613 milliards
28:48de fraude sociale
28:50qu'il faut aller chercher,
28:51je ne dis pas.
28:52Et puis,
28:53on ne sait même pas
28:54le mesurer
28:54parce que Bercy,
28:55en fait,
28:55ça fait des années
28:56qu'on le demande.
28:57Nous, les parlementaires,
28:58on demande mesurer
28:59la fraude fiscale.
28:59Et en fait,
29:00on n'a pas de chiffres.
29:01Non.
29:02Et pourtant,
29:03alors comment expliquer
29:03que sur les réseaux sociaux,
29:04puisque les réseaux sociaux,
29:05pour moi,
29:06alors c'est peut-être
29:06une erreur,
29:07mais c'est ce que je pense,
29:09c'est ce que pensent
29:09beaucoup de gens,
29:10c'est un peu le reflet
29:11de la société.
29:12Sur les réseaux sociaux,
29:13on voit toutes nos faiblesses,
29:15toutes nos failles,
29:15toutes les failles
29:16d'une société
29:17parce que sur les réseaux sociaux,
29:18il n'y a pas vraiment
29:19de police,
29:19il n'y a pas vraiment de règles,
29:20tout le monde fait
29:21un peu ce qu'il veut,
29:21il peut se cacher
29:22derrière un compte,
29:23donc les gens,
29:23ils vont beaucoup plus fort
29:24que dans la vraie vie
29:25où je sors dans la rue,
29:26il y a de la police,
29:27etc.
29:28Et sur TikTok,
29:30nous,
29:30on a fait une recherche
29:31comment frauder le fisc
29:34et alors on trouve
29:35quasiment rien.
29:38Par contre,
29:39comment frauder
29:39les aides sociales ?
29:40Vous en avez
29:41à la pelle de pelle
29:42de pelle de pelle.
29:43Pour vous donner
29:43un exemple réel,
29:46les influenceurs
29:46qui sont tous
29:47quasiment sous contrôle fiscaux,
29:49tous,
29:50ils sont tous,
29:50je pense que vraiment
29:51les influenceurs
29:52depuis toutes ces histoires
29:54du monde de l'influence,
29:55etc.,
29:56tous,
29:57ils ont les trois quarts
29:58à un contrôle fiscal,
29:59on y est tous passé.
30:00Je peux vous garantir
30:01que les contrôleurs fiscaux
30:03sont abonnés
30:04à toutes les stories
30:05des influenceurs
30:06pour voir où ils habitent,
30:07ce qu'ils font,
30:07ce qu'ils achètent,
30:08etc.
30:08Ils ont tout en direct,
30:09en live,
30:10ce qui est très bien,
30:11attention,
30:12c'est leur boulot,
30:12ils font leur boulot,
30:13il n'y a pas de souci.
30:15La fraude sociale,
30:16aujourd'hui,
30:16quand vous avez une personne
30:17qui ne va pas travailler,
30:19qui se met en arrêt maladie,
30:20qui prend l'arrêt maladie
30:20alors qu'en fait,
30:21elle travaille au black ailleurs,
30:23le temps de trouver quelqu'un
30:24pour aller contrôler son employé,
30:26le faire contrôler,
30:27etc.,
30:27accrochez-vous.
30:29Donc finalement,
30:30ce que vous dites,
30:31je l'entends,
30:32mais moi,
30:33je n'ai pas la même sensation,
30:34j'ai l'impression
30:35que c'est beaucoup plus facile
30:36de contrôler quelqu'un
30:36sur le fisc,
30:38c'est beaucoup plus facile
30:38de contrôler,
30:39et puis de toute façon,
30:40sur le fisc,
30:41il y a de l'argent à récupérer
30:42puisque c'est de l'argent
30:42qu'on déclare.
30:43Un fraudeur qui va prendre
30:44le RSA,
30:44vous le récupérez quoi ?
30:45Si déjà il est au RSA ?
30:46Donc, détrompez-vous,
30:48figurez-vous,
30:48parce que comme la CAF,
30:50elle a le droit de ponctionner
30:51sur les comptes,
30:52ou d'arrêter les aides,
30:53en fait,
30:53ils arrêtent les aides
30:54et donc au final,
30:55ils se remboursent
30:55sur le fait de ne plus verser
30:56par exemple les APL
30:57ou parce que quand vous avez
30:58eu un problème avec la CAF,
30:59que ce soit d'ailleurs
31:00une fraude
31:00ou juste des erreurs.
31:02Parce qu'il y a aussi
31:03toutes les erreurs
31:04de l'administration,
31:05ce qui fait que vous recevez
31:05un truc,
31:06en fait,
31:06vous n'y aviez pas droit,
31:07vous ne savez pas,
31:08vous dites,
31:09cool,
31:10je respire,
31:11et après,
31:12vous vous prenez un contrôle
31:12parce que les algorithmes
31:14pensent que vous avez
31:15un profil de fraudeur
31:17et là,
31:18on vous épluche
31:19tous vos relevés
31:19de bancaires
31:21et si mamie,
31:21elle a fait un virement
31:23pour le cadeau de Noël
31:24des enfants,
31:24on considère que
31:25vous auriez dû le déclarer.
31:26Non mais c'est ça aujourd'hui,
31:28c'est hyper intrusif.
31:29Donc si vous voulez,
31:30moi je trouve que
31:30ce qu'il faut,
31:31c'est aller mettre des moyens
31:33là où c'est gros,
31:36là où on peut récupérer
31:37des sous
31:37parce qu'on a besoin de sous
31:38pour le budget de l'État
31:41et pour faire en sorte
31:42que ce soit un peu plus rééquilibré
31:44et qu'on puisse financer
31:45nos hôpitaux,
31:46nos écoles,
31:46etc.
31:47Bon,
31:48donc il faut aller
31:49là où c'est gros.
31:50Là où c'est gros
31:51en fraude sociale,
31:52c'est notamment
31:55les boîtes
31:56qui emploient des gens
31:57au noir
31:58et qui après disparaissent
32:00et puis reparaissent ailleurs,
32:01etc.
32:02Là c'est gros.
32:03Là il faut vraiment
32:04mettre des moyens.
32:05D'ailleurs c'est un tiers
32:05de la fraude sociale,
32:07c'est pas les gens
32:08qui se disent
32:08ouais bon
32:09je vais essayer de choper
32:10l'URSA,
32:11etc.
32:11Non c'est pas ça.
32:11Donc vous c'est taper
32:12les entreprises.
32:13Mais les entreprises
32:14là qui font vraiment,
32:16c'est pas,
32:16ils ont oublié
32:17de mettre un échafaudage,
32:18etc.
32:18Non, non,
32:18c'est vraiment
32:19qu'ils font un...
32:20Là il y a énormément
32:21de sous.
32:22Et aussi c'est sur
32:24les grandes entreprises
32:25qui,
32:25et c'est pour ça
32:26qu'ils ne font pas
32:26des vidéos sur TikTok
32:27ou je sais pas quoi,
32:28ils vont voir
32:29des cabinets
32:30de conseils fiscaux
32:32qui font,
32:33qui les aident
32:34à faire des montages
32:35qui sont parfois légaux,
32:37parfois limites,
32:38parfois illégaux.
32:39Et là c'est des millions
32:41et des millions
32:42et des millions
32:43qui sont fraudés
32:43au fils d'un coup.
32:44Donc moi je trouve
32:45qu'il faut qu'on soit
32:46un peu moins
32:46à taper toujours
32:49sur les petits quoi
32:50et vraiment
32:51à mettre les moyens
32:52pour que
32:52quand il y a vraiment
32:53de la fraude
32:54on y aille.
32:55Et que ce soit
32:57clair et net
32:57que les gens sachent quoi.
32:59Voilà.
33:00Moi c'est ça le problème,
33:01c'est aussi l'efficacité,
33:02tout l'argent qu'on met
33:03pour aller rechercher
33:05dans les relevés bancaires
33:07de toutes les mamans solos
33:08qui sont en galère
33:09parce que c'est beaucoup
33:10elles qu'on va contrôler
33:11plus que les autres.
33:13On les contrôle plus elles.
33:15Tout le temps passé,
33:16etc.
33:16ce serait mieux
33:17d'aller mettre
33:18les moyens ailleurs.
33:19Alors Maître Abibiton,
33:21qu'est-ce que vous en pensez ?
33:22Pour le moment,
33:23mais c'est le début du débat,
33:24l'angle mort
33:26si vous voulez
33:26de ce propos
33:27c'est
33:28les classes moyennes.
33:30Vous voyez,
33:31c'est ces cadres,
33:32cadres supérieurs
33:33qui travaillent,
33:35qui cotisent,
33:36qui sont honnêtes
33:37donc eux ne frautent pas
33:38ils ne cherchent pas
33:39à toucher
33:39des faussements
33:40des allocations,
33:42des remboursements,
33:43des RSA
33:44ou des choses comme ça.
33:45C'est des gens
33:45qui travaillent
33:46qui cotisent beaucoup
33:48proportionnellement
33:49à leur salaire
33:50et eux,
33:53ils payent
33:54beaucoup d'impôts,
33:55beaucoup de cotisations
33:56sociales.
33:57Souvent,
33:58ils ne se mettent pas
33:59en arrêt maladie,
33:59c'est des gens
34:00qui sont très travailleurs,
34:01pour eux,
34:02se mettre en arrêt maladie
34:03c'est un crime,
34:03c'est une déloyauté
34:04envers l'entreprise
34:05qui,
34:06dès qu'ils sont licenciés,
34:07même salement,
34:08ne veulent surtout pas
34:09rester au chômage
34:10et cherchent un emploi
34:12très rapidement,
34:13mais qui,
34:14eux,
34:14sont imposés,
34:15c'est le principe
34:15de l'impôt progressif,
34:17qui sont imposés
34:18à 36%,
34:1941%,
34:20parfois 45%,
34:22et ceux-là,
34:23effectivement,
34:24on n'en parle pas,
34:25ce n'est pas
34:25les très pauvres,
34:28ce n'est pas non plus
34:29les très riches,
34:30et c'est un peu
34:30l'angle mort du propos,
34:32on les oublie souvent.
34:33Ils ne sont pas
34:33dans la fraude,
34:34comme vous le dites.
34:35Non,
34:36ils ne sont pas dans la fraude,
34:37mais ils sont victimes.
34:38Chez les très pauvres,
34:39chez les un peu pauvres,
34:40chez les plus moyens,
34:41chez les...
34:41Je veux dire,
34:42des malhonnêtes,
34:43malheureusement,
34:44je crois qu'on en trouve partout.
34:45Je parle,
34:45c'est vraiment
34:46les honnêtes gens,
34:47les classes moyennes
34:48qui travaillent,
34:49je pense qu'ils fraudent
34:50beaucoup moins,
34:51par contre,
34:51ils sont victimes
34:53d'une forme de fraude,
34:55c'est ce qui concerne
34:56leur temps de travail,
34:57c'est-à-dire que souvent,
34:58on les met dans des statuts
35:00de cadres dirigeants,
35:01de cadres au forfait jour,
35:02etc.,
35:03pour ne pas compter
35:04leurs heures.
35:05Donc, du coup,
35:05effectivement,
35:06ils ne comptent pas
35:06leurs heures,
35:07ils travaillent 50,
35:0960,
35:1070 heures par semaine.
35:11Pour eux,
35:12les 35 heures,
35:13souvent,
35:13c'est le double
35:14chaque semaine,
35:15mais leurs heures
35:16supplémentaires
35:16ne sont pas payées,
35:18il n'y a pas suffisamment
35:19de contrôle par l'inspection
35:20du travail,
35:21il n'y a pas suffisamment
35:22de condamnation
35:23par les prud'hommes,
35:24et effectivement,
35:25ils sont un petit peu
35:26lésés dans tout ça.
35:27Oui,
35:27mais là,
35:27on n'est pas dans la fraude.
35:29Si,
35:29du côté des entreprises,
35:30on est dans la fraude
35:31parce qu'elles ne déclarent
35:33pas ses heures supplémentaires,
35:34elles ne les payent pas.
35:35Mais parce qu'un statut
35:35qu'il n'y a pas
35:37d'heures sup' ?
35:38Oui,
35:38mais il y a une durée
35:39maximale du travail.
35:40ça, Magali,
35:41c'est une légende urbaine.
35:43Un cadre,
35:43par principe,
35:45normalement,
35:45il est aux 35 heures
35:47comme tout le monde.
35:47Simplement,
35:48les entreprises
35:49vont leur mettre
35:50dans des statuts
35:51dérogatoires
35:52comme le forfait jour
35:53ou le statut
35:54de cas de dirigeant
35:54qui sont souvent
35:56des faux statuts
35:57pour ne pas leur payer
35:58leurs heures supplémentaires.
36:00Et ça,
36:00c'est une fraude sociale
36:01qui est énorme,
36:03c'est un chiffre noir.
36:05Alors,
36:05heureusement,
36:06si ces cadres-là,
36:07au moment de la rupture,
36:08vont voir un avocat
36:09pour faire tomber
36:10ce forfait jour
36:11frauduleux,
36:12faire tomber
36:13ce faux statut
36:14de cas de dirigeant,
36:15là,
36:15au moment de la négociation
36:16de départ,
36:17ils vont pouvoir
36:17récupérer
36:18toutes ces heures supplémentaires.
36:19Pour eux !
36:20Mais toutes les cotisations
36:21sociales
36:21qui auraient dû aller
36:22à l'URSSAF,
36:23qui auraient dû aller
36:24à la solidarité nationale,
36:26elles sont évaporées.
36:27Mais moi,
36:27je suis totalement
36:28d'accord avec vous,
36:29c'est-à-dire que
36:30la situation,
36:32en fait,
36:34aux salariés,
36:34parce qu'il s'agit
36:35de salariés,
36:36elle s'est dégradée
36:37à tous les niveaux,
36:38et d'ailleurs,
36:39c'est pour ça aussi
36:40qu'on voit beaucoup,
36:41beaucoup plus
36:42de burn-out,
36:43d'arrêt maladie,
36:44etc.,
36:44aussi de souffrance
36:45au travail
36:46chez des cadres
36:48qui en souffraient
36:49moins auparavant,
36:49et on en voit beaucoup.
36:53Et c'est un vrai sujet.
36:53On est d'accord là-dessus.
36:54Dévolée, Magali,
36:55tu as un débat,
36:56mais là,
36:56on est d'accord là-dessus.
36:57Non, mais en fait,
36:58en réalité,
37:00moi, je suis d'accord
37:01avec le fait aussi
37:01que ce type de personnes
37:03qui payent des impôts
37:04sur le revenu,
37:05parce que les personnes
37:06qui ont moins de sous
37:07ne payent peut-être pas
37:07d'impôts sur le revenu,
37:08mais ils payent la TVA,
37:09et en proportion
37:10de ce qu'ils touchent,
37:11ça fait beaucoup.
37:13Donc, ils payent
37:13leur part aussi.
37:15Mais quelque part,
37:16on paye toujours
37:16au moins pareil,
37:18parce que ça n'a pas
37:19énormément
37:19augmenté ces dernières années,
37:21et pourtant,
37:22les services publics,
37:23le service qu'on peut attendre
37:25de l'écho,
37:26de l'hôpital, etc.,
37:26lui, il baisse.
37:28Pourquoi ?
37:29Ce n'est pas qu'il y a
37:29une explosion
37:30des dépenses de l'État,
37:31c'est qu'on aide
37:31de plus en plus
37:32les grandes entreprises
37:33sans aucune contrepartie
37:35et sans ces fameux
37:37contrôles dont je parlais.
37:38Pardonnez-moi,
37:38excusez-moi,
37:39Madame la députée,
37:40aucune contrepartie
37:41des grandes entreprises.
37:43Enfin,
37:44il y a un paradoxe
37:46dans le propos.
37:47Les grandes entreprises,
37:48c'est des entreprises
37:49qui créent de l'emploi,
37:50qui embauchent des centaines
37:52et des milliers
37:52de salariés.
37:54Donc,
37:54quand vous dites
37:54on fait des cadeaux
37:55aux grandes entreprises
37:56sans contrepartie,
37:57ben non,
37:57la contrepartie,
37:58c'est que ce sont
37:59des grandes entreprises
38:00qui créent de l'emploi
38:02et embauchent
38:03des millions de Français.
38:04Moi,
38:05je vais vous donner un exemple.
38:05Par exemple,
38:06sur ma circonscription,
38:08j'ai encore,
38:08pour quelques mois,
38:10le siège de Sanofi,
38:11à Gentilly.
38:12Il y a le siège de Sanofi.
38:13Sanofi,
38:14ça fait bien longtemps
38:14qu'ils n'embauchent plus.
38:15Au contraire,
38:16ils licencient,
38:16licencient,
38:17licencient.
38:17Il y a une dizaine d'années,
38:19tout le monde s'est mis
38:19autour de la table,
38:20les communes,
38:21le département,
38:21la région,
38:22etc.,
38:22pour les aider
38:23à s'implanter à Gentilly.
38:25On a construit
38:26un super bâtiment,
38:27on fait tout pour eux
38:28en fonction de leurs besoins.
38:29Et hop !
38:31Dix ans plus tard,
38:31ils décident que ça va mieux
38:32à la Défense,
38:33ils s'en vont
38:34et toutes les aides
38:35qu'on leur a données
38:35pour construire ça.
38:36Mais madame,
38:38il reste en France, pardonnez-moi,
38:39c'est pas une délocalisation.
38:40Vous centrez le débat
38:42sur votre département.
38:43Ils ont changé de département.
38:45Je vous donne un exemple.
38:46Si les chiffres du chômage
38:47avaient explosé
38:48ces dernières années,
38:49ça se saurait.
38:50Ils licencient.
38:50Ils donnent du travail
38:51aux gens.
38:52Ils licencient à tout le bras.
38:53Regardez les chiffres du chômage,
38:54ils n'ont pas explosé,
38:55ils sont plutôt bons en ce moment.
38:57Non, là,
38:58il y en a toujours trop de chômeurs,
39:01mais excusez-moi,
39:01le chômage n'a pas explosé
39:03en France ces derniers temps.
39:04Mais la précarité augmente
39:06énormément.
39:07Donnez-nous des chiffres.
39:08Et donc,
39:09là, je vous en donnerai,
39:11monsieur Alain.
39:11Il y a de la précarité
39:12en France, madame.
39:13Personne ne le conteste.
39:14Mais on n'est pas
39:15en train,
39:16c'est pas en train d'exploser.
39:17Les entreprises
39:18sont en train de détruire
39:19systématiquement
39:21des emplois en France.
39:22La précarité des jeunes
39:23mettent deux ou trois ans
39:24de plus qu'avant,
39:25qu'il y a une dizaine,
39:26une quinzaine d'années
39:26pour trouver un emploi stable,
39:28un CDI.
39:28Peut-être que les études
39:29sont aussi plus longues
39:30et c'est une bonne chose
39:30pour nos jeunes.
39:31Non, non, je vous parle
39:31des jeunes qui ne sont plus
39:32en études, plus en emploi.
39:34Je vous parle du parcours
39:34d'insertion professionnelle,
39:36c'est-à-dire à partir du moment
39:37où on commence à chercher
39:38un job,
39:39où on accepte un stage,
39:40on a un premier CDI,
39:41un deuxième, un troisième,
39:42on met deux à trois ans de plus
39:44maintenant qu'il y a
39:45dix ou quinze ans
39:45à avoir un job.
39:47Et donc,
39:48on n'arrive plus à partir
39:48de ses parents, etc.
39:49Vous parlez d'un temps
39:50que les moins de 20 ans
39:51ne peuvent pas connaître.
39:51Ben voilà.
39:52Et moi, j'ai connu,
39:54désolé.
39:55Désolé, moi,
39:56je l'ai connu ce temps.
39:57Restez avec nous sur Sud Radio,
39:58on revient tout de suite
39:59pour finir ce débat
40:00sur les aides,
40:01sur les fraudes, pardon,
40:02fiscales et les fraudes sociales.
40:04On va tout de suite
40:05sur Sud Radio.
40:07Magali Berda, Sud Radio,
40:0820h, 21h,
40:10on vit pas dans la même France.
40:13Sud Radio, parlons vrai.
40:15Tue de beauté,
40:16Body Minute vous présente.
40:18Magali Berda, Sud Radio,
40:21on vit pas dans la même France.
40:24Magali Berda sur Sud Radio,
40:25il est 20h47,
40:26nous sommes en direct
40:27pour l'émission
40:29si particulière
40:30que j'aime tant
40:30on vit pas dans la même France
40:31et puis finalement,
40:32des fois,
40:32on voit qu'on vit
40:33dans la même France quand même.
40:34C'est très sympa comme émission,
40:35on adore,
40:36on mélange les genres,
40:37on casse les codes,
40:38on reçoit des influenceurs,
40:39des personnalités publiques
40:40chaque soir.
40:41Ce soir,
40:41on reçoit Avi Biton,
40:42avocat influenceur,
40:43je l'appelle influenceur
40:44parce qu'il a plus d'un,
40:45presque un million
40:46de 300 000 abonnés en tout,
40:48qui débat en face
40:49de Madame la députée,
40:50Sophie Taillé-Pollian,
40:52députée écologiste
40:53et sociale du Val-de-Marne.
40:55Le sujet ce soir,
40:56qu'est-ce qui met le plus
40:57en danger les Français ?
40:58Est-ce que c'est la fraude fiscale
40:59ou la fraude sociale ?
41:01Alors,
41:01on a fait un petit sondage
41:02tout à l'heure sur Instagram,
41:03on a posté une petite story
41:04avec cette question.
41:08Alors attendez,
41:09je vais de ce pas
41:10voir ma story.
41:12Non parce que,
41:12attendez,
41:13on a Candice à Tia juste après.
41:15Ah, attends,
41:16je ne sais pas,
41:17c'est bon tu l'as ?
41:18Selon vous,
41:18qu'est-ce qui met le plus
41:19en danger les Français
41:20et je vous montre
41:21Madame la députée,
41:22je vous montre à l'écran,
41:23pardon,
41:23c'est en vrai de vrai.
41:25Regardez,
41:25il y a mes stories.
41:26Les gens pensent que c'est
41:27à 33% la fraude fiscale,
41:3067% des gens
41:31pensent que c'est
41:32la fraude sociale
41:33qui met le plus
41:34en danger les Français.
41:35Qu'est-ce que vous leur répondez
41:36à ces gens-là
41:37qui ont voté
41:38ces 67% de Français
41:40qui pensent que c'est
41:41la fraude sociale
41:42qui met le plus en danger
41:43les Français ?
41:44Je leur réponds
41:44que la fraude sociale
41:45elle est estimée
41:47à 13 milliards d'euros par an
41:48et que la fraude fiscale
41:50elle est estimée
41:51à entre 80 et 100 milliards
41:52d'euros par an.
41:53Donc moi je pense
41:54que ce qui est le plus
41:55embêtant pour notre pays,
41:57le manque à gagner,
41:58il est plus du côté
41:58de la fraude fiscale
41:59que de la fraude sociale.
42:01Mais encore une fois,
42:02ça ne veut pas dire
42:03que je pense qu'il faut
42:04qu'on peut frauder
42:05à tout va,
42:06pas du tout,
42:07mais ça veut dire
42:08que pour moi la priorité
42:09elle est sur la fraude fiscale.
42:11Mais c'est les chiffres,
42:12ce n'est pas juste une lubie,
42:13c'est parce que...
42:14Les gens vont vous dire,
42:16parce qu'on a lu,
42:17puis d'ailleurs Mathias,
42:17après tu vas nous lire
42:18un ou deux commentaires,
42:20que s'il y a moins
42:21de, comment ça s'appelle,
42:24d'éléments financiers
42:25calculés sur la fraude sociale,
42:26c'est qu'elle est
42:26beaucoup plus difficile
42:27à trouver,
42:28c'est qu'elle est
42:28beaucoup plus invisible
42:30et que surtout
42:31il y a beaucoup moins
42:32de contrôleurs
42:33que sur la fraude fiscale.
42:35Ah non, c'est pas vrai.
42:36Si, si, c'est vrai.
42:37C'est vrai,
42:38moi je vais vous donner
42:39l'exemple effectivement
42:40des heures supplémentaires
42:41non payées aux salariés
42:42par les entreprises,
42:44vous avez environ,
42:45bon an, mal an,
42:46500 inspecteurs du travail
42:48en France.
42:49500 inspecteurs du travail
42:50pour environ
42:5120 millions de salariés,
42:52plus de 2 millions
42:53d'entreprises.
42:54Vous avez beaucoup
42:54d'entreprises
42:55qui, de toute leur vie,
42:57ne vont jamais voir
42:58le visage
42:58de leur inspecteur du travail
42:59parce qu'il ne passera
43:00jamais enquêté.
43:02Ça, c'est typiquement
43:03un chiffre noir,
43:04c'est occulte,
43:06on ne peut pas le mesurer
43:07et donc, pardon Madame la députée,
43:09mais quand vous dites
43:10la fraude sociale
43:12est beaucoup moins élevée,
43:13c'est 13 milliards
43:13par rapport à la fraude fiscale,
43:15mais comment on peut mesurer ça ?
43:17Par définition,
43:18c'est un chiffre noir.
43:19Les heures supplémentaires
43:20non payées
43:21par les entreprises
43:22et donc,
43:23c'est autant de cotisations
43:24sociales à l'URSSAF
43:25qui nous échappent complètement,
43:28mais c'est des milliards
43:29chaque année,
43:30c'est un phénomène massif,
43:31on le sait.
43:32Regardez les cadres
43:33qui travaillent
43:34sans compter leurs heures
43:35et leurs heures supplémentaires
43:37ne sont pas payées
43:37parce qu'on les met
43:38dans des statuts
43:39de forfait jour
43:39de quatre dirigeants,
43:41les entreprises le font
43:42pour éviter de leur payer
43:43leurs heures supplémentaires.
43:44Ça, c'est typiquement
43:45une fraude sociale massive
43:47qui concerne
43:48des millions de salariés.
43:51Alors, je suis d'accord avec vous
43:52sur les inspecteurs du travail,
43:53j'ai d'ailleurs commis
43:54un rapport là-dessus
43:54il y a quelques années
43:55sur la baisse du nombre
43:56d'inspecteurs du travail
43:58et croyez-moi
43:59que je regrette
43:59que le nombre
44:00d'inspecteurs du travail
44:01diminue
44:01parce que non seulement
44:02il y a la chasse
44:03au travail au noir,
44:05au travail dissimulé,
44:06mais il y a aussi
44:07bien sûr
44:07la protection de la santé
44:09des salariés
44:10parce que c'est quand même
44:10hyper important aussi
44:11les inspecteurs du travail
44:13ils vérifient que
44:13les salariés
44:15soient en sécurité
44:17quand ils bossent
44:18et notamment
44:18il y a quand même
44:19dans notre pays
44:19on a le record
44:20des morts au travail.
44:22Donc moi je suis d'accord
44:23avec vous
44:23sur l'inspection du travail
44:24et d'ailleurs
44:25sur le fait que
44:26la fraude sociale
44:26des employeurs
44:28elle représente
44:28la moitié
44:29de la fraude sociale.
44:30Donc là il y aura
44:31un gros, gros, gros
44:32boulot à faire
44:32et c'est ce que je vous disais
44:33sur vraiment le truc
44:34sur la chasse
44:36au travail au noir
44:37parce que c'est vrai
44:38que ça évite
44:43des cotisations URSAF
44:44et après c'est aussi
44:45pour ça qu'on a
44:46nos comptes sociaux
44:46qui sont dans le rouge.
44:48Là je suis absolument d'accord.
44:49Mais par contre
44:50là où je dis
44:50qu'il y en a beaucoup
44:51à Pôle emploi par exemple
44:53on a quand même
44:54pas mal d'agents
44:54qui sont chargés
44:55de l'accompagnement
44:56des demandeurs d'emploi
44:58pour les aider
44:58à trouver un boulot
44:59et eux
45:00ils ont été
45:01bien moins augmentés
45:02en nombre
45:02que les personnes
45:03chargées de lutter
45:04contre la fraude.
45:06Donc
45:06et dans le même temps
45:08parce que ça c'est aussi
45:09un truc hyper important
45:09dans le même temps
45:10on a complexifié
45:12à outrance
45:13les allocations.
45:15C'est-à-dire que c'est
45:15mais ça change
45:16tous les mois
45:17il faut que vous mettiez
45:18à l'euro près
45:19la minute près de travail
45:20etc.
45:20On est d'un tatillon
45:21alors que
45:23si peut-être
45:24on était un peu
45:25je ne dis pas
45:25qu'il faut que les gens
45:26fassent n'importe quoi
45:27mais peut-être
45:28des règles plus simples
45:29plus simples
45:30qui évitent des erreurs
45:31des induits
45:32etc.
45:32Et qu'on mette les sous
45:33sur le contrôle
45:35notamment
45:35pour lutter
45:36contre le travail au noir
45:37là ça me semblerait
45:39vraiment une bonne chose.
45:40Encore une fois
45:40je ne nie pas
45:41qu'il y a de la fraude sociale
45:42il y en a
45:43et elle est majoritairement
45:45le fait des patrons
45:46qui font du travail au noir
45:47mais il y a aussi
45:49sur toutes les
45:51enfin je suis sûre
45:52que si vous lancez
45:52un appel
45:53à témoignages
45:55de gens
45:56qui se sont fait
45:57contrôler CAF
45:57vous allez en avoir
45:58des vertes et des pas mûres
45:59quand je vous disais
46:00tout à l'heure
46:00moi j'ai reçu un témoignage
46:01d'une maman
46:02qui m'a dit que
46:03elle avait fait
46:04un contrôle CAF
46:04et qu'en fait
46:05on lui avait dit
46:06qu'elle avait omis
46:07donc elle avait fraudé
46:08parce qu'elle n'avait pas
46:09indiqué
46:09le virement
46:11que lui avaient fait
46:11ses parents
46:12pour payer des cadeaux
46:13de Noël
46:13à ses enfants
46:14je veux dire
46:15on en est là
46:16et je veux dire
46:18qu'ils n'avaient pas fait
46:18une donation
46:19à 15 000 euros
46:20je veux dire
46:20c'était une femme
46:22qui galérait
46:23qui bossait
46:24pour nourrir ses mômes
46:25maman seule
46:26et tout ça
46:26donc je pense
46:28qu'il faut
46:28qu'on maîtrise mieux
46:29les moyens
46:30qu'on met au contrôle
46:32pour vraiment
46:33aller cibler
46:34là où c'est efficace
46:36et je rejoins
46:37sur les inspecteurs
46:38du travail
46:38qui sont en sous-nombre
46:40et auxquels
46:41on donne des missions
46:42souvent qui ne sont pas
46:43les plus importantes
46:44dans l'entreprise
46:45et il y a des tas
46:47de postes
46:48qui ne sont pas couverts
46:49et l'AME
46:49du coup
46:50alors l'AME
46:51c'est
46:51je le redis
46:53c'est l'aide médicale
46:54de l'état
46:55qui est un dispositif
46:56qui permet aux étrangers
46:57en situation irrégulière
46:58d'accéder gratuitement
46:59aux soins médicaux
47:00en France
47:01sous condition
47:03de ressources
47:04madame la députée
47:05est-ce que vous pensez
47:06que l'AME
47:07est devenue une dépense
47:07souvent abusive
47:08mal contrôlée
47:09et qui coûte aujourd'hui
47:10trop cher aux français
47:10non je ne pense pas
47:12je pense que là
47:13c'est comme sur la CAF
47:14les trucs c'est vraiment
47:15super à la marge
47:15après vous pourrez
47:16trouver un exemple
47:17je ne sais pas quoi
47:17mais globalement
47:18ce que vraiment
47:19tous les médecins disent
47:21c'est que
47:22le bénéfice de l'AME
47:23il est pour la santé publique
47:25en général
47:25c'est-à-dire éviter
47:26que des maladies infectieuses
47:28ne se propagent
47:29éviter que des trucs bénins
47:30ne s'aggravent
47:32et finalement
47:32comme quand même
47:33j'espère dans ce pays
47:34on tient au fait que
47:36quand il y a quelqu'un
47:36qui est malade
47:37on le soigne
47:38c'est mieux de soyer
47:38quelqu'un qui a une petite maladie
47:40qu'une maladie
47:41qui a dégénéré
47:42est mal tourné
47:42donc en réalité
47:43le coût
47:46par rapport au bénéfice
47:47pour la société
47:48il est important
47:50et moi je trouve
47:51qu'en plus
47:51c'est humain
47:52de soigner les gens
47:54de donner l'argent
47:55pour embaucher
47:57des infirmières supplémentaires
47:58ou mieux payer
47:59nos infirmières
48:00par exemple
48:00ou nos médecins
48:01en France
48:01dans les hôpitaux
48:02pour soigner les gens
48:04parce que le fait d'attendre
48:05comme ça
48:05on a entendu beaucoup d'histoires
48:07de gens qui attendent tellement
48:07dans les salles d'attente
48:08qui en meurent
48:11bien sûr
48:12mais c'est pas la faute
48:13des quelques dizaines
48:14de milliers
48:14ou centaines de milliers
48:15de personnes
48:15qui sont à l'AME
48:16alors non
48:17ce que je regrette
48:18les dizaines
48:19centaines
48:20milliers de postes
48:20qui sont non pourvus
48:21dans les hôpitaux
48:22les problèmes
48:23de manque de médecins
48:24c'est pas la faute
48:25des gens qui sont à l'AME
48:26alors un petit peu
48:29quand même
48:29madame la députée
48:30moi ce que je regrette
48:31si vous voulez
48:32c'est qu'effectivement
48:33d'un côté
48:33il y a des gens
48:34qui travaillent pas
48:35ou qui travaillent peu
48:36et qui fraudent
48:37et qui profitent du système
48:39pendant que d'autres
48:40moi je vois effectivement
48:42les cadres
48:43que je conseille
48:43ils ont travaillé
48:45toute leur vie
48:45ils ont cotisé
48:46toute leur vie
48:47ils n'ont jamais fraudé
48:48et au moment
48:49où ils tombent
48:50en burn-out
48:51parce qu'ils sont
48:52harcelés au travail
48:53ils se mettent
48:54en arrêt maladie
48:55et à un moment donné
48:56la sécurité sociale
48:58va leur dire
48:58stop
48:59on ne peut plus
49:00vous prendre en charge
49:01on ne peut plus
49:02vous rembourser
49:03vos arrêts maladie
49:04tant pis
49:04vous devez retourner
49:05au travail
49:06faites-vous licencier
49:07pour inaptitude
49:08peser sur l'assurance chômage
49:11mais nous
49:11la sécurité sociale
49:12on ne vous prend plus
49:14en charge
49:14et bien je suis désolé
49:15madame la députée
49:16ces honnêtes gens
49:17qui travaillent
49:18qui cotisent
49:19toute leur vie
49:20et bien finalement
49:21si la sécurité sociale
49:23à un moment
49:23leur coupe
49:24leurs indemnités
49:25c'est parce que
49:26de l'autre côté
49:27il y a
49:28des fraudeurs
49:29qui plombent
49:30les comptes
49:30de la sécurité sociale
49:31qui eux ne sont pas
49:32des honnêtes gens
49:33qui eux ne travaillent pas
49:34donc s'il y a des gens
49:36que vous devez protéger
49:37en tant que députés
49:38pour lesquels
49:39vous devez vous battre
49:40ce sont ces honnêtes gens
49:41qui eux sont aussi
49:43victimes de cette fraude
49:44et qui à un moment donné
49:45effectivement
49:46ne peuvent plus toucher
49:47leurs aides
49:47on part sur les questions
49:48flash and cash
49:49c'est le moment préféré
49:50de nos auditeurs
49:51avec des questions simples
49:53réponses classiques
49:54enfin classiques pardon
49:56réponses rapides
49:56sans filtre
49:57sans tabou
49:58les questions
50:00flash et cash
50:01alors
50:01Sophie Taillé
50:02Polliant
50:03Brigitte Macron
50:04se retrouve au coeur
50:05d'une polémique
50:06après avoir qualifié
50:07des militantes féministes
50:08de sale conne
50:08est-ce que vous êtes choquée
50:09par les propos
50:10de la première dame
50:11je suis solidaire
50:12et je suis une sale conne
50:13ok
50:13avis biton
50:15vous êtes pour ou contre
50:16l'interdiction des plateformes
50:17comme Mime
50:18ou OnlyFans
50:19en France
50:19est-ce que c'est légal
50:20c'est légal en fait
50:21les interdire
50:23pour des mineurs
50:24je le comprends
50:25mais bon sang
50:26quand on est majeur
50:27qu'on est vacciné
50:29qu'on sait ce qu'on fait
50:30non mais attendez
50:31on est pas en Iran
50:35on est en France
50:35rassurez-moi
50:36non mais il y a encore
50:37quand même une liberté
50:38notamment une liberté sexuelle
50:40chacun est libre
50:42s'il est libre
50:44et consentant
50:44de faire ce qu'il veut
50:45de sa vie personnelle
50:47de ses mœurs
50:48de son corps
50:49rassurez-moi
50:50justement
50:50Sophie Taillé Polliant
50:51Jean-Philippe Tanguy
50:53député du Rassemblement National
50:55veut réouvrir le débat
50:56sur les maisons closes
50:57bonne ou mauvaise idée
50:58selon vous ?
50:59Mauvaise idée
51:00je pense qu'il faut donner
51:01davantage de moyens
51:02pour réinsérer les personnes
51:04qui se prostituent
51:05et qui ne le souhaitent pas
51:06qui sont une immense majorité
51:08et mettre enfin
51:09en fait en action
51:10la loi qui a été votée
51:11il y a 10 ans
51:12et les moyens
51:13n'ont jamais été mis
51:14donc je ne suis pas du tout
51:15favorable à l'ouverture
51:16des maisons closes
51:17mais alors par contre
51:18c'est un débat incroyable
51:19au sens où vraiment
51:21c'est un débat
51:22je ne veux pas dire passionnel
51:24parce que ce sera un peu
51:25méprisant pour ce débat
51:27mais enfin c'est un débat
51:28très vif
51:29y compris à gauche
51:30Mathias
51:32est-ce que tu peux nous annoncer
51:33tout de suite
51:33le gagnant du cadeau ?
51:34évidemment c'est Véronique
51:36de Villeurbanne
51:36Villeurbanne à côté de Lyon
51:37Magali qui gagne 2 places
51:39pour les Chevaliers du Fiel
51:40à Perpignan
51:40enfin un peu trop tard
51:41les Chevaliers du Fiel
51:43on les embrasse
51:44alors merci à vous tous
51:46merci de nous avoir suivis
51:47merci à Vibiton
51:48avocat influenceur
51:50suivez-le sur les réseaux sociaux
51:51il a des tonnes de conseils
51:52à vous donner
51:52si vous ne voulez pas
51:54aller au Prud'homme
51:54et prendre de l'oseille
51:55à vos employeurs
51:56allez-y c'est le bon
51:57et ensuite vous avez
51:59merci beaucoup
52:00madame la députée
52:01Sophie Tallier-Paulian
52:03députée écologiste
52:04et sociale du Val-de-Marne
52:06vous faites un travail
52:06formidable sur cette
52:07commission d'enquête
52:08non pas du tout
52:10je dis n'avons
52:11si si vous êtes d'accord
52:12sur ce projet de loi
52:14sur ce projet
52:16le P
52:16comment vous dites
52:17P-J-L
52:19projet de loi
52:20sur ce projet de loi
52:23on se retrouve
52:24c'est mnémotechnique
52:25quant à nous
52:26demain à 20h
52:27sur Sud Radio
52:28et tout de suite
52:28vous retrouvez
52:29les clés d'une vie
52:30avec Jacques Pessy
52:30c'est son invité
52:31le magicien Gus
52:33voilà
52:34merci du fond du cœur
52:36merci Mathias
52:36à demain
52:37Mathias t'as plein d'observations
52:38à nous donner demain à l'émission
52:39très belle soirée
52:40à demain
52:40sur Sud Radio
52:41Magali Berda
52:43Sud Radio
52:4420h
52:4421h
52:45on vit pas dans la même France
52:49avec Body Minute
52:50Sud Radio
52:51Sud Radio
52:52parlons vrai
52:53parlons vrai
52:53Sud Radio
52:54parlons vrai
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